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SAINTE ANNE: Au calendrier liturgique des chrétiens de tradition catholique figure le 26 juillet la fête d'Anne et Joachim, les grands-parents de Jésus, selon le Protévangile de Jacques.
A Varenne, en Montérégie, la fête sera soulignée a la Basilique Sainte-Anne. A 20h, une messe solennelle sera présidée par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse catholique de Saint-Jean-Longueuil. Plus tôt dans la journée, a 10h, l'abbé Réjean Poirier présidera une messe avec onction des malades.
VISION CATHOLIQUE: Qui sont vraiment sainte Anne et saint Joachim?
Qui sont vraiment sainte Anne et saint Joachim ?
Le 26 juillet de chaque année, il est étonnant de voir au calendrier des
fêtes liturgiques de l’Église catholique celle d’Anne et Joachim. Il n’est
pourtant pas question d’eux dans les évangiles canoniques, c’est-à-dire ceux de
Matthieu, Marc, Luc et Jean, publiés dans le second testament de la Bible,
communément appelé le Nouveau Testament. Et puis, sur le plan historique, on ne
sait rien d’eux sauf à travers des récits très anciens au contenu douteux quant
à la véracité des faits.
Longtemps limitée à quelques sanctuaires, la dévotion à sainte Anne et
saint Joachim, qu’on dit être les grands-parents de Jésus, s'est répandue au
Moyen Âge un peu partout à travers la chrétienté.
En 1854, au sein du catholicisme, les débats théologiques ont donné
naissance au dogme de l’Immaculée-Conception. Dès lors, on a étroitement
associé le culte d’Anne à celui de Marie, la mère de Jésus. Cette vérité à
croire ne fait pas l’unanimité chez les chrétiens.
C’est dans le « Protévangile de Jacques », un livre apocryphe,
c’est-à-dire dont l'authenticité n'est pas établie et qui a été mis à l’index
des bouquins que les catholiques ne pouvaient pas lire pendant des siècles,
qu’il faut aller pour retrouver les sources d’Anne et Joachim. Son auteur les
nomme pour la première fois dans son récit qui porte essentiellement sur la
préhistoire de la famille de Jésus.
Le « Protévangile de Jacques » aurait été écrit au deuxième siècle par
une personne provenant du monde grec qui ne connaissait pas les coutumes juives
et qui n’a jamais mis les pieds en Israël. La rédaction de son livre avait pour
but de démontrer l’origine mystérieuse de Jésus. Ce texte a connu un grand
succès au Moyen Âge.[1]
On retrouve aussi des traces d’Anne et de Joachim dans l’évangile du «
Pseudo-Matthieu », un autre livre apocryphe où certains passages se rapprochent
du conte merveilleux : "Penche-toi, arbre, et nourris ma mère de tes
fruits !" (chap. 20).
Ces livres font de nombreux parallèles entre la sainte Anne encore
vénérée de nos jours et certains passages de la Torah. L'histoire d'Anne, la
supposée mère de Marie, est en effet similaire à celle d’Hannah, dans le livre
de Samuel, prophète et dernier sage d’Israël, longtemps restée sans enfant.
Le « Protévangile de Jacques » et le « Pseudo-Matthieu » dépeignent Anne
comme étant une femme pieuse restée longtemps stérile.
On y décrit aussi sa rencontre avec son futur mari Joachim à la porte
dorée de Jérusalem, après l'annonce angélique de la future naissance de leur
enfant.
Ils racontent que les parents d’Hannah sont tous les deux de la tribu de
Lévi : son père serait Akar et sa mère, Émérencie. Akar aurait possédé des
terres à Bethléem et à Jérusalem.
Lui et sa femme auraient donné naissance à Ismérie, vers 63 avant notre
ère. Cette date correspondrait au moment de la conquête romaine de la
Palestine.
Anne serait née vers 55 avant notre ère. C'est à cette époque que la
famille se serait installée à Hébron où Ismérie se serait mariée et serait
devenue la mère d’Élisabeth, la mère de Jean le Baptiste, le cousin de Jésus.
Lorsque Anne a eu neuf ans, ses parents se seraient déménagés à
Jérusalem où Akar aurait exercé des responsabilités au Temple.
De son côté, le « Protévangile de Jacques » raconte la rencontre entre
Anne et Joachim. Selon ce récit : Joachim était allé faire sacrifier les bêtes
de son troupeau au Temple. Au préalable, il devait laver ses moutons dans la
piscine de Bethesda, près de la Porte des Brebis. Anne se tenait à cette porte
de la ville. Elle vit Joachim arriver avec ses troupeaux. Ils se seraient
mariés à l'âge de 20 ans.
[1] Benoit Voyer. Les mystérieux évangiles
inconnus, Revue Notre-Dame du Cap, janvier 1996, p. 21.


