POLITIQUE : Arthur Meighen

Arthur Meighen
Arthur Meighen

Par Benoit Voyer

28 octobre 2026

Arthur Meighen est né sur une ferme le 16 juin 1874. Au Manitoba, il pratiquera le droit. Le 24 juin 1904, à Birtle, il épousera Jessie Isabel Cox. Cette dernière est née à Granby, au Québec, le 18 avril 1883 et est décédée le 6 septembre 1985. Elle était la fille de Charles Cox et de Lilian Booth ainsi que la nièce du célèbre écrivain et illustrateur Palmer Cox.

En 1908, Meighen est élu à la Chambre des communes sous la bannière conservatrice. Il est un orateur remarquable. Il deviendra premier ministre du Canada à deux reprises, soit de juillet 1920 à décembre 1921 et de juin à septembre 1926. Il est le 9ᵉ à occuper la fonction à partir de 1867.

Isabelle Cox
On se souvient de lui comme étant l'un des plus brillants parlementaires de son époque. Successeur de Robert Borden, il a dû gérer les séquelles de la Première Guerre mondiale, les tensions linguistiques, les revendications agricoles de l'Ouest et l'évolution des rapports entre Ottawa et les provinces. Son bref gouvernement de 1926 a été renversé à la suite de la crise King-Byng, une crise constitutionnelle qui a contribué à préciser les conventions entourant le rôle du gouverneur général et le principe du gouvernement responsable.

En 1932, il revient à la vie publique comme leader du gouvernement au Sénat. Il prendra sa retraite en 1942.

Arthur Meighen décède à Toronto le 5 août 1960.

Il repose dans le cimetière de la petite municipalité de St.Marys, en Ontario. S’il n’y avait pas le drapeau du Canada pour indiquer l’endroit où il est, il serait difficile de le retrouver. Devant sa pierre tombale, le gouvernement canadien a installé une plaque commémorative officielle. Un peu plus loin dans le cimetière, près de la chapelle, se trouve une fiche qui rappelle son parcours.

Meighen rappelle l'importance des institutions parlementaires du Canada. En ces temps où les gouvernements minoritaires, les débats constitutionnels et les relations fédérales-provinciales demeurent complexes, son parcours nous enseigne que la stabilité démocratique dépend autant du respect des règles non écrites que des lois elles-mêmes. Son exemple invite également à réfléchir à la qualité du débat parlementaire et à la recherche de compromis.


Cimetière de St.Marys, en Ontario

VOLTAIRE - Pensée


FLASH : Quand les dents racontent une autre histoire

Quand les dents racontent une autre histoire

Pendant longtemps, les archéologues utilisent la forme des crânes et des dents pour étudier les origines des populations anciennes. Ces méthodes permettent de formuler des hypothèses, mais elles comportent certaines limites. À Montréal, des analyses réalisées sur des dépouilles du cimetière Notre-Dame suggèrent notamment la possibilité d'un métissage entre colons et Autochtones. En 2026, la chercheuse Diane Martin-Moya utilise plutôt l'ADN ancien pour vérifier cette hypothèse. Les 45 personnes étudiées présentent uniquement des origines européennes. Une découverte qui montre comment les nouvelles technologies peuvent modifier notre compréhension de l'histoire. (Benoit Voyer, 28 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Est-ce que je prends le temps de prier ?

Avant de prendre une décision importante,
est-ce que je prends le temps de prier ?

Par Benoit Voyer

28 octobre 2026

Luc nous raconte dans son évangile qu’un jour Jésus gravit une montagne afin d’y passer la nuit à prier. On ne sait pas quelle montagne et à quelle hauteur. De toute manière, cela n’apporterait rien d’intéressant au récit. Dans la Bible, gravir une montagne signifie habituellement se rapprocher de Dieu, qui, à cette époque, on s’image qu’il habite là-haut dans le ciel derrière les nuages.

Au matin, il redescend afin de s’entretenir avec ceux qui le suivent. Il choisit douze disciples « auxquels il donna le nom d'Apôtres » et à Simon il donne le nom de Pierre (cf. Lc 6, 12-19). Le chiffre est significatif. Il renvoie aux douze tribus d’Israël, donc symboliquement au peuple d’Israël en entier et, dans une perspective chrétienne, à toutes les nations.

Ainsi donc, avant de choisir, Jésus s’arrête pour prier.

Cela interpelle : Avant de prendre une décision importante, est-ce que je prends le temps de prier ? Est-ce que je prends vraiment le temps de me placer en présence de Dieu et de tenter d’écouter ce qui surgit ?

En 1931, le père Eugène Prévost écrivait un petit opus spirituel sur le bonheur. Depuis quelques semaines, il alimente ma méditation. Bien entendu, le langage et la vision de Dieu sont d’une autre époque, mais le propos demeure d’intérêt.

Eugène Prévost écrit : « Tout consiste à regarder dans la bonne direction, à entrevoir le terme de la vie, et à se servir des moyens surnaturels mis à notre disposition pour marcher toujours dans le chemin de la vertu, appuyé sur la grâce de Jésus qui ne fait jamais défaut, mais qui réclame le concours de notre bonne volonté. »

Il ajoute : « Ne sont vraiment heureux que ceux qui suivent les règles de la conscience, qui se soumettent à l’autorité divine pour en accomplir la loi et en suivre les saintes inspirations, et qui, fidèles à tous leurs devoirs, ne poursuivent pas d’autre idéal que celui de glorifier Jésus par la pratique de toutes les vertus. »

« Suivre les saintes inspirations ». L’expression n’est pas de notre temps, mais elle dit quelque chose…

Pour entendre « les inspirations » en question, il faut faire silence. La nuit de Jésus dans la prière rappelle que le discernement demande parfois du temps. Il ne s’agit pas seulement de demander à Dieu d’approuver ce que je décide. Il s’agit surtout de me rendre disponible à ce qu’il peut me demander. La nuance est importante.

Le récit biblique ne s’arrête pas sur la montagne : après avoir prié et choisi les Douze, Jésus redescend. Une foule immense l’attend. Des personnes sont venues pour l’entendre, d’autres pour être guéries. Certaines sont tourmentées. Toutes cherchent à s’approcher de lui et même à le toucher.

La leçon est importante : la prière conduit Jésus vers les autres.

À propos du cœur humain, le père Eugène Prévost écrivait : « Il doit en être ainsi, puisque le cœur de l’homme n’est point fait pour la créature, mais pour Dieu. L’immensité l’attire, l’éternité le réclame ; l’amour divin seul est capable de combler les lacunes inévitables des affections terrestres. Pourquoi alors se contenter d’affections qui ne contiennent que des parcelles de bonheur, lorsqu’il est si facile de les surnaturaliser par un amour qui prend sa source en Jésus et se prolonge dans l’éternité ? »

Cet amour prend sa source en Jésus, lui qui, à travers ses paroles et ses actions, nous révèle Dieu, source de toute paternité.

On le voit dans le récit de Luc, Jésus monte vers Dieu dans la prière et redescend vers les humains. Sa relation avec Dieu et sa présence auprès des autres ne s’opposent pas.

Je reviens à Eugène Prévost. Il disait : « Si nous voulons n’être jamais déçus, mettons Jésus à la place de la créature, et laissons-Le inspirer et diriger toutes les affections de notre cœur. Aimons ceux que nous devons aimer, mais chrétiennement, saintement, et notre bonheur, comme nos affections, sera durable. »

La montagne est bien là. On monte vers Dieu non pour oublier les autres, mais pour apprendre à mieux les aimer. On prie pour que Jésus puisse « inspirer et diriger » son cœur. Par la suite, comme Jésus dans l’Évangile, il faut savoir redescendre.

Au pied de ma montagne, il y a toujours une personne à écouter, à accueillir, qui souffre ou qui a besoin de ma présence.

SAINTS ET SAINTES : Marie Guyart

Sainte Marie de l’Incarnation

Par Benoit Voyer

28 octobre 2026

Le 28 octobre 1599, à Tours, en France, naît Marie Guyart. Elle est la quatrième enfant de Jeanne Michelet et de Florent Guyart, boulanger.

Dès l’âge de sept ans, elle vit une première expérience spirituelle marquante. Dans un songe, elle voit Jésus venir vers elle et lui demander : « Voulez-vous être à moi ? » Elle lui répond simplement : « Oui ! »

À dix-sept ans, elle épouse Claude Martin, marchand en soieries. Deux ans plus tard, son mari meurt, la laissant avec leur fils Claude, âgé de six mois, et un commerce en faillite.

Le 24 mars 1620, veille de l’Annonciation, elle vit une expérience spirituelle déterminante. En marchant dans la rue, elle prend soudainement conscience de ses péchés et de ses imperfections et se voit, selon son propre cheminement mystique, plongée dans le Sang du Christ et sauvée par son amour miséricordieux. Cette expérience transforme profondément sa vie spirituelle.

En 1621, elle commence à travailler dans l’entreprise de transport de son beau-frère. Celui-ci reconnaît rapidement ses talents d’administratrice et lui confie parfois la direction de l’entreprise. Marie négocie, s’occupe des employés et prend soin d’une soixantaine de chevaux. Il lui arrive même de travailler tard dans la nuit sur les quais pour faire charger et décharger les marchandises. Elle mène ainsi une vie spirituelle intense au cœur d’une existence particulièrement active.

En 1627, elle vit une profonde expérience mystique de la Trinité. Puis, en 1631, elle entre chez les Ursulines de Tours et prend le nom de Marie de l’Incarnation.

En 1634, dans un nouveau songe, elle voit « un lieu très difficile » qu’elle reconnaîtra plus tard à son arrivée à Québec. Sa vocation missionnaire se précise. Elle entre notamment en contact avec des jésuites missionnaires de la Nouvelle-France.

Le 25 janvier 1639, elle quitte son monastère de Tours pour entreprendre son voyage vers la Nouvelle-France. Elle est accompagnée de Madame de la Peltrie, une veuve qui soutient financièrement son projet de fonder une école destinée aux jeunes filles amérindiennes et françaises.

Le 4 mai 1639, Marie Guyart, devenue Marie de l’Incarnation, s’embarque à Dieppe, en France, en direction de Québec, en Nouvelle-France. Elle arrivera à destination deux mois plus tard dans le but de fonder le premier monastère d'Ursulines en Amérique.

Malgré une bonne traversée, l’arrivée ne fut pas de tout repos. La marée et des vents contraires obligèrent l’Ursuline et l’équipage à débarquer sur l’île d’Orléans. Mère Juchereau de Saint-Ignace, venue fonder l’Hôtel-Dieu de Québec, décrit ainsi la mésaventure : « […] On mit à terre à l’île d’Orléans, qui pour lors n’était point habitée; On fit cabanes à la façon des sauvages; les religieuses se mirent dans l’une; Les religieux dans l’autre; […] Nous avions une joie qui ne se peut exprimer de nous voir dans ces grands bois, que nous fîmes retentir par nos cantiques, donnant mille louanges à Dieu […] »

De 1639 à 1672, Marie de l’Incarnation vit dans son monastère de Québec et participe activement à l’établissement de la jeune Église canadienne. Elle accueille des jeunes filles pour leur enseigner les fondements de la religion chrétienne et reçoit également de nombreux visiteurs amérindiens et français.

Elle étudie les langues du pays et compose des dictionnaires, des catéchismes et des histoires saintes dans au moins trois langues amérindiennes. Elle doit aussi veiller aux besoins matériels de sa communauté et à la construction du monastère, puis à sa reconstruction après l’incendie de 1650.

Le soir, à la chandelle, elle entretient une abondante correspondance avec son fils, ses amis et les bienfaiteurs demeurés en France. En 1654, à la demande de son fils Claude, devenu bénédictin, elle lui fait parvenir la Relation de sa vie, récit de son cheminement spirituel.

Grande mystique et éducatrice, elle est considérée comme la « Thérèse du Nouveau Monde et de notre temps », selon Bossuet. Elle est également appelée « mère de l’Église canadienne » en raison de son engagement dans la jeune colonie de 1639 à 1672.

Le 30 avril 1672, elle décède à Québec.

En 1980, le pape Jean-Paul II la proclame bienheureuse.

En 2014, elle est canonisée par le pape François.

Sa fête liturgique est célébrée le 30 avril.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Papa célèbre le mariage de fiston

Papa célèbre le mariage de fiston

Michel Gravel, un diacre de Granby, a uni son fils Alexandre, 22 ans, à sa fiancée, Isabelle Cadorette, 19 ans, par les liens du mariage. C’était une première dans cette ville de la Montérégie. Un hebdomadaire local n’a pas hésité à publier la nouvelle en première page. Le curé de la paroisse Assomption, l’abbé Lionel Deslandes, présidait l’eucharistie. Le père et diacre a prononcé l’homélie, présidé l’échange des vœux et béni les alliances. M. Gravel est professeur de soudure et membre du clergé depuis deux ans. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)

27 octobre 2026


NEUROSCIENCES : Le microbiote intestinal, un nouvel acteur de la santé mentale

Le microbiote intestinal, un nouvel acteur de la santé mentale

Par Benoit Voyer

27 octobre 2026

Notre ventre serait-il aussi un acteur de notre équilibre psychologique ? La question est en ce moment d’une grande actualité.

Depuis quelques années, des chercheurs étudient le lien entre le fonctionnement du cerveau et le microbiote intestinal humain, c’est-à-dire l’ensemble des bactéries présentes dans notre système digestif.

Surnommé le « deuxième cerveau » en raison de ses nombreuses connexions nerveuses, l’intestin communique en permanence avec le système nerveux central. Un nouveau champ de recherche, appelé « psychomicrobiotique », tente de mieux comprendre comment les perturbations du microbiote pourraient être associées à certains troubles comme l’anxiété, l’irritabilité ou la dépression.

Dans l’édition du 20 mai 2026 de Santé Magazine, le psychiatre Guillaume Fond explique que « lorsque les bactéries de l’intestin sont perturbées, elles vont déclencher différents systèmes d’alarme qui peuvent provoquer de l’anxiété, de l’irritabilité, voire de la dépression ».

Ainsi donc, l’alimentation joue un rôle important : une consommation élevée de sucres raffinés et de graisses saturées favoriserait l’inflammation de l’organisme, alors qu’une alimentation riche en fibres, en légumes, en légumineuses et en protéines contribuerait à maintenir un microbiote plus diversifié.

Certains aliments font l’objet d’un intérêt particulier, notamment les aliments fermentés comme la choucroute, les cornichons, les pickles ou les yogourts, qui apportent des bactéries bénéfiques.

Les aliments riches en tryptophane, comme les amandes, la banane, le chocolat ou certains poissons, sont également étudiés pour leur rôle dans la production de sérotonine, un neurotransmetteur associé à la régulation de l’humeur.

La prudence est tout de même de mise. Dans Santé Magazine, le psychiatre Michel Lejoyeux disait : « Aucun aliment n’a d’effet psychotrope. Le changement d’alimentation peut améliorer l’état de santé mentale, mais pas remplacer les autres traitements ».

LAMARTINE - Pensée


FLASH : Un cimetière sous le Vieux-Montréal

Un cimetière sous le Vieux-Montréal

Saviez-vous qu'un ancien cimetière se trouve sous une partie du Vieux-Montréal ? Le cimetière Notre-Dame accueille des défunts de 1683 à 1796, près de l'emplacement actuel de la basilique Notre-Dame. Avec le développement de la ville, ses terrains disparaissent progressivement sous les rues et les bâtiments. Des travaux archéologiques permettent de retrouver plusieurs sépultures. Entre les années 1990 et 2013, les chercheurs mettent au jour les restes d'environ 200 personnes. En 2026, une étude génétique de 45 de ces dépouilles apporte de nouvelles informations sur les origines des habitants de Montréal à l'époque coloniale. (Benoit Voyer, 27 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Humblement avec un cœur ouvert

Humblement avec un cœur ouvert

Par Benoit Voyer

27 octobre 2026

Le royaume de Dieu en soi commence humblement, grandit progressivement et transforme l’être de l’intérieur. Son action n’est pas toujours spectaculaire, ni immédiatement visible.

Jésus le compare à une graine de moutarde et à du levain (cf. Lc 13, 18-21). Dans les deux cas, quelque chose de petit et presque invisible finit par produire une grande transformation. La graine insiste sur la croissance : ce qui est minuscule peut devenir grand et accueillir la vie. Le levain mise sur la transformation : une petite quantité suffit pour faire lever toute la pâte.

Ainsi en est-il de la Parole de Dieu semée en soi.

Lorsqu’on lit les textes de la Bible, pour que la Parole de Dieu porte des fruits dans sa vie, il faut un cœur ouvert. Il faut aussi que tout notre être soit ouvert.

On doit faire nôtre cette attitude, tout comme elle l’était chez la femme et l’homme bibliques. Ils sont des gens éminemment ouverts. On le voit à travers plusieurs textes bibliques.

François Cassingena-Trévedy, moine de Ligugé, auteur du livre « Quand la Parole prend feu », que j’ai lu à deux occasions en septembre, écrit à ce sujet : « Ainsi ouvert, disponible, réceptif, tu es à pied d’œuvre pour entrer en action, pour entrer en travail. Car encore une fois la lectio divina est action et travail ; un acte extrêmement riche et complet qui mobilise, sous la grâce, toutes les ressources, toutes les dimensions, toutes les puissances, toutes les énergies de la personnalité humaine et spirituelle. « Il faut aller à la vérité de toute son âme », disait Platon ; de même il faut aller à la Parole, au texte, non pas du bout des lèvres ou avec des yeux distraits, mais tout entier : c’est une rencontre personnelle. »

PORTRAIT : Mgr Louis Langevin

Mgr Louis Langevin aux fénérailles de l'abbé René Beaugrand
Mgr Louis Langevin

Par Benoit Voyer

27 octobre 2026

Le 31 octobre 1921, à Oka, Eugène Langevin et Irène LaRocque donnent naissance à Louis.

Il fait ses études classiques au Collège de Montréal de 1936 à 1942 puis ses études en philosophie au Séminaire de Philosophie de Montréal, de 1942 à 1944. De 1946 à 1950, il entreprend des études théologiques au Scolasticat des Pères Blancs à Ottawa.

Après des études en théologie au Scolasticat des Pères Blancs, à Ottawa, Louis Langevin est ordonné prêtre, le 2 février 1950, durant sa 4e année de théologie, par Mgr Alexandre Vachon, archevêque d’Ottawa. Il a 28 ans.

En 1996, il me racontait : « À ce moment-là, nous étions ordonnés en février pour pouvoir faire un peu de ministère en terminant la 4e année de théologie. J’ai apprécié cette démarche parce que nous pouvions parler avec les directeurs spirituels et les professeurs des expériences rencontrées, des erreurs faites et ajuster notre action. Ce fut un six mois très intéressant ».

Il est nommé assistant supérieur et professeur au noviciat des Pères Blancs à Saint-Martin, Laval. Dans cette première affectation, il fait de la direction spirituelle — il y avait de 20 à 25 novices par année, à cette époque —, donne des cours d’Écriture Sainte et d’anglais et assiste le maître des novices.

Études à Rome
En 1954, il redevient étudiant, à Rome, à l’Université grégorienne où il obtient en 1955 une licence en théologie et à l’Institut pontifical biblique où il obtient en 1957 une licence en Écriture Sainte.

En 1996, il me racontait : « J’ai beaucoup aimé ces années d’études. D’abord, à cause des cours qui nous étaient donnés, la compétence des professeurs, un milieu international, par exemple, à la maison où je demeurais, nous étions une quinzaine de nationalités — et le séjour à Rome parce que cette ville est un centre important pour la chrétienté. »

Il se rappelle avec enthousiasme les célébrations sur la Place Saint-Pierre et ses visites de Rome et à plusieurs collèges internationaux. Au fond, ce fut une belle préparation à sa tâche d’évêque, même s’il ne savait pas à ce moment qu’il le deviendrait.

Il ajoutait : « Puisque les études demandaient de connaître plusieurs langues, durant mes vacances je me perfectionnais. Je suis allé faire un stage en Angleterre pour me perfectionner en anglais, parce qu’il y avait beaucoup de lecture à faire dans cette langue. Pendant le congé estival de ma deuxième année, je suis allé apprendre de l’allemand en Allemagne. Les études demandaient que nous puissions lire des auteurs allemands, car ils sont réputés — hier comme aujourd’hui — pour être de bons exégètes. Enfin, la dernière année, ce fut une visite de quatre mois en Palestine. »

Missionnaire
En 1957, il prend directement la route de l’Ouganda pour y devenir missionnaire. Il y demeure jusqu’en 1960. Les trois premiers mois furent consacrés à apprendre la langue du pays, en pleine brousse avec des Africains qui ne parlaient pas la langue de Molière. Cette expérience fut éprouvante pour Louis Langevin parce qu’il n’y avait aucun blanc dans les environs.

Au bout de trois mois, l’évêque du lieu lui fait passer un test de langue et lui donne un travail : vicaire à la paroisse de Bukumi qui compte une population d’environ 35 000 personnes. Sur ce nombre, près de 10 000 sont catholiques. Le travail consistait à visiter les dessertes de la grande mission installée sur un territoire de près de 75 kilomètres.

Après 18 mois, il devient curé de Kisubi, une grosse paroisse située près de la capitale. La tâche est lourde.

Retour au Canada
En 1960, il revient au Canada et devient animateur missionnaire dans les collèges. L’année suivante, il est nommé supérieur provincial des Pères Blancs du Canada. Il a 39 ans.

Dix ans plus tard, il prend la responsabilité de l’Office des missions de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), fonction qu’il occupe de 1971 à 1974.

Évêque à Saint-Hyacinthe
Le 9 août 1974, il est nommé évêque titulaire de Rossmarkaeum (Rosemarkie) et évêque auxiliaire auprès de Mgr Albert Sanschagrin au diocèse de Saint-Hyacinthe. Le 23 septembre suivant, il est consacré évêque à la cathédrale du lieu, par Mgr Guido Del Mestri.

Le 14 juin 1978, il reçoit le titre de chanoine titulaire du chapitre cathédral de Saint-Hyacinthe.

Il est nommé 10e évêque du lieu le 14 juillet 1979. Il est intronisé le 8 août suivant.

Mgr Langevin prend la direction du diocèse dans une période particulièrement mouvementée de l'histoire québécoise. Un mois après sa nomination, le 15 août 1979, l'Assemblée des évêques du Québec publie Le peuple québécois et son avenir politique. À l'approche du référendum sur la souveraineté politique du Québec, les évêques refusent d'identifier la foi chrétienne à une option constitutionnelle particulière. Ils reconnaissent au peuple québécois le droit à l'autodétermination et affirment que le maintien dans un cadre fédéral comme l'accession à la souveraineté peuvent être vécus conformément aux exigences évangéliques.

Renouveau charismatique
Le 1er juin 1980, quelques mois après son accession à la tête du diocèse, Mgr Langevin préside à Granby la grande célébration du 10e anniversaire du Renouveau charismatique au Canada. La rencontre se déroule à la maison des Trinitaires, autour du père Jean-Paul Regimbal, l’une des principales figures du mouvement.

L’événement se déroule en plein air, sur le terrain situé derrière la maison des Trinitaires, au coin des rues Avery et Robitaille. La journée alterne prières, enseignements du père Jean-Paul Regimbal et célébration eucharistique. Une journaliste de La Voix de l'Est, Geneviève Tavernier, se glisse incognito parmi les participants. Le lendemain, elle consacre trois textes à l'événement.

Ce jour-là, la différence de ton entre les deux hommes est frappante. Regimbal interpelle brutalement les chrétiens qu'il juge trop timides dans l'espace public; Langevin reprend l'appel à témoigner de sa foi, mais dans un langage beaucoup plus pastoral. Cette manière de faire annonce assez bien le rapport qu'il entretiendra avec le bouillant Trinitaire : de l'ouverture envers son œuvre, mais sans renoncer à son propre discernement d'évêque.

Dans la réflexion qu’il fera durant la messe, Mgr Louis Langevin redira les choses en mots plus polis : « C’est à cause d’un certain Jésus que l’on croit toujours vivant que les membres du renouveau charismatique témoignent publiquement de leur foi, le voulant toujours vivant selon l’évangile. Jésus s’est introduit dans la vie du monde et souffle sur ses amis et son esprit, les entraîne, les fait vivre dans le monde sans être, dans le monde, secoués par les tempêtes du XXᵉ siècle, mais dans l’esprit du Christ... »

Selon l’évêque de Saint-Hyacinthe, le chrétien a trois devoirs: la justice, la miséricorde et la droiture. Geneviève Tavernier résume : « Celui de justice, parce que qu’est l’amour sans la justice ? Celui de miséricorde, parce que peut-on espérer pour soi si on ne peut avoir quelque charité pour autrui ? Celui de droiture parce que c’est dans l’authenticité de la foi que le chrétien se reconnaît. »

Un an plus tard, Mgr Langevin donne également son Imprimatur à l'un des principaux ouvrages du père Regimbal, La Révolution de l'amour, publié chez Stanké. L'autorisation épiscopale est accordée le 15 juin 1981. Le livre possède également le nihil obstat du père Jean Girouard, o.m.i., et l'imprimi potest du provincial des Trinitaires, le père Claude Choquet.

Son ouverture au Renouveau charismatique ne l'empêche pas d'exercer son autorité épiscopale. En 1983, alors que le père Jean-Paul Regimbal multiplie les dénonciations concernant notamment les messages subliminaux dans la musique rock et l'action du démon, Mgr Langevin lui demande de modérer ses interventions publiques.

Lors des funérailles du père Jean-Paul Regimbal, qu'il préside à Granby le 12 septembre 1988, Mgr Langevin livre une homélie révélatrice de sa manière de juger les hommes. Il aime les nuances. En parlant du père Regimbal, il disait : « Il en fut un apôtre donné, avec ses limites, bien sûr, comme tout le monde, mais ses limites ne doivent pas nous empêcher de voir le bien qu’il a fait. »

Préoccupations diverses
Durant son épiscopat, Mgr Langevin met en place le Centre de formation pour les agents et agentes de pastorale. En collaboration avec les autorités du Séminaire, il met également sur pied un Centre de santé pour les prêtres du diocèse ainsi que le Bureau de Pastorale d’Ensemble, sur lequel siègent des représentants des diverses régions pastorales du diocèse.

Loisirs
Dans ses loisirs, il aime aller jouer au golf. Il n’est pas le champion de cette discipline, mais il aime ce temps particulier où il redevient un simple homme, où il range son col romain pour vêtir un polo. C’est une façon pour lui de passer de temps incognito avec des gens qui ne soupçonnent pas son titre. Cela lui est d’un grand bien pour son équilibre psychologique.

Fin de son épiscopat
En 1996, à l'approche de ses 75 ans, Mgr Langevin prépare sa démission conformément au droit canonique. Il prévoit envoyer sa lettre au Vatican le 31 octobre, jour même de son 75e anniversaire. On lui demande de demeurer à la tête du diocèse de Saint-Hyacinthe jusqu’à la nomination de son successeur.

Le 7 avril 1998, l’abbé François Lapierre, prêtre de la Société des missions étrangères, est nommé pour lui succéder. Mgr Langevin devient alors administrateur du diocèse de Saint-Hyacinthe jusqu’à la consécration du nouvel évêque, le 16 juin 1998.

Décès
Mgr Louis Langevin se retire au Séminaire de Saint-Hyacinthe et décède le 21 juillet 2003, à Saint-Hyacinthe.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Retraite des évêques


Retraite des évêques

Les évêques du Québec se ressourceront à Cap-de-la-Madeleine à l’occasion de leur retraite annuelle qui se tiendra du 2 au 6 janvier 1996. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)

26 octobre 2026


TRANSPORT : Le poids des véhicules continue d'augmenter au Québec

Le poids des véhicules continue d'augmenter au Québec

Par Benoît Voyer

26 octobre 2026

Les véhicules qui circulent sur les routes québécoises sont de plus en plus lourds. Le poids moyen des véhicules serait passé de 1 624 à 1 761 kg entre 2015 et 2025, une hausse de 137 kg, soit 8,4 % sur une période de dix ans. Cette évolution s'expliquerait par la popularité croissante des véhicules utilitaires sport (VUS) et des véhicules électriques, dont les batteries augmentent la masse.

Les chiffres montrent aussi que le poids moyen des automobiles de promenade a augmenté de 54 kilogrammes au cours de la dernière décennie.

Quant aux camions légers — catégorie qui comprend principalement les VUS — leur poids est demeuré relativement stable, autour de 1 832 kilogrammes. Leur nombre, toutefois, a explosé, passant de 1,6 million à près de 2,8 millions entre 2015 et 2025.

Dans le même temps, le nombre de voitures de promenade est passé d'environ trois millions à 2,3 millions.

Au total, le parc automobile québécois est passé de 5,3 millions de véhicules en 2005 à 7,2 millions aujourd'hui, une croissance d'environ un tiers, soit un rythme deux fois supérieur à celui de la population.

Bien entendu, cette tendance à la hausse soulève des questions importantes en matière d'aménagement du territoire, de sécurité routière et de mobilité durable. De plus, de nos jours, les véhicules sont beaucoup plus écoénergétiques qu’avant.

VOLTAIRE - Pensée


FLASH : Le métissage en Nouvelle-France


Le métissage en Nouvelle-France

Les premiers colons français se sont-ils fréquemment unis aux Autochtones ? Une étude publiée en octobre 2026 vient remettre en question cette croyance. Des chercheurs de l'Université de Montréal analysent l'ADN de 45 personnes enterrées dans l'ancien cimetière Notre-Dame. Les résultats révèlent uniquement des origines européennes, principalement françaises. Aucune trace de métissage autochtone n'apparaît dans ces dépouilles. Cette découverte ne signifie pas que les unions mixtes n'existaient pas en Nouvelle-France. Elle invite toutefois les historiens à nuancer certaines idées sur les relations entre les premiers colons et les peuples autochtones. (Benoit Voyer, 26 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : L'expérience monastique a un enseignement riche à révéler

L'expérience monastique a un enseignement riche à révéler

Par Benoit Voyer

26 octobre 2026

En lisant une lettre de Paul, une phrase m’a frappé : « Cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. » (Ep 5, 1) Bien entendu, je prends la phrase hors contexte, mais je pense que ce ne le sera pas tant que si loin de ce qui suit dans sa missive. Suivez-moi.

Pour un chrétien, la lecture biblique devrait s’inscrire dans une pratique quotidienne. Si on lit bien entre les lignes, c’est ce que souhaitent les pères du concile Vatican II dans la constitution dogmatique Dei Verbum. Cette lecture devrait devenir une nourriture pour l’âme tout comme on le fait pour alimenter son corps.

En septembre, j’ai lu et relu le livre « Quand la Parole prend feu » de François Cassingena-Trévedy, moine catholique de Ligugé. L’ouvrage est publié par l’abbaye de Bellefontaine. Je l’ai acheté, quelques jours avant ma première lecture, à la boutique de l’abbaye Val Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, dans la région de Lanaudière. Il s’agit d’un intéressant petit traité spirituel sur la lectio divina pratiquée par les moines.

L’auteur écrit : « Chaque matin donc, tu peux te demander : « Ai-je vraiment faim de la Parole de Dieu ? » Si la simple perspective de la lectio divina n’éveille pas en toi l’appétit, c’est que tu es malade ; l’inappétence en effet est un symptôme de maladie. Si tu n’as pas faim, c’est que tu n’as pas encore vraiment réalisé que la lectio divina ne consiste pas dans un luxe de désœuvré ni dans un loisir d’intellectuel, mais qu’il y a là une nécessité vitale, une fonction indispensable de l’organisme spirituel. Celui qui écourte sa lectio divina, qui la bâcle, qui la perd, qui prend le pli de s’en dispenser deviendra vite un sous-alimenté et succombera à la sécheresse, à l’anémie. La lectio divina fait partie de cette phase illuminative, contemplative, tout imminente, de notre journée […], où le Seigneur nous nourrit, nous irrigue comme un jardin. »

Puis il ajoute : « Si nous sentons vraiment cette nécessité vitale de la lectio divina, son absence, sa suspension devraient provoquer en nous une sorte de souffrance. »

Enfin, quelques pages plus loin : « La lecture – et la lectio divina plus que tout autre – est un acte ; c’est un travail, et même un travail agricole ! Si la lectio divina ne t’a pas encore captivé, c’est que tu n’es pas encore devenu un laboureur… »

J’ai partagé avec vous ces quelques lignes de ma lecture parce qu’elles nous rappellent que pour chercher à imiter Dieu, il faut partir à sa rencontre en y consacrant un peu de temps. Il n'est pas nécessaire d'aller en Orient. L'expérience monastique a un enseignement riche à révéler.

« Autrefois, vous étiez ténèbres : maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière » (Ep 5, 8).

RELIGIOLOGIQUE : Femmes, Église et société (2)

Phébée, la diaconesse
Femmes, Église et société (2)

Par Benoit Voyer

26 octobre 2026

Saint Paul était-il misogyne ? Avant d’accuser saint Paul de misogynie, il est important de replacer ses écrits dans le contexte de son époque et d’en savoir un peu plus à son sujet.

Paul est un Juif formé à la Torah, né à Tarse et également marqué par la culture grecque. En 1994, à l’émission télévisée Parole et vie, la théologienne Jeannine Ouellet m’explique : « Il est toujours un peu entre les deux. Il doit concilier sa foi, son bagage juif et son bagage grec. » Cette réalité complique notre lecture actuelle : « C’est difficile pour nous aussi de comprendre ses écrits. Il faut vraiment retourner à l’époque pour mieux les saisir. »

Jeannine Ouellet voit cependant dans la lettre aux Galates un passage particulièrement important pour comprendre Paul. « Je pense que l’essence du message chrétien, on la retrouve dans Galates 3, 26-28, où il dit qu’il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni homme libre ni esclave, ni femme ni homme, mais que tous sont un en Jésus-Christ. »

À ses yeux, Paul « a vraiment compris que Jésus était venu ici abolir les rapports de domination entre les hommes et les femmes ».

Elle ne nie pas pour autant l’existence de passages plus difficiles : « Il y a des textes négatifs envers les femmes. » Mais d’autres textes montrent des femmes très présentes dans les premières communautés chrétiennes.

Elle donne l’exemple de la lettre aux Romains : « Je pense que le plus positif serait dans l’épître aux Romains, Romains 16, 1, où saint Paul fait l’éloge de plusieurs femmes. »

Parmi elles se trouve Phébée, « qui est une diaconesse ». Jeannine Ouellet mentionne également Prisca, Marie, Tryphène et Persis. Dans la lettre aux Philippiens, Paul parle d’Évodie et Syntyche, qui « travaillent sur un pied d’égalité avec lui dans sa mission ».

Elle rappelle aussi la figure de Lydie, qu’elle présente comme « la première chrétienne qui a fondé la première Église en Europe, si on peut dire ».

Ces exemples amènent Jeannine Ouellet à nuancer fortement l’image parfois donnée de l’apôtre : « Si on regarde la participation que saint Paul a donnée aux femmes dans son Église, on peut certainement penser qu’il avait une forte estime pour les femmes. Ce n’était pas un homme aussi misogyne qu’on a parfois voulu le faire paraître. »

Selon elle, un changement survient ensuite avec les Pères de l’Église, notamment avec Tertullien et Origène, et la structuration de l’institution : « Si les Pères de l’Église avaient continué le chemin de Paul, si on peut le dire ainsi, on aurait peut-être davantage d’implication des femmes dans l’Église aujourd’hui. […] L’Église a dû se structurer, s’hiérarchiser, et cela s’est fait d’une façon masculine. »

Au-delà de ces évolutions, Jeannine Ouellet invite finalement à ne pas perdre de vue la présence des femmes dans l’histoire chrétienne : « Même si on a eu des hauts et des bas au niveau des fonctions dans l’Église, il y a quand même un apport très important des femmes qu’on peut considérer. »

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Synodes diocésains

Synodes diocésains

Trois diocèses du Québec sont présentement en procédure synodale pour réfléchir sur l’avenir de leurs Églises locales.

Le 19 septembre dernier, le diocèse de Montréal débutait le sien. Il y avait une foule considérable à l’Aréna Maurice Richard lors de ce grand lancement. Le thème de la soirée était : « Une Église aux mille visages ». Un mini-spectacle, un temps de recueillement et la présentation d’un questionnaire portant sur différentes perceptions de la foi chrétienne et qui permettront aux fidèles d’exprimer des commentaires étaient au programme. La consultation durera 3 ans.

Le diocèse de Sherbrooke vient, aussi, de débuter un tel processus. 26 000 réponses au questionnaire sont parvenues auprès du comité organisateur. Il en espérait 12 000. Actuellement, 534 équipes réfléchissent aux enjeux de l’avenir. Un grand rassemblement est prévu au mois de juin 1996.

Enfin, l’Église de Québec a tenu une deuxième session, le 23 septembre, au Séminaire St-Augustin.

Faut-il croire que l’Église du Québec débutera le deuxième millénaire sous un jour nouveau ? (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)

25 octobre 2026


NEUROSCIENCES : Le café et le thé contribueraient à préserver les fonctions cognitives

Le café et le thé contribueraient à préserver les fonctions cognitives

Par Benoit Voyer

25 octobre 2026

Deux à trois tasses de café par jour ou environ deux tasses de thé pourraient aider à diminuer le déclin cognitif et le risque de démence. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue JAMA, le 9 février 2026 [1]. Les chercheurs, qui ont suivi plus de 130 000 personnes pendant plusieurs décennies, certains ayant été observés pendant près de 43 ans, en arrivent à la conclusion qu’une consommation modérée de caféine pourrait avoir un effet protecteur sur le cerveau.

Les bénéfices semblent également présents chez les personnes porteuses du variant génétique APOE4, associé à un risque accru de maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs tiennent à souligner que les résultats de cette recherche ne constituent guère un traitement contre la démence, mais plutôt un facteur parmi plusieurs autres qui peuvent contribuer à maintenir une bonne santé cognitive avec l’âge qui avance.
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[1] Yu Zhang and collaborators. “Coffee and Tea Intake, Dementia Risk, and Cognitive Function”, Jama, February 9, 2026. https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2844764?resultClick=24

LAMARTINE - Pensée


FLASH : Attaché de presse ou spin doctor ?

Le célèbre spin doctor Kasper Jull dans la télésérie Borgen 
Attaché de presse ou spin doctor ?

En politique, l'attaché de presse et le spin doctor exercent des fonctions complémentaires. Le premier organise les entrevues, rédige les communiqués et répond aux journalistes. Le second travaille davantage sur la stratégie de communication. Il choisit les messages à mettre en valeur et conseille les élus sur la manière de présenter leurs décisions. Dans les grandes formations politiques, ces responsabilités peuvent être confiées à plusieurs personnes. Dans les petits partis, une seule personne remplit parfois les deux fonctions. En résumé, l'attaché de presse transmet l'information, tandis que le spin doctor cherche à orienter son interprétation. (Benoit Voyer, 25 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Être ivre d’amour

Être ivre d’amour

Par Benoit Voyer

25 octobre 2026

Dans « Le Pâtre blessé », un livre qui a marqué mon adolescence et que j’ai relu en septembre, Daniel-Ange écrit : « Vivre c'est quoi ? Être ivre d'amour ».

Avec ces mots, on pourrait résumer de manière poétique la Loi d’amour de Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit », puis : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

L’amour saisit toute la personne. Pas un petit secteur de l’existence : le cœur, l’âme, l’esprit — tout.

Mais qu’est-ce qu’aimer ?

À l’automne 2001, l’abbé Roland Leclerc me disait : « l’amour est l'accueil d'une présence qui fait vivre et stimule le don de soi. Il ne peut pas y avoir d'amour égoïste. L'amour demande une réciprocité. C'est accueillir une présence qui me dérange. Il y a quelqu'un qui disait : le plus grand tour qu'on peut jouer à quelqu'un est de l'aimer. L'amour, dans le don de moi-même, peut m'amener à une forme d'émerveillement. Il peut aussi être une invitation à me dépasser et à être attentif, à faire attention à l'autre. »[1]

Lorsque je lui ai lancé qu’on a l’impression que Jésus dit qu’avant d’aimer les autres, il faut s’aimer soi-même, un malaise est apparu sur son visage. Sans tarder, il m’a répondu : « Je ne sais pas s'il y en a un qui vient en premier... Et je ne suis pas très chaud avec cette approche qui dit « aime-toi d'abord et après tu pourras aimer les autres ». J'ai été éduqué dans la reconnaissance... J'ai d'abord été aimé par mes parents au sein de ma famille. Et cet amour m'invite à me dire : Qu'est-ce que je fais maintenant avec cela? C'est là que s'ouvre pour moi la capacité, en reconnaissant que quelqu'un m'aime et que je suis aimable, de découvrir que je peux rendre service au nom de l'amour et avec l'amour. » Ainsi donc, je crains un peu « ces approches qui disent de s'aimer d'abord avant d'aimer les autres. Je pense qu’on n’aura jamais fini de s'aimer soi-même d'abord. De plus, il y a un trop grand risque à en venir à être trop tourné sur soi. Pour moi, le véritable amour est accueil et don. Je crois qu'une personne va finir par s'aimer soi-même dans la mesure où elle sera capable de prendre conscience qu'elle rend service, qu'elle donne gratuitement sans rien attendre en retour. »

Dans le don de soi, il y a aussi une notion de confiance en soi et dans l’autre. Mais, comme l’écrivait l’auteur et ancien journaliste Michel Jean : « apprendre à faire confiance, […] c’est difficile quand on se méfie de soi-même »[2].

Et quand on ne fait pas confiance, on a tendance à abaisser les autres ou à faire de la médisance pour se donner de l’importance.

C’est pourquoi sainte Marguerite Bourgeoys écrivait : « Il faut abolir toutes les paroles de raillerie, de médisance, éviter de contrefaire les personnes et toute autre chose qui est contre l’amour du prochain ; non pas même en récréation, ne recherchant point ses actions à moins de due nécessité et qu’il faut le faire avec prudence. […] Dieu ne se contente pas que l’on conserve l’amour que l’on doit à son prochain, mais que l’on conserve le prochain dans l’amour qu’il nous doit porter. Il faut donc donner le manteau à qui veut avoir la robe, plutôt que de plaider »[3].

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[1] Benoit Voyer. « Abbé Roland Leclerc », Revue Sainte Anne, janvier 2002, p. 9. Ces propos ont d’abord été dits à l’émission radiophonique « Les P’tits bonheurs » que j’animais sur Radio VM en 2001 et 2002. Ils ont été repris dans un article pour la Revue Sainte Anne. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2026/02/le-present-du-passe-abbe-roland-leclerc.html
[2] Michel Jean, Tiohtia :ke, Libre Expression, 2021, p. 144.
[3] Marguerite Bourgeoys. « Les écrits de Mère Bourgeoys – Autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, pp. 243 à 245

PATRIMOINE : Notre-Dame d’Ottawa

Notre-Dame d’Ottawa

Par Benoit Voyer

25 octobre 2026

OTTAWA – Impressionnant ! Magnifique ! Entrer dans la basilique-cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, c'est entrer au cœur d'une aventure intérieure insoupçonnée.[1] Dès qu'on y pénètre, on se sent envahi par une présence christique pacifiante. Le lieu sacré invite au recueillement. Notre-Dame d'Ottawa offre vraiment le charme des cathédrales d'Europe au cœur de la capitale canadienne.

Sa construction débute en 1841. Le 25 octobre de cette année-là, la pierre angulaire est bénite par Mgr Charles de Forbin-Janson, de Nancy, en France, alors en visite au Canada.[2]

Tout d'abord, on est impressionné par la noblesse du temple et par les magnifiques vitraux installés par Harwood en 1879, surtout celui du jubé de l'orgue. Il y a aussi les magnifiques vitraux historiés de l'artiste Guido Ninchiri (1956-1961) qui charment l'œil. Ninchiri est le véritable Michel-Ange du Canada.

Ici, le nombre de pièces artistiques qui méritent l'attention du visiteur est assez grand.

Le maître-autel est constitué de trois arches avec bas-reliefs polychromes qui représentent la nativité, Jésus enseignant et la résurrection.

Le tabernacle est en bronze. La porte est sculptée avec finesse.

Au deuxième étage figure une splendide statue du Christ-Roi entourée des symboles des quatre évangélistes et, aussi, des statues de Marie, Joseph et Jean-Baptiste.

Au troisième niveau, c'est la voûte évangélique. On y retrouve les neuf chœurs des anges : séraphins, chérubins, trônes, dominations, vertus, pouvoirs, principautés, archanges et anges.

Dans le chœur, on retrouve des œuvres des sculpteurs canadiens Louis-Philippe Hébert, Flavien Rochon et Philippe Parizeau. Aussi, trente grandes statues qui représentent les patriarches, les prophètes, les apôtres, les évangélistes et Pierre et Paul. De plus, on y voit seize pères et docteurs de l'Église, seize fondateurs d'ordres religieux et cinquante anges.

Il y a aussi le trône de l'évêque qui mérite l'attention. Il date de 1874. Il a été construit en acajou. Au-dessus de celui-ci est aménagé un baldaquin de huit mètres.

Et ce n'est pas tout ! Il faut aussi voir les stalles, l'autel du Sacré-Cœur (1879), l'autel de l'Immaculée-Conception (1885), les voûtes et l'orgue.

Les visiteurs les plus audacieux demandent une visite de la sacristie. La grande pièce de 24 m x 11 m est de style gothique. Les belles armoires en chêne sont un délice pour l'œil.

À l'extérieur, autour de la cathédrale, on peut voir des monuments qui ont été érigés à la mémoire de Mgr Eugène Bruno Guigues, premier évêque de Bytown (1847-1874) et de Mgr Joseph Thomas Duhamel, deuxième évêque de Bytown et premier archevêque d'Ottawa (1874-1909).

Cependant, ce qui est indéniable en visitant ce temple, c'est prendre le temps de s'asseoir pour prier et méditer. L'endroit inspire la sainteté de l'âme et du corps.

La Basilique-Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, consacrée à l'Immaculée-Conception, est un véritable petit bijou du patrimoine religieux d'Ottawa qu'il est aussi possible de visiter virtuellement - sans en vivre l'émotion qu'offre une visite réelle - grâce au site Internet du diocèse d'Ottawa.

Elle est située à l’angle des rues Sussex et Saint-Patrick, juste en face du Musée des beaux-arts du Canada et à quelques minutes de marche du Parlement canadien.

https://fr.notredameottawa.com/


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[1] Ce texte est une mise à jour de : Benoit Voyer. « Notre-Dame d’Ottawa », Revue Sainte-Anne, juillet-août 2005, p. 298.
[2] Cf. Historique de la cathédrale d’Ottawa. https://fr.notredameottawa.com/historique

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Jean-Paul II à l’ONU

Jean-Paul II à l’ONU

Le 50e anniversaire de l’Organisation des nations unies (ONU) a amené le pape Jean-Paul II aux États-Unis du 4 au 8 octobre. Il a adressé une vibrante allocution aux membres de l’Assemblée générale et au personnel du Secrétariat de l’ONU, le 5 octobre. Mgr Jean-Guy Hamelin, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), y a participé à l’invitation de Mgr Roberto Martineau, nonce apostolique à l’ONU. Le souverain pontife profitait de l’occasion pour effectuer deux rendez-vous œcuméniques. Le 7 octobre, il a participé à une rencontre informelle avec les dirigeants des autres Églises et communautés ecclésiales et visité les dirigeants de la communauté juive. Jean-Paul II célébrait son 17e anniversaire à la tête de l’Église universelle le 16 octobre dernier. (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)

24 octobre 2026


SOCIÉTÉ : Le Québec, champion mondial de l’aide à mourir

Cimetière de Saint-Jacques-de-Montcal, dans Lanaudière
Le Québec, champion mondial de l’aide à mourir

Benoit Voyer

24 octobre 2026

Il y a eu 6 268 décès au Québec en 2024-2025. L’aide médicale à mourir contribue maintenant à 7,9 % de l’ensemble des décès, un taux beaucoup plus élevé que la moyenne canadienne qui se situe à 5,1 % et un des taux les plus élevés sur la planète bleue. C’est ce que révèlent les données de la Commission sur les soins de fin de vie du Québec. Au Canada, selon Statistique Canada, il y aurait eu 16 499 décès pour la même période.

Ces chiffres soulèvent aussi une question fondamentale : cette forte proportion de recours à l’aide à mourir traduit-elle une adhésion sociale profonde à cette pratique ou révèle-t-elle plutôt certaines limites dans l’accompagnement des personnes en fin de vie?

Les données indiquent que la majorité des personnes ayant recours à l’aide à mourir avaient reçu des soins palliatifs. Ainsi donc, l’aide médicale à mourir ne serait pas simplement la réponse à un manque d’accès aux soins, mais plutôt un choix effectué par certaines personnes malgré un accompagnement médical et humain.

A. NICOLAS - Pensée

FLASH : Le salaire de Maurice Duplessis

Maurice Duplessis, premier ministre du Québec

Le salaire de Maurice Duplessis

En 1959, Maurice Duplessis reçoit un salaire annuel de 16 000 $ comme premier ministre du Québec. L'homme politique, qui dirige le gouvernement de l'Union nationale depuis 1944, touche 6 000 $ comme député et 10 000 $ pour ses fonctions de premier ministre. À ce salaire s'ajoutent des allocations pour ses dépenses et son logement. Les montants figurent dans l'Annuaire du Canada publié par Statistique Canada. Maurice Duplessis meurt en fonction le 7 septembre 1959. Paul Sauvé lui succède quelques jours plus tard. (Benoit Voyer, 24 octobre 2026)

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Il y a une urgence à changer

Il y a une urgence à changer

Par Benoit Voyer

24 octobre 2026

Comme toujours, Jésus appelle à changer son cœur. À ses yeux, il y a même une urgence à le faire, mais Dieu ne s’impose jamais. Il laisse le temps. À travers l’Évangile (cf. Lc 13, 1-9), il nous rappelle la patience de Dieu et sa miséricorde.

Il me dit aussi que le malheur vécu par une personne n’est pas nécessairement la preuve d’une faute commise ou d’un péché.

Ce qui m’étonne surtout, c’est que Jésus nous dit que regarder les autres doit conduire à regarder sa propre vie. Au fond, pour être honnête, on n’est pas mieux que les autres.

POINT DE VUE CATHOLIQUE : Les cathos et les nouveaux rites funéraires

Les cathos et les nouveaux rites funéraires

Par Benoit Voyer

24 octobre 2026

L'Église indique qu'il est toujours préférable, au moment de la mort et des derniers hommages, d'inhumer le corps de la personne qui a trépassé, dans un cimetière ou un lieu sacré. Pourquoi le Saint-Siège se préoccupe-t-il des nouveaux rites funéraires ? La réponse est simple et complexe à la fois [1].

Dans une « Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la foi sur la sépulture », publiée le 25 octobre 2016, l'Église indique qu'il est toujours préférable, au moment de la mort et des derniers hommages, d'inhumer le corps de la personne qui a trépassé, dans un cimetière ou un lieu sacré : « Suivant la tradition chrétienne immémoriale, l'Église recommande avec insistance que les corps des défunts soient ensevelis dans un cimetière ou en un lieu sacré ».

Elle ajoute : « En ensevelissant les corps des fidèles, l'Église confirme la foi en la résurrection de la chair et veut mettre l'accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l'histoire. Elle ne peut donc tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l'anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la mère Nature ou avec l'univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la "prison" du corps. »

Aussi, même si elle ne préfère pas cette option, l'instance qui aide le pape François en matière morale et éthique, ne dit pas non à l'incinération et à l’aquamation. Elle ajoute : « Là où des raisons de type hygiénique, économique ou social poussent à choisir l'incinération [...] l'Église ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique ».

Le texte signé par le cardinal Gerhard Müller, préfet du dicastère au Vatican - l'équivalent d'un ministère au gouvernement du Canada -, et par Mgr Luis F. Ladaria, son secrétaire, implore les cathos de ne pas garder d'urne à la maison ou les restes d'un être cher à l'intérieur de souvenirs, bijoux ou autres objets. Et les invite sérieusement à ne guère disperser de cendres aux quatre vents, « dans l'air, sur terre, dans l'eau ou de toute autre manière ».

Pourquoi le Saint-Siège se préoccupe-t-il des nouveaux rites funéraires ? La réponse est simple et complexe à la fois.

Si on tente de simplifier, disons que ces dernières années sont apparues en Occident de nouvelles pratiques de type panthéiste, naturiste et nihiliste qui ne cadrent pas avec la tradition chrétienne. Celles-ci sont en contradiction avec la foi en la résurrection du Christ et celle espérée par les chrétiens depuis 21 siècles.

Le sujet n'est donc pas d'un grand intérêt pour la personne qui n'est pas de confession chrétienne, mais il est au sommet des priorités pour le chrétien de tradition catholique ou autre qui désire avoir harmonie ou concordance entre ce qu'il croit et l'intégration concrète de cette croyance dans sa vie de chaque jour.

Si on veut mieux comprendre, il faut retourner aux sources de la chrétienté.

Le fondement du christianisme est la résurrection du Christ. Tout le second testament de la bible converge vers cette vérité de foi.

Dès sa première phrase, l'instruction « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d'incinération, on affirme haut la main cette idée maîtresse en citant une lettre de l'Apôtre Paul : pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut « quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5, 8).

Le document rappelle : « La résurrection de Jésus est la vérité suprême de la foi chrétienne, prêchée comme une partie essentielle du mystère pascal depuis les origines du christianisme : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze » (1 Co 15, 3-4).

Et puis, on cite de nombreux autres passages des premiers écrits du christianisme contenus dans la bible, la bibliothèque commune des chrétiens et, pour ce qui a trait à la majeure partie du premier testament, du judaïsme.

Enfin, on résume : « Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. Dans la liturgie, l'Église prie ainsi : pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n'est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. Par la mort, l'âme est séparée du corps, mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé, en le réunissant à notre âme. Même de nos jours, l'Église est appelée à proclamer la foi en la résurrection » Et on cite Tertullien : « La foi des chrétiens, c'est la résurrection des morts : y croire, c'est ressusciter ».

Dans une entrevue publiée dans « Les Témoins de l'Essentiel » (Éditions Logique, 2005), Mgr François Lapierre, évêque catholique de Saint-Hyacinthe, avouait que la résurrection est difficile à comprendre sur le plan rationnel : « C’est une réalité qui dépasse notre entendement. La résurrection n'est pas simplement comme dans le cas de Lazare un retour à la vie antérieure. Lazare a été réanimé. La résurrection est une nouvelle création. C'est une réalité nouvelle qui dépasse notre raisonnement humain. [...] C'est un phénomène mystique. Ce n'était plus le corps de chair du Seigneur. C'était son corps transformé, ressuscité. Sans vouloir amenuiser l'importance de la nécessité d'une compréhension rationnelle de ce phénomène, je pense que c'est une réalité qui se comprend surtout avec le cœur. [...] La résurrection, c'est le soleil qui se lève après la nuit obscure. »

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[1] Benoit Voyer. « Les cathos et les nouveaux rites funéraires », Huffington Post, 5 novembre 2016 https://www.huffpost.com/archive/qc/entry/les-cathos-et-les-nouveaux-rites-funeraires_b_12753464


LE PRÉSENT DU PASSÉ : Juifs

Juifs

Les juifs souligneront l’Hanoukkah du 18 au 25 décembre 1995. Il s’agit de la Fête des lumières, de la dédicace du Temple. De plus, ils ont célébré le Rosh Hashanah (la Nouvelle année juive), les 25 et 26 septembre. Ils sont en l’an 5766. L’ORDO rappelle que « ces célébrations sont l’occasion de rendre grâce au Seigneur pour toutes les merveilles accomplies par lui en faveur d’Israël et de prier pour que Dieu conduise à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance » (Benoit Voyer)

(Revue Notre-Dame du Cap, novembre 1995, p. 4)

23 octobre 2026


SANTÉ MENTALE : Le sommeil de rattrapage de la fin de semaine

Le sommeil de rattrapage de la fin de semaine pourrait protéger la santé mentale des adolescents

Par Benoit Voyer

23 octobre 2026

Permettre aux adolescents de dormir davantage la fin de semaine aurait des effets bénéfiques sur leur santé mentale. Ceux qui compensent une partie de leur manque de sommeil accumulé durant la semaine présentent un risque plus faible de dépression.

Une étude rapportée par Psychologies UK explique que l’adolescence est une période où l’horloge biologique se modifie. Les adolescents ont naturellement tendance à s’endormir plus tard, ce qui rend difficile un sommeil suffisant lorsque les horaires scolaires imposent un réveil matinal. Même si une routine régulière reste importante, le sommeil de récupération durant les jours de congé jouerait un rôle protecteur, surtout pour une génération confrontée à une hausse de l’anxiété et des problèmes de santé mentale.