13 mai 2026

UN PEU DE MOI : Visite à ma tante Rachel


Le 12 mai 2026, à Ottawa, je me suis recueilli sur la tombe de ma tante Rachel, la sœur de mon père. Sœur Rachel Voyer, décédée le 16 février 2012, est inhumée dans la section des Sœurs de la Charité d'Ottawa du cimetière Notre-Dame, sur le chemin de Montréal. Par la suite, je me suis rendu à la maison mère de la congrégation religieuse, située au 27, rue Bruyère. Sœur Estelle Lamothe m'a accueilli. Cette infirmière à la retraite, âgée de 80 ans, a accompagné ma tante dans ses derniers temps. Nous avons longuement bavardé.

POLITIQUE : A la mémoire de Claude Ryan


Le 12 mai 2026, de passage à Brownsburg, je suis arrêté au cimetière Saint-Philippe, afin de me souvenir de Claude Ryan, ancien secrétaire général de l'Action catholique, député d'Argenteuil, ministre et chef du Parti libéral du Québec.

VISION CATHOLIQUE : La chapelle des soeur de la charité, à Ottawa


Le 12 mai 2026, de passage à Ottawa, je me suis recueilli dans la magnifique chapelle des soeurs de la charité.

VISION CATHOLIQUE : Seul l'Esprit Saint de Dieu peut transformer les coeurs

Seul l'Esprit Saint de Dieu peut transformer les coeurs

Par Benoit Voyer

13 mai 2026 

En 1998, de passage à Granby, le père Émilien Tardif me disait : «Nous avons besoin de la puissance de l'Esprit Saint pour atteindre les coeurs. En fait, Jésus ne nous a jamais demandé d'aller convertir les gens. On n'a pas la capacité de convertir les personnes. Seul l'Esprit Saint de Dieu peut transformer les coeurs. Ce que Jésus nous demande c'est d'aller annoncer la Bonne Nouvelle du Salut».[1]
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[1] Benoit Voyer. « Le père Émilien Tardif de passage à Granby », Revue Sainte-Anne, septembre 1998, page 370. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/12/le-present-du-passe-le-pere-emilien.html


LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer


Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué ou en nous abonnant à vos publications à : fildepresse@benoitvoyer.com

Salaire des prêtres
SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – Depuis le 1ᵉʳ janvier, le salaire annuel brut des prêtres du diocèse de Sainte-Anne-de-La-Pocatière est de 21 420 $, soit une augmentation de 420 $ par année. Il s'agit donc d'un bond de 2 %, ce qui correspond à l'augmentation de l'indice des prix à la consommation de 2004. Le salaire brut est valide pour une semaine normale de six jours. Le nouveau décret diocésain stipule que tout prêtre doit payer, à même son salaire, les coûts de sa nourriture et de son logement.

Bien culturel : une église classée au Bas-Saint-Laurent
KAMOURASKA – L'église de Saint-André, la plus ancienne du Bas-Saint-Laurent et l'une des vingt églises les plus anciennes au Québec, et cinq de ses œuvres, ont été classées « bien culturel » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. L'église a été construite entre 1805 et 1811. Le temple cache des œuvres de Thomas Baillargé, André Plamondon, Louis Hubert Triaud et Louis Jobin.

Pénurie de profs d'enseignement religieux
MONTRÉAL – Actuellement, il n'y a que huit étudiants sur les bancs des universités québécoises au programme en enseignement moral et religieux. Une pénurie de maîtres est à prévoir. Il ne reste plus que l'Université du Québec, à Montréal (UQAM), qui maintient en vie son baccalauréat « formation éthique et culture religieuse ». En 2003-2004, 80 % des élèves du primaire et 62 % des élèves du premier cycle du secondaire étaient inscrits en enseignement religieux catholique.

Pâques
OTTAWA – Le 27 mars, les catholiques célébreront la fête de Pâques. Dans une société où s'installe un certain « religieux païen », aux consonances chrétiennes, il y a lieu de s'interroger sur le véritable sens de la fête. Dans son livre « Trop tard ? L'avenir de l'Église d'ici », paru chez Novalis, Normand Provencher écrit : « Pâques est devenue la fête du réveil de la nature après le long hiver. Pour bien des enfants, c'est la fête des lapins qui pondent des œufs en chocolat. On est loin de la résurrection de Jésus ! »

Vœux de Pâques au pape
OTTAWA – Les Canadiens et Canadiennes peuvent envoyer leurs vœux du temps pascal au pape Jean-Paul II. Son adresse de courriel est : jean_paul_ii@vatican.va

Neuvaine à saint Joseph
MONTRÉAL – La neuvaine à saint Joseph aura lieu du 10 au 19 mars à l'Oratoire Saint-Joseph.

Jésus, une bonne nouvelle
GASPÉ – Mgr Jean Gagnon, évêque de Gaspé, dit que le message de Jésus doit être perçu comme une bonne nouvelle, non pas comme une tradition, comme c'est souvent le cas. « Connaître Jésus signifie se laisser atteindre par son message et sa personne », écrit-il dans L'Église de Gaspé.

Jésus, porté disparu !
SAINT-PASCAL – Lors d'un point de presse, l'abbé Clément Gagnon, curé des paroisses de Saint-Louis-de-Kamouraska, Saint-Germain, Sainte-Hélène, Saint-Joseph-de-Kamouraska et Saint-Pascal, dans le diocèse de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, a annoncé que son équipe pastorale suspend, pour une période indéterminée, l'initiation sacramentelle qui était offerte systématiquement aux jeunes à un âge déterminé à l'avance. Pour l'abbé Gagnon, la raison est simple : Jésus est porté disparu ou en voie de ne plus être présent au cœur de la famille. Il dit qu'il faut changer les façons de faire en ce qui concerne la transmission de la foi. Avec ses paroissiens, il a décidé d'un temps d'écoute et de prise de parole en communauté afin de trouver de nouvelles avenues de recherche et de rencontre du Christ.

Les sœurs déménagent
SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – À cause des coûts trop élevés de mise aux normes de leur bâtiment, les Sœurs de la Visitation Sainte-Marie ont décidé de fermer leur monastère de Lévis. Sept des quinze religieuses ont rejoint leurs compagnes au monastère de Sainte-Anne-de-La-Pocatière.

Rita de Bellechasse
RIVIÈRE-DU-LOUP – Lors du dernier chapitre général des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles, qui a eu lieu à la maison mère de la congrégation, en France, Sœur Rita Ménard, née à Saint-Magloire-de-Bellechasse, a été élue supérieure générale. Elle a longtemps travaillé à Rivière-du-Loup.

Tous au confessionnal !
MONTRÉAL – Lors de la dernière journée internationale des personnes handicapées, qui a eu lieu le 3 décembre, l'Oratoire Saint-Joseph a inauguré son nouveau confessionnal accessible aux personnes aux capacités réduites. « L'accessibilité pour tous les pèlerins et les visiteurs a toujours été au cœur des préoccupations de l'équipe de pastorale du plus grand sanctuaire au monde dédié à Saint-Joseph. Le nouveau confessionnal est ouvert à tous et permet un accès facile aux personnes ayant un problème de mobilité (marchette, fauteuil roulant, etc.) et un service adapté pour ceux et celles ayant des difficultés auditives ou des difficultés d'articulation de la parole », a précisé le père Claude Grou, vice-recteur de l'Oratoire Saint-Joseph, dans un communiqué diffusé par CNW-Telbec.

Jean-Paul II en faveur de la convention d'Ottawa
CITÉ DU VATICAN – Jean-Paul II a plaidé en faveur de l'universalisation de la convention d'Ottawa contre les mines terrestres antipersonnelles. La conférence d'Ottawa a eu lieu en 1997 et la convention est entrée en vigueur en 1999. Il invite « les pays qui hésitent encore à y adhérer à rejoindre le camp de la paix, en neutralisant définitivement ces engins de mort » […] « Lorsque des États s'unissent, dans un climat de compréhension, de respect mutuel et de coopération, pour s'opposer à une culture de mort et pour édifier dans la confiance une culture de la vie, c'est la cause de la paix qui avance dans la conscience des personnes et de l'humanité tout entière ».

Élections en Ukraine
OTTAWA – Dans une lettre, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), Mgr Brendan M. O'Brien, demande au premier ministre du Canada, Paul Martin, d'intervenir dans la crise en Ukraine : « Je vous assure de notre soutien absolu à la ferme position du gouvernement du Canada à dénoncer les résultats de la récente élection présidentielle en Ukraine et à demander qu'une enquête soit mise en place relativement aux irrégularités du processus électoral et aux allégations de fraude. [ ... ] Tout au long de son histoire, le peuple de l'Ukraine a souffert de l'oppression. Nous prions pour que ce moment particulier ne soit pas une fois de plus marqué par la violence, mais de résoudre la crise actuelle de façon pacifique et non militaire, en garantissant une élection démocratique libre et juste, qui comporterait des principes de légalité reconnus par les normes internationales. Nous en appelons également du gouvernement pour qu'il continue à travailler à l'atteinte de ces objectifs. »

150ᵉ anniversaire du dogme de l'Immaculée-Conception
QUÉBEC – À l'occasion du 150ᵉ anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception par le pape Pie IX, une retraite mariale a eu lieu, du 1ᵉʳ au 8 décembre, à la basilique-cathédrale de Québec, consacrée à Marie. Le 8 décembre, le cardinal Marc Ouellet a présidé une célébration spéciale pour clore l'événement et fêter la Vierge-Mère. Il a profité de l'occasion pour dévoiler une plaque commémorant le pèlerinage de Jean-Paul II en ce lieu, le 9 septembre 1984.

Saint-Esprit : 100 ans
MONTRÉAL – La paroisse Saint-Esprit de Montréal, située dans l'arrondissement Rosemont, célèbre cette année son centième anniversaire de fondation. Le 13 novembre 2005, le cardinal Jean-Claude Turcotte y présidera la messe anniversaire.

La place de l'Église
SAINT-JEAN – Le comité d'embellissement de Saint-Jean, Île d'Orléans, a agrandi le parvis de l'église et y a ajouté une bande de verdure avec des bancs publics près du mur du cimetière. C'est la manière qu'il a trouvée pour mettre en valeur cette partie du patrimoine de la municipalité. Pour cette initiative, le comité a remporté le prix de l'île 2003-2004.

Honneurs pour Mgr Jean-Philippe Cyr
CABANO – Mgr Jean-Philippe Cyr, décédé en 1974, a été nommé membre de l'Ordre de la renommée municipale de Cabano, dans le diocèse de Rimouski. Le but de cet hommage est de perpétuer le souvenir des bâtisseurs de la municipalité. Mgr Cyr, né à Maria en Gaspésie, a été curé de la paroisse de Cabano de 1920 à 1971. Passionné par l'univers du film, il est considéré comme un pionnier du cinéma québécois. La cinémathèque, dépositaire de ses œuvres cinématographiques, a classé ses films biens nationaux.

Centenaire
JOLIETTE – Le 23 janvier, le diocèse de Joliette a souligné la fin de ses festivités du centième anniversaire.

Don de Mgr Donat Robichaud
SHIPPAGAN – Mgr Donat Robichaud a donné 10 000$ à l'Université de Moncton. Ce don servira à créer un fonds à son nom et à venir en aide aux étudiants inscrits à temps plein dans cette institution.

La foi de Pierre Trudeau
MONTRÉAL – Selon un ami intime de l'ex-premier ministre du Canada, Pierre Trudeau, William Heward Grafftey, ex-ministre des Sciences et de la Technologie sous le gouvernement de Joe Clark, en 1979, et ex-député fédéral de Brome-Missisquoi, au Québec, « Pierre était croyant. Sa foi était solide et c'était un fervent catholique. Il se rendait souvent à la chapelle des Franciscains, boulevard René-Lévesque, près de l'avenue Atwater », à Montréal.

Anniversaire pour Mgr Hamelin
ROUYN-NORANDA – Mgr Jean-Guy Hamelin, évêque émérite de Rouyn-Noranda, a souligné, en 2004, son 55ᵉ anniversaire de prêtrise. Il a 79 ans.

Retraite des évêques
TROIS-RIVIÈRES – Du 10 au 14 janvier, les évêques catholiques du Québec se sont réunis pour leur retraite spirituelle annuelle à la Maison de la Madone, située à l'ombre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières. Le père Pierre-Marie Delfieux, prieur général des Fraternités monastiques de Jérusalem, a livré aux prélats une réflexion sur l'eucharistie.

Mérite diocésain

RIVIÈRE-DU-LOUP – Sœur Annette Bélanger, membre de la congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus, a reçu la médaille du mérite diocésain de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, des mains de l'évêque de l'endroit, Mgr Clément Fecteau. Elle réalise un travail fort efficace dans le domaine de l'éducation de la foi des adultes.

Place Cardinal Paul-Émile Léger
MONTRÉAL – L'arrondissement Ville-Marie, à Montréal, a décidé d'aménager une place en l'honneur du cardinal Paul-Émile Léger à l'intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Dominique. L'idée est née suite à une demande de la Fondation du cardinal Léger de trouver un lieu où il serait possible d'honorer la mémoire de ce « prince de l'Église » qui a marqué l'histoire religieuse du Québec et de l'Église universelle puisqu'il est un des Pères du concile Vatican II.

Décès de Mgr Marc Leclerc
QUÉBEC – Mgr Marc Leclerc, évêque auxiliaire émérite à Québec, est décédé le 3 janvier, à l'âge de 71 ans. Né en 1933 à Saint-Grégoire de Montmorency, au Québec, Mgr Leclerc avait été ordonné prêtre le 31 mai 1958. Nommé évêque-auxiliaire à Québec par le pape Jean-Paul II, le 17 juillet 1982, il avait été ordonné par le cardinal Louis-Albert Vachon, alors archevêque de Québec, trois mois plus tard. En 1998, pour des raisons de santé, il renonçait à son poste d'auxiliaire et prenait sa retraite, le Saint-Père ayant accepté sa démission. Les funérailles ont été présidées par le cardinal Marc Ouellet, le 10 janvier à 14 heures, à la cathédrale Notre-Dame de Québec.

Aide aux victimes du tsunami
OTTAWA – La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a tenu une collecte nationale, le dimanche 9 janvier, afin de venir en aide aux populations des régions des pays d'Asie du Sud-Est dévastées par un tsunami Dans les paroisses, les 13 millions de catholiques canadiens ont été invités à se montrer généreux. Les dons amassés dans les paroisses canadiennes ont été acheminés à Développement et Paix, un organisme de solidarité internationale créé par les évêques canadiens en 1967. Il est encore possible d'aider cette région dévastée. Pour faire un don, il suffit de téléphoner à Développement et Paix au 1-888-664-3387.

Mgr Morand écrit à l'ambassadeur du Guatemala
PRINCE-ALBERT – Mgr Blaise Morand, évêque de Prince-Albert et président du Comité des droits humains de la CECC, a envoyé une lettre à Carlos Humberto Jiménez, ambassadeur du Guatemala au Canada, à propos de la mine d'or et d'argent Marlin, des municipalités de San Miguel Ixtahuacán et de Sipacapa, situées dans le département de San Marcos. Montana Exploradora, filiale de Glamis Gold, qui a récemment commencé des travaux dans le cadre de ce projet d'extraction à ciel ouvert. Il questionne l'ambassadeur : « Conformément à la convention 169 de l'Organisation internationale du travail (convention ratifiée par le Guatemala en 1996), le gouvernement du Guatemala serait-il disposé à suspendre les travaux de la mine jusqu'à ce que les communautés autochtones Mam et Sicacapense aient pu donner leur assentiment au projet en connaissance de cause ?

La main à la pâte
QUÉBEC – À la période de Noël, le cardinal Marc Ouellet mit la main à la pâte pour aider les plus démunis. L'archevêque de Québec fit le service du repas du soir à la soupe populaire de la maison de Lauberivière, le 20 décembre 2004, dès 16 heures. À cette occasion, le cardinal Ouellet a également remis un don de 15 000 $ à la Fondation de Lauberivière qui poursuivait sa campagne annuelle de financement. Depuis 1991, le diocèse de Québec a versé, à la Maison de Lauberivière et à la Fondation, près de 200 000 $ en dons pour aider les personnes aux prises avec la pauvreté à Québec.

Des musulmans veulent introduire la charia au Québec
MONTRÉAL – Le conseil musulman de Montréal veut introduire la charia au Québec. Le Devoir a informé que l'organisation a entrepris des démarches auprès du gouvernement du Québec pour qu'il instaure une instance d'arbitrage et de médiation qui rendrait ses décisions en vertu de la loi islamique. Cette cour religieuse porterait le nom de Conseil de la charia. En Ontario, l'arbitrage religieux en matière familiale est possible depuis 1991.

Et que la lumière soit !
CAP-ROUGE – Des dizaines de projecteurs illuminent maintenant l'église Saint-Félix de Cap-Rouge, dans le diocèse de Québec. Construite en 1859, sous la supervision de l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy, cette église située à l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge se révélera pleinement par cette mise en valeur nocturne qui la fera ressortir de son site champêtre retiré.

Nouvelle paroisse
LONGUEUIL – Le diocèse de Saint-Jean-Longueuil compte maintenant une nouvelle paroisse à Longueuil. Elle portera le vocable de Le Bon Pasteur. Elle est née du regroupement de cinq paroisses, soit Saint-Georges, Notre-Dame-de-la-Garde, Sainte-Louise-de-Marillac, Saint-Jean-Vianney, Saint-Robert ainsi que le quartier sud de Sacré-Cœur-de-Jésus.

Au nom de la tolérance
CALGARY – La Régie de la santé de Calgary a posé des portes devant l'effigie de Saint-Luc, patron des médecins, un vitrail installé dans la chapelle de l'hôpital Foothills, pour qu'il ne soit plus à la vue des fidèles. Une note écrite, installée sur les portes, explique qu'il s'agit d'une chapelle multiconfessionnelle et que toute image humaine dans un lieu de culte est considérée comme insultante par les musulmans et les juifs. La note ajoute que toute personne qui le désire peut ouvrir les portes pour voir l'image de Saint-Luc et les refermer ensuite. L'évêque de Calgary, Fred Henry, trouve le geste exagéré : « Depuis quelques années, les gouvernements et institutions diverses ont inventé une nouvelle définition de la liberté, dans un désir sans doute sincère de s'ouvrir aux autres communautés. Mais maintenant cette définition a une signification contraire, c'est la négation de toute religion », a déclaré Mgr Frederick B. Henry. « Cacher les symboles chrétiens est le contraire de la tolérance. C'est un rejet du rôle vital qu'a joué le christianisme dans notre histoire et notre culture », a-t-il ajouté. Pour le prélat, la tolérance ne veut pas dire éliminer tout vestige religieux du domaine public.

(Revue Sainte-Anne, mars 2005, pp. 108 à 110)

12 mai 2026

VISION CATHOLIQUE : Notre-Dame d’Ottawa

Notre-Dame d’Ottawa

Par Benoit Voyer

12 mai 2026

OTTAWA – Impressionnant ! Magnifique ! Entrer dans la Basilique-Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, c'est entrer au cœur d'une aventure intérieure insoupçonnée.[1] Dès qu'on y pénètre, on se sent envahi par une présence christique pacifiante. Le lieu sacré invite au recueillement. Notre-Dame d'Ottawa offre vraiment le charme des cathédrales d'Europe au cœur de la capitale canadienne.

Sa construction débute en 1841. Le 25 octobre de cette année-là, la pierre angulaire est bénite par Mgr Charles de Forbin-Janson, de Nancy, en France, alors en visite au Canada.[2]

Tout d'abord, on est impressionné par la noblesse du temple et par les magnifiques vitraux installés par Harwood en 1879, surtout celui du jubé de l'orgue. Il y a aussi les magnifiques vitraux historifiés de l'artiste Guido Ninchiri (1956-1961) qui charment l'œil. Ninchiri est le véritable Michel-Ange du Canada.

Ici, le nombre de pièces artistiques qui méritent l'attention du visiteur est assez grand.

Le maître-autel est constitué de trois arches avec bas-reliefs polychromes qui représentent la nativité, Jésus enseignant et la résurrection.

Le tabernacle est en bronze. La porte est sculptée avec finesse.

Au deuxième étage figure une splendide statue du Christ-Roi entourée des symboles des quatre évangélistes et, aussi, des statues de Marie, Joseph et Jean-Baptiste.

Au troisième niveau, c'est la voûte évangélique. On y retrouve les neuf chœurs des anges : séraphins, chérubins, trônes, dominations, vertus, pouvoirs, principautés, archanges et anges.

Dans le chœur, on retrouve des oeuvres des sculpteurs canadiens Louis-Philippe Hébert, Flavien Rochon et Philippe Parizeau. Aussi, trente grandes statues qui représentent les patriarches, les prophètes, les apôtres, les évangélistes et Pierre et Paul. De plus, on y voit seize pères et docteurs de l'Église, seize fondateurs d'ordres religieux et cinquante anges.

Il y a aussi le trône de l'évêque qui mérite l'attention. Il date de 1874. Il a été construit en acajou. Au-dessus de celui-ci est aménagé un baldaquin de huit mètres.

Et ce n'est pas tout! Il faut aussi voir les stalles, l'autel du Sacré-Cœur (1879), l'autel de l'Immaculée-Conception (1885), les voûtes et l'orgue.

Les visiteurs les plus audacieux demandent une visite de la sacristie. La grande pièce de 24 m x 11 m est de style gothique. Les belles armoires en chêne sont un délice pour l'œil.

À l'extérieur, autour de la cathédrale, on peut voir des monuments qui ont été érigés à la mémoire de Mgr Eugène Bruno Guigues, premier évêque de Bytown (1847-1874) et de Mgr Joseph Thomas Duhamel, deuxième évêque de Bytown et premier archevêque d'Ottawa (1874-1909).

Cependant, ce qui est indéniable en visitant ce temple, c'est prendre le temps de s'asseoir pour prier et méditer. L'endroit inspire la sainteté de l'âme et du corps.

La Basilique-Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, consacrée à l'Immaculée-Conception, est un véritable petit bijou du patrimoine religieux d'Ottawa qu'il est aussi possible de visiter virtuellement - sans en vivre l'émotion qu'offre une visite réelle - grâce au site Internet du diocèse d'Ottawa.

Elle est située aux coins des rues Sussex et Saint-Patrick, juste en face du musée des beaux-arts du Canada et à quelques minutes de marche du Parlement canadien.

https://fr.notredameottawa.com/

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[1] Ce texte est une mise à jour de : Benoit Voyer. “Notre-Dame d’Ottawa », Revue Sainte-Anne, juillet-août 2005, p. 298.
[2] Cf. Historique de la cathédrale d’Ottawa. https://fr.notredameottawa.com/historique

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer


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Les Jésuites s'opposent à la construction d'un Wal-Mart
GUELPH – Les Jésuites de Guelph, en Ontario, s'opposent au projet de construction d'un nouveau Wal-Mart. La grande surface deviendrait la voisine de leur congrégation religieuse implantée dans cette ville depuis 150 ans. Le centre jésuite Ignacius en est un de spiritualité et de recueillement qui attire les visiteurs de partout sur la planète. Selon les Jésuites, la sérénité des lieux est déjà perturbée par des développements commerciaux à proximité. La venue de Wal-Mart ne ferait qu'aggraver la situation.

100ᵉ anniversaire de l'Oratoire
MONTRÉAL – Le 17 octobre, en après-midi, dans le cadre du début des activités de son 100ᵉ anniversaire de fondation, le cardinal Jean-Claude Turcotte a présidé la célébration de consécration de l'Oratoire Saint-Joseph. Plusieurs évêques étaient présents. Les festivités du centenaire se termineront en octobre 2005. Il est également à souligner que, à l'occasion du temps de l'Avent, le musée des crèches, qui regroupe 300 crèches de 103 pays, est ouvert chaque jour de 10 heures à 17 heures.

Finis les cantiques de Noël à l'école
QUÉBEC – Selon une directive du ministère de l'Éducation du Québec (MEQ), il n'est plus permis, depuis l'adoption de la Loi 118 sur la déconfessionnalisation des écoles, en 2000, de chanter des chansons religieuses dans les écoles publiques de la province. Cette nouvelle réalité fait naître des difficultés à plusieurs directions scolaires lors des festivités de Noël. Le fait d'entonner Les Anges dans nos campagnes, Ça bergers et Il est né le divin enfant amène une problématique selon l'interprétation faite à la législation. La nouvelle loi a apporté un durcissement idéologique.

Le sens de la fête de Noël
OTTAWA – Il y a lieu de se questionner sur le sens de la fête de Noël. Cette célébration religieuse revêt des couleurs de plus en plus païennes. Pour plusieurs, Noël est devenu la fête de l'hiver, du père Noël et du soleil qui renaît. Pourtant, Noël avait remplacé au 7ᵉ siècle la fête païenne du soleil victorieux. « À cause de l'histoire de la naissance de Jésus qui habite encore la mémoire des gens, on fait aujourd'hui de Noël une fête des enfants et de la famille, mais en oubliant le sens de la naissance du Fils de Dieu dans notre monde. [...] Avec le personnage du père Noël, le bon vieillard qui vient saturer nos désirs et nous infantiliser, nous sommes loin de l'Enfant de Bethléem, un enfant pauvre qui nous invite à devenir responsables de son avenir et du nôtre », écrit Normand Provencher dans son livre « Trop tard ? L'avenir de l'Église d'ici » paru chez Novalis.

Jardin des lumières
TROIS-RIVIÈRES – Du 7 décembre au 7 janvier, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, présente sa féerie du temps des fêtes dans le cadre « Des jardins en lumières ». L'événement a lieu dans le parc du Pont des Chapelets, situé en face du vieux sanctuaire où la Vierge aurait ouvert les yeux à trois hommes, dont le bienheureux Frédéric Janssoone.

Vœux de Noël au pape
OTTAWA – À l'occasion de la fête de Noël, les Canadiens peuvent transmettre leurs vœux au pape par courriel. Pour lui écrire, l'adresse est : jean_paul_ii@vatican.va

Le renouveau charismatique au Canada
OTTAWA – Au Canada francophone, il y aurait actuellement 535 groupes de prière du renouveau charismatique catholique, chacun regroupant de 12 à 120 participants. Depuis 1968, environ un million de personnes auraient été rejointes par ce courant spirituel. C'est ce que révèlent les dernières statistiques du Conseil canadien du renouveau charismatique. L'évêque francophone responsable des charismatiques catholiques est Mgr Vital Massé, évêque de Mont-Laurier, au Québec. Parmi les initiateurs de ce courant spirituel au Canada figure le père Jean-Paul Regimbal, que plusieurs aimeraient voir élevé au titre de vénérable et de bienheureux de l'Église catholique, qui aurait vécu une expérience spirituelle à Phoenix en Arizona, lors d'un séjour aux États-Unis. C'est grâce à lui que le renouveau charismatique serait apparu dans la francophonie canadienne.

Nouvel évêque à Chicoutimi
CHICOUTIMI – Le 17 septembre, en la cathédrale Saint-François-Xavier de Chicoutimi, Mgr André Rivest a présidé une célébration eucharistique à l'occasion de l'inauguration de son ministère épiscopal du diocèse de Chicoutimi. Étaient présents : Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique au Canada, le cardinal Marc Ouellet, le cardinal Jean-Claude Turcotte, Mgr Jean-Guy Couture, son prédécesseur, et plusieurs prêtres et diocésains.

Mgr Richard Gagnon prend la charge d'un diocèse
VICTORIA – Mgr Richard Gagnon a pris la direction du diocèse de Victoria en Colombie-Britannique. Lors de son intronisation, la cathédrale St. Andrew's était pleine à craquer. Plusieurs évêques et amis étaient présents. Dans une lettre, le pape Jean-Paul II a invité le nouveau prélat diocésain à trouver sa force dans l'eucharistie. Le texte publié dans le journal diocésain The B.C. Catholic Newspaper encourage Mgr Gagnon à être un véritable témoin du Christ : « we invite you to support the bread of the word of God and the Eucharistic bread, the faithful who are confided to you, and above all, to encourage in them a living witness to Christ through a life of faith and charity. » La célébration a été présidée par Mgr Raymond Roussin, archevêque de Vancouver.

Nouvel évêque à Amos
AMOS – Mgr Eugène Tremblay a inauguré son ministère épiscopal, le 6 août, à l'occasion d'une messe célébrée au complexe sportif d'Amos. Auprès de lui figuraient le cardinal Marc Ouellet, primat de l'Église canadienne et archevêque de Québec, Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau-Hull, Mgr Gérard Drainville, son prédécesseur, et Mgr Andres Carrascasa, délégué du nonce apostolique au Canada. D'autres évêques de l'Ontario et du Québec étaient également présents.

Guide canonique
MONTRÉAL – L'Assemblée des évêques du Québec (AÉQ) vient d'éditer la mise à jour du Guide canonique et pastoral au service des paroisses. Initialement paru en 1991, la refonte tient compte des nouvelles législations canoniques et civiles. Il a été préparé par l'Assemblée des chanceliers du Québec.

Décès de Mgr Cimichella
MONTRÉAL – Mgr André Cimichella, évêque auxiliaire émérite à Montréal, est décédé à l'âge de 83 ans. En 1964, il est nommé supérieur provincial des Servites de Marie puis, moins d'un mois plus tard, le Saint-Père le nomme évêque auxiliaire à Montréal et collaborateur immédiat du cardinal Paul-Émile Léger, alors archevêque de ce diocèse. Mgr Cimichella a aussi été, pendant de nombreuses années, vicaire épiscopal pour la cause des saints. À ce titre, il a d'ailleurs publié plus de 150 brochures sur la vie de personnages importants de l'histoire religieuse.

Les franciscains de l'Emmanuel s'établissent au Cameroun
MONTRÉAL – À la demande de Mgr Dieudonné Watio, évêque de Nkongsamba, les franciscains de l'Emmanuel ont commencé à ériger des fraternités franciscaines au Cameroun. Depuis quatre ans, 58 membres externes et une centaine d'amis associés, tous camerounais, ont joint la fraternité. Dans ce groupe, une dizaine de jeunes hommes désirent se consacrer à Dieu par des vœux. Ils veulent servir l'Église du Cameroun en étant frères franciscains de l'Emmanuel. Les fraternités donnent à leurs membres une solide formation humaine, chrétienne et franciscaine et s'engagent à changer la situation de misère dans leur pays.

« Je constate de plus en plus que la fraternité, bien qu'encore en formation, a un réel impact tant au niveau social qu'éclésial, car ses membres s'engagent concrètement auprès des jeunes et des plus démunis », écrit Mgr Watio dans une lettre. L'évêque exprime le souhait que cette mission franciscaine devienne « un lieu de formation et de ressourcement pour tous mes diocésains qui en ont besoin. Le diocèse de Nkongsamba éprouve un manque important à ce niveau, car n'ayant aucun lieu de formation et d'accueil de ce type ».

Pour les petits franciscains, l'heure est venue d'établir une maison religieuse dans ce diocèse et, surtout, un noviciat. L'évêque Watio a légué aux franciscains de l'Emmanuel un ancien couvent et sa chapelle. Malheureusement, ils sont dans un état lamentable. Des travaux évalués à 150 000$ sont nécessaires pour la restauration du site. Les franciscains de l'Emmanuel du Canada, dont la maison est située au 4155, rue Wellington, dans l'arrondissement Verdun à Montréal, sont présentement en campagne de financement afin de trouver les dollars qui manquent pour cet important projet indispensable pour le développement de la foi et social au Cameroun.

Collecte pour l'Église au Canada
OTTAWA – La collecte annuelle pour les besoins de l'Église au Canada a eu lieu le 26 septembre dans les paroisses catholiques d'un océan à l'autre. La Collecte pour les besoins de l'Église au Canada assure que la voix des évêques soit entendue partout au pays sur des sujets comme la justice et la paix, le mariage, la famille, l'environnement, le racisme et la vie humaine. « Bien que chaque diocèse soit autonome, les évêques ont la possibilité de collaborer entre eux par l'intermédiaire de leur conférence afin de se donner une voix commune et de développer au besoin des projets nationaux. Les travaux de la CECC permettent à l'épiscopat canadien de mettre sur pied des programmes d'éducation chrétienne, de publier des textes liturgiques, favoriser le dialogue interreligieux et œcuménique, promouvoir la justice sociale au Canada et ailleurs dans le monde. La CECC maintient aussi des liens et travaille étroitement avec plusieurs organisations catholiques nationales comme Développement et Paix, la Conférence religieuse canadienne, les Chevaliers de Colomb, la Catholic Women's League, l'Association catholique canadienne de la santé et l'Organisme catholique pour la vie et la famille », explique Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de St. John's et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).

Décès de Mgr Légaré, o.m.i.
MCLENNAN – Mgr Henri Légaré, o.m.i., évêque émérite du diocèse de Grouard-McLennan, en Alberta, est décédé à l'âge de 86 ans. Il avait occupé ce siège épiscopal pendant près de 24 ans, de 1972 jusqu'à sa retraite en 1996. Il a déjà été professeur de sociologie aux universités Laval et d'Ottawa, professeur aux grands séminaires de Saint-Norbert et Saint-Boniface, au Manitoba. Il a aussi occupé successivement les postes de doyen de la faculté des sciences sociales, de vice-recteur et recteur de l'université d'Ottawa. Nommé provincial des Oblats du Manitoba en 1966, l'année suivante, le Saint-Père lui confiait le siège épiscopal du diocèse de Labrador City-Schefferville, tâche dont il s'acquitta jusqu'à sa nomination comme archevêque de Grouard-McLennan, en 1972.

Congrès marial
MONTRÉAL – À l'occasion du 150ᵉ anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception, le 55ᵉ congrès marial a eu lieu au sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs, à Montréal, les 9, 10 et 11 octobre. L'événement, sous la présidence de Mgr Jude Saint-Antoine, évêque auxiliaire à Montréal, est régulièrement organisé par la Légion de Marie en collaboration avec l'Apostolat mondial de Fatima.

Opposition au projet de bouclier antimissile
MONTRÉAL – Développement et paix demande au premier ministre Paul Martin de rejeter le système de défense antimissile des États-Unis et d'utiliser l'argent ainsi épargné pour atteindre les Objectifs de développement du millénaire (ODM) qui entendent réduire de moitié la pauvreté mondiale d'ici 2015. Cette demande fait partie d'une série de recommandations présentées au gouvernement libéral dans le cadre de la révision de la politique internationale du Canada. Développement et paix, agence de solidarité internationale de l'Église catholique canadienne, demande au gouvernement fédéral d'apporter des modifications à sa politique étrangère de façon à mieux servir les populations pauvres du monde.

La fête des tentes
ÎLE D'ORLÉANS – La Fête des tentes, un rassemblement pour les 18 à 35 ans, a eu lieu les 3, 4 et 5 septembre, sur l'île d'Orléans, près de la ville de Québec. Ils ont partagé ensemble leur foi en Jésus et appris à connaître la spiritualité franciscaine.

Festival des films du monde
MONTRÉAL – Sur le jury œcuménique du Festival des films du monde qui a eu lieu à Montréal du 26 août au 6 septembre ne figuraient que deux Canadiens, soit l'abbé Gilles Leblanc, prêtre du diocèse de Trois-Rivières et directeur de la revue Parabole, et Victoria-L. Obedkoff. Ce prix est remis à un film qui se distingue non seulement par ses qualités artistiques, mais aussi par son apport au progrès humain et à la reconnaissance de valeurs éthiques, sociales et spirituelles.

75e des Carmélites
TROIS-RIVIÈRES- Les 21 et 22 août, les Carmélites de la région trifluvienne ont souligné le 75ᵉ anniversaire de leur arrivée dans le diocèse de Trois-Rivières. Pour l'occasion, Mgr Martin Veillette a présidé une célébration d'action de grâces.

Place Mgr-Charbonneau
MONTRÉAL – La Société immobilière Trans-Québec rénovera la Place Monseigneur-Charbonneau, située sur la rue University, en face de la Place Ville-Marie, à Montréal. Le projet est évalué à 850 000 s. Ce lieu a été nommé en l'honneur de Mgr Joseph Charbonneau (1892-1959), 6ᵉ évêque et 4ᵉ archevêque de Montréal (1940-1950) à l'origine de la création de 25 paroisses et d'une école. Il est l'auteur d'un document majeur sur l'Action catholique où il exprime sa confiance en la jeunesse et aux laïcs. C'est lors de la célèbre grève de l'amiante (1949) qu'il manifeste le mieux son attachement pour les travailleurs. Sa démission surprise demandée par le Vatican en 1950 met fin prématurément à son épiscopat.

30 ans en prison
GATINEAU – De confession baptiste, le révérend Pierre Allard a reçu le prestigieux prix de l'organisme Volunteers of America pour son travail d'aumônier dans plusieurs pénitenciers du Canada. En plus de cette profession, Pierre Allard est également chargé de cours sur la justice réparatrice à l'université Queen's, à Kingston, en Ontario.

Des réfugiés dans les églises
MONTRÉAL – La Ligue des droits et libertés, l'Église Unie du Canada, et des groupes de défense des droits demandent aux gouvernements fédéral et provinciaux de trouver une solution humanitaire au problème des réfugiés qui trouvent asile dans des églises parce qu'ils font l'objet d'un avis de déportation. Ils réagissent ainsi aux propos de la ministre canadienne de l'Immigration, Judy Sgro, qui a demandé, il y a quelque temps, aux Églises du pays de cesser de donner asile aux immigrants menacés de déportation. Dans un commentaire publié le 16 août dans le Journal de Montréal, le commentateur Jean Cournoyer appuie les Églises : « Pour leurs gestes charitables, elles devraient même recevoir des octrois de la part d'un gouvernement qui n'a pas encore trouvé le moyen de raffiner sa façon de traiter des êtres humains. »

Thèse doctorale
Regard anthropologique sur les exorcismes
MONTRÉAL – Dans le cadre de ses études doctorales en histoire à l'université de Montréal, Aurélie Goudal a choisi d'analyser des récits d'exorcisme de l'époque byzantine, c'est-à-dire du quatrième au septième siècle, et de les mettre en rapport avec les récits modernes. Dans sa thèse en rédaction, elle analyse une quarantaine de textes hagiographiques datant de cette période. Ces documents d'analyse, qui font de 20 à 200 pages, sont écrits en grec ou traduits. La connaissance du grec ancien l'a grandement aidée à plonger dans les textes originaux, mais, à cause de l'ampleur du travail à réaliser, elle a consulté aussi de nombreuses versions traduites.

La dette de la province effacée
EDMONTON – Il y a dix ans, la dette de la province de l'Alberta s'élevait à 23 milliards de dollars. La presque totalité de celle-ci a été contractée entre 1982 et 1992 après la chute des cours du pétrole. Il y a quelques semaines, le gouvernement albertain a annoncé que le montant a entièrement été remboursé et que la province ne doit plus rien.

On vit plus longtemps à Vancouver
VANCOUVER – Au Canada, c'est à Vancouver que l'espérance de vie est la plus longue au pays. Elle a 81 ans. C'est ce qu'indiquent les dernières données de Statistique Canada. Après, ce sont les citoyens de Toronto, suivis de ceux de Victoria, Calgary, Edmonton et Québec. Au bas de l'échelle figurent Saint-Jean, Terre-Neuve avec 77,4 ans, et Sudbury avec 76,7 ans. L'usage du tabac, la consommation abusive d'alcool, l'obésité et l'hypertension artérielle sont parmi les facteurs qui abrègent l'espérance de vie. Le fait de détenir un diplôme d'études postsecondaires, un revenu plus élevé et d'être un des nouveaux immigrés au pays allonge son espérance de vie.

Les jeunes écoutent moins la radio
TORONTO – Les jeunes du Canada écoutent moins la radio. Selon Statistique Canada, ceux entre 12 et 17 ans consacraient 3 heures d'écoute de moins, l'an dernier, qu'il y a quatre ans. Ce temps est passé de 11 heures par semaine, en 1999, à 8,5 heures en 2003. On observe la même tendance à la baisse du temps d'écoute de la télévision chez les adolescents. Dans l'ensemble de la population, les Canadiens ont écouté la radio en moyenne 19,5 heures par semaine, soit une heure de moins qu'en 1999. Les anglophones du Québec ont consacré le même temps à l'écoute de la radio qu'en 2002, ce qui fait [manque un mot] plus grands amateurs de radio au Canada.

Plus de filles dans les universités
MONTRÉAL – Il y a davantage de filles que de garçons dans les universités canadiennes. Statistique Canada indique que 10 000 jeunes femmes font présentement des études postsecondaires, en comparaison de 377 000 jeunes hommes.

Le français au Nunavut
IQALUIT – Dans la capitale du Nunavut, un peu plus de 10 % de la population est francophone. La réalité française est en progression grâce au dynamisme d'une association francophone. Le premier ministre du Nunavut, Paul Okalik, lui-même francophile, estime que la langue de Molière est importante. « Si la langue inuktitut demeure encore très forte au Nunavut, il faut également que nous nous assurions que nos institutions dispensent des services en français. La communauté francophone a été très utile ici », a-t-il dit au quotidien La Presse.

Prévenir les maladies du cœur
MONTRÉAL – Une étude internationale dirigée par des chercheurs canadiens en arrive à la conclusion qu'il est possible de prévenir la majorité des crises cardiaques prématurées. Ils ont mis en évidence neuf facteurs à l'origine de 90 % des crises. Les deux plus importants sont le tabagisme et un faible taux de bon cholestérol dans le sang. L'hypertension, le diabète, l'obésité, le stress, une mauvaise alimentation et l'absence d'exercice sont aussi des facteurs de risque. L'étude a été menée sur plus de 29 000 personnes dans 52 pays sur tous les continents.

(Revue Sainte-Anne, novembre 2004, pp. 444 à 446)

11 mai 2026

TOURISME ESTIVAL : L'espace Alfred-Pellan

L'espace Alfred-Pellan

Par Benoit Voyer

11 mai 2026

Depuis le 6 juin 2025, la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, à Granby, est l’hôte de l’Espace Alfred-Pellan, une installation muséale qui a pour but de mettre en valeur les murales mosaïques que l’artiste a réalisées en sol granbyen.

Il est possible d’y découvrir ses origines, ses raisons d’être et le processus de création de ses œuvres de Saint-Patrick et de l'Immaculée-Conception, à l’aide de panneaux explicatifs, de photographies et de maquettes originales.

La mosaïque du saint patron des Irlandais, qui était jadis sur le bâtiment de la Commission scolaire régionale Meilleur, a été réaménagée à l'intérieur de la Société d'histoire. Elle est splendide! Celle de l'Immaculée-Conception est sur un mur extérieur du Cégep de Granby.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Par Benoît Voyer


Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué ou en nous abonnant à vos publications à : fildepresse@benoitvoyer.com

Sainte Marguerite Bourgeoys déménage
MONTRÉAL - La chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, située au cœur du Vieux-Montréal, sera la nouvelle résidence de sainte Marguerite Bourgeoys et de Jeanne Leber, une prospecte à la canonisation dont le dossier est à l'étude. La sainte déménagera le 24 avril et son amie la suivra le 12 mai. Depuis le 19 janvier, le cœur de sainte Marguerite Bourgeoys occupe une place de choix à Bonsecours. Ce déménagement des dépouilles permettra un plus grand accès des pèlerins aux célèbres personnages et était devenu une option incontournable pour la Congrégation Notre-Dame.

La fête du Frère André
MONTRÉAL - Le 6 janvier, une tempête de neige a empêché les pèlerins de se rendre en grand nombre participer à la célébration spéciale organisée à l'occasion de la fête liturgique du bienheureux Alfred Bessette, alias le Frère André, préparée dans le cadre des festivités du centenaire de l'Oratoire Saint-Joseph. La basilique était remplie à peine au dixième de sa capacité d'accueil. Visiblement, cette messe, présidée par l'abbé Gabriel Villemure, représentant de la zone pastorale Côte-des-Neiges, a été préparée minutieusement. Comme l'a constaté la Revue Sainte Anne, présente à l'événement.

Saints, bienheureux et vénérables d'avril
OTTAWA - Une belle manière de prolonger le temps pascal est de visiter un saint, un bienheureux ou un vénérable de chez nous. En avril, l'Église canadienne se souvient de plusieurs personnages à la foi exemplaire. Voici leurs noms, les dates de leurs anniversaires de décès ou celles inscrites au calendrier liturgique et les adresses où reposent leurs sépultures. Le 5 avril : Rosalie Cadron-Jetté (12435, avenue de la Miséricorde, Montréal. Cause à l'étude) et Élisabeth Bruyère (7, rue Bruyère, Ottawa. Cause à l'étude); le 9 avril : Marcelle Mallet (2655, rue Le Pelletier, Beauport. Cause à l'étude) .; le 17 avril: la bienheureuse Kateri Tekakwitha (Sanctuaire Kateri-Tekakwitha, Kanawake); le 18 avril: la bienheureuse Marie-Anne Blondin (1950, rue Provost, Montréal, arrondissement Lachine) ; le 29 avril : la vénérable Élisabeth Bergeron (805 rue Raymond, Saint-Hyacinthe); et le 30 avril : la bienheureuse Marie de l'Incarnation (10, rue Donnacona, Québec)

Pour hommes seulement
MONTRÉAL - Chaque deuxième mercredi du mois, la paroisse Saint-Ambroise, 1815, rue Beaubien est (près de la rue Saint-Denis), à Montréal, présente une soirée de ressourcement destinée uniquement aux hommes. Habituellement, le curé de la paroisse, l'abbé Denis Saint-Maurice, y présente deux causeries de trente minutes sur la foi. De plus, la majorité des hommes présents profitent de l'occasion pour vivre une démarche au sacrement du pardon et ils se retirent dans une salle du presbytère pendant environ 20 minutes pour une troisième causerie donnée par un laïc. L'intériorité est au rendez-vous. « La soirée est ouverte à tous les hommes et il n'y a pas de quête et de prix d'admission » (www.stambroise.org).

Radio-Notre-Dame au Canada, en direct de Paris
TORONTO - Les Canadiens francophones peuvent écouter Radio-Notre-Dame, une radio catholique de haute qualité qui diffuse à partir de Paris, en France, en direct sur Internet Pour les citoyens de Toronto, de Vancouver, de Regina, de Montréal, de Moncton et d'Iqaluit, la distance n'a plus d'importance. Pour syntoniser la station, il suffit de posséder le logiciel audio Real Player. Le lien audio est: http://www.radionotredame.com/sons/live.ram Il est aussi possible de consulter le site de la station qui contient une liasse de renseignements intéressants : www.radionotredame.com

Fin des tarifs préférentiels d'électricité
MONTRÉAL - En avril 2006, Hydro-Québec abolira son tarif biénergie. Ce qui veut dire que plus de 4000 églises, écoles et petites entreprises ne bénéficieront plus de rabais consentis par Hydro-Québec depuis 20 ans sur leur coût d'achat d'électricité.

Menace pour les églises
QUÉBEC - « Nos églises vont se trouver en danger », a dit l'ex-ministre de la culture du Québec, Agnès Maltais, en interview à Radio-Canada. La députée de Taschereau croit que les églises patrimoniales risquent de considérablement souffrir de la hausse des coûts du chauffage qu'apportera l'abolition du tarif préférentiel d'Hydro-Québec. Pour elle, la fermeture temporaire d'églises en hiver ne serait pas une solution : « C'est sous l'angle du patrimoine que je suis très inquiète. Les églises qui sont fermées en hiver sont des églises qui vont se dégrader. » Au Québec, ce sont 200 à 300 temples qui sont menacés, dont une vingtaine dans le seul diocèse de Sherbrooke.

Tourisme religieux dans les Cantons-de-l'Est
SHERBROOKE - D'avril à octobre, le Centre d'interprétation de l'histoire de Sherbrooke accompagne les visiteurs dans un circuit touristique religieux hors de l'ordinaire qui permet de découvrir l'église Plymouth Trinity, un temple de l'Église Unie construit en 1855 et classé bien culturel en 1989, l'église anglicane St. Peter's édifiée en 1902, la cathédrale catholique Saint-Michel, la chapelle de l'archevêché de Sherbrooke, lieu de piété où se retrouvent des œuvres d'Ozias Leduc classées bien culturel en 1993, et la chapelle anglicane St. Mark's de l'université Bishop's. Le périple est réservé aux groupes de 20 personnes ou plus. Inf.: (819) 821-5406 (www.shs.ville.sherbrooke.qc.ca)

Les jardins de la Maison Saint-Gabriel
MONTRÉAL - Située autrefois en pleine campagne, la ferme tricentenaire de la Maison Saint-Gabriel, à Montréal, possédait jadis un potager et un jardin d'herbes médicinales et aromatiques assez complet. Ce jardin de Nouvelle-France a été en grande partie recréé et il met en valeur les espèces importées d'Europe et des espèces indigènes dont les vertus sont reconnues depuis fort longtemps par les Amérindiens. Les visiteurs peuvent admirer ces plantes, mieux les connaître et souvent y goûter en visitant cette maison, un petit bijou souvent oublié des touristes (www.maisonsaint-gabriel.qc.ca).

Le Jour du Seigneur
MONTRÉAL - André Raymond a laissé sa place au journaliste Normand Latour à l'animation de l'émission télévisée Jour du Seigneur, présentée à la Société Radio-Canada. Recherchiste et réalisateur-coordinateur d’André Raymond avait pris la place de l’abbé Roland Leclerc suite à son décès accidentel. Normand Latour est animateur et reporter au bulletin « L'Outaouais » dans une station régionale de la société d'État.

Mission Brésil : 50 ans
NICOLET - Une délégation de 13 personnes du diocèse de Nicolet, dont Mgr Raymond Saint-Gelais, est allée au Brésil, en janvier, pour souligner le 50e anniversaire de leur mission, fondée le 5 juin 1955. Le périple des Canadiens a duré trois semaines. Le diocèse de Nicolet est le premier au monde à avoir envoyé des prêtres diocésains en Amérique du Sud. Plusieurs prêtres du diocèse de Nicolet ont œuvré dans le nord-est du pays. Actuellement, quatre prêtres y travaillent, dont trois en paroisse. De plus, des Sœurs de l'Assomption de la Sainte Vierge et des Sœurs Grises de Montréal œuvrent au Brésil, communautés qui comptent maintenant plusieurs membres parmi les Brésiliennes.

Congrès des étudiants en théologie
TORONTO - Du 12 au 18 février a eu lieu à Toronto le 51e Congrès canadien des étudiants en théologie. Le thème de la semaine était « La foi vivante: base théologique d'une existence incarnée ».

Mariage de conjoints de même sexe
TIMMINS - Tout comme le diocèse de Vancouver et la majorité des diocèses canadiens, le diocèse de Timmins est présentement en campagne afin de s'opposer au mariage de conjoints de même sexe. Mgr Paul Marchand a envoyé une lettre aux catholiques de son territoire. L'évêque estime que « le changement de définition du mariage pour y inclure les partenaires du même sexe [ ... ] ne peut pas favoriser à long terme l'ensemble de nos sociétés. ».

Le cardinal de Toronto écrit à Paul Martin
TORONTO - En anglais, le cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque de Toronto, a écrit au premier ministre canadien, Paul Martin, afin de s'opposer aux mariages entre personnes de même sexe.

Un appel à la mobilisation
CALGARY - Mgr Frederick Henry, évêque de Calgary, demande à ses fidèles de tout faire pour empêcher la légalisation des mariages entre conjoints de même sexe. Dans une lettre envoyée à ses fidèles, il compare l'homosexualité à l'adultère, à la prostitution et à la pornographie. Selon lui, ces quatre pratiques menacent les valeurs familiales, fondements de notre société.

Fusion de paroisses
VICTORIAVILLE - Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque de Nicolet, a émis un décret qui supprime les paroisses Saints-Martyrs-Canadiens et Saint-Gabriel-Lalemant et modifie les limites et le nom de la paroisse Sainte-Victoire à Victoriaville. La nouvelle entité portera le vocable de paroisse Sainte-Trinité.

Rimouski consulte ses diocésains
RIMOUSKI - Le diocèse de Rimouski consulte les fidèles des sept paroisses de la ville au sujet des services pastoraux, car des réaménagements majeurs sont nécessaires. En 2008, le diocèse comptera 17 prêtres de moins de 65 ans pour 117 paroisses. Des églises pourraient se regrouper et d'autres fermer.

Le Canada manque de héros
MONTRÉAL - « Le Canada manque cruellement de héros » estime Louise Vigneault, professeure au département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'Université de Montréal. Dans ses travaux de recherche, elle étudie les constructions culturelles, de l'imaginaire collectif et des mythes fondateurs. Sa réflexion porte surtout sur les figures représentatives de l'identité canadienne. Ses conclusions ne sont pas très encourageantes.

Atteindre l'équilibre budgétaire sans mise à pied
CHICOUTIMI - Les finances du diocèse de Chicoutimi ne s'améliorent guère. Le budget est tellement serré qu'en décembre, l'évêque, Mgr André Rivest, a arrêté l'expansion des effectifs. « J'ai demandé qu'il n'y ait plus de nouveaux employés affectés aux services diocésains. Ils sont présentement 85 qui assument des charges variables (plusieurs ne travaillent pas à temps complet), et mon rêve est de ne procéder à aucun renvoi [ ... s] Nous procédons à des réaffectations. Notre objectif consiste à atteindre l'équilibre budgétaire en 2008 et en attendant, il ne faut pas paniquer. Nous avons des réserves et au niveau des paroisses, les charges sont moins élevées depuis que nous avons réduit de huit à deux le nombre de zones pastorales », a-t-il confié au journal le Quotidien.

Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
CHICOUTIMI - Implanté à Chicoutimi, l'Ordre équestre du Sépulcre de Jérusalem prend de plus en plus de place dans le paysage régional. Il est implanté dans ce diocèse depuis déjà deux ans. C'est un ordre semblable aux Chevaliers de Colomb et aux Chevaliers de Malte. Il est voué à la sauvegarde des lieux saints à Jérusalem, de même qu'en Palestine.

Le métro donne des leçons d'histoire religieuse
MONTRÉAL - Les stations de métro de Montréal permettent aux voyageurs de se familiariser avec des personnages religieux. D'ailleurs, le citoyen montréalais ignore la plupart du temps pourquoi telle station du métro porte tel nom. Ainsi, la Station Fabre a été nommée à la mémoire de Mgr Fabre, troisième évêque de Montréal. Quant à la Station Vanier, elle évoque le souvenir de Georges Vanier, gouverneur général du Canada de 1959 à 1967 dont la cause est présentement à l'étude afin de voir si elle peut être présentée à la Congrégation des Saints, à Rome.

Bonjour la vie
ROUYN - Chaque samedi, 11 h 30, Paulette Côté anime à la télévision « Bonjour la vie » sur les ondes de CKRN-TV à Rouyn. L'émission hebdomadaire a pour but de montrer le dynamisme de l'Église diocésaine de Rouyn-Noranda

Les évêques en Terre-Sainte
ST.JOHN'S - Du 8 au 13 janvier, Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de St. John's et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), s'est rendu à Jérusalem et Bethléem, avec une délégation, afin de participer à une rencontre pour discuter de l'avenir de la Terre Sainte et des nombreux problèmes auxquels sont confrontés les chrétiens de cette partie du monde.

(Revue Sainte Anne, avril 2005, pp. 156 et 157)

10 mai 2026

TOURISME ESTIVAL : Le Manoir Mauvide-Genest

Le Manoir Mauvide-Genest

Par Benoit Voyer

10 mai 2026

L'époque des seigneuries et celle qui l'a précédée m'intéressent beaucoup. De plus, j'adore les vieilles maisons coloniales. Le 23 juillet 2025, de passage sur l'île d'Orléans dans le cadre d'un premier survol du lieu où ont vécu mes ancêtres Dupont, à Sainte-Famille, j'ai visité le Manoir Mauvide-Genest, à Saint-Jean.

C'est en lisant le livre "Par le chemin du Roi, une femme est venue", consacré à la vie de la bienheureuse Marie-Rose Durocher (1768-1830), que j'ai découvert ce site historique tout à fait exceptionnel. C'est ici que sa mère, Geneviève Durocher, a passé son enfance, bénéficiant de l'éducation que lui offrait sa tante Anne Mauvide (1736-1799), la seigneuresse du lieu et épouse de René-Amable Durocher (1737-1786). L'actuel nom du manoir fait référence aux parents de sa tante, Jean Mauvide (1701-1782) et Marie-Anne Genest dit Labarre (1707-1781). En plus d'être seigneur de la partie sud-ouest de l'île de 1752 à 1779, Jean Mauvide était chirurgien du roi et marchand.

C'est dans cette maison que le contrat de mariage entre Geneviève Durocher et Olivier Durocher (1771-1859) a été signé. Ils se marieront le 20 janvier 1794, dans l'église catholique du patelin qu'il est également possible de visiter.

Ainsi donc, le Manoir Mauvide-Genest est un ancien manoir seigneurial situé à Saint-Jean, sur l'Île-d 'Orléans. Il a été construit en 1734 par Jean Mauvide et agrandi en 1738 et avant 1755. La chapelle date de 1929. Il s'agit d'un des plus vieux manoirs seigneuriaux qui existent au Québec. Il a été classé immeuble patrimonial en 1971 et désigné lieu historique national du Canada en 1993.




LE PRÉSENT DU PASSÉ : Mgr Joseph-Aurèle Plourde

Mgr Joseph-Aurèle Plourde,
Archevêque émérite d'Ottawa

« Sur mon testament, j'ai demandé qu'on chante à mes funérailles l'Ave Maris Stella, l'hymne national des Acadiens, pour qu'on sache que je suis Acadien jusque dans la mort. » « C'est Mon Fils! Il est formidable »

OTTAWA — Il est bon de rencontrer un aîné heureux et serein. Le visage de Mgr Joseph-Aurèle Plourde, archevêque émérite d'Ottawa, est rempli de bonté. Il rayonne. Ses yeux sont magnifiques. Ils ont du regard. Il n'a vraiment pas l'air de son âge. Pourtant, il a passé le cap des 90 ans. Il marche droit et fier. Et, surtout, il a l'esprit vif. Il est à la retraite depuis maintenant 15 ans.

Il arrive sans retard à notre rendez-vous. Il s'avance dans le couloir du troisième étage du Centre diocésain d'Ottawa à pas lents et avec élégance. Pour l'occasion, il a mis son col romain et sa croix épiscopale. Il me sert chaleureusement la main et me regarde droit dans les yeux.

« Vous êtes originaire de quel endroit? » Il n'en faut pas plus pour lancer la conversation. « Je suis Acadien! » Rapidement, il clarifie ses origines : « Je dis que je suis Acadien, mais je ne suis pas un descendant des déportés. Mes grands-parents venaient de Rivière-Ouelle, au Québec. »

Dans ma mémoire, l'évocation de ce village me ramène plusieurs années en arrière. Lorsque j'étais enfant, je me rendais souvent au Foyer Martin pour aller y visiter ma grand-mère paternelle, Alice Chenard, veuve d'Edgar Voyer.

Je lui confie mon souvenir : « Il y a beaucoup de Plourde dans le comté de Kamouraska ! Je me souviens de ceux de Mont-Carmel... »

Il répond sans tarder : « C'étaient probablement des parents éloignés parce que tous les Plourde d'ici ont la même souche. Ils sont les descendants des deux mêmes frères. »

Malgré tout, son cœur est acadien : « Un jour, je prêchais une retraite à des prêtres de Moncton. J'ai confié : sur mon testament, j'ai demandé qu'on chante à mes funérailles l'Ave Maris Stella, l'hymne national des Acadiens, pour qu'on sache que je suis Acadien jusque dans la mort. J'ai eu droit à de chaleureux applaudissements ! » (rires)

Une vie au crépuscule
Il y a de ces questions difficiles, même pour un journaliste: « Mgr Plourde, je sais que c'est délicat, mais c'est une réalité de la vie : vous avez 90 ans. Vous en êtes au crépuscule de votre vie... Éventuellement, le Seigneur vous fera rentrer au bercail. Il vous arrive de penser à la mort ? »

Il sourit : « Et ça ne m'énerve pas du tout! Je trouve cela normal. Et cela vous paraîtra peut-être étrange, mais j'ai presque hâte de mourir. Je me dis : je vais rencontrer beaucoup plus de monde que j'aime. Ils sont déjà rendus où j'irai! Si je vais au ciel, comme je l'espère, je vais être beaucoup plus heureux que je le suis ici. Alors pourquoi rester ? Je n'ai plus de famille! J'avais cinq frères et cinq sœurs. Il ne me reste plus qu'une sœur et elle a la maladie d'Alzheimer. Il n'y a donc plus aucune communication possible avec elle quand je lui téléphone. Alors, je n'ai plus de famille. De plus, les amis que j'avais au collège sont aussi partis. Il ne me reste plus rien ici ! »

Je rétorque en douceur : « On dirait que le Seigneur vous a oublié... » Il trouve la réflexion bien drôle : « Oui! Peut-être! » Il me confie ne pas avoir peur de la mort et qu'il sera content de l'arrivée de ce moment. Honnête, il admet cependant que la manière du départ l'inquiète beaucoup. Il craint la maladie et la souffrance.

Seul au monde ?
Il dit être seul au monde, mais il finit par confier un secret: « Vous vous souvenez des boat people, en 1975, au Cambodge ? »

Cette année-là, le gouvernement avait demandé aux évêques du Canada de promouvoir le parrainage. L'état s'engageait à doubler le montant financier de l'aide. L'archevêque d'Ottawa, alors en fonction, avait accepté d'en parler.

Un jour, il est invité à souper chez l'ambassadeur américain qu'il connaît assez bien puisqu'il est catholique. Il y avait autour de la table le commissaire aux réfugiés des Nations unies et quelques personnes.

« Ils m'ont dit: « Vous, les évêques, faites la promotion du parrainage d'enfants, mais, comme cʼest souvent le cas, vous ne ferez concrètement rien! Pourquoi ne parrainez-vous pas personnellement quelqu'un ? » J'ai été surpris de la remarque et de la question. J'ai répondu: « Mon milieu est beaucoup trop clérical et il y a très peu de catholiques au Cambodge... », relate l'archevêque émérite de la région ottavienne.

Après son départ, il réfléchit sérieusement à la proposition. Il décide de retourner rencontrer l'ambassadeur pour en reparler plus longuement. La femme de celui-ci partait justement en Thaïlande afin de visiter un camp de réfugiés dans lequel sa fille travaillait.

Mgr Plourde lui dit : « Si vous trouvez un orphelin, puisque je ne peux pas prendre la charge d'une famille, je pense que je le parrainerais. »

Là-bas, elle parle de l'intérêt du prélat. La réponse vint instantanément. Un jeune était pointé : Huot Tee.

De retour au Canada, l'affaire est conclue. « Comment va-t-il vous appeler, Monseigneur ? » « Qu'il m'appelle père et il décidera d'y mettre le sens qu'il voudra. »

Peu de temps après, les Chevaliers de l'Ordre de Malte demandent à Mgr Joseph-Aurèle Plourde de visiter des camps de réfugiés en Thaïlande. Il accepte.

Joseph-Aurèle Plourde se souvient : « À Bangkok, où je passais, on a fait venir le jeune que je parrainerais. Je pensais qu'il m'appellerait père, comme nous avions convenu. En me voyant, il s'élance vers moi en disant : « Ah ! Papa ! Pour lui, c'était définitif : j'étais son père ! »

Le jeune de 17 ans a finalement émigré au Canada et l'archevêque a réalisé auprès de lui son contrat d'une année tel que convenu.

Ses yeux s'allument et il raconte avec émotion : « Je lui ai finalement trouvé une famille formidable. Le couple avait sept enfants. Je croyais que c'était un milieu bien mieux pour lui. Je lui ai finalement communiqué ma décision. Il était furieux! Il m'a dit: « Non !!! Vous êtes mon père et je reste avec mon père! » J'ai donc accepté de le garder. Je pensais que cela allait être beaucoup de préoccupations pour moi, mais ce ne fut pas le cas… Aujourd'hui, Huot Tee a 42 ans, il travaille pour Postes Canada et il est marié. Vous savez, il vient me voir deux ou trois fois par semaine. Il m'appelle toujours avant sa visite pour me demander si j'ai besoin de quelque chose. Le dimanche il vient avec sa famille, à la messe, dans l'église qui est située en face du Centre diocésain où je demeure et ils viennent dîner avec moi. C'est mon fils ! Il est formidable ! »

Il ne cache pas qu'on s'est beaucoup questionné sur la présence de ce jeune dans sa vie. On craignait que l'exemple se répande trop. Même le Vatican a fait sa petite enquête suite à une visite chez le Saint-Père avec « son fils »

Un mot pour l'histoire
L'histoire se souviendra inévitablement de son action dans l'archidiocèse d'Ottawa. Je ne peux m'empêcher de lui lancer ma traditionnelle question piège: « Qu'est-ce que vous aimeriez que je retienne de vous ? »

Il répond sans tarder: « Cela m'est égal! On dira ce qu'on voudra de moi... Vous savez, lorsqu'on arrive à un certain âge, comme le mien, on se demande beaucoup plus ce que Dieu pense de soi que ce que les autres peuvent bien penser. C'est ma rencontre avec Dieu qui est importante, le reste m'importe peu. »

La romancière Amélie Nothomb a tellement raison quand elle questionne et répond, dans son ouvrage « Métaphysique des tubes » : « Quelle est la différence entre les yeux qui ont un regard et les yeux qui n'en ont pas ? Cette différence a un nom : c'est la vie. La vie commence là où commence le regard ». Tout est affaire de vision des choses. Et quand elle a la couleur du ciel, comme le bleu des yeux de Mgr Joseph-Aurèle Plourde, il nous fait inévitablement affirmer que la vie commence à la veille de la mort C'est le secret de la sérénité.

Mgr Joseph-Aurèle Plourde,
Archevêque émérite d'Ottawa
Centre diocésain
1247, Place Kilborn
Ottawa, Ontario, Canada
K1H 6K9
Par Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, janvier 2005, p. 9)

9 mai 2026

SANTÉ MENTALE : Recréer des liens afin de contrer la solitude

Recréer des liens afin de contrer la solitude

Par Benoit Voyer

9 mai 2026

À l’occasion de la Semaine de la santé mentale, qui se terminera demain, le 10 mai, on lance un appel à se rassembler et à recréer des liens humains afin de briser le sentiment de solitude, le « défi majeur de notre époque » selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les spécialistes conviennent de plus en plus que la solitude est devenue une source de nombreuses problématiques en santé mentale.

L’humain est un être de relations. Cela fait partie de son ADN. Afin d’avoir une vie en équilibre, il est important qu’il soit en dialogue avec d’autres personnes qui vivent son humanité. Si les Québécois et les Québécoises sont dans le top du palmarès mondial de la consommation d’antidépresseurs, l’isolement d’un grand nombre pourrait-il en être une des causes ?

Cependant, être en dialogue avec une autre personne ce n’est pas toujours facile. Je l’ai déjà écrit : une chose que la vie m'a apprise, c'est que pour se comprendre, il faut écouter avec le cœur. C'est ce qu'on appelle l'empathie. Il y a maintenant longtemps, le 21 septembre 2014, j’abordais pour la première fois le sujet de l’art du dialogue empathique dans la défunte version québécoise du Huffington Post [1].

J’écrivais que pour y parvenir, une ouverture réciproque sans peur de l'autre est nécessaire parce que la peur est l'ennemi de l'ouverture. « Lorsque j'ai peur, une part de moi se referme. C'est un mécanisme normal de défense. »

J’ajoutais : « Savoir écouter, ce n'est pas seulement entendre ce que l'autre me dit. C'est surtout savoir saisir ce qu'il tente d'exprimer avec toute sa personne. C'est ce qu'on appelle le langage non verbal. On dit qu'à peine 7% [à 12%] de la communication humaine se fait avec des mots. Il y a tant de choses dont on ne trouve jamais le verbe pour l'exprimer. Au-delà des paroles et des actions, qu'est-ce que le cœur de la personne devant qui je me retrouve veut exprimer ? Qu'est-ce que les attitudes et le langage de son corps disent ? J'aime l'idée que le corps placote autant que les syllabes en bouche. La rencontre de cultures différentes - tout comme le dialogue intergénérationnel - se passe de la même manière qu'entre deux personnes qui tentent de se comprendre. »

Il y a quelques jours, dans l’édition du 11 février 2026 du magazine français Psychologies, je lisais les propos fort intéressants de la psychopraticienne Violaine Gelly [2].

Elle écrit : « Comprendre l’autre, ce n’est pas forcer les mystères de son être, c’est plutôt apprendre son langage. […] Comprendre l’autre, ce n’est pas toujours parler sa langue, c’est lui demander de nous la traduire. C’est dire : « Je ne sais pas exactement ce que tu vis, mais j’ai envie de comprendre comment tu le vis. » [...] La compréhension n’est pas un savoir définitif mais un mouvement. Un élan. Une manière de poser un regard vivant sur l’autre, qui permet au désir de circuler là où la routine voudrait s’installer. Cette curiosité n’est pas naïve : elle voit les failles, les ombres, les agacements. Elle ne maquille rien. Mais elle donne du souffle. Elle crée un espace où l’autre peut se dire sans crainte. Et nous, elle nous permet de prendre le temps de confronter nos interprétations à la réalité. »

Elle écrit aussi : « On apprend à lire l’histoire de l’autre comme un texte dont certaines pages manquent, ou sont raturées, ou encore écrites dans une langue inconnue. Il s’agit moins de percer un secret que de suivre une intrigue. »

Pour appuyer son propos, Violaine Gelly s’appuie avec brio sur le philosophe Paul Ricoeur qui rappelait que nos vies sont des récits que nous réécrivons sans cesse : « Comprendre quelqu’un, revient à comprendre le récit que cette personne fait d’elle-même et que parfois elle n’arrive pas encore à formuler. » C’est accepter que l’autre se transforme, que ses motivations évoluent, que ses certitudes se fissurent, que le livre soit en cours permanent d’écriture. On ne comprend jamais quelqu’un une fois pour toutes. On le comprend à cet instant-là, avec ce qu’il vit, dans ce cycle, cette fatigue, cette réminiscence du passé. Comprendre, c’est entrer dans le récit de l’autre, dans ses zones de tension, ses incohérences, ses ellipses. L’amour devient une compréhension partagée : « Une manière d’interpréter l’autre sans jamais refermer son sens », pour Ricoeur. […] Aimer, finalement, c’est accepter que l’autre reste en partie inconnu – et choisir malgré tout de marcher vers lui. »

Être soi
Enfin, disons-le honnêtement, le point de départ d'un bon dialogue, c'est l'identité individuelle. Ainsi donc, ce sont deux « moi » – ou personnes – qui s'ouvrent l'un à l'autre ou, pour reprendre les termes de la série jeunesse « Passe-Partout », « deux fesses qui se connaissent ».

C'est un vieil adage : Il est impossible de bien connaître l'autre qui est devant moi, si je ne me connais pas moi-même. Et puis, je ne peux guère accueillir sa différence, si je suis incapable d'affirmer la mienne. Ainsi, pour apprécier une autre culture différente de la mienne, il faut avant tout aimer celle qui a fait de moi ce que je suis. Pour apprécier le pays d'autrui, il est préférable d'avoir visité le sien. L'autre n'est pas moi.

Ce que j’avançais dans le Huffington Post reste d’actualité : « Lorsqu'on veut véritablement comprendre culturellement l'autre, il est important de mettre de côté les réponses faciles, les propos superficiels et les idées préconçues. Et puis, éviter de se comporter en conquérants ou en « personne qui fait pitié ». Enfin, la rencontre avec une autre culture n'est possible qu'en restant humble ».

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[1] Benoit Voyer. « Apprendre à dialoguer avec les Premières Nations afin de sortir des préjugés», Huffington Post Québec, 21 septembre 2014 (page consultée le 29 juillet 2024) www.huffpost.com/archive/qc/entry/apprendre-a-dialoguer-avec-les-premieres-nations-afin-de-sortir_b_5844076
[2] Violaine Gelly. « COUPLE : faut-il se comprendre pour S’AIMER ? » Psychologies (France), 11 février 2026, pp. 84-86.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Alain Massé

Alain Massé,
gestionnaire, homme de désir et témoin de la lumière

« Cette journée-là, en regardant l'hostie dans l'ostensoir, je vois comme une lumière vive jaillir d'elle. Après quelques instants, je ne suis plus capable de garder mes yeux ouverts. Je pleure... C'est plus fort que moi ! Le Jésus que je désirais tant est là ! »

Benoît Voyer

GRANBY – Alain Massé ne peut plus se taire. Il a rencontré, dans une expérience christique, voire mystique, Jésus, le fils de Marie. Détenteur d'un baccalauréat en administration des affaires, option comptabilité, de l'Université de Sherbrooke, d'un baccalauréat multidisciplinaire en animation pastorale, en toxicomanie et en santé mentale et d'une maîtrise en comptabilité presque entièrement complétée, il est actuellement gestionnaire-comptable de l'usine d'une multinationale de l'industrie de la confiserie. Son expérience spirituelle intense est bien plus que du bonbon !

Alain Massé, avant de le rencontrer, qui était Jésus pour vous ?

Jésus était pour moi une personne importante et intéressante à cause de ce qu'il est et ce qu'il a fait.

Cependant, dans les circonstances difficiles que je vivais, je ne désirais rien de moins que le rencontrer. Je voulais vivre une expérience surnaturelle...

Je me questionnais sur la manière d'entrer en communication avec lui. Est-ce que c'est possible? Se transmet-on cela de génération en génération ?

Je savais, à l'intérieur de moi, qu'il devait bien y avoir un fond de réalité, car sans pouvoir le définir et le décrire j'avais toujours eu un attrait pour Lui.

Je me souviens de mes jeunes années, lorsque j'allais à l'église, je sentais, sans pouvoir la définir, une certaine présence dans ce lieu.

Je cherchais ... Je le désirais ! Je voulais voir Jésus ! Je voulais le connaître intimement.

C'était en 1988

Avez-vous trouvé ce que vous espériez tant?

Oui! En décidant d'aller plus loin !

Je me souviens d'une expérience que j'ai vécue à la maison des Trinitaires de Granby, un centre de retraites spirituelles qu'on appelle maintenant le Centre Jean-Paul-Regimbal. En entrant dans ce lieu, j'ai goûté à nouveau à la fameuse présence que je sentais à l'église durant mon enfance, une présence qui se décrit difficilement avec des mots, mais qui est tellement pacifiante.

Qu'est-ce qui s'est passé durant cette retraite spirituelle?

Durant la fin de semaine, il y a eu l'adoration du Saint-Sacrement. Un prêtre est arrivé dans notre salle de causeries avec un ostensoir. Il y avait une hostie blanche au milieu. Il disait: « Attention ! Laissez passer Jésus ! »

Intellectuellement, je ne comprenais pas trop ce qu'il voulait bien dire. Cependant, dans la foi, j'ai dit: « Seigneur, je ne sais vraiment pas si tu es présent là-dedans, mais si toutefois tu l'es, je suis prêt à t'accueillir tel que tu es ! »

Rien ne s'est passé pour moi à ce moment...

Alors, vous l'avez rencontré comment?

J'y arrive ...

Lors d'une autre soirée, il y a eu, encore une fois, la présentation du Saint-Sacrement.

Le prêtre se promène avec la présence réelle dans l'assistance. Lorsqu'il arrive à ma hauteur, une émotion indescriptible et une grande paix m'envahissent. J'en perds presque l'équilibre (!). Je m'assois ... C'est intense ! C'est extraordinaire !

Le phénomène se vit en moi et il est bien difficile à décrire. C'est verbalement quasi impossible.

Ce que je sais, c'est que je me sens bien. Je me sens comme un enfant emmitouflé au chaud dans une grosse doudou ! Ça ressemble vraiment à cette sensation, mais de l'intérieur...

Cette journée-là, en regardant l'hostie dans l'ostensoir, je vois comme une lumière vive jaillir d'elle. Après quelques instants, je ne suis plus capable de garder mes yeux ouverts. Je pleure... C'est plus fort que moi! Le Jésus que je désirais tant est là !

Pour moi, cette expérience a été la démonstration que Jésus est vraiment présent dans l'eucharistie.

À regarder vos yeux, il est clair que vous avez été touché par quelque chose ou quelqu'un qui transcende notre finitude…

L'expérience m'anime encore! Elle me motive à continuer à prendre des temps de relation avec Jésus.

Ces temps avec le Christ me font un bien inimaginable ! Souvent, lorsque je suis très fatigué physiquement ou intérieurement, je m'arrête et je demande à la Trinité la permission d'entrer en relation avec elle.

À chaque fois, je me sens tellement visité et comblé. Ma fatigue finit toujours par s'en aller. Ainsi, ma relation avec la Trinité devient comme un tremplin pour mieux replonger dans la vie active.

Vous êtes un gestionnaire d'entreprise. Vous administrez l'usine d'une multinationale de la confiserie. Qu'est-ce que Jésus change dans votre travail d'administrateur?

Cela me conduit à un plus grand accueil de l'expérience de l'autre et à un plus grand respect de ce qu'il est.

De plus, il m'inculque des valeurs de dépassement, d'honnêteté et de sagesse.

Lorsqu'on vous demande de faire des déclarations ou des transactions financières douteuses, comment réagissez-vous?

Ça m'est arrivé, il y a quelques années. J'avais refusé de me joindre à certains exercices financiers, car la situation entraînait de fausses déclarations. Je ne voulais pas participer à cela parce que des personnes auraient été brimées à cause de ce geste. Ma conscience chrétienne m’empêchait d'agir ainsi.

Que ce soit au travail ou à la maison ou entre amis, je me dis que les valeurs que j'ai me sont inspirées de l'Évangile. Mais celui-ci vient d’où ? Du Verbe qui s'est fait chair (!). C'est donc Dieu qui s'est incarné, qui est venu nous apprendre à mieux nous connaître et nous donner le défi de nous dépasser dans l'amour.

(Revue Sainte Anne, juin 2004, p. 249)