Benoit Voyer
VISION CATHOLIQUE : Théophile Durocher (1805-1852)
Par Benoit Voyer
18 mai 2026
Théophile Durocher est né dans la maison familiale, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, le 4 septembre 1805. La résidence a été bâtie par Jacques Courtemanche, son arrière-grand-père, en 1725, soit une année avant l’ouverture de la concession. Il s’était établi à cet endroit avec quatre des descendants de Jacques Archambault. Ces derniers s’établirent sur la terre voisine.
Ses parents sont Olivier Durocher (1771-1859) et Geneviève Durocher (1768-1830).
Généalogie
L’arbre généalogique de Théophile Durocher est impressionnant. Il comporte des ancêtres et proches parents aux tempéraments forts. Quelques-uns ont marqué l’histoire.
D’abord, on retrouve de nombreux marchands influents et assez fortunés. En exemple, sa grand-mère Geneviève Marchesseau (1748-1777) est inhumée dans l’église paroissiale de Saint-Antoine-sur-Richelieu, un privilège réservé aux familles financièrement aisées.
L’arrière-arrière-arrière-grand-père de Théophile est Blaise Juillet (1611-1660), un des deux compagnons de Dollard des Ormeaux (1635-1660). Il est mort noyé le 19 avril 1660 près de l’île Saint-Paul en fuyant une attaque des Iroquois.
Geneviève Durocher, la mère de Théophile, a été « élevée » par sa tante Marie-Anne Mauvide (1736-1799), épouse du René-Amable Durocher (1737-1786), dans le manoir seigneurial de Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Le Manoir Mauvide-Genest [1] rappelle leur mémoire.
Son grand-père paternel, Olivier Durocher (1743-1821), était sur le champ de bataille, le 8 juillet 1758, lors de la victoire du général Montcalm à Carillon, sur le lac Champlain. Le fort de Carillon porte de nos jours le nom de Fort Tigonderoga et est situé dans l’actuel État de New York. Olivier, qui avait 14 ans, a mené le combat dans la troupe de Bourlamaque postée sur le Richelieu. Laissé pour mort, on se rend compte qu’il respire encore. Sans tarder, on le transporte. On lui sauve la vie. Plus tard, de 1786 à 1789, il sera marguiller à Saint-Antoine-sur-Richelieu et, de 1796 à 1800, député du comté de Surrey (Verchères). De 1800 à 1821, il vivra retiré chez son fils. Il apprendra à sa petite-fille Eulalie, la future sœur Marie-Rose, à lire, écrire et l’histoire de la Nouvelle-France.
Son arrière-grand-père paternel est le médecin-chirurgien Olivier Durocher (1717-1795) qui a pratiqué la chirurgie à l’Hôtel-Dieu-de-Montréal.
Enfin, ses arrière-arrière-grands-parents paternels, Joseph Durocher (1681-1749) et Marguerite Leroy (1685-1749), sont originaires d’Angers, dans l’actuelle région de Maine-et-Loire, en France. Ils se sont mariés dans l’antique église-cathédrale Saint-Maurille, le 6 juin 1705.
Sa famille
La petite histoire du père de Théophile et de sa famille mérite une attention spéciale Ses origines expliquent en grande partie sa sainteté et l’exemplarité de vie chrétienne de plusieurs de ses frères et sœurs.
Olivier Durocher (1771-1859) fait de bonnes études et se destine à devenir prêtre de l’Église catholique romaine. C’est son souhait le plus cher. Il sent en lui la vocation. Olivier est un homme de grande piété.
Le père d’Olivier s’objecte au choix de vie de son fils. Il n’est pas question qu’il devienne prêtre! N’ayant que deux enfants et un seul fils, il veut que son gars lui donne une descendance afin de perpétuer son nom. Ainsi donc, Olivier n’aura pas le choix de se marier. Le 20 janvier 1794, il épouse Geneviève Durocher (1768-1830), une petite-cousine, à Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Il deviendra cultivateur et s’établira à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
Olivier et Geneviève donnent la vie à onze enfants : trois mourront en bas âge, trois se marieront et cinq choisiront le célibat en devenant religieux ou religieuses. Faut-il s’en étonner ? Olivier Durocher (1771-1859) a transmis sa grande foi en Dieu à ses enfants.
Séraphine (1809-1852), la sœur de Théophile, entrera dans la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, fondée par sainte Marguerite Bourgeoys.
Eusèbe Durocher (1807-1879) étudiera au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Il exercera son ministère dans cette ville avant d’entrer chez les Oblats de Marie Immaculée.
Flavien Durocher (1800-1876) sera prêtre séculier et puis se joindra aux Prêtres de Saint-Sulpice et, en bout de course, aux Oblats de Marie Immaculée, communauté fondée par saint Eugène de Mazenod. Il sera longtemps curé de la communauté des Innus de Betsiamites, devenue Pessamit, avant de fonder la paroisse Saint-Sauveur, à Québec. De nos jours, le Parc Durocher, situé aux coins des rues Durocher, Saint-Vallier et de Carillon, à Québec, rappelle sa mémoire. Au centre du lieu se dresse un immense monument érigé en 1912 où les paroissiens de jadis ont souligné qu’il a été un « prêtre zélé, religieux, parfait » et un « pasteur charitable ». Puisqu’il est pensionnaire à Montréal pour ses études et que durant les vacances avec sa famille il visite ses oncles et ses tantes et, par la suite, est au loin pour son travail ecclésiastique, il connaîtra peu les plus jeunes de ses frères et de ses sœurs.
Il est aussi le frère d’Eulalie, la future bienheureuse Marie-Rose Durocher, née en 1811. Bien qu’elle fût proche de sa sœur Séraphine durant son enfance, plus tard sa relation avec Théophile sera des plus significatives puisque, devenu prêtre séculier et curé, elle s’occupera pendant plus de dix ans du quotidien de ce dernier et s’impliquera dans ses projets pastoraux à Beloeil.
Prêtre catholique
et curé à Beloeil
Le 9 mars 1828, Théophile, est ordonné prêtre. Après avoir reçu le sacrement de l’ordre, il est nommé vicaire à Ville Saint-Laurent et, en 1829, à Saint-Benoit-des-Deux-Montagnes, devenu de nos jours un secteur de la ville Mirabel.
À la suite du décès du curé, sa ménagère quitte le presbytère. Par délicatesse et par respect et reconnaissance pour son prédécesseur, Théophile offre à une jeune nièce du défunt qui habite au presbytère de rester avec lui. Rapidement, il se rend compte de la situation délicate dans laquelle il s’est mis, lui qui a fait vœu de chasteté. Pour ne pas s’exposer aux tentations de la chair et éviter la critique, il prie son père de lui envoyer sans tarder Eulalie afin qu’elle dirige le personnel du presbytère. Ce dernier accepte et sa fille Geneviève et son mari Pierre Allaire iront habiter avec lui.
À l’été 1831, Eulalie retourne vivre chez son père parce que Théophile est nommé curé à Beloeil.
À peine installé, Théophile propose à son père de déménager avec Eulalie dans son presbytère. Il lui explique que son âge avance et qu’à trois il leur serait possible de vivre une saine vie de famille. Le projet prend forme à la fin de 1831. À Beloeil, Eulalie prend la direction du quotidien au presbytère.
Dans son nouveau patelin, Théophile présente à Eulalie « Demoiselle » Mélodie Dufresne afin de l’aider au presbytère. Elles deviendront de grandes amies.
Desservant de Saint-Hilaire
En 1841, 1844 et 1844, en plus de ses fonctions de curé à Beloeil, l’abbé Théophile Durocher est desservant à Saint-Hilaire.
En Europe
En 1850 et 1851, Théophile fait un voyage en Europe.
Décès
L’abbé Théophile Durocher décède le 19 mai 1852, à l’âge de 47 ans. Il est inhumé dans l’église de Beloeil.
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[1] www.manoirmauvidegenest.com
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer
Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué à : fildepresse@benoitvoyer.com
L'obésité, signe d'un vide psychologique et spirituel ?
QUÉBEC – L'obésité pourrait notamment être le signe d'un « vide psychologique et spirituel » de la société de consommation. C'est ce qu'explique Jean-Claude Leclerc dans un article, paru dans le magazine RND, qui s'appuie sur les propos du Dr Gabo R. Maté.
La cathédrale d'Amos devient un monument historique
AMOS – La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos a été classée monument historique par le gouvernement du Québec. Ce temple de dimensions imposantes a été construit en 1922. Le bâtiment a été désigné cathédrale en 1939. Sa structure de style romano-byzantin est une véritable œuvre d'art pourvue de mosaïques, de marbre d'Italie et de verrières françaises. Elle est l'œuvre de l'architecte et professeur montréalais Aristide Beaugrand-Champagne.
Windows en inuktitut
IQALUIT – Microsoft prépare une version de Windows XP en inuktitut, la langue des Inuits du Grand Nord canadien, surtout au Nunavut. C'est la première fois que Windows parlera une langue amérindienne du Canada.
Le Dalaï-lama au Canada
OTTAWA – Du 19 avril au 8 mai, le Dalaï-lama, chef spirituel et politique tibétain en exil, récipiendaire du prix Nobel de la paix 1989, a visité le Canada pour une quatrième fois. Il a notamment rencontré le premier ministre Paul Martin, le 23 avril. C'est la première fois qu'un chef de l'État canadien accepte un tel rendez-vous.
Exposition d'objets religieux
NICOLET – Le musée des religions de Nicolet présente jusqu'au 30 janvier 2005 l'exposition « L'Église endimanchée » qui expose 120 objets de culte d'une autre époque. Il s'agit de pièces qui appartiennent à la collection du musée qui n'ont jamais été montrées au public.
Les immigrés se suicident moins
OTTAWA – Selon Statistiques Canada, les immigrants sont moins susceptibles de se suicider que les personnes nées au Canada. Alors qu'ils sont 13 par tranche de 100 000 habitants nés au pays à s'enlever la vie, le taux est un peu moins de 8 pour 100 000 chez les immigrés qui s'installent au Canada. Le taux de suicide est plus élevé chez les immigrants d'origine européenne et moins élevé chez ceux qui viennent d'Afrique, du Proche-Orient et d'Asie.
Le déficit de la JMJ
GASPÉ – La venue de Jean-Paul II lors de la JMJ a engendré un déficit de 38 M$ répartis entre les diocèses canadiens, au prorata de leur population. Pour plusieurs diocèses plus pauvres, comme celui de Gaspé, la facture est plus difficile à payer. De peine et de misère, Gaspé n'a, en ce moment, épongé que la moitié de sa part à payer. En interview à CIEU FM, Isabelle Vilcheron a expliqué que ce n'est pas le paiement de ce montant qui a mis en péril la situation financière de son diocèse. On se souvient que l'année dernière le diocèse de Gaspé a dû solliciter les dons du public afin d'amasser 200 000 $ pour atteindre l'équilibre budgétaire.
Avortements à la hausse au Canada
OTTAWA – Il y a eu 106 418 avortements au Canada en 2001 comparativement à 105 427 en 2000. Le taux d'avortements est donc passé de 15,4 à 15,6 par tranche de 1000 femmes. La province de Québec est cependant passée de 31 125 avortements en 2000 à 31 065 en 2001. Le taux est donc passé de 19,4 à 19,6 par tranche de 1000 femmes.
Les Églises en faveur du désarmement
TORONTO – Le Conseil canadien des Églises, auquel prend part l'Église catholique canadienne, demande au premier ministre Paul Martin « d'intensifier l'engagement du Canada à l'égard du désarmement et du contrôle contraignant des missiles balistiques, qui constituent, en effet, le moyen le plus efficace et le plus pratique d'améliorer la sécurité et la protection des Canadiens ». Pour l'organisme, les systèmes stratégiques de défense contre les missiles balistiques ne pourront jamais satisfaire l'aspiration profonde des humains à la sécurité face à la terreur nucléaire.
75ᵉ anniversaire de l'église Notre-Dame-de-Lourdes
MONTRÉAL – Les paroissiens de Notre-Dame-de-Lourdes, dans l'arrondissement Verdun, à Montréal, ont célébré, en avril, le 75ᵉ anniversaire de la construction de leur église. Le programme des festivités était composé d'une messe de remerciement suivie d'un souper et d'une soirée de musique. L'église a été construite en 1928 et 1929 selon des plans de l'architecte Anastase Gravel. La construction s'est réalisée en pleine récession économique. En 75 ans, on y a célébré 12 283 baptêmes, 9 373 confirmations, 3 692 mariages et 5 286 funérailles.
Hommage à l'Oratoire Saint-Joseph
OTTAWA – Postes Canada a rendu hommage à l'Oratoire Saint-Joseph en émettant un timbre de 49 cents mettant en vedette le lieu de culte. C'est une manière de souligner le 100ᵉ anniversaire de ce plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph. Le timbre a été conçu par la maison Bradbury Branding and Design.
Transformation temporaire du presbytère de Cap-Chat
CAP-CHAT – Depuis le 30 avril, l'Escale de Sainte-Anne-des-Monts, un centre spécialisé en services de réadaptation pour toxicomanes, a déménagé au presbytère de Cap-Chat. Ce n'est qu'un passage de 18 mois puisqu'un nouveau bâtiment sera construit pour accueillir la clientèle de l'Escale.
En attendant de retrouver son chemin de croix
SAINTE-SOPHIE-D'HALIFAX – Dans la région des Bois-Francs, au Québec, un nouveau chemin de croix remplace celui qui a été volé, il y a quelques mois, dans l'église paroissiale. Il s'agit d'une figuration de la passion du Christ. Il a été aménagé temporairement en attendant que les policiers retrouvent le précédent qui était évalué à environ 20 000 $. Ce qui étonne est qu'il s'agit justement des mêmes images que celui qui a été dérobé.
L'église devient un centre récréatif
SAGUENAY – Un centre récréatif pour les aînés pourrait être aménagé dans l'église Saint-Nom-de-Jésus, dans le secteur de Rivière-du-Moulin, à Saguenay. Le conseil de direction de Saguenay a donné son appui au projet du Comité des aînés de l'arrondissement de Chicoutimi et dégagé une somme de 15 000 $ pour une étude de faisabilité. Une place pour le culte serait prévue à l'intérieur du bâtiment.
Une nouvelle croix de chemin
SAINT-MAURICE- Le gouvernement du Québec a érigé une croix de chemin à Saint-Maurice, en Mauricie. Celle-ci a été dressée pour informer les automobilistes du danger que représente l'intersection du rang Saint-Alexis et de la 352. Plusieurs citoyens auraient souhaité un feu de circulation, mais le ministère des Transports a préféré un monument à connotation religieuse abondamment illuminé.
Des moines en ville
MONTRÉAL – Les Fraternités monastiques de Jérusalem, une communauté de moines dans la ville, arriveront à Montréal en septembre. Une célébration d'accueil est prévue le 26 septembre en la fête des saints martyrs canadiens. Ils prendront la relève du Sanctuaire Saint-Sacrement sur la rue Mont-Royal. Les fraternités regroupent des hommes et des femmes.
Finis les casinos pour les Chevaliers de Colomb
EDMONTON – Les Chevaliers de Colomb de l'Alberta ont décidé de ne plus utiliser les casinos pour générer des revenus à cause des effets néfastes du jeu. L'organisme préfère se tourner vers des activités plus familiales. Cette décision représente une perte financière d'environ 1 M$. Il y a 15 000 Chevaliers de Colomb dans la province.
Un congé pour s'occuper d'un proche mourant
TORONTO – Les Ontariens qui s'occupent d'un membre de leur famille gravement malade pourront bientôt prendre un congé non payé de deux mois avec protection de leur emploi. Un projet de loi a été déposé en avril. La mesure s'appliquerait seulement si le patient risque de mourir dans un délai d'environ six mois.
Deux nouvelles antennes pour Radio Ville-Marie
TROIS-RIVIÈRES — Radio Ville-Marie (RVM), la radio religieuse de Montréal qui a un réémetteur à Sherbrooke, se prépare à desservir les auditeurs de Trois-Rivières et du Centre-du-Québec. Le projet d'implantation coûte environ 200 000 $. Les deux nouveaux réémetteurs devraient entrer en ondes en septembre. Royal Saint-Arnaud, journaliste au quotidien Le Nouvelliste et diacre permanent, fera partie de l'équipe régionale. Il présente déjà une émission radiophonique hebdomadaire sur les ondes de CKSM à Shawinigan, émission rediffusée depuis quelques lunes sur les ondes de RVM. www.radiovm.com
L'Arche de Noé à Shawinigan
SHAWINIGAN - Jusqu'au 3 octobre, l'Ancienne-Aluminerie-de-Shawinigan présente l'exposition « L'Arche de Noé » concoctée par le Musée des beaux-arts du Canada. Elle prendra l'affiche à la Cité de l'énergie. Il s'agit d'un regard de 25 artistes – qui présentent une soixantaine d'œuvres – qui permet au public de sonder les divers rapports entre l'homme et le monde animal.
Le premier missionnaire acadien
MONCTON – L'abbé Nicolas Aubry est le premier missionnaire à fouler le sol acadien. Le 7 avril 1604, le prêtre de Paris embarque à bord d'un des deux navires d'exploration en route pour les terres du nouveau continent malgré l'opposition de ses parents. L'expédition a conduit aussi Samuel de Champlain, François de Pont-Gravé, Jean Biencourt de Poutrincourt, un autre prêtre catholique, un ministre protestant ainsi que cent vingt hommes de métier.
L'hospitalisation est plus facile pour les croyants
QUÉBEC – « L'hospitalisation est plus facile pour les croyants que pour les athées », affirme Christiane Biron, animatrice de pastorale en milieu de la santé, au quotidien Le Soleil. Durant ses neuf années de pratique clinique, elle a remarqué que les valeurs sont bousculées par la maladie. Les croyances religieuses de l'enfance, souvent endormies, se réveillent. « Croire en quelqu'un de plus grand que soi, c'est un plus pour le malade. Il peut se décharger sur lui », ajoute-t-elle. Au Québec, il y a environ 420 animateurs de pastorale dans les établissements de la santé. Ils sont considérés comme des professionnels de la santé. Leur salaire annuel varie entre 33 931 $ et 62 475 $.
(Revue Sainte-Anne, juillet-août 2004, pp. 301 et 302)
VISION CATHOLIQUE : Mon périple sur les traces des saints du Canada
Par Benoît Voyer
17 mai 2016
Mon périple sur les traces des saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu du Canada se poursuit.
Le 5 janvier 2026, je suis allé à la rencontre du bienheureux Louis-Zéphin Moreau qui repose dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe. J’ai profité de la messe du jour, présidée par le vicaire général du diocèse, l’abbé Serge Pelletier. Dans ce temple, l’eucharistie est célébrée du lundi au vendredi à 16 h. Je me suis assis auprès de Louis-Zéphirin afin de me souvenir de l’inspirant évêque qu’il a été.
Au préalable, j’ai tenté de visiter les vénérables Élisabeth Bergeron et Aurélie Caouette qui reposent dans le mausolée de la cathédrale, sur la rue Girouard est. Malheureusement, les portes étaient closes. Depuis que le salon funéraire Ubald Lalime gère le cimetière et le mausolée, il est devenu quasi impossible d’avoir accès aux lieux de sépulture des fondatrices des Sœurs de Saint-Joseph et des Adoratrices du Précieux-Sang. Qu’est-ce qu’on attend pour aménager des espaces pour elles dans la cathédrale auprès de leur bienheureux fondateur ?
Le 7 janvier, à 19 h 30, j’ai souligné l’anniversaire de saint Alfred Bessette avec une importante communauté de foi réunie pour une messe spéciale en sa mémoire dans la crypte de l’oratoire Saint-Joseph. Cette célébration était présidée par le père Bernard Antoine, recteur de l’Oratoire. Le religieux est originaire de Dondon, en Haïti. Ce jour-là, plus de la moitié de l’assistance était composée de ses compatriotes.
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| Devant la maison mère des soeurs de la charité, à Ottawa |
Il me reste plusieurs lieux de sépulture de saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu à visiter. En septembre, notamment, je me rendrai au sanctuaire de saints martyrs, à Midland, en Ontario, où trois d’entre eux ont été tués par haine de la foi chrétienne.
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Roland Leclerc a refusé d'être évêque de Trois-Rivières
MONTRÉAL – L'abbé Roland Leclerc est décédé le 19 novembre, trois jours avant mon 37ᵉ anniversaire de naissance. Ce n'est plus une nouvelle, car l'événement a été très médiatisé.
J'ai eu le privilège de travailler avec lui, notamment à l'émission télévisée Parole et Vie (Canal VOX). J'ai aussi réalisé, au fil de mes 15 années de vie journalistique, quelques interviews de l'homme pour des articles qui ont été diffusés dans l'Hebdo journal, la Revue Sainte-Anne, la Revue Notre-Dame-du-Cap et pour l'émission Les P'tits bonheurs diffusée à Radio Ville-Marie. Enfin, il a été, pour moi, un confident. Ses conseils ont toujours été une grande source d'espérance pour mon quotidien. Sa sainteté m'a toujours touché. Je ne sais pas si c'était réciproque – et je ne le saurai jamais –, mais je le considérais comme un ami.
Son départ a provoqué en moi un long silence. J'en sors aujourd'hui, après quelques mois, pour révéler un détail de sa vie que peu de gens connaissent : l'abbé Roland Leclerc devait devenir évêque du diocèse de Trois-Rivières, pour remplacer Mgr Laurent Noël.
Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était en 1996-1997, au moment où j'étais journaliste à L'Hebdo journal en Mauricie. S'assurant de bien fermer la porte de son bureau après m'y avoir invité, le directeur général de l'époque, Gilles Béchard, me confiait une conversation confidentielle qu'il venait d'avoir, quelques heures plus tôt, avec Roland Leclerc, collaborateur au journal. Il lui confiait une discussion avec le nonce apostolique du Canada. La rencontre consistait à convaincre l'abbé Leclerc d'accepter de devenir évêque de Trois-Rivières. Après une brève réflexion, Roland refusait la proposition. Gilles Béchard et moi convenions de faire de la confidence du prêtre une rumeur urbaine. Le directeur général me demandait, avant de quitter son bureau, de vérifier celle-ci – comme toutes rumeurs – auprès de Roland Leclerc.
Sans tarder, je m'entretiens au téléphone avec le principal concerné : « Roland, on raconte en ville qu'on t'a demandé de devenir évêque. Est-ce que c'est vrai ? » Très mal à l'aise par cette question, un long silence s'installe au bout du fil. Finalement, il répond négativement à la question (secret professionnel oblige). Il ajoute sans tarder que même si la rumeur s'avérait fondée, il refuserait, car cette nouvelle fonction l'empêcherait d'intervenir efficacement dans les médias, puisqu'il serait obligé d'être solidaire du collège épiscopal.
La conversation a fait la manchette de l'Hebdo journal.
Quelques semaines plus tard, l'abbé Martin Veillette était nommé évêque de Trois-Rivières.
Et voilà, il n'y a plus de secret sur cette vieille histoire.
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, mars 2004, p. 108)
VISION CATHOLIQUE : Le vénérable Clément-Marie Staub
Par Benoit Voyer
16 mai 2026
À Kaysersberg, en Alsace (France), le 2 juillet 1876, naît Joseph, fils de Clément Staub et de Marguerite Hertig. Il s’agit de leur 4e enfant.
Sa famille est modeste et l’éducation religieuse est une valeur importante pour ses parents, des personnes de grande foi chrétienne. Dans la salle familiale, une statue du Sacré-Cœur domine la pièce.[1]
Le 23 mars 1890, Joseph fait sa première communion. Il a 14 ans. Cette même année, il entre dans la congrégation des Augustins de l’Assomption, fondée en 1850 par le père Emmanuel d’Alzon.
Le 6 septembre 1896, il revêt le costume des Assomptionnistes. On lui donne le nom de frère Marie-Clément.
Le 8 septembre 1897, il fait sa première profession religieuse. Sa formation religieuse durera deux ans.
À la fin de son noviciat, on l’envoie compléter ses études à Rome. Il y étudiera la philosophie et la théologie. Il obtiendra deux doctorats. Près du siège de saint Pierre, il développe un grand attachement au pape et à l’Église. Il recevra le sacrement de l’ordre, le 19 mars 1904, à quelques pas du Saint-Siège, en Italie. Il célébrera sa première messe dans l’église où il a été baptisé, en Alsace.
Il débute son parcours de prêtre en étant sous-prieur et chargé de cours auprès des novices assomptionnistes, à Louvain.
En 1906, il ira fonder un noviciat à Gempe, en Belgique. Il en devient le supérieur et le maître des novices. En parallèle, il donne des causeries et anime des retraites spirituelles en France, en Belgique et où on le demande. Enfin, il passera quelque temps en Angleterre.
On l’envoie finalement aux États-Unis, dans un collège dirigé par sa communauté religieuse à Worcester, dans l’État du Massachusetts, à environ 1 h 15 d’automobile de Boston. Cette affectation ne devait être que temporaire. Il passera le reste de sa vie en Amérique. Dans cette région, il se retrouve au milieu de religieux européens. Il se sent donc un peu comme chez lui.
À Noël 1914, à Worcester, le père Marie-Clément Staub fonde les Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc, sa sainte préférée. La nouvelle communauté religieuse a pour mission d’aider aux soins domestiques des prêtres et de les assister dans leur ministère.
En 1917, il propose à l’archevêque de Québec, le cardinal Louis-Nazaire Bégin, d’établir dans son diocèse les Assomptionnistes, les Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc et d’établir un bureau pour le Canada de l’Archiconfrérie de la prière et de pénitence, mieux connu de nos jours du nom de Montmartre canadien. L’offre est acceptée.
Pendant une vingtaine d’années, il est à la tête des œuvres qu’il a établies à Québec et anime des retraites spirituelles ayant principalement pour thème le Sacré-Cœur de Jésus.
Dans son petit livre sur Clément-Marie Staud, le père Xaxier Vandermeerschen explique que « le début de l’année 1936 marqua pour lui un arrêt dans ses activités et même un séjour de trois semaines à l’Hôtel-Dieu de Québec. Rentré à la maison-mère des Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc, il fut astreint à de longs repos, continuant cependant de croire à sa guérison et de nourrir de grands projets. Il ne pensait pas – et qui l’eût pensé ? – être à quelques semaines du dernier grand projet inscrit pour lui dans le livre de la vie – le retour à Dieu. »[2]
Le 16 mai 1936, vers 20 h 45, à la maison mère des Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc, à Sillery, devenu un des 35 quartiers de la ville de Québec, une crise cardiaque s’attaque à lui : « Les spasmes de la crise terminées, le père esquissa un sourire et, pendant quelques secondes, leva la main gauche dans un geste d’adieu. Sans secousse, sans même un soupir perceptible, le grand apôtre et le grand fondateur rendait l’âme à Dieu. Il était 21 h 30 ».[3] Le père Marie-Clément Staub n’a que 59 ans.
Le 3 avril 2014, le pape le déclare « vénérable », première étape de trois vers la béatification et la canonisation.
Il repose dans la chapelle du Montmartre canadien, à Québec.
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[1] Cf. Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p. 4.
[2] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p. 33.
[3] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p .35.
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[1] Cf. Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p. 4.
[2] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p. 33.
[3] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p .35.
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer
Proclamation royale
MONCTON – Le 28 juillet devient le jour de la commémoration de la déportation des Acadiens, il y a près de 250 ans (1755 à 1763), par la Couronne britannique. La proclamation royale a été signée par l'ex-ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps. Sans être des excuses officielles, ceci est une reconnaissance des torts causés par la déportation.
Don pour l'Iran
MONTRÉAL – Développement et Paix recueille des dons pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre qui a frappé la région de Bam en Iran, en décembre. Développement et Paix, 5633, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H1N 1A3.
Les Québécois sont devenus « underground »
SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – De retour d'un voyage au Guatemala, où il a participé au Congrès missionnaire des Amériques, Mgr Clément Fecteau, évêque de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, dit avoir été frappé par la dévotion des catholiques de l'Amérique latine. « Nous autres, on a du chemin à faire là-dessus, parce qu'on est devenu quasiment underground ! On a peur d'affirmer notre foi en Jésus-Christ », a-t-il lancé à un journaliste de la Société Radio-Canada. Il a profité de ce voyage pour se rendre au Honduras afin de visiter une vingtaine de prêtres du Québec, membres de la Société des Missions étrangères, dont trois sont originaires de son diocèse. Mgr Fecteau est membre de la Commission épiscopale cana- dienne pour l'évangélisation des peuples et faisait partie des170 représentants canadiens au Congrès missionnaire qui a réuni 3 000 participants au Guatémala.
Jour du Seigneur
MONTRÉAL – Suite à une vaste enquête menée auprès de la clientèle cible de l'émission télévisée Le Jour du Seigneur, il a été confirmé que l'heure de diffusion demeurera, le dimanche, à 10 h. La Société Radio-Canada renonce donc à pousser l'heure de diffusion à 11 h. L'enquête a démontré que la messe télévisée constitue un véritable rituel pour un grand nombre de téléspectateurs et qu'en la diffusant plus tard cela perturberait la vie de plusieurs personnes.
75ᵉ chez les orthodoxes russes
MONTRÉAL – La paroisse Saint-Nicolas de l'Église orthodoxe russe hors-frontières, située au 422 boulevard St-Joseph ouest, à Montréal, a célébré son 75ᵉ anniversaire de fondation, à l'occasion d'une grande vigile qui a eu lieu le 18 décembre et d'une liturgie pontificale, le 19 décembre 2003. Les célébrations ont été présidées par Mgr Gabriel Chemodakov, évêque de Manhattan.
Maison Saint-Gabriel
MONTRÉAL – La Maison Saint-Gabriel, musée montréalais mettant en vedette sainte Marguerite Bourgeoys, les Filles du Roy et les 16ᵉ et 17ᵉ siècles canadiens, présente de mai à décembre l'exposition « Patrimoine et coutumes populaires religieuses ». Elle fera revivre le quotidien des pratiques et des croyances religieuses. La présentation mettra en vedette les calvaires et les croix du chemin, les petites images dévotes et les confréries en Amérique française. www.maisonsaint-gabriel.qc.ca
Un collège des Ursulines ferme ses portes
STANDSTEAD – Après 120 ans d'existence, le Collège des Ursulines de Stanstead, au Québec, a annoncé la fin de ses activités lorsque se terminera la présente année scolaire. La direction de l'établissement impute cette décision à des déficits qui ne cessent d'augmenter. La baisse de la clientèle et la diminution des subventions accordées par le ministère de l'Éducation sont pointées du doigt. Une centaine d'élèves, une dizaine d'enseignants, et les membres du personnel administratif, professionnel et de soutien du Collège sont touchés par cette fermeture. Le conseil d'administration du Collège des Ursulines et les élus de Stanstead cherchent des solutions pour éviter ce scénario. On espère empêcher la fermeture de l'établissement.
Une ville, une paroisse
COWANSVILLE – Le 14 décembre, Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe, a officialisé le projet de fusion des paroisses Sainte-Rose-de-Lima, Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et Saint-Léon de Cowansville. La nouvelle paroisse porte temporairement le vocable de Saint-Léon. À la fin de décembre, près de 250 propositions de noms ont été reçues pour identifier la nouvelle fabrique. Cinq noms seront retenus et proposés au vote des paroissiens. Suite à la consultation, l'évêque de Saint-Hyacinthe choisira le nom officiel qui sera divulgué le 16 mai lors d'une célébration spéciale.
L'Église de Bienville fermera ses portes
BIENVILLE – L'église Saint-Antoine-de-Bienville, dans le diocèse de Rimouski, fermera ses portes le 11 avril, jour de Pâques La baisse dramatique de la pratique religieuse et les travaux coûteux évalués à 300 000$, sans compter les imprévus, amènent le Conseil de fabrique à prendre cette décision. Construite en 1893, l'église de Bienville n'est pas un monument historique reconnu. Toutefois, il n'est pas question de démolir l'église. Elle est tout simplement à vendre.
La Maison Marie-Reine-de-la-Paix ferme ses portes
GASPÉ – Après 50 ans d'activités, la maison de retraites spirituelles Marie-Reine-de-la-Paix, en Gaspésie, administrée par les Oblats de Marie-Immaculée, a fermé ses portes. C'est le père Réjean Doyon qui a eu la tâche de fermer le livre d'histoire de cette œuvre débutée le 21 octobre 1951. La dernière retraite a eu lieu en octobre. Exceptionnellement, une cinquantaine de personnes y assistaient. Le centre deviendra une résidence pour les aînés.
Abus sexuels par des membres du clergé
OTTAWA – Un groupe de travail qui révisera les grandes orientations de l'Église catholique canadienne en matière d'abus sexuels commis par des membres du clergé a été formé par la CECC. « En 1992, la CECC est devenue la première conférence épiscopale au monde à publier des lignes directrices en cette matière. Depuis plus d'une dizaine d'années, ce document phare intitulé « De la souffrance à l'espérance » aura permis aux diocèses du Canada de se donner les normes les plus appropriées répondant aux standards de l'époque à l'égard du traitement des cas d'abus sexuels commis par des membres du clergé. À l'aide de cet outil, les diocèses canadiens ont ainsi pu établir des politiques concernant les abus sexuels et mettre sur pied des programmes pastoraux pour accompagner les victimes et leurs proches », explique le communiqué de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).
Un tribunal islamique en Ontario
TORONTO – Des musulmans ontariens mettent actuellement en place un tribunal judiciaire fondé sur la charia, la loi canonique islamique. Ce tribunal aurait l'objectif de traiter, par arbitrage, les conflits matrimoniaux entre musulmans. L'Institut islamique de justice civile entend nommer des arbitres parmi les imams et les savants religieux de la communauté musulmane canadienne. Syed Mumtaz Ali, juriste musulman à la retraite et initiateur de ce projet, pense que cela permettra aux musulmans d'économiser du temps et de l'argent. Toutefois, d'autres musulmans se demandent comment la charia sera interprétée et si elle n'est pas fondamentalement biaisée en faveur des hommes. Une chose demeure rassurante : les tribunaux ontariens ne reconnaîtront pas les jugements issus de ce tribunal s'ils violent la Charte canadienne des droits et libertés.
Sauver l'église de Grande-Rivière
GRANDE-RIVIÈRE – Les paroissiens de Grande-Rivière sont très préoccupés par leur église, construite en 1893, qui a fermé ses portes le 14 juillet pour des raisons de sécurité. Les 110 bénévoles de cette paroisse, qui en compte 3600 fidèles, travaillent à amasser 170 000$ afin de rénover leur église. Les travaux sont commencés et la messe de minuit a été célébrée dans leur maison de prière.
Chronique religieuse
DRUMMONDVILLE – Le diacre, André Page, signe une chronique de spiritualité dans l'hebdomadaire L'Express-La Parole, à Drummondville. Il est possible de lire régulièrement ses chroniques sur le site du journal, dans la section des chroniques. www.expressparole.com
Église rénovée
DOLBEAU – L'église Saint-Eugène, située dans la région de Dolbeau-Mistassini, vient de subir une cure de rajeunissement. Des travaux étaient devenus indispensables. Ils ont coûté, jusqu'à maintenant, 41 000$ ; 20 950$ provenant de la générosité de la population et des commerçants et 20 000$ de la Fondation du patrimoine religieux du Québec. Et ce n'est pas terminé. La 2ᵉ phase du projet est en chantier.
Chronique religieuse dans l'hebdomadaire le Trait d'union
MASCOUCHE (bv) – Depuis le 7 décembre, Mgr Gilles Lussier, évêque de Joliette, signe une chronique mensuelle dans l'hebdomadaire Le Trait d'union, propriété de Transcontinental. Le journal couvre les paroisses de Saint-Henri, de Mascouche, de Saint-Joachim, de La Plaine, de Saint-Roch-de-l'Achigan et de Saint-Lin-des-Laurentides. www.letraitdunion.com
(Revue Sainte-Anne, mars 2004, pp. 109 et 110)
UN PEU DE MOI : Un ado et sa guitare
En octobre 1983, je participe aux activités du service de la pastorale à la polyvalente J.-H. Leclerc. Dans le milieu scolaire, je vis un peu en retrait. C’est ainsi depuis que j’ai "doublé" ma deuxième année du secondaire. Ma guitare m’aide à prendre ma place. (BV)
DÉCÈS : Robert Chenard (1950-2026)
C'est avec regret que j'ai appris le décès de Robert Chenard. Il s'agit de mon petit-cousin. Henri Chenard, son père, est le fils de Rémi Chenard et Lumina Bélanger, les arrière-grands-parents. D'ailleurs, Lumina repose dans le même lot qu'Henri dans le cimetière de Saint-Alexandre de Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent. (BV)
VISION CATHOLIQUE : L’humain prie Dieu. Dieu prie l’humain
Par Benoit Voyer
15 mai 2026
Un jour [1], le frère Denis Lévesque, fondateur des Franciscains de l’Emmanuel, me disait : « La prière et la vie spirituelle ne sont pas "des affaires de feeling". Sentir la présence de Dieu est une grâce qu’il ne faut point rechercher. Le maître du temps et de l’histoire la donne à qui il veut et quand il veut… […] Il y a des gens qui disent : « Il y a des années que je prie Dieu pour obtenir telle ou telle faveur et il ne m’exauce pas ! » Pourtant, Jésus dit dans l’Évangile : « Demandez et vous recevrez ! » (Jn 16, 24). Jésus n’est pas un menteur ! La question à se poser n’est guère : « Pourquoi il ne m’exauce pas ? » mais plutôt « Est-ce que, moi, j’exauce Dieu dans ma vie ? »
Il me faisait remarquer que Dieu fait aussi des prières à l’être humain : « Dans la mesure où nous allons exaucer Dieu, de la même manière il va nous prendre au sérieux et va se donner à nous. [La prière est] un dialogue et c’est Dieu qui a parlé le premier. La Bible contient des centaines de ses prières : les commandements, « Écoute mon peuple… », « Aimez-vous les uns les autres… », « Partagez… », « Pardonnez pour être pardonnés… », « Libérez les esclaves », etc. Il n’y a donc pas à être inquiet de ne pas sentir la présence de Dieu ou d’avoir vécu une expérience sensible, et que, tout à coup, c'est la panne sèche. C’est normal ! Plus la relation à Dieu est stable, moins il y a de hauts et de bas dans la vie intérieure. Le cheminement spirituel est une pente qui se monte tranquillement – sauf pour les débutants où ça ressemble à des montagnes russes ».
Ainsi, ce que Dieu veut, pour le rencontrer, est d’ouvrir son cœur, d’accepter de faire un pas et d’accepter de le laisser prendre de la place dans sa vie.
Son confrère, le frère Francois Garon, ajoutait : « Notre humanité nous oriente vers Dieu si on la redécouvre, si on la connaît, si on l’accueille. Si on la rejette parce qu’on se réfugie dans toutes sortes de choses, on s’éloigne des chemins qui mènent à Dieu. »
La rencontre de Dieu est toujours une expérience humanisante, une expérience qui rend plus humain et plus proche de Dieu.
Et il concluait : « C’est dans notre humanité que nous trouvons les traces de Dieu et que nous trouvons Dieu ».
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[1] Benoit Voyer. L’homme prie Dieu, Dieu prie l’homme, Bulletin Trinité, septembre 1997, p. 1. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/07/il-etait-une-fois-dans-les-medias_0425693902.html
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Un livre sur le ministère de guérison
OTTAWA – Henri Lemay, leader du renouveau charismatique catholique au Canada, reconnu internationalement, écrit présentement un livre sur le phénomène de la guérison et de la délivrance depuis Vatican II. L'ouvrage, rédigé en anglais, sera traduit en français, en espagnol, en portugais et en plusieurs autres langues.
L'homme à la retraite a débuté dans la recherche et la rédaction de cette étude, peu de temps après la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) qui a eu lieu à Toronto en 2002, suite à une demande du Comité international du renouveau charismatique catholique (ICRESS) dont le siège est à Rome, organisme dont il a été un membre de la direction pendant huit ans, auprès du défunt père Émilien Tardif.
« Depuis Vatican II, l'Église a redécouvert les charismes parmi lesquels il y a la guérison. Il constate une éclosion de ce charisme partout sur la planète. Ce ministère particulier est un moyen puissant d'évangélisation. On voit chez nos frères protestants à quel point la guérison est rattachée à l'évangélisation. Elle provoque des conversions massives », explique-t-il à la Revue Sainte-Anne, de passage à sa résidence de la rue Leblanc, dans l'arrondissement Orléans, à Ottawa.
En 2001, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a écrit une instruction sur la guérison. Ensuite, le Vatican a organisé un colloque sur ce thème. Une centaine de spécialistes étaient présents. Henri Lemay a participé à l'événement à titre de membre de l'ICRESS.
Il poursuit : « Suite à ce colloque, l'ICRESS a décidé d'écrire un livre pratique sur comment faire la démarche de guérison, en récoltant l'expérience de 35 ans du renouveau charismatique. Tous les grands thèmes doivent être abordés : la guérison physique, la guérison intérieure, la délivrance, la guérison de l'esprit, la guérison intergénérationnelle, la guérison dans un contexte liturgique, la guérison dans un contexte non liturgique, etc. Le livre aura une vingtaine de chapitres et sera révisé avant publication par une dizaine de théologiens. »
Pour réaliser son travail, il a lu plusieurs centaines de livres sur le sujet, bouquins publiés dans divers pays et diverses langues.
L'ouvrage sera publié d'ici quelques mois.
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, mars 2005, p. 114)
POLITIQUE : Ma visite aux lieux de sépulture des premiers ministres
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| Lester B. Pearson dans le cimetière MacLaren, à Wakefield |
Par Benoit Voyer
16 mai 2026
Depuis 2024, je visite les lieux de sépulture des premiers ministres (PM) du Québec et du Canada.
Au moment d’écrire ces lignes, j’ai terminé ma tournée de tous ceux qui ont dirigé le Québec depuis 1867. Il y en a eu 33, incluant l’actuelle première ministre Christine Fréchette.
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| Robert Laird Borden, dans le cimetière Bloomfield, à Ottawa |
Le 12 mai 2026, j'en ai visité trois autres : Lester B. Pearson, au cimetière MacLaren, à Wakefield, en Outaouais, au Québec (PM de 1963 à 1968) ; Robert Laird Borden, au cimetière Bloomfield, à Ottawa (PM de 1911 à 1920) ; et Wilfrid Laurier, au cimetière Notre-Dame, à Ottawa (PM de 1896 à 1911).
UN PEU DE MOI : Visite sur la tombe de mon père
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Le 13 mai 2026, de passage à Granby, je me suis recueilli quelques minutes sur la tombe de mon père. Il est inhumé dans le cimetière Mgr Pelletier.
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les catholiques doivent prendre la parole
OTTAWA – Les médias forment et informent. Pour une grande partie de la population, il s'agit de la seule source de formation et d'informations accessible immédiatement.
Le monde des communications médiatiques joue donc un impact considérable sur les mentalités. Il peut faire un bien énorme ! Il peut bâtir comme il peut détruire l'être humain. Il peut présenter une vision très belle et constructive de ce qu'il est et, d'un autre côté, lui offrir une vision qui ne respecte pas sa dignité humaine.
C'est pour cette raison que Michèle Boulva, co-directrice de l'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) et ex-journaliste, lance, dans une interview qu'elle a accordée à la Revue Sainte-Anne, de passage dans la capitale canadienne, une invitation formelle, surtout à ceux qui ont choisi de suivre Jésus à travers la voie du catholicisme : « Il est important que monsieur et madame « Tout-le-Monde » qui lisent les journaux, qui voient une publicité sur un abribus, qui regardent la télévision ou qui visualisent des émissions sens dessus dessous prennent la parole. Écrire une lettre ouverte, ce n'est pas long ! Quatre ou cinq lignes suffisent ! Ce sont souvent les plus courtes qui sont publiées. »
Pour elle, il faut absolument apprendre à utiliser les médias pour faire valoir ce qu'on a à dire, surtout lorsqu'il s'agit de valeurs éthiques que proposent les textes des premier et deuxième testaments et aussi, la longue et riche tradition de l'Église.
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, mars 2005, p. 114)
UN PEU DE MOI : Visite à ma tante Rachel
Le 12 mai 2026, à Ottawa, je me suis recueilli sur la tombe de ma tante Rachel, la sœur de mon père. Sœur Rachel Voyer, décédée le 16 février 2012, est inhumée dans la section des Sœurs de la Charité d'Ottawa du cimetière Notre-Dame, sur le chemin de Montréal. Par la suite, je me suis rendu à la maison mère de la congrégation religieuse, située au 27, rue Bruyère. Sœur Estelle Lamothe m'a accueilli. Cette infirmière à la retraite, âgée de 80 ans, a accompagné ma tante dans ses derniers temps. Nous avons longuement bavardé.
POLITIQUE : A la mémoire de Claude Ryan
Le 12 mai 2026, de passage à Brownsburg, je suis arrêté au cimetière Saint-Philippe, afin de me souvenir de Claude Ryan, ancien secrétaire général de l'Action catholique, député d'Argenteuil, ministre et chef du Parti libéral du Québec.
VISION CATHOLIQUE : La chapelle des soeur de la charité, à Ottawa
Le 12 mai 2026, de passage à Ottawa, je me suis recueilli dans la magnifique chapelle des soeurs de la charité.
VISION CATHOLIQUE : Seul l'Esprit Saint de Dieu peut transformer les coeurs
Par Benoit Voyer
13 mai 2026
En 1998, de passage à Granby, le père Émilien Tardif me disait : «Nous avons besoin de la puissance de l'Esprit Saint pour atteindre les coeurs. En fait, Jésus ne nous a jamais demandé d'aller convertir les gens. On n'a pas la capacité de convertir les personnes. Seul l'Esprit Saint de Dieu peut transformer les coeurs. Ce que Jésus nous demande c'est d'aller annoncer la Bonne Nouvelle du Salut».[1]
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[1] Benoit Voyer. « Le père Émilien Tardif de passage à Granby », Revue Sainte-Anne, septembre 1998, page 370. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/12/le-present-du-passe-le-pere-emilien.html
[1] Benoit Voyer. « Le père Émilien Tardif de passage à Granby », Revue Sainte-Anne, septembre 1998, page 370. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/12/le-present-du-passe-le-pere-emilien.html
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer
Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué ou en nous abonnant à vos publications à : fildepresse@benoitvoyer.com
Salaire des prêtres
SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – Depuis le 1ᵉʳ janvier, le salaire annuel brut des prêtres du diocèse de Sainte-Anne-de-La-Pocatière est de 21 420 $, soit une augmentation de 420 $ par année. Il s'agit donc d'un bond de 2 %, ce qui correspond à l'augmentation de l'indice des prix à la consommation de 2004. Le salaire brut est valide pour une semaine normale de six jours. Le nouveau décret diocésain stipule que tout prêtre doit payer, à même son salaire, les coûts de sa nourriture et de son logement.
Bien culturel : une église classée au Bas-Saint-Laurent
KAMOURASKA – L'église de Saint-André, la plus ancienne du Bas-Saint-Laurent et l'une des vingt églises les plus anciennes au Québec, et cinq de ses œuvres, ont été classées « bien culturel » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. L'église a été construite entre 1805 et 1811. Le temple cache des œuvres de Thomas Baillargé, André Plamondon, Louis Hubert Triaud et Louis Jobin.
Pénurie de profs d'enseignement religieux
MONTRÉAL – Actuellement, il n'y a que huit étudiants sur les bancs des universités québécoises au programme en enseignement moral et religieux. Une pénurie de maîtres est à prévoir. Il ne reste plus que l'Université du Québec, à Montréal (UQAM), qui maintient en vie son baccalauréat « formation éthique et culture religieuse ». En 2003-2004, 80 % des élèves du primaire et 62 % des élèves du premier cycle du secondaire étaient inscrits en enseignement religieux catholique.
Pâques
OTTAWA – Le 27 mars, les catholiques célébreront la fête de Pâques. Dans une société où s'installe un certain « religieux païen », aux consonances chrétiennes, il y a lieu de s'interroger sur le véritable sens de la fête. Dans son livre « Trop tard ? L'avenir de l'Église d'ici », paru chez Novalis, Normand Provencher écrit : « Pâques est devenue la fête du réveil de la nature après le long hiver. Pour bien des enfants, c'est la fête des lapins qui pondent des œufs en chocolat. On est loin de la résurrection de Jésus ! »
Vœux de Pâques au pape
OTTAWA – Les Canadiens et Canadiennes peuvent envoyer leurs vœux du temps pascal au pape Jean-Paul II. Son adresse de courriel est : jean_paul_ii@vatican.va
Neuvaine à saint Joseph
MONTRÉAL – La neuvaine à saint Joseph aura lieu du 10 au 19 mars à l'Oratoire Saint-Joseph.
Jésus, une bonne nouvelle
GASPÉ – Mgr Jean Gagnon, évêque de Gaspé, dit que le message de Jésus doit être perçu comme une bonne nouvelle, non pas comme une tradition, comme c'est souvent le cas. « Connaître Jésus signifie se laisser atteindre par son message et sa personne », écrit-il dans L'Église de Gaspé.
Jésus, porté disparu !
SAINT-PASCAL – Lors d'un point de presse, l'abbé Clément Gagnon, curé des paroisses de Saint-Louis-de-Kamouraska, Saint-Germain, Sainte-Hélène, Saint-Joseph-de-Kamouraska et Saint-Pascal, dans le diocèse de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, a annoncé que son équipe pastorale suspend, pour une période indéterminée, l'initiation sacramentelle qui était offerte systématiquement aux jeunes à un âge déterminé à l'avance. Pour l'abbé Gagnon, la raison est simple : Jésus est porté disparu ou en voie de ne plus être présent au cœur de la famille. Il dit qu'il faut changer les façons de faire en ce qui concerne la transmission de la foi. Avec ses paroissiens, il a décidé d'un temps d'écoute et de prise de parole en communauté afin de trouver de nouvelles avenues de recherche et de rencontre du Christ.
Les sœurs déménagent
SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – À cause des coûts trop élevés de mise aux normes de leur bâtiment, les Sœurs de la Visitation Sainte-Marie ont décidé de fermer leur monastère de Lévis. Sept des quinze religieuses ont rejoint leurs compagnes au monastère de Sainte-Anne-de-La-Pocatière.
Rita de Bellechasse
RIVIÈRE-DU-LOUP – Lors du dernier chapitre général des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles, qui a eu lieu à la maison mère de la congrégation, en France, Sœur Rita Ménard, née à Saint-Magloire-de-Bellechasse, a été élue supérieure générale. Elle a longtemps travaillé à Rivière-du-Loup.
Tous au confessionnal !
MONTRÉAL – Lors de la dernière journée internationale des personnes handicapées, qui a eu lieu le 3 décembre, l'Oratoire Saint-Joseph a inauguré son nouveau confessionnal accessible aux personnes aux capacités réduites. « L'accessibilité pour tous les pèlerins et les visiteurs a toujours été au cœur des préoccupations de l'équipe de pastorale du plus grand sanctuaire au monde dédié à Saint-Joseph. Le nouveau confessionnal est ouvert à tous et permet un accès facile aux personnes ayant un problème de mobilité (marchette, fauteuil roulant, etc.) et un service adapté pour ceux et celles ayant des difficultés auditives ou des difficultés d'articulation de la parole », a précisé le père Claude Grou, vice-recteur de l'Oratoire Saint-Joseph, dans un communiqué diffusé par CNW-Telbec.
Jean-Paul II en faveur de la convention d'Ottawa
CITÉ DU VATICAN – Jean-Paul II a plaidé en faveur de l'universalisation de la convention d'Ottawa contre les mines terrestres antipersonnelles. La conférence d'Ottawa a eu lieu en 1997 et la convention est entrée en vigueur en 1999. Il invite « les pays qui hésitent encore à y adhérer à rejoindre le camp de la paix, en neutralisant définitivement ces engins de mort » […] « Lorsque des États s'unissent, dans un climat de compréhension, de respect mutuel et de coopération, pour s'opposer à une culture de mort et pour édifier dans la confiance une culture de la vie, c'est la cause de la paix qui avance dans la conscience des personnes et de l'humanité tout entière ».
Élections en Ukraine
OTTAWA – Dans une lettre, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), Mgr Brendan M. O'Brien, demande au premier ministre du Canada, Paul Martin, d'intervenir dans la crise en Ukraine : « Je vous assure de notre soutien absolu à la ferme position du gouvernement du Canada à dénoncer les résultats de la récente élection présidentielle en Ukraine et à demander qu'une enquête soit mise en place relativement aux irrégularités du processus électoral et aux allégations de fraude. [ ... ] Tout au long de son histoire, le peuple de l'Ukraine a souffert de l'oppression. Nous prions pour que ce moment particulier ne soit pas une fois de plus marqué par la violence, mais de résoudre la crise actuelle de façon pacifique et non militaire, en garantissant une élection démocratique libre et juste, qui comporterait des principes de légalité reconnus par les normes internationales. Nous en appelons également du gouvernement pour qu'il continue à travailler à l'atteinte de ces objectifs. »
150ᵉ anniversaire du dogme de l'Immaculée-Conception
QUÉBEC – À l'occasion du 150ᵉ anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception par le pape Pie IX, une retraite mariale a eu lieu, du 1ᵉʳ au 8 décembre, à la basilique-cathédrale de Québec, consacrée à Marie. Le 8 décembre, le cardinal Marc Ouellet a présidé une célébration spéciale pour clore l'événement et fêter la Vierge-Mère. Il a profité de l'occasion pour dévoiler une plaque commémorant le pèlerinage de Jean-Paul II en ce lieu, le 9 septembre 1984.
Saint-Esprit : 100 ans
MONTRÉAL – La paroisse Saint-Esprit de Montréal, située dans l'arrondissement Rosemont, célèbre cette année son centième anniversaire de fondation. Le 13 novembre 2005, le cardinal Jean-Claude Turcotte y présidera la messe anniversaire.
La place de l'Église
SAINT-JEAN – Le comité d'embellissement de Saint-Jean, Île d'Orléans, a agrandi le parvis de l'église et y a ajouté une bande de verdure avec des bancs publics près du mur du cimetière. C'est la manière qu'il a trouvée pour mettre en valeur cette partie du patrimoine de la municipalité. Pour cette initiative, le comité a remporté le prix de l'île 2003-2004.
Honneurs pour Mgr Jean-Philippe Cyr
CABANO – Mgr Jean-Philippe Cyr, décédé en 1974, a été nommé membre de l'Ordre de la renommée municipale de Cabano, dans le diocèse de Rimouski. Le but de cet hommage est de perpétuer le souvenir des bâtisseurs de la municipalité. Mgr Cyr, né à Maria en Gaspésie, a été curé de la paroisse de Cabano de 1920 à 1971. Passionné par l'univers du film, il est considéré comme un pionnier du cinéma québécois. La cinémathèque, dépositaire de ses œuvres cinématographiques, a classé ses films biens nationaux.
Centenaire
JOLIETTE – Le 23 janvier, le diocèse de Joliette a souligné la fin de ses festivités du centième anniversaire.
Don de Mgr Donat Robichaud
SHIPPAGAN – Mgr Donat Robichaud a donné 10 000$ à l'Université de Moncton. Ce don servira à créer un fonds à son nom et à venir en aide aux étudiants inscrits à temps plein dans cette institution.
La foi de Pierre Trudeau
MONTRÉAL – Selon un ami intime de l'ex-premier ministre du Canada, Pierre Trudeau, William Heward Grafftey, ex-ministre des Sciences et de la Technologie sous le gouvernement de Joe Clark, en 1979, et ex-député fédéral de Brome-Missisquoi, au Québec, « Pierre était croyant. Sa foi était solide et c'était un fervent catholique. Il se rendait souvent à la chapelle des Franciscains, boulevard René-Lévesque, près de l'avenue Atwater », à Montréal.
Anniversaire pour Mgr Hamelin
ROUYN-NORANDA – Mgr Jean-Guy Hamelin, évêque émérite de Rouyn-Noranda, a souligné, en 2004, son 55ᵉ anniversaire de prêtrise. Il a 79 ans.
Retraite des évêques
TROIS-RIVIÈRES – Du 10 au 14 janvier, les évêques catholiques du Québec se sont réunis pour leur retraite spirituelle annuelle à la Maison de la Madone, située à l'ombre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières. Le père Pierre-Marie Delfieux, prieur général des Fraternités monastiques de Jérusalem, a livré aux prélats une réflexion sur l'eucharistie.
Mérite diocésain
RIVIÈRE-DU-LOUP – Sœur Annette Bélanger, membre de la congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus, a reçu la médaille du mérite diocésain de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, des mains de l'évêque de l'endroit, Mgr Clément Fecteau. Elle réalise un travail fort efficace dans le domaine de l'éducation de la foi des adultes.
Place Cardinal Paul-Émile Léger
MONTRÉAL – L'arrondissement Ville-Marie, à Montréal, a décidé d'aménager une place en l'honneur du cardinal Paul-Émile Léger à l'intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Dominique. L'idée est née suite à une demande de la Fondation du cardinal Léger de trouver un lieu où il serait possible d'honorer la mémoire de ce « prince de l'Église » qui a marqué l'histoire religieuse du Québec et de l'Église universelle puisqu'il est un des Pères du concile Vatican II.
Décès de Mgr Marc Leclerc
QUÉBEC – Mgr Marc Leclerc, évêque auxiliaire émérite à Québec, est décédé le 3 janvier, à l'âge de 71 ans. Né en 1933 à Saint-Grégoire de Montmorency, au Québec, Mgr Leclerc avait été ordonné prêtre le 31 mai 1958. Nommé évêque-auxiliaire à Québec par le pape Jean-Paul II, le 17 juillet 1982, il avait été ordonné par le cardinal Louis-Albert Vachon, alors archevêque de Québec, trois mois plus tard. En 1998, pour des raisons de santé, il renonçait à son poste d'auxiliaire et prenait sa retraite, le Saint-Père ayant accepté sa démission. Les funérailles ont été présidées par le cardinal Marc Ouellet, le 10 janvier à 14 heures, à la cathédrale Notre-Dame de Québec.
Aide aux victimes du tsunami
OTTAWA – La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a tenu une collecte nationale, le dimanche 9 janvier, afin de venir en aide aux populations des régions des pays d'Asie du Sud-Est dévastées par un tsunami Dans les paroisses, les 13 millions de catholiques canadiens ont été invités à se montrer généreux. Les dons amassés dans les paroisses canadiennes ont été acheminés à Développement et Paix, un organisme de solidarité internationale créé par les évêques canadiens en 1967. Il est encore possible d'aider cette région dévastée. Pour faire un don, il suffit de téléphoner à Développement et Paix au 1-888-664-3387.
Mgr Morand écrit à l'ambassadeur du Guatemala
PRINCE-ALBERT – Mgr Blaise Morand, évêque de Prince-Albert et président du Comité des droits humains de la CECC, a envoyé une lettre à Carlos Humberto Jiménez, ambassadeur du Guatemala au Canada, à propos de la mine d'or et d'argent Marlin, des municipalités de San Miguel Ixtahuacán et de Sipacapa, situées dans le département de San Marcos. Montana Exploradora, filiale de Glamis Gold, qui a récemment commencé des travaux dans le cadre de ce projet d'extraction à ciel ouvert. Il questionne l'ambassadeur : « Conformément à la convention 169 de l'Organisation internationale du travail (convention ratifiée par le Guatemala en 1996), le gouvernement du Guatemala serait-il disposé à suspendre les travaux de la mine jusqu'à ce que les communautés autochtones Mam et Sicacapense aient pu donner leur assentiment au projet en connaissance de cause ?
La main à la pâte
QUÉBEC – À la période de Noël, le cardinal Marc Ouellet mit la main à la pâte pour aider les plus démunis. L'archevêque de Québec fit le service du repas du soir à la soupe populaire de la maison de Lauberivière, le 20 décembre 2004, dès 16 heures. À cette occasion, le cardinal Ouellet a également remis un don de 15 000 $ à la Fondation de Lauberivière qui poursuivait sa campagne annuelle de financement. Depuis 1991, le diocèse de Québec a versé, à la Maison de Lauberivière et à la Fondation, près de 200 000 $ en dons pour aider les personnes aux prises avec la pauvreté à Québec.
Des musulmans veulent introduire la charia au Québec
MONTRÉAL – Le conseil musulman de Montréal veut introduire la charia au Québec. Le Devoir a informé que l'organisation a entrepris des démarches auprès du gouvernement du Québec pour qu'il instaure une instance d'arbitrage et de médiation qui rendrait ses décisions en vertu de la loi islamique. Cette cour religieuse porterait le nom de Conseil de la charia. En Ontario, l'arbitrage religieux en matière familiale est possible depuis 1991.
Et que la lumière soit !
CAP-ROUGE – Des dizaines de projecteurs illuminent maintenant l'église Saint-Félix de Cap-Rouge, dans le diocèse de Québec. Construite en 1859, sous la supervision de l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy, cette église située à l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge se révélera pleinement par cette mise en valeur nocturne qui la fera ressortir de son site champêtre retiré.
Nouvelle paroisse
LONGUEUIL – Le diocèse de Saint-Jean-Longueuil compte maintenant une nouvelle paroisse à Longueuil. Elle portera le vocable de Le Bon Pasteur. Elle est née du regroupement de cinq paroisses, soit Saint-Georges, Notre-Dame-de-la-Garde, Sainte-Louise-de-Marillac, Saint-Jean-Vianney, Saint-Robert ainsi que le quartier sud de Sacré-Cœur-de-Jésus.
Au nom de la tolérance
CALGARY – La Régie de la santé de Calgary a posé des portes devant l'effigie de Saint-Luc, patron des médecins, un vitrail installé dans la chapelle de l'hôpital Foothills, pour qu'il ne soit plus à la vue des fidèles. Une note écrite, installée sur les portes, explique qu'il s'agit d'une chapelle multiconfessionnelle et que toute image humaine dans un lieu de culte est considérée comme insultante par les musulmans et les juifs. La note ajoute que toute personne qui le désire peut ouvrir les portes pour voir l'image de Saint-Luc et les refermer ensuite. L'évêque de Calgary, Fred Henry, trouve le geste exagéré : « Depuis quelques années, les gouvernements et institutions diverses ont inventé une nouvelle définition de la liberté, dans un désir sans doute sincère de s'ouvrir aux autres communautés. Mais maintenant cette définition a une signification contraire, c'est la négation de toute religion », a déclaré Mgr Frederick B. Henry. « Cacher les symboles chrétiens est le contraire de la tolérance. C'est un rejet du rôle vital qu'a joué le christianisme dans notre histoire et notre culture », a-t-il ajouté. Pour le prélat, la tolérance ne veut pas dire éliminer tout vestige religieux du domaine public.
(Revue Sainte-Anne, mars 2005, pp. 108 à 110)
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