PSYCHOLOGIE : Ce besoin de se confier

Ce besoin de se confier

Par Benoit Voyer

23 septembre 2026

Échanger des confidences est un besoin profondément humain. Parler de ce que nous vivons permet de mieux comprendre nos émotions, de recevoir du soutien et de créer des liens plus forts. Malheureusement, en ces temps qui sont les nôtres, on dirait qu’il y a eu un déplacement dans l’équilibre entre l’intimité partagée et l’exposition de soi.

Dans un article paru dans l’édition du 18 mars 2026 du magazine Psychologies, Dominique Page, docteure en psychologie et psychothérapeute, explique que la confidence remplit plusieurs fonctions essentielles. Elle aide à réguler nos émotions, nous apporte une validation lorsque nous doutons de nos réactions et nous permet de donner un sens à nos expériences.

Dès 1994, des travaux menés par les psychologues Nancy Collins et Lynn Miller de l’Université de Buffalo avaient déjà montré que ceux et celles qui partagent certains éléments intimes de leur vie sont souvent davantage appréciés que ceux et celles qui restent uniquement dans des échanges superficiels.

Un changement culturel semble s’être produit. La pudeur, autrefois associée à la retenue, semble parfois être devenue suspecte. La docteure Page observe que « la transparence est devenue un impératif moral, presque la preuve ultime d’authenticité ». La téléréalité, les réseaux sociaux et la recherche constante de visibilité ont contribué à valoriser l’exposition de soi et la mise en scène de son histoire intime.

Cette évolution a toutefois ses limites. Parler de ses souffrances peut être libérateur, notamment lorsqu’il permet de sortir de l’isolement, mais comme le souligne la psychanalyste Barbara-Ann Hubert dans ce texte de Psychologies, « se raconter sans filtre ne conduit pas nécessairement à un chemin d’évolution ». À force de revenir constamment sur ses blessures, une personne peut finir par se définir uniquement par ce qu’elle a subi.

Cherche-t-on une écoute, un soutien, un conseil ou simplement un soulagement immédiat ? Avant de se confier, il serait utile de s’interroger sur ses motivations. Une confidence importante peut avoir un coût psychologique et relationnel. Elle peut modifier durablement le regard que l’autre porte sur nous.

Bien choisir à qui on se confie est donc important. Une personne capable d’écouter avec bienveillance peut offrir un espace sécurisant. À l’inverse, certaines confidences peuvent être mal reçues, utilisées contre nous ou placer l’autre dans une position qu’il n’est pas capable d’assumer. Une confidence demande une préparation et une attention à l’autre. Il ne s’agit pas de « vider son sac », mais d’entrer dans une véritable relation.

JEAN-PAUL REGIMBAL : Pensée


FLASH : Autoroute 10, à Magog

Autoroute 10, à Magog

 

FLASH : La cathédrale catholique Saint-Michel, à Sherbrooke


La cathédale catholique Saint-Michel, à Sherbrooke, le 22 septembre 2026. En ce lieu repose sainte Marie-Léonie Paradis.

FLASH : L'automne à Wotton, en Estrie

6e rang, Wotton, 22 septembre 2026
Wotton, 22 septembre 2026
6e rang, Wotton, 22 septembre 2026
Chemin Courtemanche, Wotton, 22 septembre 2026
8e rang, Wotton, 22 septembre 2026
8e rang, Wotton, 22 septembre 2026
Chemin Courtemanche, Wotton, 22 septembre 2026
Chemin Courtemanche, Wotton, 22 septembre 2026
6e rang, Wotton, 22 septembre 2026

FLASH : Le 167, rue Jeffrey, à Val-des-sources

Le 167, rue Jeffrey, à Val-des-sources

RÉFLEXION SPIRITUELLE : Sans jamais voir les résultats de ses efforts

Sans jamais voir les résultats de ses efforts

Par Benoit Voyer

23 septembre 2026

La puissance de la foi chrétienne ressemble davantage au ruisseau qu’au bulldozer. De même en est-il de l’espérance. Elle fait penser aux framboisiers.

Ces images ne sont pas de moi, mais de Claude Ryan et de Mgr André Gaumond.

En 1999, Monsieur Ryan me racontait que dans les mouvements d’Action catholique, il a appris que le résultat du travail ne se voit pas tout le temps : « J’ai constaté que ceux qui jugeaient des résultats en fonction des choses visibles se nourrissaient d’illusions vaines. Tandis que si vous travaillez en profondeur avec foi, le résultat extérieur n’est pas important. »

Il ajoutait : « Je crois plutôt à la puissance du ruisseau qui, chaque jour, perce le rocher petit à petit. […] C'est long [mais] cela permet de travailler longtemps sans s'impatienter, sans devenir amer, sans condamner qui que ce soit. »

Il y a un p’tit quelque chose des textes évangéliques là-dedans. Le disciple part, annonce, guérit, rencontre. Et le résultat ne lui appartient pas. S’il n’est pas accueilli, Jésus ne lui demande pas de convaincre à tout prix : « sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds ». Ainsi, il faut savoir agir et partir, semer et ne pas posséder le résultat.

En 1996, c’est un peu la leçon que me faisait l’archevêque de Sherbrooke, Mgr André Gaumond, en me racontant cette parabole moderne : « Quand on coupe des arbres dans la forêt, ça fait une éclaircie. L’année suivante, des framboisiers apparaissent. Pourquoi? Ce n’est pas un miracle! Il n’y a pas de “génération spontanée” dans la nature. Ça veut dire qu’il y avait des graines de framboisiers avant la coupe des arbres. Elles attendaient les conditions favorables pour éclore. Il semble qu’elles peuvent attendre jusqu’à 75 ans. Ne pas voir le fruit de son travail, ce n’est peut-être pas si anti-naturel ! »

SAINTS ET SAINTES : La bienheureuse Émilie Tavernier - Gamelin

La bienheureuse Émilie Tavernier - Gamelin

Par Benoit Voyer

23 septembre 2026

C’est le 19 février 1800, à Montréal, que naît Émilie Tavernier, dit Sanspitié, fille d’Antoine Tavernier et Marie-Josephe Maurice. Elle est leur cinquième enfant.

En 1804, décède celle qui lui a donné la vie. C’est une tante, du côté de son père, qui veillera sur elle. Il la suivra dix ans plus tard.

Le 4 juin 1823, Émilie Tavernier épouse Jean-Baptiste Gamelin. Elle a 23 ans. Lui 50 ans. Son mari qui a jadis été cordonnier, est pomiculteur. Il a la réputation d’homme bon, intègre et généreux. Un jour, en parlant d’eux, Mgr Ignace Bourget dira: « Les coeurs charitables se reconnaissent et s'unissent: on en a la preuve dans le mariage d’Émilie Tavernier à Jean-Baptiste Gamelin. »

Une série de deuils affligera Émilie. En moins de cinq ans, elle perdra son époux et ses enfants. Elle restera seule avec un enfant handicapé mental qu’elle avait adopté avec son mari.

Elle vit des heures difficiles. Pourquoi ? « Que veut de moi le Seigneur ? » Le prêtre qui l’accompagne spirituellement depuis quelques années l’écoute et tente de la consoler.

Elle finit par se consacrer entièrement aux plus pauvres qu’elle rencontre.

À 42 ans, elle fait des vœux privés chasteté perpétuelle, de service des pauvres pour toujours, de vigilance sur ses conversations pour qu'en elle la charité soit toujours grandissante et d'enlever tout luxe et toute parure dans les vêtements qu’elle porte.

Au fait des œuvres de charité d'Émilie Tavernier-Gamelin, Mgr Ignace Bourget veut en assurer la permanence en fondant une communauté religieuse. Ainsi, la Congrégation des Sœurs de la Providence est fondée en 1843. Émilie en deviendra la première religieuse.

Le 23 septembre 1851, Émilie quitte ce monde.

Béatification
Émilie Tavernier-Gamelin est déclarée « bienheureuse » par le Pape Jean-Paul II le 7 octobre 2001, sur la Place Saint-Pierre, à Rome.

Mgr Christian Lépine, le 20 octobre 2024, à cathédrale de Montréal
Vers la canonisation

Le 20 octobre 2024, à 17h, Journée mondiale des missions et jour de la canonisation de Marie-Léonie Paradis, dans la cathédrale Marie-Reine-du Monde, à Montréal, l'archevêque catholique de Montréal, Mgr Christian Lépine, préside une messe spéciale à l'occasion du lancement du procès diocésain en vue de sa canonisation. Un nouveau miracle serait survenu.

Dans son introduction à la célébration, Mgr Lépine lance : « Faire mémoire d’Émilie Tavernier-Gamelin en rappelant la vie et l’œuvre de la bienheureuse nous garde dans l’émerveillement et l’action de grâce. Que notre célébration soit un chant d’amour et de reconnaissance au Dieu Providence pour le don d’Émilie […] et de tous ceux et celles qui, aujourd’hui comme hier, désirent « se faire Providence » pour demain »,

Pour cette célébration multilingue, qui dure près de deux heures, Christian Lépine est bien entouré. Il est notamment possible de reconnaître l’abbé Aleksander Dudik, vice-chancelier et président de l’enquête diocésaine; Chantal Labrèche, chancelier au diocèse montréalais; le père Alain Vaillancourt, curé de la cathédrale, Lorena Otero, celle qui raconte quotidiennement et avec passion l’histoire de la « sainte » aux visiteurs qui se présentent au musée du Centre Émilie-Gamelin depuis près de 20 ans; et, presque toutes les Sœurs de la Providence capables d’être présentes.

La célébration débute avec une quinzaine de minutes de retard. Un problème de circulation retarde l'arrivée de deux autobus de religieuses, les principales intéressées par cet événement rendant hommage à leur fondatrice.

En entendant la première lecture de l’eucharistie, tirée du livre biblique des Proverbes, il est impossible d’oublier la mémoire de Jean-Baptiste Gamelin, l’époux d’Émilie, mort beaucoup trop jeune et qu’on oublie bien souvent lorsqu’on fait mémoire de celle qu’il aimait de tout son cœur : « Une femme parfaite, qui la trouvera? Elle est précieuse plus que les perles! Son mari peut lui faire confiance : il ne manquera pas de ressources. Elle sait choisir la laine et le lin, et ses mains travaillent volontiers. Elle est debout quand il fait encore nuit pour préparer les repas de sa maison. […] Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. »

Dans son homélie, l’archevêque est, comme à son habitude, bref et simple. Il souligne qu’Émilie Gamelin a « su percevoir la dignité éminente de chaque être humain » et que « la sainteté ne réside pas juste dans les choses extraordinaires, mais dans les gestes simples du quotidien ». Il insiste sur le fait qu’à la suite d’Émilie Tavernier, « chacun est appelé à devenir un instrument pour défendre les plus pauvres et la justice sociale ». Enfin, il souhaite qu’avec le procès diocésain en vue de sa canonisation, le diocèse de Montréal trouve des pistes d’inspiration pour l’avenir de sa grande communauté de foi.

Dans l'introduction du livret de la célébration, on indique qu'en ce moment, il reste « encore trois étapes à franchir pour qu'une personne béatifiée puisse être canonisée et déclarée sainte. Tout d'abord, le présumé miracle doit être jugé légitime par un tribunal diocésain composé de juges, après que ceux-ci ont entendu des témoignages et examiné des documents. Deuxièmement, la recommandation et la documentation sont envoyées au Vatican pour une enquête complémentaire. Enfin, si les conclusions de l’enquête sont positives, la recommandation de canonisation est transmise au pape […] pour qu’il prenne les mesures nécessaires ». Ainsi donc, il faudra, le chemin vers une éventuelle canonisation pourrait long.

Le 24 septembre de chaque année a lieu la mémoire liturgique de la bienheureuse Émilie Tavernier – Gamelin.

Lieu de sépulture de la bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin, chez les Soeurs de la Providence, à Montréal


REPERE GÉNÉALOGIQUE : Émilie Tavernier-Gamelin et moi

Émilie Tavernier-Gamelin et moi

Par Benoit Voyer

23 septembre 2026

Pour faire une histoire courte, je suis un très lointain cousin d’Émilie Tavernier. Notre lien commun est Jean Côté (1603-1661), mon 9e arrière-grand-père. Par la suite, il faut des chemins croisés pour établir le lien entre elle et moi. J’avoue que c’est un peu difficile de s’y retrouver.

Pour faire une histoire plus courte, Claude Maurice et Madeleine Dumouchel, les arrière-arrière-grands parents d’Émilie Tavernier sont les 6e arrière-grands parents d’Annie Maurice, ma belle-sœur. Elle est mariée à mon frère Clément depuis 1986.

La mère d’Amélie est Marie-Joseph Maurice. Son grand-père : François. Son arrière-grand-père : Joseph. Et, son 2e arrière-grand-père : Claude Maurice.

Du côté de ma belle-sœur Anne… Son père est Gaston Maurice. Son grand-père : Arthur. Son arrière-grand-père : Louis-Octave. Ses 2e et 3e arrière : Paul et Paul. Son 4e : Joseph. Son 5e : Maurice Maurice. Et son 6e arrière-grand-père : Claude Maurice.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les Trinitaires dénoncent la persécution des chrétiens

Les Trinitaires dénoncent la persécution des chrétiens

Pour nous, Québécois, la persécution religieuse demeure une réalité lointaine et peu concrète. Elle existe pourtant dans plusieurs pays. Le père Armand Gagné du monastère des Trinitaires de Granby s’est rendu en Espagne en décembre dernier pour assister au congrès sur l’apostolat des Trinitaires et souligner l’inauguration des fêtes du 800e anniversaire de l’approbation de la communauté. La libération des captifs étant l’une des grandes missions des Trinitaires, on a beaucoup parlé, lors de ce congrès, de la situation des chrétiens persécutés à travers le monde.

« Il faut que les gens soient au courant! Des centaines de milliers de personnes sont emprisonnées ou maltraitées en raison de leur foi », rapporte le père Armand, qui a déjà visité d’innombrables pays pour défendre cette cause. Il mentionne notamment le cas de huit Trinitaires prisonniers d’un camp de réfugiés au Congo depuis un an.

Le Soudan est un autre exemple de cas de persécution. « Là-bas, l’Église n’est pas reconnue. Des milliers de chrétiens sont chassés dans le désert par les intégristes. Nous envoyons de l’argent pour aider des enfants qui sont vendus dans la rue. Ces jeunes sont souvent rééduqués pour devenir intégristes et tuer les chrétiens! Nous les rachetons pour les libérer ou les rendre à leur famille », confie-t-il.

Le Vietnam, l’Algérie, le Liban, l’Israël sont d’autres endroits où la liberté religieuse est de plus en plus limitée. « Des chrétiens y risquent leur vie chaque jour… », de terminer le père Armand.

(Samedi Express, 16 janvier 1999, p. 10)

22 septembre 2026


AUJOURD'HUI


MUSIQUE : Béatrice au grand cœur de pirate

Béatrice au grand cœur de pirate

Par Benoit Voyer

22 septembre 2026

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Béatrice Martin

« Cœur de Pirate » est née le 22 septembre 1989 à Outremont, devenu un arrondissement de Montréal. Elle est la fille aînée de Nicolas Martin, un ingénieur en informatique et frère du comédien Alexis Martin, et d’Élise Desjardins. Sa mère est pianiste classique, chambriste et accompagnatrice.

Béatrice commence à jouer du piano à l'âge de trois ans. À l’âge de 9 ans, elle entre au Conservatoire de musique du Québec, à Montréal. Elle y étudie pendant cinq ans.

À 15 ans, elle se joint au groupe post-hardcore December Strikes First. Elle y joue du clavier. Plus tard, de la fin 2007 à avril 2008, elle sera brièvement la claviériste de Bonjour Brumaire.

C’est en 2008 que paraît son premier album.

En septembre 2025, Béatrice nous offre la pièce-titre Cavale, premier extrait de son nouvel album.

À partir du 6 novembre 2025, Cœur de Pirate part pour une nouvelle tournée. Elle termine son année 2025 à Montréal, Québec, Toronto, Sherbrooke et Moncton. En février et mars 2026, elle est en Europe où elle s’arrête, notamment à Strasbourg, le 26 février, et à Paris, le 12 mars. Enfin, en avril et mai, elle se produit en Montérégie, dans les Laurentides, à Laval, en Outaouais et dans la pittoresque région de Lanaudière.

Une artiste au tournant d’une nouvelle étape
Près de dix-huit ans après ses débuts remarqués aux Francos de Montréal, Cœur de Pirate demeure une figure importante de la chanson québécoise. Toutefois, derrière le succès, les tournées et les albums, Béatrice Martin arrive aujourd’hui à un moment de réflexion sur la suite de son parcours.

Lors d’une entrevue accordée au Journal de Montréal, le 19 juin 2026, elle confiait songer à ralentir la cadence. Les Francos de Montréal occupent une place particulière dans son histoire : en 2008, alors qu’elle n’avait qu’une vingtaine d’années, le festival lui avait offert une première grande visibilité en lui permettant de se produire au Club Soda. Cette occasion avait contribué à lancer sa carrière, notamment vers le marché européen.

Aujourd’hui, alors qu’elle poursuit la tournée Cavale, elle reconnaît que les longues heures sur la route sont plus exigeantes que jadis. La séparation avec ses enfants, Romy et Arlo, est toujours un peu difficile. Après plusieurs années consacrées à la musique, elle ressent le besoin de mieux prendre soin d’elle.

Dans cet entretien, Béatrice Martin racontait qu’elle vit avec un syndrome auto-inflammatoire non différencié, une réalité qui l’amène à considérer davantage ses limites physiques et mentales. Elle ne remet pas en question son amour de la musique, mais elle réfléchit à une nouvelle façon de poursuivre son parcours.

Après avoir connu les grandes scènes du Québec et de l’Europe, Cœur de Pirate semble maintenant chercher un équilibre différent entre la création artistique, la santé et la vie personnelle.

JEAN-PAUL REGIMBAL - Pensée


FLASH : Place de la Traversée, à Val-des-sources

Place de la Traversée, à Val-des-sources, le 22 septembre 2026

FLASH : Halte VR Val-des-sources

 

Halte VR Val-des-sources, sur le bord de l'ancienne mine d'Asbestos, le 22 septembre 2026

FLASH : Le sentier du puits, à Val-des-sources

Le sentier du puits, à Val-des-sources, en Estrie, le 22 septembre 2026. Il s'agit de l'ancienne mine d'Asbestos qui peu à se végétalise.










RÉFLEXION SPIRITUELLE : Existe-t-il une manière chrétienne de faire de la politique ?

Existe-t-il une manière chrétienne de faire de la politique ?

Par Benoît Voyer

22 septembre 2026

Le chrétien engagé en politique ne doit pas se croire supérieur aux autres. Bien au contraire, il doit respecter ceux qui ne partagent pas ses opinions et même admettre que leurs idées peuvent être meilleures que les siennes.

C’est en ces termes que Claude Ryan, ancien chef du Parti libéral du Québec, répondait à la question : Est-ce qu’il y a une manière chrétienne de faire de la politique? Il s’agit d’idées qu’il partageait, le 16 février 1997, dans une conférence qu’il donnait à la basilique-cathédrale Notre-Dame, à Québec.

Il n’y allait pas par quatre chemins : le christianisme doit être reconnaissable dans la manière d’agir du politicien, pas uniquement dans les convictions professées. En ce sens, il doit se méfier de ses ambitions personnelles et des « illusions messianiques » que peut susciter le pouvoir politique.

Concrètement, il disait : « Le chrétien qui s'engage en politique doit le faire à son titre de citoyen, avec une humilité de bon aloi, sans aucune pensée de supériorité ou d'infériorité envers quiconque. Il doit être conscient que, personnellement, il est l'égal — sans plus — des autres personnes qui partagent le même engagement, quelle que soit leur allégeance religieuse. Il doit en conséquence aborder son travail avec une attitude fondamentale de respect envers les personnes qui ne partagent pas ses opinions et en admettant a priori qu'il peut arriver que leurs idées soient meilleures que les siennes. Il doit aussi s'employer à bien comprendre l'objet et les enjeux de la politique, les limites inhérentes à ce mode d'action et les conditionnements concrets qui en règlent l'exercice en démocratie. La personne bien avertie de ces choses sera mieux prémunie contre ses propres ambitions et aussi contre certaines illusions messianiques trop souvent véhiculées par les milieux politiques. »

Il ajoutait : « il est impossible de traiter des partis politiques sans parler aussi de l'enjeu suprême de leur action, qui est le pouvoir. Celui-ci fascine l'imagination. On se le représente volontiers comme synonyme de puissance illimitée et de domination. Or, la réalité concrète du pouvoir invite bien davantage à la prudence et à l'humilité qu'à l'orgueil ou à la vanité. »

En revanche, Claude Ryan va encore plus loin. Certaines exigences évangéliques doivent devenir des comportements concrets. Il en donnait une liste précise : la soif de la justice, le respect de la vérité, le souci du travail en profondeur, l'attention aux membres les plus faibles de la société, l'amour de l'adversaire, le pardon des offenses, l'oubli de soi dans le service, le détachement à l'égard de la richesse et des honneurs et la liberté intérieure face à tous les pouvoirs humains. N’est-ce pas ce que Jésus disait ? « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (cf. Lc 8, 19-21).

Cela demande, évidemment, une conversion du cœur : « il ne fait pas exception pour ceux et celles qui sont engagés dans la politique. La conversion doit se traduire non par des gémissements vains mais par des actes concrets. »

Dans son allocution, Claude Ryan précisait même les domaines dans lesquels la foi chrétienne devrait devenir visible : l'intégrité politique, les droits de la personne, le respect de la vie, l'environnement, une juste répartition des chances et des charges, la famille et l'enfance, les conséquences humaines de l'économie, l'éducation, la santé, les services sociaux et la solidarité envers les personnes vulnérables.

GRANDES RELIGIONS : L’islam peut-il se réformer ?

L’islam peut-il se réformer ?

Par Benoit Voyer

22 septembre 2026

La question est au cœur des débats, parfois prisonniers d’une vision opposant un islam présenté comme immuable à une modernité qui lui serait étrangère : l’islam peut-il se réformer?

Dans un essai, l’historien et islamologue Olivier Hanne propose une lecture différente : l’histoire de l’islam est aussi celle de débats intellectuels, de courants multiples et de confrontations entre foi, raison et interprétation.

Dans L’islam des Lumières, l’auteur rappelle que l’idée de « Lumières islamiques » ne correspond pas à une copie du modèle européen, marqué par une séparation entre raison et religion. Elle renvoie plutôt à la capacité des sociétés musulmanes à développer leur propre réflexion sur le savoir, la philosophie et la place de l’être humain dans le monde.

Olivier Hanne cite notamment l’époque abbasside, au IXe siècle, comme un moment majeur d’ouverture intellectuelle. Sous le règne du calife Al-Mamoun, Bagdad devient un centre scientifique et philosophique important, où mathématiciens, astronomes et penseurs cherchent à faire dialoguer l’héritage grec et la pensée islamique. Le courant rationaliste des Mutazilites défend alors l’idée d’un être humain doté de raison et de libre arbitre.

Cette période d’effervescence ne sera toutefois pas sans opposition. Des courants religieux plus rigoristes contestent progressivement l’usage de la philosophie et privilégient une interprétation plus stricte de la tradition. Pour Olivier Hanne, cette tension entre ouverture et fermeture, interprétation et dogme, traverse toute l’histoire musulmane.

Olivier Hanne insiste aussi sur la diversité des expressions de l’islam selon les époques et les régions. « La diversité des formes de l’islam est frappante d’un espace à l’autre », écrit-il, rappelant qu’il n’existe pas une seule manière de vivre ou de comprendre cette religion.

Mais cette diversité s’est parfois accompagnée de violences contre des penseurs considérés comme hérétiques. Le philosophe mystique persan Sohrawardi, le grand poète soufi Mansur Al-Halladj ou encore le réformateur soudanais Mahmoud Mohamed Taha ont tous été victimes de persécutions en raison de leurs idées.

Aujourd’hui, des penseurs musulmans réformateurs continuent d’exister, mais leur influence demeure limitée. Selon Olivier Roy, qui signe la préface du livre, « les penseurs musulmans réformateurs existent aujourd’hui, mais ils n’ont pas encore trouvé leurs lecteurs parmi leurs coreligionnaires ».

La question demeure donc ouverte : l’islam peut-il évoluer tout en restant fidèle à ses fondements? L’histoire montre en tout cas qu’il n’a jamais été une tradition figée, mais un espace traversé par des débats, des interprétations et des visions différentes de la relation entre la foi, la raison et la société.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Des enfants esclaves, une réalité du Soudan en guerre

Des enfants esclaves, une réalité du Soudan en guerre

Marie-Claude Girard


« Ce n’est pas facile de parler d’esclavage au Québec. On n’arrive pas à croire que c’est possible. » Pourtant, l’organisme humanitaire où milite le père trinitaire Armand Gagné, de Granby, affirme avoir racheté et libéré récemment 1050 esclaves soudanais, surtout des femmes et des enfants enlevés par des groupes paramilitaires.

Selon Solidarité chrétienne internationale, une organisation non gouvernementale (ONG) basée en Suisse, il y aurait toujours des dizaines de milliers d’esclaves dans ce pays d’Afrique de l’Est déchiré par la guerre civile et la famine qui en découle. Parmi eux, on compterait surtout des chrétiens et des animistes. Dirigé par une dictature islamiste, le Soudan est secoué par le conflit opposant le Nord, arabe et musulman, au Sud, noir, chrétien et animiste.

Le père Gagné revient d’Espagne où il a rencontré les responsables des opérations. On rapporte différents sévices, travaux forcés, torture, viol, excision, conversion obligée à l’islam. Selon les membres du CSI, certains des enfants revendus au Nord seraient entraînés et endoctrinés pour aller combattre leur propre peuple, au Sud-Soudan. D’autres pourraient alimenter l’industrie pornographique, avance M. Gagné, vice-président québécois de l’organisme.

D’après l’Agence France-Presse, le gouvernement soudanais a démenti la présence d’esclaves dans les régions qu’il contrôle, blâmant plutôt la guérilla sudiste. Les autorités affirment qu’une enquête a démontré dans le passé que ceux que l’ONG considère comme des esclaves sont des prisonniers de guerre capturés lors d’affrontements tribaux et relâchés habituellement après le paiement d’une rançon par la tribu ou le gouvernement.

Le gouvernement a toujours démenti, note le père Gagné. Les prises de position des membres de la CSI (Christian Solidarity International) leur ont fermé les frontières du Soudan. Ils y sont donc allés en douce, en janvier, quelques heures seulement, le temps de régler les transactions, explique M. Gagné. Ce sont des gens établis au pays qui aident les esclaves affranchis à retourner dans leurs familles, ajoute-t-il.

Depuis 1995, la CSI dit avoir libéré 5066 personnes au Soudan. Elle se défend d’encourager ainsi le trafic d’esclaves. En entrevue au réseau britannique BBC, un des responsables, John Eibner, déclarait l’été dernier que l’opération ne favorisait pas la pratique puisque celle-ci a cours de toute façon. Le prix d’échange, l’équivalent de 76 $ canadien, n’aurait pas changé depuis 1995.

Il aurait même baissé un peu, selon un reportage paru cette semaine dans le magazine français Le Point et consacré à l’esclavage au Soudan. On décrit ce trafic comme une arme pour « arabiser » le sud du pays déjà affligé par la famine.

Ironiquement, la congrégation des Pères trinitaires a été fondée il y a 800 ans pour enrayer l’esclavage. Aujourd’hui, le père Gagné ne peut que constater que les drames se répètent. « Je trouve ça effrayant. Surtout qu’avec des organismes internationaux humanitaires, on n’arrive pas à faire connaître ces situations. C’est un des scandales de cette fin de siècle. »

(La Presse, 1er février 1999)

21 septembre 2026

 


AUJOURD'HUI : La Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer


JOURNÉE MONDIALE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER

Cuisiner une fois par semaine pourrait réduire le risque d’Alzheimer chez les aînés

Par Benoit Voyer

21 septembre 2026

Préparer soi-même un repas au moins une fois par semaine pourrait être associé à une diminution du risque de maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées.

Les chercheurs de l’Institut des sciences de Tokyo ont suivi pendant six ans près de 11 000 Japonais âgés de 65 ans et plus. Ils ont constaté que les personnes qui cuisinaient au moins une fois par semaine présentaient un risque réduit de 23 % à 27 % de développer la maladie d’Alzheimer comparativement à celles qui cuisinaient moins souvent.

Selon cette étude japonaise, publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, l’effet semblait encore plus marqué chez les personnes qui déclaraient ne pas bien savoir cuisiner au départ, peut-être parce que l’apprentissage de nouvelles habiletés stimule davantage les fonctions cognitives.

Les chercheurs demeurent toutefois prudents : il s’agit d’une association et non d’une preuve de causalité. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce lien, notamment l’activité physique liée aux courses et à la préparation des repas, la stimulation mentale ainsi qu’une alimentation souvent plus riche en produits frais et moins transformés.

Alors que la maladie d’Alzheimer demeure incurable, les spécialistes rappellent que plusieurs habitudes de vie peuvent contribuer à réduire ou retarder le risque, notamment l’activité physique, les interactions sociales, le contrôle de la tension artérielle et la stimulation intellectuelle.

Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.

FRÉDÉRIC JANSSOONE : Pensée


FLASH : Sainte-Julienne, dans la région de Lanaudière


La route 125, à Sainte-Julienne, dans la région de Lanaudière, le 21 septembre 2026. 


FLASH : Messe à l'église catholique Saint-Henri, à Mascouche

Messe du 21 septembre 2026, à 8 h 15, à l'église catholique Saint-Henri, à Mascouche, présidée par l'abbé Claude Ritchie, curé de la paroisse.

RÉFLEXION SPIRITUELLE : L'appel

L’appel

Par Benoit Voyer

21 septembre 2026

On ne sait pas grand-chose de Mathieu (appelé aussi Lévi). Selon les évangiles, on sait qu’il est un collecteur d’impôts, qu’il suit Jésus instantanément et organise un généreux repas pour lui et ses disciples.[1]

Mathieu n’est pas très estimé par ses compatriotes. On le comprend bien. Il pratique un méprisable métier à la solde de l’empereur romain.

Il est tombé bien bas aux yeux de son peuple.

L’empressement avec lequel il répond à l’appel de Jésus à le suivre montre à quel point il aspire à devenir quelqu’un de meilleur.

Jésus indique le sens de cet appel : il n’est pas venu pour « les gens bien portants » (cf. Mt 9, 9-13), mais pour aider les pécheurs à réaliser tout leur potentiel de personne juste.[2]

Comme l’écrit sainte Marguerite Bourgeoys : « Notre Seigneur, voulant instruire tout le monde de sa doctrine et de son évangile, a choisi des hommes grossiers et peu estimés des gens du monde. »[3] « Quoique je ne refuse pas de voir mon malheur, je n’ai pourtant jamais douté de la miséricorde de Dieu et j’espérerai en lui, quand je me verrai un pied dans les enfers. Mais ce qui me fait beaucoup plus de peine […] c’est de voir que je fais des fautes à tout moment et que je n’ai point de ferveur pour recourir à Dieu »[4].

Et nous, malgré les défis que nous portons dans notre existence, répondrons-nous à l’appel ?

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[1] Cf. Francis Daoust, « Qui était Mathieu », Prions en Église, septembre 2024, p. 123.
[2] Cf. Francis Daoust, « Qui était Mathieu », Prions en Église, septembre 2024, p. 123.
[3] Cf. Marguerite Bourgeoys., dans « Les écrits de Mère Bourgeoys - autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, p. 125.
[4] Cf. Marguerite Bourgeoys., dans « Les écrits de Mère Bourgeoys - autobiographie et testament spirituel », Montréal, 1964, p. 184.

SAINTS ET SAINTES : La vénérable Marie de la Ferré

La vénérable Marie de la Ferré

Par Benoit Voyer

21 septembre 2026

Née en 1589 à Roiffé, aux confins du Poitou, la vénérable Marie de La Ferré grandit dans une région marquée par les conflits entre catholiques et protestants. Benjamine d'une famille de quatre enfants, elle reçoit de sa mère une profonde dévotion mariale et un grand respect de l'Eucharistie. Orpheline de mère à onze ans, elle est ensuite confiée à sa tante maternelle, Madame de Goubitz, au manoir de Ruigné, près de La Flèche. La vie mondaine qu'elle y découvre l'éloigne pendant un temps de ses préoccupations religieuses.

Le 22 juillet 1607, à l'âge de 18 ans, Marie vit au cours d'une Eucharistie une expérience spirituelle qui transforme profondément son existence. Elle abandonne progressivement les signes de sa vie mondaine et s'engage dans une recherche intense de Dieu. Elle se met au service de ses proches, de sa paroisse et surtout des pauvres du quartier de Sainte-Colombe à La Flèche. Sa réputation de piété et de charité devient telle qu'on la surnomme en ville « la sainte demoiselle ». Ses directeurs spirituels lui conseillent d'entrer dans la vie religieuse, mais chaque tentative est interrompue par la maladie.

En 1634, une nouvelle expérience spirituelle oriente définitivement sa vocation : après la communion, elle se voit dans une grande salle remplie de lits. Elle en parle à Jérôme Le Royer, qui reconnaît dans cette vision un projet qu'ils sont appelés à réaliser ensemble : l'établissement d'une nouvelle communauté. Le 18 mai 1636, Marie de La Ferré et son amie Anne Foureau rejoignent trois servantes qui travaillent déjà auprès des pauvres de l'Hôtel-Dieu. Cette étape marque le commencement de la communauté des Filles Hospitalières de Saint-Joseph.

Marie de La Ferré et la vénérable Jeanne Mance se connaissent personnellement. Lors de son passage à La Flèche en 1641, avant son départ pour la Nouvelle-France, Jeanne Mance rencontre Marie de La Ferré, alors à la tête de la jeune communauté des Hospitalières de Saint-Joseph. Les deux femmes partagent une même spiritualité tournée vers le service des malades et des pauvres. Cette rencontre crée un lien entre Jeanne Mance et la communauté fondée par Marie de La Ferré, lien qui se prolongera bien au-delà de leur rencontre.

La communauté est officiellement reconnue à La Flèche en 1643. Marie de La Ferré en devient supérieure et exerce cette responsabilité jusqu'en 1650. En 1651, elle participe à la fondation d'une nouvelle communauté à Moulins. C'est dans cette ville qu'elle meurt le 28 juillet 1652, après une existence consacrée à la prière, au service des pauvres et au développement de l’œuvre hospitalière qu’elle avait contribué à fonder avec le vénérable Jérôme Le Royer de la Dauversière.

Marie de la Ferré a été déclarée vénérable le 3 avril 2009.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Le père Émilien Tardif s’éteint à 71 ans

Le père Émilien Tardif s’éteint à 71 ans

Presse Canadienne

QUÉBEC

Le père Émilien Tardif, membre des Missionnaires du Sacré-Cœur et précurseur au Québec du mouvement du Renouveau charismatique, est décédé subitement à l’âge de 71 ans, mardi matin, à Cordoba en Argentine.

Personnage controversé, il avait défrayé la manchette à plusieurs reprises en raison notamment de ses présumés talents de guérisseur.

Installé depuis 1956 à Santo-Domingo, en République Dominicaine, il avait été invité en Argentine pour participer à une retraite où étaient réunis 300 prêtres. Inquiets de son absence au déjeuner, des confrères se sont rendus à sa chambre et l’ont retrouvé sans vie.

Il serait décédé d’un infarctus.

« C’était un homme d’une grande humilité et d’une grande bonté. Même ceux qui l’ont critiqué lui vouaient un très grand respect », a déclaré le père Claude Déry, qui l’a côtoyé depuis son cours classique et durant plusieurs années en République Dominicaine.

Né à Saint-Zacharie de Beauce le 6 juin 1928, Émilien Tardif, septième d’une famille de 12 enfants, a grandi en Abitibi. Il a été ordonné prêtre à Amos en 1955, prenant la direction de la République Dominicaine en tant que Missionnaire du Sacré-Cœur à peine un an plus tard.

C’est en 1973 qu’il aurait découvert ses dons de guérisseur, affirmant avoir été lui-même guéri de la tuberculose par deux religieuses canadiennes. Depuis ce temps, il a parcouru plus de 70 pays, prenant souvent la parole devant des milliers de personnes.

Le corps du père Émilien Tardif sera inhumé à Santiago de Los Caballeros, en République Dominicaine, dimanche.

(La Presse, Montréal, samedi 12 juin 1999, p. A22)

20 septembre 2026


AUJOURD'HUI


SANTÉ MENTALE : Marcher pour réduire l'anxiété et la dépression

Marcher pour réduire l’anxiété et la dépression

Par Benoit Voyer
20 septembre 2026

La marche pourrait devenir un outil simple et accessible pour soutenir la santé mentale. L’activité physique est reconnue comme un levier contre la dépression et l’anxiété. La marche possède des effets particuliers en raison de son intensité modérée.

Dans un article paru dans l’édition du 21 mai 2026 de Sciences et Avenir, des chercheurs expliquent que le mouvement stimule une communication entre les muscles et le cerveau. Les muscles libèrent notamment des molécules appelées myokines qui favorisent la production du BDNF, une protéine essentielle à la santé des neurones et à la régulation du stress.

L’activité physique est donc recommandée lors d’épisodes dépressifs légers à modérés et pour l’anxiété. Une méta-analyse publiée en 2024 dans le British Medical Journal a également montré que la marche et le jogging figurent parmi les activités les plus bénéfiques.