20 mai 2026

VISION CATHOLIQUE: Le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau

Louis-Zéphirin Moreau
Le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau

Par Benoit Voyer

20 mai 2026

Le 1ᵉʳ avril 1824, à Bécancour, Louis-Zéphirin Moreau et Marguerite Champoux donnent naissance à leur 5ᵉ enfant d’une famille qui en comptera treize. On lui donne le prénom de son père.

Malgré qu’ils ne soient pas très riches, ses parents permirent à leur fils d’étudier au séminaire de Nicolet.

Malheureusement, il a une santé fragile. À l’automne 1846, Mgr Signay, l’archevêque de Québec, refuse de l’intégrer parmi les candidats qui se préparent au sacerdoce et l’invite à mettre de côté son désir de de recevoir le sacrement de l’ordre.

Autour de lui, on sait qu’il a les qualités qu’il faut pour devenir prêtre : il aime prier, il est dévoué et a un caractère sociable. Ses professeurs du séminaire et le curé de Bécancour ne sont pas en accord avec la décision.

Pour donner suite à leur conseil, Louis-Zéphirin se présente chez Mgr Ignace Bourget, l’évêque de Montréal, muni de lettres de recommandations. Il lui demande de l’accepter malgré sa faible santé. Il accepte. Il est confié aux soins de Mgr Jean-Charles Prince, son assistant, afin qu'il l’aide à rattraper le retard qu’il a cumulé dans son cursus académique et lui fasse compléter sa théologie. Le 19 décembre 1846, le jeune de 22 ans est ordonné prête des mains de l’évêque coadjuteur, son protecteur.

Pendant six ans, l’abbé Louis-Zéphirin Moreau travaille à Montréal auprès de Mgr Bourget et de Mgr Prince. Il est le secrétaire des deux prélats. Il est souple, obéissant, constant au travail, ponctuel et efficace. Il est très apprécié.

Le 8 juin 1852 naît le diocèse de Saint-Hyacinthe d’une division du diocèse de Montréal. Mgr Jean-Charles Prince en devient le premier évêque. Il demande à l'abbé Moreau de le suivre. En plus d’être son secrétaire, il lui confie la tâche de chancelier. Il accepte.

Au fil du temps, en terre maskoutaine, il sera chapelain de communautés religieuses, procureur, curé de la cathédrale et vicaire général. À quelques reprises, il sera même l’administrateur du diocèse.

Sans surprise, le 19 novembre 1875, à la suite du décès de Mgr Charles Larocque, il devient son successeur à la tête du diocèse. Il a 51 ans. Mgr Louis-Zéphirin demeure celui qu’on a toujours connu. Malgré sa santé fragile, il accomplit beaucoup de choses.

À travers sa volumineuse correspondance, on découvre en lui une profonde compréhension de l'être humain et une fine analyse des événements de la société et de l'Église.

Pour les besoins de son diocèse, il fonde plusieurs institutions : avec la vénérable Élisabeth Bergeron, les Sœurs de Saint-Joseph vouées à l'enseignement dans les écoles primaires, et, avec Éléonore Charron, les Sœurs de Sainte-Marthe pour le soutien des prêtres.

Mgr Louis-Zéphirin Moreau s’éteint le 24 mai 1901. Ses funérailles ont lieu le 30 mai. La population maskoutaine sait qu’elle a connu un saint.

Le 10 mai 1987, il est déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II. Il repose dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe.

La mémoire du bienheureux est soulignée le 24 mai de chaque année.

Il est à noter que le Centre d’archives régionales du Séminaire de Nicolet possède des documents exclusifs sur la vie du bienheureux Louis-Zéphirin Moreau.[1]

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[1] Benoit Voyer. « Nouvelles de chez-nous - Le séminaire de Nicolet reçoit une subvention », Revue Sainte-Anne, février 2004, p. 61.

Le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau repose dans la cathédrale catholique de Saint-Hyacinthe

LE PRÉSENT DU PASSÉ : La fin du programme biénergie

La fin du programme biénergie

MONTRÉAL – Hydro-Québec abolira son tarif biénergie le 1ᵉʳ avril 2006. À cause de l'augmentation considérable du tarif d'électricité, entre 100 et 400 églises catholiques du Québec sont menacées de fermeture, dont une trentaine dans le diocèse de Gaspé, une trentaine dans celui de Trois-Rivières et une vingtaine dans Nicolet.

Le programme biénergie d'Hydro-Québec a été créé au début des années 1980 dans le but d'écouler les surplus d'électricité de la société d'État. Certaines institutions pouvaient bénéficier de tarifs fort intéressants. Ainsi, les écoles, les hôpitaux et les églises ne payaient que 3,5 cents le kilowatt-heure. Avec la fin du programme, le tarif passera à 7,5 cents le kilowatt-heure. Il s'agit d'une hausse de 15 %.

Conséquences
Les conséquences seront tragiques pour plusieurs fabriques.

On estime que la basilique de Sainte-Anne-des-Monts verra sa facture de chauffage passer de 19 000 $ à 51 000 $ par année. Ce qui n'aide pas, c'est que le lieu de prière est très mal isolé.

Déjà, plusieurs paroisses songent à fermer leurs portes en hiver. À Percé, ce ne sera pas nouveau puisque le temple l'est déjà, chaque année, après la saison touristique.

À Grande-Rivière, dans le diocèse de Gaspé, le seul presbytère coûte, en ce moment, 18 000 $ d'électricité par année pour le chauffage. À combien s'élèvera la nouvelle facture ? Des surprises sont à prévoir. Par chance, ces dernières années, le conseil de fabrique a décidé de louer le deuxième étage du bâtiment à des organismes communautaires de la municipalité. Cela permet de diminuer le montant à payer par la fabrique à Hydro-Québec.

Des solutions
Voyant venir la situation, la paroisse de Val-d'Espoir, en Gaspésie, qui regroupe 450 paroissiens, a décidé d'abandonner son système de chauffage électrique. En juin, on y installera un poêle à bois extérieur qui permettra le chauffage de l'église et du presbytère. Le bois proviendra de la terre à bois que possède la fabrique. L'idée est née de la boutade d'un paroissien. L'investissement de 25 000 $ pour la réalisation des travaux sera absorbé durant les trois prochaines années. De cette manière, elle imitera sensiblement l'église de Saint-Prosper dans le diocèse de Trois-Rivières.

Intervention de l'AÉQ
Suite à une rencontre commune, Hydro-Québec et l'Assemblée des Évêques du Québec (AEQ) ont décidé de mettre sur pied un comité technique conjoint pour trouver des solutions. Le comité a remis un rapport d'étape à la fin mars et son rapport final sera remis le 15 juin.

Le rôle de la table technique est d'étudier de meilleures mesures d'efficacité ou d'économies énergétiques qui pourraient être mises à la disposition des églises. Tous les détails sont regardés à la loupe : l'isolation des fenêtres, la ventilation et l'éclairage sur tous les bâtiments.

Benoît Voyer

(Revue Sainte Anne, mai 2005, p. 203)

19 mai 2026

POLITIQUE : Le parti d’Éric Duhaime a perdu plus de 55 000 membres depuis 2022

Éric Duhaime
Le parti d’Éric Duhaime a perdu plus de 55 000 membres depuis 2022

Par Benoit Voyer

19 mai 2026

Lors des élections québécoises de 2022, nous étions plus de 60 000 membres au sein du Parti conservateur du Québec (PCQ). En ce moment, nous sommes moins de 5000. Que s’est-il passé ?

Au sein du petit nombre qui reste, plusieurs membres m’ont dit qu’ils ne renouvelleront pas leur carte de membre. Il y a fort à parier que, comme eux, je serai bientôt du nombre. En mai 2027, je redeviendrai un orphelin politique refusant de poursuivre ma route au sein du PCQ. Comme tous les autres, j’ai déchanté.

Premièrement, le PCQ donnait l’illusion d’être à l’écoute de ses membres. Après quelques mois à la présidence de l’association conservatrice de la circonscription de Rousseau, je me suis bien rendu compte que ce n’est pas le cas. Ma proposition d’inscrire au programme politique l’idée de mettre en place des états généraux en santé mentale est restée lettre morte. Je n’ai même pas reçu un accusé de réception. Je ne suis pas le seul dont les idées ont été ignorées. J’ai rencontré des dizaines de membres ayant vécu la même situation.

J’ai fini par comprendre que le PCQ est dirigé par la garde très rapprochée d’Éric Duhaime et que tous ceux qui ne pensent pas comme eux, on les ignore ou on finit par s’organiser pour qu’ils quittent l’organisation. Suivant cette idée, je peux affirmer que le programme politique des conservateurs québécois est de plus en plus celui d’Éric Duhaime. D’ailleurs, en lisant les déclarations du matin de monsieur Duhaime sur les médias sociaux, j’ai souvent l’impression qu’il est encore « en bobettes » sous ses draps lorsqu’il les rédige.

La force d’un parti politique est ses membres. Le chef en est le messager. Point. On ne le dirige pas comme on pilote une émission d’opinions à la radio où on peut s’amuser à « jouer à la vierge offensée ». Un vrai leader politique doit centrer son message autour des souhaits exprimés par ses membres lors des congrès d’orientation. La centralisation du pouvoir au main de quelques-uns est assurément un des échecs du PCQ.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Christiane, l’amie des bouts de chou

Christiane, l’amie des bouts de chou

Par Benoit Voyer


MONTRÉAL – Ce matin, il y a bien de l'action dans la salle paroissiale Saint-André-Apôtre puisqu'une meute d'enfants de 0 à 5 ans et leurs parents ont envahi cet espace habituellement tranquille pour participer à un atelier de la P'tite pasto, un lieu d'éducation populaire de la foi.

Sur la place, il y a des tricycles, des bicyclettes et des jouets partout. Les enfants jouent ensemble. Les parents sont dans un autre coin à bavarder entre eux. « L'objectif premier de la P'tite pasto est d'avoir du plaisir ! », me lance d'emblée Christiane Boulva.

Comme c'est le cas depuis les débuts de ce projet de pastorale jeunesse et familiale, cette paroissienne est présente à l'atelier hebdomadaire. Christiane, une jolie dame de 48 ans (on lui en donnerait dix de moins), habite sur la rue Meunier.

À sa création, en 2000, en pleine année jubilaire, on ne croyait pas que la P'tite pasto se développerait à ce rythme. Depuis ce temps, le projet a fait bien des petits.

Depuis 2000, il y a tellement de gens intéressés par la pasto que souvent, on refuse des inscriptions faute de ressources bénévoles.

Vie spirituelle des enfants
Est-ce qu'un enfant de 0 à 5 ans a une réelle vie spirituelle ? La question surprend.

Christiane Boulva n'ose pas répondre à cette question complexe. Néanmoins, pour elle, il est clair que les enfants ont cette capacité de rentrer en contact avec le sacré, voire le divin. Ils sont sensibles à ces réalités et attirés par elles. La dame se souvient du témoignage d'un parent d'une petite fille de quatre ans : « Elle avait de la peine. Elle est allée dans sa chambre. Après en être sortie, elle a dit à sa mère : « Tu sais maman, j'étais dans ma chambre et je n'étais pas toute seule. Jésus était avec moi ! »

Ainsi, la P'tite pasto contribue au premier balbutiement de la vie spirituelle. « L'expérience et les témoignages des vers parents le démontrent, à La P'tite Pasto, de très jeunes enfants découvrent la présence aimante de Dieu, de Jésus, dans leur vie et leurs activités de tous les jours ; ils développent tout doucement une relation de confiance avec Quelqu'un que leurs petits yeux ne voient pas, Quelqu'un qui les aime beaucoup et à qui ils apprennent à parler… »

Andre Daigneault, dans son livre La Soif et la source (Éditions Anne Sigier, page 55), écrit : « Il y a des choses mystérieuses que seuls comprennent bien les jeunes enfants et les vieillards parce qu'ils sont plus près de l'éternité ».

La P'tite pasto intéresse au plus haut point les enfants puisqu'elle permet de nouer des liens entre parents et enfants et, du même coup, de créer des communautés de base, d'intérêt familial, où l'on propose des catéchèses qui s'intègrent au quotidien de la vie.

Un programme simple, profond et amusant
Les enfants s'amusent. C'est comme un jour de fête !

Dans les catéchèses, on parle à peu près de tout ce que l'enfant vit avec sa famille et ses amis, à travers ses jeux et ses bobos, parce qu'à 3 ans c'est tellement important, les « p'tits bobos ». Jésus ne guérit-il pas les bobos du cœur ?

Les enfants et les parents sont arrivés, tout comme moi, vers 9 h 15. Les papas et les mamans prennent un café tout en bavardant entre eux. Pendant ce temps, les bambins jouent ensemble. Ce moment permet au groupe de nouer des liens.

Plus tard, pendant qu'un ou une bénévole veillera sur les petits, on prendra cinq minutes pour expliquer aux parents le thème du jour afin qu'ils se sentent impliqués dans le processus d'éveil à la foi. Au besoin, on leur demandera un peu d'aide pour l'atelier.

Oups ! C'est l'heure du rassemblement. Tous font une ronde et chantent. Cette étape reviendra à chaque transition durant l'avant-midi. L'enfant, même le plus jeune, comprend que cela veut dire qu'on passe à autre chose.

Tous s'assoient. C'est le moment de la catéchèse. Elle ne dure que cinq minutes. On explique une ou deux idées aux enfants. Pas plus ! On utilise toujours un support visuel pour capter l'attention même des moins âgés. Ainsi, on sort une marionnette ou l'on présente une petite pièce de théâtre ou l'on montre une ou deux images. L'important est de capter l'attention des petits.

Non ! Ce n'est pas déjà fini ! Après viennent des chants.

Aussi, régulièrement, on interprète des chansons de l'auteur, compositeur et interprète Robert Lebel. Son dernier disque « La P'tite pasto » (Éditions Pontbriand) est une compilation utilisée dans les ateliers.

Et puis, on n'oublie surtout pas la collation ! Et hop ! C'est reparti ! L'endroit redevient une salle de jeux et les parents recommencent à bavarder entre eux.

Après la pause, on refait une ronde et l'on passe au bricolage. Il est toujours en lien avec la thématique du matin. Celui-ci permet à la Parole de Dieu de se rendre à la maison et de faire parler d'elle.

Femme d'action et de chaleur humaine
Je ne m'attendais pas à rencontrer une telle qualité de femme. Pourtant, elle [sa sœur Michèle] m'avait vanté ses qualités et ses vertus. Christiane et Michèle se vouent mutuellement un grand respect et une affection hors du commun.

« Michèle est pour moi un témoin de Dieu. Sa foi, comme celle de mes parents d'ailleurs, est si vivante qu'elle m'a permis de me rapprocher de lui. Puis, comme beaucoup d'autres qui ont cru à l'idée de La P'tite Pasto, elle m'a fortement encouragée à développer ce parcours. Elle a également accepté de relire, en même temps que d'autres le faisaient, les textes d'approfondissement destinés aux parents pour en vérifier le contenu et la forme. Tu t'en doutes, ses conseils ont été très précieux ! », dit la petite sœur de l'ancienne journaliste.

Sa foi est simple. Son regard est perçant. Derrière ses yeux bleus s'animent un tempérament vif et une intelligence visiblement au-dessus de la moyenne.

Elle est très volubile. Lorsqu'il est question de la P'tite pasto et des enfants, son regard s'anime.

Aussi, comme le font les enfants, elle parle avec son corps. La p'tite Christiane de la P'tite pasto, c'est elle ! Une femme énergique et dévouée qui essaie d'être à l'écoute, dans sa vie de chaque jour, de la volonté de Dieu pour sa vie.

Un arbre qui porte des fruits
La P'tite pasto porte des fruits. Christiane s'en émerveille et lui donne confiance pour l'avenir de la foi au Québec : « La P'tite Pasto soulève l'enthousiasme des responsables de l'éveil à la foi des tout-petits et des familles et elle rejoint de façon efficace des parents qui ont pris leurs distances avec l'Église, leur permettant de commencer ou de recommencer un cheminement de foi.

À l'écoute de la vie
« Lors de la naissance de ma troisième, il y a maintenant 18 ans, j'ai été très interpellée par la vie et la foi qui se vivaient ici, à l'église Saint-André-Apôtre. De plus, intérieurement, j'avais le goût de m'impliquer dans quelque projet », raconte-t-elle. Suite à l'invitation de l'abbé Jean-Pierre Messier, l'ex-curé, elle passe à l'action. De fil en aiguille, elle sera, notamment, responsable de la messe familiale paroissiale, s'impliquera dans le conseil de l'unité pastorale et participera activement au synode de Montréal.

En mai 2000, les responsables de l'Office de l'éducation du diocèse de Montréal lui demandent de diriger un projet pilote d'éveil à la foi. Elle commence à se questionner sur comment faire pour rejoindre les familles. Elle se laisse inspirer par une formule populaire dans le milieu des loisirs : une activité enfant et parent.

« J'ai rassemblé une équipe de parents du quartier Ahuntsic. La beauté de la chose est que le bien-être de la famille était très important pour chacun. Quelques-uns étaient croyants, mais pas la majorité. Je suis allée les chercher en leur proposant le nouveau projet pastoral pour les petits et en leur montrant la différence avec ce qui existe déjà, notamment en développant des thèmes qui sont très proches de la vie quotidienne et, par eux, leur faire découvrir tout l'amour que Dieu leur porte », explique-t-elle.

Mais le plus concluant allait arriver.

Anne-Isabelle
Christiane Boulva a toujours été très préoccupée par l'éducation de ses gosses : « J'ai parlé de Dieu à mes plus vieux, mais pas d'une façon reliée à la vie quotidienne comme je l'ai fait avec Anne-Isabelle, ma petite dernière, ma quatrième. Je leur parlais de Dieu. Nous faisions une prière le soir et une autre le matin. Nous allions à la messe le dimanche matin… »

Elle avait quarante ans quand a vu le jour sa benjamine, Anne-Isabelle. Ce bébé, qui a aujourd'hui 8 ans, a été pour elle un cadeau du ciel.

C'est grâce à Anne-Isabelle que la P'tite pasto a réellement pris racine. « J'avais envie de lui transmettre ma foi. [...] Anne-Isabelle, je lui parle du divin au quotidien, à travers ses peines et ses efforts. Dieu fait partie de sa vie au jour le jour. Si elle a une difficulté, je lui dis : « Tiens, veux-tu, on va en parler à Dieu ? » Si elle a une colère envers quelqu'un, je vais lui dire : « Veux-tu, on va prier pour cette personne ? » Pour elle, Dieu fait partie de son quotidien. »

« J'ai toujours été heureuse parce que, dans ma vie, j'ai été aimée, notamment par ma famille et mon mari », conclut Christiane, l'amie des bouts de chou. Lorsqu'on la rencontre, il faut se méfier. Sa joie de vivre est contagieuse. À travers la P'tite pasto, elle propage sa foi et sa tendresse aux gens qu'elle croise.

Aujourd'hui, j'en ai été le témoin dans les yeux de tous ces mioches et leurs parents. Bien oui ! Même moi, elle m'a transmis son microbe d'amour. Elle a mis du soleil dans ma journée qui pourtant s'annonçait bien terne.

Christiane Boulva
La P'tite Pasto
11300, rue Meunier
Montréal, Québec, Canada
H3L 2Z6
(514) 334-5521


www.laptitepasto.com
laptitepasto@hotmail.com


(Revue Sainte-Anne, novembre 2005, pp. 441 et 442)

18 mai 2026

VISION CATHOLIQUE : Théophile Durocher (1805-1852)

Théophile Durocher
Théophile Durocher (1805-1852)

Par Benoit Voyer

18 mai 2026

Théophile Durocher est né dans la maison familiale, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, le 4 septembre 1805. La résidence a été bâtie par Jacques Courtemanche, son arrière-grand-père, en 1725, soit une année avant l’ouverture de la concession. Il s’était établi à cet endroit avec quatre des descendants de Jacques Archambault. Ces derniers s’établirent sur la terre voisine.

Ses parents sont Olivier Durocher (1771-1859) et Geneviève Durocher (1768-1830).

Généalogie
L’arbre généalogique de Théophile Durocher est impressionnant. Il comporte des ancêtres et proches parents aux tempéraments forts. Quelques-uns ont marqué l’histoire.

D’abord, on retrouve de nombreux marchands influents et assez fortunés. En exemple, sa grand-mère Geneviève Marchesseau (1748-1777) est inhumée dans l’église paroissiale de Saint-Antoine-sur-Richelieu, un privilège réservé aux familles financièrement aisées.

L’arrière-arrière-arrière-grand-père de Théophile est Blaise Juillet (1611-1660), un des deux compagnons de Dollard des Ormeaux (1635-1660). Il est mort noyé le 19 avril 1660 près de l’île Saint-Paul en fuyant une attaque des Iroquois.

Geneviève Durocher, la mère de Théophile, a été « élevée » par sa tante Marie-Anne Mauvide (1736-1799), épouse du René-Amable Durocher (1737-1786), dans le manoir seigneurial de Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Le Manoir Mauvide-Genest [1] rappelle leur mémoire.

Son grand-père paternel, Olivier Durocher (1743-1821), était sur le champ de bataille, le 8 juillet 1758, lors de la victoire du général Montcalm à Carillon, sur le lac Champlain. Le fort de Carillon porte de nos jours le nom de Fort Tigonderoga et est situé dans l’actuel État de New York. Olivier, qui avait 14 ans, a mené le combat dans la troupe de Bourlamaque postée sur le Richelieu. Laissé pour mort, on se rend compte qu’il respire encore. Sans tarder, on le transporte. On lui sauve la vie. Plus tard, de 1786 à 1789, il sera marguiller à Saint-Antoine-sur-Richelieu et, de 1796 à 1800, député du comté de Surrey (Verchères). De 1800 à 1821, il vivra retiré chez son fils. Il apprendra à sa petite-fille Eulalie, la future sœur Marie-Rose, à lire, écrire et l’histoire de la Nouvelle-France.

Son arrière-grand-père paternel est le médecin-chirurgien Olivier Durocher (1717-1795) qui a pratiqué la chirurgie à l’Hôtel-Dieu-de-Montréal.

Enfin, ses arrière-arrière-grands-parents paternels, Joseph Durocher (1681-1749) et Marguerite Leroy (1685-1749), sont originaires d’Angers, dans l’actuelle région de Maine-et-Loire, en France. Ils se sont mariés dans l’antique église-cathédrale Saint-Maurille, le 6 juin 1705.

Sa famille
La petite histoire du père de Théophile et de sa famille mérite une attention spéciale Ses origines expliquent en grande partie sa sainteté et l’exemplarité de vie chrétienne de plusieurs de ses frères et sœurs.

Olivier Durocher (1771-1859) fait de bonnes études et se destine à devenir prêtre de l’Église catholique romaine. C’est son souhait le plus cher. Il sent en lui la vocation. Olivier est un homme de grande piété.

Le père d’Olivier s’objecte au choix de vie de son fils. Il n’est pas question qu’il devienne prêtre! N’ayant que deux enfants et un seul fils, il veut que son gars lui donne une descendance afin de perpétuer son nom. Ainsi donc, Olivier n’aura pas le choix de se marier. Le 20 janvier 1794, il épouse Geneviève Durocher (1768-1830), une petite-cousine, à Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Il deviendra cultivateur et s’établira à Saint-Antoine-sur-Richelieu.

Olivier et Geneviève donnent la vie à onze enfants : trois mourront en bas âge, trois se marieront et cinq choisiront le célibat en devenant religieux ou religieuses. Faut-il s’en étonner ? Olivier Durocher (1771-1859) a transmis sa grande foi en Dieu à ses enfants.

Séraphine (1809-1852), la sœur de Théophile, entrera dans la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, fondée par sainte Marguerite Bourgeoys.

Eusèbe Durocher (1807-1879) étudiera au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Il exercera son ministère dans cette ville avant d’entrer chez les Oblats de Marie Immaculée.

Flavien Durocher (1800-1876) sera prêtre séculier et puis se joindra aux Prêtres de Saint-Sulpice et, en bout de course, aux Oblats de Marie Immaculée, communauté fondée par saint Eugène de Mazenod. Il sera longtemps curé de la communauté des Innus de Betsiamites, devenue Pessamit, avant de fonder la paroisse Saint-Sauveur, à Québec. De nos jours, le Parc Durocher, situé aux coins des rues Durocher, Saint-Vallier et de Carillon, à Québec, rappelle sa mémoire. Au centre du lieu se dresse un immense monument érigé en 1912 où les paroissiens de jadis ont souligné qu’il a été un « prêtre zélé, religieux, parfait » et un « pasteur charitable ». Puisqu’il est pensionnaire à Montréal pour ses études et que durant les vacances avec sa famille il visite ses oncles et ses tantes et, par la suite, est au loin pour son travail ecclésiastique, il connaîtra peu les plus jeunes de ses frères et de ses sœurs.

Il est aussi le frère d’Eulalie, la future bienheureuse Marie-Rose Durocher, née en 1811. Bien qu’elle fût proche de sa sœur Séraphine durant son enfance, plus tard sa relation avec Théophile sera des plus significatives puisque, devenu prêtre séculier et curé, elle s’occupera pendant plus de dix ans du quotidien de ce dernier et s’impliquera dans ses projets pastoraux à Beloeil.

Prêtre catholique
et curé à Beloeil

Le 9 mars 1828, Théophile, est ordonné prêtre. Après avoir reçu le sacrement de l’ordre, il est nommé vicaire à Ville Saint-Laurent et, en 1829, à Saint-Benoit-des-Deux-Montagnes, devenu de nos jours un secteur de la ville Mirabel.

À la suite du décès du curé, sa ménagère quitte le presbytère. Par délicatesse et par respect et reconnaissance pour son prédécesseur, Théophile offre à une jeune nièce du défunt qui habite au presbytère de rester avec lui. Rapidement, il se rend compte de la situation délicate dans laquelle il s’est mis, lui qui a fait vœu de chasteté. Pour ne pas s’exposer aux tentations de la chair et éviter la critique, il prie son père de lui envoyer sans tarder Eulalie afin qu’elle dirige le personnel du presbytère. Ce dernier accepte et sa fille Geneviève et son mari Pierre Allaire iront habiter avec lui.

À l’été 1831, Eulalie retourne vivre chez son père parce que Théophile est nommé curé à Beloeil.

À peine installé, Théophile propose à son père de déménager avec Eulalie dans son presbytère. Il lui explique que son âge avance et qu’à trois il leur serait possible de vivre une saine vie de famille. Le projet prend forme à la fin de 1831. À Beloeil, Eulalie prend la direction du quotidien au presbytère.

Dans son nouveau patelin, Théophile présente à Eulalie « Demoiselle » Mélodie Dufresne afin de l’aider au presbytère. Elles deviendront de grandes amies.

Desservant de Saint-Hilaire
En 1841, 1844 et 1844, en plus de ses fonctions de curé à Beloeil, l’abbé Théophile Durocher est desservant à Saint-Hilaire.

En Europe
En 1850 et 1851, Théophile fait un voyage en Europe.

Décès
L’abbé Théophile Durocher décède le 19 mai 1852, à l’âge de 47 ans. Il est inhumé dans l’église de Beloeil.

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[1] www.manoirmauvidegenest.com

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer


Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué à : fildepresse@benoitvoyer.com

L'obésité, signe d'un vide psychologique et spirituel ?
QUÉBEC – L'obésité pourrait notamment être le signe d'un « vide psychologique et spirituel » de la société de consommation. C'est ce qu'explique Jean-Claude Leclerc dans un article, paru dans le magazine RND, qui s'appuie sur les propos du Dr Gabo R. Maté.

La cathédrale d'Amos devient un monument historique
AMOS – La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos a été classée monument historique par le gouvernement du Québec. Ce temple de dimensions imposantes a été construit en 1922. Le bâtiment a été désigné cathédrale en 1939. Sa structure de style romano-byzantin est une véritable œuvre d'art pourvue de mosaïques, de marbre d'Italie et de verrières françaises. Elle est l'œuvre de l'architecte et professeur montréalais Aristide Beaugrand-Champagne.

Windows en inuktitut

IQALUIT – Microsoft prépare une version de Windows XP en inuktitut, la langue des Inuits du Grand Nord canadien, surtout au Nunavut. C'est la première fois que Windows parlera une langue amérindienne du Canada.

Le Dalaï-lama au Canada
OTTAWA – Du 19 avril au 8 mai, le Dalaï-lama, chef spirituel et politique tibétain en exil, récipiendaire du prix Nobel de la paix 1989, a visité le Canada pour une quatrième fois. Il a notamment rencontré le premier ministre Paul Martin, le 23 avril. C'est la première fois qu'un chef de l'État canadien accepte un tel rendez-vous.

Exposition d'objets religieux
NICOLET – Le musée des religions de Nicolet présente jusqu'au 30 janvier 2005 l'exposition « L'Église endimanchée » qui expose 120 objets de culte d'une autre époque. Il s'agit de pièces qui appartiennent à la collection du musée qui n'ont jamais été montrées au public.

Les immigrés se suicident moins
OTTAWA – Selon Statistiques Canada, les immigrants sont moins susceptibles de se suicider que les personnes nées au Canada. Alors qu'ils sont 13 par tranche de 100 000 habitants nés au pays à s'enlever la vie, le taux est un peu moins de 8 pour 100 000 chez les immigrés qui s'installent au Canada. Le taux de suicide est plus élevé chez les immigrants d'origine européenne et moins élevé chez ceux qui viennent d'Afrique, du Proche-Orient et d'Asie.

Le déficit de la JMJ
GASPÉ – La venue de Jean-Paul II lors de la JMJ a engendré un déficit de 38 M$ répartis entre les diocèses canadiens, au prorata de leur population. Pour plusieurs diocèses plus pauvres, comme celui de Gaspé, la facture est plus difficile à payer. De peine et de misère, Gaspé n'a, en ce moment, épongé que la moitié de sa part à payer. En interview à CIEU FM, Isabelle Vilcheron a expliqué que ce n'est pas le paiement de ce montant qui a mis en péril la situation financière de son diocèse. On se souvient que l'année dernière le diocèse de Gaspé a dû solliciter les dons du public afin d'amasser 200 000 $ pour atteindre l'équilibre budgétaire.

Avortements à la hausse au Canada
OTTAWA – Il y a eu 106 418 avortements au Canada en 2001 comparativement à 105 427 en 2000. Le taux d'avortements est donc passé de 15,4 à 15,6 par tranche de 1000 femmes. La province de Québec est cependant passée de 31 125 avortements en 2000 à 31 065 en 2001. Le taux est donc passé de 19,4 à 19,6 par tranche de 1000 femmes.

Les Églises en faveur du désarmement
TORONTO – Le Conseil canadien des Églises, auquel prend part l'Église catholique canadienne, demande au premier ministre Paul Martin « d'intensifier l'engagement du Canada à l'égard du désarmement et du contrôle contraignant des missiles balistiques, qui constituent, en effet, le moyen le plus efficace et le plus pratique d'améliorer la sécurité et la protection des Canadiens ». Pour l'organisme, les systèmes stratégiques de défense contre les missiles balistiques ne pourront jamais satisfaire l'aspiration profonde des humains à la sécurité face à la terreur nucléaire.

75ᵉ anniversaire de l'église Notre-Dame-de-Lourdes
MONTRÉAL – Les paroissiens de Notre-Dame-de-Lourdes, dans l'arrondissement Verdun, à Montréal, ont célébré, en avril, le 75ᵉ anniversaire de la construction de leur église. Le programme des festivités était composé d'une messe de remerciement suivie d'un souper et d'une soirée de musique. L'église a été construite en 1928 et 1929 selon des plans de l'architecte Anastase Gravel. La construction s'est réalisée en pleine récession économique. En 75 ans, on y a célébré 12 283 baptêmes, 9 373 confirmations, 3 692 mariages et 5 286 funérailles.

Hommage à l'Oratoire Saint-Joseph
OTTAWA – Postes Canada a rendu hommage à l'Oratoire Saint-Joseph en émettant un timbre de 49 cents mettant en vedette le lieu de culte. C'est une manière de souligner le 100ᵉ anniversaire de ce plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph. Le timbre a été conçu par la maison Bradbury Branding and Design.

Transformation temporaire du presbytère de Cap-Chat

CAP-CHAT – Depuis le 30 avril, l'Escale de Sainte-Anne-des-Monts, un centre spécialisé en services de réadaptation pour toxicomanes, a déménagé au presbytère de Cap-Chat. Ce n'est qu'un passage de 18 mois puisqu'un nouveau bâtiment sera construit pour accueillir la clientèle de l'Escale.

En attendant de retrouver son chemin de croix

SAINTE-SOPHIE-D'HALIFAX – Dans la région des Bois-Francs, au Québec, un nouveau chemin de croix remplace celui qui a été volé, il y a quelques mois, dans l'église paroissiale. Il s'agit d'une figuration de la passion du Christ. Il a été aménagé temporairement en attendant que les policiers retrouvent le précédent qui était évalué à environ 20 000 $. Ce qui étonne est qu'il s'agit justement des mêmes images que celui qui a été dérobé.

L'église devient un centre récréatif
SAGUENAY – Un centre récréatif pour les aînés pourrait être aménagé dans l'église Saint-Nom-de-Jésus, dans le secteur de Rivière-du-Moulin, à Saguenay. Le conseil de direction de Saguenay a donné son appui au projet du Comité des aînés de l'arrondissement de Chicoutimi et dégagé une somme de 15 000 $ pour une étude de faisabilité. Une place pour le culte serait prévue à l'intérieur du bâtiment.

Une nouvelle croix de chemin
SAINT-MAURICE- Le gouvernement du Québec a érigé une croix de chemin à Saint-Maurice, en Mauricie. Celle-ci a été dressée pour informer les automobilistes du danger que représente l'intersection du rang Saint-Alexis et de la 352. Plusieurs citoyens auraient souhaité un feu de circulation, mais le ministère des Transports a préféré un monument à connotation religieuse abondamment illuminé.

Des moines en ville
MONTRÉAL – Les Fraternités monastiques de Jérusalem, une communauté de moines dans la ville, arriveront à Montréal en septembre. Une célébration d'accueil est prévue le 26 septembre en la fête des saints martyrs canadiens. Ils prendront la relève du Sanctuaire Saint-Sacrement sur la rue Mont-Royal. Les fraternités regroupent des hommes et des femmes.

Finis les casinos pour les Chevaliers de Colomb
EDMONTON – Les Chevaliers de Colomb de l'Alberta ont décidé de ne plus utiliser les casinos pour générer des revenus à cause des effets néfastes du jeu. L'organisme préfère se tourner vers des activités plus familiales. Cette décision représente une perte financière d'environ 1 M$. Il y a 15 000 Chevaliers de Colomb dans la province.

Un congé pour s'occuper d'un proche mourant
TORONTO – Les Ontariens qui s'occupent d'un membre de leur famille gravement malade pourront bientôt prendre un congé non payé de deux mois avec protection de leur emploi. Un projet de loi a été déposé en avril. La mesure s'appliquerait seulement si le patient risque de mourir dans un délai d'environ six mois.

Deux nouvelles antennes pour Radio Ville-Marie
TROIS-RIVIÈRES — Radio Ville-Marie (RVM), la radio religieuse de Montréal qui a un réémetteur à Sherbrooke, se prépare à desservir les auditeurs de Trois-Rivières et du Centre-du-Québec. Le projet d'implantation coûte environ 200 000 $. Les deux nouveaux réémetteurs devraient entrer en ondes en septembre. Royal Saint-Arnaud, journaliste au quotidien Le Nouvelliste et diacre permanent, fera partie de l'équipe régionale. Il présente déjà une émission radiophonique hebdomadaire sur les ondes de CKSM à Shawinigan, émission rediffusée depuis quelques lunes sur les ondes de RVM. www.radiovm.com

L'Arche de Noé à Shawinigan
SHAWINIGAN - Jusqu'au 3 octobre, l'Ancienne-Aluminerie-de-Shawinigan présente l'exposition « L'Arche de Noé » concoctée par le Musée des beaux-arts du Canada. Elle prendra l'affiche à la Cité de l'énergie. Il s'agit d'un regard de 25 artistes – qui présentent une soixantaine d'œuvres – qui permet au public de sonder les divers rapports entre l'homme et le monde animal.

Le premier missionnaire acadien
MONCTON – L'abbé Nicolas Aubry est le premier missionnaire à fouler le sol acadien. Le 7 avril 1604, le prêtre de Paris embarque à bord d'un des deux navires d'exploration en route pour les terres du nouveau continent malgré l'opposition de ses parents. L'expédition a conduit aussi Samuel de Champlain, François de Pont-Gravé, Jean Biencourt de Poutrincourt, un autre prêtre catholique, un ministre protestant ainsi que cent vingt hommes de métier.

L'hospitalisation est plus facile pour les croyants
QUÉBEC – « L'hospitalisation est plus facile pour les croyants que pour les athées », affirme Christiane Biron, animatrice de pastorale en milieu de la santé, au quotidien Le Soleil. Durant ses neuf années de pratique clinique, elle a remarqué que les valeurs sont bousculées par la maladie. Les croyances religieuses de l'enfance, souvent endormies, se réveillent. « Croire en quelqu'un de plus grand que soi, c'est un plus pour le malade. Il peut se décharger sur lui », ajoute-t-elle. Au Québec, il y a environ 420 animateurs de pastorale dans les établissements de la santé. Ils sont considérés comme des professionnels de la santé. Leur salaire annuel varie entre 33 931 $ et 62 475 $.

(Revue Sainte-Anne, juillet-août 2004, pp. 301 et 302)

17 mai 2026

VISION CATHOLIQUE : Mon périple sur les traces des saints du Canada

Tombe de la vénérable Élisabeth Bruyère, à Ottawa
Mon périple sur les traces des saints du Canada

Par Benoît Voyer

17 mai 2016

Mon périple sur les traces des saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu du Canada se poursuit.

Le 5 janvier 2026, je suis allé à la rencontre du bienheureux Louis-Zéphin Moreau qui repose dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe. J’ai profité de la messe du jour, présidée par le vicaire général du diocèse, l’abbé Serge Pelletier. Dans ce temple, l’eucharistie est célébrée du lundi au vendredi à 16 h. Je me suis assis auprès de Louis-Zéphirin afin de me souvenir de l’inspirant évêque qu’il a été.

Au préalable, j’ai tenté de visiter les vénérables Élisabeth Bergeron et Aurélie Caouette qui reposent dans le mausolée de la cathédrale, sur la rue Girouard est. Malheureusement, les portes étaient closes. Depuis que le salon funéraire Ubald Lalime gère le cimetière et le mausolée, il est devenu quasi impossible d’avoir accès aux lieux de sépulture des fondatrices des Sœurs de Saint-Joseph et des Adoratrices du Précieux-Sang. Qu’est-ce qu’on attend pour aménager des espaces pour elles dans la cathédrale auprès de leur bienheureux fondateur ?

Le 7 janvier, à 19 h 30, j’ai souligné l’anniversaire de saint Alfred Bessette avec une importante communauté de foi réunie pour une messe spéciale en sa mémoire dans la crypte de l’oratoire Saint-Joseph. Cette célébration était présidée par le père Bernard Antoine, recteur de l’Oratoire. Le religieux est originaire de Dondon, en Haïti. Ce jour-là, plus de la moitié de l’assistance était composée de ses compatriotes.

Devant la maison mère des soeurs de la charité, à Ottawa
Le 12 mai, je me suis rendu à la maison mère des Sœurs de la charité, située au 27, rue Bruyère, à Ottawa. Je me suis recueilli devant la tombe de la vénérable Élisabeth Bruyère, fondatrice de la branche ottavienne de cette communauté fondée à son origine par sainte Marguerite d’Youville. Cette dernière repose dans la basilique Sainte-Anne, à Varennes. La salle où elle repose est ouverte au public sur rendez-vous. Lors de ma visite, c’est sœur Estelle Lamothe qui m’a accueilli. Le 3 octobre 1865, Élisabeth Bruyère écrivait : « J’ai assez de confiance pour croire à la possibilité des miracles si le bon Dieu le veut ».

Il me reste plusieurs lieux de sépulture de saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu à visiter. En septembre, notamment, je me rendrai au sanctuaire de saints martyrs, à Midland, en Ontario, où trois d’entre eux ont été tués par haine de la foi chrétienne.

Maison mère des soeurs de la charité, à Ottawa

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Roland Leclerc a refusé d'être évêque de Trois-Rivières

Roland Leclerc a refusé d'être évêque de Trois-Rivières

MONTRÉAL – L'abbé Roland Leclerc est décédé le 19 novembre, trois jours avant mon 37ᵉ anniversaire de naissance. Ce n'est plus une nouvelle, car l'événement a été très médiatisé.

J'ai eu le privilège de travailler avec lui, notamment à l'émission télévisée Parole et Vie (Canal VOX). J'ai aussi réalisé, au fil de mes 15 années de vie journalistique, quelques interviews de l'homme pour des articles qui ont été diffusés dans l'Hebdo journal, la Revue Sainte-Anne, la Revue Notre-Dame-du-Cap et pour l'émission Les P'tits bonheurs diffusée à Radio Ville-Marie. Enfin, il a été, pour moi, un confident. Ses conseils ont toujours été une grande source d'espérance pour mon quotidien. Sa sainteté m'a toujours touché. Je ne sais pas si c'était réciproque – et je ne le saurai jamais –, mais je le considérais comme un ami.

Son départ a provoqué en moi un long silence. J'en sors aujourd'hui, après quelques mois, pour révéler un détail de sa vie que peu de gens connaissent : l'abbé Roland Leclerc devait devenir évêque du diocèse de Trois-Rivières, pour remplacer Mgr Laurent Noël.

Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était en 1996-1997, au moment où j'étais journaliste à L'Hebdo journal en Mauricie. S'assurant de bien fermer la porte de son bureau après m'y avoir invité, le directeur général de l'époque, Gilles Béchard, me confiait une conversation confidentielle qu'il venait d'avoir, quelques heures plus tôt, avec Roland Leclerc, collaborateur au journal. Il lui confiait une discussion avec le nonce apostolique du Canada. La rencontre consistait à convaincre l'abbé Leclerc d'accepter de devenir évêque de Trois-Rivières. Après une brève réflexion, Roland refusait la proposition. Gilles Béchard et moi convenions de faire de la confidence du prêtre une rumeur urbaine. Le directeur général me demandait, avant de quitter son bureau, de vérifier celle-ci – comme toutes rumeurs – auprès de Roland Leclerc.

Sans tarder, je m'entretiens au téléphone avec le principal concerné : « Roland, on raconte en ville qu'on t'a demandé de devenir évêque. Est-ce que c'est vrai ? » Très mal à l'aise par cette question, un long silence s'installe au bout du fil. Finalement, il répond négativement à la question (secret professionnel oblige). Il ajoute sans tarder que même si la rumeur s'avérait fondée, il refuserait, car cette nouvelle fonction l'empêcherait d'intervenir efficacement dans les médias, puisqu'il serait obligé d'être solidaire du collège épiscopal.

La conversation a fait la manchette de l'Hebdo journal.

Quelques semaines plus tard, l'abbé Martin Veillette était nommé évêque de Trois-Rivières.

Et voilà, il n'y a plus de secret sur cette vieille histoire.

Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, mars 2004, p. 108)

16 mai 2026

VISION CATHOLIQUE : Le vénérable Clément-Marie Staub

Clément-Marie Staub
Le vénérable Clément-Marie Staub

Par Benoit Voyer

16 mai 2026

À Kaysersberg, en Alsace (France), le 2 juillet 1876, naît Joseph, fils de Clément Staub et de Marguerite Hertig. Il s’agit de leur 4e enfant.

Sa famille est modeste et l’éducation religieuse est une valeur importante pour ses parents, des personnes de grande foi chrétienne. Dans la salle familiale, une statue du Sacré-Cœur domine la pièce.[1]

Le 23 mars 1890, Joseph fait sa première communion. Il a 14 ans. Cette même année, il entre dans la congrégation des Augustins de l’Assomption, fondée en 1850 par le père Emmanuel d’Alzon.

Le 6 septembre 1896, il revêt le costume des Assomptionnistes. On lui donne le nom de frère Marie-Clément.

Le 8 septembre 1897, il fait sa première profession religieuse. Sa formation religieuse durera deux ans.

À la fin de son noviciat, on l’envoie compléter ses études à Rome. Il y étudiera la philosophie et la théologie. Il obtiendra deux doctorats. Près du siège de saint Pierre, il développe un grand attachement au pape et à l’Église. Il recevra le sacrement de l’ordre, le 19 mars 1904, à quelques pas du Saint-Siège, en Italie. Il célébrera sa première messe dans l’église où il a été baptisé, en Alsace.

Il débute son parcours de prêtre en étant sous-prieur et chargé de cours auprès des novices assomptionnistes, à Louvain.

En 1906, il ira fonder un noviciat à Gempe, en Belgique. Il en devient le supérieur et le maître des novices. En parallèle, il donne des causeries et anime des retraites spirituelles en France, en Belgique et où on le demande. Enfin, il passera quelque temps en Angleterre.

On l’envoie finalement aux États-Unis, dans un collège dirigé par sa communauté religieuse à Worcester, dans l’État du Massachusetts, à environ 1 h 15 d’automobile de Boston. Cette affectation ne devait être que temporaire. Il passera le reste de sa vie en Amérique. Dans cette région, il se retrouve au milieu de religieux européens. Il se sent donc un peu comme chez lui.

À Noël 1914, à Worcester, le père Marie-Clément Staub fonde les Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc, sa sainte préférée. La nouvelle communauté religieuse a pour mission d’aider aux soins domestiques des prêtres et de les assister dans leur ministère.

En 1917, il propose à l’archevêque de Québec, le cardinal Louis-Nazaire Bégin, d’établir dans son diocèse les Assomptionnistes, les Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc et d’établir un bureau pour le Canada de l’Archiconfrérie de la prière et de pénitence, mieux connu de nos jours du nom de Montmartre canadien. L’offre est acceptée.

Pendant une vingtaine d’années, il est à la tête des œuvres qu’il a établies à Québec et anime des retraites spirituelles ayant principalement pour thème le Sacré-Cœur de Jésus.

Dans son petit livre sur Clément-Marie Staud, le père Xaxier Vandermeerschen explique que « le début de l’année 1936 marqua pour lui un arrêt dans ses activités et même un séjour de trois semaines à l’Hôtel-Dieu de Québec. Rentré à la maison-mère des Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc, il fut astreint à de longs repos, continuant cependant de croire à sa guérison et de nourrir de grands projets. Il ne pensait pas – et qui l’eût pensé ? – être à quelques semaines du dernier grand projet inscrit pour lui dans le livre de la vie – le retour à Dieu. »[2]

Le 16 mai 1936, vers 20 h 45, à la maison mère des Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc, à Sillery, devenu un des 35 quartiers de la ville de Québec, une crise cardiaque s’attaque à lui : « Les spasmes de la crise terminées, le père esquissa un sourire et, pendant quelques secondes, leva la main gauche dans un geste d’adieu. Sans secousse, sans même un soupir perceptible, le grand apôtre et le grand fondateur rendait l’âme à Dieu. Il était 21 h 30 ».[3] Le père Marie-Clément Staub n’a que 59 ans.

Le 3 avril 2014, le pape le déclare « vénérable », première étape de trois vers la béatification et la canonisation.

Il repose dans la chapelle du Montmartre canadien, à Québec.

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[1] Cf. Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p. 4.
[2] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p. 33.
[3] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p .35.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer

Proclamation royale

MONCTON – Le 28 juillet devient le jour de la commémoration de la déportation des Acadiens, il y a près de 250 ans (1755 à 1763), par la Couronne britannique. La proclamation royale a été signée par l'ex-ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps. Sans être des excuses officielles, ceci est une reconnaissance des torts causés par la déportation.

Don pour l'Iran
MONTRÉAL – Développement et Paix recueille des dons pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre qui a frappé la région de Bam en Iran, en décembre. Développement et Paix, 5633, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H1N 1A3.

Les Québécois sont devenus « underground »
SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – De retour d'un voyage au Guatemala, où il a participé au Congrès missionnaire des Amériques, Mgr Clément Fecteau, évêque de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, dit avoir été frappé par la dévotion des catholiques de l'Amérique latine. « Nous autres, on a du chemin à faire là-dessus, parce qu'on est devenu quasiment underground ! On a peur d'affirmer notre foi en Jésus-Christ », a-t-il lancé à un journaliste de la Société Radio-Canada. Il a profité de ce voyage pour se rendre au Honduras afin de visiter une vingtaine de prêtres du Québec, membres de la Société des Missions étrangères, dont trois sont originaires de son diocèse. Mgr Fecteau est membre de la Commission épiscopale cana- dienne pour l'évangélisation des peuples et faisait partie des170 représentants canadiens au Congrès missionnaire qui a réuni 3 000 participants au Guatémala.

Jour du Seigneur
MONTRÉAL – Suite à une vaste enquête menée auprès de la clientèle cible de l'émission télévisée Le Jour du Seigneur, il a été confirmé que l'heure de diffusion demeurera, le dimanche, à 10 h. La Société Radio-Canada renonce donc à pousser l'heure de diffusion à 11 h. L'enquête a démontré que la messe télévisée constitue un véritable rituel pour un grand nombre de téléspectateurs et qu'en la diffusant plus tard cela perturberait la vie de plusieurs personnes.

75ᵉ chez les orthodoxes russes
MONTRÉAL – La paroisse Saint-Nicolas de l'Église orthodoxe russe hors-frontières, située au 422 boulevard St-Joseph ouest, à Montréal, a célébré son 75ᵉ anniversaire de fondation, à l'occasion d'une grande vigile qui a eu lieu le 18 décembre et d'une liturgie pontificale, le 19 décembre 2003. Les célébrations ont été présidées par Mgr Gabriel Chemodakov, évêque de Manhattan.

Maison Saint-Gabriel
MONTRÉAL – La Maison Saint-Gabriel, musée montréalais mettant en vedette sainte Marguerite Bourgeoys, les Filles du Roy et les 16ᵉ et 17ᵉ siècles canadiens, présente de mai à décembre l'exposition « Patrimoine et coutumes populaires religieuses ». Elle fera revivre le quotidien des pratiques et des croyances religieuses. La présentation mettra en vedette les calvaires et les croix du chemin, les petites images dévotes et les confréries en Amérique française. www.maisonsaint-gabriel.qc.ca

Un collège des Ursulines ferme ses portes
STANDSTEAD – Après 120 ans d'existence, le Collège des Ursulines de Stanstead, au Québec, a annoncé la fin de ses activités lorsque se terminera la présente année scolaire. La direction de l'établissement impute cette décision à des déficits qui ne cessent d'augmenter. La baisse de la clientèle et la diminution des subventions accordées par le ministère de l'Éducation sont pointées du doigt. Une centaine d'élèves, une dizaine d'enseignants, et les membres du personnel administratif, professionnel et de soutien du Collège sont touchés par cette fermeture. Le conseil d'administration du Collège des Ursulines et les élus de Stanstead cherchent des solutions pour éviter ce scénario. On espère empêcher la fermeture de l'établissement.

Une ville, une paroisse
COWANSVILLE – Le 14 décembre, Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe, a officialisé le projet de fusion des paroisses Sainte-Rose-de-Lima, Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et Saint-Léon de Cowansville. La nouvelle paroisse porte temporairement le vocable de Saint-Léon. À la fin de décembre, près de 250 propositions de noms ont été reçues pour identifier la nouvelle fabrique. Cinq noms seront retenus et proposés au vote des paroissiens. Suite à la consultation, l'évêque de Saint-Hyacinthe choisira le nom officiel qui sera divulgué le 16 mai lors d'une célébration spéciale.

L'Église de Bienville fermera ses portes
BIENVILLE – L'église Saint-Antoine-de-Bienville, dans le diocèse de Rimouski, fermera ses portes le 11 avril, jour de Pâques La baisse dramatique de la pratique religieuse et les travaux coûteux évalués à 300 000$, sans compter les imprévus, amènent le Conseil de fabrique à prendre cette décision. Construite en 1893, l'église de Bienville n'est pas un monument historique reconnu. Toutefois, il n'est pas question de démolir l'église. Elle est tout simplement à vendre.

La Maison Marie-Reine-de-la-Paix ferme ses portes
GASPÉ – Après 50 ans d'activités, la maison de retraites spirituelles Marie-Reine-de-la-Paix, en Gaspésie, administrée par les Oblats de Marie-Immaculée, a fermé ses portes. C'est le père Réjean Doyon qui a eu la tâche de fermer le livre d'histoire de cette œuvre débutée le 21 octobre 1951. La dernière retraite a eu lieu en octobre. Exceptionnellement, une cinquantaine de personnes y assistaient. Le centre deviendra une résidence pour les aînés.

Abus sexuels par des membres du clergé
OTTAWA – Un groupe de travail qui révisera les grandes orientations de l'Église catholique canadienne en matière d'abus sexuels commis par des membres du clergé a été formé par la CECC. « En 1992, la CECC est devenue la première conférence épiscopale au monde à publier des lignes directrices en cette matière. Depuis plus d'une dizaine d'années, ce document phare intitulé « De la souffrance à l'espérance » aura permis aux diocèses du Canada de se donner les normes les plus appropriées répondant aux standards de l'époque à l'égard du traitement des cas d'abus sexuels commis par des membres du clergé. À l'aide de cet outil, les diocèses canadiens ont ainsi pu établir des politiques concernant les abus sexuels et mettre sur pied des programmes pastoraux pour accompagner les victimes et leurs proches », explique le communiqué de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).

Un tribunal islamique en Ontario
TORONTO – Des musulmans ontariens mettent actuellement en place un tribunal judiciaire fondé sur la charia, la loi canonique islamique. Ce tribunal aurait l'objectif de traiter, par arbitrage, les conflits matrimoniaux entre musulmans. L'Institut islamique de justice civile entend nommer des arbitres parmi les imams et les savants religieux de la communauté musulmane canadienne. Syed Mumtaz Ali, juriste musulman à la retraite et initiateur de ce projet, pense que cela permettra aux musulmans d'économiser du temps et de l'argent. Toutefois, d'autres musulmans se demandent comment la charia sera interprétée et si elle n'est pas fondamentalement biaisée en faveur des hommes. Une chose demeure rassurante : les tribunaux ontariens ne reconnaîtront pas les jugements issus de ce tribunal s'ils violent la Charte canadienne des droits et libertés.

Sauver l'église de Grande-Rivière
GRANDE-RIVIÈRE – Les paroissiens de Grande-Rivière sont très préoccupés par leur église, construite en 1893, qui a fermé ses portes le 14 juillet pour des raisons de sécurité. Les 110 bénévoles de cette paroisse, qui en compte 3600 fidèles, travaillent à amasser 170 000$ afin de rénover leur église. Les travaux sont commencés et la messe de minuit a été célébrée dans leur maison de prière.

Chronique religieuse
DRUMMONDVILLE – Le diacre, André Page, signe une chronique de spiritualité dans l'hebdomadaire L'Express-La Parole, à Drummondville. Il est possible de lire régulièrement ses chroniques sur le site du journal, dans la section des chroniques. www.expressparole.com

Église rénovée
DOLBEAU – L'église Saint-Eugène, située dans la région de Dolbeau-Mistassini, vient de subir une cure de rajeunissement. Des travaux étaient devenus indispensables. Ils ont coûté, jusqu'à maintenant, 41 000$ ; 20 950$ provenant de la générosité de la population et des commerçants et 20 000$ de la Fondation du patrimoine religieux du Québec. Et ce n'est pas terminé. La 2ᵉ phase du projet est en chantier.

Chronique religieuse dans l'hebdomadaire le Trait d'union
MASCOUCHE (bv) – Depuis le 7 décembre, Mgr Gilles Lussier, évêque de Joliette, signe une chronique mensuelle dans l'hebdomadaire Le Trait d'union, propriété de Transcontinental. Le journal couvre les paroisses de Saint-Henri, de Mascouche, de Saint-Joachim, de La Plaine, de Saint-Roch-de-l'Achigan et de Saint-Lin-des-Laurentides. www.letraitdunion.com

(Revue Sainte-Anne, mars 2004, pp. 109 et 110)

15 mai 2026

UN PEU DE MOI : Un ado et sa guitare

En octobre 1983, je participe aux activités du service de la pastorale à la polyvalente J.-H. Leclerc. Dans le milieu scolaire, je vis un peu en retrait. C’est ainsi depuis que j’ai "doublé" ma deuxième année du secondaire. Ma guitare m’aide à prendre ma place. (BV)

DÉCÈS : Robert Chenard (1950-2026)

Journal de Québec

C'est avec regret que j'ai appris le décès de Robert Chenard. Il s'agit de mon petit-cousin. Henri Chenard, son père, est le fils de Rémi Chenard et Lumina Bélanger, les arrière-grands-parents. D'ailleurs, Lumina repose dans le même lot qu'Henri dans le cimetière de Saint-Alexandre de Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent. (BV)

VISION CATHOLIQUE : L’humain prie Dieu. Dieu prie l’humain

L’humain prie Dieu. Dieu prie l’humain

Par Benoit Voyer

15 mai 2026

Un jour [1], le frère Denis Lévesque, fondateur des Franciscains de l’Emmanuel, me disait : « La prière et la vie spirituelle ne sont pas "des affaires de feeling". Sentir la présence de Dieu est une grâce qu’il ne faut point rechercher. Le maître du temps et de l’histoire la donne à qui il veut et quand il veut… […] Il y a des gens qui disent : « Il y a des années que je prie Dieu pour obtenir telle ou telle faveur et il ne m’exauce pas ! » Pourtant, Jésus dit dans l’Évangile : « Demandez et vous recevrez ! » (Jn 16, 24). Jésus n’est pas un menteur ! La question à se poser n’est guère : « Pourquoi il ne m’exauce pas ? » mais plutôt « Est-ce que, moi, j’exauce Dieu dans ma vie ? »

Il me faisait remarquer que Dieu fait aussi des prières à l’être humain : « Dans la mesure où nous allons exaucer Dieu, de la même manière il va nous prendre au sérieux et va se donner à nous. [La prière est] un dialogue et c’est Dieu qui a parlé le premier. La Bible contient des centaines de ses prières : les commandements, « Écoute mon peuple… », « Aimez-vous les uns les autres… », « Partagez… », « Pardonnez pour être pardonnés… », « Libérez les esclaves », etc. Il n’y a donc pas à être inquiet de ne pas sentir la présence de Dieu ou d’avoir vécu une expérience sensible, et que, tout à coup, c'est la panne sèche. C’est normal ! Plus la relation à Dieu est stable, moins il y a de hauts et de bas dans la vie intérieure. Le cheminement spirituel est une pente qui se monte tranquillement – sauf pour les débutants où ça ressemble à des montagnes russes ».

Ainsi, ce que Dieu veut, pour le rencontrer, est d’ouvrir son cœur, d’accepter de faire un pas et d’accepter de le laisser prendre de la place dans sa vie.

Son confrère, le frère Francois Garon, ajoutait : « Notre humanité nous oriente vers Dieu si on la redécouvre, si on la connaît, si on l’accueille. Si on la rejette parce qu’on se réfugie dans toutes sortes de choses, on s’éloigne des chemins qui mènent à Dieu. »

La rencontre de Dieu est toujours une expérience humanisante, une expérience qui rend plus humain et plus proche de Dieu.

Et il concluait : « C’est dans notre humanité que nous trouvons les traces de Dieu et que nous trouvons Dieu ».

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[1] Benoit Voyer. L’homme prie Dieu, Dieu prie l’homme, Bulletin Trinité, septembre 1997, p. 1. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2024/07/il-etait-une-fois-dans-les-medias_0425693902.html

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Un livre sur le ministère de guérison

Un livre sur le ministère de guérison

OTTAWA – Henri Lemay, leader du renouveau charismatique catholique au Canada, reconnu internationalement, écrit présentement un livre sur le phénomène de la guérison et de la délivrance depuis Vatican II. L'ouvrage, rédigé en anglais, sera traduit en français, en espagnol, en portugais et en plusieurs autres langues.

L'homme à la retraite a débuté dans la recherche et la rédaction de cette étude, peu de temps après la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) qui a eu lieu à Toronto en 2002, suite à une demande du Comité international du renouveau charismatique catholique (ICRESS) dont le siège est à Rome, organisme dont il a été un membre de la direction pendant huit ans, auprès du défunt père Émilien Tardif.

« Depuis Vatican II, l'Église a redécouvert les charismes parmi lesquels il y a la guérison. Il constate une éclosion de ce charisme partout sur la planète. Ce ministère particulier est un moyen puissant d'évangélisation. On voit chez nos frères protestants à quel point la guérison est rattachée à l'évangélisation. Elle provoque des conversions massives », explique-t-il à la Revue Sainte-Anne, de passage à sa résidence de la rue Leblanc, dans l'arrondissement Orléans, à Ottawa.

En 2001, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a écrit une instruction sur la guérison. Ensuite, le Vatican a organisé un colloque sur ce thème. Une centaine de spécialistes étaient présents. Henri Lemay a participé à l'événement à titre de membre de l'ICRESS.

Il poursuit : « Suite à ce colloque, l'ICRESS a décidé d'écrire un livre pratique sur comment faire la démarche de guérison, en récoltant l'expérience de 35 ans du renouveau charismatique. Tous les grands thèmes doivent être abordés : la guérison physique, la guérison intérieure, la délivrance, la guérison de l'esprit, la guérison intergénérationnelle, la guérison dans un contexte liturgique, la guérison dans un contexte non liturgique, etc. Le livre aura une vingtaine de chapitres et sera révisé avant publication par une dizaine de théologiens. »

Pour réaliser son travail, il a lu plusieurs centaines de livres sur le sujet, bouquins publiés dans divers pays et diverses langues.

L'ouvrage sera publié d'ici quelques mois.

Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, mars 2005, p. 114)

14 mai 2026

POLITIQUE : Ma visite aux lieux de sépulture des premiers ministres

Lester B. Pearson dans le cimetière MacLaren, à Wakefield
Ma visite aux lieux de sépulture des premiers ministres

Par Benoit Voyer

16 mai 2026

Depuis 2024, je visite les lieux de sépulture des premiers ministres (PM) du Québec et du Canada.

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai terminé ma tournée de tous ceux qui ont dirigé le Québec depuis 1867. Il y en a eu 33, incluant l’actuelle première ministre Christine Fréchette.

Robert Laird Borden, dans le cimetière Bloomfield, à Ottawa
Ma liste des visites des lieux où reposent les premiers ministres du Canada depuis la Confédération ne fait que commencer. Il y en a eu 24 jusqu’à maintenant, dont sept (incluant le premier ministre Mark Carney) sont toujours en vie. En 2025, j’en ai visité trois : le libéral Louis Saint-Laurent qui repose dans le cimetière Saint-Thomas-d’Aquin, à Compton, en Estrie (PM de 1948 à 1957) ; le libéral Pierre Elliot-Trudeau qui est dans le cimetière de Saint-Rémi, en Montérégie (PM de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984) ; et, le progressiste-conservateur Brian Mulroney au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal (PM de 1984 à 1993).

Le 12 mai 2026, j'en ai visité trois autres : Lester B. Pearson, au cimetière MacLaren, à Wakefield, en Outaouais, au Québec (PM de 1963 à 1968) ; Robert Laird Borden, au cimetière Bloomfield, à Ottawa (PM de 1911 à 1920) ; et Wilfrid Laurier, au cimetière Notre-Dame, à Ottawa (PM de 1896 à 1911).

Wilfrid Laurier dans le cimetière Notre-Dame, à Ottawa

UN PEU DE MOI : Visite sur la tombe de mon père

Le 13 mai 2026, de passage à Granby, je me suis recueilli quelques minutes sur la tombe de mon père. Il est inhumé dans le cimetière Mgr Pelletier.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les catholiques doivent prendre la parole

Les catholiques doivent prendre la parole

OTTAWA – Les médias forment et informent. Pour une grande partie de la population, il s'agit de la seule source de formation et d'informations accessible immédiatement.

Le monde des communications médiatiques joue donc un impact considérable sur les mentalités. Il peut faire un bien énorme ! Il peut bâtir comme il peut détruire l'être humain. Il peut présenter une vision très belle et constructive de ce qu'il est et, d'un autre côté, lui offrir une vision qui ne respecte pas sa dignité humaine.

C'est pour cette raison que Michèle Boulva, co-directrice de l'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) et ex-journaliste, lance, dans une interview qu'elle a accordée à la Revue Sainte-Anne, de passage dans la capitale canadienne, une invitation formelle, surtout à ceux qui ont choisi de suivre Jésus à travers la voie du catholicisme : « Il est important que monsieur et madame « Tout-le-Monde » qui lisent les journaux, qui voient une publicité sur un abribus, qui regardent la télévision ou qui visualisent des émissions sens dessus dessous prennent la parole. Écrire une lettre ouverte, ce n'est pas long ! Quatre ou cinq lignes suffisent ! Ce sont souvent les plus courtes qui sont publiées. »

Pour elle, il faut absolument apprendre à utiliser les médias pour faire valoir ce qu'on a à dire, surtout lorsqu'il s'agit de valeurs éthiques que proposent les textes des premier et deuxième testaments et aussi, la longue et riche tradition de l'Église.

Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, mars 2005, p. 114)