SAINTS ET SAINTES : Mgr Ignace Bourget

Mgr Ignace Bourget*
Mgr Ignace Bourget

Par Benoit Voyer

7 juin 2026

Le 30 octobre 1799, à Lévis, qu’on appelait à cette époque Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, naît Ignace Bourget. En 1811, il entre au Séminaire de Québec en vue de devenir prêtre. Il sera évêque de Montréal de 1840 à 1876.

Un découvreur de saintes
Ignace Bourget a un flair pour détecter les personnes qui vivent leur foi chrétienne de manière exemplaire. De plus, il est inspiré par la création de grandes œuvres. Plusieurs marqueront l'histoire du Canada.

À la suite de sa rencontre avec Eulalie Durocher, Ignace Bourget fonde avec elle les Sœurs de Jésus-Marie, vouées à l’enseignement. Eulalie deviendra la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Elle repose dans la cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à Longueuil.

Il en va de même pour Émilie Tavernier, la veuve de Jean-Baptiste Gamelin. Au fait des œuvres de charité de la dame Gamelin, Ignace Bourget veut en assurer la permanence en fondant une communauté religieuse. Ainsi, en 1843, naît la Congrégation des Sœurs de la Providence. Émilie en deviendra la première religieuse et une future bienheureuse de la chrétienté.

Il en va de même avec Rosalie Cadron-Jetté. Elle fondera les sœurs de la Miséricorde qui s'occuperont des filles-mères montréalaises et de leurs poupons nés hors mariage. Déclarée vénérable, elle repose dans la crypte de la cathédrale catholique de Montréal.

L’affaire Guibord
En 1875, l'évêque catholique de Montréal, Mgr Ignace Bourget, maudit le petit coin du cimetière Notre-Dame-des-Neiges où est enterré Joseph Guibord, un imprimeur de Montréal, excommunié du catholicisme à cause de son appartenance à l'Institut canadien. Ainsi chassé du royaume des ressuscités, Guibord est condamné à errer en enfer, au pays des damnés.

L'affaire Guibord est la plus grande saga qui a marqué l'histoire du cimetière du chemin de la Côte-des-Neiges.

L'histoire débute en 1844. Cette année-là, environ 200 jeunes fondent l'Institut canadien. Cet organisme défendait les principes démocratiques et républicains : souveraineté du peuple, suffrage universel, séparation de l'Église et de l'État, instruction publique laïque, abolition de la classe seigneuriale, réformes constitutionnelles et judiciaires.

La bibliothèque de l'institut fut rapidement la cible des attaques de Mgr Bourget. Dans cette bibliothèque publique, la seule ouverte gratuitement aux citoyens montréalais, il était possible de consulter 9000 ouvrages et des publications de partout sur la planète. Le clergé estimait que cette collection de bouquins contenait des ouvrages immoraux. Pourtant, il s'agissait des œuvres des grands écrivains de l'époque.

Prenant de plus en plus de place au Québec, car il y avait des noyaux de l'organisme dans plusieurs régions de la province, les autorités catholiques décidèrent d'en finir avec l'institut. Ils tentèrent même de créer, avec l'aide des Jésuites et des Sulpiciens, des mouvements parallèles, mais rien ne levait.

Le clergé fit donc circuler une pétition demandant la démission en bloc des membres de l'institut. Sous la pression populaire, 150 des 700 membres se retirèrent pour fonder l'Institut canadien-français, sous l'autorité de l'Église.

Ayant épuisé toutes ses ressources, Ignace Bourget décide de trancher. Il condamne d'excommunication tous ceux qui demeurent dans le regroupement. Ceux qui restent sont condamnés à finir leur existence à brûler en enfer.

Comble de malchance, Joseph Guibord décède le 18 novembre 1869. Le curé de la paroisse refuse de l'inhumer, sauf dans la partie réservée aux criminels. L'épouse de Guibord, Henrietta Brown, s'objecte. Le corps est déposé au cimetière protestant et des procédures judiciaires débutent. L'affaire finit sa course à Londres. L'ordonnance du 28 novembre 1874 somme l'Église catholique d'inhumer l'imprimeur dans la partie honorable du cimetière.

Les funérailles sont fixées au 2 septembre 1875, sans la présence de la femme de Guibord décédée deux ans plus tôt. Ayant été exhortés à la messe du dimanche à ne pas laisser le cimetière se profaner, des manifestants catholiques armés de revolvers, de bâtons et de cailloux empêchent la dépouille d'entrer. Les obsèques sont remises au 16 novembre. Cette fois-ci, des centaines de policiers et des milliers de soldats empêchent les manifestants de s'opposer à l'ordonnance royale.

Le 8 septembre 1875, dans une lettre pastorale, Mgr Bourget informe ses ouailles que la partie du cimetière où sera enterré Guibord est maudite et qu'elle ne fait plus officiellement partie de l'endroit.

La tombe de Joseph Guibord fut insérée dans du béton, car des fanatiques menaçaient d'enlever le corps. Quelques jours après l'enterrement, la tombe est fracassée à coups de masse. La légende raconte que c'est là l'œuvre de Satan qui est venu chercher son disciple.

Décès
Mgr Ignace Bourget décède, à Montréal, le 8 juin 1885. De nos jours, il repose dans la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal. Il est possible de se rendre auprès de son sarcophage.

Le diocèse catholique montréalais songe sérieusement à le proposer comme un modèle de vie chrétienne. Son histoire est inspirante pour l'Église d'aujourd'hui.

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*Toile de Mgr Ignace Bourget au Musée des Hospitalière de l'Hôtel-Dieu de Montréal.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Entrevue EXCLUSIVE avec Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique (1)

Entrevue EXCLUSIVE avec Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique

« Les jeunes sont prêts à se donner des causes nobles, mais il faut que la barre soit haute. Il ne faut pas réduire l'idéal de l'Évangile à la contingente des opinions. C'est dur de vivre le christianisme ! »

Par Benoît Voyer


OTTAWA – Mgr Luigi Ventura, le nonce apostolique au Canada, accorde peu d'interviews. Il y a peu de temps, dans l'intimité de la nonciature apostolique à Ottawa, il a accepté de rencontrer la Revue Sainte Anne. Dans cet entretien, il se livre avec simplicité et parle de son travail de représentant du pape Benoît XVI au Canada.

REVUE SAINTE ANNE – Excellence, quel âge avez-vous ? Depuis combien de temps êtes-vous nonce apostolique ? Depuis combien d'années êtes-vous en fonction au Canada ? Pour combien de temps êtes-vous nommé ? Avez-vous déjà été nonce apostolique d'autres pays ?

LUIGI VENTURA – Mon âge ? Je viens d'entrer dans la soixantaine. Au Canada, je suis un jeune prêtre ! (Rires) Je suis dans ma quatrième année au Canada, donc au cœur de mon cinquième hiver au pays. Ma nomination au Canada est pour un temps indéterminé. C'est le Saint-Père qui décide. Un de mes prédécesseurs a été ici près de quinze ans. Le Canada est ma troisième affectation. J'ai été nonce apostolique pendant 4 ans en Côte-d'Ivoire et 2 ans au Chili.

RSA – Avez-vous hâte de rentrer à la maison en Italie ?

L.V. – J'y vais chaque année durant mes vacances ! Je suis très attaché à l'Italie. Il y a en moi la sève de l'origine. On a tous besoin de retourner sur le lieu de ses origines.

RSA – Comment devient-on nonce apostolique ? Faut-il être italien ?

L.V. – Cette fonction n'est pas réservée aux Italiens même s'il y a toujours une prédominance de gens de mon pays. Cela s'explique ! La colline du Vatican, l'endroit de résidence du Saint-Père, est à Rome et Rome est en Italie ! Dans le monde, nous sommes 103 nonces de 22 nationalités. Nous sommes seulement 55 Italiens ! Malheureusement, il n'y a plus de Canadiens, mais par chance il y en a deux qui travaillent dans la diplomatie du Vatican.

On devient nonce apostolique parce qu'on se donne une formation à l'Académie pontificale ecclésiastique à Rome. J'ai fréquenté cette école ! J'y ai appris quelques aspects techniques comme le droit international et le droit canon.

On m'a demandé de trouver quelques candidats du Canada, mais je n'en trouve pas. Le Vatican cherche de jeunes prêtres afin qu'ils puissent faire les études. Si vous trouvez un prospect, envoyez-le-moi sans tarder !

RSA – Cette splendide résidence de la rue Manor, qui a une vue féerique sur l'Outaouais québécois, est-ce qu'on appelle l'ambassade du Vatican au Canada ?

L.V. – Le vrai terme est « nonciature apostolique ». Celle-ci a une mission qui est similaire à celle d'une ambassade. Le terme évoque une nature spéciale.

RSA – Quelle est la mission – ou nature, pour reprendre votre expression – de la nonciature apostolique ?

L.V. – Ce lieu ne représente pas un État Il en est de même pour mon rôle. Je ne suis pas l'ambassadeur du Vatican au Canada. Le nonce apostolique, qui est le chef de la mission et qui utilise un langage diplomatique, est le représentant de Benoît XVI, pasteur universel de l'Église. Je suis donc l'ambassadeur d'un pouvoir qui est spirituel.

RSA – En pénétrant sur la propriété de la nonciature, on a l'impression d'entrer sur un territoire qui a une immunité diplomatique…

L.V. – Vous dites vrai. Les lois internationales reconnaissent à la nonciature une nature diplomatique.

RSA – Vous n'êtes donc pas le représentant du « roi du Vatican ».

L.V. – (II sourit en entendant l'expression). Je suis le représentant du successeur des apôtres et du chef de l'Église. Celui-ci représente environ 1,2 milliard de personnes qui lui reconnaissent une autorité de protecteur de l'unité de la foi et de la charité.

RSA – Concrètement, quel est le travail d'un nonce apostolique ? Quel rôle jouez-vous au sein de l'Église d'ici et de la nation canadienne ?

L.V. – Mon rôle est d'être une expression, mais pas la seule expression (!), surtout sur le plan ecclésial – de relations entre le cœur de la vie de l'Église qui est à Rome et de l'Église locale. Cela permet au Saint-Père d'être présent quotidiennement au Canada. En d'autres termes, mon rôle est d'établir des relations entre le siège de l'Église et l'Église du Canada et vice-versa. C'est une fonction double. J'ai aussi une mission qui est essentiellement diplomatique, mais c'est une très petite partie de mon emploi du temps. Je ne travaille pas seul. Je le fais avec l'épiscopat canadien en communion avec le pape. Au jour le jour, je fais un travail d'accompagnement.

Pour le droit canon, le nonce apostolique représente le pape auprès de l'Église locale et des autorités publiques afin de rendre plus solides et efficaces les liens d'unité entre le siège apostolique et les Églises locales. Le nonce doit : informer sur les conditions de vie de l'Église ; accompagner avec son Conseil, s'il est nécessaire, les évêques ; promouvoir les fréquentes relations avec la conférence épiscopale ; intervenir dans le dossier de la nomination des évêques et procéder à des enquêtes de candidats pressentis à l'épiscopat ; veiller au progrès des peuples ; coopérer avec les évêques à favoriser des liens entre les communautés ecclésiales et les religions non chrétiennes ; et défendre la mission de l'Église.

RSA – Vous êtes seul pour faire tout faire cela ?

L.V. – Nous sommes huit à la nonciature apostolique ! Ce n'est pas beaucoup de gens pour l'importance de la mission qui nous est confiée.

RSA – Puisque vous êtes un ambassadeur, vous êtes donc invité à tous les rassemblements diplomatiques qu'il y a dans la capitale du pays ?

L.V. – Quand il y a des actes officiels, je suis invité. Je me fais un devoir d'être présent. Je fais partie du corps diplomatique. Toutefois, cela n'arrive pas tous les jours.

RSA – Est-ce que vous êtes la « police du pape » au Canada ?

L.V. – Pas du tout ! (Il sourit. Cette méfiance à l'égard de la nonciature apostolique vient d'un manque de connaissances. Quand on en manque, on projette des soupçons… L'autorité est souvent perçue négativement. Pour l'Église, l'autorité est plutôt le symbole d'une paternité.

RSA – Le Canada célèbre sa fête nationale le 1ᵉʳ juillet. Est-ce que le Vatican, qui est un État, a une fête nationale ?

L.V. – Oui ! Cette fête a lieu le jour de l'anniversaire de l'élection du Saint-Père. En 2006, elle aura lieu le 19 avril, jour du premier anniversaire de l'élection de Benoît XVI. Sous Jean-Paul II, elle avait lieu le 16 octobre. Chaque année, à Ottawa, on fait une réception. On invite le corps diplomatique, les autorités du gouvernement, bien des religieux et des religieuses et les prêtres et les évêques qui ne sont pas trop loin de la capitale ou de passage.

RSA – Face aux autres évêques du pays, êtes-vous hiérarchiquement plus élevé ?

L.V. – Non ! Nous sommes tous évêques ! Mais il y a une préséance de protocole. Ainsi le nonce apostolique, puisqu'il est le représentant du Saint-Père, a un droit de préséance sur tous les archevêques et les évêques, mais après les cardinaux, car ils sont les sénateurs du Saint-Père. Ces derniers sont ses conseillers les plus proches.

RSA – Comment percevez-vous la crise qui se vit actuellement dans l'Église francophone du Québec ?

L.V. – Je ne suis pas le plus expert pour nommer les causes de cette crise. Cependant, le problème est évident.

On parle toujours des aspects négatifs, mais vous savez qu'il y a plusieurs éléments qui sont positifs dans cette crise. En exemple, au Québec, plus de 80 % des gens reconnaissent appartenir à la tradition catholique. Cela est une réalité fort positive.

RSA – Les Québécois reconnaissent cette appartenance, mais dans les faits, ils sont absents des communautés chrétiennes et ils contestent l'autorité du pape !

L.V. – À ce chapitre, il y a du travail à faire. C'est vrai qu'ils reconnaissent difficilement l'autorité du pape. Il y a, à mon avis, un manque de connaissances de qui il est. Ses discours passent toujours par le filtre médiatique, donc de l'interprétation.

RSA – Est-ce que vous êtes en train de dire que les médias rapportent mal ses propos ?

L.V. – C'est souvent le cas. En exemple, si Benoît XVI parle des droits de la personne selon une vision anthropologique chrétienne, les journalistes ne l'acceptent pas. Il y a une certaine idéologie qui domine sur la planète en ce moment et celle-ci n'accepte pas une autorité morale qui promeut une vérité objective.

RSA – Est-ce qu'il y a un avenir pour l'Église catholique au Québec ?

L.V. – Je crois fermement que oui. Pour cela, il faut qu'il y ait des témoins de la foi qui ont le courage d'annoncer l'Évangile. De plus, les jeunes sont prêts à se donner des causes nobles, mais il faut que la barre soit haute. Il ne faut pas réduire l'idéal de l'Évangile à la contingente des opinions. C'est dur de vivre le christianisme ! C'est un grand idéal !

(La deuxième partie de cet entretien sera publiée dans notre prochaine édition)

Mgr Luigi Ventura
Nonciature apostolique au Canada
724, avenue Manor
Ottawa, Ontario, Canada
K1M 0E3
(613) 746-4914
(613) 746-4786 – Télécopieur


(Revue Sainte-Anne, janvier 2006, pp. 9 et 14)

6 juin 2026

UN PEU DE MOI : Germaine Voyer (1918-1993)

Cimetière de Saint-Cyprien-de-Rivière-du-Loup
Germaine Voyer (1918-1993)

Par Benoit Voyer

6 juin 2026

Germaine Voyer est la fille d’Alice Chenard et d'Edgar Voyer. Elle est née le 3 mars 1918 dans la maison familiale, à Saint-André-de-Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent. Il s’agit de nos jours de la cabane en bois dans la cour du 266, 2ᵉ rang Est.

Elle est baptisée dans la tradition catholique, le 3 mars 1918, dans l’église de Saint-André. Elle reçoit les prénoms de Marie, Germaine et Élizabeth. Son parrain est son cousin Émile Bélanger et sa marraine est sa tante Albertine Chenard. C’est le prêtre-vicaire de la paroisse, Jos Laforest, qui préside la célébration baptismale.

Ce qui reste de nos jours de la maison Voyer-Chenard à Saint-André
En 1931, elle habite avec ses parents et ses frères et sœurs à Lac de l’Est, à Mont-Carmel, plus précisément sur le territoire du canton Chapais-Painchaud. Germaine a 13 ans.

Elle entre chez les sœurs de la charité d’Ottawa et fait sa prise d’habit le 14 juillet 1943. La cérémonie est présidée par le père Pierre Pépin, aumônier de la communauté. On souligne l’événement dans le quotidien Le Droit, le 16 juillet 1943. Elle quittera d’elle-même la communauté religieuse presque dix ans plus tard, juste avant de prononcer ses vœux perpétuels.

Albert Poitras et Germaine Voyer
Elle se trouve un emploi chez Albert Poitras et Marie-Louise Lafrance. Cette dernière est malade et demande des soins particuliers. Elle veille sur elle. Marie-Louise décédera le 29 octobre 1950.

Le 27 janvier 1951, dans l’église catholique Immaculée-Conception, à Montréal, elle épouse Albert Poitras, devenu veuf.

En 1972, elle habite avec Albert le 12015, boul. de l'Acadie Ouest, à Montréal.

Peu de temps après, ils déménageront à Sainte-Agathe-des-Monts, dans la région des Laurentides. Le 21 juin 1975, décèdera son compagnon de vie dans cette municipalité. Il sera inhumé dans le fond du cimetière de la paroisse. Une petite pierre couchée avec son nom sera la seule de son passage dans ce patelin.

Elle décède le 22 avril 1993, au Centre hospitalier régional du Grand-Portage, à Rivière-du-Loup. Elle laisse dans le deuil son Lucien. Ce dernier trépassera en 1998. Les funérailles sont célébrées le 24 avril 1993, dans l’église catholique du village, et sera inhumée dans le cimetière derrière l’église. 

Germaine Voyer est la sœur de mon père.

Une soeur de la charité d'Ottawa, Germaine Voyer et soeur Rachel Voyer

Abbé Ludger Voyer et Germaine Voyer

Jeanne d'Arc Bérubé, Jean-=Marie Voyer et Germaine Voyer

Germaine Voyer, Cécile Massé et Jeanne d'Arc Bérubé

Église Saint-Cyprien

Mariage d'Albert Poitras et Germaine Voyer

Germaine Voyer, Jeannine Jean, Maria Dionne, soeur Rachel Voyer et Albert Poitras

Albert Poitras, Germaine Voyer, Alice Chénard, une soeur de la Charité d"Ottawa qui accompagne soeur Rachel Voyer et Camille Voyer, sur le 6e rang à Mont Carmel

Albert Poitras, Germaine Voyer, Alice Chénard, Jean-Marie Voyer, Soeur Rachel Voyer et Camille Voyer, sur le 6e rang à Mont Carmel

Soeur Rachel Voyer, Albert Poitras et Germaine Voyer

Germaine Voyer, à Montréal

Germaine Voyer et Jeannine Jean

Debout:  Roméo Voyer, Gabriel Voyer, Jean-Marie Voyer, Madeleine Voyer, Gérard Voyer et Camille Voyer.
Assis : Germaine Voyer, Isabelle Voyer, Alice Chenard, Edgar Voyer, soeur Rachel Voyer et Simone Voyer.

TOURISME ESTIVAL : La Chapelle de la Scala Santa

La Chapelle de la Scala Santa

Par Benoit Voyer

6 juin 2026

Dans le boisé du Sanctuaire du Sacré-Cœur, à Montréal, mieux connu sous le nom de chapelle de la Réparation, vous retrouverez au fond du jardin la chapelle de la Scala Santa. Il s’agit d’une œuvre d’architecture que vous retrouverez peu ailleurs au Canada.

C’est en 1905, à la mi-chemin du Chemin de la croix, qu’on a fait construire cette Scala Santa ou escalier saint pour commémorer l'escalier qu’a dût gravir le Jésus lors de sa passion afin d'accéder au palais de Ponce Pilate.

Cet édifice, dessiné par l’architecte Joseph-Arthur Godin, est de style byzantin et a été un des premiers bâtiments au Québec à être construit en béton armé. Le style byzantin est le plus ancien des styles connus dans la construction d'églises chrétiennes et est toujours couramment utilisé dans les églises orthodoxes grecques et russes.

La Scala Santa est un édifice à « plan centré » sur lequel trône une coupole hémisphérique contrebuté sur six exèdres semi-circulaires surmontés de demi-coupoles. La grande coupole est surmontée d'un bulbe byzantin portant une croix. La toiture est recouverte de tôle galvanisée et percée de huit lucarnes en forme de rosace, décoration reprise à la hauteur des exèdres. Les fenêtres basses et le portail d'entrée se présentent en ouverture terminée en plein cintre.

Un vaste escalier, sur le modèle de la Scala Santa de Rome, donne accès à la partie supérieure de l'édifice.

En 1905, lors de l'incendie de la première chapelle on a utilisé la Scala Santa pendant cinq ans comme chapelle.

Enfin, quelques mots sur l’architecte Joseph-Arthur Godin. Selon le Répertoire du patrimoine culturel du Québec, « Godin est né en 1879. Il aurait fait ses études en architecture à l'école des beaux-arts de Paris. Il est admis à l'Association des architectes de la province de Québec en 1898. Godin se démarque des architectes nord-américains du début du XXᵉ siècle par son utilisation du béton armé comme matériau pour la construction de bâtiments résidentiels, religieux et commerciaux. Il réalise, notamment, l'église de Sainte-Famille d'Aumond (en 1908-1909), l'église du Très-Saint-Sacrement à Howick (en 1909 et 1910), l'église Saint-Paul à Montréal (en 1910 et 1911) et le théâtre des Variétés, à Montréal. Outre ces réalisations, il construit plusieurs bâtiments résidentiels de style Art nouveau à Montréal, dont le Saint-Jacques, les appartements Riga et un immeuble à appartements portant aujourd'hui son nom. » Joseph-Arthur Godin est décédé en 1949.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Pierre Gagnon, homme d’affaires à la retraite

Pierre Gagnon,
homme d’affaires à la retraite

« Pourquoi je penserais à la mort ? De toute manière, elle va passer sans que j'y pense ! »

Benoît Voyer

JOLIETTE – Dieu a tout fait pour Pierre Gagnon. Il n'a pas peur de le dire. Il l'a vu. Il lʼa connu. Il a goûté sa présence. Quelques mois avant son départ, l'abbé Roland Leclerc écrivait à son propos : « Pierre s'émerveille. Il ne cesse de s'amouracher de la vie qu'il célèbre comme un aveugle qui voit pour la première fois. [...] Poète et mystique [...] Il est épris de foi. Il est jeune, toujours jeune, jouant de cette candeur qui rend grâce : merci, Seigneur, d'avoir révélé cela aux tout-petits… comme moi ! » Né en 1931, Pierre Gagnon a été un homme d'affaires et un planificateur financier bien en vue. À la fin 2003, les Éditions Anne Sigier publiaient son livre « Sentinelles du matin », un hommage à la création.

REVUE SAINTE ANNE – Pierre Gagnon, à qui ou à quoi ressemble l'enfant en vous ? Votre « enfant intérieur » est rendu à un âge vénérable !

PIERRE GAGNON – Si on tient compte de l'immortalité, on donne à l'infini une importance et on diminue celle du temps. J'ai déjà passé mes 73 ans de vie, mais sur le plan de l'immortalité, il me semble que c'est un clin d'œil.

Le cœur d'enfant que je rencontre dans l'œil de mes arrière-petits-enfants, je souhaite que d'autres le rencontrent dans mes yeux de bon vieillard.

RSA – Êtes-vous un vieillard ou un enfant ?

P.G. – Je me sens plutôt enfant. Selon moi, toutes les expériences de vie – avec l'aide de Dieu, bien entendu (!) – nous ramènent à ce que nous étions dans sa pensée parce qu'on y retourne finalement après toutes nos années d'existence terrestre. C'est d'ailleurs Jésus qui le disait : « Si vous ne devenez pas comme eux autres, vous êtes foutus, les boys. » (!) Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous ne pénétrerez pas dans le Royaume des cieux. »

RSA - Comment redevient-on enfant?

P.G. – En sachant s'émerveiller de ce que Dieu fait de beau au cœur de sa création et, encore bien plus, au cœur de ses créatures.

RSA – De quelle manière décrivez-vous l'enfant en vous ?

P.G. – J'ai l'impression que je fais encore rire un peu, à moins que les gens soient très polis à mon égard… (rires) J'espère que non. Sérieusement, je dois avouer que je retrouve en moi l'optimisme de l'enfant. Lorsque je menais une vie de dévergondé – à plein nez dans le péché –, j'étais fort pessimiste. J'ai appris que tout ce qui me bloque dans mon rapport avec l'infini, c'est-à-dire avec Dieu, me fait craindre l'avenir. Et bien plus ! J'avais peur de mon aujourd'hui, de mon présent. Le cœur d'enfant que j'ai découvert et que j'apprivoise ramène en moi l'optimisme.

Je crois que l'humanité vit un temps de conversion parce que l'humain a la nausée. Il n'a même plus le courage de dire qu'il est heureux. Il en a marre de ne jamais être contenté parce qu'il ne goûte jamais réellement à ce qu'il souhaite foncièrement en lui, c'est-à-dire au cœur de Dieu.

RSA – Est-ce que vous êtes en train d'affirmer que l'humain a soif de Dieu, mais ne l'avoue pas ?

P.G. - Effectivement! Je suis cependant plein d'espérance. J'aime employer cette image : c'est comme lorsqu'on fait cuire du gruau. A un moment donné, ça fait des bulles Plouf! Plouf! Lorsque ça chauffe au cœur de la substance pâteuse, elle se transforme et le meilleur en sort.

Je vois des gens s'impliquer dans des chemins de lumière, c'est-à-dire dans des sentiers de conversion. Je n'ai pas encore rencontré de réel converti, car selon moi ce n'est que quinze minutes après qu'un membre de la faculté de médecine décrète la mort clinique que la réelle conversion apparaît. Ce n'est qu'au moment du passage vers l'autre étape de la vie – celle qui vient après la mort terrestre – qu'il y a, par les mérites de Jésus, une véritable conversion. Malgré ce fait, je vois le chemin de plusieurs vers la lumière. Cela me rassure.

RSA – Vous écrivez dans votre livre : « La vie d'ici-bas coule de plus en l'affection des autres, savoir plus lentement. » C'est vrai ?


P.G. – Je ne peux pas expliquer ce qui se passe entre les étapes de la transformation de la chenille en papillon, mais je sais qu'il y a mort d'une part et qu'il y a naissance d'autre part.

À 73 ans, la vie commence! Et le Seigneur, dans sa bonté, nous fait connaître mille petites morts afin de s'habituer au grand passage. Il y en a qui sont bien pessimistes en ne parlant que de la déchéance du corps humain. Voyons plus loin que cela! Dieu multiplie les rides au même rythme qu'il multiplie les vertus. Il y a une compensation. Rien ne se perd! Même pour un vieillard de 90 ans ! En lui habite la jeunesse parce qu'il prépare un nouveau départ, une nouvelle naissance en Dieu.

RSA - Qu'est-ce que la vieillesse change en soi?

P.G. – On s'enrichit des désirs que l'on a moins ou que l'on n'a plus. On caresse l'expérience de sagesse - qui est un trésor accumulé dans l'histoire de l'univers - des générations qui nous ont précédés. On ne croit plus qu'on a tout inventé (!). À 30 ans, on croit souvent que le monde est né peu de temps avant sa propre naissance. Mais plus à mon âge ! Le monde naît et renaît. Il y a un trésor de sagesse que l'humanité a accumulé Il suffit de s'y abreuver.

RSA – Dans un travail de philosophie qu'il a remis à son professeur de cégep, un étudiant que je connais écrit « qu'en vieillissant on perd ses illusions ». C'est vrai qu'on rêve moins ?


P.G. - Lorsqu'il est question des œuvres, le cynisme et le désabusement peuvent facilement nous submerger. Un humaniste ne peut pas penser autrement. Cependant, pour un humaniste chrétien, il y a tout un couloir qui, après ses déceptions, ses désillusions et ses désespérances, conduit à la lumière. Pour lui, il y a autre chose de plus grand que l'humain.

RSA – Avec l'âge qui avance, qu'est-ce que l'expérience vous dit de la vie ? Qu'est-ce que l'essentiel ?

P.G. – Croire en Dieu.

RSA – Juste ça ?!

P.G. – C'est l'essentiel ! Mais cet essentiel est aussi de savoir accueillir l’affection des autres, de savoir accueillir Dieu en soi et de savoir accueillir l'autre. Je crois à travers mes limites, mes insuffisances, mes ignorances.

RSA – Et s'il ne vous restait qu'une seule journée à vivre… À quoi ressemblerait-elle ?

P.G. - J'en voudrais une comme aujourd'hui ! Et puisqu'en ce moment il est 16 h, il ne me resterait que 8 heures d'attente avant de rentrer chez moi. Chez moi, ce n'est pas ici ! J'ai hâte de retourner à la maison ! Pas vous ?

RSA - Vous ne vous sentez pas chez vous ici ?

P.G. - Il me manquera toujours quelque chose. Je suis un inassouvi. Je suis comme la samaritaine. Je bois de l'eau... J'ai encore soif! Je mange... J'ai encore soif! Je fais la fête... J'ai encore soif! Il y a toujours quelque chose qui manque! Et ce qui me manque c'est Dieu!

RSA - Vous n'avez pas peur de mourir ?

P.G. – Pas du tout ! (Il fait un long silence) « Mais ça m'énerve! »

RSA - Vous êtes prêt !?

P.G. - Dieu me prépare. Il me montre chaque jour la gratuité de son amour.

RSA - Votre ami Roland Leclerc est décédé, il y a quelques mois. Comment avez-vous vécu son départ?

P.G. - C'était une journée de grande joie pour moi. C'était un prêtre très pur. Il dégageait quelque chose d'infiniment propre. J'ai regretté son départ, mais je me suis consolé très rapidement. Aujourd'hui, je le prie. Je dois beaucoup à Roland. Il m'a fait grandir en moi. De plus, il m'a poussé à écrire et à

RSA - Est-ce qu'il vous arrive de penser à la mort ?

P.G. - Pourquoi je penserais à la mort? De toute manière, elle va passer sans que j'y pense!

RSA - Lorsque vous regardez votre vie, quel est votre plus grand regret ?

R.G. - Tous les « Je t'aime » que j'ai dits et qui n'étaient pas purs comme ceux que je dis aujourd'hui. C'étaient des « Je t'aime » qui étaient plutôt des « Je m'aime ». Ils étaient vides. Aujourd'hui, je fais un peu mieux, mais j'en suis encore au jardin de l'enfance de l'amour. J'ai encore tant à apprendre.

RSA - Apprendre à aimer est le travail d'une vie!

R.G. - Je dirais plutôt se laisser imbiber par Dieu pendant toute une vie parce qu'il me semble que je n'ai pas beaucoup travaillé. C'est plutôt lui qui a tout fait pour moi.

Pierre Gagnon
85, rue Jean-Duceppe
Joliette (Québec) J6E 7Y8
(450) 759-8945


(Revue Sainte-Anne, juillet-août 2005, pp. 297 et 308)

5 juin 2026

SANTÉ : Les CISSS ET CIUSSS changent de nom


Les CISSS ET CIUSSS changent de nom

À partir du 15 juin 2026, il n’y aura plus de CISSS et de CIUSSS au Québec. Le réseau de la santé québécois portera partout le nom de Santé Québec. Pour désigner une région, on ajoutera le nom du territoire. Ainsi donc le CISSS de Lanaudière deviendra Santé Québec Lanaudière. (BV, 5 juin 2026)

RÉFLEXION : La messe

La messe n’est pas un spectacle.
On n’y va pas pour se « célébrer soi-même »

Par Benoit Voyer

5 juin 2026

Jésus était audacieux en disant aux gens de son temps qui le suivaient sur les routes de la Galilée et de la Judée : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Avec raison, si on prend cette phrase au sens littéral, il a assurément passé pour un illuminé. De nos jours, on remettrait assurément en question sa santé mentale. Cependant, c’est au sens figuré qu’il faut entendre ce propos, ou au sens figuré, voire spirituel. En disant cela, Jésus met la table à ce qui deviendra le sacrement de l’eucharistie.

Justement, en parlant de la messe ou, en d’autres termes, de la liturgie eucharistique, je lisais dernièrement une entrevue fort intéressante qu’accordait le cardinal Robert Sarah au quotidien Le Figaro [1]. Il y disait :

« La liturgie, aujourd’hui, est parfois abîmée et trop bruyante. Comme si on se célébrait nous-mêmes. La messe, ce n’est pas de la « convivialité ». […] Le pape Benoît XVI l’a souvent répété : la liturgie, c’est opus trinitatis, c’est l’œuvre de la Trinité et l’œuvre de Dieu, opus dei. Ce n’est pas une création humaine. Elle doit être belle, adorante, sacrée. Ce n’est pas pour nous rendre heureux entre nous, c’est pour louer Dieu. Et quand Dieu répond à notre liturgie, il nous sanctifie. La liturgie doit nous sanctifier. […] »

Et il ajoutait : « L’accompagnement des fidèles passe par une liturgie et une homélie soignées. Si on ne parle pas de Dieu ni de l’Évangile, on ne peut former ceux qui viennent une fois par semaine. Une homélie de cinq minutes ne nourrit pas la foi. Comme à l’école ou à l’université, il faut du temps et de la profondeur pour éduquer. L’homélie du dimanche doit former, enseigner et nourrir véritablement l’âme des chrétiens. »

Ne l’oublions pas : la messe n’est pas un spectacle. On n’y va pas pour se « célébrer soi-même ». C’est un acte qui implique la pleine participation de chacun. Elle a pour mission la sanctification de ce que nous sommes. En communiant au pain et à la Parole, Jésus demeure chaque fois un peu plus « en moi, et moi, je demeure en lui », un peu plus à chaque fois.

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[1] Robert Sarah. « Cardinal Robert Sarah : L’homme occidental à la nostalgie de Dieu et cherche à le retrouver », propos recueillis par Eugénie Bastié, Espérance de Monspey et Guillaume Tabard, Le Figaro, 4 avril 2026, p. 16.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer


Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué à fildepresse@benoitvoyer.com

Éducation sexuelle
YARMOUTH – Pour les évêques catholiques de la Nouvelle-Écosse, l'éducation sexuelle est nécessaire et importante, mais elle n'est pas l'affaire de l'école. « C'est aux parents qu'il revient d'être les premiers à enseigner à leurs enfants les fondements de la morale sexuelle et le contexte dans lequel ils ont à vivre la beauté et le sens de leur sexualité. » « C'est d'abord et avant tout par l'entremise des parents que les jeunes découvrent ce qui est propre à leur masculinité ou à leur féminité », écrivent les évêques de la province dans une lettre destinée aux parents catholiques. Ils ajoutent que l'école joue un rôle complémentaire à l'éducation parentale, non le contraire. Le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse tente d'implanter un cours d'éducation à la sexualité dans les écoles de la province.

Statistiques religieuses
OTTAWA – Au Canada, en 2001, le nombre de Canadiens de religion catholique représentait 43,2 % de la population. Par ailleurs, 4 796 325 personnes se disaient sans religion, 2 838 125 membres de l'Église unie, 2 035 500 de l'Église anglicane, 579 640 musulmans, 329 995 juifs, 300 345 bouddhistes, 297 200 hindous et 278 410 sikhs. Au Québec, on comptait alors 5 930 380 catholiques, soit 83,2 % de la population totale. Ces données ont été recueillies par Statistiques Canada.

Nouvelle paroisse Marie-Anne-Blondin
MONTRÉAL – Le 16 mai, la paroisse Saint-Irénée, à Montréal, est officiellement devenue la paroisse de la bienheureuse Marie-Anne Blondin. Une célébration spéciale a eu lieu pour l'occasion.

Prix communication et société
GATINEAU – Le Prix Communication et Société Outaouais a été remis, en mai, à la journaliste Anne Michaud de la radio de Radio-Canada en Outaouais. L'événement veut rendre hommage à des artisans ou médias qui promeuvent la qualité et l'ouverture à des valeurs éthiques et spirituelles.

Pilule du lendemain
OTTAWA – Dans une lettre envoyée au ministre fédéral de la Santé, Pierre Pettigrew, l'Organisme pour la vie et la famille de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) s'est dit inquiet au sujet de l'éventualité de permettre la vente libre de la « pilule du lendemain », une pilule pouvant conduire à l'avortement.

Nouvel évêque à Amos
AMOS – Mgr Eugène Tremblay a été nommé évêque catholique d'Amos, au Québec. Il était évêque auxiliaire à Québec. Il succède à Mgr Gérard Drainville, dont la démission a été acceptée par le Saint-Père.

Les Servantes de Jésus-Marie quittent Trois-Rivières
TROIS-RIVIÈRES – Au début de juin, les religieuses Servantes de Jésus-Marie ont quitté le diocèse de Trois-Rivières. La diminution des effectifs a obligé les religieuses à cette décision. Elles sont déménagées dans différentes régions, notamment Rimouski et Hull. Les Pères Carmes habiteront leur monastère trifluvien.

Nouvel évêque à Victoria
VICTORIA – Mgr Richard Gagnon, qui était vicaire général du diocèse de Vancouver, a été nommé évêque de Victoria, en Colombie-Britannique. Le siège épiscopal était vacant depuis la nomination en janvier dernier de Mgr Raymond Roussin, S.M., comme archevêque de Vancouver.

Aide à Haïti
MONTRÉAL - Suite à son appel urgent en faveur d'Haïti, Développement et Paix a recueilli 700 000 $ pour des secours d'urgence et des projets de reconstruction. Le cardinal Jean-Claude Turcotte s'est dit surtout touché par une contribution des bénévoles et du personnel de l'Accueil Bonneau. Ils ont remis 1612,50 s à l'organisme. « Des pauvres qui aident des plus pauvres qu'eux. C'est bien plus que des dollars que nous recevons aujourd'hui. C'est une grande leçon de solidarité », a-il dit.

Marie-Rose Durocher déménage
LONGUEUIL- Les restes de la bienheureuse Marie-Rose Durocher ont quitté la maison-mère de la congrégation des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, située dans l'arrondissement Outremont à Montréal, le 1ᵉʳ mai. Ils reposent maintenant à la co-cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue à Longueuil. Le terrain de la communauté religieuse a été vendu à l'Université de Montréal. Eulalie Durocher a longtemps été une paroissienne de Saint-Antoine. Elle y a célébré sa profession religieuse et c'est au même endroit qu'on lui a rendu un dernier hommage à l'occasion de ses funérailles.

Arrivée des Fraternités monastiques de Jérusalem
MONTRÉAL – Les Fraternités monastiques de Jérusalem arriveront à Montréal, le 26 septembre. Elles prennent la relève des Pères du Saint-Sacrement qui quitteront l'endroit, après 110 ans de présence et d'animation. Les 18 membres de la congrégation ont une moyenne d'âge de 31 ans. Ils sont moines et moniales, mais ils circulent hors des murs de leurs monastères parce qu'ils travaillent à mi-temps dans la ville.

Opposition à l'incinérateur de Belledune
BELLEDUNE – La Conférence religieuse canadienne, qui représente 213 congrégations religieuses catholiques à travers le Canada, s'oppose à la construction d'un incinérateur à Belledune, au Nouveau-Brunswick. Selon l'organisme, les émanations de cet incinérateur mettraient en péril la qualité de l'air et de la vie des populations vivant dans la région de la Baie-des-Chaleurs, au Québec. La Conférence demande au gouvernement canadien de respecter le traité de Stockholm visant à arrêter la production de polluants organiques persistants. Le Canada a été un des premiers pays à signer ce traité qui est devenu effectif le 17 mai.

Décès de Mgr Michel Gagnon

QUÉBEC – Mgr Michel Gagnon, originaire de la paroisse Saint-Roch à Québec, est décédé, en juin, à Ghardaia, en Algérie, au cœur du Sahara, à l'âge de 71 ans, suite à un arrêt coronarien. Il était évêque d'un diocèse de cinq millions de kilomètres carrés, depuis 1991. Il habitait le continent africain depuis presque 50 ans et il concentrait ses efforts dans le monde arabe en tant que missionnaire et professeur. « Il avait l'habitude de dire que le siège de son évêché était le siège de sa voiture », a lancé sa sœur, Liliane Gagnon-LeHouillier, au quotidien Le Soleil. Il était membre de la Société des missionnaires d'Afrique, les Pères blancs.

Centenaire des trappistines
ROGERSVILLE – Les religieuses trappistines de Rogersville, au Nouveau-Brunswick, célèbrent le 100ᵉ anniversaire de leur congrégation dans cette ville. L'événement survient au même moment que les célébrations du 400ᵉ anniversaire du premier établissement permanent de la France en Amérique du Nord. www.trappistine.org

Évêque : un travail complexe
GATINEAU – Il n'est pas de tout repos pour un évêque d'être équitable pour tous ses diocésains lors de la nomination d'un prêtre dans une région pastorale. Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau, ne cache pas son dilemme : « Les gens ont parfois de la difficulté à saisir la complexité de mon travail », a-t-il confié au quotidien Le Droit. Son diocèse compte 63 paroisses et il n'a que 19 prêtres actifs.

Fête et messe des marins
SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON – La traditionnelle fête et messe des marins a été célébrée, le 23 mai, dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, au cœur du golfe Saint-Laurent. La pêche tend à disparaître peu à peu dans l'archipel, à cause du moratoire sur la morue, mais la tradition centenaire reste bien vivante. À l'occasion du 400ᵉ anniversaire de l'Acadie, elle revêt une importance particulière. La pêche c'est tout ici. Sans elle, c'est la catastrophe pour ce peuple. « Je demande au Seigneur qu'il nous donne des signes d'espérance pour que cet archipel qui a vécu depuis toujours de la pêche puisse trouver d'autres chemins peut-être », a dit, à la télévision de Radio-Canada, Mgr Lucien Fisher, évêque du lieu.

Mgr Martin Veillette aide Moisson Mauricie
TROIS-RIVIÈRES – L'évêque de Trois-Rivières, Mgr Martin Veillette, est le président de la campagne de financement annuelle de Moisson Mauricie/Centre-du-Québec. L'aide du pasteur diocésain est très appréciée puisque la banque alimentaire a connu une année très difficile, en 2003. L'organisme vient en aide à 13 282 personnes tous les mois et dessert 60 organismes d'aide alimentaire accrédités dans dix MRC.

Foi et médias
SHERBROOKE – Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke, est préoccupé par l'impact actuel des médias sur nos vies : « Notre Église a le souci de proposer un bonheur véritable fondé sur des valeurs sûres. Il va de soi que les médias, entraînés par une logique de rentabilité, mettent parfois de l'avant des contre-valeurs déroutantes : violence, sexualité détachée de l'amour, incitation continuelle à la consommation… S'il est un aspect qui doit nous préoccuper comme parents et éducateurs, c'est ce choc des valeurs », a-t-il dit au journaliste de La Tribune.

Reconnaissance historique
SAINT-LOUIS-DE-KENT – Un des pionniers de l'enseignement en Acadie, Mgr Marcel François Richard, a été reconnu publiquement et officiellement par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada au titre de Personnage d'importance historique du Canada. C'est le ministre David Anderson qui en a fait l'annonce officielle. Une plaque commémorative sera émise en mémoire de Mgr Richard et sera installée au parc des Forgerons, à Saint-Louis-de-Kent, son lieu de naissance. Décédé en 1915, les restes de Mgr Richard reposent dans l'enceinte du monument national Notre-Dame de l'Assomption, à Rogersville.

4,1 M$ pour le diocèse d'Edmundston
SAINT-LÉONARD – Plus de 4,1 M$ ont été amassés lors de la campagne de financement du diocèse d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick. Les montants amassés serviront à réaliser divers projets dans les paroisses et des réfections d'églises.

Fête à l'université de Sherbrooke
SHERBROOKE – La faculté des sciences de l'université de Sherbrooke a rendu hommage à ses fondateurs, dont Mgr Georges Cabana, à l'occasion de son 50ᵉ anniversaire de fondation.

Visites guidées à l'église Saint-Pierre
SHAWINIGAN – L'église Saint-Pierre, à Shawinigan, accueille maintenant les touristes. Elle présente dans ses murs une exposition et des visites guidées. La présentation « Histoire et lumière sur la butte Saint-Pierre » est le résultat de deux ans d'efforts concertés du comité de mise en valeur de l'église Saint-Pierre, du conseil local de développement de Shawinigan et des différents paliers de gouvernements. L'initiative s'inscrit dans la foulée de la valorisation du patrimoine relié à la période d'industrialisation de la ville de Shawinigan. Les organisateurs espèrent créer un axe touristique avec la Cité de l'énergie et l'église Notre-Dame-de-la-Présentation. Les visiteurs auront notamment la chance de découvrir les magnifiques vitraux et fresques de l'artiste italien Guido Nincheri.

André Gouzes au Québec
GRANDES-PILES – André Gouzes, moine de l'abbaye de Sylvanès en France, était de passage à Grandes-Piles, en Haute-Mauricie, le 19 juin. Il a dirigé un atelier de chant choral organisé par la chorale et la municipalité. L'occasion était exceptionnelle puisque le voyage du religieux en sol québécois s'est limité à deux activités, l'une à Grandes-Piles et l'autre à Cap-Rouge.

La croix de Beaubassin
AMHERST – La plus grande croix de bois en Amérique du Nord a été érigée sur l'ancien site de l'église du lieu historique Fort Lawrence pour la grande messe acadienne qui a été célébrée le 14 août, à l'occasion des fêtes du Congrès mondial acadien. L'église n'a jamais pu être reconstruite avant la Déportation des Acadiens, en 1750. La croix qui est visible à plusieurs kilomètres à la ronde est là pour rester. Elle fait 60 pieds de hauteur et 16 pieds de largeur. L'ancien village acadien de Beaubassin est situé à Amherst, en Nouvelle-Écosse, à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Patrimoine religieux

MONTRÉAL – Le patrimoine religieux se porte mal au Québec. Plusieurs églises requièrent des travaux urgents. Les églises du Québec ont besoin de 171 M$ d'ici 2005. C'est un minimum, selon la Fondation du patrimoine religieux. Et c'est sans compter les couvents, les presbytères, les objets religieux et les cimetières qui nécessitent un solide effort de restauration. Malgré les besoins urgents, le ministère de la Culture a suspendu son financement. La subvention de 2003 – 11,4 M$ – a été versée avec des mois de retard et celle de 2004 est, pour l'instant, inexistante. Le ministère n'en a que pour le service de la dette.

Le temps des Québécois
QUÉBEC – Un comptoir de caisse populaire, des plaques du barrage Manic-5, une chape des premiers évêques de la Nouvelle-France et plus de 500 objets servent à raconter « Le temps des Québécois » au Musée de la civilisation de Québec, depuis le 23 juin. À travers ses temps forts, toute l'histoire du Québec, de 1608 à nos jours, est racontée.

Mouvement Couple et famille
MONTRÉAL – Le 1ᵉʳ mai, le Mouvement Couple et famille a souligné son 50ᵉ anniversaire de fondation. Le cardinal Jean-Claude Turcotte a profité de l'occasion pour rendre un vibrant hommage à l'abbé Albert Lapointe, son fondateur. Par la suite, durant son homélie, il a rappelé quelques jalons qu'il lui semble important de ne jamais perdre de vue pour le bien du couple et de la famille. « S'il faut néanmoins désigner ce qui caractérise la famille chrétienne, je dirai que c'est le souci qu'elle a d'être accueillante au Christ Jésus et de chercher à le mieux connaître, pour mieux le célébrer et mieux témoigner de lui. Personne n'a été plus humain que le Christ qui s'est fait homme. Aucune famille ne devrait être plus humaine que la famille chrétienne », a expliqué l'archevêque de Montréal.

Confirmation d'adultes
QUÉBEC - L'archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, a conféré le sacrement de la confirmation à 22 adultes, le 22 mai, en la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec, à l'occasion de la fête de la Pentecôte.

225 ans !
SAINT-JEAN-PORT-JOLI – L'église Saint-Jean célèbre son 225ᵉ anniversaire d'existence. Le temple a été classé monument historique en 1963. Pour l'occasion, on projette d'installer une plaque commémorative sur le mur extérieur de l'église d'ici la fin de l'année. Une autre pourrait aussi rappeler le nom de Chrysostome Perreault, qui a signé l'œuvre qui orne la voûte intérieure.

Bâtiments patrimoniaux mis en valeur
THETFORD-MINES – Huit édifices du centre-ville de Thetford-Mines possèdent un caractère historique important. Chacun sera désormais clairement identifié par des panneaux spéciaux sur lesquels on retracera brièvement son histoire en textes et en images. Parmi ces bâtiments figurent l'église Saint-Alphonse et le centre Marie-Agnès-Desrosiers, qui abritait autrefois le couvent Saint-Alphonse. D'autres lieux historiques s'ajouteront éventuellement à cette liste.

Des orthodoxes russes en Abitibi
ROUYN-NORANDA – Il y a belle lurette qu'il n'y a plus de communauté orthodoxe russe à Rouyn-Noranda, mais la municipalité tient à conserver une trace de son passage et de sa contribution au développement de l'industrie minière. Le temple a été édifié au début des années 1950 par un petit groupe d'immigrants. Aujourd'hui, il ne reste que les touristes qui franchissent le seuil de ses portes.

Un nouvel évêque à Chicoutimi et un auxiliaire à Saint-Jean-Longueuil
MONTRÉAL - Deux évêques auxiliaires à Montréal, proches collaborateurs du cardinal Jean-Claude Turcotte, exerceront dorénavant leur ministère dans d'autres diocèses du Québec. Le pape Jean-Paul II a nommé Mgr André Rivest comme évêque de Chicoutimi, pour succéder à Mgr Jean-Guy Couture, et Mgr Louis Dicaire, à titre d'évêque auxiliaire au diocèse de Saint-Jean-Longueuil.

La maison-mère des Sœurs grises vendue
MONTRÉAL – L'université Concordia achète pour 18 M$ la propriété de la maison-mère des Sœurs grises de Montréal pour y loger sa clientèle étudiante en plein essor. Depuis 5 ans, la clientèle étudiante a augmenté de 35 %. L'occupation du lieu se fera par étapes. Cela permettra aux filles de sainte Marguerite d'Youville de continuer d'habiter l'endroit durant les 20 prochaines années. La congrégation religieuse est propriétaire de ce site depuis 1869.

(Revue Sainte-Anne, septembre 2004, pp. 348 à 350)

4 juin 2026

PSYCHOLOGIE : Trop gentil pour être heureux

Trop gentil pour être heureux

Par Benoit Voyer

4 juin 2026

Mesdames, je vous interdis de lire ce livre. Il s’adresse aux hommes, particulièrement aux « bons gars ». Dans « Trop gentil pour être heureux » (Éditions Payot & Rivages, Paris, 2004), Robert A. Grover traite du syndrome du chic type. Vous le connaissez : C'est l’homme gentil qui vous comprend, qui vous écoute et qui cherche à vous plaire. C’est un « lover » attentif à vos besoins qui ne vous demande presque jamais rien en retour. Il est tellement fin.

Sexuellement, il vous attend, vous fait plaisir et donne l’impression que son plaisir sexuel n’est pas important.

Il ne ressemble pas aux autres hommes. Son « 45 % féminin » est très fort. En réalité, à force de vouloir tellement vous plaire, il en est venu à perdre son énergie vitale masculine. Vous le voulez dans votre vie, mais vous ne fantasmez pas sur lui. L’homme de Cro-Magnon aux traits plus primaires vous allume davantage.

Vous le reconnaissez ?

Ce genre d’homme est celui que l’auteur de ce bouquin appelle « un chic type ».

Saviez-vous que la majorité d’entre eux sont malheureux et frustrés ? Saviez-vous qu’ils vous cachent bien des choses ? « Le chic type » a bien des secrets et des attentes envers vous, mais ne les dira jamais directement. Il ne veut pas perdre votre estime. Le « chic type » est un peureux. Il craint de perdre et de contrarier.

Comme l’écrit Groove : « Ils sont persuadés qu’en étant gentils et en faisant les choses comme il faut, ils seront aimés, on satisfera leurs besoins et leur vie sera débarrassée de tout problème. Dans leurs efforts pour être gentils, ils cherchent presque à coup sûr à éliminer ou à cacher certains aspects de leur personnalité (leurs erreurs, leurs besoins, leurs émotions) pour devenir ce qu’ils pensent que les autres ont envie qu’ils soient (généreux, aidants, apaisants) ».

L’auteur va au fond des choses : « Les difficultés rencontrées par les chics types dans leur vie sexuelle sont à mettre en relation directe avec deux sentiments : la honte et la peur qu’ils éprouvent à l’idée de leur sexualité et de leur état d’êtres sexuels. (…) Cela peut paraitre étrange, mais les chics types font preuve d’une imagination débridée quand il s’agit pour eux d’éviter une relation sexuelle. »

C’est un livre qu’un très grand nombre d’hommes devraient lire afin de retrouver leur masculinité perdue et que toutes les femmes ne devraient pas lire.

RÉFLEXION : L’importance de nos racines

L’importance de nos racines

Par Benoit Voyer

4 juin 2026

Il est important de demeurer attachés à nos racines chrétiennes et, surtout, de prendre le temps d’approfondir cette foi. Une lettre de Paul et les paroles de Robert Sarah nous encouragent à le faire.

Dans sa deuxième lettre à Timothée, Paul lui écrit : « Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse… » (2 Tm 3, 10-17)

En entrevue au quotidien Le Figaro [1], le cardinal Robert Sarah disait : « Une société, comme un arbre, meurt si elle se coupe de ses racines. Un fleuve s’assèche s’il perd sa source. L’Occident a besoin de Dieu pour vivre. Le bonheur ne vient pas de la richesse matérielle, même dans la pauvreté, certains sont heureux. Ceux qui viennent en Occident cherchent non seulement le pain ou le travail, mais aussi la foi et les valeurs qui ont façonné une culture chrétienne. Il faut transmettre cette richesse essentielle, Dieu et la foi chrétienne. […] Aujourd’hui, beaucoup refusent de reconnaître Dieu comme créateur, pensant se créer eux-mêmes. La grandeur de l’homme, pour moi, c’est quand l’homme se met à genoux devant Dieu, reconnaît Dieu comme son père, comme son créateur, qui lui veut du bien. L’église doit proclamer clairement cette vérité : nous sommes faits à l’image de Dieu, par amour. […] Il faut que les baptisés vivent en chrétiens, incarnent le Christ et reflètent sa parole. Comme les premiers disciples, ils ont besoin d’un accompagnement, d’une formation solide et prolongée, spirituelle et humaine. L’homme, pour grandir dans la foi, à l’image d’un enfant qui passe du lait à une nourriture plus consistante, a besoin d’un accompagnement. »

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[1] Robert Sarah. « Cardinal Robert Sarah : L’homme occidental a la nostalgie de Dieu et cherche à le retrouver », propos recueillis par Eugénie Bastié, Espérance de Monspey et Guillaume Tabard, Le Figaro, 4 avril 2026, p. 16.

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Par Benoît Voyer


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Le pape à Québec
QUÉBEC – Le pape sera à Québec en 2008. Est-ce que ce sera Jean-Paul II ou son successeur ? Personne ne le sait. Une chose est assurée, c'est qu'il sera au Canada pour le Congrès eucharistique international qui coïncidera avec le 400ᵉ anniversaire de la ville de Québec. Cette même année, la municipalité accueillera aussi un congrès international de généalogie et un autre regroupera les professeurs de français de partout autour de la planète.

Mgr Roger Ébacher devient conférencier
GATINEAU – Mgr Roger Ébacher était le conférencier invité de l'Unité pastorale de la Croix pour un entretien sur le thème « Le pardon dans la Bible », le 23 novembre, au sous-sol de l'église Notre-Dame-de-Lorette, dans le diocèse de Gatineau-Hull. Ce n'est pas la première fois qu'une paroisse ou unité pastorale le demande pour une conférence ou encore la prédication d'une retraite pendant le temps de l'avent ou le carême. Il avait donné une journée de ressourcement sur le même thème aux agents de pastorale laïques en paroisse.

Au sujet de l'Opus Dei
MONTRÉAL – Au sujet de l'Opus Dei, Raymond Beaugrand-Champagne, ex-réalisateur à la Société Radio-Canada, a déclaré à la Revue Sainte-Anne : « Je ne comprends pas pourquoi certains craignent ce mouvement fantastique d'une grande simplicité et qui fait tant de bien. Je me souviens de grandes réunions à l'université de Montréal où la joie chrétienne régnait. J'ai lu cependant des articles pénibles et, à mon avis, sans fondements. Je suis d'ailleurs allé au secrétariat central à Madrid, il y a plus de 30 ans, où je fus reçu par le responsable, Me Alvarez, d'une façon si chaleureuse et si intelligente.

Forum-jeunesse
TROIS-RIVIÈRES – L'expérience des Journées mondiales de la jeunesse a éveillé chez les évêques du Québec le besoin d'aller plus en profondeur dans leur rencontre avec les jeunes. C'est pourquoi ils tiendront dans peu de temps un forum-jeunesse afin de saisir la culture des jeunes, écouter ce qu'ils vivent, comment ils perçoivent l'Église et la société. Les échanges pourront porter sur l'un ou l'autre sujet, tels l'éducation, les relations de couple, l'environnement, l'économie, la pauvreté, l'engagement… Il s'agit de réfléchir sur leur culture et leur mentalité dans un climat de confiance et de dialogue. De leur côté, les évêques veulent accueillir les interpellations des jeunes. Le forum-jeunesse réunira des évêques et un certain nombre de jeunes, hommes et femmes, couples et célibataires, étudiants et travailleurs, représentant une réelle diversité. Âgés entre 20 à 30 ans, venant des différentes régions du Québec, les participants seront choisis en raison de leur enracinement dans des groupes et des réseaux, capables de refléter la pensée des jeunes de leurs milieux sur la société et l'Église.

Mariages homosexuels
WINNIPEG – « Il est difficile d'imaginer que l'importance unique du mariage pour les enfants et la société ne sera pas gravement ébranlée par le fait d'inclure dans la définition du mariage des unions qui ne sont pas équipées pour la reproduction », écrit Mgr James Weisgerber, archevêque catholique de Winnipeg, dans un communiqué paru suite à l'annonce du gouvernement du Manitoba de légaliser les mariages entre partenaires de même sexe.

Sœurs de la Charité d'Ottawa
OTTAWA – Sœur Lorraine Desjardins a été élue supérieure générale des Sœurs de la Charité d'Ottawa.

Des ondes bénies
DRUMMONDVILLE – L'église Saint-Frédéric, à Drummondville, un bâtiment patrimonial, loue son clocher à l'entreprise de télécommunication Rogers sans fil inc. Les nouveaux équipements qui ont été installés à cet endroit permettront de décupler la qualité du service de téléphonie cellulaire. Il est de plus en plus fréquent que des clochers d'églises soient utilisés pour ce genre d'installation technique. La location de l'espace permet à cette paroisse de régler une partie de ses problèmes financiers. Elle rapporte annuellement 8000 $, pour cinq ans. Mgr Raymond Saint-Gelais a autorisé la signature du contrat.

Synode des évêques sur l'eucharistie
ALEXANDRIA - En octobre 2005, lors du synode des évêques portant sur l'eucharistie, une rencontre de trente jours tenue au Vatican, à laquelle prendra part le Souverain Pontife et qui marquera la fin de cette année spéciale qui est vouée à ce thème, la délégation canadienne sera composée de quatre évêques : Mgr Gerald Wiesner, O.M.I., évêque de Prince George, Mgr Thomas Collins, archevêque d'Edmonton, Mgr Paul-André Durocher, évêque d'Alexandria-Cornwall et Mgr Clément Fecteau, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Mgr Louis Dicaire, évêque auxiliaire à Saint-Jean-Longueuil, et Mgr Richard Grecco, évêque auxiliaire à Toronto, agiront comme substituts et participeront aussi activement aux travaux préparatoires.

Développement et Paix
GRAND FALLS – Mgr Martin Currie, évêque de Grand Falls, a vu son mandat être reconduit pour une deuxième fois comme représentant de la CECC au sein de Développement et Paix, organisme de solidarité internationale fondé par les évêques canadiens, en 1967. Il poursuit son travail en compagnie de Mgr Luc Cyr, évêque de Valleyfield, lui aussi membre du conseil d'administration de l'organisation.

Histoire paroissiale : un livre
SAINTE-ANNE-DE-PRESSCOTT – « Une église, un monument, une merveille – Histoire de l'église catholique de Sainte-Anne-de-Presscott » est le titre d'un nouveau livre de 88 pages qui vise à mettre en valeur le patrimoine de cette paroisse franco-ontarienne du diocèse d'Ottawa.

Nouveau nom de paroisse
HAWKESBURY – Suite à un regroupement des trois communautés chrétiennes, la paroisse de Hawkesbury, dans le diocèse d'Ottawa, portera maintenant le vocable de Saint-Pierre-Apôtre. Chaque église garde son appellation d'origine.

Franciscains de l'Emmanuel
MONTRÉAL – Les Franciscains de l'Emmanuel, fraternité franciscaine initiée par le frère Denis-Antoine Lévesque, regroupent actuellement 68 membres. À Amqui et à Montréal, ils sont : Quatre frères consacrés internes et quatre candidats sont en réflexion ; s'ajoutent à eux cinq membres externes (avec six candidats) et 16 amis associés. Au Cameroun (Afrique), ils regroupent 59 membres externes, 10 jeunes hommes sont en cheminement pour devenir membres externes et 92 amis associés s'ajoutent à eux. L'Association de fidèles est actuellement dirigée par le frère François-Marie Garon.

Le Paradis de l'abbé Claude
MONTRÉAL – L'abbé Claude Paradis, animateur de pastorale au centre hospitalier de Verdun, s'est joint à la communauté de l'Arche, à Montréal. Il est aussi devenu membre du conseil d'administration de la Fédération des Arches au Québec. Enfin, il est membre de l'équipe de l'émission de télévision Évangélisation 2000, diffusée aux réseaux TVA et TQS.

L'Exode – Centre de réhabilitation
MONTRÉAL – Avec le clinicien Sylvain Proulx, le père André Dumont, fondateur du centre de réinsertion sociale L'Exode, à Montréal, a fait l'élaboration de 60 ateliers thérapeutiques à couleur holistique, c'est-à-dire avec une approche globale de la personne incluant la spiritualité. En 2002, il publiait, en collaboration avec Alphonse Nadeau, le livre « Trajectoire d'un géant – Ubald Villeneuve » L'homme qui a changé notre regard sur la toxicomanie » (Éditions Anne Sigier). En 2004, l'Exode a reçu l'obtention de la certification du ministère de la santé du Québec pour ses trois pavillons.

Tran Lam
QUÉBEC – Le deuxième livre de Tran Lam sera publié en 2005 chez Novalis. On se souvient de son livre choc « La survivante – La guerre des autres », paru, il y a déjà quelques mois, aux Éditions Alain Stanké, une division de Québécor.
Les 10 ans de Radio-Ville-Marie
MONTRÉAL – Radio-Ville- Marie célèbre cette année son 10ᵉ anniversaire. Jean-Guy Roy, directeur général de la station, est de toutes les festivités.

Exposition sur les Sœurs du Bon-Conseil
MONTREAL – L'Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 1215, boul. Saint-Joseph est, à Montréal, présente en ce moment l'exposition « Un siècle d'action sociale – Marie Gérin-Lajoie et les Sœurs du Bon-Conseil ». Lors de votre visite, peut-être rencontrerez-vous Sœur Angèle ! Elle habite cette maison.

Guy Boucher à Saint-Hyacinthe
SAINT-HYACINTHE – Guy Boucher, l'ex-coqueluche du petit écran, a quitté la région de Sherbrooke pour s'établir à Saint-Hyacinthe. Il prépare une nouvelle série pour la télévision, collabore à la pastorale du diocèse de Saint-Hyacinthe et est à la recherche d'interprètes pour les chansons qu'il a composées depuis plusieurs années.

Vie universitaire
MONTRÉAL – Entre 1997 et 2001, 5800 doctorats et 37 175 maîtrises ont été décernés au Québec.

Pas de chœurs gais à l'église
SASKATOON – Mgr Rodney Andrews, évêque anglican de Saskatoon, a interdit aux chœurs Bridge City, de Saskatoon, et Prairie Pride, de Regina, de donner un spectacle commun à la cathédrale anglicane St. John's, le 13 novembre. Mgr Andrews s'est dit désolé d'avoir informé les chorales aussi tard, ajoutant qu'il avait agi dès qu'il a été informé du problème. Il a pris la décision de refuser l'accès à la cathédrale aux chanteurs et chanteuses gais et lesbiennes à la suite d'appels de fidèles. Le concert a donc eu lieu au temple de l'Église unie de la municipalité.

Les Carmélites à Lanoraie
LANORAIE – Les Carmélites de Montréal veulent établir leur nouveau monastère à Lanoraie, en banlieue de Montréal. Les 18 religieuses habiteraient l'endroit. Les Carmélites ont sécurisé une option d'achat sur une ancienne terre à tabac de 237 arpents située en bordure de la route 138, entre Lanoraie et Lavaltrie. Les religieuses y relocaliseront le cimetière de la congrégation qui regroupe 30 religieuses décédées. Mgr Gilles Lussier et la municipalité ont donné leur accord au projet.

Hommage à Mgr Donat Robichaud
SHIPPAGAN – Le premier salon du livre de la péninsule acadienne a eu lieu en octobre. Pour l'occasion, on a rendu hommage à Mgr Donat Robichaud pour son apport exceptionnel à sa communauté et à l'Acadie tout entière.

Des pasteurs veulent se syndiquer
TORONTO – Un syndicat du clergé ? Cela pourrait arriver chez les ministres de l'Église unie du Canada. Ils pourraient joindre le syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA). Deux ministres de l'Église unie du Canada et l'épouse d'un pasteur, représentant quelque 30 ecclésiastiques en Ontario et un nombre non précisé dans l'ouest du pays, ont rencontré des responsables des TCA, en novembre. Ils veulent se syndiquer à cause de la conduite de certains paroissiens à leur endroit, de leurs bas salaires et d'un manque de sécurité. Cette Église protestante, la plus importante au pays, compte environ 4000 pasteurs et trois millions de fidèles au Canada.

Les évêques canadiens au Vatican
OTTAWA – Du 10 au 23 novembre, comme chaque année, une délégation de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a participé à une série de rencontres avec les représentants de la curie romaine. Elle était formée de : Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de Saint-Jean de Terre-Neuve et président de la CECC, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et vice-président de la Conférence, et Mgr Mario Paquette, secrétaire général de l'organisme.

Lac à l'épaule
VICTORIAVILLE – Les 10 et 11 novembre, une centaine de personnes mandatées ont réfléchi aux enjeux qui se rencontrent dans le quotidien d'une Église appelée à vivre un passage important. L'objectif de cette rencontre officielle était de proposer aux participants d'avancer dans l'Église qui advient. Les objectifs spécifiques ont été définis comme suit : faire le point sur ce qui a été vécu depuis dix ans dans le diocèse ; entrevoir les enjeux de l'avenir ; nommer les impacts de ces enjeux sur l'exercice des ministères et identifier les passages à vivre. Cette rencontre était organisée à l'initiative de Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque de Nicolet. Le diocèse de Nicolet compte 85 paroisses dont 57 sont regroupées pour former 15 unités pastorales. Il y a, dans l'Église nicolétaine, 143 prêtres diocésains, dont 46 prêtres ont une responsabilité paroissiale. Ils travaillent en collaboration avec 25 diacres permanents et 41 agents de pastorale mandatés.

Le pape écrit à Mgr Ébacher
GATINEAU – À l'occasion de son 25ᵉ anniversaire d'épiscopat, le pape Jean-Paul II a transmis ses bons vœux à Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau-Hull. Il lui écrit : « À l'occasion du jubilé d'argent de ton épiscopat, nous t'encourageons chaleureusement, vénérable frère, toi qui tous les jours accomplis avec soin ton devoir de pasteur et de maître en veillant à la saine doctrine et en l'expliquant, tout en lui offrant un témoignage par l'exemple d'un travail de qualité. En vérité, nous prions Dieu instamment pour qu'Il mène à son terme ce que nous pressentons déjà et qu'Il t'enrichisse encore de plus grands dons, en t'accordant une généreuse récompense pour tes mérites. Ces vœux, qui viennent du fond du cœur, nous désirons te les confirmer par notre bénédiction apostolique. »

Fête interculturelle
GATINEAU – Le 27 novembre, à l'église Saint-Rosaire, à Gatineau, a eu lieu une fête diocésaine missionnaire et interculturelle pour les jeunes adultes. Cette fête était organisée conjointement par deux comités diocésains, celui de la pastorale missionnaire et, l'autre, de la jeunesse. Le thème de la rencontre était : « Avec les jeunes de tous les pays, viens… » Il y a eu quatre ateliers : « Mission et mission », « La mission dans la Bible », « L'accueil… de l'étranger » et « Partir pour qui ? Pourquoi ? » Il s'agit d'une première pour ces deux comités diocésains.

Les évêques et le mariage
CORNWALL – La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) proclame de nouveau son opposition au mariage de conjoints de même sexe. À la clôture de leur assemblée plénière annuelle, qui a eu lieu à Cornwall, en Ontario, les 80 évêques présents ont adopté une motion qui promulgue la reconnaissance du mariage comme l'union légitime entre un homme et une femme. La proposition présentée par les quatre membres du bureau de direction de la Conférence a été approuvée à l'unanimité.

Enseignement religieux
MONTRÉAL – Les évêques du Québec demandent au gouvernement québécois, dirigé par Jean Charest, de maintenir l'enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques. « Il nous apparaît nécessaire de demander une reconduction des clauses dérogatoires pour un enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques. » « Les efforts entrepris depuis l'adoption de la Loi 118 doivent se poursuivre dans le cadre d'une option possible entre un enseignement moral et religieux catholique ou protestant, d'une part, et un enseignement de morale et de culture religieuse, d'autre part. » Le contenu des nouveaux programmes devrait être « toujours plus adapté à la réalité d'une société multiculturelle profondément enracinée dans un terreau chrétien. »

Le premier métier du cardinal Marc Ouellet
QUÉBEC – L'archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, a déjà travaillé au poste de terrassier dans le nord du Québec. Il avait 15 ans. Son compagnon de travail était son frère Jacques, 17 ans. C'est ce que révèle un article paru dans la célèbre revue Sélection du Reader's Digest de novembre. « Notre première tâche – creuser une fosse d'irrigation entre deux fermes, dont une appartenait à notre oncle Wilfred – semblait assez simple. La tranchée devait faire un mètre de profondeur, un mètre et demi de largeur et un kilomètre de longueur », a-t-il confié. Cet été-là, il a appris que « même les corvées les plus difficiles sont réalisables un jour à la fois ».

Hommage à Mgr Cabana
SHERBROOKE – L'Université de Sherbrooke a honoré un des principaux artisans de sa création en baptisant le bâtiment central de son campus principal du vocable de Pavillon Georges-Cabana, en l'honneur de l'ancien archevêque de Sherbrooke.

Inventaire des églises du Québec
La Fondation du patrimoine religieux du Québec a déposé sur Internet un inventaire exhaustif de tous les lieux de culte érigés avant 1975. Quelques clics sur le bouton de la souris font apparaître à l'écran près de 3000 églises, temples, synagogues et mosquées.

(Revue Sainte-Anne, février 2005, pp. 60 à 62)