En ce 17 juin 2024
x.com/E_Duhaime/status/1802321426201907355
POLITIQUE: Ce matin, Québec 125 a mis a jour ses projections électorales pour le Québec. Si des élections avait lieu aujourd'hui, le Parti québécois formerait le gouvernement avec 61 députés. Le Parti libéral en serait l'opposition officielle avec 29 sièges. Suivraient: La CAQ avec 19 députés, Québec solidaire avec 10 élus et les Conservateurs québécois d'Éric Duhaime avec 6 députés.
POLITIQUE: Le commentateur politique Michel C. Auger critique La « doctrine Guilbault » au sujet du troisième lien. lapresse.ca/contexte/chroniques/2024-06-16/la-doctrine-guilbault.php?s=03
LANAUDIERE: A Saint-Lin-des-Laurentides, depuis le 16 juin, les conseillers municipaux Luc Cyr, district #1, Lynda Paul, district #3, Pierre Lortie, district #7, et Chantal Lortie, district #8, ont quitté le parti politique municipal du maire Mathieu Maisonneuve, Coalition Saint-Lin-des-Laurentides, afin de siéger a titre d'indépendants.
LANAUDIERE: huit personnes de la rue Sarrazin, dans le secteur de Lachenaie, a Terrebonne, se retrouve à la rue après un violent incendie. Le sinistre a eu lieu dans la nuit de samedi a dimanche. Les pompiers ont été appelés vers 0 h 30.
RÉFLEXION: Réaction a l'éditorial de François Cardinal sur "l'extrême droite"
Benoit Voyer
17 juin 2024
Monsieur Cardinal,
Cet éditorial sur "l'extrême droite" [1] ne fait que mêler les cartes dans ma tête et dans celle de quelques lecteurs avec qui j'ai bavardé du sujet. Il y aurait intérêt à produire quelques articles sur le sujet afin de nous aider à mieux comprendre de quoi il s'agit.
Malgré tout quelques réflexions:
D'abord, à droite de quoi ? À gauche de quoi ? Où est le centre ? Et le centre semble quelque chose de subjectif. Chaque individu ou groupe peut considérer son opinion comme étant le centre. C'est un peu subjectif tout ça.
Des exemples :
Le chrétien de tradition catholique dira que ce qui sort du Vatican est au centre. La même doctrine vue par quelques penseurs du Québec sera considérée comme étant d'extrême droite et ceux qui vivent dans des régions plus conservatrices de la planète percevront le pape comme un homme de gauche, vraiment TROP à gauche.
Dans le domaine des médias québécois, c'est un peu la même chose. Le Devoir est perçu par certains conservateurs comme trop à gauche. La Presse trop autre chose…
En politique c'est pareil…
Droite-centre-gauche semble donc une affaire de perceptions et de valeurs personnelles ou communautaires.
Il y aurait ici un beau travail de réflexion et de pédagogie à faire dans vos pages, travail qui pourrait profiter à l'ensemble des lecteurs (moi le premier) et à votre équipe de rédaction.
[1] François Cardinal. « Extrême droite, vous-dites? », La Presse, 16 juin 2024. https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2024-06-16/dans-le-calepin-de-l-editeur-adjoint/extreme-droite-vous-dites.php?sharing=true
UN PEU DE MOI: Les interdits
C'était interdit par les convenances :
Ils ne devaient pas devenir des amoureux.
sa langue discrète,
en divaguant de gauche à droite,
de haut en bas,
ne pouvait s'empêcher de lui manifester
sa tendresse et sa passion.
En secret,
Il l'aimait follement.
et goûtait à tout ce qu'elle lui permit de découvrir de son intimité.
Un jour, elle en prit conscience :
"Cet homme m'a aimé sans que je le susse vraiment."
Benoit Voyer
17 juin 2024
UN PEU DE MOI: La voix de l'ange
La voix de l'ange
Et mon ange dit : « Voici ta bien-aimée qui vient. Écoute bien l’écho qui vient de la montagne, tu entendras ma voix. Elle est près du ruisseau, pas très loin de chez toi, va voir à ta fenêtre ! »
Bercé par mes rêves et mes espoirs, je m’endormis, attendant, dans le secret de mon cœur, celle que j’espère depuis la belle époque où nous ne formions qu’un à la fontaine des âmes. En ce temps, nous sommes entrés dans la vie humaine afin de prendre part au jeu de la conquête de nos êtres, le grand jeu du désir.
Sur la ligne de départ, il n’y avait qu’une seule règle, mais quelle règle ! Ce passage sur la terre nous serait donné pour seul but de nous retrouver afin de goûter à nouveau à la plénitude de nos débuts éternels. Un seul obstacle au programme : « vos âmes seront souillées par les pensées primitives des mammifères et par une intelligence orgueilleuse », nous a lancé le grand sage, un ange, le frère de Gabriel. Nous ne soupçonnions pas la grandeur de l’épreuve…
Il y a déjà 35 ans que je cherche l’autre part de mon être. À chaque femme que je rencontre, je scrute ses yeux et je la questionne du regard : Est-ce que c’est toi mon désir ? Est-ce que c’est toi que j’espère tant ?
Durant ce sommeil, mon ange me fit visiter un univers nouveau et très pacifiant : j’entrai dans une petite pièce toute blanche au milieu de laquelle se dressa une petite table – on eût dit un autel – avec pour seul ornement une nappe blanche et une menorah, c’est-à-dire un magnifique chandelier juif à sept branches.
Dans cette oasis d’un blanc vierge, d’un blanc immaculé, sans tache, comme il n’y en a guère sur cette terre, je vis une ravissante juive, habillée d’une magnifique robe couleur sable du désert avec un splendide décolleté en V mettant délicieusement en évidence son cou, sa nuque et la racine de ses seins et coiffée d’un diadème de princesse. Elle devait mesurer près de six pieds et peser pas plus de 125 ou 130 livres. Quelle beauté ! Quel raffinement !
Mon ange me souffla à l’oreille : « L’heure approche où vous vous retrouverez ! Déjà, elle te voit et te reconnait ».
Doucement, elle tourna son regard vers moi et me regarda avec ses intenses yeux bleu ciel d’été. Ses paupières inférieures tremblaient de bonheur. De petits ruisseaux de larmes heureuses coulaient de ses caroncules lacrymales jusque sur les ailes de son nez, en passant par la racine. Elle me fit un sourire d’une telle intensité… Je la reconnus. Dans son regard, je vis une parcelle de mon âme me lancer : « Mon amour ! Mon si précieux amour ! Je te désire tant ! »
Elle ne me perdait plus de vue. Pupilles à pupilles, taroupes à taroupes, nous étions plongés dans l’infini de l’autre. Mon cosmos éternel était bien là, à l’intérieur d’elle.
En hébreu, elle chanta un hymne au Créateur et souffla doucement sur les chandelles éteintes de la menorah. Chacune s’enflamma d’une lumière si radieuse, tellement étincelante que je fus aveuglé…
Ma désirée disparut en criant de sa tendre voix : « Je suis l'amour, mon éternel amour ! Je te cherche ! Je t’aime ! Je t’attends ! »
Et l’ange me dit enfin : « C’est maintenant à toi d’entrer dans la lumière ! L’heure d’un jour nouveau arrive dans ta quête. Cherches-en en chaque lieu, en chaque espace et en chaque temps, car il manque peu d’éléments pour vous découvrir et communier à nouveau à votre source. Il suffit d’entrer en toi pour trouver la clef de son cœur. Depuis toujours, tu sais où elle se cache.
Benoit Voyer
2001
UN PEU DE MOI: Extase
Je frémis en toi, je frémis de toi
comme jadis
au temps des fleurs,
des oiseaux qui chantent et du printemps qui s’annonce
et qui réveille la sève de mon bois qui dort
et qui se prépare à éclore en bourgeons sous le chaud soleil d’avril et de mai.
Je frémis en toi, je frémis de toi
d’une extase incommensurable,
d’un désir infini
qui s’intensifie jusqu’à la liberté suprême
du cœur et de l’âme,
jusqu’au débordement du don de mon être à l’univers.
ne plus aimer seul.
Ta présence me submerge et me calme…
Près de toi,
avec toi,
plus rien n’existe
que la vie qui m’enivre.
Comment ne pas te toucher ?
Comment me taire devant l’émotion que tu me donnes ?
Comment ?
Je te veux
encore et encore,
toujours et toujours…
Jusqu’à la volupté ;
jusqu'à la frénésie de tout ce que je suis ;
Jusqu’à la vulnérabilité de notre passion.
Mon âme déborde.
Je ne guérirai jamais de toi,
de ton absence,
de ton silence,
de cette folie où rien ne se perd
et où tout se fusionne
entre nous et en nous.
Benoit Voyer
2004
UN PEU DE MOI: La lettre
C’est là où en est la réflexion sur la vie, sur ma vie. Pour une vieille âme de trente-cinq ans, je pense être sur une bonne piste. Cependant, ma conscience en est qu’à la maternelle de l’existence, car on ne devient pleinement homme et femme qu’à la fin de ses jours. Ce n’est qu’à ce moment que j’écrirai un chef-d’œuvre qui passera à la postérité. Comme tous les écrivains, je rêve d’allonger mes jours, en multipliant le nombre de mes mots et en craignant la somme de mes maux.
En écrivant, je fais la cession gratuite de ce que je possède. C’est l’émolument du lecteur ! Ce sentiment que me procure l’écriture ne s’exprime pas laconiquement, même s’il paraît parfois inepte.
En amour, l’écriture est le prolongement des yeux. Il permet d’exprimer la tendresse. L’amour a une telle faculté émissive ! Tu veux savoir qui tu es ? Regarde-toi dans les yeux de quelqu’un qui t’aime ! L’écriture a cette possibilité de transporter le lecteur dans les frissons inégalés de l’amour, dans une pléthore d’émotions.
Quel trésor inégalé pour un écrivain ! L’amour n’est pas obsolescent. Jamais il ne se périme, jamais. Il est toujours jeune.
Ce métier nous choisit comme un homme choisit une femme. C’est une passion, un coup de cœur inégalé. C’est elle qui s’est donnée à moi et qui m’a transmis sa vive jouissance charnelle.
Les articles que je rédige, tout comme le livre que je prépare, me permettent d’être à l’image de Dieu. La diffusion d’une idée ou d’un récit littéraire est une force diffuse comme la lumière, comme l’air. Elle me permet d’exercer une forme d’ubiquité.
L’écriture me permet d’aller encore plus loin dans l’expression de sentiments amoureux. Elle me donne la permission de juguler la révolte, l’anxiété et l’angoisse que je porte en moi. Elle calme mes fortes présomptions, mes inquiétudes… Et le ciel sait à quel point l’argent me rend malade. C’est le seul véritable malaise que je porte. À force d’être si souvent dans cet état, je crains toutes formes de maladies oncologiques.
Mon bonheur d’écrire et de communiquer n’est pas une veine de cocu, de pendu. C’est un cadeau des grands esprits. J’en fais bonne fortune. Il est une aubaine qui n’est pas donnée à tous.
La rédaction procure à mon esprit des périodes d’euphorie. Lorsque je couche mes émotions et mes idées sur papier, je deviens épicurien, j’épouse la religion des hédonistes. Avec elle, je m’éclate, je plane, je jouis… Un véritable orgasme de l’âme et de l’esprit. Ce n’est rien d’une félicité. C’est un ravissement. C’est l’Éden.
Je pense souvent à toi, ces jours-ci. Mon cœur est assujetti par ton charisme. J’aimerais tant que soit levé le moratoire sur notre histoire de tendresse. J’aime ton esprit judicieux, le charme de ton âme et la volupté de ton corps. Mon premier étonnement à ton égard est toujours bien vivant. Rien n’est mort. Je sens que ce sentiment est réciproque. Est-ce que je me trompe ? Est-ce que tu accepterais que nous reprenions route ensemble vers un nous heureux ?
Dans l’attente de ta lettre et du bonheur de te revoir dans quelques jours. Je te prie de croire en l’expression sincère de mon aspiration, nous.
Avec tendresse.
Benoit Voyer,
28 janvier 2002






