Benoit Voyer
9 février 2024
Un jour, une personne atteinte de la lèpre a une grande confiance en Jésus. À genoux, elle l’implore de l’aider : « Si tu veux, tu as le pouvoir de me purifier ».[1]
Jésus est remué intérieurement – jusqu’aux entrailles – par la confiance de cet homme. Pris de compassion, il le touche et lui dit : « Je veux, sois purifié. »
Aussitôt, l’homme est guéri.
Et Jésus lui lance : « Regarde. Ne dis rien à personne » et conforme-toi à ce que la loi a prévu lorsqu’il y a une guérison.
Mais on le voit dans ce récit, devant une heureuse nouvelle, l’humain a bien de la difficulté à ne pas la partager. Le lépreux guéri a fait ce que chacun de nous ferait. Notre bonheur ou nos bonnes nouvelles, on les partage.
Il n’a pas fallu bien des heures pour que tout le patelin en parle.
En cette Journée mondiale des malades, nous sommes invités à faire – comme Jésus – des actes de compassion en visitant ceux qui réclament un peu de notre présence et qui ont besoin d’être touchés.
Et puis, en visitant des personnes malades, nous laisserons-nous émouvoir comme Jésus ?
Et nous qui sommes malades, aurons-nous la même confiance en Jésus que ce malade de la lèpre ?
Oui, il peut nous purifier. Oui, il peut guérir. Si ce n’est pas le corps, ça peut être aussi le cœur ou notre manière de voir le monde.
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[1] Frédéric Boyer. Évangiles, Gallimard, 2022. Mc 1, 40-45
[1] Frédéric Boyer. Évangiles, Gallimard, 2022. Mc 1, 40-45
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