Par Benoit Voyer
9 janvier 2025
Jésus ne cesse d’étonner. En parlant de Dieu, il dit : « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse » (Jn 3,30).
En repensant à ces paroles, il m’est venu celles de Christian Beaulieu. Dans son livre « Du vent plein les voiles », il écrit [1] : « Mais, me ferez-vous remarquer, Dieu est immensément grand ! Bien sûr, mais sa grandeur est celle de l’amour, puisqu’il n’est qu’amour. Parce qu’infiniment grand, il renonce à sa grandeur. […] Il est humble. […] s’effacer. Qui ne sait pas le faire ne sait pas aimer. Jésus ne s’est pas penché sur ses disciples, il s’est mis le plus bas qu’on peut être : à terre, à genoux ! »
On s’attend à ce que la personne la plus importante soit toujours en avant, bien en vue. Jésus enseigne le contraire. Dans les choses de l’âme, le plus grand est souvent celui qui est près de la porte, c’est-à-dire le plus effacé. C’était ainsi dans la plus grande partie de la vie de saint Alfred Bessette et dans celle du vénérable Pierre Goursat.
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[1] Christian Beaulieu, Du vent plein les voiles, Éditions Le Renouveau, 1984, p.54.
[1] Christian Beaulieu, Du vent plein les voiles, Éditions Le Renouveau, 1984, p.54.
