ICI ET LA
POLITIQUE : Éric Duhaime, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a commencé à présenter au public les 125 candidats de sa formation en vue de l’élection québécoise d’octobre. Aujourd’hui, il a confirmé que l’avocat Jonathan Poulin représentera la circonscription de Beauce-Sud. En 2022, il avait obtenu le meilleur résultat du PCQ avec plus de 43,4 % des votes. Il était arrivé second derrière le caquiste Samuel Poulin qui avait obtenu 428 votes de plus pour une représentation de 44,55 % des bulletins. Le 8 décembre, le PCQ avait annoncé que la femme d’affaires Catherine Morissette représenterait la circonscription de Chicoutimi-Nord.
MUSIQUE : À 19 h 30, les Petits Chanteurs du Mont-Royal chanteront durant la messe spéciale à la mémoire de saint Alfred Bessette qui aura lieu dans la crypte de l’oratoire Saint-Joseph, à Montréal.
POLITIQUE : les prochaines élections générales du Québec doivent avoir lieu le 5 octobre 2026.
POLITIQUE : les 31 janvier et 1ᵉʳ février 2025, à Lac-Delage, a lieu le congrès national du Parti conservateur du Québec.
SANTÉ MENTALE : À partir de maintenant, des médecins résidents en psychiatrie de l’université de Montréal accompagneront des policiers sur le terrain pendant quelques jours, dans le but de changer la pratique en psychiatrie afin qu’elle soit plus axée sur le terrain. À ce sujet, il faut lire l'article fort intéressant publié dans La Presse de ce matin. https://www.lapresse.ca/actualites/2026-01-07/sans-abri-affectes-par-des-troubles-mentaux/de-futurs-psychiatres-dans-la-rue-pour-susciter-des-vocations.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=threads&utm_campaign=accueil
POLITIQUE : les prochaines élections générales du Québec doivent avoir lieu le 5 octobre 2026.
POLITIQUE : les 31 janvier et 1ᵉʳ février 2025, à Lac-Delage, a lieu le congrès national du Parti conservateur du Québec.
SANTÉ MENTALE : À partir de maintenant, des médecins résidents en psychiatrie de l’université de Montréal accompagneront des policiers sur le terrain pendant quelques jours, dans le but de changer la pratique en psychiatrie afin qu’elle soit plus axée sur le terrain. À ce sujet, il faut lire l'article fort intéressant publié dans La Presse de ce matin. https://www.lapresse.ca/actualites/2026-01-07/sans-abri-affectes-par-des-troubles-mentaux/de-futurs-psychiatres-dans-la-rue-pour-susciter-des-vocations.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=threads&utm_campaign=accueil
POLITIQUE : hier, Charles Milliard a annoncé qu’il tentera de devenir chef du Parti libéral du Québec (PLQ). Favori dans la course, on ne lui connait pas encore d’adversaires. Plusieurs observateurs pensent qu’il pourrait être tout simplement couronné faute d’autres choix.
VISION CATHOLIQUE: Sœur Marielle Lemire (1932-2020)
Par Benoit Voyer
7 janvier 2026
Le dimanche 17 janvier 1932, à Martinville, à quinze kilomètres de Sherbrooke, une petite municipalité devenue un secteur de Compton, naît Marielle, fille d'Yvonne Roy et Félix Lemire. Le lendemain, elle est baptisée dans la tradition catholique à l’église Saint-Martin par l’abbé Agénor Turcotte, curé de la paroisse. Elle reçoit les prénoms de Marielle, Noëlla et Cécile. Elle est la troisième d’une famille de quatre marmots. Ses sœurs et son frère portent les prénoms de Félicienne, Benjamine et Gabriel.[1]
Elle vit une enfance normale et heureuse.
Elle devient une jeune femme autonome. À l’usine, elle gagne 25$ par semaine. Sans rechigner, elle remet le montant à son père et, en échange, lui donne 25 cents pour aller voir des films au cinéma une fois par semaine[2].
Un goût pour la vie religieuse se fait sentir en elle.
Au début de l’an 2000, âgée de 67 ans, elle me raconte [3] : « Mon père ne voulait pas que j’entre en communauté. Il m’a dit : « Si tu me demandes la permission, je vais te dire non. Mais je te dis, si tu veux y aller, vas-y, ça va faire plaisir à ta mère ! Cependant, je suis sûr que tu ne resteras pas là ! Il m’appelait « ma petite guidoune ! » J’étais un peu « flyée » ! Il disait : « Elle est assez têtue ! » Si elle se met dans la tête qu’elle va y rester, elle va y rester ! Ça ne l’intéressait pas que j’entre en communauté parce qu’il fallait donner 300 piastres ! Nous étions assez pauvres ! »
Au grand bonheur de sa mère, le 7 septembre 1949, Marielle Lemire entre chez les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, à Sherbrooke.
Pendant plus de 22 ans, elle travaillera dans la cuisine de la communauté religieuse.
Une rencontre spirituelle intense
Au début des années 1970, grâce au père Jean-Paul Regimbal, initiateur du renouveau charismatique chez les catholiques francophones d’Amérique du Nord et d’Europe, elle vit une rencontre spirituelle intense. Sa vie ne sera plus jamais la même.
« J’ai été touchée par tous ces miracles et ces guérisons. Ça m’a épatée, un Dieu agissant, une Parole qui peut s’actualiser aujourd’hui. J’en ai tellement vu ! Comment est-ce que je pourrais nier cela ? Quand je témoigne de cette époque, je dis toujours : c’est le Dieu des miracles ! J’ai moi-même été guérie des intestins ! J’étais tellement convaincue que je ne pouvais pas me taire ! »[4].
A la suite de son expérience, elle introduit le Renouveau charismatique dans la région de Sherbrooke : « Ce qui m’a épatée aussi, c’est la Parole de Dieu et Vatican II qui venait de sortir. J’y ai appris que la Parole de Dieu est vérifiable ; elle dit d’imposer les mains aux malades et ils guériront ! C’est écrit ! Puisque c’est noir sur blanc, je me disais : on va faire comme la Parole demande ! Dieu répondait à nos prières ! »
Par la suite, elle consacrera son existence aux jeunes adultes, surtout aux plus « poqués de la vie ».
Les jeunes
Le regard enjoué, elle me lance : « Tu sais, les jeunes veulent tous croire ! Le problème est dans la manière dont on leur présente Dieu ! Il n’y en a pas un qui accroche sur la même affaire ! » [5].
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| En 1979, a Granby, dans La Voix de l'Est |
La méthode pastorale de sœur Marielle Lemire est assez simple. Premièrement, laisser agir l’Esprit Saint et ne pas tenter de tout encadrer. Et puis, être elle-même, sans artifice.
La religieuse a toujours eu un langage franc et direct. Elle dit sans détour ce qu’elle pense. Ce trait l’a toujours aidé auprès des jeunes.
Et puis, oui c’est vrai, elle est un peu « flyée » et comme le disait son père : « elle est assez têtue ! Si elle se met dans la tête… » Elle n’est pas du genre à abandonner facilement, surtout lorsqu’elle sent que le courant passe. Elle me le dira souvent, il n’y a pas un jeune adulte qui découvre Dieu de la même manière.
Au fil des ans, elle est devenue plus tendre et à l’écoute, comme une mère et une grand-mère. Au fil des confidences, elle amène les jeunes à faire l’expérience d’un Dieu agissant qui seul peut guérir en profondeur les blessures de l’âme. Ce qu’elle réalise est un véritable miracle quotidien.
Plusieurs jeunes ont trouvé auprès de sœur Marielle Lemire une présence guérissante et un sens à la vie. Elle a toujours su se faire proche de leur misère. Auprès d’elle, chacun et chacune se sent unique et important.
Marielle n’a jamais aimé les honneurs et, selon elle, en a trop reçus au fil de ces années avec les jeunes. Elle a toujours préféré la vie humble et simple de sa cuisine de la communauté ou celle sur le trottoir.
Sœur Marielle Lemire est décédée le 8 janvier 2020, à l’âge de 87 ans. Ses cendres reposent dans le cimetière Saint-Michel, à Sherbrooke.[6]
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| Le cimetière Saint-Michel, a Sherbrooke |
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[1] Renseignements tirés de l’extrait du registre des baptêmes de la paroisse Saint-Martin, à Martinville. Inscription du 18 janvier 1932.
[2] Benoit Voyer, « Les jeunes veulent tous croire ! », sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108.
[3] Benoit Voyer, « Les jeunes veulent tous croire ! », sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108.
[4] Benoit Voyer, « Les jeunes veulent tous croire ! », sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108.
[5] Benoit Voyer, « Les jeunes veulent tous croire ! », sœur Marielle Lemire, Revue Sainte Anne, mars 2000, p. 108.
[6] Avis de décès de sœur Marielle Lemire : www.steveelkas.com/avisdeces/sr-marielle-lemire-f-c-s-c-j/
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Ça jubile au Sanctuaire!
Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a été désigné, par le diocèse de Trois-Rivières, comme lieu privilégié pour recevoir les grâces spirituelles du Jubilé de l'an 2000. L'évêque, Mgr Martin Veillette, encourage tous les Québécois et Québécoises, catholiques ou non, à s'y rendre pour se recueillir quelques minutes durant cette année qui marque le 2000e anniversaire de la naissance de Jésus. Au sanctuaire marial, le Jubilé a été officiellement lancé, le jour de Noel, par l'ouverture solennelle de la grande porte de la Basilique.
« Cette démarche consistait à entrer dans l'esprit du Jubilé qui sera surtout marqué par la réconciliation avec Dieu, avec les autres et avec soi-même », explique le père Yoland Ouellet, directeur de la liturgie et assistant directeur des pèlerinages, responsable du secteur anglophone et multi-ethnique.
Fête de la lumière
Pour le Jubilé, le diocèse trifluvien mise sur trois volets: la culture, la liturgie et la justice sociale.
« Au plan culturel, la première fête diocésaine a eu lieu chez nous, le 5 février. C'était une fête de la lumière. Il y avait 2000 personnes de toutes les zones pastorales de notre diocèse qui ont reçu un billet d'invitation qui leur réservait une place à l'intérieur de la basilique pour cette célébration spéciale», dit le père Ouellet.
« Et dans les ténèbres, on a accueilli la lumière avec musique et chants. Chaque paroisse recevait une flamme - un gros cierge - qui a été allumée durant ce rassemblement et qui le sera de nouveau dans chaque église du diocèse durant le reste de l'année », ajoute-t-il.
La fête au Sanctuaire
Cette année, l'équipe du Sanctuaire développera une nouvelle sensibilité: être plus proche des souffrances intérieures des pèlerins de passage. Des temps de recueillement seront aménagés pour prier pour les maux d'aujourd'hui: suicide, pauvreté, chômage, violence, etc.
En plus d'une célébration mensuelle pour les malades, il y aura des rendez-vous bien spéciaux qui actualiseront la nouvelle approche. Pour la première fois, il y aura une montée pascale au sanctuaire, à l'occasion de la semaine sainte. Cette retraite un peu spéciale sera animée par les pères Yoland Ouellet et Noel Poisson.
La neuvaine de l'Assomption qui attire jusqu'à 90 000 personnes en août reviendra également en force.
Ça jubile au sanctuaire à l'occasion de l'an 2000! « À Cap-de-la-Madeleine chaque jour sera une grande fête! » conclut l'Oblat de Marie-Immaculée
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, avril 2000, page 164)
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