PAROLE ET VIE animée par Roland Leclerc No 4 (1993)
Émission de télévision Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 4 (1993)
Au programme:
1- La chronique biblique de Bertrand Ouellet: Quel livre peut-il être considéré comme étant l'évangile tome 2?
2- Portrait de la relève chez les Recluses de l'Immaculée Conception, a Montréal;
3- Le courrier de l'évêque avec Mgr Bernard Hubert, évêque de Saint-Jean-Longueuil: Les commandements et les lois dans l'Église;
4- Mond'ami
5- Les moines cisterciens de Rougemont chantent.
6- Le père Benoit Lacroix (Joachim Lacroix de son vrai nom) parle du quêteux du village;
7- Pour hommes seulement avec André Guérin;
8- La chronique Pour une foi qu'on se parle animée par Yvon Cousineau. Une table ronde avec 6 jeunes: La sainteté;
9- Chronique Sur les rayons avec Charlotte Sassville: Proposition de quelques livres.
10- André Beauchamps: La première communion;
11- Le comédien Jean-Louis Roux lit un extrait de la bible.
______________________________________________
Tiré de: P049 Parole et Vie Ep 04 (Fonds Benoit Voyer)
Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby
LE PRÉSENT DU PASSÉ:
Raphaël Pirro
Raphaël Pirro, cet homme de 75 ans, est épatant. Dans sa recherche spirituelle qu'il fait depuis toujours, ce qui compte c'est la vérité. Toute sa formation familiale et académique l'a amené à ne pas avoir peur de la chercher et de la partager. Le rencontrer suffit pour comprendre l'assurance qui l'habite.
Né le 1er juillet 1922, ce père de 6 enfants et grande-père de 8 petits-enfants est originaire du même village où a vécu le Padre Pio, un stigmatisé, en Italie
«J'ai très bien connu le Père Pio: j'ai servi la messe à l'église du village, j'y ai fait ma première communion, je me confessais souvent chez lui ... Papa n'était pas de ceux qui croyaient aux fameux stigmates. Comme lui, j'ai de la difficulté à être à l'aise avec ce phénomène-là», dit-il.
Son père était un musicien et un compositeur de pièces folkloriques, un pacifiste et, surtout, un antifaciste. Il n'était guère un militant de la dictature comme la majorité de la population italienne. Ces années au pouvoir de Benito Mussolini (lui qui s'est fait l'ami d'Hitler) ont été difficiles pour l'Italie. M. Pirro se souvient de ce temps où le gouvernement a mis tous les Italiens à la ration alimentaire. «Vous comprendrez que je n'ai pas été éduqué à suivre l'opinion publique», renchérit-il
Il a étudié chez les Jésuites à Naples, est entré dans la congrégation, a fait une licence en philosophie à l'Institut Aloysisnum - Gallarate - de Milan, une licence en droit à l'Université de Naples et un diplôme en théologie au Weston College de Boston (États-Unis). Il quitte les Jésuites et émigre au Canada, le 24 octobre 1951. Il avait 29 ans.
Rapidement, il entre à la SRC. De 1952 à 1961, il est chef de la section italienne de Radio-Canada International et correspondant occasionnel pour la Radio Télévision Italienne, Radio Vatican, l'Osservatore Romano et plusieurs autres médias.
De 1961 à 1964, il devient organisateur des programmes au service des émissions d'affaires publiques du réseau français; de 1964 à 1967, réalisateur au service des émissions d'enseignement; et, de 1967 à 1987, réalisateur aux émissions religieuses.
En 1967, il débute dans sa nouvelle mission en animant et en réalisant «Sur le chemin d'Emmaüs» en compagnie de l'Abbé Pierre. «Il était très sympathique! C'est un mystique dans l'action», commente l'homme aux cheveux poivre et sel. «Je ne crois pas qu'il se souvienne de moi. Je suis une personne parmi tant d'autres qu'il a rencontrées au fil de sa vie», ajoute-t-il bien humblement.
Par la suite, il réalise: «Une fleur sur mon balcon» (1968), animé par Jean Dumas; «Sociétés secrètes et besoins religieux» (1969), animé par Louis Pelletier; «Méditations» (de 1969 à 1972), un billet du dimanche animé par Paul Tremblay.
De 1969 à 1976, il est à la tête de «Dialogue», une émission d'analyse et de commentaires de la «nouvelle religieuse» de la semaine avec la participation de l'auditoire. Ses commentateurs sont: Claude Ryan, Paul Tremblay, Julien et Vincent Harvey, Guy Bourgault, Louis Rousseau et Michel Despland. «C'est une des rares émissions où Claude Ryan s'est engagé à venir tous les dimanches», se souvient-il fièrement.
La liste de ses réalisations radiophoniques est assez longue. Il est impossible de passer sous silence: «Messe sur le monde», «Les matins de la fête» et «Les grandes religions».
Plusieurs de ses séries ont même été éditées: «Les enfants de Jésus» (Michel Gourgues et Yves Tremel, éditions Bellarmin), «Les premiers chrétiens» (Gilles Langevin, éditions Bellarmin/Cerf) et «Pierre Teilhard e Chardin, la victoire sur le non sens» (Mireille Lanctôt, éditions Paulines). S'ajoutent à cela les nombreux prix qu'il a reçus au fil de sa carrière.
Aujourd'hui à la retraite, il continue de faire connaître et aimer celui qui a séduit son coeur en assurant la présidence de RVM (Radio Ville-Marie) et en réalisant «Entretiens», le samedi de 22 heures à 23 heures, et «Messe sur le monde» avec Richard Guimond, le samedi de 17 heures à 18 heures et le dimanche de 8 heures à 9 heures, sur les ondes du 91,3 FM (Montréal).
«Jésus est devenu pour moi, l'homme le plus important de l'histoire. Ce qui a transformé mon existence, c'est lorsque le doute que j'avais sur sa divinité est disparu. J'ai compris que Dieu nous aime d'un amour fou. Il aime en laissant la liberté. Dieu a pris un énorme risque en laissant cette liberté à l'humain», conclut-il.
Pour Raphaël Pirro, la seule vérité qui compte c'est que Dieu est follement amoureux de l'homme. C'est d'ailleurs le message testamentaire qu'il veut laisser en héritage à ses enfants, à sa famille et à ceux qu'il a rencontrés au long de sa vie. Il sait que son grand passage de vie à trépas approche, mais il demeure optimiste sur les beaux jours qu'il lui reste à vivre: son père est décédé à l'âge de 98 ans.
Benoît Voyer
Une vie au service de la Parole
Raphaël Pirro, cet homme de 75 ans, est épatant. Dans sa recherche spirituelle qu'il fait depuis toujours, ce qui compte c'est la vérité. Toute sa formation familiale et académique l'a amené à ne pas avoir peur de la chercher et de la partager. Le rencontrer suffit pour comprendre l'assurance qui l'habite.
Né le 1er juillet 1922, ce père de 6 enfants et grande-père de 8 petits-enfants est originaire du même village où a vécu le Padre Pio, un stigmatisé, en Italie
«J'ai très bien connu le Père Pio: j'ai servi la messe à l'église du village, j'y ai fait ma première communion, je me confessais souvent chez lui ... Papa n'était pas de ceux qui croyaient aux fameux stigmates. Comme lui, j'ai de la difficulté à être à l'aise avec ce phénomène-là», dit-il.
Son père était un musicien et un compositeur de pièces folkloriques, un pacifiste et, surtout, un antifaciste. Il n'était guère un militant de la dictature comme la majorité de la population italienne. Ces années au pouvoir de Benito Mussolini (lui qui s'est fait l'ami d'Hitler) ont été difficiles pour l'Italie. M. Pirro se souvient de ce temps où le gouvernement a mis tous les Italiens à la ration alimentaire. «Vous comprendrez que je n'ai pas été éduqué à suivre l'opinion publique», renchérit-il
Il a étudié chez les Jésuites à Naples, est entré dans la congrégation, a fait une licence en philosophie à l'Institut Aloysisnum - Gallarate - de Milan, une licence en droit à l'Université de Naples et un diplôme en théologie au Weston College de Boston (États-Unis). Il quitte les Jésuites et émigre au Canada, le 24 octobre 1951. Il avait 29 ans.
Rapidement, il entre à la SRC. De 1952 à 1961, il est chef de la section italienne de Radio-Canada International et correspondant occasionnel pour la Radio Télévision Italienne, Radio Vatican, l'Osservatore Romano et plusieurs autres médias.
De 1961 à 1964, il devient organisateur des programmes au service des émissions d'affaires publiques du réseau français; de 1964 à 1967, réalisateur au service des émissions d'enseignement; et, de 1967 à 1987, réalisateur aux émissions religieuses.
En 1967, il débute dans sa nouvelle mission en animant et en réalisant «Sur le chemin d'Emmaüs» en compagnie de l'Abbé Pierre. «Il était très sympathique! C'est un mystique dans l'action», commente l'homme aux cheveux poivre et sel. «Je ne crois pas qu'il se souvienne de moi. Je suis une personne parmi tant d'autres qu'il a rencontrées au fil de sa vie», ajoute-t-il bien humblement.
Par la suite, il réalise: «Une fleur sur mon balcon» (1968), animé par Jean Dumas; «Sociétés secrètes et besoins religieux» (1969), animé par Louis Pelletier; «Méditations» (de 1969 à 1972), un billet du dimanche animé par Paul Tremblay.
De 1969 à 1976, il est à la tête de «Dialogue», une émission d'analyse et de commentaires de la «nouvelle religieuse» de la semaine avec la participation de l'auditoire. Ses commentateurs sont: Claude Ryan, Paul Tremblay, Julien et Vincent Harvey, Guy Bourgault, Louis Rousseau et Michel Despland. «C'est une des rares émissions où Claude Ryan s'est engagé à venir tous les dimanches», se souvient-il fièrement.
La liste de ses réalisations radiophoniques est assez longue. Il est impossible de passer sous silence: «Messe sur le monde», «Les matins de la fête» et «Les grandes religions».
Plusieurs de ses séries ont même été éditées: «Les enfants de Jésus» (Michel Gourgues et Yves Tremel, éditions Bellarmin), «Les premiers chrétiens» (Gilles Langevin, éditions Bellarmin/Cerf) et «Pierre Teilhard e Chardin, la victoire sur le non sens» (Mireille Lanctôt, éditions Paulines). S'ajoutent à cela les nombreux prix qu'il a reçus au fil de sa carrière.
Aujourd'hui à la retraite, il continue de faire connaître et aimer celui qui a séduit son coeur en assurant la présidence de RVM (Radio Ville-Marie) et en réalisant «Entretiens», le samedi de 22 heures à 23 heures, et «Messe sur le monde» avec Richard Guimond, le samedi de 17 heures à 18 heures et le dimanche de 8 heures à 9 heures, sur les ondes du 91,3 FM (Montréal).
«Jésus est devenu pour moi, l'homme le plus important de l'histoire. Ce qui a transformé mon existence, c'est lorsque le doute que j'avais sur sa divinité est disparu. J'ai compris que Dieu nous aime d'un amour fou. Il aime en laissant la liberté. Dieu a pris un énorme risque en laissant cette liberté à l'humain», conclut-il.
Pour Raphaël Pirro, la seule vérité qui compte c'est que Dieu est follement amoureux de l'homme. C'est d'ailleurs le message testamentaire qu'il veut laisser en héritage à ses enfants, à sa famille et à ceux qu'il a rencontrés au long de sa vie. Il sait que son grand passage de vie à trépas approche, mais il demeure optimiste sur les beaux jours qu'il lui reste à vivre: son père est décédé à l'âge de 98 ans.
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, juin 1998, page 247)
S'abonner à :
Commentaires (Atom)
.jpg)

