3 novembre 2025

FRANCO MUSIQUE: Un 10ᵉ album pour Michel Rivard


Un 10ᵉ album pour Michel Rivard

Par Benoit Voyer

3 novembre 2025

À 74 ans, Michel Rivard vient de sortir son 10ᵉ album, « Après, on va où ». François Richard en signe la réalisation et les arrangements musicaux.

L’ancien membre du groupe Beau Dommage, qui, d’ailleurs, sortait son premier album il y a 50 ans, n’a pas perdu sa belle plume, sa poésie et style musical qui a fait sa réputation.

C’est indéniablement un bel album… qui, malheureusement, devrait jouer peu à la radio. Il ne cadre pas dans les catégories musicales des radios commerciales.

Plusieurs de ses textes sont des états d’âme ou des questionnements sur le sens de l’existence. Les mélodies et les arrangements musicaux sont du même ordre. Étant un admirateur de Michel Rivard depuis l’époque de la Complainte du phoque en Alaska, je peux affirmer que c’est son œuvre la plus introspective.

En 2019, je n’avais vraiment pas aimé « L’Origine de mes espèces ». Je trouvais ce disque un peu brouillon. Aujourd’hui, je dois avouer que « Après, on va où » est tout à fait réussi. À l’écouter, Michel Rivard me donne le goût de mettre ses chansons dans ma « playlist » et d’aller le voir en spectacle. D’ailleurs, il sera en tournée en 2026.

Même si je lui donne un beau 90% pour ce travail, je me permets deux petites critiques : La mélodie de « L’homme qui me ressemble » fait trop à penser à une ritournelle de Beau Dommage. À chaque fois que je l’entends, je pense à l’autre chanson. Cela devient une distraction qui m’empêche de plonger dans la beauté du texte de cette pièce. Il manque aussi un peu de rythme. L’ensemble des 13 chansons est tellement doux et calme que je me suis endormi en écoutant. Les dernières chansons sont de véritables berceuses.

« Après, on va où » de Michel Rivard est un bon album ! Je le recommande… Mais ne l’écoutez pas la nuit en automobile.

LE BALADO: La démocratie, c’est l’art du dialogue


PAROLE DE René Lévesque


NATURE: Le Centre d'interprétation de la nature du Lac Boivin, a Granby


IL FAIT TOUJOURS BEAU QUELQUE PART: Abba


POLITIQUE: Mariage - le débat relancé


Mariage: le débat relancé

L’idée du gouvernement conservateur de Stephen Harper de rouvrir le débat sur la question du mariage entre personne de même sexe, idée qui a été saluée par le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, devant les 4000 pèlerins réunis pour la fête de sainte Anne, le 26 juillet, à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, relance un débat rempli d’émotivité.

Tout porte à croire que la polarisation des opinions se fera encore plus sentir que la dernière fois. D’un côté, il y a les tenants des droits des minorités, favorables aux mariages entre personnes de même sexe. Ils sont très influencés par le lobby gai et lesbien qui a infiltré toutes les sphères de la société canadienne, dont les Parlements. Il y a ceux qui sont contre, comme le cardinal de Québec, et qui réclament que la tradition soit respectée.

Tant que chaque partie restera sur sa position, il n’y aura rien à gagner. Même un référendum national ne réglera pas la question. Quelques mois après la victoire d’une des deux positions, le dossier réapparaîtra dans l’actualité.

Pourtant, tout en respectant leur option fondamentale, c’est-à-dire en réaffirmant que le mariage est une union entre un homme et une femme, les évêques catholiques seraient prêts à accepter des unions civiles entre personnes de même sexe, sans pour autant appeler cela un mariage.

Le 18 mars 2002, Mgr Bertrand Blanchet, archevêque de Rimouski, écrivait dans le quotidien Le Soleil: « Les évêques du Québec ne se sont pas opposés à l’attribution aux couples de même sexe de certains avantages réservés jusque-là à des personnes mariées. Certains s’en sont étonnés, cette position ne paraissant pas conforme à la morale catholique. Ne pas s’objecter ne signifie pas approuver ou promouvoir. A cet égard, il faut rappeler une position traditionnelle de l’Église: la loi civile n’a pas à s’ajuster en tous points à la loi morale d’une religion ».

Ainsi, la création légale de l’acte légal d’union civile, qui ne soit pas appelé « mariage », pourrait mettre fin au débat et donnerait la chance aux lesbiennes et aux gais de s’unir légalement et, du même coup, à d’autres formes d’unions d’exister, telles que les unions polygames.

De plus, le gouvernement canadien pourrait ainsi calmer les deux clans en se montrant très respectueux envers la tradition et l’héritage du passé et, en même temps, montrer que le Canada est une société très permissive et respectueuse de chacun de ses citoyens.

Benoît Voyer, Granby


(Le Voix de l’Est, 29 juillet 2006, page 23)