VISION CATHOLIQUE: Les fiançailles et le mariage de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi
la bienheureuse Anna-Maria Taïgi
Par Benoit Voyer
6 janvier 2026
Anna Gianetti est à l’âge des choix de vie. L’idée de devenir religieuse occupe ses idées pendant un certain temps. Cependant, après avoir demandé conseil à son accompagnateur spirituel, elle finit par laisser s’évanouir cette possibilité.
Dans sa prière, Anna finit par demander au bon Dieu de mettre sur sa route le jeune homme de ses rêves. Elle le veut honnête, chrétien, convaincu et de modeste condition. Au fond, elle veut un homme de cœur capable de la protéger.
Anne travaille au palais Maccarani pour une certaine dame Marini, la maitresse de la maison. À chaque jour, on y reçoit la visite de Domenico Taïgi qui, de la part du prince Chigi, son maître, apporte à la dame Marini des messages ou de quoi manger. Leurs fréquentes rencontres finissent par créer des liens cordiaux entre elle et lui.
Chacun s’intéresse à l’autre au point de chercher à mieux le connaître. De son côté, Anna s’informe de l’homme auprès du curé de la paroisse, de dame Marini et de quelques amies.
Le Milanais Domenico Taïgi est un homme de figure franche et gaie, aux cheveux noirs crépus, robuste de santé, que les nobles aiment à garder à leur service. Anna n’est pas insensible à ses charmes, sans toutefois s’aveugler par ses défauts. Elle le sait, Domenico n’a pas l’art de dissimuler son caractère grossier, son obstination résolue et sa vulgarité plébéienne. En revanche, la bonté de son cœur, son honnêteté instinctive, sa réputation morale et sa conviction religieuse compensent pour ses lacunes.
Domenico finit par demander aux parents Gianetti la main de leur fille, après avoir obtenu d’Anna l’assurance qu’elle l’épouserait.
Les fiançailles sont conclues à la fin de novembre 1789. On se hâte de confectionner le trousseau de la mariée.
Le 7 janvier 1790, Anna, toute radieuse dans la fraicheur de ses 20 ans, s’engage auprès de Domenico devant l’autel de l’église catholique Saint-Marcel, à Rome.
Un jour, sa fille Sofia racontera : « Ma mère me disait que si elle avait ainsi tout réglé en 40 jours, c’est qu’elle ne voulait pas « rester à réchauffer la chaise » en s’éternisant à la maison. Trainer en longueur, après s’être assurée de la piété et de l’honnêteté de son futur, ne pouvait que lui amener ennuis et danger. Elle fut toujours heureuse de ce qu’elle avait fait en épousant mon père… »[1]
____________________
[1] Cf. Frère Jean-Paul de Jésus (Jean-Paul Regimbal). Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Les fiançailles d’une sainte, Trinitas, Vol. 1 No 3, avril, mai et juin 1954, pp. 10 et 11.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Un cœur qui bat toujours
300e anniversaire du décès de sainte Marguerite Bourgeoys
Durant la nuit du 31 décembre 1699 au 1er janvier 1700, les sœurs de la Congrégation Notre-Dame de Montréal sont brusquement réveillées pour réciter les prières des agonisants au chevet de sœur Catherine Charly, leur jeune maîtresse des novices, gravement malade depuis quelques temps.
La fondatrice de la communauté religieuse, Maguerite Bourgeoys, bien portante malgré ses 79 ans avancés, lance spontanément en apprenant la nouvelle : « Ah! Mon Dieu, que ne me prenez-vous, moi qui suis inutile à tout dans cette maison plutôt que cette pauvre sœur qui peut y rendre encore de grands services » Surprise! En quelques heures, sœur Catherine reprend du mieux. Elle est sauvée de la mort.
Le soir du 1er janvier 1700, Marguerite Bourgeoys commence une fièvre accompagnée de souffrances aiguës. Pendant douze jours, elle souffre effroyablement.
Voyant la maladie s'aggraver, une désolation envahit les religieuses. Malgré son purgatoire, la sainte vit dans l'allégresse. Elle le sait : l'heure de Dieu est arrivée, l'heure de son passage de vie à trépas.
Autour du lit, ses compagnes veillent. Rapidement, elle leur demande des cantiques (prières chantées). Dans la petite cellule glacée, les voix s'élèvent tremblantes pour chanter le ciel et Marie. Marguerite s'unit à ses filles malgré ses douleurs et son épuisement. Auprès d'elle, qui pleure à chaudes larmes, Catherine Charly revenue à la santé, comme par miracle.
La fête des rois se passe dans la tristesse. Le mardi 12 janvier 1700, peu après minuit, Marguerite Bourgeoys entre en agonie. Elle décède paisiblement vers 3h, les deux mains croisées sur sa poitrine.
Parcours
L'amie de Jeanne Mance, la fondatrice de l'Hôtel-Dieu de Montréal, morte également en odeur de sainteté, est née à Troyes (France), le vendredi saint 17 avril 1620.
À 33 ans, elle quitte sa patrie à l'invitation de monsieur Paul Chomedey sieur de Maisonneuve pour se rendre instruire les enfants de Ville-Marie, en Nouvelle-France.
En 1658, elle ouvre une première école de Ville-Marie (Montréal) et, plus tard, fonde la Congrégation Notre-Dame. Tout en faisant l'école, elle reçoit et accompagne les Filles du Roy, venues en Nouvelle-France pour y épouser colons. Elle les prépare au mariage et les soutient dans la fondation des premières familles du pays.
À 73 ans, Mgr de Saint-Vallier accepte sa démission comme supérieure de la Congrégation. A 77 ans, elle écrit ses mémoires qui demeurent un témoignage historique et son testament spirituel. Le 31 octobre 1982, elle est canonisée par le pape Jean-Paul II.
Hommages
À l'occasion du 300e anniversaire de son entrée dans la gloire du ciel, le Jeune opéra de Montréal lui rendra hommage, le 9 avril 2000, à l'occasion d'un concert qui aura lieu à la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours de Montréal. Le 17 juin 2000, une fête multiculturelle se tiendra à la Maison Saint-Gabriel de Montréal, pour souligner l'anniversaire.
Benoît Voyer
Un cœur qui bat toujours
Durant la nuit du 31 décembre 1699 au 1er janvier 1700, les sœurs de la Congrégation Notre-Dame de Montréal sont brusquement réveillées pour réciter les prières des agonisants au chevet de sœur Catherine Charly, leur jeune maîtresse des novices, gravement malade depuis quelques temps.
La fondatrice de la communauté religieuse, Maguerite Bourgeoys, bien portante malgré ses 79 ans avancés, lance spontanément en apprenant la nouvelle : « Ah! Mon Dieu, que ne me prenez-vous, moi qui suis inutile à tout dans cette maison plutôt que cette pauvre sœur qui peut y rendre encore de grands services » Surprise! En quelques heures, sœur Catherine reprend du mieux. Elle est sauvée de la mort.
Le soir du 1er janvier 1700, Marguerite Bourgeoys commence une fièvre accompagnée de souffrances aiguës. Pendant douze jours, elle souffre effroyablement.
Voyant la maladie s'aggraver, une désolation envahit les religieuses. Malgré son purgatoire, la sainte vit dans l'allégresse. Elle le sait : l'heure de Dieu est arrivée, l'heure de son passage de vie à trépas.
Autour du lit, ses compagnes veillent. Rapidement, elle leur demande des cantiques (prières chantées). Dans la petite cellule glacée, les voix s'élèvent tremblantes pour chanter le ciel et Marie. Marguerite s'unit à ses filles malgré ses douleurs et son épuisement. Auprès d'elle, qui pleure à chaudes larmes, Catherine Charly revenue à la santé, comme par miracle.
La fête des rois se passe dans la tristesse. Le mardi 12 janvier 1700, peu après minuit, Marguerite Bourgeoys entre en agonie. Elle décède paisiblement vers 3h, les deux mains croisées sur sa poitrine.
Parcours
L'amie de Jeanne Mance, la fondatrice de l'Hôtel-Dieu de Montréal, morte également en odeur de sainteté, est née à Troyes (France), le vendredi saint 17 avril 1620.
À 33 ans, elle quitte sa patrie à l'invitation de monsieur Paul Chomedey sieur de Maisonneuve pour se rendre instruire les enfants de Ville-Marie, en Nouvelle-France.
En 1658, elle ouvre une première école de Ville-Marie (Montréal) et, plus tard, fonde la Congrégation Notre-Dame. Tout en faisant l'école, elle reçoit et accompagne les Filles du Roy, venues en Nouvelle-France pour y épouser colons. Elle les prépare au mariage et les soutient dans la fondation des premières familles du pays.
À 73 ans, Mgr de Saint-Vallier accepte sa démission comme supérieure de la Congrégation. A 77 ans, elle écrit ses mémoires qui demeurent un témoignage historique et son testament spirituel. Le 31 octobre 1982, elle est canonisée par le pape Jean-Paul II.
Hommages
À l'occasion du 300e anniversaire de son entrée dans la gloire du ciel, le Jeune opéra de Montréal lui rendra hommage, le 9 avril 2000, à l'occasion d'un concert qui aura lieu à la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours de Montréal. Le 17 juin 2000, une fête multiculturelle se tiendra à la Maison Saint-Gabriel de Montréal, pour souligner l'anniversaire.
Benoît Voyer
(Revue sainte Anne, mars 2000, page 109 et 110)
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