MES POEMES ET MOTS D'AMOUR: Une petite fiction érotique
Par Benoit Voyer
10 novembre 2025
Il y a longtemps qu’ils attendent de se voir. Ils clavardent régulièrement ensemble, mais il n’y a pas encore eu de rencontres dans le quotidien de la vie réelle. Ces derniers jours, ils ont convenu de quitter le monde virtuel et de passer à la vie réelle.
Ils ne savent guère comment évoluera leur relation, mais ils sont conscients qu’ils devront passer par quelques étapes avant qu’elle s’enracine. Une amitié entre une femme et un homme peut parfois comporter une part de séduction et d’érotisme. Aujourd’hui, ils sautent dans le vide.
Tel que convenu, ils se sont donné rendez-vous dans un café pas très loin de chez elle. Dès qu’ils se sont vus, la chimie qui opère en virtuel s’est installée. Ils se plaisent mutuellement. Entre eux, il y a une force tranquille comme on en retrouve chez les adultes d’âge mûr.
— Ce n’est pas très confortable ici, lui dit-elle. Qu’est-ce que tu dirais de me rejoindre chez moi dans une dizaine de minutes ? Je n’habite pas très loin. Chez moi, on pourra bavarder et, du même coup, tu pourras m’aider pour un truc.
Il ne s’attendait pas à une telle invitation. Après avoir accepté, elle lui laisse son adresse, boit sa dernière gorgée de café et quitte le sourire aux lèvres.
***
En arrivant chez elle, il remarque sur son visage un air inquiet.
— Comment ça va ?
Elle le regarde droit dans les yeux…
— Je ne voulais pas en parler au café, mais je ne suis pas à mon meilleur en ce moment.
— Qu'est-ce qu’il y a ?
Elle rougit. Elle est gênée. Après une brève hésitation, elle ose lui en parler. Elle a confiance en lui.
— Je suis dans la phase de mon cycle menstruel où j’ai mal dans le bas du corps. Ça ne me lâche pas depuis quelques jours.
— Tu penses consulter ton médecin ?
— Je ne veux pas le déranger juste pour ça… Mais, peut-être que toi tu peux m’aider.
— Tu penses ?
— Nous ne sommes plus des enfants du lycée. Tu as vu neiger toi aussi.
— Effectivement.
— Je suis un peu pudique. C’est dans mon intimité. J’espère que tu le seras moins que moi.
— Tu m’inquiètes… J’espère que ce n’est pas trop grave.
Elle lui fait signe de le suivre. Elle le conduit jusque dans sa chambre, en silence.
— Je peux avoir confiance en toi ?
D’un geste de la tête, il répond affirmativement.
En le regardant dans les yeux, elle enlève son pantalon et son sous-vêtement. Elle s’étend sur son lit.
— Avance ! Viens…
Il s’assoit sur le bord de son lit.
Elle insiste.
— C'est entre mes jambes. Tu me diras si tu constates quelque chose d’anormal.
Intrigué, il ne dit rien. Il fait ce qu’elle demande.
Elle ouvre pudiquement les jambes, lui montre sa vulve et lui indique où regarder.
— C'est là. Il va falloir que tu approches ta tête, je pense.
Il la scrute. Sa respiration s’accélère. Il sait qu’il ne peut plus faire marche arrière.
Elle met doucement ses mains sur sa tête et fait une pression pour le forcer à mettre sa bouche et sa langue sur son sexe.
-C’est la! Juste là ! Aide-moi, je t’en prie ! Il n’y a que toi qui puisse le faire…
C'ÉTAIT LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le sommet de l’œuvre de Ninchiri a la cathédrale
Le sommet de l’œuvre de Ninchiri a la cathédrale
Les vitraux de la cathédrale de Trois-Rivières sont les plus beaux de l'artiste Guido Ninchiri. Ses vitraux se retrouvent dans plus de 60 églises du Québec. Ce canadien d'origine Italienne est un véritable génie de l'art.
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Benoit Voyer
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La conception des 125 vitraux du temple de la rue Bonaventure a coûté près de 187 500$, en 1925. Aujourd'hui, ces chefs-d’œuvre qui représentent les litanies de Lorette, sont évalués à près de 3 750 000$. C'est 20 fois le prix d'origine.
Depuis 12 ans, Jeanne d'Arc Tessier travaille à faire découvrir le talent de Ninchiri. A chaque premier dimanche du mois, à 14h, elle invite les visiteurs pour une visite commentée gratuite de l'église-mère du diocèse.
"J'ai visité de nombreux lieux de piété en Europe. On pense que c'est plus beau ailleurs! Je vous avoue qu'il n'y a rien pour concurrencer la beauté de notre cathédrale", disait-elle au journaliste de L'HEBDO JOURNAL.
(Hebdo journal, 16 juin 1996. Par manque d’espace dans le journal, le texte n’a pas été publié)
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