VISION CATHOLIQUE: Quel cadeau vais-je commencer à développer aujourd'hui ?
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| "Il y a beaucoup de chrétiens qui ne sont pas déballés !" |
Par Benoit Voyer
1er janvier 2026
On rencontre Jean. On fait enquête. On veut savoir qui est au juste Jean, le prophète qui baptise dans le désert et invite ceux qu’il rencontre à changer. Jean répond aux questions sans se faire prier. Il est clair : il n’est pas le Christ et il n’est pas un prophète, mais il affirme qu’il est le témoin de Celui qui est déjà vivant au cœur du monde.
Le narrateur du récit affirme qu’il est un témoin de la Lumière qui s’en vient. Sa mission ? Préparer le terrain. Et il ne le fait pas avec aisance : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert ». Il invite chacun à changer un peu son cœur avec d’être prêt. C’est pourquoi il baptise avec de l’eau, une manière de signifier l’entrée dans une vie nouvelle.
Si nous sommes entrés dans une vie nouvelle lors de notre baptême, pourquoi ai-je tant de difficultés à laisser entrer la Lumière en moi et à évoluer ?
Il y a peut-être lieu de se questionner : quel cadeau vais-je commencer à développer aujourd'hui ? Le 8 juin 1981, à l’occasion d’une conférence qu’il donnait à la maison des Trinitaires, à Granby, Jean-Paul Regimbal disait avec une pointe de sarcasme aux gens venus l’entendre : « Il y a beaucoup de chrétiens qui ne sont pas déballés ! Y sont encore empaillés, "empactés". Y sont encore enveloppés pis même y portent la boucle sur le front. Y sont jamais sortis de leur placard depuis le jour de leur baptême. […] Avez-vous déballé vos cadeaux ? Les avez-vous évalués ? Les avez-vous utilisés ? Qu'avez-vous fait des vôtres ? »[1] La question est encore d’actualité.
____________________
[1] Jean-Paul Regimbal, conférence donnée le 8 juin 1981 a la maison des Trinitaires, à Granby, a l’occasion de la retraite de la fête de la Trinité. Librairie Pneumathèque no 6057.
[1] Jean-Paul Regimbal, conférence donnée le 8 juin 1981 a la maison des Trinitaires, à Granby, a l’occasion de la retraite de la fête de la Trinité. Librairie Pneumathèque no 6057.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Raymond Beaugrand-Champagne
Raymond Beaugrand-Champagne
Benoît Voyer
« Souvent, quand je marche dans la rue, je sens que le Christ pleure. C'est comme si je l'entendais », dit Raymond Beaugrand-Champagne, animateur de la populaire émission radiophonique « Rencontre spirituelle » qui reprend l'antenne sur Radio Ville-Marie 91, 3 Fm (Montréal) et 100, 3 Fm (Sherbrooke), du lundi au vendredi, de 10h à 11h. « Je vois tous ces gens qui sont comme des fourmis lorsque nous soulevons une pierre. Ils s'en vont dans toutes les directions. Et on ne sait pas vers où ils vont ni vers quoi ils vont. Ces gens vont s'acheter un nouveau jeans, un billet pour aller au cinéma ... Ils se rendent au restaurant pour se prendre un "big mac" ... Ils courent après quelqu'un pour passer la nuit ! Les gens ne savent plus où ils vont! Ils ne font que satisfaire leur petit appétit insignifiant, alors qu'il y a la beauté de l'amour conjugal, il y a le don de soi dans une vocation, il y a l'Église qui appelle ... Les gens ne savent même plus que les plus belles choses se déroulent dans une église ! »
Pour lui, on ne peut plus vivre tous dans le vide, l'impiété, l'hyper-sexualité et les maux de cette génération. Il n'est pas possible que la société continue sa course dans la direction prise. Il constate qu'il y a une nausée qui s'empare de plus en plus des personnes. Celle-ci conduit au suicide, à l'alcoolisme, à la toxicomanie à la violence et à la dégradation de l'être humain. Il crie à l'urgence ! Il faut que des témoins de la foi se lèvent pour clamer leur joie de vivre. Il faut surtout des témoins vivants des valeurs de l'Évangile, des témoins pleinement engagés jusqu'à la plus petite fibre de l'être.
C'est pour cela que ce montréalais qui habite à deux pas du Musée des Beaux-arts de Montréal, sur la rue Sherbrooke, consacre sa retraite à tenter de donner le goût de vivre dans l'intimité de Dieu. Il s'inspire des saints pour propager son message. Tous ces témoins vivants de la présence de Dieu parmi nous sont des modèles à imiter.
C'est son espérance en l'avenir qui le fait demeurer positif au creux de cette crise de la foi que les Québécois traversent: « On vit un grand renouveau. Nous allons voir des choses sublimes qui vont surgir dans une Église réduite. Il y aura peut-être beaucoup moins de monde dans les églises, mais ce sera une Église qui rayonnera dans sa charité de façon phénoménale. Il y aura de plus en plus de saints ! » Une génération de nouveaux bienheureux est en train de naître au Québec.
Prendre la parole
«Je ne m'attendais jamais à prendre la parole au nom de ma foi. Cela s'est présenté - il y a 4 ans- à l'ouverture de Radio Ville-Marie. À quelques heures d'avis, le vendredi, je reçois un coup de téléphone de René Barbin, directeur de la programmation et fondateur de la station. Il me demande d'animer une émission, le lundi suivant, parce qu'il n'y avait personne de 11h à midi. On voudrait quelqu'un qui parlerait de la vie des saints, m'a-t-il dit. J'ai accepté. J'ai donc débuté le 1er mai 1995, jour de l'ouverture de la station», raconte-t-il.
Néanmoins, Raymond Beaugrand-Champagne a une passion pour la Parole de Dieu depuis sa petite enfance. Celle-ci fait partie de l'héritage laissé par sa mère. Il se souvient des passages à l'église avec elle, alors qu'il avait à peine 3 ans
Il s'intéresse tôt à l'enseignement religieux. Il fait sa première communion à 6 ans et devient rapidement servant de messes à l'église Sainte-Madeleine d'Outremont.
Vers l'âge de 12 ans, il décide de devenir moine et d'entrer à l'abbaye Saint-Benoît-du-Lac, mais il doit attendre à 18 ans pour réaliser son désir.
Au collège, il est bon premier en apologétique, en religion et en français. « Je n'aspirais qu'à me donner à Dieu ! » Son journal intime écrit durant ces années va en ce sens.
Mais la Providence voulait qu'il soit ailleurs. Il sort de l'ordre des Bénédictins quelques années plus tard. Après de nouvelles expériences, il opte pour le célibat laïc et se trouve un emploi, en 1960, au secteur des émissions religieuses de Radio-Canada. Il travaillera sur de nombreux projets dont l'émission Rencontres qu'il réalisera de 1970 à 1990. Cette série lui a permis de présenter environ 750 reportages-interviews avec les grands témoins de la foi de notre siècle. « J'ai rencontré des saints vivants! », dit-il le regard rempli de lumière
Un saint marquant
Durant cette série, il sera particulièrement marqué par Dom Jean Tyszkiewicz, père Abbé de l'abbaye d'Aiguebelle en Europe de 1977 à 1983. Cet homme, né le 23 février 1917 et décédé le 17 octobre 1986 à la suite d'un cancer, avait un véritable don pour scruter les cœurs.
« Ce Polonais a vécu une expérience tragique ! Il a été saisi par les Russes qui l'ont amené près de Moscou. Il a été traduit devant un peloton d'exécution à 4h du matin. Comme il était d'une très grande famille ayant de riches possessions partout en Europe, c'était délicat ! Au lieu de donner le signal "feu", le commandant disait "À demain !". Le peloton d'exécution a fait cela pendant quelques jours. Subir un tel drame à 20 ans, c'est devenir fou à coup sûr ! C'est étonnant qu'il ne le soit pas devenu ! », dit-il.
La guerre terminée, le père Jean aboutit à Paris où sa famille a aussi de riches possessions. Il se lance dans le commerce. Un jour, il part pour l'Algérie avec une femme, sa voiture et des amis ... Un soir de voyage, alors qu'il a bu, il lance : « J'en ai assez de cette vie ! Demain je vais entrer à la Trappe pour me faire moine ! » Il avait 36 ans. Comme il l'avait dit, il entre dans l'ordre des Cisterciens de la stricte observance en Algérie, monastère où ont malheureusement été assassinés 17 Trappistes, il y a quelques mois
« Cette expérience qu'il me racontait m'a fasciné. Il avait un tel regard et un tel bonheur! Je voyais devant moi un homme arraché au péché ... Il était tellement rayonnant qu'il avait le don de recevoir des prêtres des 5 coins de la France à Aiguebelle. Ils venaient parler à ce moine pour confier leurs difficultés et souvent un désir de quitter la prêtrise. Ils repartaient les larmes aux yeux, consolés et plus décidés que jamais à demeurer prêtres ! Il avait le don de tout doucement poser des questions, de scruter. Il l'a d'ailleurs fait dans l'entrevue ! Ses réponses se transformaient en question ! Il scrutait l'interviewer, l'abbé Marcel Brisebois. Mon confrère de travail s'est même senti obligé durant l'interview à lui dire : Je suis prêtre ! Je suis même aumônier chez les Clarisses ! » Cet homme m'a saisi du fait d'être si habité, un peu comme petite sœur Annie que nous avons interviewée à Rome. Elle respirait la présence de Dieu ! » ajoute Raymond Beaugrand-Champagne.
Le frère André Barbeau, successeur du père Jean à l'Abbaye d'Aiguebelle se souvient : « Cette émission de Radio-Canada, diffusée, si ma mémoire est bonne, dans le cadre de l'émission Rencontres, m'avait aussi beaucoup impressionnée à l'époque. Québécois d'origine, j'étais alors jeune moine à l'Abbaye cistercienne Notre-Dame du Lac (Trappe d'Oka), près de Montréal, et j'étais bien loin de me douter qu'un jour, je succéderais comme père Abbé à cet homme remarquable que je n'ai malheureusement pas connu de son vivant », écrivait-il dans un courriel envoyé en juillet au journaliste de la Revue Sainte Anne.
Rencontre spirituelle
Raymond Beaugrand-Champagne est toujours étonné d'entendre ou de lire le témoignage de gens qui se sont convertis après l'avoir entendu à la radio. Il y a beaucoup d'incroyants qui écoutent son émission et qui lui disent avoir changé de vie, qui se sont mis à aller à l'église, qui se sont confessés .... Très souvent se sont des gens dans la vingtaine et la trentaine.
Il n'est pas étonnant que ces propos à la radio touchent les cœurs. À force de fréquenter les saints d'aujourd'hui et de parler de ceux d'hier, il s'est mis en route vers cet ultime but de la vie : entrer dans le mystère de Dieu. Il est lui-même habité par Dieu et, par grâce, il revêt des traces de sainteté. S'il poursuit cette route, des gens diront de lui -comme il a dit de personnes qu'il a fréquentées- « J'ai rencontré un saint ! » À sa façon, il console le Christ qui pleure en voyant cette génération d'humains qui vit comme les fourmis.
(Revue Sainte Anne, septembre 1999, pages 343 et 382)
«Quand je marche sur la rue, je sens que le Christ pleure ... »
Benoît Voyer
« Souvent, quand je marche dans la rue, je sens que le Christ pleure. C'est comme si je l'entendais », dit Raymond Beaugrand-Champagne, animateur de la populaire émission radiophonique « Rencontre spirituelle » qui reprend l'antenne sur Radio Ville-Marie 91, 3 Fm (Montréal) et 100, 3 Fm (Sherbrooke), du lundi au vendredi, de 10h à 11h. « Je vois tous ces gens qui sont comme des fourmis lorsque nous soulevons une pierre. Ils s'en vont dans toutes les directions. Et on ne sait pas vers où ils vont ni vers quoi ils vont. Ces gens vont s'acheter un nouveau jeans, un billet pour aller au cinéma ... Ils se rendent au restaurant pour se prendre un "big mac" ... Ils courent après quelqu'un pour passer la nuit ! Les gens ne savent plus où ils vont! Ils ne font que satisfaire leur petit appétit insignifiant, alors qu'il y a la beauté de l'amour conjugal, il y a le don de soi dans une vocation, il y a l'Église qui appelle ... Les gens ne savent même plus que les plus belles choses se déroulent dans une église ! »
Pour lui, on ne peut plus vivre tous dans le vide, l'impiété, l'hyper-sexualité et les maux de cette génération. Il n'est pas possible que la société continue sa course dans la direction prise. Il constate qu'il y a une nausée qui s'empare de plus en plus des personnes. Celle-ci conduit au suicide, à l'alcoolisme, à la toxicomanie à la violence et à la dégradation de l'être humain. Il crie à l'urgence ! Il faut que des témoins de la foi se lèvent pour clamer leur joie de vivre. Il faut surtout des témoins vivants des valeurs de l'Évangile, des témoins pleinement engagés jusqu'à la plus petite fibre de l'être.
C'est pour cela que ce montréalais qui habite à deux pas du Musée des Beaux-arts de Montréal, sur la rue Sherbrooke, consacre sa retraite à tenter de donner le goût de vivre dans l'intimité de Dieu. Il s'inspire des saints pour propager son message. Tous ces témoins vivants de la présence de Dieu parmi nous sont des modèles à imiter.
C'est son espérance en l'avenir qui le fait demeurer positif au creux de cette crise de la foi que les Québécois traversent: « On vit un grand renouveau. Nous allons voir des choses sublimes qui vont surgir dans une Église réduite. Il y aura peut-être beaucoup moins de monde dans les églises, mais ce sera une Église qui rayonnera dans sa charité de façon phénoménale. Il y aura de plus en plus de saints ! » Une génération de nouveaux bienheureux est en train de naître au Québec.
Prendre la parole
«Je ne m'attendais jamais à prendre la parole au nom de ma foi. Cela s'est présenté - il y a 4 ans- à l'ouverture de Radio Ville-Marie. À quelques heures d'avis, le vendredi, je reçois un coup de téléphone de René Barbin, directeur de la programmation et fondateur de la station. Il me demande d'animer une émission, le lundi suivant, parce qu'il n'y avait personne de 11h à midi. On voudrait quelqu'un qui parlerait de la vie des saints, m'a-t-il dit. J'ai accepté. J'ai donc débuté le 1er mai 1995, jour de l'ouverture de la station», raconte-t-il.
Néanmoins, Raymond Beaugrand-Champagne a une passion pour la Parole de Dieu depuis sa petite enfance. Celle-ci fait partie de l'héritage laissé par sa mère. Il se souvient des passages à l'église avec elle, alors qu'il avait à peine 3 ans
Il s'intéresse tôt à l'enseignement religieux. Il fait sa première communion à 6 ans et devient rapidement servant de messes à l'église Sainte-Madeleine d'Outremont.
Vers l'âge de 12 ans, il décide de devenir moine et d'entrer à l'abbaye Saint-Benoît-du-Lac, mais il doit attendre à 18 ans pour réaliser son désir.
Au collège, il est bon premier en apologétique, en religion et en français. « Je n'aspirais qu'à me donner à Dieu ! » Son journal intime écrit durant ces années va en ce sens.
Mais la Providence voulait qu'il soit ailleurs. Il sort de l'ordre des Bénédictins quelques années plus tard. Après de nouvelles expériences, il opte pour le célibat laïc et se trouve un emploi, en 1960, au secteur des émissions religieuses de Radio-Canada. Il travaillera sur de nombreux projets dont l'émission Rencontres qu'il réalisera de 1970 à 1990. Cette série lui a permis de présenter environ 750 reportages-interviews avec les grands témoins de la foi de notre siècle. « J'ai rencontré des saints vivants! », dit-il le regard rempli de lumière
Un saint marquant
Durant cette série, il sera particulièrement marqué par Dom Jean Tyszkiewicz, père Abbé de l'abbaye d'Aiguebelle en Europe de 1977 à 1983. Cet homme, né le 23 février 1917 et décédé le 17 octobre 1986 à la suite d'un cancer, avait un véritable don pour scruter les cœurs.
« Ce Polonais a vécu une expérience tragique ! Il a été saisi par les Russes qui l'ont amené près de Moscou. Il a été traduit devant un peloton d'exécution à 4h du matin. Comme il était d'une très grande famille ayant de riches possessions partout en Europe, c'était délicat ! Au lieu de donner le signal "feu", le commandant disait "À demain !". Le peloton d'exécution a fait cela pendant quelques jours. Subir un tel drame à 20 ans, c'est devenir fou à coup sûr ! C'est étonnant qu'il ne le soit pas devenu ! », dit-il.
La guerre terminée, le père Jean aboutit à Paris où sa famille a aussi de riches possessions. Il se lance dans le commerce. Un jour, il part pour l'Algérie avec une femme, sa voiture et des amis ... Un soir de voyage, alors qu'il a bu, il lance : « J'en ai assez de cette vie ! Demain je vais entrer à la Trappe pour me faire moine ! » Il avait 36 ans. Comme il l'avait dit, il entre dans l'ordre des Cisterciens de la stricte observance en Algérie, monastère où ont malheureusement été assassinés 17 Trappistes, il y a quelques mois
« Cette expérience qu'il me racontait m'a fasciné. Il avait un tel regard et un tel bonheur! Je voyais devant moi un homme arraché au péché ... Il était tellement rayonnant qu'il avait le don de recevoir des prêtres des 5 coins de la France à Aiguebelle. Ils venaient parler à ce moine pour confier leurs difficultés et souvent un désir de quitter la prêtrise. Ils repartaient les larmes aux yeux, consolés et plus décidés que jamais à demeurer prêtres ! Il avait le don de tout doucement poser des questions, de scruter. Il l'a d'ailleurs fait dans l'entrevue ! Ses réponses se transformaient en question ! Il scrutait l'interviewer, l'abbé Marcel Brisebois. Mon confrère de travail s'est même senti obligé durant l'interview à lui dire : Je suis prêtre ! Je suis même aumônier chez les Clarisses ! » Cet homme m'a saisi du fait d'être si habité, un peu comme petite sœur Annie que nous avons interviewée à Rome. Elle respirait la présence de Dieu ! » ajoute Raymond Beaugrand-Champagne.
Le frère André Barbeau, successeur du père Jean à l'Abbaye d'Aiguebelle se souvient : « Cette émission de Radio-Canada, diffusée, si ma mémoire est bonne, dans le cadre de l'émission Rencontres, m'avait aussi beaucoup impressionnée à l'époque. Québécois d'origine, j'étais alors jeune moine à l'Abbaye cistercienne Notre-Dame du Lac (Trappe d'Oka), près de Montréal, et j'étais bien loin de me douter qu'un jour, je succéderais comme père Abbé à cet homme remarquable que je n'ai malheureusement pas connu de son vivant », écrivait-il dans un courriel envoyé en juillet au journaliste de la Revue Sainte Anne.
Rencontre spirituelle
Raymond Beaugrand-Champagne est toujours étonné d'entendre ou de lire le témoignage de gens qui se sont convertis après l'avoir entendu à la radio. Il y a beaucoup d'incroyants qui écoutent son émission et qui lui disent avoir changé de vie, qui se sont mis à aller à l'église, qui se sont confessés .... Très souvent se sont des gens dans la vingtaine et la trentaine.
Il n'est pas étonnant que ces propos à la radio touchent les cœurs. À force de fréquenter les saints d'aujourd'hui et de parler de ceux d'hier, il s'est mis en route vers cet ultime but de la vie : entrer dans le mystère de Dieu. Il est lui-même habité par Dieu et, par grâce, il revêt des traces de sainteté. S'il poursuit cette route, des gens diront de lui -comme il a dit de personnes qu'il a fréquentées- « J'ai rencontré un saint ! » À sa façon, il console le Christ qui pleure en voyant cette génération d'humains qui vit comme les fourmis.
(Revue Sainte Anne, septembre 1999, pages 343 et 382)
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