VISION CATHOLIQUE: Les lépreux d’hier et d’aujourd’hui
Par Benoit Voyer
14 janvier 2025
Dans un texte des Évangiles (Mc 1, 40-45), on raconte cette petite histoire sur la compassion de Jésus.
Une personne atteinte de la lèpre a une grande confiance en Jésus. À genou, elle l’implore de l’aider : « Si tu veux, tu as le pouvoir de me purifier »[1].
Jésus est remué intérieurement – jusqu’aux entrailles – par la confiance de cet homme. Pris de compassion, il le touche et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
Aussitôt, l’homme est guéri.
Et Jésus lui lance : « Regarde. Ne dis rien à personne » et conforme-toi à ce que la loi a prévu lorsqu’il y a une guérison.
Mais on le voit bien dans ce récit, devant une heureuse nouvelle, l’humain a bien de la difficulté à ne pas la partager. Le lépreux guéri a fait ce que chacun de nous ferait. Notre bonheur ou nos bonnes nouvelles, on les partage.
Il n’a pas fallu bien des heures pour que tout le patelin en parle.
Nous aussi sommes invités à faire – comme Jésus – des actes de compassion en visitant ceux qui réclament un peu de notre présence et qui ont besoin d’être touchés.
Et puis, en visitant des personnes malades, nous laisserons-nous émouvoir comme Jésus ? Comme je l’ai déjà écrit : « Lorsqu'elles atteignent un certain âge, nous mettons les personnes âgées de côté. En peu de temps, elles se retrouvent isolées. […] Les « vieux » ont-ils encore une place dans notre société ? Sont-ils en train de devenir les lépreux d'une autre époque ? »[2]
Et nous qui sommes malades, aurons-nous la même confiance en Jésus que ce malade de la lèpre ?
Oui, il peut nous purifier. Oui, il peut nous guérir. Si ce n’est pas le corps, ça peut être le cœur ou notre manière de voir le monde.
____________________
[1] Frédéric Boyer. Évangiles, Galimard, 2022
[2] Benoit Voyer, « Devant nos « vieux », on perd la mémoire », Huffington Post Québec, 29 septembre 2014. huffpost.com/archive/qc/entry/devant-nos-vieux-on-perd-la-memoire_b_5844162
[1] Frédéric Boyer. Évangiles, Galimard, 2022
[2] Benoit Voyer, « Devant nos « vieux », on perd la mémoire », Huffington Post Québec, 29 septembre 2014. huffpost.com/archive/qc/entry/devant-nos-vieux-on-perd-la-memoire_b_5844162
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Adrienne Beaudry-Dumas
Adrienne Beaudry-Dumas
Par Benoît Voyer, journaliste
« Je suis convaincue que je me suis donné ce cancer ! Je me voyais un peu dépérir, mais je n'avais pas le temps de m'occuper de moi, de mon corps. J'avais un homme qui se préparait à mourir. Il prenait toute mon attention. Il y avait aussi une de mes filles qui vivait une situation conjugale difficile. J'avais caché ce point à mon mari. J'ai gardé tout cela en moi », dit Adrienne Beaudry-Dumas, auteure du livre autobiographique « Parcours d'une pionnière », paru l'an dernier.
Durant cette période difficile, elle écrit le roman de sa vie. Elle doit revivre difficilement certaines périodes de son existence. Une vraie thérapie !
« Vous savez, la plupart du temps, on se donne à la maladie par nos émotions refoulées ! Je me suis dit : « Si je suis capable de me donner le cancer, alors je suis également capable de me l'enlever », lance-t-elle avec conviction.
Le 1ᵉʳ octobre 1999, son mari, Édouard Dumas, décède à la suite d'une très longue maladie cardiovasculaire.
Le 16 octobre 1999, à l'école Joseph-Poitevin de Granby, près de 250 personnes participent au lancement de son livre.
Entre les 21 et 24 octobre 1999, elle participe à deux journées au Salon du livre de Sherbrooke. Le 3 novembre, elle est présente à un lancement collectif des auteurs de sa région à la Librairie des Galeries de Granby et participe à de longues séances de signatures les 4, 5, 6 et 7 novembre au même endroit. Le 19 novembre, elle fait le Salon du livre de Montréal, mais c'en est trop… Alain, le complice de vie de l'auteure et éditrice Johanne Lacroix, la renvoie chez elle. « Allez-vous-en ! » Vous n'allez pas bien ! » lui recommande-t-il.
Dès le lendemain, elle consulte un médecin. Croyant à une diverticulite, il lui donne des médicaments. Ce n'est pas son problème…
Dans les premiers jours de décembre 1999, elle demande à son fils de la conduire au Centre hospitalier de Granby. Elle est terriblement malade. Plus rien ne va…
« À l'hôpital, j'ai vu le docteur Lamoureux. Et puis, quand je suis partie, il m'avait enlevé la bosse et l'infection… Il m'a dit : « Il faut passer des examens, ça presse ! Il faut faire ça avant Noël ! » Mais pour moi, dans ma tête, Noël ce n'est pas le temps d'être malade… Alors, je lui ai dit : « Je suis bien là ! Je vais faire attention ! » Il a insisté : « Allez passer des examens à l'hôpital ! », raconte la dame de 76 ans.
Le test est finalement fixé pour le 17 janvier 2000. Deux jours plus tard, le médecin téléphone pour l'inviter à son cabinet. Il lui annonce une sténose du gros côlon. Il explique à la malade qu'il y a 50% des chances qu'il y ait des traces de cancer.
Elle rencontre le chirurgien le lendemain. Il m'a dit que je devais être opérée. J'ai demandé : « Quand ? » Il m'a dit : « Dans une semaine ! » Là, mon fils me dit : « Tu vas voir, ils vont te garder ! » Je lui ai répondu : « Je te garantis que, d'ici deux semaines, je vais être opérée et que je vais être bien. » Je suis allée à l'opération, main dans la main avec mon époux décédé. Son énergie était là ! Je lui ai dit : « Amène toutes les personnes d'en haut qui peuvent aider le chirurgien ! » et j'ai ajouté : « Là, je m'abandonne… », ajoute-t-elle.
Le 10 février 2000, elle apprend qu'elle a des lésions cancéreuses. Le cancer s'est propagé dans le petit intestin. Elle est recommandée pour la chimiothérapie. Pas évident à 75 ans !
La semaine suivante, les traitements débutent. Ils se sont terminés le 21 juillet 2000. Elle tire une grande leçon de sa maladie : il est impossible de changer le cours des événements. « Si mes enfants ont des choses à vivre, je peux sympathiser avec eux, mais il ne faut pas que je prenne leur mal. Ils ont leur vie à vivre. Il faut que j'arrête de m'en faire pour eux. Et je pense que je suis en train de réussir à faire cela… » De plus, elle a cessé d'avoir peur de la mort.
La visualisation
« Je fais beaucoup de visualisation avec une belle lumière qui vient de Dieu, qui me remplit et qui me guérit. J'en suis convaincue ! Je m'imagine une belle lumière blanche, étincelante, et puis, je m'imagine encore qu'elle entre dans ma tête, passe dans ma tête pour me guérir. Après, je prends toute ma maladie et je l'entraîne dans la terre pour qu'elle soit brûlée, pour qu'elle soit détruite. Pour moi, cette maladie est un accident dans ma vie », explique cette femme déterminée.
Cette lumière blanche qui vient du Ciel est sans aucun doute celle du Créateur. La maladie qu'elle envoie dans le sol pour être brûlée rappelle une époque pas lointaine dans l'histoire de l'humanité où nos ancêtres croyaient que la Terre était plate. Ils considéraient le sous-sol terrien comme étant le lieu des démons et de l'enfer, et le beau ciel bleu comme le lieu où sont Dieu, ses anges et ses saints, c'est-à-dire le paradis. Cette visualisation qui a été bénéfique pour elle et bien d'autres personnes trouve donc sa source dans les vieilles racines de la foi juive. « Ma maladie était de source psychosomatique, à cause d'émotions mal gérées », insiste cette dame dont le mari a fait une brillante carrière de syndicaliste…
Elle ajoute : « Je n'ai jamais paniqué devant la maladie ! Je disais à mes enfants qui étaient inquiets : « Ne vous inquiétez pas, je vais revenir, je vais être en santé et on va vivre ensemble longtemps, longtemps encore ! » Je les encourageais… »
La mort d'Édouard Dumas
Puisqu'il était malade depuis quelques années, Adrienne Beaudry-Dumas a vécu le deuil de son mari du temps qu'il vivait puisqu'elle le voyait s'en aller.
« Mon mari me disait : je veux partir ! Je veux m'en aller ! Parce que je veux te laisser libre. Je veux que le bon Dieu vienne me chercher parce que je suis une nuisance. Tu passes ton temps à t'occuper de moi. Je souffre quand même… Je veux te laisser le temps d'écrire un autre livre ! Tu en as un autre à écrire et tu vas l'écrire ! Je vais m'en aller et tu vas continuer… Il voulait partir pour me laisser libre. Quel grand geste d'amour de sa part ! » s'exclame-t-elle émue.
Parcours d'une pionnière
Son autobiographie, qui a été éditée par la maison Jolanne et qui est distribuée par Québec Livre (une filiale de Québécor), est bien plus que son histoire personnelle et celle de sa famille. Elle est un excellent ouvrage de sociologie et d'histoire parce qu'elle permet aux lecteurs de revivre une partie de l'ambiance du Québec de 1920 à aujourd'hui, dont la souffrance que la crise économique des années 1930 a laissée dans l'âme de quelques générations, les grandes luttes syndicales des années 1950 à 1960 et la grande restructuration du système scolaire au Québec, en 1972.
Trop peu reconnue par son propre milieu, car nul n'est prophète dans son pays, Adrienne Beaudry-Dumas a été une ardente défenseuse de la cause des femmes.
Première présidente de trois commissions scolaires dans la région de Granby, entre 1972 et 1999, elle a aussi été à la tête de plusieurs mouvements sociaux et religieux. À 15 ans, elle est fortement impliquée dans la Jeunesse ouvrière catholique (JOC) et en est devenue le leader dans sa région. Plus tard, elle prendra, notamment, la tête du Cercle Marie-Immaculée des Filles d'Isabelle.
Elle fait aussi découvrir la grandeur d'un bâtisseur du Québec, l'abbé Joseph Poitevin, à qui elle doit l'assurance qu'elle a prise, elle qui était une fille extrêmement timide et qui avait une grande difficulté à communiquer avec le monde des adultes.
Après des luttes à n'en plus finir pour l'avancement de la société et le bien-être de son mari, Adrienne Beaudry-Dumas prend maintenant le temps de vivre. Elle consacre les quelques années qui lui restent à écrire, à donner des conférences et à être avec les gens qu'elle aime.
« Je suis convaincue que je me suis donné ce cancer! »
Par Benoît Voyer, journaliste
« Je suis convaincue que je me suis donné ce cancer ! Je me voyais un peu dépérir, mais je n'avais pas le temps de m'occuper de moi, de mon corps. J'avais un homme qui se préparait à mourir. Il prenait toute mon attention. Il y avait aussi une de mes filles qui vivait une situation conjugale difficile. J'avais caché ce point à mon mari. J'ai gardé tout cela en moi », dit Adrienne Beaudry-Dumas, auteure du livre autobiographique « Parcours d'une pionnière », paru l'an dernier.
Durant cette période difficile, elle écrit le roman de sa vie. Elle doit revivre difficilement certaines périodes de son existence. Une vraie thérapie !
« Vous savez, la plupart du temps, on se donne à la maladie par nos émotions refoulées ! Je me suis dit : « Si je suis capable de me donner le cancer, alors je suis également capable de me l'enlever », lance-t-elle avec conviction.
Le 1ᵉʳ octobre 1999, son mari, Édouard Dumas, décède à la suite d'une très longue maladie cardiovasculaire.
Le 16 octobre 1999, à l'école Joseph-Poitevin de Granby, près de 250 personnes participent au lancement de son livre.
Entre les 21 et 24 octobre 1999, elle participe à deux journées au Salon du livre de Sherbrooke. Le 3 novembre, elle est présente à un lancement collectif des auteurs de sa région à la Librairie des Galeries de Granby et participe à de longues séances de signatures les 4, 5, 6 et 7 novembre au même endroit. Le 19 novembre, elle fait le Salon du livre de Montréal, mais c'en est trop… Alain, le complice de vie de l'auteure et éditrice Johanne Lacroix, la renvoie chez elle. « Allez-vous-en ! » Vous n'allez pas bien ! » lui recommande-t-il.
Dès le lendemain, elle consulte un médecin. Croyant à une diverticulite, il lui donne des médicaments. Ce n'est pas son problème…
Dans les premiers jours de décembre 1999, elle demande à son fils de la conduire au Centre hospitalier de Granby. Elle est terriblement malade. Plus rien ne va…
« À l'hôpital, j'ai vu le docteur Lamoureux. Et puis, quand je suis partie, il m'avait enlevé la bosse et l'infection… Il m'a dit : « Il faut passer des examens, ça presse ! Il faut faire ça avant Noël ! » Mais pour moi, dans ma tête, Noël ce n'est pas le temps d'être malade… Alors, je lui ai dit : « Je suis bien là ! Je vais faire attention ! » Il a insisté : « Allez passer des examens à l'hôpital ! », raconte la dame de 76 ans.
Le test est finalement fixé pour le 17 janvier 2000. Deux jours plus tard, le médecin téléphone pour l'inviter à son cabinet. Il lui annonce une sténose du gros côlon. Il explique à la malade qu'il y a 50% des chances qu'il y ait des traces de cancer.
Elle rencontre le chirurgien le lendemain. Il m'a dit que je devais être opérée. J'ai demandé : « Quand ? » Il m'a dit : « Dans une semaine ! » Là, mon fils me dit : « Tu vas voir, ils vont te garder ! » Je lui ai répondu : « Je te garantis que, d'ici deux semaines, je vais être opérée et que je vais être bien. » Je suis allée à l'opération, main dans la main avec mon époux décédé. Son énergie était là ! Je lui ai dit : « Amène toutes les personnes d'en haut qui peuvent aider le chirurgien ! » et j'ai ajouté : « Là, je m'abandonne… », ajoute-t-elle.
Le 10 février 2000, elle apprend qu'elle a des lésions cancéreuses. Le cancer s'est propagé dans le petit intestin. Elle est recommandée pour la chimiothérapie. Pas évident à 75 ans !
La semaine suivante, les traitements débutent. Ils se sont terminés le 21 juillet 2000. Elle tire une grande leçon de sa maladie : il est impossible de changer le cours des événements. « Si mes enfants ont des choses à vivre, je peux sympathiser avec eux, mais il ne faut pas que je prenne leur mal. Ils ont leur vie à vivre. Il faut que j'arrête de m'en faire pour eux. Et je pense que je suis en train de réussir à faire cela… » De plus, elle a cessé d'avoir peur de la mort.
La visualisation
« Je fais beaucoup de visualisation avec une belle lumière qui vient de Dieu, qui me remplit et qui me guérit. J'en suis convaincue ! Je m'imagine une belle lumière blanche, étincelante, et puis, je m'imagine encore qu'elle entre dans ma tête, passe dans ma tête pour me guérir. Après, je prends toute ma maladie et je l'entraîne dans la terre pour qu'elle soit brûlée, pour qu'elle soit détruite. Pour moi, cette maladie est un accident dans ma vie », explique cette femme déterminée.
Cette lumière blanche qui vient du Ciel est sans aucun doute celle du Créateur. La maladie qu'elle envoie dans le sol pour être brûlée rappelle une époque pas lointaine dans l'histoire de l'humanité où nos ancêtres croyaient que la Terre était plate. Ils considéraient le sous-sol terrien comme étant le lieu des démons et de l'enfer, et le beau ciel bleu comme le lieu où sont Dieu, ses anges et ses saints, c'est-à-dire le paradis. Cette visualisation qui a été bénéfique pour elle et bien d'autres personnes trouve donc sa source dans les vieilles racines de la foi juive. « Ma maladie était de source psychosomatique, à cause d'émotions mal gérées », insiste cette dame dont le mari a fait une brillante carrière de syndicaliste…
Elle ajoute : « Je n'ai jamais paniqué devant la maladie ! Je disais à mes enfants qui étaient inquiets : « Ne vous inquiétez pas, je vais revenir, je vais être en santé et on va vivre ensemble longtemps, longtemps encore ! » Je les encourageais… »
La mort d'Édouard Dumas
Puisqu'il était malade depuis quelques années, Adrienne Beaudry-Dumas a vécu le deuil de son mari du temps qu'il vivait puisqu'elle le voyait s'en aller.
« Mon mari me disait : je veux partir ! Je veux m'en aller ! Parce que je veux te laisser libre. Je veux que le bon Dieu vienne me chercher parce que je suis une nuisance. Tu passes ton temps à t'occuper de moi. Je souffre quand même… Je veux te laisser le temps d'écrire un autre livre ! Tu en as un autre à écrire et tu vas l'écrire ! Je vais m'en aller et tu vas continuer… Il voulait partir pour me laisser libre. Quel grand geste d'amour de sa part ! » s'exclame-t-elle émue.
Parcours d'une pionnière
Son autobiographie, qui a été éditée par la maison Jolanne et qui est distribuée par Québec Livre (une filiale de Québécor), est bien plus que son histoire personnelle et celle de sa famille. Elle est un excellent ouvrage de sociologie et d'histoire parce qu'elle permet aux lecteurs de revivre une partie de l'ambiance du Québec de 1920 à aujourd'hui, dont la souffrance que la crise économique des années 1930 a laissée dans l'âme de quelques générations, les grandes luttes syndicales des années 1950 à 1960 et la grande restructuration du système scolaire au Québec, en 1972.
Trop peu reconnue par son propre milieu, car nul n'est prophète dans son pays, Adrienne Beaudry-Dumas a été une ardente défenseuse de la cause des femmes.
Première présidente de trois commissions scolaires dans la région de Granby, entre 1972 et 1999, elle a aussi été à la tête de plusieurs mouvements sociaux et religieux. À 15 ans, elle est fortement impliquée dans la Jeunesse ouvrière catholique (JOC) et en est devenue le leader dans sa région. Plus tard, elle prendra, notamment, la tête du Cercle Marie-Immaculée des Filles d'Isabelle.
Elle fait aussi découvrir la grandeur d'un bâtisseur du Québec, l'abbé Joseph Poitevin, à qui elle doit l'assurance qu'elle a prise, elle qui était une fille extrêmement timide et qui avait une grande difficulté à communiquer avec le monde des adultes.
Après des luttes à n'en plus finir pour l'avancement de la société et le bien-être de son mari, Adrienne Beaudry-Dumas prend maintenant le temps de vivre. Elle consacre les quelques années qui lui restent à écrire, à donner des conférences et à être avec les gens qu'elle aime.
(Revue Sainte Anne, février 2001, pages 55 et 86)
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