LE PRÉSENT DU PASSÉ: La santé financière de Radio Ville-Marie s'améliore

La santé financière de Radio Ville-Marie s'améliore

Par Benoît Voyer, journaliste

MONTRÉAL – Radio Ville-Marie (RVM) a terminé son année fiscale 2000 avec des recettes de 729 140$, comparativement à 607 977$ en 1999. Le conseil d'administration de l'organisme de radiodiffusion a de quoi sourire, mais doit demeurer vigilant puisque c'est le million de dollars qu'il doit atteindre afin de rencontrer ses véritables besoins. Chaque jour, le directeur général, Jean-Guy Roy, doit contribuer au miracle quotidien puisqu'il faut plus que des prières pour maintenir le cap d'une programmation accessible 24 heures par jour.

Les dépenses minimales d'opération totalisent 583 609$, soit environ 20 000$ de plus que l'année précédente (562 079$).

Le frère Roy, membre de la congrégation des Frères du Sacré-Cœur, est fier de l'appui des auditeurs de sa station. Les dons totalisent 263 237$ pour l'an 2000, comparativement à 226 829$ pour 1999. Toutefois, il espère davantage. L'avenir de la station, qui rejoint un bassin potentiel de quatre millions d'auditeurs dans un rayon de 150 km, en dépend.

RVM est « une radio de contenu », une des rares, excluant les stations communautaires, avec la Première chaîne de Radio-Canada. Sa mission est d'offrir un service de radiodiffusion essentiellement consacré à des émissions religieuses d'inspiration chrétienne et œcuménique. Elle est ouverte aux grands courants spirituels d'aujourd'hui.

Elle est officiellement entrée en ondes le 1ᵉʳ mai 1995, après trois ans d'efforts d'un groupe de réalisateurs et d'animateurs de la Société Radio-Canada, dont René Barbin, Raphaël Pirro et Jacques Houde. Jacques Paquette, ex-directeur général de l'Office des communications sociales, devenu depuis ce temps Communications et société, figure également dans la liste des fondateurs.

La radio religieuse de Montréal rassemble 110 animateurs bénévoles et quinze employés, diffuse 140 émissions hebdomadaires axées sur l'information, la culture musicale, la culture religieuse et sociale, la méditation et les services communautaires.

Forte de deux antennes émettrices pour les régions de Montréal et de Sherbrooke, une demande a été déposée auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) afin de pouvoir diffuser les émissions sur une fréquence en Outaouais. Le miracle attendu pourrait se réaliser dans un court laps de temps.

(Revue Sainte Anne, Juillet et août 2001, page 301)