Par Benoit Voyer
13 janvier 2025
Depuis le début de l’année 2003, je suis un ouvrier du milieu de la santé. Au quotidien, je suis confronté à la maladie. Vous ne pouvez pas savoir combien de fois j’ai entendu la question : « Pourquoi ça m’arrive ? » « Pourquoi à lui ou à elle ? » Toute expérience de la maladie soulève des questions qui demeurent sans réponse.
Il m’arrive aussi d’entendre : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? ». C’est une autre forme de « Pourquoi ? », ça !
Ainsi donc, devant la souffrance, on cherche un coupable ou tout simplement un sens à donner à celle-ci.
Normand Provencher explique que « durant son ministère, Jésus n’a pas cherché à expliquer la maladie, mais il s’est fait proche des malades et des infirmes. Il ne se contente pas de quelques paroles de consolation ou de mots pieux. Il va auprès d’eux et il en guérit plusieurs. »[1]
À un autre moment, Jésus va jusqu’à s’identifier au malade : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25, 36).
La question du sens à donner à la maladie et à la souffrance est légitime. Rodhain Kasuba [2] écrit : « Quiconque a la foi est en droit de se demander comment la souffrance est possible alors que Dieu est débordant d’amour. »
À l’image de la vie d’aujourd’hui, il y a dans les textes anciens que nous lisons régulièrement dans la Bible une place importante pour la plainte, le gémissement et la prière des malades et blessés de toutes conditions.
De nos jours qu'en est-il des "esprits impurs"
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