VISION CATHOLIQUE: Quelques propos sur l’amour
Propos choisis par Benoit Voyer
13 février 2026
De Christian Lépine
1- « Aimer, c’est se donner et toujours aussi se montrer. Se montrer, c’est se dévoiler tel que l’on est avec ses dons et ses limites, ses richesses et ses faiblesses. Se montrer c’est, délicatement, dire ce qui nous blesse. Se montrer, c’est, affectueusement, dire ce qui nous comble. Se montrer, c’est dire à l’autre combien son amour nous fait vivre, combien le mystère de sa personne nous éblouit sans cesse. »[1]
2- « On sait que le cœur humain est le symbole par excellence de l’amour et qu’il nous renvoi aux sentiments les plus profonds qui nous habitent. Le cœur exprime le centre de la personne, le lieu du « je » libre d’où surgissent les décisions par lesquelles on s’engage dans la vie, dans les relations humaines, dans la vie de couple et de famille, dans le service des autres. Le cœur signifie l’amour, car il est le lieu ou retentissent les affections humaines. C’est pourquoi le langage du cœur est compris universellement quelle que soit la culture. Le cœur dit la personne et la profondeur. »[2]
3- « On entend de toute part : aimer, c’est trouver la personne qui satisfait les besoins du moment. Il ne s’agit pas de satisfaire ses besoins, mais de mettre en premier le bonheur de l’autre. Une relation de consommation est un acte de violence, non un acte d’amour. Réduire l’autre a un objet par lequel je me satisfais, c’est l’amour de soi égocentrique qui dépossède l’autre de sa dignité de personne digne d’être aimée pour elle-même »[3].
4- « Le cœur aspire à la communion et lorsque celle-ci n’est pas atteinte malgré un engagement résolu et tous les efforts, il y a comme un vide qu’on n’arrive pas à combler, une insatisfaction profonde qui laisse malheureux. Il peut en résulter un état de tristesse qui nous habite auquel on pense peut-être pouvoir s’habituer, mais qui occasionnellement ou fréquemment, se manifeste douloureusement comme une blessure cicatrisée qui ne guérit jamais. Le cœur seul est ainsi à la recherche de la communion des cœurs, et il découvre parfois durement que l’être humain est fait pour aimer et pour être aimé, que « moi » j’ai une vocation a l’amour et à la communion. Sans cela, on pourrait vivre seul sans en souffrir. Je peux vouloir aimer de tout mon cœur, mais je ne peux décider pour les autres qu’ils répondent à mon amour. On peut alors chercher à échapper à la solitude du cœur par des rêveries affectives ou par les aventures sans lendemain qui laissent plus seul encore. »[4]
5- « Lorsque l’être humain aspire à la communion des personnes, c’est la communion de toute la personne, âme et corps, qu’il vise : connaissant et s’exprimant par et avec le corps, il ressent, parfois vivement, le besoin de contacts physiques pour réaliser la communion à laquelle il aspire, car le corps est fait pour exprimer l’accueil et le don, ainsi que pour vivre la communion. Autrement, il n’y aurait pas de solitude du corps. On peut chercher à échapper à ce type de solitude par la manipulation de notre corps comme de celui des autres, mais sans n’atteindre jamais, au-delà du plaisir passager, une paix véritable. »[5]
Du Frère Marie-Victorin
1- « Vous savez que l’amour atteint son sommet par une compénétration totale des êtres qui s’exprime par la pénétration des corps qui n’en font plus qu’un pour, à ce moment, allumer à nouveau le flambeau de la vie pour une nouvelle génération. Mais il y a entre certains humains des unions qui consistent uniquement en une compénétration totale des âmes, en sorte qu’ils n’ont plus qu’une même pensée, qu’ils ont une attitude commune vis-à-vis des grands problèmes de la vie charnelle et de la vie spirituelles, qu’ils n’ont pas de secret l’un pour l’autre »[6].
Du Padre Pio
1- « Savoir aimer, c’est savoir souffrir un peu ».[7]
2- « Ce qu’il y a en nous de rebelle, seul l’amour peut le dompter, car le langage de l’amour, c’est la persuasion de la confiance. Autant l’amour est beau et vrai s’il est vécu comme un don à l’autre, autant il est faux s’il est une prétention ou une recherche de soi. »[8]
De Christian Beaulieu
1- « Dans l’amour on ne regarde pas de haut en bas. On ne se pense pas en amour. Autrement, ce ne serait pas de l’amour. Se pencher sur un enfant, ce n’est pas aimer un enfant. Se pencher sur le peuple, ce n’est pas aimer le peuple. Il n’y a pas de nous en haut, eux en bas. En amour pas de condescendance ou de protection qui fait sentir, même au plus chaud de l’intimité, que l’aimé n’est pas l’égal de l’aimant » [9]
____________________
[1] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.47
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.54
[3] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.73
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.92
[5] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.96
[6] Lettres du frère Marie-Victorin, 29 avril 1939, lettre à Marcelle Gauvreau, page 141
[7] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 103
[8] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 97
[9] Christian Beaulieu. De vent plein les voile, Éditions Le Renouveau, 1984, p. 54
[1] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.47
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.54
[3] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.73
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.92
[5] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.96
[6] Lettres du frère Marie-Victorin, 29 avril 1939, lettre à Marcelle Gauvreau, page 141
[7] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 103
[8] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 97
[9] Christian Beaulieu. De vent plein les voile, Éditions Le Renouveau, 1984, p. 54
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Une première neuvaine-festival pour les anglophones
Au Sanctuaire de Cap-de-la-Madeleine
Par Benoît Voyer, journaliste
TROIS-RIVIÈRES - Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, présentera, du 28 septembre au 7 octobre, sa première neuvaine anglophone.
Initiative du dynamique père Yoland Ouellet, fort connu au Canada anglophone et dans le Nord des États-Unis pour ses causeries mariales, l'événement revêt un mélange de modernisme et de traditionalisme. Puisqu'il s'agit d'un grand rendez-vous consacré à Marie, la mère du Christ, divers aspects de la mariologie contemporaine y trouveront un écho.
Sur le thème anglais « Festival of faith, hope and love », Catherine Joan et Yoland Ouellet présenteront un modèle marial présent à toutes les conditions sociales : aux divorcés réengagés, aux couples mariés, aux victimes de violence et d'abus, à la jeunesse, aux personnes malades, etc.
« Notre idée veut rejoindre l'imaginaire des participants. Ce n'est pas pour rien que nous avons placé ce festival de la foi à l'automne. Chaque activité revêtira une couleur différente, comme nous l'offre cette saison terrestre et comme nous l'offre, aussi, chaque saison de la vie humaine », explique le père Yoland Ouellet à la Revue Sainte Anne.
Chaque journée débutera à 9h30 et se terminera vers 20h30. Elle comprendra un concert marial mettant en vedette la jolie voix de Catherine Joan, un chemin de croix marial, un concert d'orgue, une expérience de guérison intérieure sur le thème « Des mystères pour guérir », une réflexion quotidienne, une messe et une procession aux flambeaux dans les jardins du sanctuaire. C'est au cœur du vieux sanctuaire, construit en 1720, que la majorité des activités seront présentées
Une première neuvaine-festival pour les anglophones
Par Benoît Voyer, journaliste
TROIS-RIVIÈRES - Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, présentera, du 28 septembre au 7 octobre, sa première neuvaine anglophone.
Initiative du dynamique père Yoland Ouellet, fort connu au Canada anglophone et dans le Nord des États-Unis pour ses causeries mariales, l'événement revêt un mélange de modernisme et de traditionalisme. Puisqu'il s'agit d'un grand rendez-vous consacré à Marie, la mère du Christ, divers aspects de la mariologie contemporaine y trouveront un écho.
Sur le thème anglais « Festival of faith, hope and love », Catherine Joan et Yoland Ouellet présenteront un modèle marial présent à toutes les conditions sociales : aux divorcés réengagés, aux couples mariés, aux victimes de violence et d'abus, à la jeunesse, aux personnes malades, etc.
« Notre idée veut rejoindre l'imaginaire des participants. Ce n'est pas pour rien que nous avons placé ce festival de la foi à l'automne. Chaque activité revêtira une couleur différente, comme nous l'offre cette saison terrestre et comme nous l'offre, aussi, chaque saison de la vie humaine », explique le père Yoland Ouellet à la Revue Sainte Anne.
Chaque journée débutera à 9h30 et se terminera vers 20h30. Elle comprendra un concert marial mettant en vedette la jolie voix de Catherine Joan, un chemin de croix marial, un concert d'orgue, une expérience de guérison intérieure sur le thème « Des mystères pour guérir », une réflexion quotidienne, une messe et une procession aux flambeaux dans les jardins du sanctuaire. C'est au cœur du vieux sanctuaire, construit en 1720, que la majorité des activités seront présentées
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 348)
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