12 février 2026

MON HISTOIRE: Le mariage en premières noces de Michel Jean

Michel Jean (1837-1919)


Le 13 février 1860, à Mont Carmel, Kamouraska, au Bas Saint-Laurent, Michel Jean, épouse en premières noces Louise Anctil. Il s'agit de mon arrière-arrière-grand-père (BV).

IL FAIT TOUJOURS BEAU: Juliette Huot et T-Fal (1986) PUBLICITÉ


EN MUSIQUE: O Canada


VISION CATHOLIQUE: Les chrétiens doivent parler de l'essentiel sans se taire

Les chrétiens doivent parler de l'essentiel sans se taire

Par Benoit Voyer

12 février 2026

On dirait qu'il y a un schisme entre le christianisme et la culture moderne. Pour être bien comprise, les croyants et leurs communautés de foi doivent se centrer sur le cœur du message chrétien et le reste viendra. Il faut parler de l'essentiel sans se taire.

Le chapitre 17 du livres des Actes des apôtres montre l’attitude que le christianisme doit adopter.

Un jour, le théologien Bertrand Ouellet me disait [1] : « Saint Paul a appris cette leçon-là très vite quand il est arrivé à Athènes. Le chapitre dix-sept des Actes des apôtres raconte tout ça. Paul dit : « Je vais essayer de parler dans leur langage, de prendre leurs recherches, leurs catégories religieuses. » Il laisse donc tomber toutes ses habitudes normales. Il tourne autour du pot. Lorsqu’il pense que son auditoire est avec lui, parce qu’il parle son langage, il leur parle de Jésus ressuscité. Ils se mettent tous à rire et s’en vont. Échec monumental ! Quelques mois après, il s’en va à Corinthe pour fonder une Église. Quelques années plus tard, dans une lettre, il écrit : « Maintenant, je commence toujours par parler de Jésus-Christ crucifié et jamais je ne dirai rien d'autre ! » Il dit que plus jamais il ne se fera reprendre à ce jeu qu’il a joué à Athènes. Paul dit ce qu’il a à dire et ensuite il va dans les détails pour en tirer la leçon pour la vie. »

Plus près de notre époque, Paul VI écrivait dans son encyclique « L'Évangélisation dans le monde moderne », un texte qui demeure d’une grande actualité : « Le monde qui, paradoxalement, malgré d'innombrables signes du refus de Dieu, le cherche cependant par des chemins inattendus et en ressent douloureusement le besoin. Le monde réclame des Évangélisateurs qui lui parlent de Dieu, qu’ils connaissent et fréquentent, comme s’ils voyaient l’invisible. Le monde attend de nous la simplicité de vie, l'esprit de prière, la charité envers tous, spécialement envers les petits et les pauvres, l'obéissance et l'humilité, le détachement de nous-mêmes et sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le cœur de l'homme de ce temps. »

Pour Bertrand Ouellet : « Paul VI était un prophète. Ce qu'il décrit dans cette encyclique est bien plus pour notre temps que pour le sien. »

Alors, comment fait-on pour se démarquer ainsi et vivre dans cette dynamique? « En brillant dans la société. Paul VI donne les lignes. Il parle de simplicité de vie, d'esprit de prière et de charité envers tous. Il faut que le catholique questionne et soit visible et, aussi, que sa foi soit explicite. Si on lui pose la question : « Pourquoi fais-tu ceci ou cela ? » Il ne faut qu’il dise : ah ! C’est parce que j’ai des valeurs profondes. Il faut que la proclamation évangélique de Dieu soit toujours au premier plan », insiste Bertrand Ouellet.

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[1] Cf. Benoit Voyer. « Bertrand Ouellet, directeur général de Communication et société », Revue Sainte Anne, février 2003, pages 57 et 77.

LE PRÉSENT DU PASSÉ: 150e anniversaire du diocèse de Saint-Hyacinthe

150e anniversaire du diocèse de Saint-Hyacinthe

Par Benoît Voyer, journaliste

SAINT-HYACINTHE - « C'est dans les contradictions et les épreuves qu'est né notre diocèse et qu'il s'est développé », a lancé Mgr François Lapierre, évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe, le 8 juin, lors de l'ouverture des fêtes du 150e anniversaire de son diocèse.

« Heureusement, des hommes et des femmes d'espérance comme le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau et les vénérables Élisabeth Bergeron et Délia Tétreault, ont su faire face à ces situations et aller de l'avant », a-t-il ajouté pour montrer à quel point il est possible de vivre une vie de foi exemplaire malgré les conflits.

Durant cette célébration bien spéciale, Mgr Lapierre a rendu hommage aux pionniers maskoutains. « La célébration d'aujourd'hui veut montrer la gratitude que nous avons envers ces hommes et ces femmes », a indiqué le spirituel.

De nombreux évêques étaient présents à cette messe d'action de grâces : Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique au Canada, Mgr Jacques Berthelet, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et évêque de Saint-Jean-Longueuil, Mgr Raymond St-Gelais, président de l'Assemblée des évêques du Québec (AÉQ) et évêque de Nicolet, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et Mgr Louis Langevin, évêque émérite de Saint-Hyacinthe.

L'organisation diocésaine a profité de l'événement pour lancer l'album souvenir des fêtes du 150e anniversaire du diocèse. 

(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 348)