LE PRÉSENT DU PASSÉ: Festival du film juif
MONTRÉAL (BV) - Le 7e Festival du film juif de Montréal a eu lieu, du 9 au 16 mai, à la Cinémathèque québécoise, au Centre cinéma Impérial et au Cinéma ONF. Vingt-six productions ont été portées à l'écran. Le festival s'est ouvert avec la projection fort attendue du film Late Marriage, un film français et Israélien.
La programmation comprenait des films qui attirent l'attention du public sur des questions et des événements d'actualité. Le documentaire inédit Trembling before G-d, film qui traite du rejet de l'homosexualité par le judaïsme orthodoxe, a attiré quelques critiques. The Optimists, qui raconte de façon émouvante comment la Bulgarie a sauvé sa communauté juive de l'Holocauste, était fort attendu. Plus près de nous, des archives ont dévoilé de sombres chapitres de l'histoire du Canada à l'égard du peuple juif.
(Revue Sainte Anne, Octobre 2002, page 401)
VISION CATHOLIQUE: Monter en descendant
Par Benoit Voyer
21 février 2026
Dans son livre au style littéraire évangélique, Mathieu raconte qu’un jour « Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par l’esprit du mal. » Et il ajoute : « Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. »[1]
Quarante jours, ce n’est pas rien. Après seulement quelques heures de privation, je commence à perdre patience. A mes yeux c’est tout un exploit.
Comme l’écrit Florence K : « Quarante est un nombre important dans l’histoire. En Russie, on considère que c’est au quarantième jour après le décès de quelqu’un que son âme quitte la surface de notre terre pour s’élever au ciel. Quarante jours, c’est le carême, les quarante jours de jeûne du Christ dans le désert. C’est le temps qu’a duré la pluie dans le déluge vécu par Noé. On dit qu’il faut quarante jours pour qu’une femme se remette d’un accouchement, et les nouveaux immigrés attendaient quarante jours à Ellis Island avant de pouvoir enfin mettre les pieds sur une terre d’accueil. Quarante a toujours impressionné. Ali Baba et les quarante voleurs. Forty, le seul nombre dont les lettres qui le composent sont en ordre alphabétique, la crise de la quarantaine, l’isolement en quarantaine, moins quarante est la température à laquelle les degrés Celsius et Fahrenheit ont la même valeur. »[2]
Dans l’univers biblique, quarante est avant tout un symbole. On le retrouve 90 fois dans la Bible. Dans l’hébreu ancien, le chiffre 40 correspond à la lettre Mem. Dans l’univers du symbolisme, Mem désigne l’Eau ou la Mère. A ce sujet, Pierre Guillemin explique que « Mem évoque le changement, les cycles de la mort (la symbolique des mouvements de l’eau, par exemple, comme le perpétuel mouvement de sac et de ressac de l’eau sur une plage) et de la renaissance (d’où la symbolique de la mère). Le nombre 40 constitue cet appel à retourner à la source, aux eaux matricielles qui diffusent partout la vie et le progrès par-delà la mort, afin de nous redécouvrir comme les enfants de l’Univers créé par Dieu. »[3]
Ainsi donc, en ce temps du carême, nous sommes invités à partir au désert afin de nous donner un ou des temps pour descendre en soi, parce qu’« on ne rencontre pas la vie, Dieu, en montant par en haut mais en descendant en bas.»[4]
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[1] Mt 4, 1-2
[2] Florence K. Buena Vida, Libre expression, 2015, p.258.
[3] Pierre Guillemin. « Le nombre 40 », L’essentiel – votre magazine paroissial, 28 décembre 2023. https://presse.saint-augustin.ch/blog/le-nombre-40/
[4] Christian Beaulieu, Du Vent plein les voiles, 1984, Les Éditions Le Renouveau, p. 26.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Nouvelles de chez nous
B. Voyer
NOUVEAU DIRECTEUR DE L'OFFICE NATIONAL DE LITURGIE
MONTRÉAL (BV) - Gaëtan Baillargeon a été nommé à la direction de l'Office national de liturgie. Il est prêtre de l'archidiocèse catholique de Sherbrooke. Jusqu'à sa nomination, il était professeur de théologie dogmatique et directeur du Département de théologie et de sciences religieuses de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).
NOUVEAU PRÉSIDENT DE DÉVELOPPEMENT ET PAIX
WINNIPEG (BV) - Roger Dubois, psychologue à la retraite, est le nouveau président national de Développement et paix. Il habite la ville de Winnipeg au Manitoba. Il a été élu par les 21 membres du conseil national de l'organisme qui proviennent de partout au pays. Il succède à une enseignante de l'Ontario, Susan McNamara Scott.
(Revue Sainte Anne, Octobre 2002, page 398)
VISION CATHOLIQUE: Le frère Didace Pelletier
Par Benoit Voyer
20 février 2026
Le 28 juillet 1657, à Sainte-Anne-de-Beaupré, naît Claude Pelletier, fils de Georges Pelletier et de Catherine Vannier, originaires de Dieppe en France.
Puisqu’il n’y a pas encore d’église dans ce patelin, il est baptisé dans la maison familiale par le père jésuite André Richard, un missionnaire de passage. L’acte de naissance est écrit sur une feuille volante et transcrit dans le registre paroissial par l’abbé Germain Morin, curé de la paroisse, en 1690. Il s’agit du premier acte de baptême qui figure dans le registre paroissial.
En 1664, le 28 février, l'évêque de Québec et de la Nouvelle-France, saint François de Laval, lui octroie le sacrement de confirmation.
À Saint-Joachim, sur la Côte-de-Beaupré, il fréquente l’école d’arts et métiers fondée par l’évêque. Il devient charpentier et menuisier.
Il part de Sainte-Anne-de-Beaupré en septembre 1678. Il a 21 ans.
À Québec, il entre chez les Récollets, au couvent Notre-Dame-des-Anges. Arrivés en Amérique en 1615, ils sont les premiers missionnaires à s’établir en Nouvelle-France. Le 3 février 1679, Claude revêt l'habit religieux et reçoit le nom de frère Didace. Le 5 février 1680, il prononcera ses vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.
À Notre-Dame-des-Anges, le père Joseph Denis devient son accompagnateur spirituel. Il le dirigera pendant quatorze ans.
Dès cette époque, on reconnaît sa vie religieuse intense et fervente, et son travail consciencieux de charpentier et bâtisseur d'églises et de couvents. Il sera mis à contribution à Percé et à l'île Bonaventure (1684-1689), à Plaisance, Terre-Neuve (1689-1692) et à Montréal (1692-1696).
Le frère Didace est finalement nommé à Trois-Rivières. Il entreprend la construction de la chapelle du couvent et, durant l'hiver 1698-1699, travaille à la préparation du bois qui sera utilisé au printemps.
L'hiver sera rigoureux. Le récollet attrape une pleurésie. D’urgence, on le transporte à l'hôpital des Ursulines. Même si le médecin (probablement le docteur Jacques Duguay) le dit hors de « danger de mort », il demande les « derniers sacrements ».
Le samedi 21 février 1699, le frère Didace, 41 ans, dont une vingtaine d’années chez les Récollets, décède.
Il est inhumé dans la crypte de l’église des Récollets, à Trois-Rivières. Une église, construite en 1754, est érigée sur le même emplacement. De 1821 à 2000, le lieu est occupé par les Anglicans. Il est devenu un bien patrimonial de la Ville de Trois-Rivières. Son corps reposerait toujours sous l’église. Quant à son crâne, il a été transporté à Québec et conservé dans la sacristie. Il est disparu dans un incendie, le 6 septembre 1796.
Le père récollet Joseph Denis, qui a vécu avec lui une bonne partie de sa vie religieuse, écrit à son sujet : « Frère Didace a conservé toute sa vie, non seulement la première ferveur de son noviciat, mais encore la première grâce de son baptême… Son obéissance était parfaite dans les petites choses comme dans les plus grandes et sa pauvreté si extrême qu'il n'a jamais voulu avoir seulement qu'une tunicelle pour changer dans les plus grandes chaleurs de l'été où il était continuellement exposé, travaillant à la charpente de toutes les églises et maisons de nos établissements, non plus que de s'exempter du jeûne dans les plus grands et pénibles travaux, et de se lever à minuit pour prier. […] Lorsque je lui représentais qu'il ne pouvait pas vivre longtemps en ne donnant aucune relâche à la nature, il me priait, non seulement comme son confesseur, mais encore comme étant presque toujours son supérieur, de le laisser faire, aimant mieux mourir dix ans plus tôt et avoir la consolation d'avoir observé sa règle que de vivre dix ans plus tard et avoir à se reprocher de s'être épargné. Sa religion (son ordre religieux) s'était bien passée de lui avant qu'il y fût et elle s'en passerait encore bien après sa mort. Le travail qui faisait le plus d'honneur à son état était de se sanctifier soi-même. Son humilité était si profonde qu'il s'estimait toujours serviteur inutile, quoique doué de beaucoup d'esprit et de pénétration pour tous les arts. »
Huit mois après sa mort, Mgr Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de St-Vallier, deuxième évêque de Québec, débutait son procès en vue de le béatifier et de le canoniser. Il sera repris en 1717 et, dans ce cadre, le séminaire de Québec gardera les témoignages du père Denis et des 22 miracles attribués au frère Didace. Malheureusement, il n’y eut pas de suite à ce début d’enquête. Il n’est pas impossible qu’il soit réouvert.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Guy Boucher
« Il y aurait 50 théologiens de diverses religions devant moi qui me diraient : Ce n'est pas vrai tout ça… Je leur dirais la même chose qu'à toi : Voyons donc! Je le sais, moi! Je l'ai vécu! Et je le vis tout le temps! Dieu n'est qu'amour. Il est complètement démuni devant nous...
Par Benoît Voyer, journaliste
SHERBROOKE - Malgré quelques épreuves qu'il a eu à traverser, Guy Boucher n'a jamais cessé d'être fidèle à l'appel intérieur qu'il a reçu, il y a une vingtaine d'années, lors d'un séjour chez les moines de l'Abbaye Saint-Benoît-du-Lac. Après avoir été l'ami de tout le peuple québécois, grâce à ses rendez-vous sur la scène, à la télévision et à la radio, il s'est retiré, en ermite urbain, pour vivre à plein avec son amant, un homme qu'il rencontre et touche spirituellement.
Lorsqu'il est question de son Jésus, son complice de vie, il parle de lui comme s'il le voyait en chair et en os, comme si l'invisible existait vraiment. Son exemple de vie rappelle ce qu'écrivait le pape Paul VI dans son encyclique L'Évangélisation dans le monde moderne, qui fêtera en 2005 son trentième anniversaire : « Le monde réclame évangélisateurs qui lui parle de Dieu, qu'ils connaissent et fréquentent, comme s'ils voyaient l'invisible »
À travers son échange avec le journaliste Benoît Voyer, on découvre en lui les traces d'un grand témoin de la foi et de l'invisible.
Comment fait-on pour rencontrer Dieu?
Pour chaque personne, ce n'est pas pareil. Moi, ça a été une rencontre radicale! Maintenant, je sais qu'il m'aime et qu'il est miséricordieux.
Lorsque je suis sorti de chez les moines, je n'en revenais pas. Je disais à mes amis : J'ai eu une vie assez mouvementée. J'ai eu trois grands amours dans mon existence. J'ai eu des aventures. Vous savez, de tous les amours que j'ai vécus, il n'y a rien qui peut égaler ce que je vis avec le Seigneur.
Pourquoi?
Parce que ça ne se vit pas de la même façon! [il cherche des mots pour parler de son expérience…] Le Seigneur habite en nous et il se manifeste dans une dimension qui n'a rien de sexuel. C'est un amour inconditionnel. C'est un amour démuni. Le Seigneur est totalement démuni devant nous…
Guy, je suis dans un désert de la foi. Je tente de renouer le contact avec Dieu. J'ai beau lui parler, mais je ne le sens pas présent. C'est ma souffrance ... Comment puis-je faire pour renouer le dialogue avec lui? Qu'est-ce que je dois faire pour le sentir présent?
La première chose à faire est qu'il ne faut pas lâcher. Il faut que tu sois persévérant
Je me permets de te raconter mon histoire. Après ma conversion, j'ai été vraiment choyé pendant 2 1/2 ans. Très fortement, je ressentais la présence de Dieu.
Un jour, je me suis levé et Dieu n'était plus là. J'ai paniqué! Je suis allé voir un religieux pour lui parler de ce que je vivais. Je lui ai dit : Le Seigneur n'est plus là!
Il m'a dit : C'est normal!
On dirait que le Bon Dieu se retire. Ce retrait n'est pas pour te nuire, mais pour te faire grandir. C'est également ainsi pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie. Si nous n'avions pas l'épreuve nous ne grandirions pas.
Il se manifeste toujours dans l'épreuve?
C'est souvent ainsi! C'est souvent après une maladie ou une épreuve terrible ou une mortalité que tu grandis.
Je ne suis pas le seul à dire cela. C'est écrit dans les Psaumes! « Pourquoi Seigneur tu n'es plus là? Pourquoi m'as-tu abandonné? » Je t'invite à persévérer ..
Après l'épreuve, il me sera possible de le sentir autant qu'avant?
Mon expérience spirituelle n'est jamais revenue aussi forte que dans mes premières années de conversion, mais ma rencontre avec le Seigneur demeure la chose la plus importante de ma vie. Il n'y a rien pour m'enlever ce que je vis avec lui. C'est trop beau! C'est trop grand!
Certains matins, au moment où je fais oraison avec l'office des lectures, des textes me prennent au cœur avec une telle intensité. Ouf! Ils me donnent de la misère à respirer! Je me lève, je me promène dans la maison ...
C'est ça le bon Dieu! C'est ça le bon Dieu! La souffrance de son absence que tu vis en toi ressemble à celle du psalmiste.
Ta relation à Jésus est tellement rendue importante que tu lui parles à chaque matin...
Je ne lui parle pas que le matin! Nous nous parlons aussi en soirée... et même en automobile. Je suis tellement bien dans mon auto. Je n'ai même pas de radio! Lui et moi on en profite pour bavarder!
Comme un ami!
C'est bien plus que ça! Tu sais, quand tu aimes quelque chose ou que tu aimes une personne, tu as le goût d'être avec elle. Tu as le goût d'y communier! Tu as le goût de lui écrire ou de téléphoner... C'est comme ça dans ma relation avec lui. C'est une très grande relation d'amour.
Parfois, je doute. Je me demande si tout cela est vrai.
Il y aurait 50 théologiens de diverses religions devant moi qui me diraient : Ce n'est pas vrai tout ça... Je leur dirais la même chose qu'à toi : Voyons donc! Je le sais, moi! Je l'ai vécu! Et je le vis tout le temps! Dieu n'est qu'amour. Il est complètement démuni devant nous. Il attend toujours après nous qu'on l'aime! Il attend toujours! Il a besoin que tu lui dises que tu l'aimes.
Et pour le rencontrer, il faut que tu lui demandes! Et n'oublie pas que c'est lui le « boss »! C'est lui qui va décider du meilleur moment.
Lors de ta conversion, tu as assurément reçu une grâce spéciale pour avoir une telle certitude…
J'ai probablement reçu le charisme de la piété. Pour moi, la prière ce n'est vraiment pas une corvée. Sois attentif à la voix qu'il y a en toi. Il t'a aussi donné un charisme particulier.
(Revue Sainte Anne, Octobre 2002, page 393)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Aide à l'Afghanistan
À la mi-juin, le ministère d'État aux Relations internationale, dirigé par Louise Beaudoin, a donné 50 000$ à Développement et Paix, composante de la Conférence des évêques catholiques du Canada pour la paix et le développement international. Avec cette contribution gouvernementale, c'est 150 000$ que l'organisme a donné pour la réalisation de ce projet qui accueillera100 enfants.
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 354)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le Canada pourrait devenir un leader dans la recherche sur les cellules souches
OTTAWA - Le 13 juin, devant les membres du Comité permanent de la Santé de la Chambre des communes à Ottawa, qui ont étudié le projet de loi C-56 sur la procréation humaine, les évêques catholiques du Canada ont recommandé que soient interdits la recherche et tous les traitements non destinés au bien-être des embryons humains.
« Il existe un chemin d'avenir qui permettra à la fois la protection de la vie humaine et le traitement ou la guérison des maladies dégénératives grâce à la recherche sur les cellules souches adultes qui, comme le sait le comité, fait montre de progrès remarquables. Alors que certains peuvent arguer que cette approche nous placera derrière nos partenaires commerciaux, nous soutenons que cela nous mettra plutôt en tête. Le Canada pourrait devenir un leader dans la recherche sur les cellules souches adultes tout en favorisant le progrès scientifique et en respectant la dignité et la vie humaine », écrivent les évêques dans leur mémoire qui a été présenté par Mgr Terrence Prendergast, archevêque de Halifax, et par l'éthicien Noël Simard, professeur à l'Université Saint-Paul d'Ottawa.
L'épiscopat catholique canadien a étudié le projet de loi C-56 à la lumière des principes de l'enseignement de l'Église qui stipulent qu'il faut respecter la vie humaine depuis son commencement, respecter la dignité et l'intégrité humaine et la beauté et l'intégrité de la création, se soucier du plus vulnérable et faire la promotion du bien commun.
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 354)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Écotourisme et dignité humaine
MONTRÉAL - Devant le Canadian Tourism Commission et Tourisme Québec au sujet de « l'écotourisme et de l'éthique du tourisme », Mgr Pierro Monni, observateur permanent du Vatican à l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), a pris la défense « de la dignité humaine des populations locales » en éthique du tourisme et de l'écotourisme.
Il a dit qu'il est indispensable, pour un développement de l'écotourisme, de rester centré sur l'humain.
Mgr Monni en a profité pour s'en prendre aux « propositions touristiques de paradis artificiels, où sont exploitées à des fins purement commerciales les populations locales, au bénéfice d'un tourisme qui, en certains cas, ne respecte même pas les droits humains les plus élémentaires des habitants du lieu ».
« L'écotourisme offre en effet l'occasion de ne pas privilégier uniquement les initiatives commerciales, mais le soutien de tous les protagonistes concernés », a-t-il expliqué.
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 353)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Créativité et audace
Par Benoît Voyer, journaliste
OTTAWA - Pour surmonter la crise qu'elle traverse, l'Église canadienne doit plonger dans l'inconnu et prendre des risques. Elle doit se tourner vers « l'inventivité chrétienne ». C'est le constat qu'ont fait les participants au Forum annuel de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) avec les associations catholiques nationales qui a eu lieu à Ottawa les 31 mai et 1er juin.
« L'avenir de notre Église repose sur notre capacité d'avancer au large », a lancé Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke, aux personnes réunies.
« La créativité, c'est faire quelque chose de nouveau à partir de deux choses qui n'avaient en apparence aucun lien en commun. Jésus a été un grand créateur. À plusieurs reprises, il a associé deux concepts disparates pour en faire une nouveauté extraordinaire. Prenez l'exemple du lien qu'il a fait entre aimer Dieu et aimer son prochain », a dit de son côté le père Richard Côté, directeur du Bureau de théologie de la CECC. « L'Esprit créateur, c'est en quelque sorte l'imagination divine », a-t-il ajouté.
De son côté, Richard Haughian, de l'Association catholique canadienne de la santé, a affirmé que « Si nous y croyons vraiment, notre créativité nous aidera à surmonter nos difficultés ».
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 353)
VISION CATHOLIQUE: Le frère trinitaire André-Marie Lahaie
André-Marie Lahaie
Avec le meilleur de mes souvenirs du frère trinitaire, André-Marie Lahaie que j'ai connu a Granby a partir de mai 1981. Dans les années 1960, André-Marie a travaillé Maintirano, a Madagascar. Les Trinitaires du Canada y ont fondé un collège. On parlait de lui dans l'édition de septembre 1965 de la revue Trinité et Vie. (BV)
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Nouvelles de chez nous
Par Benoît Voyer, journaliste
Dans le cadre des activités du 150e anniversaire du diocèse de Trois-Rivières, l’église trifluvienne Saint-Léon-le-Grand, la plus vieille église paroissiale de ce diocèse, présente, jusqu'au 15 octobre, l'exposition « La contribution des premiers évêques du diocèse à la vie de la paroisse ». L'exposition met en vedette les évêques Cooke, Laflèche et Clouthier.
Le 18 août, la paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption de Châteauguay a célébré ses 50 ans, à l'occasion d'une messe solennelle.
Les statistiques officielles de la Chancellerie du diocèse de Saint-Jean-Longueuil révèlent que 715 mariages ont été célébrés dans les paroisses de ce diocèse en 2001. En 2000, il y a en eu 758. Avant de s'unir à la vie à la mort par les liens indissolubles du sacrement du mariage, 644 couples de 2001 sur 715 cohabitaient avant leur pacte d'amour, soit 90%.
Un grand concert bénéfice a eu lieu, le 25 mai, dans le but d'amasser des fonds pour la restauration de l'orgue de l'église Saint-Charles à Montréal. L'orgue Casavant opus 646 construit en 1916, un joyau de l'arrondissement de Pointe Saint-Charles, est en très mauvais état.
À la mi-mai, la présidente du Conseil du Trésor et députée de Wesmount-Ville-Marie à la Chambre des communes, Lucienne Robillard, a annoncé un investissement de 600 000$ à la mission Bon Accueil pour la rénovation du Pavillon Macaulay et pour l'achat d'ameublement et d'équipement. Ce montant provient de l'Initiative de partenariats en action communautaire (IPAC), qui s'inscrit dans l'Initiative nationale pour les sans-abris.
Le diocèse de Saint-Jean-Longueuil a atteint sa plus faible croissance depuis 50 ans. En 2001, la population diocésaine a atteint 654 056 habitants, soit une hausse de 13 032 personnes depuis 1996. Dans ce diocèse, les catholiques représenteraient 568 000 âmes.
Le 18 mai, à la cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, Mgr Marcel Gervais, archevêque d'Ottawa, a présidé l'ordination sacerdotale de six nouveaux prêtres. Il s'agit de Michael Browning, Mark Goring, Randal Hendriks, Giles Joly, Timothy McCauley et Fernando Suarez. Cette ordination se déroula en anglais.
Un temple indou, fraîchement débarqué de bateau et pièces détachées, servira de grand musée dans la municipalité de Larouche au Saguenay. Lorsqu'il sera reconstruit, celui-ci hébergera une collection d'œuvres d'arts, propriété de Claude Slmard. Le fonds comprend, notamment, des oeuvres de Borduas, de Riopelle et de Lemieux. Le temple provient de la région de Cochin, dans le sud de l'Inde. Le projet Simard devrait bientôt attirer deux autres temples indous, une mosquée et une maison de brahmane qui date du XVIIle siècle.
Mgr Jude Saint-Antoine a présidé, le 19 mai, la messe de clôture du rassemblement de la Pentecôte du renouveau charismatique catholique au Sanctuaire de la Réparation au Sacré-cœur, à Montréal. La journée charismatique mettait en vedette des conférences de Henri Lemay, un pilier du renouveau charismatique au Canada.
La congrégation des Sœurs missionnaires de l'Immaculée-conception a souligné son centième anniversaire de fondation.
Le 1er juin, dans le cadre du 250e anniversaire de la paroisse Saint-Joseph-de-Soulanges, à Les Cèdres, dans le diocèse de Valleyfield, Mgr Luc Cyr a présidé une messe en latin à l'occasion de la Fête-Dieu. Après celle-ci, une grande procession, avec les mouvements paroissiaux d'hier et d'aujourd'hui, a conduit les fidèles au premier reposoir de la paroisse aménagé à l'hôtel-de-ville (ancienne académie Rémillard dirigée par les Frères du Sacré-cœur) puis au second situé à l'école Marguerite-Bourgeoys et de Mère-Marie-Anne (ancien couvent des Sœurs de la congrégation Notre-dame). De retour à l'église, il y a eu l'installation de deux nouvelles statues, soit celles de saint Marguerite d'Youville et de la bienheureuse Marie-Anne Blondin.
La ministre Diane Lemieux a annoncé, le 19 mai, une aide de 900 000$, en vertu du programme « Soutien au recyclage des édifices religieux patrimoniaux », pour la réalisation de travaux de restauration à l'église Saint-Esprit de Beauport en vue d'y accueillir l'École de cirque ainsi que les Productions Cirque Eos. Cette contribution s"ajoute à celle de 3,2M$ déjà annoncée l'année dernière. Ce montant, octroyé par l'entremise du programme « Développement de la capitale Nationale », incluait une participation de 1M$ pour l'acquisition et le réaménagement de l'église Saint-Esprit, Érigée en 1930, dans le quartier Limoilou à Québec, l'église Saint-esprit était désaffectée depuis l'été 2001. Des travaux majeurs de restauration et d'aménagement, estimés à 2 636 435$, seront réalisés afin que les lieux soient adaptés à leur nouvelle vocation.
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 349)
FILM: 15 février 1839
15 février 1839
Par Benoit Voyer
14 février 2026
Avec « 15 février 1839 », Pierre Falardeau a mis sur grand écran la plus merveilleuse histoire mythologique que le Québec a connue. C'est un véritable monument pour contrer l'oubli. Quel message ! Marie Thomas Chevalier de Lorimier, notaire de formation, enseigne à ses héritiers qu'il faut se battre jusqu'au bout de ses convictions. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », disait un autre messie. Il faut bien l'admettre, De Lorimier s'est offert en victime pour la rédemption du peuple québécois. Son messianisme, étouffé par l'envahisseur anglais, revient hanter les esprits contemporains. Dans la lignée des gens de son époque, la mémoire collective se réveille grâce à « saint Falardeau », le patriote ressuscité.
Depuis 1760, la terre des francophones américains est occupée par les Britanniques. Après 40 ans d'une démocratie artificielle, les Anglais mettent fin au système parlementaire et poussent le peuple d'origine française, qui désire sa terre de Canaan, à la révolte. L'armée patriotique soulève une guerre contre l'armée la plus puissante du monde. Chargés, de manière préhistorique, de haches, de fourches et de quelques fusils, plus de 300 patriotes désireux de libérer leur région de la tutelle du roi d'Angleterre meurent à bout de sang. Les 8000 soldats des troupes de Sir John Corbone pillent les maisons, brûlent les fermes et rasent les villages. 108 prisonniers, condamnés à mort, sont amenés à la prison de Pied-du-Courant à Montréal. Le 14 février 1839, à 24 heures d'avis. Marie Thomas Chevalier de Lorimier, leur chef et libérateur en qui ils ont une confiance aveugle, est condamné à la pendaison avec trois autres compatriotes. « 15 février 1839 », un chemin de croix moderne qui laisse émerger un caractère profondément sacré, a été écrit à partir des relations entre De Lorimier et sa femme.
« C'te défaite-là, j'pense que c'est plus grave que celle de 1760… Mais le plus dangereux… J'pense, c'est pas l'occupation militaire… C'est c'qui vient avec… C'est l'occupation de nos cerveaux. [...] J'ai peur qu'à l'avenir on s'habitue au malheur… [...] Nos barreaux, on va finir par les transporter dans nos propres têtes », dit un patriote incarcéré à un autre.
« 15 février 1839 » est un film quasi-parfait. Les critiques n'ont qu'à faire l'effort de se transporter 162 ans en arrière et se laisser bercer par le climat de cette époque. Il ne faut surtout pas tenter de faire des comparaisons avec aujourd'hui.
Cette haine intense envers les Anglais n'est plus de notre temps. Aujourd'hui, les Britanniques ne sont plus l'incarnation diabolique du mal extrême. La seule chose qui reste est cet intense rêve d'une nation, mais cela est une autre histoire, celle de Paul Saint-Pierre-Plamondon et de sa formation politique.
Par moments ce film sent l'héroïsme romanesque et le fait historique déformé, mais pour créer l'effet qu'il provoque sur le plan de la sensibilité et de la réflexion, l'aventure en vaut bien un bout de chiffon rouge entre les doigts de De Lorimier au moment de sa pendaison.
D'ailleurs, Paul Saint-Pierre-Plamondon sera assurément d'accord sur le fait que ce bout de tissu, qui a fait souffrir bien des Canadiens francophones, mis entre les doigts de Chevalier de Lorimier, livré en innocente victime au bûcher britannique, fait éclater un grand gage d'amour et de tendresse envers sa femme et un intense don de soi pour l'honneur de la nation.
L'amour d'une femme
Quel supplice pour son épouse ! Ce n'est pas pour rien qu'elle goûte l'hystérie. Son Chevalier est toute sa vie ! Ce genre de rupture, une sorte de divorce passionnel, est le plus cruel qui puisse exister. Il faut comprendre la situation.
Quant à leurs ultimes échanges amoureux, ils donnent des images puissantes, touchantes, frémissantes pour les spectateurs, témoins impuissants de ce passage triste, mais élogieux, de l'historiographie nationale. Ils ne peuvent que laisser échapper des larmes douces sur leurs joues. Ces scènes d'amour, de tendresse et de passion sont les plus poignantes de la tradition cinématographique québécoise.
Le rôle joué par Sylvie Drapeau est bref, mais intense. Son texte est une véritable poésie : « Moi, j'veux pas te perdre… C'est toi que j'aime… pas ta révolution… Moi, mon pays… c'est toi. [...] J'les laisserai pas te faire du mal… J'les laisserai pas me faire du mal à moi… Ils veulent nous détruire… J'vais me battre… comme une chienne. Avec mes pieds… avec mes ongles… avec mes dents… Je t'aime… Est-ce que tu comprends ça ? J'taime ... J'taime ... J't'aime. Comment j'vais faire pour vivre si tu meurs… Moi je suis toi… Toi, tu es moi… Tu fais partie de moi… Y peuvent pas t'arracher de moi. [...] Qu'est-ce que je vais faire sans toi ? J'pourrai plus jamais te toucher, te sentir… te tenir dans mes bras… Plus jamais… », dit-elle avec une intensité qui reste gravée dans l'être des heures et des heures après la projection de l'œuvre.
Des images puissantes
Dans ce film, le directeur photo, Alain Dostie, et le réalisateur Falardeau réussissent à donner au public les plus belles images et les plus beaux éclairages de l'histoire du cinéma d'ici. Les puits de lumière, préalablement bien étudiés, permettent au spectateur d'entrer dans l'intensité émotionnelle de ces 24 heures de purgatoire, en donnant l'impression de vivre dans les mêmes pièces que les patriotes.
Parmi les images fortes, il y a bien entendu celles où Chevalier de Lorimier apprend sa condamnation. Le silence du condamné et le jeu intérieur de Luc Picard pénètrent l'âme. La peur, la souffrance et le doute s'expriment avec une grande fougue. Devant l'émotion, les erreurs historiques, comme le fait que les comédiens soient plus âgés qu'ils l'ont fort probablement été dans la réalité, n'ont plus d'importance.
Il est impossible de passer sous silence deux autres tableaux émouvants : Un prêtre catholique (Julien Poulin), un ami du chef des patriotes, est en prière avec les condamnés. Ils sont douze autour de lui. Une scène qui rappelle un certain Jeudi saint dans le film « Jésus de Nazareth ». Il y a aussi le dernier repas festif de Hindelang où des gens s'amusent, malgré l'épreuve, sous le regard d'un officier étonné de la situation. Il semble s'exclamer comme les compatriotes d'Astérix : « Ils sont fous ces Romains ! »
On voit aussi une religieuse en visite au cachot. Sans la nommer, l’histoire se souvient que la bienheureuse sœur Émilie Gamelin était la seule autorisée par les Britanniques pour se rendre auprès d’eux.
Erreurs historiques
« 15 février 1839 » est un récit inspiré de faits historiques, mais n'est pas l'histoire tout à fait telle que vécue. Les erreurs sont pardonnables, mais nombreuses :
En 1839, les Britanniques ne sont pas installés en Afrique. Il faut attendre la guerre des Sipahis (1857) pour qu'ils y débarquent.
Le portrait de Hindelang est intéressant, mais peu crédible. En relisant les faits historiques, il n'est pas assuré qu'il a été si courageux que cela. Dans la réalité, il a même essayé de se dissocier de ses amis afin de se sauver de la mort.
Jean Joseph Girouard, que nous voyons à l'occasion faire des croquis en prison, a été emprisonné officiellement du 26 décembre 1837 au 16 juillet 1838. Il ne devrait donc pas apparaître dans ce film.
La hiérarchie sociale n'est pas respectée. Puisque De Lorimier était notaire, de simples paysans n'oseraient jamais le « tutoyer ». Il y avait des protocoles d'usage qui étaient en vigueur entre bourgeois, notables et paysans.
Cependant, donnons raison à Falardeau puisque les historiens ne sont pas tous en accord sur ce point.
Ce ne sont que quelques détails qui démontrent qu'il faut regarder ce film avec un œil et une intelligence critique.
Un film politiquement engagé
« 15 février 1839 », c'est Pierre Falardeau à son meilleur. Qu'est-ce qu'il pourra offrir de mieux maintenant ? Ce long métrage est une construction d'une implacable rigueur. Il est aussi le manifeste d'un cinéaste politiquement engagé, à l'image de son idéologie.
« Nous autres, on veut pas savoir d'ousse tu d'viens ou de quelle couleur que t'es. Que tu soyes blanc, jaune, noir… vert si tu veux… on s'en sacre… Nous autres c'qu'on veut savoir, c'est si t'es d'notre bord ou du bord des Anglais », fait dire Falardeau à Charles Hindelang par l'intermédiaire d'un des patriotes.
Plus loin, sur les lèvres de Hindelang, il poursuit : « Je les hais, là, tu peux pas savoir… C'est comme du feu… icitte… Touche. touche… mais fais attention, tu vas te brûler… » Et le message politique lancé aux Québécois d'aujourd'hui arrive : « C'est ça votre problème à vous autres… Vous êtes pas capables de haïr… »
Voilà que l'Évangile selon saint Falardeau est né. Tout est presque parfait, sauf la pleine véracité historique, mais cela n'est pas important lorsqu'un peuple se raconte une légende mythologique et christique qui donne un sens à la finitude de ses luttes libératrices.
Le film est disponible gratuitement sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=cX5Rs71KX64&t=147s
Évangile de Lorimier selon saint Falardeau
Par Benoit Voyer
14 février 2026
Avec « 15 février 1839 », Pierre Falardeau a mis sur grand écran la plus merveilleuse histoire mythologique que le Québec a connue. C'est un véritable monument pour contrer l'oubli. Quel message ! Marie Thomas Chevalier de Lorimier, notaire de formation, enseigne à ses héritiers qu'il faut se battre jusqu'au bout de ses convictions. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », disait un autre messie. Il faut bien l'admettre, De Lorimier s'est offert en victime pour la rédemption du peuple québécois. Son messianisme, étouffé par l'envahisseur anglais, revient hanter les esprits contemporains. Dans la lignée des gens de son époque, la mémoire collective se réveille grâce à « saint Falardeau », le patriote ressuscité.
Depuis 1760, la terre des francophones américains est occupée par les Britanniques. Après 40 ans d'une démocratie artificielle, les Anglais mettent fin au système parlementaire et poussent le peuple d'origine française, qui désire sa terre de Canaan, à la révolte. L'armée patriotique soulève une guerre contre l'armée la plus puissante du monde. Chargés, de manière préhistorique, de haches, de fourches et de quelques fusils, plus de 300 patriotes désireux de libérer leur région de la tutelle du roi d'Angleterre meurent à bout de sang. Les 8000 soldats des troupes de Sir John Corbone pillent les maisons, brûlent les fermes et rasent les villages. 108 prisonniers, condamnés à mort, sont amenés à la prison de Pied-du-Courant à Montréal. Le 14 février 1839, à 24 heures d'avis. Marie Thomas Chevalier de Lorimier, leur chef et libérateur en qui ils ont une confiance aveugle, est condamné à la pendaison avec trois autres compatriotes. « 15 février 1839 », un chemin de croix moderne qui laisse émerger un caractère profondément sacré, a été écrit à partir des relations entre De Lorimier et sa femme.
« C'te défaite-là, j'pense que c'est plus grave que celle de 1760… Mais le plus dangereux… J'pense, c'est pas l'occupation militaire… C'est c'qui vient avec… C'est l'occupation de nos cerveaux. [...] J'ai peur qu'à l'avenir on s'habitue au malheur… [...] Nos barreaux, on va finir par les transporter dans nos propres têtes », dit un patriote incarcéré à un autre.
« 15 février 1839 » est un film quasi-parfait. Les critiques n'ont qu'à faire l'effort de se transporter 162 ans en arrière et se laisser bercer par le climat de cette époque. Il ne faut surtout pas tenter de faire des comparaisons avec aujourd'hui.
Cette haine intense envers les Anglais n'est plus de notre temps. Aujourd'hui, les Britanniques ne sont plus l'incarnation diabolique du mal extrême. La seule chose qui reste est cet intense rêve d'une nation, mais cela est une autre histoire, celle de Paul Saint-Pierre-Plamondon et de sa formation politique.
Par moments ce film sent l'héroïsme romanesque et le fait historique déformé, mais pour créer l'effet qu'il provoque sur le plan de la sensibilité et de la réflexion, l'aventure en vaut bien un bout de chiffon rouge entre les doigts de De Lorimier au moment de sa pendaison.
D'ailleurs, Paul Saint-Pierre-Plamondon sera assurément d'accord sur le fait que ce bout de tissu, qui a fait souffrir bien des Canadiens francophones, mis entre les doigts de Chevalier de Lorimier, livré en innocente victime au bûcher britannique, fait éclater un grand gage d'amour et de tendresse envers sa femme et un intense don de soi pour l'honneur de la nation.
L'amour d'une femme
Quel supplice pour son épouse ! Ce n'est pas pour rien qu'elle goûte l'hystérie. Son Chevalier est toute sa vie ! Ce genre de rupture, une sorte de divorce passionnel, est le plus cruel qui puisse exister. Il faut comprendre la situation.
Quant à leurs ultimes échanges amoureux, ils donnent des images puissantes, touchantes, frémissantes pour les spectateurs, témoins impuissants de ce passage triste, mais élogieux, de l'historiographie nationale. Ils ne peuvent que laisser échapper des larmes douces sur leurs joues. Ces scènes d'amour, de tendresse et de passion sont les plus poignantes de la tradition cinématographique québécoise.
Le rôle joué par Sylvie Drapeau est bref, mais intense. Son texte est une véritable poésie : « Moi, j'veux pas te perdre… C'est toi que j'aime… pas ta révolution… Moi, mon pays… c'est toi. [...] J'les laisserai pas te faire du mal… J'les laisserai pas me faire du mal à moi… Ils veulent nous détruire… J'vais me battre… comme une chienne. Avec mes pieds… avec mes ongles… avec mes dents… Je t'aime… Est-ce que tu comprends ça ? J'taime ... J'taime ... J't'aime. Comment j'vais faire pour vivre si tu meurs… Moi je suis toi… Toi, tu es moi… Tu fais partie de moi… Y peuvent pas t'arracher de moi. [...] Qu'est-ce que je vais faire sans toi ? J'pourrai plus jamais te toucher, te sentir… te tenir dans mes bras… Plus jamais… », dit-elle avec une intensité qui reste gravée dans l'être des heures et des heures après la projection de l'œuvre.
Des images puissantes
Dans ce film, le directeur photo, Alain Dostie, et le réalisateur Falardeau réussissent à donner au public les plus belles images et les plus beaux éclairages de l'histoire du cinéma d'ici. Les puits de lumière, préalablement bien étudiés, permettent au spectateur d'entrer dans l'intensité émotionnelle de ces 24 heures de purgatoire, en donnant l'impression de vivre dans les mêmes pièces que les patriotes.
Parmi les images fortes, il y a bien entendu celles où Chevalier de Lorimier apprend sa condamnation. Le silence du condamné et le jeu intérieur de Luc Picard pénètrent l'âme. La peur, la souffrance et le doute s'expriment avec une grande fougue. Devant l'émotion, les erreurs historiques, comme le fait que les comédiens soient plus âgés qu'ils l'ont fort probablement été dans la réalité, n'ont plus d'importance.
Il est impossible de passer sous silence deux autres tableaux émouvants : Un prêtre catholique (Julien Poulin), un ami du chef des patriotes, est en prière avec les condamnés. Ils sont douze autour de lui. Une scène qui rappelle un certain Jeudi saint dans le film « Jésus de Nazareth ». Il y a aussi le dernier repas festif de Hindelang où des gens s'amusent, malgré l'épreuve, sous le regard d'un officier étonné de la situation. Il semble s'exclamer comme les compatriotes d'Astérix : « Ils sont fous ces Romains ! »
On voit aussi une religieuse en visite au cachot. Sans la nommer, l’histoire se souvient que la bienheureuse sœur Émilie Gamelin était la seule autorisée par les Britanniques pour se rendre auprès d’eux.
Erreurs historiques
« 15 février 1839 » est un récit inspiré de faits historiques, mais n'est pas l'histoire tout à fait telle que vécue. Les erreurs sont pardonnables, mais nombreuses :
En 1839, les Britanniques ne sont pas installés en Afrique. Il faut attendre la guerre des Sipahis (1857) pour qu'ils y débarquent.
Le portrait de Hindelang est intéressant, mais peu crédible. En relisant les faits historiques, il n'est pas assuré qu'il a été si courageux que cela. Dans la réalité, il a même essayé de se dissocier de ses amis afin de se sauver de la mort.
Jean Joseph Girouard, que nous voyons à l'occasion faire des croquis en prison, a été emprisonné officiellement du 26 décembre 1837 au 16 juillet 1838. Il ne devrait donc pas apparaître dans ce film.
La hiérarchie sociale n'est pas respectée. Puisque De Lorimier était notaire, de simples paysans n'oseraient jamais le « tutoyer ». Il y avait des protocoles d'usage qui étaient en vigueur entre bourgeois, notables et paysans.
Cependant, donnons raison à Falardeau puisque les historiens ne sont pas tous en accord sur ce point.
Ce ne sont que quelques détails qui démontrent qu'il faut regarder ce film avec un œil et une intelligence critique.
Un film politiquement engagé
« 15 février 1839 », c'est Pierre Falardeau à son meilleur. Qu'est-ce qu'il pourra offrir de mieux maintenant ? Ce long métrage est une construction d'une implacable rigueur. Il est aussi le manifeste d'un cinéaste politiquement engagé, à l'image de son idéologie.
« Nous autres, on veut pas savoir d'ousse tu d'viens ou de quelle couleur que t'es. Que tu soyes blanc, jaune, noir… vert si tu veux… on s'en sacre… Nous autres c'qu'on veut savoir, c'est si t'es d'notre bord ou du bord des Anglais », fait dire Falardeau à Charles Hindelang par l'intermédiaire d'un des patriotes.
Plus loin, sur les lèvres de Hindelang, il poursuit : « Je les hais, là, tu peux pas savoir… C'est comme du feu… icitte… Touche. touche… mais fais attention, tu vas te brûler… » Et le message politique lancé aux Québécois d'aujourd'hui arrive : « C'est ça votre problème à vous autres… Vous êtes pas capables de haïr… »
Voilà que l'Évangile selon saint Falardeau est né. Tout est presque parfait, sauf la pleine véracité historique, mais cela n'est pas important lorsqu'un peuple se raconte une légende mythologique et christique qui donne un sens à la finitude de ses luttes libératrices.
Le film est disponible gratuitement sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=cX5Rs71KX64&t=147s
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Du théâtre à la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours
Par Benoît Voyer, journaliste
MONTRÉAL - La Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, située sur la rue Saint-Paul est, dans le Vieux-Montréal, présente, jusqu'au 8 septembre, la création théâtrale « La chapelle de Marguerite ».
Des comédiens professionnels font revivre l'histoire de ce lieu de pèlerinage depuis sa fondation par sainte Marguerite Bourgeoys, au XVIIe siècle, jusqu'à sa restauration, à la fin du XXe siècle. Par plusieurs tableaux, les comédiens entraînent les spectateurs à travers les salles du musée.
Durant la pièce, les spectateurs rencontreront Paul de Chomedey de Maisonneuve, Jacques Viger et sa femme Marie-Marguerite La Corne, la bienheureuse Émilie Gamelin et bien entendu sainte Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la première école de Montréal.
La production théâtrale, d'une durée de 50 minutes, est présentée du jeudi au dimanche à 15h30.
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 349)
VISION CATHOLIQUE: Quelques propos sur l’amour
Propos choisis par Benoit Voyer
13 février 2026
De Christian Lépine
1- « Aimer, c’est se donner et toujours aussi se montrer. Se montrer, c’est se dévoiler tel que l’on est avec ses dons et ses limites, ses richesses et ses faiblesses. Se montrer c’est, délicatement, dire ce qui nous blesse. Se montrer, c’est, affectueusement, dire ce qui nous comble. Se montrer, c’est dire à l’autre combien son amour nous fait vivre, combien le mystère de sa personne nous éblouit sans cesse. »[1]
2- « On sait que le cœur humain est le symbole par excellence de l’amour et qu’il nous renvoi aux sentiments les plus profonds qui nous habitent. Le cœur exprime le centre de la personne, le lieu du « je » libre d’où surgissent les décisions par lesquelles on s’engage dans la vie, dans les relations humaines, dans la vie de couple et de famille, dans le service des autres. Le cœur signifie l’amour, car il est le lieu ou retentissent les affections humaines. C’est pourquoi le langage du cœur est compris universellement quelle que soit la culture. Le cœur dit la personne et la profondeur. »[2]
3- « On entend de toute part : aimer, c’est trouver la personne qui satisfait les besoins du moment. Il ne s’agit pas de satisfaire ses besoins, mais de mettre en premier le bonheur de l’autre. Une relation de consommation est un acte de violence, non un acte d’amour. Réduire l’autre a un objet par lequel je me satisfais, c’est l’amour de soi égocentrique qui dépossède l’autre de sa dignité de personne digne d’être aimée pour elle-même »[3].
4- « Le cœur aspire à la communion et lorsque celle-ci n’est pas atteinte malgré un engagement résolu et tous les efforts, il y a comme un vide qu’on n’arrive pas à combler, une insatisfaction profonde qui laisse malheureux. Il peut en résulter un état de tristesse qui nous habite auquel on pense peut-être pouvoir s’habituer, mais qui occasionnellement ou fréquemment, se manifeste douloureusement comme une blessure cicatrisée qui ne guérit jamais. Le cœur seul est ainsi à la recherche de la communion des cœurs, et il découvre parfois durement que l’être humain est fait pour aimer et pour être aimé, que « moi » j’ai une vocation a l’amour et à la communion. Sans cela, on pourrait vivre seul sans en souffrir. Je peux vouloir aimer de tout mon cœur, mais je ne peux décider pour les autres qu’ils répondent à mon amour. On peut alors chercher à échapper à la solitude du cœur par des rêveries affectives ou par les aventures sans lendemain qui laissent plus seul encore. »[4]
5- « Lorsque l’être humain aspire à la communion des personnes, c’est la communion de toute la personne, âme et corps, qu’il vise : connaissant et s’exprimant par et avec le corps, il ressent, parfois vivement, le besoin de contacts physiques pour réaliser la communion à laquelle il aspire, car le corps est fait pour exprimer l’accueil et le don, ainsi que pour vivre la communion. Autrement, il n’y aurait pas de solitude du corps. On peut chercher à échapper à ce type de solitude par la manipulation de notre corps comme de celui des autres, mais sans n’atteindre jamais, au-delà du plaisir passager, une paix véritable. »[5]
Du Frère Marie-Victorin
1- « Vous savez que l’amour atteint son sommet par une compénétration totale des êtres qui s’exprime par la pénétration des corps qui n’en font plus qu’un pour, à ce moment, allumer à nouveau le flambeau de la vie pour une nouvelle génération. Mais il y a entre certains humains des unions qui consistent uniquement en une compénétration totale des âmes, en sorte qu’ils n’ont plus qu’une même pensée, qu’ils ont une attitude commune vis-à-vis des grands problèmes de la vie charnelle et de la vie spirituelles, qu’ils n’ont pas de secret l’un pour l’autre »[6].
Du Padre Pio
1- « Savoir aimer, c’est savoir souffrir un peu ».[7]
2- « Ce qu’il y a en nous de rebelle, seul l’amour peut le dompter, car le langage de l’amour, c’est la persuasion de la confiance. Autant l’amour est beau et vrai s’il est vécu comme un don à l’autre, autant il est faux s’il est une prétention ou une recherche de soi. »[8]
De Christian Beaulieu
1- « Dans l’amour on ne regarde pas de haut en bas. On ne se pense pas en amour. Autrement, ce ne serait pas de l’amour. Se pencher sur un enfant, ce n’est pas aimer un enfant. Se pencher sur le peuple, ce n’est pas aimer le peuple. Il n’y a pas de nous en haut, eux en bas. En amour pas de condescendance ou de protection qui fait sentir, même au plus chaud de l’intimité, que l’aimé n’est pas l’égal de l’aimant » [9]
____________________
[1] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.47
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.54
[3] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.73
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.92
[5] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.96
[6] Lettres du frère Marie-Victorin, 29 avril 1939, lettre à Marcelle Gauvreau, page 141
[7] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 103
[8] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 97
[9] Christian Beaulieu. De vent plein les voile, Éditions Le Renouveau, 1984, p. 54
[1] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.47
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.54
[3] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.73
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.92
[5] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Éditions Médiaspaul, 2012, p.96
[6] Lettres du frère Marie-Victorin, 29 avril 1939, lettre à Marcelle Gauvreau, page 141
[7] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 103
[8] Padre Pio. Une pensée par jour, Textes recueillis par père Gerardo Di Flumeri, Médiaspaul, 1991, p. 97
[9] Christian Beaulieu. De vent plein les voile, Éditions Le Renouveau, 1984, p. 54
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Une première neuvaine-festival pour les anglophones
Au Sanctuaire de Cap-de-la-Madeleine
Par Benoît Voyer, journaliste
TROIS-RIVIÈRES - Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, présentera, du 28 septembre au 7 octobre, sa première neuvaine anglophone.
Initiative du dynamique père Yoland Ouellet, fort connu au Canada anglophone et dans le Nord des États-Unis pour ses causeries mariales, l'événement revêt un mélange de modernisme et de traditionalisme. Puisqu'il s'agit d'un grand rendez-vous consacré à Marie, la mère du Christ, divers aspects de la mariologie contemporaine y trouveront un écho.
Sur le thème anglais « Festival of faith, hope and love », Catherine Joan et Yoland Ouellet présenteront un modèle marial présent à toutes les conditions sociales : aux divorcés réengagés, aux couples mariés, aux victimes de violence et d'abus, à la jeunesse, aux personnes malades, etc.
« Notre idée veut rejoindre l'imaginaire des participants. Ce n'est pas pour rien que nous avons placé ce festival de la foi à l'automne. Chaque activité revêtira une couleur différente, comme nous l'offre cette saison terrestre et comme nous l'offre, aussi, chaque saison de la vie humaine », explique le père Yoland Ouellet à la Revue Sainte Anne.
Chaque journée débutera à 9h30 et se terminera vers 20h30. Elle comprendra un concert marial mettant en vedette la jolie voix de Catherine Joan, un chemin de croix marial, un concert d'orgue, une expérience de guérison intérieure sur le thème « Des mystères pour guérir », une réflexion quotidienne, une messe et une procession aux flambeaux dans les jardins du sanctuaire. C'est au cœur du vieux sanctuaire, construit en 1720, que la majorité des activités seront présentées
Une première neuvaine-festival pour les anglophones
Par Benoît Voyer, journaliste
TROIS-RIVIÈRES - Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, présentera, du 28 septembre au 7 octobre, sa première neuvaine anglophone.
Initiative du dynamique père Yoland Ouellet, fort connu au Canada anglophone et dans le Nord des États-Unis pour ses causeries mariales, l'événement revêt un mélange de modernisme et de traditionalisme. Puisqu'il s'agit d'un grand rendez-vous consacré à Marie, la mère du Christ, divers aspects de la mariologie contemporaine y trouveront un écho.
Sur le thème anglais « Festival of faith, hope and love », Catherine Joan et Yoland Ouellet présenteront un modèle marial présent à toutes les conditions sociales : aux divorcés réengagés, aux couples mariés, aux victimes de violence et d'abus, à la jeunesse, aux personnes malades, etc.
« Notre idée veut rejoindre l'imaginaire des participants. Ce n'est pas pour rien que nous avons placé ce festival de la foi à l'automne. Chaque activité revêtira une couleur différente, comme nous l'offre cette saison terrestre et comme nous l'offre, aussi, chaque saison de la vie humaine », explique le père Yoland Ouellet à la Revue Sainte Anne.
Chaque journée débutera à 9h30 et se terminera vers 20h30. Elle comprendra un concert marial mettant en vedette la jolie voix de Catherine Joan, un chemin de croix marial, un concert d'orgue, une expérience de guérison intérieure sur le thème « Des mystères pour guérir », une réflexion quotidienne, une messe et une procession aux flambeaux dans les jardins du sanctuaire. C'est au cœur du vieux sanctuaire, construit en 1720, que la majorité des activités seront présentées
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 348)
MON HISTOIRE: Le mariage en premières noces de Michel Jean
Michel Jean (1837-1919)![]() |
Le 13 février 1860, à Mont Carmel, Kamouraska, au Bas Saint-Laurent, Michel Jean, épouse en premières noces Louise Anctil. Il s'agit de mon arrière-arrière-grand-père (BV). |
VISION CATHOLIQUE: Les chrétiens doivent parler de l'essentiel sans se taire
Par Benoit Voyer
12 février 2026
On dirait qu'il y a un schisme entre le christianisme et la culture moderne. Pour être bien comprise, les croyants et leurs communautés de foi doivent se centrer sur le cœur du message chrétien et le reste viendra. Il faut parler de l'essentiel sans se taire.
Le chapitre 17 du livres des Actes des apôtres montre l’attitude que le christianisme doit adopter.
Un jour, le théologien Bertrand Ouellet me disait [1] : « Saint Paul a appris cette leçon-là très vite quand il est arrivé à Athènes. Le chapitre dix-sept des Actes des apôtres raconte tout ça. Paul dit : « Je vais essayer de parler dans leur langage, de prendre leurs recherches, leurs catégories religieuses. » Il laisse donc tomber toutes ses habitudes normales. Il tourne autour du pot. Lorsqu’il pense que son auditoire est avec lui, parce qu’il parle son langage, il leur parle de Jésus ressuscité. Ils se mettent tous à rire et s’en vont. Échec monumental ! Quelques mois après, il s’en va à Corinthe pour fonder une Église. Quelques années plus tard, dans une lettre, il écrit : « Maintenant, je commence toujours par parler de Jésus-Christ crucifié et jamais je ne dirai rien d'autre ! » Il dit que plus jamais il ne se fera reprendre à ce jeu qu’il a joué à Athènes. Paul dit ce qu’il a à dire et ensuite il va dans les détails pour en tirer la leçon pour la vie. »
Plus près de notre époque, Paul VI écrivait dans son encyclique « L'Évangélisation dans le monde moderne », un texte qui demeure d’une grande actualité : « Le monde qui, paradoxalement, malgré d'innombrables signes du refus de Dieu, le cherche cependant par des chemins inattendus et en ressent douloureusement le besoin. Le monde réclame des Évangélisateurs qui lui parlent de Dieu, qu’ils connaissent et fréquentent, comme s’ils voyaient l’invisible. Le monde attend de nous la simplicité de vie, l'esprit de prière, la charité envers tous, spécialement envers les petits et les pauvres, l'obéissance et l'humilité, le détachement de nous-mêmes et sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le cœur de l'homme de ce temps. »
Pour Bertrand Ouellet : « Paul VI était un prophète. Ce qu'il décrit dans cette encyclique est bien plus pour notre temps que pour le sien. »
Alors, comment fait-on pour se démarquer ainsi et vivre dans cette dynamique? « En brillant dans la société. Paul VI donne les lignes. Il parle de simplicité de vie, d'esprit de prière et de charité envers tous. Il faut que le catholique questionne et soit visible et, aussi, que sa foi soit explicite. Si on lui pose la question : « Pourquoi fais-tu ceci ou cela ? » Il ne faut qu’il dise : ah ! C’est parce que j’ai des valeurs profondes. Il faut que la proclamation évangélique de Dieu soit toujours au premier plan », insiste Bertrand Ouellet.
____________________
[1] Cf. Benoit Voyer. « Bertrand Ouellet, directeur général de Communication et société », Revue Sainte Anne, février 2003, pages 57 et 77.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: 150e anniversaire du diocèse de Saint-Hyacinthe
SAINT-HYACINTHE - « C'est dans les contradictions et les épreuves qu'est né notre diocèse et qu'il s'est développé », a lancé Mgr François Lapierre, évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe, le 8 juin, lors de l'ouverture des fêtes du 150e anniversaire de son diocèse.
« Heureusement, des hommes et des femmes d'espérance comme le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau et les vénérables Élisabeth Bergeron et Délia Tétreault, ont su faire face à ces situations et aller de l'avant », a-t-il ajouté pour montrer à quel point il est possible de vivre une vie de foi exemplaire malgré les conflits.
Durant cette célébration bien spéciale, Mgr Lapierre a rendu hommage aux pionniers maskoutains. « La célébration d'aujourd'hui veut montrer la gratitude que nous avons envers ces hommes et ces femmes », a indiqué le spirituel.
De nombreux évêques étaient présents à cette messe d'action de grâces : Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique au Canada, Mgr Jacques Berthelet, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et évêque de Saint-Jean-Longueuil, Mgr Raymond St-Gelais, président de l'Assemblée des évêques du Québec (AÉQ) et évêque de Nicolet, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke et Mgr Louis Langevin, évêque émérite de Saint-Hyacinthe.
L'organisation diocésaine a profité de l'événement pour lancer l'album souvenir des fêtes du 150e anniversaire du diocèse.
(Revue Sainte Anne, Septembre 2002, page 348)
VISION CATHOLIQUE: Jean-Paul Regimbal entre 1953 et 1960
Par Benoit Voyer
11 février 2026
A partir de décembre 1953, c’est-à-dire dès sa première publication, Jean-Paul Regimbal, appelé le frère Jean-Paul de Jésus en communauté, collabore à « Trinitas, la revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité ».[1]
Dans cette édition, il écrit l’article « Une résolution bien gardée »[2], Dans lequel il salue la nouvelle année 1954 et fait une brève introduction à la vie d’Anna-Maria Taïgi [3] (1769-1837), une laïque, membre du tiers-ordre trinitaire.
D’abord, il commence par saluer la nouvelle année 1954: « Une année s’achève, une autre suivra… Le temps infailliblement se perd dans le temps et entraine avec lui tous les hommes vers la maison du Père dont la porte est celle du tombeau. Oh! Ce que peut être une vie? … Un échec formidable ou un admirable triomphe, succès ou désastre souvent renfermé dans la décision énergique d’un moment. A l’aurore de cette année, une résolution est à prendre, un choix à établir. Cette fois, pourquoi ne pas apporter une résolution ferme, constante, durable, héroïque même? N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue? »
Puis, il expose son intention de « stimuler » chez son lecteur l’adhésion a une vie chrétienne pleinement vécue : « Pour vous stimuler, bien cher lecteur, dans la poursuite de votre vrai bonheur, je vous exposerai, à chaque numéro de « Trinitas », non pas tant la vie chrétienne dans ses principes – la longueur des discours finit toujours par ennuyer – mais bien la vie chrétienne dans ses modèles… qui entrainent à l’action. Il y a quelque chose d’étrange dans nos vies! … Voyez : Les églises sont peuplées de statues antiques et vénérables : figurines plus ou moins artistiques de moines, d’évêques, des religieuses, de vierges, de martyrs, de confesseurs. Avec tout cela, il devrait se rencontrer beaucoup de saints chez-nous. Et pourtant qu’en est-il? Sans nier la valeur authentique des exemples qu’ils nous ont laissés, je ne puis manquer de constater le faible dynamisme spirituel qu’ils insufflent actuellement dans les âmes et les cœurs de nos contemporains. On se contente de dire : « Tout cela était bel et bien au moyen-âge… ça se concevait. Mais, aujourd’hui? »
Au service du laïcat trinitaire
En 1954 et 1955, à travers la revue Trinitas, le frère Jean-Paul de Jésus contribue à stimuler la dévotion a la bienheureuse Anna-Maria Taïgi (1769-1837) et à Jean-Baptiste de la Conception, un réformateur de l’Ordre de la très sainte Trinité (1561-1613) [4].
En 1954, il signe quatre articles sur la bienheureuse dans Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité. Sa démarche historique tire souvent sur l’hagiographie.
En février 1954, il est question de sa petite enfance [5]. En mai de cette même année, de ses fréquentations et son mariage avec Domenico Taïgi [6]. En septembre, de la jeune mère [7]. Enfin, en novembre, de sa dévotion mariale [8].
En janvier 1955, il y va avec le texte « La tertiaire »[9] et, en mars, la suite de ce même article [10]. En juillet-aout, il aborde la question de la mystique qu’elle a été [11].
Tous ses articles sur la bienheureuse laïque trinitaire sont finalement entièrement révisés, d’autres textes sont ajoutés, il fait même une adaptation pour le théâtre. L’ensemble est édité en 1955 dans le livre “Celle qui a vécu sa vie” [12]
Dans sa conclusion, le frère Jean-Paul écrit : « Ma richesse n’est pas de ce monde et ma vie s’épanouira dans un monde meilleur. Fils bien-aimé du Père, frère de Jésus-Christ, fidèle ami du Saint-Esprit, ne puis-je pas aspirer de toute mon âme à la sainteté? Le maître m’y appelle: “Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » »[13].
Directeur de Trinitas
Pendant plus de 18 mois, soit de septembre 1956 au début de l’année 1958, la revue Trinitas ne parait qu’une seule fois. Jean-Paul, qui a prend peu à peu le lead de l’affaire, a été bien occupé par la fin de ses études, par son ordination sacerdotale et par ses heures à enseigner au collège des Trinitaires a Saint-Bruno-de-Montarville.
Dans ce numéro, le jeune père Jean-Paul de Jésus signe le premier d’une série d’articles sur le thème “La Trinité dans ma vie”. Il intitule son billet : “Un peu de bonheur dans votre vie”.[14]
Dans son introduction, avant d’y aller d’un premier jet sur la Trinité, comme un grand romantique, il écrit: “Voulez-vous mettre un peu de bonheur dans votre vie ? Mettez-y de l’amour ! Quand on aime beaucoup, la vie devient un charme ! Mais, l’embêtement, c’est de trouver pour notre amour un objet assez beau, assez bon et assez stable pour n’avoir pas à recommencer sans cesse à aimer. Une suggestion, chers amis : Aimez donc l’amour !”[15]
Coup de théâtre! Dans la première édition de 1958 [16], on apprend qu’il devient rédacteur en chef de « Trinitas » revues pour lesquelles il collabore depuis 1953.
En page 3, il signe son premier éditorial. A l’intention des abonnés, il leur adresse d’abord des excuses pour le manque de fidélité. Et puis, il demande de l’aide pour une diffusion plus large de la revue:
“Si la direction met toute sa confiance en la bienveillante providence de la Trinité, elle ne cesse pas, pour autant, de faire appel à ses lecteurs pour assurer la survie de la revue Trinitas ! Pour elle, comme pour nous tous, s’applique l’adage séculaire : aide-toi et le ciel t’aidera !
C’est pourquoi, dès son premier numéro, Trinitas vous invite, chers lecteurs, à contribuer, par votre modeste part, a la survivance définitive de votre revue. Qui d’entre vous ne connait pas un parent, un ami, capable de devenir un lecteur assidu des pages si pleines de haute doctrine et de vivante spiritualité de la revue Trinitas ? Qui d’entre vous encore ne peut se faire un point d’honneur de trouver cinq abonnements dans son proche voisinage ? Qui enfin ne peut trouver un instant de libre pour écrire ses suggestions, ses désirs et ses projets a la direction de la revue afin que chaque numéro apparaisse plus adapté, plus attrayant, plus intéressant.
Oh ! C’est bien évident, les objections s’accumulent nombreuses dans votre esprit : si le passé se porte garant de l’avenir, ce n’est guère prometteur ! On a payé mais on n’a rien reçu ! Etc.
Pour ce qui est du passé, rappelons cette sentence des auteurs spirituels : Confions le passé à la miséricorde de Dieu, l’avenir à la providence et le présent a son amour... Certes, nous regrettons de n’avoir pu répondre avec autant d’assiduité qu’on était en droit d’attendre de nous, aux légitimes revendications de nos lecteurs. Mais une chose demeure : la volonté arrêtée de satisfaire le plus tôt possible à nos engagements vis-à-vis de nos lecteurs.
Quand a ceux qui n’ont pas reçu les six numéros pour lesquels ils avaient versé un abonnement, qu’ils soient sans inquiétude ! La direction leur offre la garantie de leurs six exemplaires ou le plein remboursement de la somme perçus.
Un peu plus loin. Il publie son deuxième article de la série la “Trinité dans ma vie”. Il y traite de la deuxième personne de la Trinité : Jésus, le Fils [17].
Dans la deuxième parution de 1958, il poursuit sa série sur la Trinité en poursuivant sa dissertation sur la deuxième personne: le Fils [18]. Il y traite aussi de la guérison dit-on miraculeuse du petit Daniel, 5 ans, fils de Paul Cloutier, de Granby [19] et rend hommage au père François-Xavier de l’Immaculée-Conception [20]. Ce dernier texte n’est pas signé, mais tous savent qu’il est de lui.
D’ailleurs, puisqu’il écrit et écrira 3 à 4 textes par numéro, afin que son nom ne paraisse pas trop souvent, il signe aussi sous quelques pseudonymes dont « Jean-Baptiste de la Trinité » ou il omet de signer comme c’est le cas pour cet article.
Dans la quatrième édition, en octobre et novembre 1958, dans sa série sur la Trinité, il traite du Saint-Esprit.[21] Il dresse aussi un historique de la dévotion à Notre-Dame du remède au Canada [22].
En décembre 1958, dans son éditorial il souhaite ses meilleurs vœux pour la fête de nativité [23], rend écho au courrier des lecteurs dans lesquels ils témoignent des bienfaits physique et moraux qu’ils attribuent à l’intercession de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi [24] et signe le dernier billet de la série « La Trinité dans ma vie »[25]
En février-mars 1959, la revue Trinitas consacre son numéro aux frères convers de l’Ordre trinitaire à l’occasion du 35e anniversaire de la fondation des Trinitaires au Canada [26]. Après son éditorial [27], Jean-Paul signe des articles sur l’Ordre religieux : « La Trinité dans la vie du frère convers » [28], « Un saint d’actualité » (un long texte sur saint Jean-de-Matha) [29], ”Premières tentatives de fondations” (les prémisses de l’implantation des Trinitaires au Canada) [30] et ”L’histoire d’une province”[31].
Jean-Paul donne un second souffle à Trinitas. Et ça ne fait que commencer!
Dans le premier numéro de 1960, il parler des souhaits de son Ordre religieux et, bien entendu, les sien, pour l’avenir de la revue. Il écrit [32] :
« Comme la plupart d'entre vous, chers lecteurs, la direction de la revue doit prendre, elle aussi, de bonnes résolutions au début de l'an neuf ! Mais prendre une résolution n'est pas toujours une garantie de la tenir jusqu'au bout. C'est pourquoi la Direction vous invite dès aujourd'hui à la clémence si, par moments, elle devait manquer à l'une ou l'autre des résolutions prises devant vous. Quoi qu’il en soit, voici les projets pour l'année 1960.
I) Une parution périodique stable : nous sommes tout aussi désolés que vous du retard de ce numéro. Mais, il faut y voir la main de la Providence pour la réalisation d'un plus grand bien. Les hommes, fussent-ils directeurs de revues religieuses, ne sont pas exempts des vicissitudes de la nature : ils doivent eux aussi payer un tribut à la maladie lorsqu'ils ont dépassé les limites de leurs forces…
2) Une nouvelle présentation : nouvel an, nouvel habit ! Au cours de cette année 1960, la Revue TRINITAS projette de changer son titre latin – peut-être un peu trop savant – pour le titre français "TRINITE ET VIE". Il y aurait à cela un double avantage : d'abord celui d'enlever le préjugé que cette revue ne s’adresse qu'aux membres du clergé et qu'au public des fins lettrés (en raison de son titre LATIN) ; ensuite c'est pour exprimer d’une façon concrète le but de cette revue : celui de guider les fidèles vers une vie chrétienne plus profonde en basant cette vie sur le mystère primordial de notre foi, la très sainte Trinité.
3) Un plus grand nombre d'abonnés : il faut que le bien se répande le plus possible. Les enfants de la Lumière doivent être aussi habiles que les enfants des ténèbres. Il n'y a pas une seule revue qui diminue son tirage d'année en année : c'est pourquoi l'objectif fixé pour l'année en cours est de 5 000 abonnés avec l'espoir d'atteindre 10 000 abonnés pour 1961.
À cet effet, nous ouvrirons cette année encore un grand concours d'abonnement qui se terminera le 20 octobre prochain. Ce concours commencera dès la parution du premier numéro de "TRINITE ET VIE" en mai prochain. C'est vous dire, chers lecteurs, combien nous comptons sur chacun d'entre vous pour répandre la bonne littérature et la riche spiritualité contenues dans les pages de VOTRE REVUE !
4) Un plus grand nombre de pages : si tout fonctionne d'après nos prévisions pour cette année, le premier numéro de TRINITE ET VIE aura non plus 16 pages comme TRINITAS, mais bien 32 pages de texte vivant, enrichissant, dynamique et… sanctifiant !
5) De nouvelles rubriques : avec l'accroissement de pages, vous verrez paraître de nouvelles sections dont la plus intéressante portera le nom : "LE COURRIER DU P. CHARLES", chronique morale rédigée par la plume originale du R. P. Charles (Lebel) de l'Immaculée-Conception, o.ss.t. Une autre section, chargée de nouvelles "catholiques" : "CATHOLICISME AUJOURD'HUI, vous apportant périodiquement les grandes nouvelles catholiques du monde entier. Votre reporter sera le R.P. Rosaire de Saint-Jérôme, o.ss.t.
6) Une section d'annonces : pour aider au financement de cette revue très dispendieuse, nous aurons recours à des bienfaiteurs qui voudront bien subventionner notre œuvre en faisant publier dans nos pages leurs cartes d'affaires. Nous encourageons vivement nos lecteurs à patronner nos annonceurs par leur clientèle assidue. »
Il ne le sait pas encore : il ne sera que deux ans à la tête du magazine des Trinitaires. La revue n’atteindra jamais les 10 000 abonnés. Et, Jean-Paul passera quelques années en prison.
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[1] La revue « Trinitas » deviendra « Trinité et vie » et « Trinité liberté ». Les trois revues seront successivement éditées de décembre 1953 jusqu’au milieu des année 1970. Pour ce qui est de Trinitas, la SHHY détient les copies de décembre 1953 (vol. 1 no. 1) a mars-avril 1960 (vol, 5 no. 5). BANQ Montréal détient une copie de 1958 (à identifier). Pour ce qui est de « Trinité et vie », la Bibliothèque du Séminaire de Saint-Hyacinthe détient l’édition de septembre-octobre 1965 (vol. 11, no 1) (tenter de mettre la main sur cette copie pour la déposer à la SHHY). Enfin, BANQ Montréal détient les copies de « Trinité et vie » (à identifier). Les recherches se poursuivent afin de trouver d’autres copies afin de compléter la collection.
[2] Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une résolution bien gardée », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 1, décembre 1953 – janvier 1954, pp.9 à 11 (SHHY – Fonds P049).
[3] Son vrai nom est Anna-Maria Gianetti. Elle épousera Domenico Taïgi, le 7 janvier 1790.
[4] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Fête le 14 février – Le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception (1561-1613) », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 1, janvier-février 1955, pp.15 et 16 (SHHY – Fonds P049).
[5] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La petite Annette », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 2, février-mars 1954, pp.10 et 11 (SHHY – Fonds P049).
[6] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Les fiançailles d’une sainte », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 3, avril-mai 1954, pp.10 et 11 (SHHY – Fonds P049).
[7] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une maman modèle », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 4, septembre-octobre 1954, pp.6 et 7 (SHHY – Fonds P049).
[8] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La dévotion mariale d’Anna-Maria », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 5, novembre-décembre 1954, pp.6 et 7 (SHHY – Fonds P049).
[9] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La tertiaire », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 1, janvier-février 1955, pp.15 et 16 (SHHY – Fonds P049).
[10] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La tertiaire (suite) », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 2, mars-avril 1955, pp.15 et 16 (SHHY – Fonds P049).
[11] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La mystique », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 3, juillet-août 1955, pp.8 et 9 (SHHY – Fonds P049).
[12] Durant ces années de formation, Armand Gagné dit qu’il a écrit une pièce de théâtre sur la vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi. (Cf. Armand Gagné. « Il était une foi », p.137 (SHHY P049). La pièce « Celle qui a vécu sa vie » aurait été présentée à trois occasions à la salle montréalaise du Gesu. (selon un document lu pour la rédaction de la recherche de 1998. Source à trouver.)
[13] Cf. Jean-Paul Regimbal. Celle qui a vécu sa vie, Éditions Trinitas, 1955
[14] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - Un peu de bonheur dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp.5 à 7 (SHHY – Fonds P049).
[15] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - Un peu de bonheur dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp.5 à 7 (SHHY – Fonds P049).
[16] Jean-Paul de Jésus. « Résurrexit sieut dixit Alleluia! », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 3, 1958, pp.3 à 4 (SHHY – Fonds P049).
[17] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - III - Dieu le fils dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 3, 1958, pp.7 à 9 (SHHY – Fonds P049).
[18] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - II - Dieu le Père dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 2, 1958, pp.7 à 9 (SHHY – Fonds P049).
[19] Cf. Jean-Paul de Jésus. ”Guérison merveilleuse du petit Daniel Cloutier de Granby », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 3, 1958, p. 20 (SHHY – Fonds P049).
[20] Références a venir
[21] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie – IV – Dieu le Saint-Esprit dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 4, octobre-novembre 1958, pp.4 et 5(SHHY – Fonds P049).
[22] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Le culte de Notre-Dame du Remède au Canada », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 4, octobre-novembre 1958, pp.20 à 22(SHHY – Fonds P049).
[23] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Paix aux hommes de bonne volonté », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 5, décembre 1958 et janvier 1959, pp.3 et 4(SHHY – Fonds P049).
[24] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La bienheureuse Anna-Maria Taïgi – A l’œuvre… dans les épreuves », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 5, décembre 1958 et janvier 1959, pp.18 et 19(SHHY – Fonds P049).
[25] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie – Vers le père, par le Fils, dans le Saint-Esprit », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 5, décembre 1958 et janvier 1959, pp.6 à 8 (SHHY – Fonds P049).
[26] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Éditorial – Apôtre inconnu… », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 6, février et mars 1959, pp.3 à 5(SHHY – Fonds P049).
[27] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La promesse des fruits », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, p.3(SHHY – Fonds P049).
[28] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans la vie du frère convers », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 6, février et mars 1959, pp.13 à 15(SHHY – Fonds P049).
[29] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Un saint d’actualité », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, pp. 4 à 15 (SHHY – Fonds P049).
[30] Jean-Paul de Jésus. « Premières tentatives de fondation », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, pp. 18 et 19(SHHY – Fonds P049).
[31] Jean-Paul de Jésus. « L’histoire d’une province », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, pp. 24 à 28 (SHHY – Fonds P049).
[32] Jean-Paul de Jésus. « Résolutions du Nouvel an », Trinitas – revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très Sainte Trinité », janvier-février 1960, pp. 3 et 4 (SHHY – Fonds P049).
[1] La revue « Trinitas » deviendra « Trinité et vie » et « Trinité liberté ». Les trois revues seront successivement éditées de décembre 1953 jusqu’au milieu des année 1970. Pour ce qui est de Trinitas, la SHHY détient les copies de décembre 1953 (vol. 1 no. 1) a mars-avril 1960 (vol, 5 no. 5). BANQ Montréal détient une copie de 1958 (à identifier). Pour ce qui est de « Trinité et vie », la Bibliothèque du Séminaire de Saint-Hyacinthe détient l’édition de septembre-octobre 1965 (vol. 11, no 1) (tenter de mettre la main sur cette copie pour la déposer à la SHHY). Enfin, BANQ Montréal détient les copies de « Trinité et vie » (à identifier). Les recherches se poursuivent afin de trouver d’autres copies afin de compléter la collection.
[2] Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une résolution bien gardée », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 1, décembre 1953 – janvier 1954, pp.9 à 11 (SHHY – Fonds P049).
[3] Son vrai nom est Anna-Maria Gianetti. Elle épousera Domenico Taïgi, le 7 janvier 1790.
[4] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Fête le 14 février – Le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception (1561-1613) », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 1, janvier-février 1955, pp.15 et 16 (SHHY – Fonds P049).
[5] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La petite Annette », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 2, février-mars 1954, pp.10 et 11 (SHHY – Fonds P049).
[6] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Les fiançailles d’une sainte », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 3, avril-mai 1954, pp.10 et 11 (SHHY – Fonds P049).
[7] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une maman modèle », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 4, septembre-octobre 1954, pp.6 et 7 (SHHY – Fonds P049).
[8] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La dévotion mariale d’Anna-Maria », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 1 No. 5, novembre-décembre 1954, pp.6 et 7 (SHHY – Fonds P049).
[9] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La tertiaire », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 1, janvier-février 1955, pp.15 et 16 (SHHY – Fonds P049).
[10] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La tertiaire (suite) », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 2, mars-avril 1955, pp.15 et 16 (SHHY – Fonds P049).
[11] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – La mystique », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, Vol. 2 No. 3, juillet-août 1955, pp.8 et 9 (SHHY – Fonds P049).
[12] Durant ces années de formation, Armand Gagné dit qu’il a écrit une pièce de théâtre sur la vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi. (Cf. Armand Gagné. « Il était une foi », p.137 (SHHY P049). La pièce « Celle qui a vécu sa vie » aurait été présentée à trois occasions à la salle montréalaise du Gesu. (selon un document lu pour la rédaction de la recherche de 1998. Source à trouver.)
[13] Cf. Jean-Paul Regimbal. Celle qui a vécu sa vie, Éditions Trinitas, 1955
[14] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - Un peu de bonheur dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp.5 à 7 (SHHY – Fonds P049).
[15] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - Un peu de bonheur dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp.5 à 7 (SHHY – Fonds P049).
[16] Jean-Paul de Jésus. « Résurrexit sieut dixit Alleluia! », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 3, 1958, pp.3 à 4 (SHHY – Fonds P049).
[17] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - III - Dieu le fils dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 3, 1958, pp.7 à 9 (SHHY – Fonds P049).
[18] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie - II - Dieu le Père dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 2, 1958, pp.7 à 9 (SHHY – Fonds P049).
[19] Cf. Jean-Paul de Jésus. ”Guérison merveilleuse du petit Daniel Cloutier de Granby », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 3, 1958, p. 20 (SHHY – Fonds P049).
[20] Références a venir
[21] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie – IV – Dieu le Saint-Esprit dans ma vie », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 4, octobre-novembre 1958, pp.4 et 5(SHHY – Fonds P049).
[22] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Le culte de Notre-Dame du Remède au Canada », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 4, octobre-novembre 1958, pp.20 à 22(SHHY – Fonds P049).
[23] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Paix aux hommes de bonne volonté », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 5, décembre 1958 et janvier 1959, pp.3 et 4(SHHY – Fonds P049).
[24] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La bienheureuse Anna-Maria Taïgi – A l’œuvre… dans les épreuves », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 5, décembre 1958 et janvier 1959, pp.18 et 19(SHHY – Fonds P049).
[25] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans ma vie – Vers le père, par le Fils, dans le Saint-Esprit », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 5, décembre 1958 et janvier 1959, pp.6 à 8 (SHHY – Fonds P049).
[26] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Éditorial – Apôtre inconnu… », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 6, février et mars 1959, pp.3 à 5(SHHY – Fonds P049).
[27] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La promesse des fruits », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, p.3(SHHY – Fonds P049).
[28] Cf. Jean-Paul de Jésus. « La Trinité dans la vie du frère convers », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 6, février et mars 1959, pp.13 à 15(SHHY – Fonds P049).
[29] Cf. Jean-Paul de Jésus. « Un saint d’actualité », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, pp. 4 à 15 (SHHY – Fonds P049).
[30] Jean-Paul de Jésus. « Premières tentatives de fondation », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, pp. 18 et 19(SHHY – Fonds P049).
[31] Jean-Paul de Jésus. « L’histoire d’une province », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, février juin et juillet 1959, pp. 24 à 28 (SHHY – Fonds P049).
[32] Jean-Paul de Jésus. « Résolutions du Nouvel an », Trinitas – revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très Sainte Trinité », janvier-février 1960, pp. 3 et 4 (SHHY – Fonds P049).
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