UN PEU DE MOI: La pandémie de choléra en 1832, à Québec
Par Benoit Voyer
20 avril 2026
En 1932, plus particulièrement du 8 au 28 juin, une pandémie de choléra frappe la ville de Québec. Durant cette période, les prêtres de la communauté catholique de Saint-Roch président les funérailles d’environ 195 paroissiens. La plupart des défunts seront inhumés dans le nouveau cimetière de la Pointe. Parmi les victimes figure mon arrière-arrière-arrière-grand-père Gabriel Garneau. Il décède le 16 juin 1832. Au registre, il figure au nom de Pierre Garneau.
Cette pandémie ne ravage pas uniquement la population de Québec. Elle est principalement causée par les vagues d’immigration et par le développement du commerce international.
Entassés dans les cales des bateaux lors de leur long voyage vers la terre promise, les conditions sanitaires des passagers laissent à désirer. Il en résulte que leurs résistances immunitaires sont grandement affectées par la fatigue, le mal de mer, l’alimentation de très mauvaise qualité pauvre en vitamines et en calories.
À cela s’ajoute une mauvaise connaissance des maladies et de leurs transmetteurs : l’eau contaminée et impropre à la consommation, les vêtements souillés et l’hygiène personnelle et communautaire. En d’autres mots, les passagers ne sont pas très propres.
Denis Goulet explique, dans un article paru dans la revue d’histoire Cap-aux-diamants [1], que depuis la fin du XIXᵉ siècle, on sait « que le choléra est une infection intestinale causée par le vibrion cholérique, un type de microbe transmis essentiellement par voie orale. Normalement. L’acidité gastrique de l’estomac permet à l’organisme de détruire le vibrion. Or, chez les personnes souffrant de malnutrition, cette barrière est affaiblie et permet au microbe de se rendre aux intestins où il provoque de violentes diarrhées accompagnées de vomissements tout aussi violents qui entrainent une forte déshydratation. Le corps prend une apparence bleutée en raison d’une cyanose […] Généralement, la mort survient en quelques jours. »
En 1857, on fermera le cimetière de la Pointe. Tous les défunts, dont Gabriel, sont exhumés et inhumés à nouveau dans le cimetière Saint-Vallier, maintenant administré par le cimetière Saint-Charles, à Sainte-Foy. Il n’y a aucune pierre tombale sur le site. Le terrain où les victimes du choléra de 1832 reposent est, de nos jours, situé sur le bord de l'avenue du Pont Scott, à quelques pas de la rivière Saint-Charles.
Gabriel
Né le 9 mars 1763, à L'Ange-Gardien, sur la Côte de Beaupré. Gabriel Garneau est le fils de Pierre Garneau (1740-1815) et de Marguerite Julien (1739-1813). Le lendemain il est baptisé dans la tradition catholique.
Il épousera Marguerite Ouellet. Le 20 novembre 1797, ils signent un contrat de mariage chez le notaire Louis Cazes, à La Pocatière. Le 28 novembre, ils reçoivent le sacrement du mariage dans l’église catholique de Saint-Roch-des-Aulnaies. À la suite de son décès, elle finira ses jours à Saint-André-de-Kamouraska. Elle quittera ce monde le 28 octobre 1837.
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[1] Denis Goulet. « Choléra et typhus au XIXᵉ siècle – D’une crise immunitaire à une autre », Cap-aux-diamants, été 2024, pp. 20 à 23.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Retour à la discipline en classe
LONDRES – La discipline dans les écoles est remise à l'ordre du jour au parlement d'Angleterre. Le gouvernement travailliste veut que ce soit « tolérance zéro » pour les élèves qui cherchent le trouble. L'opération consiste à redéfinir les limites et ce qui est un comportement acceptable dans une salle de classe. « Ce qui cause aujourd'hui du souci aux enseignants, aux parents et aux élèves eux-mêmes, ce sont des perturbations bénignes comme le bavardage au fond de la classe, l'utilisation des téléphones mobiles et des SMS en cours », a dit la ministre de l'Éducation Ruth Kelly dans un article diffusé par l'Agence France Presse (AFP). La ministre, âgée de 36 ans, est une proche de la prélature apostolique de l'Opus Dei, une organisation très fidèle à l'enseignement du Vatican et au pape. Cette économiste est la plus jeune ministre du gouvernement.
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, avril 2005, p. 162)
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