8 mai 2026

TOURISME ESTIVAL : La plage de l’Aboiteau

La plage de l'Aboiteau
La plage de l’Aboiteau

Par Benoit Voyer

8 mai 2025

La plage de l’Aboiteau est une plage exceptionnelle où il faut se rendre lors d’une visite au Nouveau-Brunswick. On y retrouve les eaux les plus chaudes au nord de l’État de la Virginie.

En plus d’être un site certifié écoresponsable et d'être très propre, la plage offre 5 kilomètres de sable doré, des vagues salées qui font du bien à la peau et des dunes remarquables qui protègent les berges contre l’érosion lors des tempêtes sur la mer.

Au pavillon, on retrouve le Restaurant de la Dune ou on offre aux visiteurs des repas simples et, surtout, des produits de la mer pêchés dans la région. Jusque à côté, la microbrasserie Cavok de Dieppe offre un centre de dégustation de ses bières locales. De plus, sur la terrasse, on présente régulièrement des spectacles et des ateliers populaires de zumba et de yoga. Bien entendu, on y retrouve des toilettes et des douches.

Sur le site, un sentier de marche est aménagé afin de découvrir la faune du secteur des dunes.

La plage de l'Aboiteau est un endroit idéal pour des journées de vacances en famille.

J’ai découvert cet endroit en 1977. J’étais un jeune homme de 10 ans. C’était à l’occasion d’une visite à mon oncle et ma tante, André Méthé et Denise Jean. J’y suis retourné 48 ans plus tard, les 23 et 25 juin 2025. De nos jours, ce n’est plus l’endroit sauvage de jadis, mais les efforts pour la préservation du site me touchent vraiment. Mes passages à la plage de l’Aboiteau, à Cap-Pelé, figurent parmi les plus mémorables moments de ma vie.

www.plageaboiteau.ca/fr

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Claude Ryan est mort comme il a vécu

Claude Ryan est mort comme il a vécu

Claude Ryan nous a quittés. Son ange est venu le chercher pour le conduire au royaume des bienheureux, ce grand univers de bonheur éternel auquel il croyait de toute son âme. Il n'est plus là, mais il est encore vivant. C'est bien le mot : vivant ! Son œuvre et sa pensée passeront, mais sa contribution à l'avancement de notre société, le petit pas de plus qu'il lui a fait réaliser, le gardera toujours uni à notre présent collectif.

Dans une interview journalistique qu'il m'accordait en 1999, pour la Revue Sainte Anne (diffusée dans l’édition de janvier), il me confiait : "La mort… j'y pense presque tous les jours. Vous savez, à mon âge, on sait que ça viendra. J'aimerais avoir la grâce de mourir comme j'ai vécu, sans tricherie. » Et ce qu'il a souhaité est arrivé.

Son départ est une lourde perte pour le Canada et le Québec. Il l'est aussi pour moi. Parmi tous ces personnages qui ont marqué notre époque, il était celui qui m'inspirait le plus. Bien que je n'aie pas toujours été en accord avec lui, sa capacité de donner au service des autres et de ne pas se laisser envahir par la médiocrité m'a toujours impressionné. De plus, son élan culturel et cultuel est une grande source d'inspiration pour ma vie.

Je retiendrai toujours ce qu'il me disait de lui : « Je ne suis pas l'homme pour engager une révolution qui va casser les choses, qui va renverser les murailles. Je crois plutôt à la puissance du ruisseau qui, chaque jour, perce le rocher petit à petit. C'est long, je sais. Cela permet de travailler longtemps sans s'impatienter, sans devenir amer, sans condamner qui que ce soit. De plus, toute ma vie, j'ai accompli mes devoirs sans effort. Je n'étais pas obligé de me « crinquer » le matin en me disant : aujourd'hui, il faut que tu fasses ton devoir. J'ai été heureux comme ça. Enfin, j'ai toujours aimé les valeurs qu'incarne à mes yeux le christianisme. J'ai essayé d'y demeurer fidèle à travers les engagements que j'ai connus. Je n'ai pas de mérite à avoir agi de la sorte. »

Là où son ange est allé le conduire, il voit maintenant tout le bon grain qu'il a semé. En revoyant sa vie, il doit assurément dire : « C'est le doigt de Dieu ! » (Ex 8, 15).

Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, avril 2004, p. 156)