18 avril 2026

VISION CATHOLIQUE: Mgr Jean-Louis Martin

Mgr Jean-Louis Martin, p.m.é. et sa soeur Jacqueline Martin en 2017
Mgr Jean-Louis Martin

Par Benoit Voyer

18 avril 2026

Jean-Louis Martin est né le 18 avril 1934 dans la paroisse Saint-Philippe, à Trois-Rivières. Son père est ouvrier à la "St-Lawrence", une papetière. Il fait sa première classe à l’école élémentaire Saint-Philippe.

Au décès de sa mère, son père étant incapable d'assumer seul la garde de ses enfants, il se retrouve à l'orphelinat Saint-Dominique et ses sœurs à l'internat des Filles de Jésus, à Cap-de-la-Madeleine.

À sa 3ᵉ année, il passe au jardin d'enfance, situé en face de la Société canadienne des postes où est aménagée la statue du Soldat inconnu.

Il finit par entrer au séminaire St-Joseph, à Trois-Rivières, pour faire son cours classique. Il termine ses études en juin 1953. Il s'oriente vers le sacerdoce et se joint à la Société des prêtres des missions étrangères.

Le 1ᵉʳ juillet 1957, il est ordonné prêtre à l’église Saint-Philippe.

Le père Jean-Louis Martin prolonge ses études en éducation, car sa congrégation pense l'envoyer aux Philippines. À la fin de sa formation, il est finalement orienté vers le Pérou où les besoins sont grands.

De simple prêtre, il deviendra évêque du vicariat apostolique de Pucallpa au Pérou.

Le territoire dont il s'occupe comprend 400 000 habitants sur une superficie de 52 000 km². Lors de notre rencontre du 27 aout 1996, il avait la charge de 17 prêtres. Il me racontait que les conditions de déplacements à travers son diocèse étaient difficiles. Sur les 500 km de routes, 80 km étaient recouverts d'asphalte. Il devait souvent visiter les villages en empruntant la voie des rivières.

Le 10 août 1996, Mgr Jean-Louis Martin célébrait son 10ᵉ anniversaire d'épiscopat dans un immense colisée péruvien où étaient rassemblées 5000 personnes, dont une quinzaine d'évêques. Parmi ces derniers, il y avait son ami Mgr Laurent Noël, évêque de Trois-Rivières, et Mgr Gilles Lussier, évêque de Joliette. C’est grâce à mon travail de journaliste que j’ai eu le privilège de le rencontrer.[1] Arrivé au Canada le 14 août 1996, il devait repartir le 15 septembre. Il prenait deux semaines de congé avec sa famille, dont sa sœur et son beau-frère habitaient au 6325, avenue de la Montagne à Trois-Rivières Ouest. Le programme de son séjour consistait en un séjour sur le bord d'un lac à Saint-Élie-de-Caxton et des visites chez des amis, des confrères, son médecin et chez des organismes qui pouvaient contribuer au financement des services de son diocèse.

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[1] Cf. Benoit Voyer. « L'évêque de Fucallpa dans la région », L'Hebdo Journal, 15 septembre 1996, p. 4. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/search?q=Jean-Louis+Martin

LE PRÉSENT DU PASSÉ: L'Église unie refuse un don du club 281

L'Église unie refuse un don du club 281

MONTRÉAL, – L'Église unie Saint-Jean, située sur la rue Sainte-Catherine est, à Montréal, est très indisposée par l'arrivée de son nouveau voisin, le Club 281, un club érotique destiné aux femmes. En mars dernier, la communauté protestante a exprimé son opposition à la présence de son nouveau voisin et a répondu un non catégorique au bar qui lui offrait un don en argent en échange de son appui.

Dans sa lettre du 6 mai 2003, la communauté protestante expose sa position aux représentants de l'arrondissement Ville-Marie. « Nous ne saurions endosser les valeurs de commercialisation et d'exposition du corps humain qui nous semblent être l'une des spécificités du Club 281. Cependant, nous croyons [...] qu'il nous serait possible, dans l'éventualité du déménagement du Club 281 dans l'édifice adjacent à notre église, d'entretenir des relations cordiales et respectueuses de bon voisinage avec les propriétaires et la clientèle du Club 281. »

L'arrondissement interprète ces lignes comme un appui au projet de relocalisation du club, une condition essentielle pour émettre un permis d'occupation puisque l'établissement se trouve à moins de cent mètres d'un lieu de culte.

Toutefois, l'Église unie Saint-Jean nie avoir donné le feu vert au déménagement du bar de danseurs. « Il n'y a jamais eu d'entente de notre part », écrit Pierre Wilfrid Landry, de l'Église unie de Saint-Jean, dans une missive adressée à l'arrondissement, le 7 octobre. « Si notre lettre fut interprétée de cette façon, il y a grave erreur et il est sans équivoque que le requérant (Club 281) a été favorisé à notre grand détriment sans que personne de la ville de Montréal ou de l'arrondissement Ville-Marie nous consulte. »

Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, février 2004, p. 65)