VISION CATHOLIQUE: Tekakwitha, la sainte Catherine de Kahnawake
Par Benoit Voyer
16 avril 2026
En 1656, à Ossernenon, petit hameau qui s’appelle de nos jours Auriesville, dans l’État de New York, naît Tekakwitha. Ce prénom veut dire « celle qui met les choses en ordre ». Cette année-là, son père est chef mohawk.
Sa mère est de la lignée du peuple algonquin. Elle fait partie du clan de la « Tortue » ou de la famille de la longue maison. Elle est baptisée dans la tradition catholique.
À l’âge de quatre ans, Tekakwitha contracte la variole, une maladie européenne. Elle survit à la pandémie, mais son corps en gardera des traces toute sa vie. En revanche, le virus ravage sa communauté, dont ses parents et son frère cadet.
Son visage est marqué par des cicatrices permanentes et elle deviendra quasi aveugle. Toute sa vie, elle devra tendre ses mains devant elle pour naviguer son chemin et se protéger contre les blessures.
À la suite de la pandémie, sa communauté se déplace de l'autre côté de la rivière à Caughnawaga, patelin devenu Fonda. Tekakwitha grandit chez sa tante et son oncle.
Comme les autres filles, elle aide à préparer les repas, cueille des baies dans les bois, confectionne des paniers et enfile des perles et du wampum.
À 11 ans, Tekakwitha rencontre pour la première fois un missionnaire jésuite. Le père James de Lamberville est de passage dans leur maison. Le jésuite deviendra son confident. En bavardant avec lui, elle apprend à connaître la foi chrétienne de sa mère. D’une rencontre à l’autre, elle finit par demander le baptême. Elle portera maintenant le prénom de Catherine.
Sa famille n’est pas en accord avec la christianisation des Amérindiens. Elle lui fera la vie dure.
En 1677, craignant pour sa sécurité, elle embarque à bord d’un canot avec un missionnaire catholique laïc amérindien. Ils font un long voyage. Ils traversent ce qui deviendra le lac Champlain et remontent la rivière Richelieu jusqu’à la mission catholique Saint-François-Xavier, à La Prairie, sur la rive sud du Saint-Laurent. À cet endroit, elle pourra vivre sans contrainte sa foi chrétienne.
LE PRÉSENT DU PASSÉ: 25ᵉ anniversaire de pontificat du pape
LONGUEUIL – Mgr Jacques Bethelet, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et évêque de Saint-Jean-Longueuil, a participé au 25ᵉ anniversaire de pontificat de Jean-Paul II, en octobre. Il a profité de son séjour pour être présent à un congrès de cardinaux. « Contrairement à ce que certains pensent, il [le pape] n'est pas autoritaire. [...] Le spectacle de sa maladie montre sa grande humanité [...] pleine de souffrance », a-t-il confié au journaliste Mathieu Perrault du quotidien La Presse, qui l'a rencontré à l'hôtel Santa Maria, à proximité du Vatican.
Plusieurs évêques du Canada étaient sur place pour les festivités, dont la cérémonie d'élévation au cardinalat de 31 évêques et la béatification de Mère Teresa de Calcutta : Le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal ; le cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque de Toronto ; le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec ; Mgr Jacques Berthelet, C.S.V., évêque de Saint-Jean-Longueuil et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) ; Mgr Brendan O'Brien, archevêque de Saint-Jean, Terre-Neuve ; Mgr Joseph Khoury, évêque éparchial des Maronites au Canada ; Mgr Luc Cyr, évêque de Valleyfield ; Mgr Robert Harris, évêque auxiliaire à Sault Ste-Marie, en Ontario ; et Mgr Anthony Mancini, évêque auxiliaire à Montréal.
Dans une lettre envoyée au pape pour le féliciter de ce jubilé, Mgr Jacques Berthelet écrit : « L'Église qui est au Canada est fière de ses racines chrétiennes et souhaite, en dépit des temps troublés qu'elle traverse, s'engager résolument vers cette nouvelle évangélisation que nous propose votre cour de Pasteur. »
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, janvier 2004, p. 18)
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