22 avril 2026

RÉFLEXION: La mort

La mort

Par Benoit Voyer

22 avril 2026

On meurt comme on a vécu. En pensant au jour fatidique qui attend chacun d’entre nous, le souvenir des paroles de Claude Ryan revient à ma mémoire : « La mort… J’y pense presque tous les jours. Vous savez, à mon âge, on sait que ça viendra. J’aimerais avoir la grâce de mourir comme j’ai vécu, sans tricherie »[1].

S’il y a un jour de notre existence où on ne peut pas tricher, c’est bien celui-là. La mort nous confronte à ce qu’on est foncièrement. Lorsqu’on n’a pas encore fait les étapes qui conduisent à son acceptation, la mort peut faire peur.

Il avait un peu raison Joseph Ayoub [2], un oncologue montréalais, lorsqu’il me disait que « la mort est devenue un tabou parce que notre génération a pensé pouvoir, avec la science, le savoir et la modernisation, arrêter la mort, de pouvoir la remettre à l'infini. […] La peur de la mort est due à deux raisons : la grande solitude des personnes aînées (l'isolement) et l'absence d'une foi profonde. Il est donc important d'accompagner les malades en donnant les soins appropriés et en étant simplement présent en les touchant. La plus grande chose dont la personne en phase terminale a besoin, c'est de la présence humaine ; juste quelqu'un qui est là, auprès d'elle, pour la rassurer (pas besoin de tenir des conversations à n'en plus finir). […] « Personnellement, je suis profondément convaincu que chacun de nous a une mission sur terre et qu'au moment de la mort, nous passons le relais à d’autres ».

Passer le relais… L’idée n’est pas bête.

Qu’est-ce que vous pensez de tout ça ?

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[1] Benoit Voyer. « Claude Ryan, un humble géant », 8 février 2026. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2026/02/histoire-claude-ryan-un-humble-geant.html
[2] Benoit Voyer. « Un médecin parle de la mort », Revue Sainte-Anne, novembre 1998, page 446. https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/12/le-present-du-passe-un-medecin-parle-de.html

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Les médias, source d'unité

Les médias, source d'unité

CITÉ DU VATICAN – Les mots ont l'immense pouvoir de rapprocher les gens ou de les séparer. Ils peuvent créer des liens d'amitié ou provoquer l'hostilité. Le thème de la 39ᵉ Journée mondiale des communications sociales, qui aura lieu le 8 mai, rappelle que « les moyens de communication [sont] au service de l'entente entre les peuples ». Dans son message, le pape Jean-Paul II dit qu'« un mauvais usage de la communication peut causer un mal indicible, suscitant des malentendus, des préjugés et même des conflits. » Il rappelle que les médias doivent être des instruments de paix et d'unité entre les individus et les peuples : « Une connaissance exacte encourage la compréhension, chasse les préjugés et éveille le désir d'apprendre davantage. » Les images « enseignent aux gens comment considérer les membres d'autres groupes et nations, influençant subtilement leur inclination à les voir comme amis ou ennemis, alliés ou adversaires potentiels. »

Benoît Voyer

(Revue Sainte-Anne, mai 2005, p. 209)