OTTAWA – Les médias forment et informent. Pour une grande partie de la population, il s'agit de la seule source de formation et d'informations accessible immédiatement.
Le monde des communications médiatiques joue donc un impact considérable sur les mentalités. Il peut faire un bien énorme ! Il peut bâtir comme il peut détruire l'être humain. Il peut présenter une vision très belle et constructive de ce qu'il est et, d'un autre côté, lui offrir une vision qui ne respecte pas sa dignité humaine.
C'est pour cette raison que Michèle Boulva, co-directrice de l'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) et ex-journaliste, lance, dans une interview qu'elle a accordée à la Revue Sainte-Anne, de passage dans la capitale canadienne, une invitation formelle, surtout à ceux qui ont choisi de suivre Jésus à travers la voie du catholicisme : « Il est important que monsieur et madame « Tout-le-Monde » qui lisent les journaux, qui voient une publicité sur un abribus, qui regardent la télévision ou qui visualisent des émissions sens dessus dessous prennent la parole. Écrire une lettre ouverte, ce n'est pas long ! Quatre ou cinq lignes suffisent ! Ce sont souvent les plus courtes qui sont publiées. »
Pour elle, il faut absolument apprendre à utiliser les médias pour faire valoir ce qu'on a à dire, surtout lorsqu'il s'agit de valeurs éthiques que proposent les textes des premier et deuxième testaments et aussi, la longue et riche tradition de l'Église.
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, mars 2005, p. 114)
