VISION CATHOLIQUE : Mon périple sur les traces des saints du Canada
Par Benoît Voyer
17 mai 2016
Mon périple sur les traces des saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu du Canada se poursuit.
Le 5 janvier 2026, je suis allé à la rencontre du bienheureux Louis-Zéphin Moreau qui repose dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe. J’ai profité de la messe du jour, présidée par le vicaire général du diocèse, l’abbé Serge Pelletier. Dans ce temple, l’eucharistie est célébrée du lundi au vendredi à 16 h. Je me suis assis auprès de Louis-Zéphirin afin de me souvenir de l’inspirant évêque qu’il a été.
Au préalable, j’ai tenté de visiter les vénérables Élisabeth Bergeron et Aurélie Caouette qui reposent dans le mausolée de la cathédrale, sur la rue Girouard est. Malheureusement, les portes étaient closes. Depuis que le salon funéraire Ubald Lalime gère le cimetière et le mausolée, il est devenu quasi impossible d’avoir accès aux lieux de sépulture des fondatrices des Sœurs de Saint-Joseph et des Adoratrices du Précieux-Sang. Qu’est-ce qu’on attend pour aménager des espaces pour elles dans la cathédrale auprès de leur bienheureux fondateur ?
Le 7 janvier, à 19 h 30, j’ai souligné l’anniversaire de saint Alfred Bessette avec une importante communauté de foi réunie pour une messe spéciale en sa mémoire dans la crypte de l’oratoire Saint-Joseph. Cette célébration était présidée par le père Bernard Antoine, recteur de l’Oratoire. Le religieux est originaire de Dondon, en Haïti. Ce jour-là, plus de la moitié de l’assistance était composée de ses compatriotes.
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| Devant la maison mère des soeurs de la charité, à Ottawa |
Il me reste plusieurs lieux de sépulture de saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu à visiter. En septembre, notamment, je me rendrai au sanctuaire de saints martyrs, à Midland, en Ontario, où trois d’entre eux ont été tués par haine de la foi chrétienne.
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Roland Leclerc a refusé d'être évêque de Trois-Rivières
MONTRÉAL – L'abbé Roland Leclerc est décédé le 19 novembre, trois jours avant mon 37ᵉ anniversaire de naissance. Ce n'est plus une nouvelle, car l'événement a été très médiatisé.
J'ai eu le privilège de travailler avec lui, notamment à l'émission télévisée Parole et Vie (Canal VOX). J'ai aussi réalisé, au fil de mes 15 années de vie journalistique, quelques interviews de l'homme pour des articles qui ont été diffusés dans l'Hebdo journal, la Revue Sainte-Anne, la Revue Notre-Dame-du-Cap et pour l'émission Les P'tits bonheurs diffusée à Radio Ville-Marie. Enfin, il a été, pour moi, un confident. Ses conseils ont toujours été une grande source d'espérance pour mon quotidien. Sa sainteté m'a toujours touché. Je ne sais pas si c'était réciproque – et je ne le saurai jamais –, mais je le considérais comme un ami.
Son départ a provoqué en moi un long silence. J'en sors aujourd'hui, après quelques mois, pour révéler un détail de sa vie que peu de gens connaissent : l'abbé Roland Leclerc devait devenir évêque du diocèse de Trois-Rivières, pour remplacer Mgr Laurent Noël.
Je m'en souviens comme si c'était hier. C'était en 1996-1997, au moment où j'étais journaliste à L'Hebdo journal en Mauricie. S'assurant de bien fermer la porte de son bureau après m'y avoir invité, le directeur général de l'époque, Gilles Béchard, me confiait une conversation confidentielle qu'il venait d'avoir, quelques heures plus tôt, avec Roland Leclerc, collaborateur au journal. Il lui confiait une discussion avec le nonce apostolique du Canada. La rencontre consistait à convaincre l'abbé Leclerc d'accepter de devenir évêque de Trois-Rivières. Après une brève réflexion, Roland refusait la proposition. Gilles Béchard et moi convenions de faire de la confidence du prêtre une rumeur urbaine. Le directeur général me demandait, avant de quitter son bureau, de vérifier celle-ci – comme toutes rumeurs – auprès de Roland Leclerc.
Sans tarder, je m'entretiens au téléphone avec le principal concerné : « Roland, on raconte en ville qu'on t'a demandé de devenir évêque. Est-ce que c'est vrai ? » Très mal à l'aise par cette question, un long silence s'installe au bout du fil. Finalement, il répond négativement à la question (secret professionnel oblige). Il ajoute sans tarder que même si la rumeur s'avérait fondée, il refuserait, car cette nouvelle fonction l'empêcherait d'intervenir efficacement dans les médias, puisqu'il serait obligé d'être solidaire du collège épiscopal.
La conversation a fait la manchette de l'Hebdo journal.
Quelques semaines plus tard, l'abbé Martin Veillette était nommé évêque de Trois-Rivières.
Et voilà, il n'y a plus de secret sur cette vieille histoire.
Benoît Voyer
(Revue Sainte-Anne, mars 2004, p. 108)
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