18 mai 2026

VISION CATHOLIQUE : Théophile Durocher (1805-1852)

Théophile Durocher
Théophile Durocher (1805-1852)

Par Benoit Voyer

18 mai 2026

Théophile Durocher est né dans la maison familiale, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, le 4 septembre 1805. La résidence a été bâtie par Jacques Courtemanche, son arrière-grand-père, en 1725, soit une année avant l’ouverture de la concession. Il s’était établi à cet endroit avec quatre des descendants de Jacques Archambault. Ces derniers s’établirent sur la terre voisine.

Ses parents sont Olivier Durocher (1771-1859) et Geneviève Durocher (1768-1830).

Généalogie
L’arbre généalogique de Théophile Durocher est impressionnant. Il comporte des ancêtres et proches parents aux tempéraments forts. Quelques-uns ont marqué l’histoire.

D’abord, on retrouve de nombreux marchands influents et assez fortunés. En exemple, sa grand-mère Geneviève Marchesseau (1748-1777) est inhumée dans l’église paroissiale de Saint-Antoine-sur-Richelieu, un privilège réservé aux familles financièrement aisées.

L’arrière-arrière-arrière-grand-père de Théophile est Blaise Juillet (1611-1660), un des deux compagnons de Dollard des Ormeaux (1635-1660). Il est mort noyé le 19 avril 1660 près de l’île Saint-Paul en fuyant une attaque des Iroquois.

Geneviève Durocher, la mère de Théophile, a été « élevée » par sa tante Marie-Anne Mauvide (1736-1799), épouse du René-Amable Durocher (1737-1786), dans le manoir seigneurial de Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Le Manoir Mauvide-Genest [1] rappelle leur mémoire.

Son grand-père paternel, Olivier Durocher (1743-1821), était sur le champ de bataille, le 8 juillet 1758, lors de la victoire du général Montcalm à Carillon, sur le lac Champlain. Le fort de Carillon porte de nos jours le nom de Fort Tigonderoga et est situé dans l’actuel État de New York. Olivier, qui avait 14 ans, a mené le combat dans la troupe de Bourlamaque postée sur le Richelieu. Laissé pour mort, on se rend compte qu’il respire encore. Sans tarder, on le transporte. On lui sauve la vie. Plus tard, de 1786 à 1789, il sera marguiller à Saint-Antoine-sur-Richelieu et, de 1796 à 1800, député du comté de Surrey (Verchères). De 1800 à 1821, il vivra retiré chez son fils. Il apprendra à sa petite-fille Eulalie, la future sœur Marie-Rose, à lire, écrire et l’histoire de la Nouvelle-France.

Son arrière-grand-père paternel est le médecin-chirurgien Olivier Durocher (1717-1795) qui a pratiqué la chirurgie à l’Hôtel-Dieu-de-Montréal.

Enfin, ses arrière-arrière-grands-parents paternels, Joseph Durocher (1681-1749) et Marguerite Leroy (1685-1749), sont originaires d’Angers, dans l’actuelle région de Maine-et-Loire, en France. Ils se sont mariés dans l’antique église-cathédrale Saint-Maurille, le 6 juin 1705.

Sa famille
La petite histoire du père de Théophile et de sa famille mérite une attention spéciale Ses origines expliquent en grande partie sa sainteté et l’exemplarité de vie chrétienne de plusieurs de ses frères et sœurs.

Olivier Durocher (1771-1859) fait de bonnes études et se destine à devenir prêtre de l’Église catholique romaine. C’est son souhait le plus cher. Il sent en lui la vocation. Olivier est un homme de grande piété.

Le père d’Olivier s’objecte au choix de vie de son fils. Il n’est pas question qu’il devienne prêtre! N’ayant que deux enfants et un seul fils, il veut que son gars lui donne une descendance afin de perpétuer son nom. Ainsi donc, Olivier n’aura pas le choix de se marier. Le 20 janvier 1794, il épouse Geneviève Durocher (1768-1830), une petite-cousine, à Saint-Jean, sur l’île d’Orléans. Il deviendra cultivateur et s’établira à Saint-Antoine-sur-Richelieu.

Olivier et Geneviève donnent la vie à onze enfants : trois mourront en bas âge, trois se marieront et cinq choisiront le célibat en devenant religieux ou religieuses. Faut-il s’en étonner ? Olivier Durocher (1771-1859) a transmis sa grande foi en Dieu à ses enfants.

Séraphine (1809-1852), la sœur de Théophile, entrera dans la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, fondée par sainte Marguerite Bourgeoys.

Eusèbe Durocher (1807-1879) étudiera au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Il exercera son ministère dans cette ville avant d’entrer chez les Oblats de Marie Immaculée.

Flavien Durocher (1800-1876) sera prêtre séculier et puis se joindra aux Prêtres de Saint-Sulpice et, en bout de course, aux Oblats de Marie Immaculée, communauté fondée par saint Eugène de Mazenod. Il sera longtemps curé de la communauté des Innus de Betsiamites, devenue Pessamit, avant de fonder la paroisse Saint-Sauveur, à Québec. De nos jours, le Parc Durocher, situé aux coins des rues Durocher, Saint-Vallier et de Carillon, à Québec, rappelle sa mémoire. Au centre du lieu se dresse un immense monument érigé en 1912 où les paroissiens de jadis ont souligné qu’il a été un « prêtre zélé, religieux, parfait » et un « pasteur charitable ». Puisqu’il est pensionnaire à Montréal pour ses études et que durant les vacances avec sa famille il visite ses oncles et ses tantes et, par la suite, est au loin pour son travail ecclésiastique, il connaîtra peu les plus jeunes de ses frères et de ses sœurs.

Il est aussi le frère d’Eulalie, la future bienheureuse Marie-Rose Durocher, née en 1811. Bien qu’elle fût proche de sa sœur Séraphine durant son enfance, plus tard sa relation avec Théophile sera des plus significatives puisque, devenu prêtre séculier et curé, elle s’occupera pendant plus de dix ans du quotidien de ce dernier et s’impliquera dans ses projets pastoraux à Beloeil.

Prêtre catholique
et curé à Beloeil

Le 9 mars 1828, Théophile, est ordonné prêtre. Après avoir reçu le sacrement de l’ordre, il est nommé vicaire à Ville Saint-Laurent et, en 1829, à Saint-Benoit-des-Deux-Montagnes, devenu de nos jours un secteur de la ville Mirabel.

À la suite du décès du curé, sa ménagère quitte le presbytère. Par délicatesse et par respect et reconnaissance pour son prédécesseur, Théophile offre à une jeune nièce du défunt qui habite au presbytère de rester avec lui. Rapidement, il se rend compte de la situation délicate dans laquelle il s’est mis, lui qui a fait vœu de chasteté. Pour ne pas s’exposer aux tentations de la chair et éviter la critique, il prie son père de lui envoyer sans tarder Eulalie afin qu’elle dirige le personnel du presbytère. Ce dernier accepte et sa fille Geneviève et son mari Pierre Allaire iront habiter avec lui.

À l’été 1831, Eulalie retourne vivre chez son père parce que Théophile est nommé curé à Beloeil.

À peine installé, Théophile propose à son père de déménager avec Eulalie dans son presbytère. Il lui explique que son âge avance et qu’à trois il leur serait possible de vivre une saine vie de famille. Le projet prend forme à la fin de 1831. À Beloeil, Eulalie prend la direction du quotidien au presbytère.

Dans son nouveau patelin, Théophile présente à Eulalie « Demoiselle » Mélodie Dufresne afin de l’aider au presbytère. Elles deviendront de grandes amies.

Desservant de Saint-Hilaire
En 1841, 1844 et 1844, en plus de ses fonctions de curé à Beloeil, l’abbé Théophile Durocher est desservant à Saint-Hilaire.

En Europe
En 1850 et 1851, Théophile fait un voyage en Europe.

Décès
L’abbé Théophile Durocher décède le 19 mai 1852, à l’âge de 47 ans. Il est inhumé dans l’église de Beloeil.

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[1] www.manoirmauvidegenest.com

LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer


Il est possible de collaborer aux « Nouvelles de chez nous » en faisant parvenir quelques notes ou un communiqué à : fildepresse@benoitvoyer.com

L'obésité, signe d'un vide psychologique et spirituel ?
QUÉBEC – L'obésité pourrait notamment être le signe d'un « vide psychologique et spirituel » de la société de consommation. C'est ce qu'explique Jean-Claude Leclerc dans un article, paru dans le magazine RND, qui s'appuie sur les propos du Dr Gabo R. Maté.

La cathédrale d'Amos devient un monument historique
AMOS – La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila d'Amos a été classée monument historique par le gouvernement du Québec. Ce temple de dimensions imposantes a été construit en 1922. Le bâtiment a été désigné cathédrale en 1939. Sa structure de style romano-byzantin est une véritable œuvre d'art pourvue de mosaïques, de marbre d'Italie et de verrières françaises. Elle est l'œuvre de l'architecte et professeur montréalais Aristide Beaugrand-Champagne.

Windows en inuktitut

IQALUIT – Microsoft prépare une version de Windows XP en inuktitut, la langue des Inuits du Grand Nord canadien, surtout au Nunavut. C'est la première fois que Windows parlera une langue amérindienne du Canada.

Le Dalaï-lama au Canada
OTTAWA – Du 19 avril au 8 mai, le Dalaï-lama, chef spirituel et politique tibétain en exil, récipiendaire du prix Nobel de la paix 1989, a visité le Canada pour une quatrième fois. Il a notamment rencontré le premier ministre Paul Martin, le 23 avril. C'est la première fois qu'un chef de l'État canadien accepte un tel rendez-vous.

Exposition d'objets religieux
NICOLET – Le musée des religions de Nicolet présente jusqu'au 30 janvier 2005 l'exposition « L'Église endimanchée » qui expose 120 objets de culte d'une autre époque. Il s'agit de pièces qui appartiennent à la collection du musée qui n'ont jamais été montrées au public.

Les immigrés se suicident moins
OTTAWA – Selon Statistiques Canada, les immigrants sont moins susceptibles de se suicider que les personnes nées au Canada. Alors qu'ils sont 13 par tranche de 100 000 habitants nés au pays à s'enlever la vie, le taux est un peu moins de 8 pour 100 000 chez les immigrés qui s'installent au Canada. Le taux de suicide est plus élevé chez les immigrants d'origine européenne et moins élevé chez ceux qui viennent d'Afrique, du Proche-Orient et d'Asie.

Le déficit de la JMJ
GASPÉ – La venue de Jean-Paul II lors de la JMJ a engendré un déficit de 38 M$ répartis entre les diocèses canadiens, au prorata de leur population. Pour plusieurs diocèses plus pauvres, comme celui de Gaspé, la facture est plus difficile à payer. De peine et de misère, Gaspé n'a, en ce moment, épongé que la moitié de sa part à payer. En interview à CIEU FM, Isabelle Vilcheron a expliqué que ce n'est pas le paiement de ce montant qui a mis en péril la situation financière de son diocèse. On se souvient que l'année dernière le diocèse de Gaspé a dû solliciter les dons du public afin d'amasser 200 000 $ pour atteindre l'équilibre budgétaire.

Avortements à la hausse au Canada
OTTAWA – Il y a eu 106 418 avortements au Canada en 2001 comparativement à 105 427 en 2000. Le taux d'avortements est donc passé de 15,4 à 15,6 par tranche de 1000 femmes. La province de Québec est cependant passée de 31 125 avortements en 2000 à 31 065 en 2001. Le taux est donc passé de 19,4 à 19,6 par tranche de 1000 femmes.

Les Églises en faveur du désarmement
TORONTO – Le Conseil canadien des Églises, auquel prend part l'Église catholique canadienne, demande au premier ministre Paul Martin « d'intensifier l'engagement du Canada à l'égard du désarmement et du contrôle contraignant des missiles balistiques, qui constituent, en effet, le moyen le plus efficace et le plus pratique d'améliorer la sécurité et la protection des Canadiens ». Pour l'organisme, les systèmes stratégiques de défense contre les missiles balistiques ne pourront jamais satisfaire l'aspiration profonde des humains à la sécurité face à la terreur nucléaire.

75ᵉ anniversaire de l'église Notre-Dame-de-Lourdes
MONTRÉAL – Les paroissiens de Notre-Dame-de-Lourdes, dans l'arrondissement Verdun, à Montréal, ont célébré, en avril, le 75ᵉ anniversaire de la construction de leur église. Le programme des festivités était composé d'une messe de remerciement suivie d'un souper et d'une soirée de musique. L'église a été construite en 1928 et 1929 selon des plans de l'architecte Anastase Gravel. La construction s'est réalisée en pleine récession économique. En 75 ans, on y a célébré 12 283 baptêmes, 9 373 confirmations, 3 692 mariages et 5 286 funérailles.

Hommage à l'Oratoire Saint-Joseph
OTTAWA – Postes Canada a rendu hommage à l'Oratoire Saint-Joseph en émettant un timbre de 49 cents mettant en vedette le lieu de culte. C'est une manière de souligner le 100ᵉ anniversaire de ce plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph. Le timbre a été conçu par la maison Bradbury Branding and Design.

Transformation temporaire du presbytère de Cap-Chat

CAP-CHAT – Depuis le 30 avril, l'Escale de Sainte-Anne-des-Monts, un centre spécialisé en services de réadaptation pour toxicomanes, a déménagé au presbytère de Cap-Chat. Ce n'est qu'un passage de 18 mois puisqu'un nouveau bâtiment sera construit pour accueillir la clientèle de l'Escale.

En attendant de retrouver son chemin de croix

SAINTE-SOPHIE-D'HALIFAX – Dans la région des Bois-Francs, au Québec, un nouveau chemin de croix remplace celui qui a été volé, il y a quelques mois, dans l'église paroissiale. Il s'agit d'une figuration de la passion du Christ. Il a été aménagé temporairement en attendant que les policiers retrouvent le précédent qui était évalué à environ 20 000 $. Ce qui étonne est qu'il s'agit justement des mêmes images que celui qui a été dérobé.

L'église devient un centre récréatif
SAGUENAY – Un centre récréatif pour les aînés pourrait être aménagé dans l'église Saint-Nom-de-Jésus, dans le secteur de Rivière-du-Moulin, à Saguenay. Le conseil de direction de Saguenay a donné son appui au projet du Comité des aînés de l'arrondissement de Chicoutimi et dégagé une somme de 15 000 $ pour une étude de faisabilité. Une place pour le culte serait prévue à l'intérieur du bâtiment.

Une nouvelle croix de chemin
SAINT-MAURICE- Le gouvernement du Québec a érigé une croix de chemin à Saint-Maurice, en Mauricie. Celle-ci a été dressée pour informer les automobilistes du danger que représente l'intersection du rang Saint-Alexis et de la 352. Plusieurs citoyens auraient souhaité un feu de circulation, mais le ministère des Transports a préféré un monument à connotation religieuse abondamment illuminé.

Des moines en ville
MONTRÉAL – Les Fraternités monastiques de Jérusalem, une communauté de moines dans la ville, arriveront à Montréal en septembre. Une célébration d'accueil est prévue le 26 septembre en la fête des saints martyrs canadiens. Ils prendront la relève du Sanctuaire Saint-Sacrement sur la rue Mont-Royal. Les fraternités regroupent des hommes et des femmes.

Finis les casinos pour les Chevaliers de Colomb
EDMONTON – Les Chevaliers de Colomb de l'Alberta ont décidé de ne plus utiliser les casinos pour générer des revenus à cause des effets néfastes du jeu. L'organisme préfère se tourner vers des activités plus familiales. Cette décision représente une perte financière d'environ 1 M$. Il y a 15 000 Chevaliers de Colomb dans la province.

Un congé pour s'occuper d'un proche mourant
TORONTO – Les Ontariens qui s'occupent d'un membre de leur famille gravement malade pourront bientôt prendre un congé non payé de deux mois avec protection de leur emploi. Un projet de loi a été déposé en avril. La mesure s'appliquerait seulement si le patient risque de mourir dans un délai d'environ six mois.

Deux nouvelles antennes pour Radio Ville-Marie
TROIS-RIVIÈRES — Radio Ville-Marie (RVM), la radio religieuse de Montréal qui a un réémetteur à Sherbrooke, se prépare à desservir les auditeurs de Trois-Rivières et du Centre-du-Québec. Le projet d'implantation coûte environ 200 000 $. Les deux nouveaux réémetteurs devraient entrer en ondes en septembre. Royal Saint-Arnaud, journaliste au quotidien Le Nouvelliste et diacre permanent, fera partie de l'équipe régionale. Il présente déjà une émission radiophonique hebdomadaire sur les ondes de CKSM à Shawinigan, émission rediffusée depuis quelques lunes sur les ondes de RVM. www.radiovm.com

L'Arche de Noé à Shawinigan
SHAWINIGAN - Jusqu'au 3 octobre, l'Ancienne-Aluminerie-de-Shawinigan présente l'exposition « L'Arche de Noé » concoctée par le Musée des beaux-arts du Canada. Elle prendra l'affiche à la Cité de l'énergie. Il s'agit d'un regard de 25 artistes – qui présentent une soixantaine d'œuvres – qui permet au public de sonder les divers rapports entre l'homme et le monde animal.

Le premier missionnaire acadien
MONCTON – L'abbé Nicolas Aubry est le premier missionnaire à fouler le sol acadien. Le 7 avril 1604, le prêtre de Paris embarque à bord d'un des deux navires d'exploration en route pour les terres du nouveau continent malgré l'opposition de ses parents. L'expédition a conduit aussi Samuel de Champlain, François de Pont-Gravé, Jean Biencourt de Poutrincourt, un autre prêtre catholique, un ministre protestant ainsi que cent vingt hommes de métier.

L'hospitalisation est plus facile pour les croyants
QUÉBEC – « L'hospitalisation est plus facile pour les croyants que pour les athées », affirme Christiane Biron, animatrice de pastorale en milieu de la santé, au quotidien Le Soleil. Durant ses neuf années de pratique clinique, elle a remarqué que les valeurs sont bousculées par la maladie. Les croyances religieuses de l'enfance, souvent endormies, se réveillent. « Croire en quelqu'un de plus grand que soi, c'est un plus pour le malade. Il peut se décharger sur lui », ajoute-t-elle. Au Québec, il y a environ 420 animateurs de pastorale dans les établissements de la santé. Ils sont considérés comme des professionnels de la santé. Leur salaire annuel varie entre 33 931 $ et 62 475 $.

(Revue Sainte-Anne, juillet-août 2004, pp. 301 et 302)