TOURISME ESTIVAL : La chapelle Notre-Dame de Bonsecours
Par Benoit Voyer
1er juin 2026
Entrer dans la chapelle Notre-Dame de Bonsecours, c’est pénétrer dans l’univers de sainte Marguerite Bourgeoys et son époque.
Ce lieu est la plus ancienne chapelle de pierre de Montréal. Elle a été reconstruite de 1771 à 1773 sur les vestiges de la première chapelle de pèlerinage. C’est un joyau historique et patrimonial.
Lorsqu’on y entre, on se sent envahi par un grand sentiment de bien-être intérieur et de paix.
À travers deux œuvres d’Ozias Leduc qui ornent le mur arrière de la chapelle, c’est d’abord Paul de Chomedey de Maisonneuve, cofondateur de Montréal, qui a concédé le terrain de la chapelle, et sainte Marguerite Bourgeoys, première enseignante et fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, qui accueillent les visiteurs.
En 1655, c’est d’ailleurs Marguerite qui a rallié les premiers colons à son projet de construction d’une chapelle de pèlerinage en dehors de l’enceinte de la ville. Le rêve s’est concrétisé en 1675 à l’occasion de l’érection de la première chapelle de pierre.
En 1672, après un deuxième voyage en France, Marguerite rapporte avec elle une petite statuette de bois de Notre-Dame-de-Bon-Secours. Celle-ci est bien nichée dans l’autel latéral gauche de la chapelle. On la dit miraculeuse. En 1754, lors de l’incendie qui a ravagé la chapelle, curieusement, elle n’a pas été touchée et son reliquaire en est ressorti indemne.
Au 19ᵉ siècle, au fur et à mesure que le port montréalais prend de l’expansion, la chapelle devient un lieu de prière visité par les marins. C’est pour cette raison que des navires miniatures ont été suspendus à la voûte de la chapelle. Ils rappellent leur foi envers Notre-Dame-de-Bon-Secours.
L’histoire du lieu est riche.
Depuis 2005, la tombe de sainte Marguerite Bourgeoys y est déménagée. Les restes de son corps ont été placés dans l’autel gauche de la chapelle sous la statuette de Notre-Dame-de-Bon-Secours. La même année, la dépouille de la vénérable Jeanne Le Ber, la recluse de Montréal, a été installée dans le mur gauche de la nef de la chapelle. Ainsi donc, deux saintes femmes des débuts de Montréal reposent en paix.
Pour en savoir plus :
www.margueritebourgeoys.org
LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous
Benoît Voyer
NOUVELLE-ÉCOSSE
Fusion de paroisses
HALIFAX – Après deux ans de consultations et de réflexion sur son renouvellement, l'archidiocèse de Halifax veut diminuer le nombre de ses paroisses de 76 à 30. Un grand nombre de fusions et de fermetures sont à prévoir.
NOUVEAU-BRUNSWICK
L'Université de Moncton a 40 ans
MONCTON- Une messe d'action de grâces, pour souligner les 40 ans de fondation de l'université de Moncton, a été célébrée en l'église Notre-Dame-d'Acadie du campus de Moncton, le 11 janvier. La célébration a été transmise à l'émission Le Jour du Seigneur à la télévision de Radio-Canada.
Une religieuse de 113 ans croit que Dieu l'a oubliée
MONCTON – Sœur Anne, du couvent des Sœurs de Jésus, à Moncton, 113 ans, se demande si Dieu l'a oubliée. Elle figure parmi les personnes les plus âgées au Canada. Sur la scène internationale, le premier rang est détenu par une Américaine de l'Ohio, Charlotte Benkner, âgée de 114 ans, qui a remporté cette palme en novembre dernier, après le décès de la Japonaise Mitoyo Kawate, elle aussi âgée de 114 ans. Le Livre des records Guinness attribue la palme du plus vieil homme à Joan Riudavets Moll, âgé de 113 ans, qui vit à Menorca, en Espagne. Sœur Anne, née le 5 février 1891, a fait carrière durant 30 ans dans l'enseignement, entrant à l'École normale en 1912, l'année où le Titanic a fait naufrage. Elle est entrée dans les ordres par la suite, en 1917.
QUÉBEC
L'église unie Saint-James désenclavée
MONTRÉAL – La majeure partie de l'édifice qui cache le devant de l'église unie Saint-James, située sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal, sera démolie à l'automne. Le bâtiment commercial a été construit provisoirement en 1926 pour répondre à un criant besoin d'argent.
Nouvelle chaire religion, culture et société à l'Université de Montréal
MONTRÉAL – Le 27 novembre, la Faculté de théologie de l'université de Montréal a lancé la Chaire religion, culture et société. La création de cette chaire est rendue possible grâce à la générosité de cinq donateurs : Power Corporation du Canada, Hydro-Québec, la Banque de Montréal, la Banque nationale du Canada et la Fondation J.-A. Bombardier. La faculté de théologie constitue l'une des plus anciennes facultés puisqu'elle célèbre cette année ses 125 ans, en même temps que l'Université de Montréal. La titulaire de la nouvelle chaire est la théologienne Solange Lefebvre.
La propriété des OMI devient un centre de villégiature
SAINTE-AGATHE – Le domaine des Oblats de Marie Immaculée (OMI), à Sainte-Agathe, deviendra un centre de santé.
Des conteurs de Dieu
MONTRÉAL – Les communautés chrétiennes montréalaises Saint-Bernard et Saint-François-d'Assise ont mis sur pied le projet « Devenir conteur de Dieu », une formation spécialement conçue pour les adultes, les aînés plus particulièrement. La démarche proposée vise à rendre les participants capables de faire le lien entre leur récit de vie et Dieu. Elle démontrera que la fable, l'histoire et le conte sont parmi les voies d'apprentissage et de transmission les plus efficaces.
Mariage collectif
SAINT-HYACINTHE – Le 8 mai, à 19 heures, il y aura un mariage collectif à la cathédrale de Saint-Hyacinthe. L'équipe diocésaine de pastorale du mariage avait, l'an dernier, réussi à marier simultanément 40 couples.
Stage en éducation pastorale clinique
JOLIETTE – La faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal a choisi, pour une 2ᵉ fois, le Centre hospitalier régional de Lanaudière pour y tenir le stage en éducation pastorale clinique pour les personnes intéressées à travailler auprès des malades. Le stage vise à former des intervenants en pastorale de la santé. Il donne au participant 12 crédits universitaires.
Une seule église en 2010 à Shawinigan
SHAWINIGAN – En 2010, il n'y aura plus qu'une seule église à Shawinigan. L'évêque de Trois-Rivières, Mgr Martin Veillette, a approuvé la résolution adoptée par le conseil de fabrique Sainte-Marguerite-d'Youville. La première tranche du projet prévoit la réduction de six à trois paroisses et, par la suite, on passera à une seule.
Réflexion sur l'avenir de l'Église
ROUYN-NORANDA – Mgr Dorylas Moreau, évêque de Rouyn-Noranda, au Québec, a lancé une grande opération de revitalisation des paroisses des zones pastorales de Malartic, de Témiscamingue et de Rouyn-Noranda.
Congrès diocésain d'orientation
QUÉBEC – Le diocèse de Québec organise un congrès diocésain d'orientation, les 22 et 23 octobre 2004.
Des pasteurs servent le spaghetti
QUÉBEC – Le 24 janvier, à l'occasion de la semaine de l'unité des chrétiens, des pasteurs des Églises anglicane, unie, catholique, des Assemblées de la Pentecôte et de l'Armée du Salut se sont réunis pour servir environ 250 repas à des démunis, à l'occasion d'un dîner de la solidarité. « On parle de solidarité, de politiques gouvernementales, mais c'est bon aussi de faire quelque chose de concret », a lancé l'abbé Jean Picher, prêtre catholique, au journaliste du quotidien Le Soleil.
Prêtre et fermier
PORT-MENIER, ÎLE D'ANTICOSTI – Après avoir exercé son ministère presbytéral à Marieville, dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, où il s'est occupé d'une ferme expérimentale exploitée avec l'aide de personnes handicapées afin de leur permettre de les intéresser au travail, de les valoriser et qu'ils réalisent leur insertion sociale, l'abbé Jacques Noiseux s'est retiré à Lac-Saint-Georges dans la municipalité de Port-Menier à Anticosti où il fait une mission similaire dans le domaine de la culture biologique.
Un aumônier militaire apprécié
BAGOTVILLE – Le père Louis Turcotte, aumônier militaire de la 3ᵉ escadre à la base de Bagotville, est très apprécié des militaires. « Ce qui nous impressionne, c'est son humanisme. Le Padre ne reste pas collé à son bureau. C'est un bon ami. J'ai connu des problèmes, à une certaine époque, je l'ai rencontré, j'ai pleuré dans son bureau, il m'a vraiment aidé », a raconté un militaire au journaliste du journal chicoutimien Le Quotidien.
Un laïc préside les funérailles
AMQUI – Pour amenuiser le fardeau pastoral de l'unique prêtre de la région d'Amqui, qui regroupe six paroisses, l'archevêque de Rimouski, Mgr Bertrand Blanchet, a autorisé un laïc à présider des funérailles. Celui-ci est déjà en fonction depuis une année puisque, avant d'officialiser l'affaire, il y a eu une expérimentation. Durant ces funérailles, il n'y a pas d'eucharistie. L'archevêque compte élargir l'expérience à d'autres secteurs de son diocèse en nommant d'autres laïcs.
Saint Antoine avait perdu la tête
RIMOUSKI – Le Cégep de Rimouski a décidé de restaurer la statue de saint Antoine avec l'Enfant Jésus qui décore la façade de l'institution. Elle était en très mauvais état.
Problèmes financiers
GATINEAU – Le diocèse de Gatineau-Hull est à la recherche de solutions à ses problèmes économiques. Avec un taux de fréquentation de 8 % et des dépenses de plus en plus faramineuses, un comité recommande un sérieux coup de barre afin d'éviter la fermeture d'églises à cause d'argent. L'heure est à la consolidation. Mgr Roger Ébacher évoque la possibilité de vendre certaines églises.
La chronique de Mgr Marcel Gervais
OTTAWA – L'archevêque d'Ottawa signe, chaque semaine, une chronique dans le quotidien Ottawa Citizen. « L'expert religieux » aborde de grandes questions religieuses.
Banques alimentaires en hausse de popularité
TORONTO – En Ontario, plus de 300 000 personnes frappent à la porte des banques alimentaires chaque mois. Un rapport de l'Association des banques alimentaires de la province ontarienne fait état d'une augmentation de la fréquentation de 8,2 % depuis 1997. Toujours selon ce rapport, 40 % des enfants pauvres de cette région du Canada ne mangent pas à leur faim au moins une fois par mois.
Citoyenne du monde 2004
SASKATOON – Christine Zyla, représentante de la Saskatchewan au conseil national de Développement et Paix, a reçu le prix Citoyenne du monde 2004 remis par le Conseil de la Saskatchewan pour la coopération internationale. Ce prix a été créé en 1991 afin de reconnaître la contribution exemplaire des personnes de la Saskatchewan en matière de coopération internationale, de paix et de justice.
Nouvelle présidente de Développement et paix
NANOOSE BAY – Margaret Noonan, une résidente de Nanoose Bay, a été élue présidente, pour une période de deux ans, de Développement et paix, un organisme de coopération internationale parmi les plus influents du Canada. Elle milite dans l'organisme depuis le milieu des années 1980. Ex-présidente de Ten Days for Global Justice (aujourd'hui Kairos) à South Okanagan, madame Noonan milite activement pour la création d'un nouveau partenariat avec les peuples autochtones du Canada.
Une pastorale biblique populaire
COATICOOK - La catéchèse biblique par le jeu et les symboles est très populaire dans la zone pastorale des Saints-Apôtres de l'archidiocèse de Sherbrooke, unité comprenant 5 paroisses de la région de Coaticook. Cette formule catéchétique a été retenue afin d'assurer le virage de la proposition de la foi auprès des jeunes. Il s'agit d'une catéchèse de cheminement basée sur une pédagogie adaptée à trois groupes d'âge et qui comprend la préparation à un sacrement. L'approche mise sur la simplicité.
« On commence à en sentir et à en ressentir les effets même dans la pratique dominicale », a dit l'abbé Gilles Baril au journaliste du quotidien La Tribune.
« Ça fonctionne par projets d'une durée de six semaines, à raison de 75 minutes par semaine. Les groupes ne dépassent pas 30 membres de façon à créer de meilleurs échanges, des contacts plus personnels. Y participent également quatre parents et un animateur pour mieux encadrer tous les jeunes », a précisé Lise Poulin-Morin.
Depuis que le programme a démarré en septembre 2003, l'intérêt pour le groupe d'âge cinq à sept ans et celui des huit à dix ans a amené plus de 400 inscriptions. Après les jours de Noël 2003, se sont ajoutés trois groupes pour les 11 à 13 ans.
Louis de Montfort se cachait dans un placard
OTTAWA – L'hôpital Montfort a retrouvé la statue de son saint fondateur que les dirigeants de l'institution francophone croyaient disparue. Elle est de retour juste au bon moment puisque le centre hospitalier célèbre son 50ᵉ anniversaire de fondation. Cette sculpture de plâtre a été installée dans le foyer de l'hôpital lors de son ouverture en 1953. Il y a quelques semaines, elle a repris sa place d'origine lors d'une cérémonie d'intronisation.
La statue a été retrouvée dans le sous-sol de l'église Notre-Dame-de-Lourdes, à Vanier, le 11 octobre 2003, quelques minutes avant une messe commémorative pour souligner le 50ᵉ anniversaire de l'hôpital. C'est Marc Desjardins et le père Lionel DesGroseillers, prêtre de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, qui ont fait l'heureuse découverte.
« C'était dans un coin, par hasard. C'est absolument phénoménal d'avoir vécu cet épisode. C'est le destin à l'image de Montfort. On l'a restaurée un peu. Il y avait un doigt brisé et quelques égratignures, mais c'est la même peinture qu'en 1953 », a raconté Maro Desjardins, adjoint exécutif au pdg de l'hôpital, au quotidien Le Droit.
Exposition d'icônes bysantines
Du 28 mai au 6 juin 2004, pour la première fois à Québec, l'église de La Nativité de Notre-Dame de Beauport accueillera l'exposition des icônes bysantines de Madame Rosette Mociornitza, artiste d'origine roumaine, de réputation internationale, spécialisée dans l'art néo-byzantin.
Erratum
Dans la Revue Sainte-Anne de mars 2004, une erreur s'est glissée dans les « Nouvelles de chez nous » (p. 109). On parle de l'église Saint-Antoine de Bienville au diocèse de Rimouski. En réalité, il s'agit d'une église du diocèse de Québec, Lévis, rue Bienville.
(Revue Sainte-Anne, mai 2004, pp. 205 et 206)
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