30 mai 2026

VISION CATHOLIQUE : Selon le père Jean-Paul Regimbal, « les chrétiens sont trop lâches...»

Jean-Paul Regimbal
Selon le père Jean-Paul Regimbal, « les chrétiens sont trop lâches pour faire connaître et reconnaître leurs droits sur la place publique »

Par Benoit Voyer

30 mai 2026

Le 1er juin 1980, à la maison des Trinitaires de Granby, on célèbre le 10e anniversaire du renouveau charismatique au Canada. La fête a lieu sur le parterre, à l’arrière de la maison, au coin des rues Avery et Robitaille.

La journée est constituée de temps de prière, de causeries spirituelles du père Jean-Paul Regimbal et d’une grande célébration eucharistique présidée par Mgr Louis Langevin, évêque de Saint-Hyacinthe. Dans la foule, incognito figure la journaliste Geneviève Tavernier du quotidien La Voix de l’Est. Elle participe à l’événement comme tous les autres participants. Le lendemain, en page 2, elle permet aux lecteurs du journal de revivre les moments forts de la journée. Son reportage comporte trois volets : quelques propos forts du père Jean-Paul Regimbal [1], un retour sur la messe anniversaire [2] et quelques « observations et réflexions » [3].

D’ailleurs, la reporter qui connaît peu l’univers du renouveau charismatique, livre deux réflexions intéressantes et honnêtes.

D’abord au sujet du Trinitaire : « La puissance de persuasion du père Jean-Paul Regimbal n’est cependant pas liée à ces critères civils et universellement reconnus. Elle procède de sa foi et de sa simplicité d’expression: il est accessible à tous, croyants ou infidèles, pratiquants ou non. »

Et puis, au sujet du « charismatisme catholique » : « Pour le non-initié qui s’égare dans une réunion de prière d’un groupe du renouveau charismatique il y a plusieurs éléments de surprise: la joie rayonnant sur les visages, oh! pas sur tous, certes, mais sur la plupart, et principalement sur ceux des handicapés. C’est la sérénité des visages âgés. C’est l’abandon de la foule dans le chant et la prière. C'est aussi, et surtout, la présence de nombreux jeunes qui ont l’air heureux et non pas désabusés! »

Exhortation à l’engagement
En cette journée spéciale, le père Jean-Paul Regimbal n’y va pas avec le dos de la cuiller envers les participants : « C'est de votre faute, à vous, chrétiens, si nos gouvernements adoptent des lois permettant la vasectomie et l’hystérectomie à volonté, si l'avortement devient libre, si dans nos écoles nos enfants reçoivent une éducation sexuelle basée sur le plaisir et non plus sur l’amour partagé du couple... »

Mais la journaliste excuse le trinitaire du ton qu’il utilise : « Mais cette harangue en fut une d’amour avant tout : qui aime bien châtie bien, et si le père Jean-Paul a fait de cuisants reproches aux tièdes, il a encouragé les fidèles et louangé ceux qui, reprenant le bâton de pèlerin des premiers chrétiens, ont le courage de remonter aux sources même de l’évangile et de vivre les écritures en nos temps modernes ».

Le père Jean-Paul explique que « la négation de la Trinité est à la source de la destruction de la cellule familiale et la substitution de la volonté de l’homme à celle de Dieu est la négation même du droit de l’être à la vie. C’est le génocide de notre peuple à une époque où on parle de liberté, d'indépendance, de fondation d’une nation. C‘est un non-sens né du matérialisme d’une poignée d’individus qui sont suivis par une masse tiède et peureuse de vivre et de proclamer sa foi. »

Selon lui, la seule chance de survie de l'humanité est de reconnaître par chacun de l’importance de la Trinité, de lui rendre sa valeur afin que chaque couple puisse accomplir sa triple mission : donner la vie, l'éducation et l’évangélisation par l'amour, sans faiblesse, librement, et publiquement, le geste suivant la parole, l’acte procédant de la foi.

À ses yeux, les problèmes vécus dans la société proviennent de l'effondrement des familles, des attitudes égoïstes, possessives, étouffantes des mères qui ne savent pas éduquer leurs enfants dans un climat de confiance, d’amour et de liberté, des influences maladroites des pères qui ne démontrent à leurs enfants que l’ambition qui les habite, leur goût du luxe et la puissance stérile. Pour lui, les enfants ont besoin de valeurs surnaturelles, voire transcendantales.

Les problèmes sociaux vécus par les jeunes découlent de leur difficulté d’identification avec leurs parents. Cela est prouvé par la science : c'est de 4 ou 6 ans que la personnalité profonde de l'enfant se forme. C’est à cet âge que l’influence du père sur le garçonnet, de la mère sur la fillette, en fait un homme ou une femme épanoui.

Dans son plaidoyer, il met en évidence que si le garçon n’a que sa mère comme base d’identification, si la fille n’a que son père comme « objet d’admiration », il ne faut guère s’étonner à voir l’homosexualité se développer au grand jour et sans vergogne comme c’est le cas à travers le monde. À ses yeux, il n’y a plus de barrière à l’immoralité.

Dans la pensée du père Regimbal : en abandonnant la foi en la Trinité, homosexualité, délinquance, violence et usage abusif des drogues sont l’héritage promis à la jeunesse.

Jean-Paul tente d’ébranler ses auditeurs : « Les chrétiens sont trop lâches pour faire connaître et reconnaître leurs droits sur la place publique, pour afficher leur foi aux yeux du monde. Ils laissent aux forces minoritaires du mal la possibilité de se manifester et de les étouffer. L’absence des ‘‘bons’’ dans ce combat pour les droits de Dieu laisse la porte ouverte à toutes les calamités ».

Comme il le dit depuis des années dans ses conférences, et comme il l’écrira dans son livre « La Révolution de l’amour » qui paraîtra dans la deuxième partie de 1981, ce n’est pas seulement au sein de l’Église que le chrétien doit se manifester, mais à tous les niveaux de la société : à l’hôtel de ville, dans les commissions scolaires et auprès des gouvernements municipal, provincial et fédéral pour que soient adoptées des lois qui suivent les valeurs de l’Évangile.

Jean-Paul insiste : le chrétien se doit, et doit à Dieu, d’être présent et actif partout, actif et vigilant. « Ce n’est que par le mystère de la Trinité que pourra être sauvegardée la paix dans le monde ».

Mgr Louis Langevin, en 1986
Dans la réflexion qu’il fera durant la messe, Mgr Louis Langevin redira les choses en mots plus polis : « C’est à cause d’un certain Jésus que l’on croit toujours vivant que les membres du renouveau charismatique témoignent publiquement de leur foi, le voulant toujours vivant selon l’évangile. Jésus s’est introduit dans la vie du monde et souffle sur ses amis et son esprit, les entraîne, les fait vivre dans le monde sans être, dans le monde, secoués par les tempêtes du XXᵉ siècle, mais dans l’esprit du Christ... »


Selon l’évêque de Saint-Hyacinthe, le chrétien a trois devoirs: la justice, la miséricorde et la droiture. Geneviève Tavernier résume : « Celui de justice, parce qu’est l’amour sans la justice ? Celui de miséricorde, parce que peut-on espérer pour soi si on ne peut avoir quelque charité pour autrui ? Celui de droiture parce que c’est dans l’authenticité de la foi que le chrétien se reconnait. »

Dans ses réflexions personnelles, la journaliste lance : « Vivre au plus près des écritures, c’est avant tout bien connaître l’évangile, les actes des apôtres, être familier avec Jésus dans les agissements de chaque jour. C’est vivre comme les premiers chrétiens, sans peur, sans fausse honte, tendant la main aux inconnus comme à des amis, acceptant l’humanité pour ce qu’elle est tout en tentant de lui faire connaître la source de la joie vécue. »

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[1] Geneviève Tavernier. Au 10e anniversaire du Renouveau charismatique - Le Père Regimbal accuse les fidèles de laisser-aller, Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2
[2] Geneviève Tavernier. Mgr Louis Langevin rend hommage aux pionniers du Renouveau charismatique, Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2
[3] Geneviève Tavernier. Observations et réflexions, Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2



LE PRÉSENT DU PASSÉ : Nouvelles de chez nous

Nouvelles de chez nous

Benoît Voyer


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Qui l'aurait cru !
MONTRÉAL – Qui, de mes pairs, aurait imaginé que l'un des successeurs au siège du grand inquisiteur en viendrait à déclarer : « Les chrétiens peuvent apprendre beaucoup de l'exégèse juive pratiquée depuis 2000 ans », lance avec étonnement le rabbin Jacquot Gruneald, journaliste, écrivain et fondateur de Tribune Juive dans l'introduction de son article « Le peuple juif et ses saintes Écritures dans la Bible chrétienne – Point de vue d'un rabbin », paru dans le dernier numéro de Théologiques, la revue de la faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal.

Saints, bienheureux et vénérables de mai
QUÉBEC – Une belle manière de stimuler sa vie spirituelle est de visiter un saint, un bienheureux ou un vénérable de chez nous. En mai, l'Église canadienne se souvient de plusieurs personnages à la foi exemplaire. Voici leurs noms, les dates de leurs anniversaires de décès ou celles qui sont inscrites au calendrier liturgique et les adresses où reposent leurs sépultures : le 4 mai : la bienheureuse Marie-Léonie Paradis (Petites Sœurs de la Sainte-Famille, 1820, rue Galt ouest, Sherbrooke) ; 6 mai : le bienheureux François de Laval (Basilique-Cathédrale de Québec, 16, rue De Buade, Québec) ; 8 mai : la bienheureuse Catherine de Saint-Augustin (Hôtel-Dieu de Québec, 10, rue Donnacona, Québec) ; 16 mai : Marie-Clément Staubb (Sœurs de Sainte-Jeanne-d'Arc, 1505, rue de l'Assomption, Sillery – Cause à l'étude) ; 24 mai : le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau (Cathédrale de Saint-Hyacinthe, 1900, rue Girouard ouest, Saint-Hyacinthe) ; 30 mai : Éléonore Potvin (Servantes de Jésus-Marie-crypte, 210, rue Laurier, Gatineau – Cause à l'étude). Il est préférable de téléphoner avant la visite : 819-777-1744).

Le curé chantant
GRANDE-RIVIÈRE – Dans le diocèse de Gaspé, l'abbé Rémi Bouchard, curé de la paroisse de Grande-Rivière, a trouvé une manière originale de réchauffer l'atmosphère de la vie paroissiale et de financer les activités de sa communauté chrétienne. Régulièrement, après les célébrations, le curé fait un tour de chants. Il fredonne aux paroissiens des chansons profanes. Il attire un grand nombre de personnes – souvent l'église est pleine à craquer – et, du même coup, fait grimper le nombre de participants à la célébration eucharistique qui précède son récital.

Nouvelle paroisse à Drummondville
DRUMMONDVILLE – Les paroisses Saint-Simon, Christ-Roi et Saint-Philippe, à Drummondville, dans le diocèse de Nicolet, forment maintenant une seule paroisse. Aucune église ne sera fermée. La fusion sera complétée d'ici le début de l'été.

Réforme à la faculté de théologie
MONTRÉAL – La faculté de théologie et de sciences des religions de l'université de Montréal a procédé à une réforme majeure de ses programmes d'études aux cycles supérieurs. Ils entreront en vigueur à l'automne.

Journée des musées montréalais
MONTRÉAL – C'est le 29 mai qu'aura lieu la Journée des musées montréalais. Plusieurs musées seront ouverts gratuitement. Sur la scène religieuse, des visites sont à ne pas manquer au musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu (201, avenue des Pins ouest), au musée Marguerite-Bourgeoys (400, rue Saint-Paul est), au musée des crèches de l'Oratoire Saint-Joseph (3800, chemin Queen-Mary) et au musée commémoratif de l'Holocauste à Montréal (5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine).

Le monastère des Carmélites
MONTRÉAL – Le monastère, que les Carmélites quittent à Montréal, qui compte 21 chambres, est évalué par la ville de Montréal à 2,2 M$. C'est au coût de 5,5 M qu'elles viennent de le vendre. Ce qui constitue un bon marché. Le montant de la vente servira à l'achat d'une ferme à Lanoraie où elles s'établiront dans peu de temps. Cette maison de cloîtrées sera habitée par 18 contemplatives. La ferme qu'elles exploiteront servira à produire une partie de la matière première requise pour la fabrication d'hosties.

Les Canadiens et l'Holocauste
OTTAWA – Selon un sondage mené pour le compte de l'Association d'études canadiennes, 71 % des Canadiens reconnaissent que c'est le peuple juif qui a le plus souffert du régime nazi. De plus, 40 % des Canadiens savent que six millions de Juifs sont morts sous ce régime. Le sondage a été mené par la firme Environics.

Égalité femme-homme
MONTRÉAL – Dans un mémoire sur le document « Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes », présenté à la commission des affaires sociales du gouvernement du Québec, l'AFÉAS (Association féminine d'éducation et d'action sociale) rappelle que les femmes sont encore les plus pauvres de notre société, qu'elles sont toujours victimes de violence et qu'une faible proportion d'entre elles fait partie de nos institutions démocratiques. Elle réclame que l'État fasse de l'égalité un engagement ferme et une priorité d'action à travers toutes ses instances, sans oublier d'y mettre les ressources nécessaires. C'est seulement à ces conditions que les Québécoises et les Québécois atteindront, dans les années à venir, une réelle égalité sur laquelle la société pourra construire son identité, son développement et sa richesse. L'AFEAS regroupe 14 000 Québécoises.

Vie consacrée
GATINEAU – Le 2 février, à l'occasion de la Journée de la vie consacrée, Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau-Hull, a profité de l'occasion pour rendre hommage aux religieuses et aux religieux engagés dans son diocèse. Il les remercie de manière particulière « de relever d'autres défis en allant s'établir dans de nouveaux secteurs du diocèse pour contribuer à faire du neuf ou simplement être à l'écoute de la vie », écrit-il.

Autre « son de cloche » à la télévision
JOLIETTE – L'abbé Claude Sauvageau anime l'émission télévisée « Son de cloche » sur les ondes de la télévision communautaire de Joliette. Il s'agit d'une émission pastorale fort intéressante où l'on fait parfois des découvertes. En février, on a présenté un reportage sur le Vieux-Séminaire de Montréal, érigé en 1685. On a montré aux téléspectateurs la plus vieille cave à vin d'Amérique, érigée sous la basilique Notre-Dame.

Absolution collective : c'est fini !
QUÉBEC – L'archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, a annoncé sa décision de mettre fin à la pratique de l'absolution collective. « Veuillez croire que cette décision veut favoriser, non pas un retour en arrière, mais un approfondissement de la conversion personnelle dans l'esprit de l'Église », a-t-il indiqué.

Développement et Paix
MONTRÉAL – Michael Casey est le nouveau directeur général de Développement et Paix, organisme de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) en matière de coopération internationale.

Espérance de vie
IVUJIVIK – La région du Nunavik, au Québec, est l'endroit où l'on meurt le plus jeune au Canada. L'espérance de vie est de 66,7 ans en moyenne, soit moins de 10 ans que la moyenne nationale qui est de 79,3 ans. Cette région, qui est située à l'extrême nord du Québec, comprend 14 municipalités amérindiennes. Ivujivik est la plus au nord du territoire et de la province. À l'opposé, la région de Richmond, en Colombie-Britannique, est celle où l'espérance de vie est la plus élevée, avec 83,4 ans.

Une maison pour Alzheimer
LONGUEUIL – La Maison au Campanile est le quatrième établissement spécialisé dans le soin des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer à ouvrir ses portes au Québec. Elle vient d'ouvrir ses portes à Longueuil (1160, boul. Nobert). Lors de l'ouverture officielle, Mgr Jacques Berthelet, évêque de Saint-Jean-Longueil, a béni les lieux. Dans son allocution, il a rappelé que l'endroit a jadis été le monastère des Servantes de Jésus-Marie. « C'est plus qu'une maison que je veux bénir, ce sont toutes les personnes atteintes par la maladie », a-t-il lancé.

Le Patro en campagne
LÉVIS – Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, est le coprésident de la campagne de financement du nouveau Patro de Lévis avec Me Clément Samson. D'ici le 30 novembre, l'organisme, qui est installé dans l'ancien monastère des Visitandines, espère recueillir 2,9 M$.

40 paroisses au bord de la faillite
QUÉBEC – 40 des 200 paroisses du diocèse de Québec sont en difficultés financières, c'est-à-dire au bord de la faillite. Selon les chiffres de 2003, les paroisses du diocèse ont accumulé un déficit de 600 000 $. Rien de dramatique si l'on répartit ce montant entre les 200 paroisses et si l'on tient compte que les dépenses ont atteint 37 millions $.

Santé : Mgr Vienneau invite à la prudence
BATHURST – Dans le débat sur les soins de santé et l'éventuelle réforme que le gouvernement du Nouveau-Brunswick, dirigé par le premier ministre Bernard Lord, veut mettre en place, Mgr Valery Vienneau, évêque de Bathurst, demande de faire acte de prudence : « Actuellement, il se vit de sérieux malaises dans la péninsule acadienne touchant les soins de santé. Préoccupé par cette situation, je viens [ …] lancer un appel au calme et au dialogue. J'invite les responsables, dans le domaine de la santé, les chefs politiques et les citoyens et citoyennes à puiser dans le bagage de leurs valeurs afin que leur prise de positions respectives se vive dans le respect, l'honnêteté et la vérité.

Nouveaux évêques auxiliaires à Québec
QUÉBEC – Le pape Jean-Paul II a nommé deux évêques auxiliaires à Québec : les abbés Pierre-André Fournier et Gilles Lemay. Ils alerteront le cardinal Marc Ouellet. Avec Mgr Jean-Pierre Blais, ils seront maintenant trois auxiliaires dans ce diocèse. Pierre-André Fournier est né à Plessisville en 1943. Gilles Lemay est né en 1948 à Sainte-Emmélie, Leclercville, dans la région de Lotbinière.

À l'ère espagnole
DRUMMONDVILLE – Afin de répondre aux besoins particuliers des 800 nouveaux arrivants hispanophones, les paroisses de Drummondville offrent maintenant des services en espagnol. La paroisse Saint-Joseph est particulièrement touchée. Depuis l'automne, la messe du dimanche, à 16 h, est célébrée dans cette langue.

Père-fils
OTTAWA – La paroisse Saint-Richard, dans le diocèse d'Ottawa, a mis sur pied un « club » père-fils. Le groupe favorise l'apprentissage de la foi et la formation du caractère tout en pratiquant des activités sportives.

DÉBAT SUR LE MARIAGE ENTRE PERSONNES DE MÊME SEXE : Il y a lieu de se questionner
ST. JOHN'S – Dans une lettre adressée au premier ministre du Canada, Paul Martin, au sujet du projet de loi sur la redéfinition du mariage, Mgr Brendan M. O'Brien, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada et archevêque de St. John's, Terre-Neuve, écrit : « L'intérêt que porte l'État envers l'institution du mariage a toujours été fondé et il devrait continuer d'en être ainsi – sur l'intégration des sexes dans une cellule sociale idéale dans laquelle naissent et sont élevés des enfants, non seulement pour le bénéfice des enfants, mais pour celui de la société dans son ensemble. »

Lettre ouverte du cardinal de Québec

QUÉBEC – Dans une lettre ouverte, publiée dans quelques journaux du Québec, au sujet du projet de loi favorisant le mariage entre personnes de même sexe, le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat de l'Église canadienne, écrit : « Même au risque d'être jugé "politiquement incorrect", je rappelle qu'un tel projet de loi heurte le sens moral et la sensibilité religieuse d'un grand nombre de citoyennes et de citoyens, catholiques ou non catholiques. »

Lettre des évêques aux chefs de partis politiques
ST. JOHN'S, TERRE-NEUVE – Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de St. John's et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a écrit aux chefs des partis politiques présents à la Chambre des communes à Ottawa pour leur demander de défendre le mariage traditionnel et a encouragé le chef du Parti conservateur à continuer son travail de défense du mariage traditionnel.

ÉDUCATION :
Éducation aux religions : position du PQ

QUÉBEC – Pour la porte-parole du Parti québécois en matière d'éducation, Pauline Marois, le gouvernement doit s'engager dès maintenant dans une transition vers un cours d'éducation aux différentes religions. Elle dit que le gouvernement devrait s'abstenir de déroger aux chartes et planchers, pendant un an, sur les nouveaux programmes. Durant ce temps, les cours d'enseignement religieux seraient maintenus. « Si on reconduit la clause nonobstant, le gouvernement se place dans une position où il se rend vulnérable aux lobbys. Il y a déjà des pétitions de groupes pro-religion déposées », croit Mme Marois, soulignant qu'il était clair pour son parti, à l'époque, que les clauses étaient renouvelées pour la dernière fois en 2000.

Loi 118
BAIE-COMEAU – Dans une entrevue parue dans Le Devoir, le président du comité d'éducation chrétienne de l'Assemblée des évêques, Mgr Pierre Morissette, s'est dit très sceptique face à un tel cours non confessionnel « Il ne l'écarte cependant pas définitivement, le voyant comme un pis-aller si le gouvernement mettait un terme à l'enseignement catholique et protestant », écrit la journaliste Clairandrée Cauchy. Mgr Morissette réclame le statu quo afin que la loi 118 sur la déconfessionnalisation puisse avoir le temps de porter ses fruits.

ANNIVERSAIRES :

125ᵉ anniversaire

EDMUNDSTON – La paroisse de l'Immaculée-Conception d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, célèbre son 125ᵉ anniversaire de fondation. Le coup d'envoi des activités a été donné en février lors d'une messe célébrée par Mgr François Thibodeau, à la cathédrale d'Edmundston.

Mouvement « Portes ouvertes » : 25 ans
KAPUSKASING – Le mouvement « Porte ouverte » fête cette année son 25ᵉ anniversaire de fondation. Le 30 novembre 1979, le père Nazaire Auger, c.j.m., et un couple commençaient leur première fin de semaine de ressourcement consacrée aux personnes dans le deuil d'un conjoint. Depuis ce temps, l'organisation n'a pas cessé de prendre de l'expansion. Près de 340 groupes de l'Ontario et du Québec ont vécu l'expérience.

Cinquantième anniversaire
OTTAWA – La paroisse Saint-René-Goupil, dans le diocèse d'Ottawa, célèbre son 50ᵉ anniversaire de fondation.

La communauté de la bienheureuse Marie-Léonie Paradis a 125 ans
SHERBROOKE – Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille fêteront leur 125ᵉ anniversaire de fondation, le 31 mai, et leur 110ᵉ anniversaire de présence à Sherbrooke. L'institut a été fondé au Nouveau-Brunswick par la bienheureuse Marie Léonie Paradis. La supérieure générale est Sœur Denise Pomerleau. Les Sœurs ont beaucoup travaillé dans le milieu de l'éducation. Par leur implication, les religieuses ont ainsi permis que les frais de scolarité soient réduits et, du même coup, elles ont encouragé les familles à faibles revenus à envoyer leurs enfants à l'école.

150ᵉ anniversaire
SAINT-JEAN-DE-MATHA – La municipalité et la paroisse de Saint-Jean-de-Matha, dans le diocèse de Joliette, célèbrent leur 150ᵉ anniversaire. Les citoyens doivent le souvenir de leurs origines grâce au bouquin « Histoire d'un établissement paroissial de colonisation. Saint-Jean-de-Matha » de l'abbé Théophile Stanislas Provost, curé de ce territoire de 1885 à 1899. Le 8 février, jour de l'anniversaire du saint patron de la paroisse, une grande fête de la lumière a été animée par le père Michel Goupil, provincial de la communauté des Trinitaires au Canada.

(Revue Sainte-Anne, mai 2005, pp. 204 à 206)