MONTRÉAL – Une délégation dirigée par le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa et primat de l'Église catholique du Congo, est venue demander au Canada d'appuyer le processus de transition vers la démocratie au Congo. Outre le cardinal Etsou, actuel président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, la délégation comptait parmi ses membres Mgr Godefroy Mukeng'a Kalond, archevêque de Kananga, et Mgr Theophile Kaboy Ruboneka, évêque de Kasongo et président de la Commission épiscopale Justice et Paix.
« Depuis 1998, les guerres civiles et les conflits armés avec les pays voisins ont fait de deux à trois millions de victimes dans ce vaste pays d'Afrique centrale. Nombreux sont les observateurs qui estiment que l'Église catholique peut jouer un rôle important dans l'unification des forces démocratiques non violentes afin de rebâtir le pays suite aux accords de paix intervenus au début de l'année 2003.
Les Nations unies estiment à plus de deux millions le nombre de personnes actuellement sans abri en RDC et à 16 millions le nombre de personnes ayant un besoin urgent de nourriture. Les services de santé et d'éducation, de même que l'ensemble des infrastructures, ont été soit détruits, soit laissés dans un état lamentable. Le taux de mortalité infantile est remonté au niveau qui existait il y a 50 ans. De vastes régions du pays sont sous le contrôle de mercenaires ou de forces armées étrangères tandis que les ressources naturelles du Congo, comme les diamants, l'or et le bois d'œuvre, sont pillées », explique le communiqué à l'intention des médias rédigé par Développement et Paix, organisme de la Conférence des évêques catholiques du Canada qui amasse des dons pour aider cette région du globe.
http://www.devp.org
Benoît Voyer
(Revue Sainte Anne, janvier 2004, p. 17)
