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Le travail de nuit

« Les horaires de nuit ne sont pas sans conséquences pour la santé. Plusieurs études ont notamment mis en évidence une augmentation du risque de décès par accident vasculaire cérébral ou par maladie cardiovasculaire, mais aussi davantage de troubles de la santé mentale, de perturbations du sommeil, de fatigue chronique et de somnolence. Ces dérèglements s’accompagnent également d’un risque accru d’accidents, ainsi que de troubles métaboliques comme l’obésité ou le diabète.

Ne pas dormir la nuit supprime aussi le pic nocturne de mélatonine, hormone aux propriétés anticancéreuses, et affaiblit le système immunitaire, qui lutte normalement contre les cellules cancéreuses produites par l’organisme. Depuis plusieurs années, les chercheurs s’intéressent donc à son rôle possible dans l’apparition de certains cancers, en particulier les cancers dits « hormono- dépendants » (sein, prostate, etc.), en raison des perturbations durables du rythme biologique. […] Le travail de nuit perturbe l’horloge interne et les sécrétions hormonales, notamment celles liées au cortisol. Normalement, le pic se produit le matin, mais lorsqu’on travaille la nuit, le corps ne sait plus quand le déclenche. 

La Croix [1]
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[1] Esther Serrajordia. « Ce que dit la science sur le lien entre travail de nuit et cancer », La Croix, 6 mars 2026, p. 7. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/7