VISION CATHOLIQUE: Jésus et la Samaritaine

Jésus et la Samaritaine

Par Benoit Voyer

8 mars 2026

Jésus et ses élèves sont de passage en Samarie. Ils sont en route vers la Galilée. Ils ont quitté la Judée parce que les pharisiens ont commencé à surveiller le maître.

Ils font un arrêt au puits de Jacob. Les disciples partent se ravitailler a Sykar, le patelin le plus proche. Jésus reste sur place afin de se reposer. Il est fatigué par la longue route. Puis, cette chaleur intense du milieu du jour n’aide en rien sa condition physique. Il s’assoit près de la source. Une Samaritaine se présente. Il la regarde et lui demande à boire.

Elle est sarcastique avec lui : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » […] Pauvre p’tit gars, t’as rien pour puiser et le puits est profond. Est-ce que tu serais « plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus connaît les querelles qu’il y a entre les habitants de la Judée et ceux de la Samarie. Les Judéens considèrent les Samaritains comme des hérétiques, des païens. Leur désaccord porte principalement sur l’emplacement du temple : pour les Judéens, il est à Jérusalem ; pour les Samaritains, il est sur le mont Garizim [1].

Du tac au tac, Jésus lui répond : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » […] « Crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »

Au fil de leur entretien, elle comprend que Jésus n’est pas un voyageur ordinaire. Il lui révèle que le culte n’est plus une affaire de temple ou de montagne. C’est d’abord une affaire de cœur. C’est principalement à cet endroit que l’on adore Dieu.

Ce jour-là, Jésus « libère en elle ce qui l’entrave. Désormais, elle porte en elle une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle »[2].

En relisant ce récit, je me questionne : Lorsque je rencontre Jésus, est-ce que sa Parole est pour moi une source vive?

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[1] Cf. La Croix, 6 mars 2026, p.14. https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260306/page/14
[2] Anne Da. « Avec nous », Prions en Église (application), 8 mars 2026.