14 juin 2026

POLITIQUE : John Abbott, premier ministre du Canada

John Abbott ne voulait pas devenir premier ministre
John Abbott, premier ministre du Canada

Par Benoit Voyer

14 juin 2026

En ce matin du 14 juin 2026, dans le cadre de ma série de visites aux lieux de sépulture des premiers ministres du Canada, je me suis souvenu de John Abbott. Il a été premier ministre du Canada de juin 1881 à décembre 1882. Il est inhumé dans le cimetière Mont-Royal, à Montréal.

En faveur de l’annexion avec les États-Unis
En 1849, avec une liste de politiciens canadiens-français et d’hommes d’affaires anglophones, il cosigne le "manifeste de Montréal" qui exhorte le Canada à fusionner avec les États-Unis afin de profiter de meilleures conditions économiques et d'institutions politiques moins rétrogrades que la monarchie.

Par la suite, lorsqu’on lui reprochera son manque de fidélité à la couronne britannique, il dira qu'à titre de lieutenant-colonel du onzième régiment d'Argenteuil, il a dirigé 300 "miliciens", qui ont eu pour mission de protéger la colonie durant l'incident du Trent au début des années 1860.

Premier ministre du Canada
Jonh Abbott ne souhaitait pas devenir premier ministre. Il méprise la fonction. À ce sujet, il disait : « Je déteste la politique et ce qu’on juge comme ses méthodes appropriées. « Je déteste la notoriété, les réunions publiques, les discours en public, les caucus et toutes les servitudes qui semblent attachées à la politique, sauf l’obligation de servir le public du mieux que je peux. »

Au décès du premier ministre John A. MacDonald, il appuie la candidature de John Thompson. À cause de conflits internes au Parti conservateur du Canada, en homme de devoirs, John Abbott accepte d’être une solution de compromis. Le 15 juin 1891, il devient le troisième premier ministre du Canada. Il est le premier leader du Canada à être né au pays.

Son règne est de courte durée. Malade, il se retire en août 1892, sur la recommandation de son médecin. Il désigne John Thompson comme successeur. Il part pour l'Angleterre, la France et l'Italie, espérant retrouver la santé. Le gouverneur général accepte sa démission le 4 décembre. Thompson est assermenté trois jours plus tard.

Il décède le 30 octobre 1893. Ses funérailles sont célébrées le 2 novembre à la cathédrale anglicane Christ Church, à Montréal.

Voici les photos de ma visite de ce matin
au cimetière Mont-Royal, à Montréal




MUSIQUE : Valérie Carpentier poursuit sa route

Valérie Carpentier poursuit sa route

Par Benoit Voyer

14 juin 2026

Vous la connaissez fort probablement. Elle s’appelle Valérie Carpentier. Elle est la première gagnante de la version québécoise de l’émission télévisée "La Voix". Depuis quelques années, elle poursuit sa route loin des projecteurs des médias traditionnels.

Née le 17 novembre 1993 à Cap-de-la-Madeleine, devenue la municipalité de Trois-Rivières, elle passera son enfance à Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Mauricie.

En 2010, paraît « Du Parc Belmont à Hôtesse de l'air », son premier album, sous étiquette " Disques TOX. "

Le 14 avril 2013, elle remporte la première saison du concours télévisé "La Voix". Suivra la sortie, sous le label "Productions J", de son album "L’été des orages", duquel sortiront les singles "À fleur de peau" (2013), "Le Rendez-vous" (2013), "L’été des orages" (2014) et "Le bout du monde" (2015). L’album sera certifié « disque d'or » en 2014.

En 2016, chez « Productions J », elle lance l’album « Pour Rosie », duquel paraîtront les simples « Pour Rosie » (2016) et « On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime » (2017).

Par la suite, elle produira une série de simples : "Monokini & Tsunami" (2021), "Donne-moi ton cœur" (2025), "Désillusion" (2025), "La plus belle nuit du monde" (2025), "Comme de l’eau" (2026) et "Fidji" (2026).

Fidji (Valérie Carpentier)

SAINTS ET SAINTES : Parole de la bienheureuse Marie-Anne Blondin


LE PRÉSENT DU PASSÉ : Benoit Voyer, journaliste (2)

Benoit Voyer, journaliste (2)

Dieu est vivant ! Jésus est ressuscité !

« Notre silence a assez duré. Je suis venu à ta rencontre pour te demander de rentrer à la maison. Si tu acceptes, dans peu de temps je te convierai à un grand banquet d'amour. Nous ferons une grande fête pour souligner ton retour. D'ici ce jour, je viendrai te rencontrer régulièrement afin que nos cœurs vibrent au même diapason. Myriam a bien hâte de te revoir. Chaque jour, elle me parle de toi. »

Benoît Voyer

MONTRÉAL – Journaliste spécialisé dans les affaires culturelles et religieuses depuis 1987, Benoît Voyer, collaborateur à la Revue Sainte Anne depuis 1996, est un communicateur fort connu au sein de l'Église catholique francophone du Canada. Né le 22 novembre 1966 à Granby, cité du célèbre jardin zoologique, il a signé, depuis le début de sa carrière de journaliste, de nombreux articles dans les médias écrits, a animé et collaboré à plusieurs séries d'émissions à la radio et à la télévision et a fondé un organisme culturel catholique. En février 2000, une crise de vie sévère l'amène à partir en exil, en plein désert urbain, afin de retrouver en lui des forces nouvelles pour vivre et des raisons de croire que Dieu est vivant et que Jésus est ressuscité. Dans ce deuxième article d'une série de deux, il raconte le vendredi saint de son existence, ce temps de souffrances qui l'a conduit à un nouveau matin de Pâques pour sa vie, un temps de lumière et d'espérance.

***

De septembre 2000 à avril 2002, il m'est permis de vivre une aventure intellectuelle, hors de l'ordinaire, à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) où je suis inscrit à des cours. Je bois chacune des paroles de mes professeurs et j'ai un plaisir fou à lire tout ce qui me passe sous le nez.

Je suis fasciné par l'intelligence et la sagesse de Louis Rousseau (voir la Revue Sainte-Anne, mai 2001, page 199). Paul-André Comeau (voir la Revue Sainte-Anne, septembre 2001, page 343) me rassure sur mes talents de communicateur. La méthode pédagogique de Jocelyn Coulon m'impressionne… Pendant de longs mois, à travers les propos de mes professeurs, je me ressource.

Je passe d'un programme universitaire à l'autre à la recherche de ma voie. J'espère tant retrouver la passion d'antan et le calme dans mes angoisses. Je passe de l'enseignement des religions au journalisme, et de l'anglais langue seconde au certificat en français écrit.

De janvier 2002 à janvier 2003, tout en poursuivant mes cours, je reprends le chemin du marché du travail. J'obtiens des contrats au sein d'entreprises médiatiques et au département des communications de l'UQAM, afin d'aider Jocelyn Coulon au cours Informations internationales.

Je fais mon travail sans plaisir et sans intérêt. Au fil des mois, il devient évident pour moi que le journalisme n'est plus ma voie. Les expériences m'amènent vers un ailleurs que je saisis difficilement.

« C'est Jésus qui me poursuivait ! »
Un soir d'octobre 2002, alors que je marche dans les rues de Châteauguay où nous habitons, je me sens poursuivi par quelqu'un. Je marche plus vite. Je me sens vraiment épié. Je me retourne souvent. Pourtant, il n'y a personne derrière moi. Pendant soixante minutes, je marche vite, très vite, afin d'échapper à… Je ne sais pas trop qui.

Avant d'entrer à la maison, je m'assois sur un banc du parc de Cambray, face à notre édifice à logements. Le ciel est magnifique. Il est dégagé, sans nuage… On voit la lune luire à l'est.

Après quelques minutes, quelqu'un s'approche de moi. « Qui es-tu ? C'est toi mon ange ? » dis-je à haute voix. Je vois son sourire. Je le reconnais.

— Bonsoir Benoît ! Je peux m'asseoir avec toi ?

— Tiens ! Tiens ! Voilà le Monsieur Jésus qui se pointe ! Tu sais bien que tu peux t'asseoir ! Malheureusement, je n'ai pas grand-chose à te dire. Il y a tant de temps que tu te fais discret…

— Tu m'en veux ?

- Oui ! Tu ne peux pas savoir à quel point tu m'as manqué. Ce désert de ma vie aurait pu être évité si tu avais été là lorsque j'avais besoin de toi.

— Je te demande pardon. Papa et moi en avons longuement parlé. Nous avons difficilement convenu qu'il serait bénéfique pour toi que tu marches ton chemin sans nous, pour quelque temps. Nous t'avons laissé aux soins de ton ange gardien. Il avait la mission de te guider. Cependant, nous n'étions pas très loin. À plusieurs intersections de ta vie, j'étais caché et je t'observais.

— Et pourquoi es-tu ici aujourd'hui ?

— Notre silence a assez duré. Je suis venu à ta rencontre pour te demander de rentrer à la maison. Si tu acceptes, dans peu de temps, je te convierai à un grand banquet d'amour. Nous ferons une grande fête pour souligner ton retour. D'ici ce jour, je viendrai te rencontrer régulièrement afin que nos cœurs vibrent au même diapason. Myriam a bien hâte de te revoir. Chaque jour, elle me parle de toi. Est-ce que tu acceptes l'invitation ?

Je ne sais plus combien de temps a duré cette rencontre. Je suis rentré chez moi positivement ébranlé avec une certitude en moi : Jésus est vivant ! Je ne peux plus douter. Je l'ai vu. Il m'a parlé. Je lui ai touché.

Rencontre de l'abbé Éric
Quelques mois plus tôt, à cause de mon travail à la radio, j'ai rencontré un prêtre exceptionnel. Il s'agit de l'abbé Éric Nicolai (voir les éditions d'octobre et de novembre 2003 de la Revue Sainte Anne). Rapidement, nous sommes devenus des amis. Il a toujours respecté mon cheminement, malgré mes doutes et ma distance du christianisme.

D'une rencontre à l'autre, au restaurant autour d'une bonne bouffe ou au salon de la résidence pour étudiants Riverview ou chez moi ou dans son bureau, en plus d'échanger sur nos travaux et sur la vie, je lui partage mes doutes et il me parle de son grand amour pour Dieu, pour le Christ et pour l'Église. Il m'impressionne, surtout pour son don total et son choix radical pour le Christ à travers l'Opus Dei. Je cherche une note antiévangélique dans sa vie… Il n'y a rien. C'est un homme intègre.

Ses paroles ne contredisent pas ses actions du quotidien. La sainteté de ce prêtre de 39 ans est évidente. Si je repense aux paroles de Jean-Paul II, je ne me trompe pas : « La sainteté émerveille ! [...] Elle fait penser, convainc et, Dieu voulant, convertit. […] Quiconque rencontre Jésus ressent une manière particulière d'être heureux, une joie de vivre différente basée non pas sur l'avoir et l'apparaître, mais sur l'être. › (Audience du 1ᵉʳ février 2003)

En décembre 2002, je manifeste à l'abbé Éric mon appel intérieur. Il m'accompagne. Pendant plusieurs semaines, je rencontre Jésus dans la prière, le silence et la lecture spirituelle, particulièrement à travers le livre Amis de Dieu qui contient plusieurs homélies de saint Josémaria Escriva, un ouvrage que m'a donné le religieux lors d'un dîner et qui est longtemps resté dans l'indifférence sur ma table de travail. Dans ses écrits, le fondateur de l'Opus Dei lance de riches interpellations qui me préparent au grand banquet de l'amour, la fête du ciel.

Durant ces mois, je m'arrête souvent au Sanctuaire Kateri Tekakwitha, à Kanawake, pour m'entretenir avec Dieu et avec la bienheureuse Amérindienne. Son désir intense de vivre en présence de Dieu me touche. Je ne porte plus les doutes que je vivais le 25 juin 2001 (voir la Revue Sainte Anne, mars 2002, page 130). Ma prière est maintenant une certitude ! « Kateri, merci de veiller sur ma vie et ma famille ! »

Le 30 janvier 2003, l'abbé Éric me reçoit dans le silence de son bureau pour célébrer avec moi, à travers le sacrement du pardon, un grand moment de mon cheminement avec le ressuscité.

Cet après-midi, je choisis le Christ sans condition, malgré les difficultés intérieures qu'il me reste à surmonter. « L'amour de Dieu est jaloux ; il ne lui plaît pas que l'on vienne à son rendez-vous en posant des conditions : il attend avec impatience le moment où nous nous donnerons totalement, où nous ne garderons plus dans notre cœur de recoins obscurs, fermés à la joie et à l'allégresse de la grâce et des dons surnaturels. » (Saint Josémaria Escriva, Amis de Dieu, n. 28)

À chacun sa mission
En plus de découvrir la grandeur de la Trinité, je découvre une nouvelle mission pour ma vie. Ces semaines de janvier et février 2003 sont importantes.

Après avoir été un observateur de la société canadienne et de l'évolution de l'Église à travers ma carrière de journaliste et après avoir joué un rôle important dans la diffusion de la culture religieuse d'ici à cause de mon travail de directeur général d'un organisme de la région de Granby, une autre voie se dessine devant moi.

Suite à cette rencontre avec Jésus sur le banc du parc de Cambray et surtout suite à ce retour à ma foi baptismale à travers les sacrements du pardon et de l'eucharistie, tout s'éclaire en moi. Mes prochaines années se passeront dans le monde de la santé.

À la fin de janvier 2003, je m'inscris à une formation de préposé aux bénéficiaires et, du 10 au 14 février, je complète un stage en milieu de travail afin de peaufiner concrètement ce que j'ai théoriquement appris. Dès les premières minutes du cours, et encore plus lors du stage dans un centre d'accueil de l'arrondissement Saint-Lambert, à Longueuil, mon intuition se confirme.

Le stage d'intégration n'est même pas terminé que je suis convoqué à des entrevues. Quelques jours plus tard, je suis embauché dans un centre de la santé de la région de Montréal.

Dieu est bon !
Est-ce que je quitterai définitivement l'univers passionnant des communications, milieu professionnel qui m'a vu évoluer depuis 1987 ? Seul Dieu le sait ! Afin de réfléchir à la question, je suis présentement en année sabbatique. Je laisse mon ange gardien me guider.

Mon cheminement de foi se poursuit. Tout n'est pas accompli. Avec sa grâce, Dieu m'amène vers un bonheur sans faille. De jour en jour, je recherche sa présence, car je le désire comme il me désire. Auprès de lui, j'apprends comment devenir un artisan de la nouvelle civilisation de l'amour. Dieu est vivant ! Jésus est ressuscité ! J'en ai la certitude parce qu'il s'est révélé à moi. J'en ai la certitude, car la joie du banquet de l'amour s'est installée en moi.

Consultez le site Internet de Benoît Voyer :
www.benoitvoyer.com



(Revue Sainte Anne, avril 2004, pp. 153 et 164)