HISTOIRE : Le train d’enfer de Mégantic
Par Benoit Voyer
5 juillet 2026
Dans la nuit du 6 juillet 2013, un train déraille au centre-ville de Lac-Mégantic. 63 des 72 wagons déraillent. 47 personnes sont tuées. 6 millions de litres de pétrole brut sont déversés dans l’environnement.
Il a fallu deux jours pour éteindre le feu à l’aide de mousses ignifuges. Il ne fallait pas arroser l’incendie – l’eau se transformant en vapeur aurait pu provoquer des explosions. En raison de l’épaisse fumée noire, 2000 personnes sur 6000 sont évacuées.
Au bar Le Musi-Café, où plusieurs personnes ont péri, le brasier a atteint entre 1500 et 3000 degrés Celsius, calcinant les corps et compliquant l’identification des victimes.
La pire tragédie ferroviaire canadienne des 100 dernières années n’était pas seulement un drame humain ; c’était aussi le pire déversement terrestre en Amérique du Nord. Une catastrophe qui a nécessité des années de nettoyage et de suivis scientifiques afin d’analyser les sols, les sédiments et l’eau du lac Mégantic et de la rivière Chaudière.
La nuit du drame, le brut s’est infiltré dans les sols et les égouts sur une trentaine d’hectares, l’équivalent de 40 terrains de soccer. Et une partie a fini dans l’eau. C’est 100 000 litres qui ont atteint le lac Mégantic, puis la rivière Chaudière, selon le ministère de l’Environnement.
SAINTS ET SAINTES : La vénérable Catherine-Aurélie Caouette
Par Benoit Voyer
5 juillet 2026
Aurélie Caouette est née à Saint-Hyacinthe le 11 juillet 1833. Elle est baptisée le même jour dans la tradition catholique dans l’église Notre-Dame du Rosaire. Elle est la fille du forgeron Joseph Caouette (1795-1880) et de Marguerite Olivier (1795-1861). Dès sa petite enfance, elle a un attrait marqué pour tout ce qui regarde la spiritualité.
Au pensionnat de la Congrégation de Notre-Dame, à Saint-Hyacinthe, à cause de son empressement à rendre service, de sa transparence et de sa rayonnante amabilité, elle noue facilement des amitiés.
D’ailleurs, Aurélie Caouette a beaucoup aimé ses années au pensionnat parce qu’elle peut y participer à la messe quotidienne et aussi se retirer seule dans la chapelle pour prier. Tous le savent : dès qu’elle le pourra, elle deviendra religieuse.
Le 15 août 1853, elle fait la promesse de demeurer vierge jusqu’à la fin de ses jours. À cause de sa dévotion à sainte Catherine de Sienne, on ajoute celui de Catherine à son prénom.
Un an plus tard, le 30 août 1854, elle s'engage dans le Tiers-Ordre dominicain établi depuis peu de temps à Saint-Hyacinthe. Ainsi, elle devient la première tertiaire laïque au Canada.
Après un séjour chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, à Montréal, et chez les Sœurs hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal, l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, a l’occasion d'un entretien au cours duquel il interroge la jeune femme sur ses aspirations et intentions, lui dit : « Mon enfant, si j'étais l'évêque de Saint-Hyacinthe, je vous dirais : « Allez-vous-en dans une petite chaumière bien solitaire et fondez une communauté d'Adoratrices du Précieux Sang, Filles de Marie Immaculée ». Les paroles de l’évêque la touchent C’est ce qu’elle fera.
Le 14 septembre 1861, autorisée par l’évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr Joseph Larocque, elle fonde les Adoratrices du Précieux Sang, une congrégation de religieuses contemplatives ayant pour but d'adorer le Sang de Jésus et d'honorer Marie Immaculée. Ainsi donc nait la première communauté de contemplatives au Canada.
L'œuvre débute modestement dans la maison de son père, qui lui est prêtée pour deux ans. L’expansion sera rapide. De son vivant, onze monastères sont fondés au Canada, aux États-Unis et à Cuba.
Catherine-Aurélie Caouette décède le 6 juillet 1905. Elle a été déclarée vénérable, première étape vers une future canonisation.
Elle repose au mausolée du Columbarium du cimetière de la Cathédrale, 1075, rue Girouard Est, à Saint-Hyacinthe. Il est possible de la visiter sur rendez-vous.
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