16 juillet 2026

POLITIQUE : Je poursuis mon grand « pèlerinage civique »

Je poursuis mon grand « pèlerinage civique »

Par Benoit Voyer

16 juillet 2026

Peu à peu, se poursuit mon grand « pèlerinage civique ». L’expression n’est pas de moi. Elle s’inspire de la réflexion de l’historien Pierre Nora sur les lieux de mémoire.

Le terme « pèlerinage civique » désigne une démarche de visite à des lieux qui sont porteurs d’une mémoire collective : monuments, bâtiments historiques, sites commémoratifs ou lieux associés à des figures éminentes de la vie publique. À l’image du pèlerinage religieux, il ne s’agit pas seulement d’un déplacement physique, mais d’une démarche symbolique qui invite à se recueillir, à apprendre et à réfléchir sur l’histoire d’une communauté. La démarche permet de renouer avec ceux et celles qui ont contribué à façonner une société, ses institutions et ses valeurs. Comme je le fais régulièrement depuis quelques années, en visitant les traces laissées par des dirigeants, des penseurs ou des acteurs de la vie collective, je cherche à mieux comprendre le chemin parcouru par notre pays et les responsabilités héritées des générations précédentes. Ainsi donc, certains endroits deviennent des points de rencontre entre le passé et le présent, où une société entretient le souvenir de ce qu’elle a été et réfléchit à ce qu’elle souhaite devenir.

Le 14 juillet, jour de la fête nationale de la France, je me suis rendu aux lieux de sépulture des premiers ministres canadiens Alexander Mackenzie et Arthur Meighen.
Arthur Meighen et Jessie Isabel Cox dans le cimetière de St. Marys
Arthur Meighen

J’ai retrouvé le lieu de sépulture d’Arthur Meighen dans le cimetière de la municipalité de St. Marys, où il a grandi.

Arthur Meighen est né sur une ferme le 16 juin 1874. Au Manitoba, il pratiquera le droit. 

Le 24 juin 1904, Birtle, il épousera Jessie-Isabel Cox. Cette dernière est née le 18 avril 1883 et est décédée le 6 septembre 1985. Un détail a retenu mon attention : Jessie Isabel est née à Granby, au Québec, la même ville qui m’a vu naître. Elle était la fille de Charles Cox et de Lilian Booth ainsi que la nièce du célèbre écrivain et illustrateur Palmer Cox.

Arthur Meighen
En 1908, il est élu à la Chambre des communes sous la bannière conservatrice. Il est un orateur remarquable. Il deviendra premier ministre du Canada à deux reprises, soit de juillet 1920 à décembre 1921 et de juin à septembre 1926. Il est le 9ᵉ à occuper la fonction à partir de 1867.

On se souvient de lui comme étant l'un des plus brillants parlementaires de son époque. Successeur de Robert Borden, il a dû gérer les séquelles de la Première Guerre mondiale, les tensions linguistiques, les revendications agricoles de l'Ouest et l'évolution des rapports entre Ottawa et les provinces. Son bref gouvernement de 1926 a été renversé à la suite de la crise King-Byng, une crise constitutionnelle qui contribua à préciser les conventions entourant le rôle du gouverneur général et le principe du gouvernement responsable.

Jessie Isabel Cox
En 1932, il revient à la vie publique comme leader du gouvernement au Sénat. Il prendra sa retraite en 1942.

Arthur Meighen décède à Toronto le 5 août 1960

Le lieu où il repose est simple. S’il n’y avait pas eu le drapeau du Canada pour m’indiquer où il est, il m’aurait fallu bien du temps pour retrouver son obélisque funèbre qui se fond aux autres. Bien entendu, un peu plus loin dans le cimetière, on retrouve une fiche qui rappelle son parcours et devant sa pierre, le gouvernement a installé une plaque commémorative officielle.

J’aurai l’occasion de vous reparler de lui, mais en quelques lignes on peut dire que Meighen rappelle l'importance des institutions parlementaires. En ces temps où les gouvernements minoritaires, les débats constitutionnels et les relations fédérales-provinciales demeurent complexes, son parcours nous enseigne que la stabilité démocratique dépend autant du respect des règles non écrites que des lois elles-mêmes. Son exemple invite également à réfléchir à la qualité du débat parlementaire et à la recherche de compromis.

Alexander Mackenzie dans le cimetière Lakeview, à Sarnia
Alexander Mackenzie

De son côté, le lieu où repose Alexander Mackenzie, le 2ᵉ premier ministre du pays, est impressionnant. Est-ce que le choix de l’immense pierre tombale veut nous rappeler qu’il est un ancien tailleur de pierre ? L’histoire ne le dit pas, mais il m’a été impossible de ne pas me poser la question. Auprès de lui, en quelques rangées successives, se trouvent quelques générations de Mackenzie. Le coup d’œil impressionne le regard.

En m’approchant de la pierre d’Alexander Mackenzie, j’ai découvert que ce lieu racontait une histoire beaucoup plus large que celle d’un ancien premier ministre. Autour de lui reposent des membres de sa famille, notamment sa mère Mary Stewart Fleming, arrivée au Canada en 1847 avec ses sept fils. Cette inscription rappelle que derrière le grand homme politique se trouve aussi le parcours d’une famille d’immigrants écossais qui a participé à la construction du Canada.

Alexander Mackenzie
Alexander Mackenzie est né en Écosse en 1822. Avant son entrée en politique, il s’est établi à Sarnia, une petite ville d'environ 3000 habitants. Le lieu est stratégique. Sarnia est située sur la rivière Sainte-Claire, à la frontière avec les États-Unis, face à Port Huron au Michigan. La ville de Détroit, qui n’est pas très loin sur le plan géographique, comptait à cette époque près de 80 000 habitants.

En 1867, lors du premier scrutin dans le nouveau Canada, il est élu député pour le Parti libéral pour la circonscription de Lambton où est situé Sarnia. En 1882, il deviendra député de la circonscription d’East York.

Mackenzie dirige le Canada de novembre 1873 à octobre 1878. Il succède à John A. Macdonald à la suite du scandale du Pacifique. Réformateur intègre, il instaure notamment le vote secret lors des élections fédérales, crée la Cour suprême du Canada en 1875 et encourage l'édification d'institutions nationales. Son gouvernement est cependant affaibli par une grave récession économique, ce qui permet le retour de Macdonald en 1878. Mackenzie décède en 1892.

Ma visite a laissé une forte impression en moi. Ce n’est pas pour rien. Alexander Mackenzie nous laisse un profond héritage. Dans une époque où la confiance envers les institutions est souvent ébranlée, Mackenzie rappelle que la crédibilité d'un gouvernement repose d'abord sur l'intégrité de ses dirigeants. Son intégrité personnelle, son respect des institutions et sa volonté de renforcer l’État de droit demeurent des références pour répondre aux défis actuels liés à l'éthique publique, à la transparence gouvernementale et à la restauration de la confiance des citoyens. Je n’ai pas fini de vous parler de lui.

Le cimetière Lakeview, à Sarnia
Un voyage un peu fou

Bien entendu, ce périple d’un jour était de la pure folie. Je suis parti de l’hôpital où je travaille, sur la rive nord de Montréal, après ma nuit de travail, à 7 h 30. Sans tarder, j’ai foncé dans l’heure de pointe du matin sur l’autoroute 40. À Vaudreuil-Dorion, j’ai bifurqué par la 25 afin de me retrouver sur la 20 qui devient la 401 en Ontario. J’ai ainsi roulé des heures et des heures. Sur l’heure du dîner, je traversais Toronto.

Initialement, mon projet devait s’arrêter au Mount Pleasant Cemetery où reposent les premiers ministres John Turner et William Lyon Mackenzie King. C’est en passant à Oshawa que l’idée farfelue m’est venue : « Tant qu’à être rendu ici et être encore en forme, je vais tenter de me rendre à Sarnia et St. Marys. » Je n’ai pas pensé qu’il me resterait la distance Montréal-Montmagny, dans Chaudière-Appalaches, à parcourir. Si j’y avais pensé, je ne me serais probablement pas engagé à aller si loin après une nuit au boulot.

Je suis arrivé à St. Marys sur l’heure du souper et à Sarnia 90 minutes plus tard. En tout, j’ai parcouru entre 930 et 940 kilomètres. Pour donner une image simple, cela représente presque la distance entre Terrebonne et Washington, la capitale américaine. Je ne suis pas sûr que Donald Trump aurait accepté de me rencontrer.

Par chance, j’ai eu l’une des plus belles journées que nous ayons eues cet été. Alors que je traversais Toronto, la chaleur était intense. À Toronto, la température officielle dépassait les 35 °C. Dans l’habitacle de mon automobile exposée au soleil, mon thermomètre affichait 41 degrés. À cela s’ajoutait un humidex qui donnait une impression avoisinant les 45 degrés. Le soleil était radieux. Mon cerveau jubilait de pouvoir profiter de cette intense luminosité. Nous, les travailleurs de nuit, en manquons considérablement.

Après mes visites civiques, je suis allé me ravitailler chez Walmart et j’ai dormi le reste de la soirée dans mon automobile, derrière le volant. À mon réveil, je me suis remis en route afin d’être de retour dans Lanaudière en après-midi.

Durant le trajet, j’en ai profité pour écouter la radio en anglais, principalement à CBC Radio One, et effectuer des exercices de mémorisation de vocabulaire anglophone. Et bien entendu, je me suis gardé des moments pour méditer et me recueillir en silence en contemplant le décor qui défilait devant moi. C’est beau l’Ontario !

Le cimetière de St. Marys
Et ce n’est pas encore fini…

Ce « pèlerinage civique » se poursuivra bientôt. Cette tournée des lieux de sépulture des premiers ministres du Canada depuis 1867, année de la création du Canada moderne, va très bien et avance vers sa conclusion. Il ne me reste que 6 premiers ministres décédés à visiter : William Lyon Mackenzie King et John Turner, à Toronto, John Thompson et Charles Tupper, à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et John Diefenbaker, à Saskatoon, en Saskatchewan. Pour ce qui est de Richard Bedford Bennett qui repose à Mickleham, en Angleterre, « si Dieu le veut », pour reprendre une vieille expression populaire, j’aurai peut-être la chance de m’y recueillir un jour, avant la fin de mon parcours ici-bas.

Je vous rappelle que le Canada a connu 23 premiers ministres depuis 1867 et que Mark Carney en est le 24ᵉ. En excluant ce dernier, six sont encore de ce monde et 17 veillent sur nous dans un autre univers.

Arthur Meighen et Jessie Isabel Cox dans le cimetière de St. Marys

CARICATURE


VISION CATHOLIQUE : Mgr François Lapierre

Mgr François Lapierre

Par Benoit Voyer

16 juillet 2026

François Lapierre nait le 16 juillet 1941 au 1055, chemin Compton, à West Shefford (aujourd’hui Bromont).

Ses parents, René Lapierre et Rachel Jolin (aujourd’hui décédés), se sont connus et mariés dans ce petit village aux précieux paysages. Sa mère est originaire du 6ᵉ rang.

Il a cinq ans lorsque la petite famille déménage sur la rue Albert, à Granby. C’est dans ce quartier de la petite ville du plus beau jardin zoologique en Amérique du Nord, à quelques rues de la Coopérative agricole de Granby, l’ancêtre du géant Agropur, qu’il grandit.

Il fait ses études primaires à l’école Saint-Eugène, à Granby – dirigée par les Frères du Sacré-Cœur – et ses études secondaires à l’Externat classique Mgr Prince (nom donné en l’honneur de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de ce diocèse, de 1852 à 1860), à Granby et au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

Sa fratrie comprend dix enfants : François, Mance, Hélène, Marthe, Zoé, Jérôme, Guy, Benoit, Louis et Eugène.

Son père, René Lapierre, a besogné sur les chantiers de construction et a été propriétaire d’une petite usine d’emballage. Durant son adolescence, François a mis la main à la pâte afin de l’aider.

Bien entendu, pour reprendre l’expression de Nestor, le personnage incarné par le regretté Claude Blanchard, « les p’tites filles me travaillent ». Il a toujours éprouvé ce besoin de relations et gardé en lui cette attirance naturelle d’un homme pour une femme : « Ma mère n’avait pas souvent le temps d’aller à l’église. Malgré tout, nous avons été éduqués dans une atmosphère chrétienne. Comme dans plusieurs familles, nous disions le chapelet avec le cardinal Léger, qui passait chaque soir à la radio. Nous avions donc une vie de prière à la maison [1]».

Il se sent attiré par la vie religieuse. Sa vocation, il l’attribue à sa grand-mère qui lui donne l’habitude d’aller à l’église, puisque ses parents, occupés par la marmaille et l’entreprise, ne peuvent pas toujours s’y rendre.

En août 1961, il entre à la Société des prêtres des missions étrangères et est ordonné prêtre le 18 décembre 1965 à l’église Saint-Eugène, à Granby, dix jours après la fin du concile Vatican II.

En 1966, après quatre mois d’apprentissage de l’espagnol, au Mexique, il se rend au Pérou pour travailler dans un quartier pauvre d’Ica, une petite municipalité d’environ 10 000 habitants, située au sud du pays, en plein désert. À la demande de l’évêque, il devient aumônier des étudiants à l’université de l’endroit qui regroupe près de 8000 jeunes : « C’est comme ça que j’ai connu Gustavo Gutierrez. Il était responsable du Mouvement des étudiants catholiques du Pérou. Il est devenu mon ami. J’ai beaucoup appris à son contact. Il m’a aidé à revoir ma théologie, ma façon de comprendre la foi et, surtout, à découvrir que celle-ci a une dimension sociale, une dimension collective et pas seulement une dimension personnelle, individuelle. Il m’est devenu important de voir cette dimension sociale de la foi. Je suis demeuré à Ica jusqu’en 1971 ».


En 1998, il m’expliquait : « La théologie de la libération est une façon d’aborder l’expérience chrétienne. Quand on lit la Bible, on s’aperçoit que la liberté est au cœur de cette expérience. Qu’est-ce que la liberté ? Est-ce que c’est juste de choisir entre dix sortes de shampoings ? C’est d'abord la réalité de s’ouvrir à la souffrance de l’autre. Il ne faut pas avoir peur de la liberté et de la libération. Elles font partie de la foi. Nous devons changer nos façons de voir. Nous ne devons pas être des catholiques les pieds posés sur les freins. Nous sommes trop sur la défensive ! Il faut avoir le courage d’être ce que nous sommes ! »

Et ajoutait : « Mon expérience en Amérique latine m’a amené à voir l’importance d’une option préférentielle pour les pauvres et à voir comment l’Église peut être non seulement au service des pauvres, mais faire que les pauvres soient des acteurs privilégiés dans l’Église. C’est ce que j'ai appris de la mission en Amérique latine. Les gens pauvres, très pauvres, même analphabètes, peuvent être des acteurs importants dans la mission. Ils ne sont pas uniquement des objets ».

De 1971 à 1979, il revient au Canada et est animateur missionnaire pour sa congrégation religieuse. Il met sur pied le Mouvement des étudiants catholiques du Québec.


De 1973 à 1979, il est également membre du conseil central de la Société des prêtres des missions étrangères.

De 1979 à 1980, il est brièvement aumônier du Mouvement international des étudiants catholiques et du Mouvement international des professionnels catholiques à Paris et à Genève.

En 1980, il arrive avec une équipe de prêtres et de laïcs au Guatemala pour y travailler. Le Guatemala vit une guerre civile très importante. L’expérience est très difficile pour les personnes installées dans la région où il y a un affrontement entre l’armée et la guérilla révolutionnaire qui combat le régime établi.

Raoul Léger, un Acadien faisant partie du groupe de Canadiens, y a laissé sa peau : « L’assassinat de mon ami Raoul Léger, avec qui j’ai travaillé au Guatemala, a engendré dans ma vie et dans ma foi une grande période d’obscurité. Ce fut une terrible épreuve pour moi. J’ai douté jusqu’à remettre en question mon apostolat. [...] C’est toujours la question du pourquoi qui hante l’esprit, surtout lorsqu’on a l’impression d’avoir été fidèle à l’appel reçu et qu’on a donné le meilleur de soi-même. J’ai beaucoup questionné Dieu. [...] L’expérience a été pour moi un tournant important. J’ai découvert une réalité nouvelle dans la spiritualité. Elle n’est pas une fuite, mais un au-delà. J’ai découvert une lumière dans ma nuit. C’est difficile à exprimer. C’est une expérience qui s’explique difficilement avec des mots. Si je n’avais pas vécu cet événement, mon cheminement n’aurait pas été le même. Après quelques pas dans la nuit, j’ai vu le soleil se lever. J’ai vécu l’expérience d’une vie nouvelle. La résurrection, c’est le soleil qui se lève après la nuit obscure », me confiera Mgr François Lapierre, en 2003, lors d’une rencontre à la Maison de la Madone, à l’ombre du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières, où se tenait une plénière des évêques.

Un beau jour, il trouve sous sa porte une lettre au ton impératif : « Si dans les 48 heures vous n’êtes pas sorti du pays, nous devrons vous supprimer. » Sans tarder, il se rend chez l’évêque du lieu pour lui demander conseil.

« Je n’étais pas un homme de grande foi. Je voyais des paysans qui regardaient la mort avec tranquillité… Pas moi… J’avoue que je sentais beaucoup de peur : je crois qu’on aurait mis cette menace-là à exécution. « J'ai bien pensé que j’allais laisser ma vie au Guatemala », me confiait le père François Lapierre dans un entretien en 1998.

Au Guatemala, une quinzaine de prêtres viennent d’être tués. Ce sont les semaines les plus sanglantes de la guerre civile qui sévit au pays.

L'évêque n’hésite pas un instant et va lui-même le reconduire à la frontière du Honduras, où François Lapierre restera jusqu’en 1983 : « En allant le rencontrer, je me disais : si j’ai des indications claires que je dois rester, je vais rester ! »

En 1991, il est élu supérieur général de la Société des prêtres des missions étrangères.

En 1997, il participe, à Rome, au Synode de l’Amérique : « Un soir, j’ai été invité à souper chez le pape [Jean-Paul II]. Avec lui, nous étions huit autour de la table, dont le supérieur des Jésuites. Après le souper, le souverain pontife nous a invités à prier dans sa chapelle. Pour s’y rendre, je marchais juste derrière lui. Il s’est arrêté, m’a pris la main et m’a invité à le soutenir, car il a de la difficulté à se déplacer. Nous avons marché ensemble jusqu’au lieu de prière. J’ai vécu une expérience très profonde. J’ai senti un homme ayant un très grand poids à porter. J’ai trouvé ça très émouvant. »

Le 7 avril 1998, le père François Lapierre est élu évêque du diocèse catholique de Saint-Hyacinthe. Une semaine avant son sacre, le 16 juin 1998, il quitte son bureau de Laval et déménage à l’évêché de son nouveau diocèse. Son ami, Gustavo Gutierrez, le père de la théologie de la libération, est présent lors de son sacre. Il dirigera le diocèse jusqu’en 2017.

Le saint pape Jean-Paul II et Mgr François Lapierre

____________________

[1] Propos tirés d’articles que j'ai écrits en septembre 1998 et en avril 2003 dans la Revue Sainte-Anne. Ils ont été republiés dans le livre « Les Témoins de l’essentiel », Éditions Logiques, 2005.