Par Benoit Voyer
19 juillet 2026
Cela est triste. Sur le plan émotif, un très grand nombre d'hommes n'ont pas appris à se prendre en main. Ils sont et demeureront des "hommes-enfants" toute leur vie.
Avec la montée du féminisme, « L'homme a été obligé de perdre le pouvoir. Il a eu l'air fou ! Il a perdu un précieux avantage qu'il ne voulait pas perdre ! Comme de nombreux hommes, il se questionne : "Cette formule fonctionnait pour mon père ! Pourquoi elle ne fonctionne pas pour moi ? Pourquoi ma femme réagit de cette manière ? Pourquoi ? Pourquoi ? « L'homme est en déroute… » [1], me disait un jour le psychologue trifluvien Robert Ayotte.
La violence qu’ils font est souvent physique, mais la sournoise est verbale et psychologique. Quand l’intention est d'amener l'autre dans une soumission, il y a violence.
De nombreux mâles sont à la dérive. On entend encore souvent plusieurs dire : « Mon père m'a montré à travailler, mais il ne m'a pas appris à verbaliser et extérioriser ce que je suis vraiment à l'intérieur de moi et à bien vivre avec mes émotions. Je me sens coincé. Tout ce que je suis capable de faire, c'est de travailler et de piquer des crises de p'tit gars. » Lorsqu’on en arrive à dire cela, c’est qu’il est temps de consulter et de débuter une thérapie.
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[1] Benoit Voyer. « Violence faite aux femmes », Revue Sainte-Anne, octobre 1996, pp. 392 et 393.

