PSYCHOLOGIE : Les gars ont besoin d'aide

Les gars ont besoin d’aide

Par Benoit Voyer

19 juillet 2026

Cela est triste. Sur le plan émotif, un très grand nombre d'hommes n'ont pas appris à se prendre en main. Ils sont et demeureront des "hommes-enfants" toute leur vie.

Avec la montée du féminisme, « L'homme a été obligé de perdre le pouvoir. Il a eu l'air fou ! Il a perdu un précieux avantage qu'il ne voulait pas perdre ! Comme de nombreux hommes, il se questionne : "Cette formule fonctionnait pour mon père ! Pourquoi elle ne fonctionne pas pour moi ? Pourquoi ma femme réagit de cette manière ? Pourquoi ? Pourquoi ? « L'homme est en déroute… » [1], me disait un jour le psychologue trifluvien Robert Ayotte.

La violence qu’ils font est souvent physique, mais la sournoise est verbale et psychologique. Quand l’intention est d'amener l'autre dans une soumission, il y a violence.

De nombreux mâles sont à la dérive. On entend encore souvent plusieurs dire : « Mon père m'a montré à travailler, mais il ne m'a pas appris à verbaliser et extérioriser ce que je suis vraiment à l'intérieur de moi et à bien vivre avec mes émotions. Je me sens coincé. Tout ce que je suis capable de faire, c'est de travailler et de piquer des crises de p'tit gars. » Lorsqu’on en arrive à dire cela, c’est qu’il est temps de consulter et de débuter une thérapie.

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[1] Benoit Voyer. « Violence faite aux femmes », Revue Sainte-Anne, octobre 1996, pp. 392 et 393.

UN PEU DE MOI : Ma consécration à la Trinité

Ma consécration à la Trinité

Par Benoit Voyer

19 juillet 2026

C’était le 20 juillet 1998. Ce jour-là, je me consacre à la Trinité durant une messe célébrée par le père Théodule Richard. Celle-ci a lieu au Colisée (Coliseum) du Sanctuaire d’Auriesville (Our Lady of Martyr’s Shrine, Aurisville) aux États-Unis à l’occasion d’un pèlerinage du Comité foi et culture. J’écris mon acte de consécration le 17 juillet et je le signe le 21 juillet. Le texte se lit ainsi [1] :

        « Très sainte Trinité, Père, Fils et Esprit, je me consacre à vous afin de             vivre dans votre intimité jusqu’à la fin de ma vie terrestre et dans                     l’éternité où vous nous conviez.

        En ce jour où notre amitié se scelle, je m’engage à marcher dans la                    lumière de votre grâce.

        Que chaque pas, que chaque geste que je ferai soit un témoignage vivant         de votre amour incarné dans notre monde.

        Que chaque pas, que chaque geste serve à édifier une société plus                    humaine selon le plan divin révélé par nos pères dans la foi.

        Que chaque pas, que chaque geste soit un appel pour chaque personne         à se rapprocher de votre cœur rempli d’une infinie tendresse.

        Que je sois pleinement fils de Dieu, frère de Jésus et temple de l’Esprit            saint par ma relation à vous et par mes simples gestes du quotidien.

        Qu’il n’y ait plus de mystère entre vous et moi. Je veux vivre dans votre             amour.

        Père, j’accepte de me laisser aimer par toi. Jésus, je veux t’imiter en                rendant au Père l’amour que je reçois de lui. Esprit saint, je m’unis à ton         souffle de vie, à ton souffle d’amour. »

Le site du sanctuaire d’Auriesville est le lieu de l’ancienne communauté amérindienne nomade où est née sainte Kateri Tekakwitha et l’endroit où ont été tués quelques-uns des saints martyrs d’Amérique. Ayant une immense admiration envers Tekakwitha, je voulais que ma consécration se fasse en ce lieu.

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[1] Pour les notes préalables : cf. SHHY P049. Pour le texte final : Cf. Benoit Voyer. Je prie comme je peux – Les prières d’un pauvre de cœur, Éditions Sainte-Anne, 2004, pp. 9 et 10 (BANQ 242.802 V975j204. SHHY P049)