SANTÉ : Pénurie de Dilaudid dans les pharmacies

Pénurie de Dilaudid dans les pharmacies

Par Benoit Voyer

30 juillet 2026

Il y a en ce moment une pénurie d’hydromorphone. Celle-ci touche surtout les comprimés de 1 mg et de 2 mg. Mieux connue sous le nom de Dilaudid, cette molécule est utilisée pour soulager les douleurs modérées à intenses. Chez les personnes souffrant de douleurs importantes, son effet peut également contribuer à diminuer le stress, l'anxiété et la détresse psychologique associés à la douleur. Au cours des prochaines semaines, les utilisateurs réguliers devront être prévoyants.

Hugo Duchaine rapportait le 28 juillet, dans Le Journal de Montréal, que les pharmaciens n’ont pas le choix de rationner les stocks, d’adapter certaines ordonnances et, au besoin, de proposer d’autres traitements. Les patients sont invités à renouveler leur ordonnance jusqu'à 48 heures à l'avance afin d'éviter une interruption de leur traitement.

Cette situation rappelle que la continuité des traitements est essentielle, tant pour la santé physique que pour la santé mentale. Une bonne communication entre le patient, le pharmacien et le médecin permet généralement de trouver une solution temporaire et de traverser cette période de pénurie en toute sécurité.

NEUROSCIENCE : L'odorat est un allié insoupçonné de la santé du cerveau

L'odorat est un allié insoupçonné de la santé du cerveau

Par Benoit Voyer
30 juillet 2026

La perte de l'odorat pourrait être l'un des premiers signes d'un déclin de la santé cérébrale, parfois jusqu'à dix ans avant l'apparition des symptômes de maladies comme l'Alzheimer ou le Parkinson. Des recherches préliminaires suggèrent qu'un simple entraînement olfactif – sentir régulièrement différentes odeurs de façon consciente – pourrait stimuler la neuroplasticité du cerveau et contribuer au maintien de certaines fonctions cognitives, comme la mémoire et l'attention. Ces premiers résultats sont encourageants, tout en appelant à la prudence.

Dans son article paru le 14 juillet 2026 dans le Washington Post, sous le titre How improving your sense of smell could save your brain, le neuroscientifique et journaliste scientifique Richard Sima rappelle que l'odorat est directement relié à des régions du cerveau associées à la mémoire, aux émotions et à la cognition. Longtemps nsous-estimé, ce sens pourrait devenir un outil précieux pour le dépistage précoce de certaines maladies neurologiques et, peut-être, pour préserver la santé du cerveau en vieillissant.

Qu'est-ce que la neuroplasticité? Il s'agit de l’étonnante capacité du cerveau à se modifier tout au long de la vie. Contrairement à ce que l'on a longtemps pensé, le cerveau n'est pas un organe figé : il peut créer de nouvelles connexions entre ses neurones, renforcer ou affaiblir certains circuits et même réorganiser son fonctionnement en réponse aux apprentissages, aux expériences ou à une blessure. C'est cette faculté qui permet à l’être humain d'apprendre, de développer de nouvelles habiletés et, dans certains cas, de récupérer après une lésion cérébrale. C’est pourquoi les chercheurs s'intéressent de plus en plus aux activités susceptibles de stimuler cette plasticité, dont l'entraînement de l'odorat fait désormais partie des pistes à l'étude.

Cette nouvelle compréhension du cerveau ouvre des perspectives encourageantes. Les dernières recherches montrent que le cerveau conserve, même en vieillissant, une étonnante capacité d'adaptation. Sans être une solution miracle, la neuroplasticité rappelle que des gestes aussi variés que l'apprentissage, l'activité physique, un sommeil de qualité, les relations sociales et peut-être même l'entraînement de l'odorat, peuvent contribuer à entretenir les fonctions cérébrales. En somme, il est important de prendre soin de son cerveau tout au long de la vie.

MA FOI DU BON DIEU : Aimer, malgré nos résistances

Abbé Pierre Gosselin, le 29 juillet 2026
Aimer, malgré nos résistances

Par Benoit Voyer

30 juillet 2026

« Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c'est lui qui nous a aimés » (1 Jn 4, 7-16) Cette affirmation a servi de fil conducteur à « l'homélie partagée » qui a suivi la proclamation de l'Évangile mettant en scène Jésus, Marthe et Marie, ce mercredi, lors de la messe de 18 h 15, célébrée dans la sacristie de l'église Saint-Henri, à Mascouche. Ce moment de prière était présidé par l’abbé Pierre Gosselin, ordonné prêtre à la cathédrale de Joliette, le 7 juin 2024.

À plusieurs reprises, les participants, plus jeunes que ce que l’on rencontre habituellement dans les églises catholiques de la région, sont revenus sur ce passage et sur cette invitation de l'apôtre : « Puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres ». Ils ont partagé leurs réflexions sur l'amour de Dieu, l'amour du prochain, l'accueil de cet amour, mais aussi sur les résistances que chacun peut rencontrer dans sa vie spirituelle. La conversion intérieure est un processus habituellement lent parce que l’être humain a cette tendance naturelle à revenir à ses vieilles habitudes. Des témoignages personnels ont enrichi l’échange.

Une quinzaine de participants étaient présents. La communion a été distribuée sous les « deux espèces » dans une atmosphère de recueillement.

Le style accessible et chaleureux de Pierre Gosselin a favorisé l'échange et une expérience intérieure de la foi.

EN LIBERTÉ: Qui est le père Eugène Prévost?