En ce 3 juin 2025


C'était le 30 mai 2018, a Blainville

La Chapelle Notre-Dame de Bonsecours

Chapelle Notre-Dame de Bonsecours
Tourisme estival


La Chapelle Notre-Dame de Bonsecours

Par Benoit Voyer
3 juin 2025

Entrer dans la chapelle Notre-Dame de Bonsecours, c’est pénétrer dans l’univers de sainte Marguerite Bourgeoys et son époque

Ce lieu est la plus ancienne chapelle de pierre de Montréal. Elle a été reconstruite de 1771 à 1773 sur les vestiges de la première chapelle de pèlerinages. . C’est un joyau historique et patrimonial.

Lorsqu’on y entre, on se sent envahi par un grand sentiment de bien-être intérieur et de paix.

A travers deux œuvres d’Ozias Leduc qui ornent le mur arrière de la chapelle, c’est d’abord Paul de Chomedey de Maisonneuve, cofondateur de Montréal, qui a concédé le terrain de la chapelle, et sainte Marguerite Bourgeoys, première enseignante et fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, qui accueillent les visiteurs.

En 1655, c’est d’ailleurs Marguerite qui a rallié les premiers colons à son projet de construction d’une chapelle de pèlerinage en dehors de l’enceinte de la ville. Le rêve s’est concrétisé en 1675 à l’occasion de l’érection de la première chapelle de pierre.

En 1672, après un deuxième voyage en France, Marguerite rapporte avec elle une petite statuette de bois de Notre-Dame-de-Bon-Secours. Celle-ci est bien nichée dans l’autel latéral gauche de la chapelle. On la dit miraculeuse. En 1754, lors de l’incendie qui a ravagé la chapelle, curieusement, elle n’a pas été touchée et son reliquaire en ressorti indemnes.

Au 19e siècle, au fur et à mesure que le port montréalais prend de l’expansion, la chapelle devient un lieu de prière visité par les marins. C’est pour cette raison que des navires miniatures ont été suspendus à la voûte de la chapelle. Ils rappellent leur foi envers Notre-Dame-de-Bon-Secours.

L’histoire du lieu est riche.

Depuis 2005, la tombe de sainte Marguerite Bourgeoys y est déménagée. Les restes de son corps ont été placés dans l’autel gauche de la chapelle sous la statuette de Notre-Dame-de-Bon-Secours. La même année, la dépouille de la vénérable Jeanne Le Ber, la recluse de Montréal, a été installée dans le mur gauche de la nef de la chapelle. Ainsi donc, deux saintes femmes des débuts de Montréal reposent en paix.

Pour en savoir plus :
www.margueritebourgeoys.org



Intronisation a XXIII


Intronisation a XXIII

L'abbé Georges Gendreau a été intronisé, samedi, au poste de curé de la paroisse Jean-XXIII à Trois-Rivières Ouest. Il remplace le père Jean-Luc Provençal qui a quitté, il y a quelques jours, suite au retrait des Clercs de St-Viateur de la direction de cette communauté chrétienne.

(L’Hebdo journal, 8 septembre 1996, p. 28)

En ce 2 juin 2025


VISION CATHOLIQUE: Le vénérable Vital Grandin

Vital Grandin
Le vénérable Vital Grandin

Par Benoit Voyer

2 juin 2025

Le 8 février 1829, à Saint-Pierre-sur-Orthe, en Mayenne, une région de France, naît Vital Grandin, neuvième enfant d’une famille de treize. Il est le fils de Marie Veillard et Jean Grandin.

Interpellé par les missions chrétiennes auprès des premiers nations d’Amérique, il se joint aux Oblats de Marie Immaculée, communauté fondée par Mgr Eugène de Mazenod, le saint évêque de Marseille.

Le 23 avril 1864, il est ordonné prêtre par le fondateur de son groupe religieux.

A la demande d’Eugène de Mazenod, il devient missionnaire dans l’Ouest canadien. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie.

Le 30 novembre 1859, le père Vital Grandin est sacré évêque et est nommé évêque auxiliaire de Saint-Boniface. Il a 28 ans.

Il est audacieux et courageux. Malgré les épreuves causées par les rudes déplacements dans la forêt sauvage du Nord, il explore les vastes territoires des Prairies, buche du bois, chasse, pêche, arpente les glaces, risque sa vie sur les lacs gelés, allant de village en village afin d’être une présence d’évangile auprès des premières nations. On estime que dans ses expéditions en raquettes et en canot d’écorce, Vital Grandin a parcouru une distance égale à sept fois le tour du monde.

Le 22 septembre 1871, Vital Grandin est nommé premier évêque du nouveau diocèse de Saint-Albert, devenu l’archidiocèse d’Edmonton, qui couvre à cette époque deux fois la superficie de la France.

Le 17 juillet 1887, Mgr Vital Grandin donne le sacrement de l’ordre au vénérable Ovide Charlebois et l'envoie travailler dans le secteur de Cumberland House. Ainsi, pendant seize ans, Ovide Charlebois, vivra chez les autochtones. Dans quelques années, Ovide sera à son tour sacré évêque et aura la charge du vicariat apostolique de Le Pas, en Saskatchewan.

Mgr Vital Grandin décède en fonction le 3 juin 1902. Il repose dans la crypte de la cathédrale catholique d’Edmonton.

Il a été déclaré vénérable le 15 décembre 1966.

Roland Leclerc, évêque?


Rumeur

Roland Leclerc, évêque?

L'abbé Roland Leclerc, curé de la paroisse St-Jean-Baptiste-de-la-Salle de Trois-Rivières, n'a pas voulu confirmer ou démentir la rumeur qui circule à l'effet qu'il aurait été approché pour succéder à Mgr Laurent Noël à la tête du diocèse trifluvien. "Je n'ai rien à répondre sur ce sujet. Si c'était le cas (qu'il soit le futur évêque), je serais tenu au secret. Par honnêteté, je ne peux rien dire...", confie le prêtre.

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Benoit Voyer
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Il avoue, cependant, qu'il a encore le goût de travailler avec ses paroissiens et dans le monde le des communications. Actuellement, il présente le "Jour du Seigneur" à la SRC et anime "Parole et vie", un magazine religieux diffusé sur les ondes de plusieurs télévisions communautaires du Québec. En plus de ses nombreux autres engagements médiatiques, il signe une chronique dans L'HEBDO JOURNAL.

"A titre d'évêque, je n'aurais pas la même liberté. Je serais tenu à l'officialité", ajoute celui qui ferait un excellent berger pour le diocèse.

Ce n'est pas la première fois qu'une rumeur circule au sujet du futur successeur à Mgr Noël. Parmi les nom entendus, il y a eu Mgr Martin Veillette, évêque auxiliaire de Trois-Rivières), Mgr Jacques Barthelet, évêque auxiliaire de St-Jean/Longueuil et Mgr Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau.

Processus
Quand un candidat apostolique au Canada aura accepté, Mgr Carlo et Curis, nonce apostolique au Canada et représentant du cardinal Bernardo Gantin, responsable de la congrégation des évêques au Vatican, téléphonera à Mgr Noël, 24 heures avant l'annonce officielle par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). L'Office des communications sociales de Trois-Rivières sera informé une douzaine d'heures après l'évêque pour permettre au responsable des communications d'informer (par un communiqué) les médias de la région. La CECC s'occupera du mémo envoyé à travers le Canada. Ce sont les entreprises de presse qui auront dont la tâche d'informer le grand public.

( L'
Hebdo Journal 1er septembre 199, p. 6)

En ce 1er juin 2025


La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu

Jean-Paul Regimbal
La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu

Par Benoit Voyer

1er juin 2025

Le 1er juin 1978, environ 2500 personnes participent à la fête du Sacré-Cœur au Collège d'Arthabaska [1], dans la région du Centre-du-Québec.

La manifestation de foi débute par une marche du pardon. Les fidèles partent de l’école Saint-Christophe en chantant dans les rues des chants religieux et en priant.

Sur l’estrade aménagée sur le parterre du collège, le père Jean-Paul Regimbal préside la grande célébration en l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus.

Dans son allocution, il lance qu'il est urgent et nécessaire que les laïcs chrétiens affirment leurs convictions sur la place publique : « L’heure est venue de passer de la parole aux actes », de passer à « la puissance de l'évangile ».

Jean-Paul souligne que, le 20 octobre 1976, le pape Paul VI rappelait qu’en cette fin de millénaire, c’est le moment idéal pour mettre en marche la « civilisation de l'amour ». Il dit à la foule : « L'ère de la civilisation industrielle et matérialiste s’écroule de toutes parts. […] Voici que commence l’ère de l’Esprit saint, l’ère de la libération individuelle et sociale, l’ère de l’évangélisation. […] La civilisation de l’amour est seule en mesure d’apporter l’authentique justice sociale, la juste promotion de la dignité humaine et introduire la vraie paix dans le monde. »

Il ajoute : « La paix mondiale passe par le cœur de chaque individu, de chaque famille, de chaque cité et de chaque nation. […] Au lieu de déclarer la guerre dans une haine fratricide, l'heure est enfin venue de déclencher la révolution sociale de l’amour c’est-à-dire : La révolution du cœur qui s’appelle « Conversion »; La révolution de la famille qui s’appelle « Réconciliation »; La révolution de la cité qui s’appelle « Rénovation »; Et la révolution de la nation qui s’appelle « Consécration ».

Pour le père Jean-Paul Regimbal, il est urgent de travailler ferme à l'avènement social du règne de Jésus et c’est aux laïcs chrétiens qu'il appartient de réaliser cela, notamment dans le monde des affaires.

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[1] L’Union, 6 juin 1978, p. A10

Centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus - Les recrues sont rares au Carmel


Centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus

Les recrues sont rares au Carmel

La relève est minime chez les religieuses carmélites déchaussées du Québec, une congrégation regroupant environ 75 religieuse carmélites sœurs cloitrées. Dans les cinq monastères québécois - situés à Montréal, Tewkesbury, Trois-Rivières, Dolbeau et Danville – il y a six femmes en formation. Les illusions tombent quand l'expérience démontre que trois recrues sur quatre quitteront avant d'avoir prononcé leurs voeux perpétuels. L’année du centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus qui débutera le 30 septembre prochain, sera l'occasion pour cette communauté de parler de la grandeur de la vie monastique et du mode de vie de Thérèse Martin qui est un modèle d'inspiration pour le monde d'aujourd'hui.

La plus grande difficulté rencontrée par la relève, selon sœur Marise Langevin du Carmel de Trois-Rivières, est le dépouillement de la foi et de la prière de toutes sensibleries, sentiments et émotions. "C'est dans la réalité du mystère qu'il faut vivre sa foi", dit la prieure du Carmel trifluvien. La place des rites est donc importante pour vivre ce dépouillement : contemplation silencieuse, vie sacramentelle, lecture des Psaumes, etc. Il faut en venir à avoir la conviction que Dieu est présent au cœur de son quotidien sans le sentir par ses émotions.

La peur de l'engagement définitif semble être le deuxième point de la désertification de ce choix de vie. "Les femmes qui viennent en formation au Carmel veulent rester, mais retardent l'échéance de l'engagement", explique celle qui demeure au Carmel depuis 42 ans. Ce n'est pas que dans la vie monastique que cette peur de s'engager se fait sentir, c'est dans toute la société. Cette caractéristique prend sa source dans la psychologie des adolescents. Les générations de cette partie du XXe siècle ont de la difficulté à entrer dans l'âge de la maturité. L'adulte n'hésite pas à se donner. Lui seul est capable d'assumer ses choix et de vivre les renoncements que ceux-ci impliquent.

Néanmoins, sœur Marise Langevin demeure dans l'espérance, car la mentalité québécoise change: le mouvement féministe devient moins radical, les jeunes - brisés par les problèmes des parents - veulent vivre de façon différente, La peur du SIDA fait croître en popularité le dossier de la chasteté...

"Quand les jeunes viennent nous visiter, ils nous interrogent sur notre façon de vivre. Ils se posent bien des questions! Comment vivre sans télévision, sans radio, sans liberté, sans relations sexuelles...? Dans leurs confidences, je constate qu'ils ont les mêmes aspirations que les jeunes d'autrefois, malgré l'évidence que leurs problèmes sont différents. désirent vivre l'amour vrai", dit-elle d'une voix optimiste.

Thérèse
Le véritable nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus est Thérèse Martin, la fille de Zélie et Louis Martin décédés, comme leur fille, en odeur de sainteté. L'Église étudie la possibilité de les béatifier. Thérèse est également connue sous le vocable de Thérèse de Lisieux, ville où elle a passé sa vie. Trois noms pour désigner une même personne. Il y a de quoi s'y perdre quand on ne connait pas cette sainte religieuse carmélite qui est la plus invoquée dans les prières des croyants autour du globe.

Son message demeure actuel. "Thérèse était pleinement femme", lance sœur Langevin alias sœur Marise du Saint-Esprit. "Elle a développé à plein ses facultés de tendresse - un peu comme une fiancée - et de délicatesse. Elle nous montre comment aimer."

Son acte d'offrande à l'amour miséricordieux on est la preuve : " … Je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre cœur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement... afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m'offre comme holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me comme consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'aussi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu".

Des activités pour le centenaire
De nombreuses activités marqueront le centenaire du décès de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Une petite revue baptisée "Carmel en fête" paraitra dès le mois prochain. Les religieuses ne publieront que 13 numéros spéciaux en collaboration avec quelques laïcs engagés dans la fraternité séculière. La préparation est assurée par les pères carmes de Montréal. Chaque édition comprendra 24 pages sur la vie de Thérèse Martin et sa spiritualité. Il y aura quelques jeux et de beaux poèmes écrits par Thérèse. Sœur Jeanne Sauriol du Carmel de Trois-Rivières écrira une série de 7 articles sur le thème "L'infini du désir dans la totale impuissance". Enfin, chaque numéro aura un thème dominant en lien avec la vie de sainte Thérèse et l'année du centenaire. L'abonnement aux 13 numéros est de 15$.

Un dossier d'animation a été conçu pour le monde scolaire. Violaine Couture, une animatrice à la pastorale scolaire de la Mauricie, a écrit un chant pour les enfants - "Mon nom est écrit dans le ciel" - qui est édité chez Novalis. La cassette comprend également une pièce composée par sœur Huguette Boutin, une carmélite.

Les 12 paroisses du Canada portant le vocable de Thérèse de l'Enfant-Jésus -particulièrement regroupées au Québec - s‘impliqueront à leur façon. Un document de réflexion leur est destiné.

En avril 1997. le père Marie-Michel, un Carme qui a fondé, en France, avec le père Daniel-Ange, Jeunesse-Lumière, une école de la foi pour les jeunes, fera une petite tournée de deux semaines au Québec en compagnie de deux religieuses de la communauté Elie Thérèse.

De plus, chaque Carmel aura ses activités. Le Carmel trifluvien. par exemple, débutera l'année du centenaire, le 29 septembre en après-midi, par une grande célébration eucharistique présidée par l’évêque du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Laurent Noël.

Le 1er octobre. Pierre Francoeur, un Clerc de St-Viateur qui se spécialise en histoire thérésienne, célébrera une messe et prononcera une conférence.

Les ainés auront leur célébration spéciale, le 16 novembre, et les groupes de vie mariale sont invités, le 8 décembre en après-midi, pour un chapelet médité introduit par des pensées de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Cogéco captera l'événement qui sera retransmis, via la télévision câblée, dans la région trifluvienne. Sœur Loraine Caza sera également sur place pour une conférence. Enfin, une exposition est offerte aux groupes qui désirent se familiariser avec la vie de Thérèse de Lisieux.

Benoit Voyer

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Le Carmel de Trois-Rivières
1785, boul. du Carmel
Trois-Rivières, Québec, Canada G82 3R8
(819) 374-5303


(Transcription du texte original en vue d’une publication dans l’édition de septembre 1996 de la Revue Sainte Anne)

En ce 31 mai 2025

 


C'était le 8 juin 2018 a Boisbriand

Les chrétiens sont trop lâches...


Selon le père Jean-Paul Regimbal, « les chrétiens sont trop lâches pour faire connaître et reconnaître leurs droits sur la place publique »

Par Benoit Voyer

31 mai 2025

Le 1er juin 1980, à la maison des Trinitaires de Granby, on célèbre le 10e anniversaire du renouveau charismatique au Canada. La fête a lieu sur le parterre, à l’arrière de la maison, au coin des rues Avery et Robitaille.

La journée est constituée de temps de prière, de causeries spirituelles du père Jean-Paul Regimbal et d’une grande célébration eucharistique présidée par Mgr Louis Langevin, évêque de Saint-Hyacinthe. Dans la foule, incognito figure la journaliste Geneviève Tavernier du quotidien La Voix de l’Est. Elle participe à l’événement comme tous les autres participants. Le lendemain, en page 2, elle permet aux lecteurs du journal de revivre les moments forts de la journée. Son reportage comporte trois volets : Quelques propos forts du père Jean-Paul Regimbal [1], un retour sur la messe anniversaire [2] et quelques « observations et réflexions » [3].

D’ailleurs, la reporter qui connaît peu l’univers du renouveau charismatique, livre deux réflexions intéressantes et honnêtes.

D’abord au sujet du Trinitaire : « La puissance de persuasion du père Jean-Paul Regimbal n’est cependant pas liée à ces critères civils et universellement reconnus. Elle procède de sa foi et de sa simplicité d’expression: il est accessible à tous, croyants ou infidèles, pratiquants ou non. »

Et puis, au sujet du « charismatisme catholique » : « Pour le non-initié qui s’égare dans une réunion de prière d’un groupe du renouveau charismatique il y a plusieurs éléments de surprise: la joie rayonnant sur les visages, oh! pas sur tous, certes, mais sur la plupart, et principalement sur ceux des handicapés. C’est la sérénité des visages âgés. C’est l’abandon de la foule dans le chant et la prière. C'est aussi, et surtout, la présence de nombreux jeunes qui ont l’air heureux et non pas désabusés! »

Exhortation à l’engagement
En cette journée spéciale, le père Jean-Paul Regimbal n’y va pas avec le dos de la cuiller envers les participants : « C'est de votre faute, à vous, chrétiens, si nos gouvernements adoptent des lois permettant la vasectomie et l’hystérectomie à volonté, si l'avortement devient libre, si dans nos écoles nos enfants reçoivent une éducation sexuelle basée sur le plaisir et non plus sur l’amour partagé du couple... »

Mais la journaliste excuse le Trinitaire du ton qu’il utilise : « Mais cette harangue en fut une d’amour avant tout: qui aime bien châtie bien, et si le père Jean-Paul a fait de cuisants reproches aux tièdes, il a encouragé les fidèles et louangé ceux qui reprenant le bâton de pèlerin des premiers chrétiens ont le courage de remonter aux sources même de l’évangile et de vivre les écritures en nos temps modernes ».

Le père Jean-Paul explique que « la négation de la Trinité est à la source de la destruction de la cellule familiale et la substitution de la volonté de l’homme à celle de Dieu est la négation même du droit de l’être à la vie. C’est le génocide de notre peuple à une époque où on parle de liberté, d'indépendance, de fondation d’une nation. C‘est un non-sens né du matérialisme d’une poignée d’individus qui sont suivis par une masse tiède et peureuse de vivre et de proclamer sa foi ».

Selon lui, la seule chance de survie de l'humanité est de reconnaître par chacun de l’importance de la Trinité, lui rendre sa valeur afin que chaque couple puisse accomplir sa triple mission : donner la vie, l'éducation et l’évangélisation par l'amour, sans faiblesse, librement, et publiquement, le geste suivant la parole, l’acte procédant de la foi.

A ses yeux, les problèmes vécus dans la société proviennent de l'effondrement des familles, des attitudes égoïstes, possessives, étouffantes des mères qui ne savent pas éduquer leurs enfants dans un climat de confiance, d’amour et de liberté, des influences maladroites des pères qui ne démontrent à leurs enfants que l’ambition qui les habitent, leur goût du luxe et la puissance stérile. Pour lui, les enfants ont besoin de valeurs surnaturelles, voire transcendantales.

Les problèmes sociaux vécus par les jeunes découlent de leur difficulté d’identification avec leurs parents. Cela est prouvé par le science : c'est de 4 ou 6 ans que la personnalité profonde de l'enfant se forme. C’est à cet âge que l’influence du père sur le garçonnet, de la mère sur la fillette, en fait un homme ou une femme épanoui.

Dans son plaidoyer, il met en évidence que si le garçon n’a que sa mère comme base d’identification, si la fille n’a que son père comme « objet d’admiration », il ne faut guère s’étonner à voir l’homosexualité se développer au grand jour et sans vergogne comme c’est le cas à travers le monde. A ses yeux, il n’y a plus de barrière à l’immoralité.

Dans la pensée du père Regimbal : En abandonnant la foi en la Trinité, homosexualité, délinquance, violence et usage abusif des drogues sont l’héritage promis à la jeunesse.

Jean-Paul tente d’ébranler ses auditeurs : « Les chrétiens sont trop lâches pour faire connaître et reconnaître leurs droits sur la place publique, pour afficher leur foi aux yeux du monde. Ils laissent aux forces minoritaires du mal la possibilité de se manifester et de les étouffer. L’absence des ‘‘bons’’ dans ce combat pour les droits de Dieu laisse la porte ouverte à toutes les calamités ».

Comme il le dit depuis des années dans ses conférences, et comme il l’écrira dans son livre « La Révolution de l’amour » qui paraîtra dans la deuxième partie de 1981, ce n’est pas seulement au sein de l’Église que le chrétien doit se manifester, mais à tous les niveaux de la société: à l’hôtel de ville, dans les commissions scolaires et auprès des gouvernements municipal, provincial et fédéral pour que soient adoptées des lois qui suivent les valeurs de l’évangile.

Jean-Paul insiste : le chrétien se doit, et doit à Dieu, d’être présent et actif partout, actif et vigilant. « Ce n’est que par le mystère de la Trinité que pourra être sauvegardée la paix dans le monde ».

Dans la réflexion qu’il fera durant la messe, Mgr Louis Langevin redira les choses en mots plus polis: « C’est à cause d’un certain Jésus que l’on croit toujours vivant que les membres du renouveau charismatique témoignent publiquement de leur foi, le voulant toujours vivant selon l’évangile. Jésus s’est introduit dans la vie du monde et souffle sur ses amis et son esprit les entraîne, les fait vivre dans le monde sans être, dans le monde, secoués par les tempêtes du XXe siècle, mais dans l’esprit du Christ... »

Selon l’évêque de Saint-Hyacinthe, le chrétien a trois devoirs: la justice, la miséricorde et la droiture. Geneviève Tavernier résume : « Celui de justice, parce ce qu’est l’amour sans la justice? Celui de miséricorde, parce que peut-on espérer pour soi si on ne peut avoir quelque charité pour autrui? Celui de droiture parce que c’est dans l’authenticité de la foi que le chrétien se reconnait. »

Dans ses réflexions personnelles, la journaliste lance : « Vivre aux plus près des écritures, c’est avant tout bien connaître l’évangile, les actes des apôtres, être familier avec Jésus dans les agissements de chaque jour. C’est vivre comme les premiers chrétiens, sans peur, sans fausse honte, tendant la main aux inconnus comme à des amis, acceptant l’humanité pour ce qu’elle est tout en tentant de lui faire connaître la source de la joie vécue. »

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[1] Geneviève Tavernier. Au 10e anniversaire du Renouveau charismatique - Le Père Regimbal accuse les fidèles de laisser-aller, Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2
[2] Geneviève Tavernier. Mgr Louis Langevin rend hommage aux pionniers du Renouveau charismatique, Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2
[3] Geneviève Tavernier. Observations et réflexions, Voix de l’Est, 2 juin 1980, p. 2

Quand l’Église s’intéresse au surnaturel


Quand l’Église s’intéresse au surnaturel

Par Benoit Voyer
(Collaboration spéciale)

GRANBY – Étonnant! « L’ancêtre des parapsychologues est le cardinal Lombertini, qui devenait le pape Benoit XIV (élu le 22 aout 1740 et décédé le 17 aout 1758). Pendant des décennies, il a travaillé à trouver la bête noire dans les candidatures de béatifications a la Congrégation pour la cause des saints au Vatican, », dit Louis Bélanger.

Il s’intéressait à tout ce qui concerne les phénomènes surnaturels. Il avait à l’œil les derniers développements scientifiques d’Europe et d’Extrême-Orient. Il a écrit un traité qui sert encore aujourd’hui pour la reconnaissance des miracles : « Béatification des serviteurs de Dieu et de la canonisation des bienheureux ».

« C’est lui qui a établi les règles rigoureuses de reconnaissance des phénomènes difficilement explicables, lance avec admiration Louis Bélanger. Il ne parlait pas en termes de parapsychologue », mais il était un pionnier dans le domaine.

Lombertini n’hésitait pas à faire des distinctions entre ce qui vient de Dieu, de l’Esprit du mal et ce qui est neutre ou naturel. Pour lui, cette façon de discerner était une manière d’épurer la foi.

Soirée-conférence
M. Bélanger parlera de ce pape dans l’introduction de la causerie qu’il donnera lors de la prochaine soirée-conférence du monastère des Trinitaires, le 30 octobre, a 19h. Le thème sera : « Le spiritisme, ses jeux et ses enjeux ».

Il abordera différents thèmes comme : l’écriture et la peinture automatiques, la table tournante et le « oui-ja ». A quelle source les médiums se réfèrent-ils? A des entités extérieures? A leur inconscient? Ces procédés sont-ils enrichissants? Anodin? Dangereux?

Inévitablement, il invitera les participants à la prudence, un peu comme l’a fait le Nouveau catéchisme de l’Église catholique. Toutefois, ce n’est pas pour des motifs religieux qu’il le fera.

« Il y a des dangers pour l’hygiène mentale des personnes fragiles. Lorsque l’inconscient se manifeste dans des séances spirites, il peut exister des dissociations chez la personne qui croit qu’un esprit parle à sa place », explique-t-il.

C’est le scientifique qui parlera. Il n’est pas question pour lui d’affirmer que ces phénomènes sont vrais ou pas. Il se contentera de mettre sur la table les conclusions des dernières recherches sur le sujet.

Un vrai parapsychologue
Louis Bélanger ne parle pas à travers son chapeau. Il n’est pas de cette race de parapsychologues improvisés qui s’affichent sous ce titre dans les milieux du nouvel âge. Il est un véritable spécialiste.

« Après mes études en sciences politiques à l’Université Laval, je me suis réorienté en psychologie. J’ai reçu une formation à l’Université de Fribourg en Allemagne. Durant ces six années (1968 à 1974), j’ai œuvré, notamment, au département des zones frontières de la psychologie de l’hygiène mentale », mieux connu sous le terme parapsychologie.

De retour au Canada, il a introduit la matière dans diverses facultés universitaires, à Montréal et à Québec.

(Le Plus de La Voix de l’Est, 27 octobre 1996, p. 29)

En ce 30 mai 2025


Avec ma belle Manon, a Sainte-Thérèse, le 8 juin 2018

Lieu de sépulture de Pierre Joseph Olivier Chauveau


En ce 29 mai 2025, dans le cadre de ma  visite des lieux de sépulture des premiers ministres, je suis allé auprès de Pierre Joseph Olivier Chauveau, premier premier ministre du Québec. Il repose dans la crypte de la chapelle des Ursulines, dans le Vieux-Québec, avec sa conjointe et trois de leurs filles. Malheureusement, pour des raisons de sécurité, le public n'a pas accès a la crypte, située sous le plancher de la chapelle. L'endroit est difficile d'accès. 





A la tombe de sainte Marie Guyart de l'Incarnation


En ce 29 mai 2025, je me suis arrêté quelques minutes a la tombe de sainte Marie Guyart de l'Incarnation afin de me souvenir de son oeuvre et, surtout, de sa grande foi. Bien entendu, en silence, j'ai imploré son intercession. Dans la pièce ou elle repose, on peut voir deux magnifiques vitraux mettant en vedette des facettes de son existence.


SUR LA ROUTE: A la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec


En ce 29 mai 2025, de passage a Québec, je me suis recueilli a la tombe de saint François de Laval dans la Basilique-Cathédrale Notre-Dame.

La chapelle de la porte sainte a l'intérieur de la Basilique-Cathédrale

Au Monastère des Augustines, a Québec

 


En ce 29 mai 2025, a 8h, j'ai participé a la messe au Monastère des Augustines, dans le Vieux-Québec. Par la suite, je me suis rendu a la tombe de la bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin et devant le reliquaire de saint Jean de Brébeuf, contenant la moitié de son crâne, l'autre moitié est au Sanctuaire des saints Martyrs, a Midland, en Ontario.


La bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin

La chapelle ou reposent les restent de la  bienheureuse Catherine de Saint-Augustin et le demi crane de saint Jean de Brébeuf

Plaque a la mémoire de la bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin

Reliquaire contenant le demi crâne de saint Jean de Brébeuf
(il est derrière la languette rouge)

La tombe de la bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin. Sur le dessus, dans la chasse, on peut voir deux os de son fémur. Les restes de son corps sont dans la boîte a l'intérieur de la table de la chasse. 

Le Vieux Québec

 

En cette belle matinée du 29 mai 2025, j'ai longuement marché dans les rues du Vieux-Québec



Hôtel-de-Ville de Québec

Hôtel-de-Ville de Québec




saint François de Laval

Samuel de Champlain

Le fleuve Saint-Laurent

Devant le château Frontenac

Le fleuve Saint-Laurent

Le château Frontenac



















Émile Nelligan, poète



La chapelle des Jésuites lieu ou se trouve des reliques de saint Charles Garnier





Hôtel-de-Ville de Québec