7, Ron’s Lane, Grande-Digue, Nouveau-Brunswick
Du 22 au 25 juin 2025, durant notre séjour a Grande-Digue, au Nouveau-Brunswick, nous avons loué un chalet tout équipé au 7, Ron’s Lane. C'est un endroit magnifique. Les hôtes sont très gentils. Nous avons trouvé cet endroit sur la Airbnb.
La plage de l’Aboiteau
Tourisme estival
La plage de l’Aboiteau
Par Benoit Voyer
28 juin 2025
La Plage de l’Aboiteau est une plage exceptionnelle qu'il faut visiter lors d’une visite au Nouveau Brunswick. On y retrouve les eaux les plus chaudes au nord de l’État de la Virginie.
En plus d’être un site certifié écoresponsable et être très propre, la plage offre 5 kilomètres de sable doré, des vagues salées qui font du bien a la beau et des dune remarquables qui protègent les berges contre l’érosion lors des tempêtes sur la mer.
Au pavillon, on retrouve le Restaurant de la Dune ou on offre aux visiteurs des repas simples et, surtout, des produits de la mer pêchés dans la région. Jusque à côté, la Microbrasserie Cavok de Dieppe offre un centre de dégustation de ses bières locales. De plus, sur la terrasse, on présente régulièrement des spectacles et des ateliers populaires de zumba et de yoga. Bien entendu, on y retrouve des toilettes et des douches.
Sur le site, un sentier de marche est aménagé afin de découvrir la faune du secteur des dunes.
La plage de l'Aboiteau est un endroit idéal pour des journées de vacances en famille.
J’ai découvert cet endroit en 1977. J’étais un jeune homme de 10 ans. C’était à l’occasion d’une visite à mon oncle et ma tante, André Méthé et Denise Jean. J’y suis retourné 48 ans plus tard, les 23 et 25 juin 2025. De nos jours, ce n’est plus l’endroit sauvage de jadis, mais les efforts pour la préservation du site me touchent vraiment. Mes passages à la Plage de l’Aboiteau, a Cap Pelée, figurent parmi les plus mémorables moments de ma vie.
www.plageaboiteau.ca/fr
La piscine du Parc Breton fermée
La piscine du Parc Breton fermée
La pataugeoire du parc Père Breton de Cap-de-la-Madeleine est fermée pour le reste de l'été. Un sérieux problème de tuyauterie situé en dessous du béton serait à l'origine de la décision. La ville ne voulant pas défoncer son budget a préféré fermer le bassin pour le reste de la saison estivale. Il est possible qu'elle le soit définitivement. C'est à suivre...
(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 7. Texte de Benoit Voyer non signé dans le journal)
(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 7. Texte de Benoit Voyer non signé dans le journal)
Des États généraux en santé mentale
Par Benoit Voyer
27 juin 2025
Le Québec est mur pour des États généraux en santé mentale, une grande consultation comme il n’y en a jamais eue.
Dans le milieu des soins psychiatriques, auquel j’appartiens, on le constate au quotidien : Ça ne marche pas très bien! Les succès que nous rencontrons sont trop peu nombreux.
Autour de moi, tous sont en accord avec l’idée qu’une vaste consultation est rendue nécessaire afin d’établir un plan stratégique, efficace et surtout réaliste, un plan que chaque établissement de santé puisse adapter à sa réalité locale et à sa clientèle. La réalité des malades des régions de Lanaudière et des Laurentides n’est pas identique à celles de Montréal, Québec, du Nunavik, de la Beauce ou du Bas Saint-Laurent.
En matière de soins psychiatriques, les artisans du milieu qui voient évoluer au quotidien les personnes malades, surtout ceux au pied du gigantesque organigramme de Santé Québec, aimeraient s’exprimer librement. Les infirmiers et infirmières, les agents d’interventions, les préposés aux bénéficiaires et tous les autres qui donnent des soins - souvent depuis de nombreuses années - ont développé des expertises dont on se prive.
Ils sont consultés « pour la forme », mais savent bien que les décideurs tiennent peu compte de leurs opinions dans la réalité et que, presque toujours, les orientations sont déjà données avant qu’on s’adresse à eux.
Ils sont souvent découragés de voir arriver de nouveaux idéologues formés dans les universités dicter de nouvelles manières de faire. J’entends souvent de vieux collègues me dire : « Ils ont déjà essayé ça, il y a quinze ans! Pis ça n’a pas marché! Et là, ils remettent ça en place… On le sait que ce sera un échec! »
Les États généraux que je propose ne vise pas que les soins psychiatriques. C’est tout le réseau de la santé mentale québécois qui doit être consulté, à commencer par les personnes malades et, comme je viens de l’écrire, les premiers intervenants.
Ces États généraux doivent notamment comprendre :
1- Une « recherche-action » sur le terrain afin d’écouter les malades et les intervenants, individuellement ou en très petits groupes. Nous pourrions peut-être confier cette étude indépendante aux chercheurs universitaires en sociologie.
2- Confier à des enquêteurs choisis pour leur neutralité, des visites sans avis dans les milieux de soins afin de se mettre en dialogue et, surtout, à l’écoute des travailleurs en santé mentale de jour, de soir et de nuit parce que la réalité des malades n’est pas la même dans un rayon de 24 heures.
3- Une commission d’enquête publique pour ceux qui veulent s’exprimer sur le sujet. Les particuliers et les organismes qui ont des intérêts à défendre seraient entendus en ce lieu.
4- La participation des médias intéressés à réaliser des reportages et analyses sur le terrain. Nous avons besoin de diverses perspectives. Ils ont habituellement le talent de nous proposer des angles qu’on oublie de regarder.
5- Un rapport final et des recommandations réalistes.
Bien entendu, durant la période de ces États généraux, qui pourraient durer jusqu’à trois ans, une analyse budgétaire rigoureuse devra être faite. Les recommandations finales devront démontrer comment on pourra en « avoir pour notre argent » avec les nouvelles propositions. On le sait, ce n’est pas parce qu’on augmente les budgets qu’on arrive à de meilleurs résultats.
De plus, il faudra voir de quelle manière les milieux communautaires et des affaires peuvent contribuer au plan d’action à mettre en place.
La réflexion ne fait que commencer.
Au Québec, des États généraux en santé mentale sont urgents.
Gaston L’Heureux
Gaston L’Heureux
Gaston L'Heureux travaille dans divers médias. Il est aussi impliqué dans de nombreuses causes qui lui tiennent à cœur. Il s'est fait connaître grâce aux émissions Les Coqueluches et Avis de recherche, présentées à Radio-Canada. Il y a quelques années, on lui a appris qu'il était atteint du diabète.
Article paru en octobre 2000.
« La sensation qui vient après l'épreuve ne s'explique pas »
« J'ai songé m'enlever la vie par désespoir », me confiait-il, il y a quelques semaines. « Je me suis accroché en pensant à ceux que je laisserais. De plus, je me suis demandé si j'avais tout fait pour être heureux. Alors que je ne voyais plus la lumière au bout de mon tunnel, je me suis accroché à ce que d'autres personnes ont déjà vécu. »
J'ai voulu en savoir plus long: « Mais, Gaston, pourquoi vis-tu? Tu as des raisons de vivre? »
« Parce que chaque jour est complètement différent. J'ai vu des gens dans le plus grand désespoir. J'en ai vécu de grands! Je m'accroche parce que j'ai vu trop de situations changer. Tu sais, quand tu t'en vas en mer, il y a une tempête. Crac! Ton mât est arraché. Tout à coup! Hop! C'est le calme... et puis tout continue comme si rien ne s'était passé. La sensation qui vient après l'épreuve ne s'explique pas », pense-t-il à haute voix.
Il se rappelle Claude Brunet, un tétraplégique avec qui il a travaillé. Pour lui, ce bonhomme aurait eu des raisons de s'enlever la vie: pas de bras, pas de jambes, pas de vie sexuelle... Et pourtant, il avait un grand appétit de vivre à plein. « Ce n'était pas un imbécile! C'était un homme d'une très grande foi! Sa gestuelle et sa façon d'aller au fond de sa vie m'ont impressionné », ajoute-t-il.
Il demeure réaliste. Dans le quotidien, il n'est pas toujours possible d'être en constante sérénité. Selon lui, la nature étant ce qu'elle est, l'humain traverse des périodes de givre, des tempêtes et des orages. C'est un des secrets de l'âme.
N'est-ce pas aussi l'expérience des grands mystiques catholiques comme Jean de la Croix et Thérèse d'Avila? Ils ne vivaient pas toujours en état de béatitude. En soi, la crise intérieure est normale et nécessaire pour la croissance personnelle.
Malheureux comme L'Heureux
Est-il possible de porter le nom de L'Heureux et de se sentir malheureux? L'idée me fait sourire et je n'hésite pas à la lui exprimer.
«Attention mon cher! Je ne suis pas malheureux! Mais je ne suis pas un optimiste. Je suis un inquiet. Je n'ai jamais la certitude des choses - du moins de ce qui est essentiel. Je suis un perfectionniste», lance-t-il pour me faire comprendre rapidement qui il est au plus intime de son être.
Le roman de la vie
Pour Gaston L'Heureux, ce qui importe dans la vie, c'est d'être pleinement humain: « Je pense que chaque vie est un roman. C'est comme les empreintes digitales: elles sont toutes différentes! Tu sais, comme dans les romans, il y a des vies plates, drôles, trépidantes, compliquées, optimistes, pessimistes et, aussi, il y a des vies d'amertume. Les humains sont à la fois les plus exaltants et les plus décevants. »
Il s'intéresse au plus haut point à ce que vit l'autre. Lors de notre rencontre, j'étais en plein burn-out et en grand questionnement sur ma vie, sur la vie. Après l'interview, il a pris plus d'une heure à s'intéresser à ce que je portais de difficile en moi. Sa présence a grandement influencé mon retour au bien-être.
Quelques minutes avant de nous quitter, il m'a dit: « Qu'importe l'heure, si tu vis un moment sombre, n'hésite pas à me téléphoner! » Je n'ai pas eu besoin de le faire, mais j'ai grandement apprécié sa disponibilité. C'est ce que j'appelle vivre à plein son humanité: être un don de soi pour les autres.
Un p'tit gars de Québec
« Les premières années, j'étais enfant de choœur à la Basilique Notre-Dame de Québec. Le mercredi, Maurice Duplessis venait à la messe à la chapelle Saint-Joseph. Il me donnait toujours un pourboire: 10 ¢. Il disait que c'était pour mon père qui était organisateur pour le Parti libéral! J'allais aussi servir la messe chez les Jésuites. J'avais déjà de la graine de curé! », relate-t-il les yeux pétillants et le sourire fendu jusqu'aux oreilles.
« Je me souviens aussi, j'habitais au coin de Saint-Patrice et Saint-Augustin. Nous allions jouer à la cachette à l'Assemblée nationale. Les gardiens nous toléraient! J'allais aussi passer des heures à la bibliothèque du Parlement où il y avait une sympathique dame Bélanger qui me faisait lire La Patrie, Le Canada, et bien d'autres publications. Elle avait compris ma soif de tout connaître », ajoute l'homme aux cheveux poivre et sel.
Ses parents avaient 46 ans de différence d'âge: elle avait 26 ans, lui 72 ans quand Gaston est né, seul enfant du couple. « Je n'étais pas un enfant qui vivait dans un cadre normal! », dit-il. Lorsque son père l'appelait, il n'était pas rare qu'il entende le commentaire: « Hey! Gaston, ton grand-père te cherche! »
De 6 à 13 ans, il est pensionnaire chez les frères des Écoles chrétiennes, à Saint-Augustin-de-Desmaures, situé à 30 kilomètres de la maison familiale. Plus tard, il ira à l'Académie de Québec, également dirigée par les frères de Écoles chrétiennes. C'est là qu'il a entrepris son cours classique, mais...
« J'étais un autodidacte. J'aimais étudier les choses qui m'intéressaient. Un jour que ma mère était inquiète pour mon avenir, Gustave Tardif (doyen de la Faculté de commerce) et monsieur Caron (mon directeur) lui dirent: « Écoutez, on va le garder jusqu’à la philo II ». Alors, j'ai continué mes études sans jamais passer d'examens. Ces professeurs avaient une pédagogie avant-gardiste. Je suis resté là jusqu'à mon entrée au quotidien Le Soleil », aime-t-il se rappeler.
Vocation: journaliste
S'il a choisi le journalisme, c'est qu'il voulait tout faire à la fois. Ce métier lui a permis de répondre à sa curiosité naturelle et à ses besoins fondamentaux: il est curieux et aime toucher un peu à tout.
Comme il dit: l'important n'est pas de tout savoir, mais de savoir où trouver tout.
En me regardant droit dans les yeux et avec détermination, comme pour me convaincre, il me lance que la vocation journalistique, il faut l'avoir dans le sang. On l'a ou on ne l'a pas! C'est tout! Le journalisme naît du désir d'apprendre et de transmettre la connaissance. « Le journalisme d'aujourd'hui est contesté et contestable! », insiste-t-il.
« Et à l'heure de notre mort »
« Lorsque tu vas mourir, qu'est-ce que tu veux que les gens retiennent de toi?» Cette question, il ne s'y attendait vraiment pas. Ouf! Et le silence fut...
Il finit par répondre : « Quand je vais mourir, les seules choses que je veux que les gens retiennent sont les bons coups que j'ai faits. Les pires choses... qu'ils s'en souviennent seulement afin de ne pas répéter les mêmes erreurs! [...] La chose que j'aime le plus entendre quand quelqu'un disparaît est... qu'il repose en paix. Je pense que mon âme continuera à vivre dans la plénitude et la paix. Je ne suis pas un saint! J'aimerais juste que les gens disent de moi: Gaston était un bon gars! »
Tiré de: Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, une division de Québecor, 2005, pp. 89 à 93. Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne. Le livre est conservé chez Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Montréal (BANQ 204.4 V975t 2005).
Radio-Canada/CBC
Par Benoit Voyer
26 juin 2025
C’était le 17 mars 1999 dans le Selon Borduas, du Loews Concorde, à Québec, aux audiences du CRTC. Je représente une table de réflexion créée par le Comité foi et culture Granby et région en vue de réfléchir sur Radio-Canada.
C’est Bertrand Ouellet de l’Office des Communications sociales qui m’a parlé de ces audiences et de son souhait que des membres participent. Voyant mon intérêt, il me donne une copie du rapport « Faire entendre nos voix » qu’il semble apprécier.
Sans tarder, je le lis et l’annote. Il est fort intéressant. Les idées qui s’y trouvent sont aussi celles que j’ai.
Le 22 janvier, dans la grande cuisine du presbytère Saint-Joseph, sur la rue Déragon, à Granby, avec l’aide de l’abbé Gérald Ouellette, je réunis quelques granbyens qui pourraient être intéressés par le sujet. Après un exposé du rapport que je viens de lire, la discussion s’anime. Les idées fusent. Je prends des notes. Beaucoup de notes.
N’ayant pas d’automobile et prévoyant faire le voyage de Granby à Québec en autobus, Claudette et Claude Lalumière me proposent de faire le voyage avec moi en automobile. Ils profitent de ma présence aux audiences pour aller se balader dans le Vieux-Québec en vieux amoureux. Et ne veulent absolument pas qu’on les paie pour le service. C’est leur apport au Comité foi et culture.
C’est la première fois que je participe à ce genre d’audience. C’est impressionnant! L’atmosphère est froide. On doit s’adresser à la présidence qui semble parfois plus préoccupée par le protocole que par ce qu’on dit. On écoute sans écouter. Un simple bonjour et puis dites ce que vous avez à dire et merci-bonsoir. On passe au suivant. Tout est noté mot par mot. Chaque phrase que je dis sera analysée par une équipe. Un résumé suivra. Moi qui aime les échanges et voir la réaction de mes interlocuteurs, je reste sur mon appétit. Il n’y en a vraiment pas beaucoup dans ces audiences.
Ce que je dis ce jour-là, je pourrai le redire un quart de siècle plus tard. On sent que les choses n’ont pas vraiment bougées à la société d’État depuis ce jour de 1999. Le rapport « Faire entendre nos voix » et les ajouts que j’apporte, sont encore d’actualité.
En vrac, voici quelques idées encore actuelles :
La SRC/CBC doit davantage refléter la culture canadienne. En revanche, on doit finir par répondre à une grande interrogation: Il y a une culture amérindienne, il y a une culture 1acadienne, il y a culture anglophone, une culture québécoise mais qu'est-ce que la culture canadienne? Radio-Canada doit créer une réflexion sur le sujet.
Devant les autres chaînes de télévision, la SRC/CBC doit se donner un créneau bien à elle. En ce sens, il est recommandé d'en faire un média au contenu presque exclusivement canadien, un contenu à 80 pour cent canadien est recommandé et le 20 pour cent qui reste pourrait servir à former le grand public aux grands enjeux planétaires.
Les gens de l'ouest, du nord, de l’ouest et de l'est du Canada ne se connaissent pas beaucoup. Il est proposé que les émissions des réseaux anglais et français soient de plus en plus traduites dans l'autre langue officielle et soit diffusées dans l'ensemble du pays.
Connaître l'étranger est une façon d'apprivoiser sa différence et de mieux vivre avec lui. De plus, n'est-il pas temps de montrer différents visages du pays? On le fait encore trop peu. Quand aura-t-on une dramatique hebdomadaire tournée dans le nord du pays et mettant en vedette le peuple Innu qui sera diffusée au réseau français, particulièrement a Montréal?
À cause de son pouvoir, voire de son influence sur les personnes, la télévision est responsable de donner un sens et une dignité à la vie humaine.
Du côté des affaires publiques, la SRC/CBC doit former le jugement critique des citoyens.
Le service des nouvelles doit avoir une vision sociale.
Les reportages doivent aussi être plus longs et plus documentés.
En plus de contribuer au développement culturel, la Société Radio-Canada, doit favoriser le développement personnel des personnes afin qu'elles cessent de demeurer figés face aux dossiers importants de la Société.
Si l'option d'une télévision qui fait la promotion de la culture canadienne n'est pas populaire, elle doit poursuivre son développement en ce sens. Le rôle d'une télévision d'État n'est pas d'être populaire. Sa mission est de faire la promotion de la richesse de la culture de son pays et d'éduquer sa population.
On demande au CRTC de recommander au gouvernement canadien de transformer la télévision publique en télévision sans publicité comme le recommande le rapport "Faire entendre nos voix".
Enfin, il faut continuer à faire pop et intelligent.
Je proposais un grand chantier et une transformation de la Société d’État et, j’ai la nette conviction que plus ça change à Radio-Canada/CBC plus c’est pareil.
Réunion internationale a la Madone
Réunion internationale a la Madone
(BV) Le Conseil général des Oblate de Marie Immaculée se tiendra à la Maison de la Madone de Cap-de-la-Madeleine à compter de jeudi. Jusqu'au 24 septembre, le supérieur général de la congrégation religieuse, le père Marcello Zago, sera présent aux diverses réunions des différentes provinces oblates du Canada. Par la suite, le comité international de direction des Oblats se réunira jusqu'au 13 octobre pour un temps de réflexion sur l'ensemble de Is communauté dispersée aux quatre coins du monde.
(Article rédigé pour l’édition du 8 septembre 1996 de L’Hebdo journal. Par manque d’espace, il ne sera pas diffusé)
ARTICLE DU JOUR: Louis Voyer (1826-1910)
Par Benoit Voyer
25 juin 2025
Le 12 janvier 1826, dans le petit patelin de Kamouraska, Louis Voyer (qu’on surnomme Louison) et Éléonore Pelletier donnent naissance à Louis. Ses parents sont cultivateurs.
Le nouveau-né est baptisé le lendemain dans la tradition catholique dans l’église Saint-Louis, au cœur du village. Son parrain est Claude Perron et sa marraine Scholastique Roy, des voisins qui disent ne savoir signer. Les parents sont absents lors de la cérémonie.
Le 19 octobre 1838, dans la municipalité voisine de Saint-André-de-Kamouraska, nait Joséphine Bélanger, la fille de Célestin Bélanger et Charlotte Dionne. Elle sera baptisée le lendemain dans l’église de Saint-André.
Le 24 mai 1851, la paroisse de Saint-Alexandre est érigée canoniquement.
Le 31 juillet 1855, Louis Voyer, cultivateur, épouse Joséphine Bélanger (1838-1878), fille mineure de Célestin Bélanger et de la défunte Charlotte Dionne, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Les deux pères sont les témoins des nouveaux mariés, mais ils ne peuvent pas signer le registre car ils ne savent pas écrire. L’abbé Joseph Matte (1822-1866), le curé de la paroisse, préside la cérémonie nuptiale. Ils donneront naissance à 11 enfants.
En 1867, c’est la fin du Régime britannique en Amérique et la naissance du Dominion canadien.
Le 5 octobre 1878, a Saint-Alexandre-de-Kamouraska, décède Joséphine Bélanger, sa conjointe. Les funérailles et l’inhumation auront lieu deux jours plus tard. Célestin, le frère de Joséphine est présent aux obsèques. Il n’y a pas de pierre tombale dans le cimetière.
Le 26 avril 1880, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Louis Voyer, 54 ans, épouse en secondes noces Célanire Marquis, 37 ans, fille de Jean-Baptiste Marquis et de Madeleine Lebel. Témoins : Célestin Bélanger, le frère de la défunte Joséphine Bélanger, et un des frères de Célanire.
Le recensement de 1891 indique que Louis Voyer habite toujours à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Il a maintenant 66 ans. Dans la même maison habitent sa seconde femme Célanire Marquis (47 ans), son fils (et mes arrière-grands-parents) Louis Voyer (29 ans) et sa femme Dorilda Garneau (25 ans) et leurs fille et fils Louise Voyer (3 ans), Edgar Voyer (1 an) (mon grand-père) et Rosario Voyer (7 mois) et Ludger Voyer (18 ans) qui se destine à devenir prêtre.
Louis Voyer décède à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, le 26 juin 1910. Ses funérailles sont célébrées le 30 juin 1910. Il est inhumé dans le cimetière de la paroisse. Il n'y a pas de pierre tombale a son nom. Sont présents à l’enterrement son frère Antoine Voyer et Hubert Pelletier, son cousin, et plusieurs autres personnes.
Née le 9 mars 1843, Célanire Marquis décédera le 8 aout 1915. Elle sera également enterrée dans le cimetière de Saint-Alexandre.
Louis et Joséphine sont mes arrière-arrière-grands-parents.
La Maison de la Madone
La Maison de la Madone
Une nouvelle programmation au service du couple et de la famille
Plusieurs nouveautés marquent la nouvelle programmation de la Maison de la Madone, lancée il y a quelques jours. Ce centre de ressourcement a pour but d'aider au développement de la personne, du couple et de la famille.
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Benoit Voyer
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Une série de 4 fins de semaines sur les grands courants spirituels chrétiens fera découvrir aux participants comment prier à la manière de Thérèse d'Avila et de Jean de la Croix, de Thérèse de 1'Enfant-Jésus, de Catherine de Sienne et de Madeleine Delbrêl.
"L'initiation à la relaxation, à l'imagerie mentale et à la visualisation" permettra d'acquérir de nouveaux outils pour faire face au stress de la vie quotidienne. C'est la psychologue Louise Descôteaux qui animera cette session.
L'abbé Claude Côté et Louisette Pelletier - Gosselin prépareront les gens à la fête de Noël grâce à la journée ayant pour thème "Les Évangiles de l'enfance". Ils reviendront, à l'approche de la semaine sainte, en présentant "La Passion de saint Jean - Pour se préparer à vivre Pâques".
(Article rédigé pour l’édition du 1er septembre 1996 de L’Hebdo journal. Par manque d’espace, il ne sera pas diffusé)
ACTUALITÉ: En bref…
En bref…
Par Benoit Voyer
La paroisse St-Lucien fermée
ST-JEROME - Après avoir étudié 12 hypothèses de financement, les marguillers de la paroisse St-Lucien ont recommandé à Mgr Charles Valois de fermer la paroisse. L'évêque de St-Jérôme a accepté de procéder à cette fermeture, le 1er juillet dernier, et d'unir cette communauté de fol à celle de la cathédrale. Ce sont les revenus de la fabrique devenus insuffisants pour assumer les services minimums, la dette de 79 700$ et que des réparations de plus de 200 000$ étaient nécessaires qui ont mené à ce choix. Il n'est pas question, pour le diocèse, de vendre ce bâtiment. Les locaux seront loués. D'ailleurs une entente de principe a été conclue pour l'établissement d'une maison d'hébergement pour adolescents. La paroisse St-Lucien a été érigée canoniquement le 10 juillet 1951 par Mgr Paul-Émile Léger, peu de temps avant la fondation du diocèse de St-Jérôme.
Renouveau charismatique
GRANBY - Le Renouveau charismatique n'est plus ce qu'il était à l'époque où le père Jean-Paul Regimbal attirait des foules considérables partout où il passait. Actuellement, dans le diocèse de St-Hyacinthe, il y visiblement des signes d'essoufflement. L'âge moyen des 500 habitués des 15 groupes de prière ne cesse de grimper. Le regroupement le plus important se réunit à chaque lundi soir au monastère des Trinitaires de Granby. Il s'agit du premier groupe implanté au Québec par le "saint" religieux décédé en 1988.
Nouveaux diacres
RIMOUSKI - Mgr Bertrand Blanchet, archevêque de Rimouski, a ordonné 2 nouveaux diacres. Il s'agit de Adrien Tremblay (29 juin) et de Raymond Pelletier (6 juillet). Par ailleurs, Mgr Blanchet célèbre, cette année, son 40e anniversaire de sacerdoce.
Nouveau prêtre
VALLEYFIELD - Le 16 août, Clément Laurendeau a été ordonné prêtre par Mgr Robert Lebel.
Congrès marial
CAP-DE-LA-MADELEINE - Pour répondre l'invitation a du pape Jean-Paul II, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap présentera les 12, 13 et 14 octobre, le premier congrès marial provincial préparatoire au Jubilée de l'an 2000. Lors de ce rassemblement, le 92e anniversaire du couronnement de Notre-Dame du Cap (12 octobre 1904) et le 79e des apparitions de Fatima (13 octobre 1917) seront soulignés. Le triduum devrait attirer bien des dévots puisque des invitations ont été envoyées à travers le Québec. Le père Yoland Ouellet en est le principal organisateur.
La messe à la radio
SHAWINIGAN-SUD - La paroisse St-Sauveur, comme deux communautés chrétiennes situées à La Tuque et Louiseville, a déposé une demande au CRTC pour l'implantation d'une radio religieuse. Le projet pour but de radiodiffuser les célébrations qu'il y a à l'église paroissiale dans toute la municipalité et d'offrir aux malentendants la possibilité de mieux suivre la messe. Si le CRTC accepte, la fabrique n'aura qu'à débourser 6000$ pour l'achat d'un émetteur. "Dans l'avenir, nous aurons peut-être des émissions religieuses, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour le moment", dit l'abbé Claude Casaubon, curé de la paroisse.
Collecte des évêques
OTTAWA - Le 29 septembre. aura lieu, dans presque toutes les paroisses catholiques du pays, la Collecte des évêques pour l'Église du Canada. Cette quête a pour but de pourvoir aux besoins de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et de ses organismes. "A l'heure où les institutions et les valeurs traditionnelles subissent les effets du sécularisme, il faut que les évêques et les fidèles s'appuient plus que jamais sur la Parole de Dieu", écrit Mgr Prancis J. Spense, erchevêque de Kingston et président de la CECC, dans l'introduction du document d'animation envoyé aux paroisses du pays.
(Transcription d’un texte destiné au journal pour L’Informateur catholique du 15 au 28 septembre 1996)
ST-JEROME - Après avoir étudié 12 hypothèses de financement, les marguillers de la paroisse St-Lucien ont recommandé à Mgr Charles Valois de fermer la paroisse. L'évêque de St-Jérôme a accepté de procéder à cette fermeture, le 1er juillet dernier, et d'unir cette communauté de fol à celle de la cathédrale. Ce sont les revenus de la fabrique devenus insuffisants pour assumer les services minimums, la dette de 79 700$ et que des réparations de plus de 200 000$ étaient nécessaires qui ont mené à ce choix. Il n'est pas question, pour le diocèse, de vendre ce bâtiment. Les locaux seront loués. D'ailleurs une entente de principe a été conclue pour l'établissement d'une maison d'hébergement pour adolescents. La paroisse St-Lucien a été érigée canoniquement le 10 juillet 1951 par Mgr Paul-Émile Léger, peu de temps avant la fondation du diocèse de St-Jérôme.
Renouveau charismatique
GRANBY - Le Renouveau charismatique n'est plus ce qu'il était à l'époque où le père Jean-Paul Regimbal attirait des foules considérables partout où il passait. Actuellement, dans le diocèse de St-Hyacinthe, il y visiblement des signes d'essoufflement. L'âge moyen des 500 habitués des 15 groupes de prière ne cesse de grimper. Le regroupement le plus important se réunit à chaque lundi soir au monastère des Trinitaires de Granby. Il s'agit du premier groupe implanté au Québec par le "saint" religieux décédé en 1988.
Nouveaux diacres
RIMOUSKI - Mgr Bertrand Blanchet, archevêque de Rimouski, a ordonné 2 nouveaux diacres. Il s'agit de Adrien Tremblay (29 juin) et de Raymond Pelletier (6 juillet). Par ailleurs, Mgr Blanchet célèbre, cette année, son 40e anniversaire de sacerdoce.
Nouveau prêtre
VALLEYFIELD - Le 16 août, Clément Laurendeau a été ordonné prêtre par Mgr Robert Lebel.
Congrès marial
CAP-DE-LA-MADELEINE - Pour répondre l'invitation a du pape Jean-Paul II, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap présentera les 12, 13 et 14 octobre, le premier congrès marial provincial préparatoire au Jubilée de l'an 2000. Lors de ce rassemblement, le 92e anniversaire du couronnement de Notre-Dame du Cap (12 octobre 1904) et le 79e des apparitions de Fatima (13 octobre 1917) seront soulignés. Le triduum devrait attirer bien des dévots puisque des invitations ont été envoyées à travers le Québec. Le père Yoland Ouellet en est le principal organisateur.
La messe à la radio
SHAWINIGAN-SUD - La paroisse St-Sauveur, comme deux communautés chrétiennes situées à La Tuque et Louiseville, a déposé une demande au CRTC pour l'implantation d'une radio religieuse. Le projet pour but de radiodiffuser les célébrations qu'il y a à l'église paroissiale dans toute la municipalité et d'offrir aux malentendants la possibilité de mieux suivre la messe. Si le CRTC accepte, la fabrique n'aura qu'à débourser 6000$ pour l'achat d'un émetteur. "Dans l'avenir, nous aurons peut-être des émissions religieuses, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour le moment", dit l'abbé Claude Casaubon, curé de la paroisse.
Collecte des évêques
OTTAWA - Le 29 septembre. aura lieu, dans presque toutes les paroisses catholiques du pays, la Collecte des évêques pour l'Église du Canada. Cette quête a pour but de pourvoir aux besoins de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et de ses organismes. "A l'heure où les institutions et les valeurs traditionnelles subissent les effets du sécularisme, il faut que les évêques et les fidèles s'appuient plus que jamais sur la Parole de Dieu", écrit Mgr Prancis J. Spense, erchevêque de Kingston et président de la CECC, dans l'introduction du document d'animation envoyé aux paroisses du pays.
(Transcription d’un texte destiné au journal pour L’Informateur catholique du 15 au 28 septembre 1996)
50 arrestations en 1995-1996
Drogue dans les écoles
50 arrestations en 1995-1996
La Sureté du Québec (SQ) de Cap-de-la-Madeleine a arrêté une cinquantaine de petits trafiquants dans les écoles de la région au long de la dernière année scolaire.
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Benoit Voyer
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En plus des sentences du Tribunal de la jeunesse pour leurs activités illégales, ils ont été suspendus de leurs institutions scolaires ou, tout simplement, renvoyés.
"Ceux que tu attrapes immédiatement recommencent rarement. Le problème de ces jeunes, c'est que leurs parents ne s'occupent pas d'eux. Quand ils sont pris par la police, ils n'ont plus vraiment le choix de s'impliquer", dit Jean-Pierre April de la SQ.
La Sureté ne fait pas que la lutte à la drogue, elle a aussi un programme de prévention destiné aux élèves de 5e et 6e années de l'élémentaire de Pointe-du-Lac, St-Louis-de-France et de l'école Sacré-Coeur de Cap-de-la-Madeleine qui rejoint, surtout, des enfants de Ste-Marthe-du-Cap.
(L’Hebdo Journal, 29 septembre 1996, p.4)
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