ICI ET LA: 14 novembre 2024

AUTOROUTE 30: : des automobilistes auraient payé pour des frais cachés au péage A-30
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BIBLIOTHÉCOMANIE: La bibliothèque de Sainte-Marie-Salomé, dans Lanaudière, parmi les lauréats au Prix des bibliothèques publiques du Québec
laction.com/article/2024/11/08/la-bibliotheque-de-sainte-marie-salome-parmi-les-laureats

CATHOLIQUE: Un premier concert pour le nouvel orgue de la basilique-cathédrale. Il s'agit de l'ancien orgue de l'église Notre-Dame-des-Sept-allégresse de Trois-Rivières
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PATRIMOINE: L'Église Saint-Joseph, Saint-Joseph-de-Beauce, Chaudière-Appalaches
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UN PEU DE MOI: Les élections de 2008 au Canada

Les élections de 2008 au Canada

Par Benoit Voyer

14 novembre 2024

À l’été 2008, en pleine campagne électorale au Canada, j’arrive difficilement à me situer sur le plan politique et, surtout, à être à l’aise avec les programmes politiques proposés. Le 4 septembre, j’écris dans les pages du quotidien Le Devoir [1]: « Il y a des jours où je doute de mon choix des derniers mois. »

Mon ambivalence dure depuis quelques années. Dans ma réflexion, j’avoue qu’« il m'est déjà arrivé de voter pour les conservateurs, les libéraux, le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Bloc québécois et le Parti vert (PV) ».

En 2008, je pense que Stéphane Dion ferait le meilleur premier ministre pour le pays, « mais ma fidélité reste fragile. « Il n’est pas très charismatique, mais Dion est pour moi un intellectuel de grande valeur » et son « plan vert » est fort intéressant.

Durant cette saison estivale, comme bien des Canadiens, l’homme qui trouble mon esprit est le charismatique Jack Layton. Son assurance « me plaît davantage que la timidité de Harper », mais « quelques points du programme de gauche de sa formation politique freinent mon intérêt ».

Depuis des années, le Parti vert du Canada demeure mon second choix de vote. « L'arrivée d'un premier député vert à la Chambre des communes me donne le goût de voter pour la formation dirigée par Elizabeth May. Toutefois, rien n'est acquis ». Comme je dis souvent, tant qu’à voter pour n’importe qui, vaut mieux encourager le parti écologique.

Qu’est-ce que je pense du Bloc québécois : Depuis un moment déjà, « je pense qu'une formation souverainiste n'a plus sa place à Ottawa ».

Enfin, à propos de la droite politique canadienne, j’insiste dans ma réflexion : « Je ne voterai pas pour le Parti conservateur, car son programme est trop à droite, et ses coupes sauvages dans le domaine de la culture, injustifiées. » Dans quelques années, je comprendrai mieux la pensée libertarienne et je sourirai en relisant cette réflexion envoyée au quotidien montréalais.

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[1] Benoit Voyer. « Pour qui voter à la prochaine élection », Le Devoir, 4 septembre 2008. p. A6. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2813748?calendar_open=1

ESCAPADE: Sentiers pédestres des îles de Berthier





































13 novembre 2024

ICI ET LA: 13 novembre 2024

DÉMOCRATIE: Le dernier sondage Léger sur les intentions de votes au Québec place le Parti québécois (PQ) en première place a 35%. Suit la Coalition avenir Québec (CAQ) a 21%, le Parti libéral du Québec (PLQ) a 17%, les socialistes-communistes de Québec solidaire a 13% et le Parti conservateur du Québec (PCQ) a 11%.
Sondage Léger: la CAQ au plus bas, le PQ au sommet

SANTÉ MENTALE: Dans son rapport, le coroner blâme l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke pour le suicide d’une patiente en psychiatrie de 43 ans
tvanouvelles.ca/2024/11/12/rapport-du-coroner-lhotel-dieu-de-sherbrooke-blame-pour-le-suicide-dune-patiente-de-43-ans

TROISIEME LIEN: Les citoyens de l'île d'Orléans sont majoritairement en faveur, selon Éric Duhaime
journaldequebec.com/2024/11/12/troisieme-lien-sur-lile-dorleans-les-residents-ne-sont-pas-unanimes

NOTRE-DAME-DE-PARIS: Première messe, festivités... Le calendrier de la réouverture est publié
bfmtv.com/paris/ceremonie-premiere-messe-festivites-le-calendrier-de-la-reouverture-de-notre-dame-de-paris_AN-202411130537.html

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Cuba s'ouvre au monde

Cuba s’ouvre au monde

Cuba est en train de changer. Au pays, on est à la veille de voir émerger une nouvelle génération politique. Le prochain congrès du Parti communiste cubain pourrait amener des changements majeurs.

Par Benoit Voyer

« La jouissance des droits de l'homme reste une utopie pour des millions de personnes et on refuse à l'humanité de vivre en paix et de lui reconnaître le droit au développement », a lancé le président de Cuba, Raul Castro, devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 28 septembre. C'est la première fois qu'il était accueilli à titre de chef d'État.

Selon le frère du chef révolutionnaire cubain, c'est dans la pauvreté et les inégalités qu'il faut aller chercher les causes des conflits mondiaux.

Il a expliqué que l'engagement pris à la naissance de l'ONU, en 1945, de « favoriser le progrès social et de meilleures conditions de vie » reste sans suite parce que 795 millions de personnes ont faim, que 781 millions d'adultes sont analphabètes et que 17 000 enfants meurent tous les jours de maladies qu'il est maintenant possible de guérir, tandis que les dépenses militaires mondiales se chiffrent chaque année à 1,7 milliard de dollars.

On aurait dit une suite au discours du pape François à l'ONU. Le chef catholique déclarait, le 25 septembre, au même micro : « L'exclusion économique et sociale est une négation totale de la fraternité humaine et une très grave atteinte aux droits humains et à l'environnement. Les plus pauvres sont ceux qui souffrent le plus de ces atteintes pour un grave triple motif : ils sont marginalisés par la société, ils sont en même temps obligés de vivre des restes, et ils doivent injustement subir les conséquences des abus sur l'environnement. Ces phénomènes constituent la ''culture de déchet'' aujourd'hui si répandue et inconsciemment renforcée. »

Et puis, Raul Castro s'en est pris au capitalisme : il a fait remarquer qu'a disparu sur la planète le concept d'« État providence » au profit de systèmes régis par l'argent et la publicité.

Malgré ses propos vifs, il est resté prudent devant les géants mondiaux et a salué la reprise des relations diplomatiques entre son pays et les États-Unis : « C'est parce que le peuple cubain a su résister avec héroïsme et dans le sacrifice pendant 56 ans aux États-Unis que les relations diplomatiques ont pu être renouées et les ambassades rouvertes dans les capitales respectives. [...] S'enclenche maintenant une évolution longue et complexe vers la normalisation des relations, laquelle ne sera véritable que lorsque le blocus économique, commercial et financier sera levé et que le territoire occupé illégalement par la base navale américaine dans la baie de Guantanamo sera rendu. »

Ouverture au monde
Cuba est en train de changer. Au pays, on est à la veille de voir émerger une nouvelle génération politique. Le prochain congrès du Parti communiste cubain pourrait amener des changements majeurs.

La société de la famille Castro est en mutation. Son avenir passera inévitablement par un renouveau de son économie. Pour attirer des investisseurs étrangers, il lui faut une ouverture politique. Le nonagénaire l'a compris : l'embargo est « l'obstacle principal au développement économique de notre pays, et il touche d'autres États étant sa portée extraterritoriale ; il nuit aux intérêts américains et des entreprises américaines ».

Le président communiste de Cuba est pressé que ça change. Il a 84 ans. L'heure de sa retraite approche. Ce n'est pas pour rien qu'il a demandé au pape François d'établir des ponts avec les États-Unis. Le leader catholique a joué un grand rôle dans le rapprochement des derniers mois afin que l'embargo disparaisse.

Maintenant que les relations diplomatiques sont rétablies et qu'elles constituent « un progrès important qui a été très largement soutenu par la communauté internationale », pour reprendre ses propos, et que la visite de François a attiré l'attention médiatique de la planète sur Cuba, Raul Castro a hâte de passer à une autre étape. On le sent pressé, mais il tient à garder la tête haute.

Il pourrait reprendre ce que disait son frère le 26 juillet 1998 : « Nous sommes des patriotes. [...] Ce que nous avons semé, personne ne pourra le déraciner. Un arbre peut tomber si ses racines sont faibles ; mais un arbre ayant des racines profondes ne pourra jamais être arraché. »

Réussira-t-il son pari ? Laissera-t-il un héritage positif à son pays ? Il ne faut pas en douter mais il lui faudra encore un peu de temps…

Le jour de sa visite aux Nations unies, son homologue américain, Barack Obama, a dit, à la même tribune : « J'ai confiance que notre Congrès lèvera inévitablement un embargo qui ne devrait plus être en place. [...] Je crois que nous devons être assez forts pour reconnaître les choses quand ce que nous faisons ne marche pas. Pendant 50 ans, les États-Unis ont mené vis-à-vis de Cuba une politique qui a échoué à améliorer la vie du peuple cubain. [...] Nous avons changé cette approche. Nous continuons à avoir des différences avec le gouvernement cubain, nous continuerons à défendre les droits de l'Homme, mais par le biais de relations diplomatiques, commerciales et humaines. [...] Le changement ne viendra pas en une nuit à Cuba, mais je suis confiant dans le fait que l'ouverture, et non la coercition, favorisera les réformes et améliorera la vie des Cubains. »

Pour reprendre ce que disait l'archevêque catholique de Miami, Mgr Thomas Wenski, à la journaliste Philippine Saint-Pierre, de KTO TV : « Si l'embargo est levé, cela peut encourager la population, la société et le gouvernement cubains à des changements profonds. »

De passage à Cuba, il y a quelques jours, les paroles du pape François résonnent encore : « J'encourage les dirigeants politiques à persévérer sur ce chemin. [...] Pour donner un exemple de réconciliation au monde entier. » Ce sera un autre pas pour sortir de l'utopie et du cynisme. Une page d'histoire est en train de s'écrire.

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Huffington Post, 30 septembre 2015. huffpost.com/archive/qc/entry/cuba-souvre-au-monde_b_8216600

11 novembre 2024

ICI ET LA: 11 novembre 2024

ENVIRONNEMENT: Neuf projets d’aires protégées sur la table à dessin au Témiscouata
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2118488/protection-territoire-eolien-lac-foret?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.bsl

CHRISTIANISME: Les aumôniers militaires interdits de prier le jour du Souvenir après la décision du NPD-libéral
thecountersignal.com/ndp-liberals-ban-military-chaplains-from-praying/

PATRIMOINE: Plus de 30 000 $ amassés pour la Maison Louis-Cyr
monjoliette.com/plus-de-30-000-amasses-pour-la-maison-louis-cyr/

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Éloge de la vieillesse

Éloge de la vieillesse

Benoit Voyer
L'auteur réside à Saint-Jérôme

La vieillesse est une belle période de l'existence humaine. Je ne suis pas encore rendu à cette étape de ma vie mais, chaque jour, ma situation professionnelle me permet de côtoyer des dizaines et des dizaines d'aînés. Il m'est donc permis de m'inspirer de ce que je vois : c'est beau et bon d'être vieux !

Notre société – qui souffre de « jeunisme » – aurait intérêt à regarder de plus près le charme et la richesse de ceux et celles qui sont rendus au troisième et au quatrième âge de leur humanité.

J'apprécie au plus haut point l'intelligence des aînés : ils ont acquis une expérience inestimable que la société devrait mettre davantage à son service.

Vous me direz qu'ils sont conservateurs. J'avoue que c'est parfois vrai, mais il ne faut pas généraliser. Je connais des personnes âgées qui sont pas mal plus ouvertes que les « p'tits jeunes » qu'on dit très libéraux. Ce n'est pas une question d'âge, mais plutôt une attitude qui habite l'intériorité de l'humain. Je connais de jeunes vieux et de vieux jeunes.

Il me semble que les jeunes générations devraient profiter de l'expérience qu'ils ont acquise au fil des ans.


Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier (Québec), abonde dans la même voie que moi dans son livre : « Quand on montre la porte à des milliers de personnes en pleine possession de leurs moyens dans le secteur de la santé et de l'éducation, comme cela a été le cas il y a quelques années, on rate une belle occasion de transmettre du savoir et quelques expériences de vie. On constate ce que ça coûte aujourd'hui ! Plusieurs d'entre nous avons acquis des actifs qui nous permettront de bien vivre et de continuer à contribuer à l'effort collectif. » (Jacques Ménard et Denis Bouchard)

N'est-ce pas un peu ce qu'écrivait, en d'autres mots, Simone Weil, dans l'Enracinement : « Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu'à l'avenir. C'est une illusion dangereuse de croire qu'il y ait même là une possibilité. L'opposition entre l'avenir et le passé est absurde. L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner, il faut posséder, et nous ne possédons d'autre vie, d'autre sève, que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l'âme humaine, il n'y en a pas de plus vital que le passé. »

Il est temps de favoriser une collaboration entre les personnes âgées et ceux et celles qui prennent leur relève. Un jour, le vieux dicton pourra s'exprimer avec élégance : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

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10 novembre 2024

ICI ET LA : 10 novembre 2024

DÉMOCRATIE: Du 31 octobre au 5 novembre 2024, Abacus Data a mené un sondage national auprès de 1 915 adultes canadiens. Si des élections avaient lieu aujourd’hui, 41 % des électeurs engagés voteraient pour les conservateurs, tandis que 22 % voteraient pour les libéraux, 20 % pour le NPD, 8% pour le Bloc Québécois, 5 % pour les verts et 4% pour le Parti populaire du Canada. Le Bloc domine a 38 % des voix au Québec. Le mouvement de Maxime Bernier y est a 2%. Les meilleurs scores de ce dernier sont a 7% en Alberta (loin devant le Parti vert) et a 5% en Ontario (a égalité avec les les verts).

TOUS A DROITE: Sur X, Maxime Bernier, chef conservateur du Parti populaire du Canada écrit: « les gauchistes [...] pensent que nous sommes des fascistes parce que nous rejetons la balkanisation, la désintégration sociale, la haine de soi, le dénigrement constant des valeurs traditionnelles et de notre patrimoine culturel, et les idéologies radicales qui nient des réalités fondamentales de la nature humaine comme l’existence de seulement deux sexes. Ces gens ne sont pas seulement politiquement mal avisés, ils sont mentalement perturbés. Ils ont été infectés par des virus mentaux qui les poussent à adopter et à propager des idées et des comportements autodestructeurs. La gauche woke croit littéralement que notre société et notre civilisation doivent être détruites.»
x.com/MaximeBernier/status/1855290388665307459

HISTOIRE: Une Allemagne en crise commémore la chute du mur, un « jour heureux »
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2119012/allemagne-commemore-chute-mur-berlin

ISLAMISME: Le 9 novembre 2024, jour de Shabbat, des Juifs de New York ont été attaqués par des partisans du Hamas
x.com/JewsFightBack/status/1855478322626736392

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Pour qui voter à la prochaine élection ?

Pour qui voter à la prochaine élection ?

Il y a des jours où je doute de mon choix des derniers mois. Je le dis souvent, je pense que Stéphane Dion ferait le meilleur premier ministre pour le Canada. Cependant, je ne suis vendu à aucune formation politique. Ainsi, je ne suis pas un libéral pur laine. Il m'est déjà arrivé de voter pour les conservateurs, les libéraux, le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Bloc québécois et le Parti vert (PV).

J'avoue qu'en ce moment, Dion est mon premier choix, mais ma fidélité reste fragile. Le NPD et le Parti vert exercent actuellement un certain attrait: l'assurance de Jack Layton me plaît davantage que la timidité de Harper, mais quelques points du programme de gauche de sa formation politique freinent mon intérêt.

Le PV demeure, depuis des années, mon second choix de vote. L'arrivée d'un premier député vert à la Chambre des communes me donne le goût de voter pour la formation dirigée par Elizabeth May. Toutefois, rien n'est acquis.

Pour l'instant, le leadership, la sagesse et son plan vert m'amènent à garder confiance en Stéphane Dion et son équipe. Mais la campagne électorale pourrait me faire changer d'idée.

J'oubliais ! Je ne voterai pas pour le Parti conservateur, car son programme est trop à droite, et ses coupes sauvages dans le domaine de la culture, injustifiées. Pour ce qui est du Bloc québécois, je pense qu'une formation souverainiste n'a plus sa place à Ottawa.

Ce ne sera pas une campagne électorale facile pour moi.

Benoit Voyer
Saint-Jérôme, 3 septembre 2008

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Le Devoir, 4 septembre 2008, p. A6. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2813748

9 novembre 2024

ICI ET LA: 9 novembre 2024

SANTÉ MENTALE: La contagion émotionnelle, un facteur méconnu de la détresse psychologique chez les aînés
nouvelles.umontreal.ca/article/2024/11/08/la-contagion-emotionnelle-un-facteur-meconnu-de-la-detresse-psychologique-chez-les-aines

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC: En 2 minutes, Éric Duhaime explique la vision de sa formation politique en santé
x.com/Jimlegare/status/1854591641262211096

WOKISME: Julia De Funès, sur la sortie de son nouveau livre : «La bien-pensance est cette soumission aux idéologies positives»
x.com/CNEWS/status/1855346394380337170

ISLAMISME: La vice Premier ministre de Suède, Ebba Busch a dit : « L’islam doit s’adapter aux valeurs suédoises. Les musulmans qui ne s’intègrent pas doivent quitter le pays ! » Les crimes d'honneur, les structures claniques, les décapitations, la lapidation des femmes et la charia n'ont pas leur place ici !
x.com/realMaalouf/status/1855335242266997222

ISLAMISME: En Iran, on craint de plus en plus qu’une femme arrêtée pour s’être déshabillée ne soit torturée dans un établissement psychiatrique. Des manifestants et des prisonniers politiques sont drogués, torturés et battus dans des institutions publiques, selon des groupes de défense des droits de l’homme
theguardian.com/global-development/2024/nov/08/woman-arrested-iran-undressing-protesters-psychiatric-institutions-rights-groups?utm_term=Autofeed&CMP=twt_gu&utm_medium=&utm_source=Twitter&s=03#Echobox=1731052784

ISLAMISME: le ministre de l'Intérieur de la Libye veut imposer le port du voile aux femmes et aux filles dès 9 ans
rfi.my/B77W.X

ISLAMISME ET CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS: Au Malie des djihadistes soumettent les chrétiens à la “jizya”
fr.aleteia.org/2024/11/05/mali-des-djihadistes-soumettent-les-chretiens-a-la-jizya/

CATHOLIQUE: A Poitiers, l’incendiaire de l’église classée à l’Unesco jugé pénalement irresponsable
lejdd.fr/societe/poitiers-lincendiaire-de-leglise-classee-lunesco-juge-penalement-irresponsable-151514

LE PRÉSENT DU PASSÉ: Un géant nommé Claude Ryan (1)

Un géant nommé Claude Ryan (1)

Claude Ryan s'est grandement inspiré de la doctrine sociale de l'Église catholique dans son travail d'éditorialiste au quotidien Le Devoir et à la direction du Parti libéral du Québec.

Par Benoit Voyer

Au Québec, Claude Ryan s'est grandement inspiré de la doctrine sociale de l'Église catholique dans son travail d'éditorialiste au quotidien Le Devoir et à la direction du Parti libéral du Québec. Il ne le disait pas très fort, mais elle était toujours en arrière-fond, imprégnée en lui. En 1999, il me disait avec regre : « «Si les évêques du Québec m'avaient consulté, ils auraient évité quelques pièges dans leurs interventions sociale »», notamment lors de la présentation de mémoires en commissions parlementaires.

Claude Ryan est né dans la paroisse catholique Saint-Jean-de-la-Croix, à Montréal, près du marché Jean-Talon, un quartier fortement italien. Il est le deuxième d'une famille de trois enfants. Sa famille a beaucoup voyagé.

Blandine, sa mère, est née au Québec, et son père estirlandais En 1926, la famille quitte Montréal pour s'établir à Port-Alfred, où son père est commis de bureau à l'International Paper. Peu de temps après, ils déménagent de nouveau, cette fois à Dolbeau, au Lac-Saint-Jean.

Après la naissance d'Yves, vers 1928, son père quitte le nid familial. Blandine se retrouve seule pour affronter les difficultés financières quotidiennes.

En 1931, elle revient à Montréal avec ses trois bambins. Ils trouvent domicile sur le boulevard Monk, dans la paroisse Saint-Jean-de-Matha dirigée par les Trinitaires, communauté arrivée au Canada en août 1924 de qui Claude Ryan gardait d'excellents souvenirs.

Dès lors, Blandine transmet à ses enfants tous les principes religieux, en plus de leur inculquer le sens du devoir, du respect d'autrui et des responsabilités. Elle est une femme dévouée et cultivée qui se sacrifie pour sa marmaille.

Ce n'est pas l'extrême pauvreté, mais la famille a de la difficulté à boucler les fins de mois. Heureusement, la force de caractère de Blandine et son attachement aux valeurs morales donneront à ses enfants une base solide pour traverser les épreuves de la vie.

«J'ai toujours joué un rôle d'intermédiaire, pendant ces années-là, entre mes deux frères. Par conséquent, j'avais un tempérament assez vif, mais plutôt conciliant. La vie m'a formé comme ça. J'ai toujours cherché une juste mesure, une solution qui tienne compte du point de vue de l'un, du point de vue de l'autre, du pour et du contre», racontait-il.

À l'école, Claude Ryan apprend très aisément. Il assimile tout à une vitesse étonnante. Plus rapide que les autres, il saute des années scolaires. En 1935, il se retrouve dans la même classe que Gérard, son frère aîné. En 1937, ils entrent ensemble à l'Externat classique de Sainte-Croix. Les deux adolescents suivent les mêmes cours. Claude travaille sans relâche. C'est un élève brillant et très prometteur. Il étudie seul et ne se mêle pas beaucoup aux autres étudiants.

Ses proches sont convaincus (sauf lui) qu'il se destine à une vocation religieuse. Deux semaines à Saint-Benoît-du-Lac lui suffiront pour fixer sa vocatio :: il est trop individualiste et accepte difficilement l'autorité. Il se demande bien comment il pourrait logiquement prononcer le vœu d'obéissance.

Il s'inscrit donc à l'école de service social et de relations industrielles de luniversitéé de Montréal. À 20 ans (en 1945), après deux ans d'études supérieures, il devient secrétaire général de l'Action catholique, un mouvement institué par les évêques catholiques du Canada.

«Dans l'Action catholique, nous avions créé un organisme pour regrouper tous les mouvements spécialisés qu'il y avait à l'époqu :: Jeunesse agricole, Jeunesse étudiante, Jeunesse ouvrière, Jeunesse indépendante, etc. On avait créé un organisme pour regrouper et rapprocher ces mouvements-là. On m'a demandé d'être le secrétaire. J'y suis allé à titre de stagiaire. À la fin de l'année, on m'a demandé si je voulais rester encore. J'ai accepté. J'ai renouvelé mon engagement année après année pendant 17 ans. En même temps, je me suis engagé dans le mouvement à titre personnel, particulièrement dans la Jeunesse indépendante catholique, comme militant et comme président à différents niveau »», se souvenait-il.

Claude Ryan trouve à l'Action catholique une liberté d'action où il exprime sa pensée en toute franchise, où il est écouté et peut transmettre un message spirituel. Cela lui plaît.

En août 1948, il participe, à Rome, au Congrès international de l'Action catholique. Il en profite pour se faire de nouveaux contacts. En 1950, il y retourne pour le Congrès de l'apostolat laïc. Il décide d'y séjourner un peu plus d'une année pour étudier et approfondir l'histoire des pères de l'Église, à luniversité grégoriennee.

Durant ce temps, il travaille sans relâche en se cloîtrant dans une discipline d'études quasi monastiqu :: durant ces mois, il sortira deux ou trois fois pour visiter l'Italie et se divertir. Tout son temps est consacré à l'apprentissage.

À son retour au Québec, il s'implique plus que jamais. Un soir de janvier 1958, dans un petit restaurant, il demande spontanément à Madeleine Guay, une jeune militante de l'Action catholique, si elle serait intéressée à le fréquenter. En juillet 1958, ils se marient. Ils auront 5 enfants. Le jeune père décide de se réorienter et ambitionne de quitter l'Action catholique après 17 ans à sa barre. À la demande de Gérard Filion, le directeur général du journal Le Devoir, il entre dans le milieu journalistique à titre d'éditorialiste.

«En 1961, il n'y avait pas très longtemps que j'étais à la Commission Parent et que ce poste prenait de plus en plus de mon temps et me détachait du Devoir. J'ai rencontré Claude Ryan pour la première fois. Je lui ai proposé de venir au Devoir en lui expliquant qu'il ne pouvait passer sa vie dans le secrétariat de l'Action catholique. Ce sont des genres d'emplois qu'on occupe pendant un certain nombre d'années, mais ensuite, il faut en sorti »», racontait Gérard Filion il y a plusieurs années.

Il ajoutai : « «Puis en 1962, je l'ai revu de nouveau en lui laissant entendre que moi, je ne finirais pas mes jours au Devoir et que j'aimerais bien le mettre à l'essai pour savoir s'il était capable de prendre la succession, sans toutefois lui faire aucune promess. ». Le 5 juin 1962, Claude Ryan signait son premier éditorial.

En 1978, il fera le saut en politique québécoise.

Chez Claude Ryan, on trouve un modèle d'intégration de la doctrine sociale de l'Église catholique dans les débats de société ou dans le rapport entre« «religion et politiqu »». Il a démontré que les deux peuvent vivre en harmonie.

À suivre...

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LE PRÉSENT DU PASSÉ: Un géant nommé Claude Ryan (2)

Un géant nommé Claude Ryan (2)

Les journaux d'un océan à l'autre publiaien« «Ryan dit être guidé par la main de Di »u». L'opposition à l'Assemblée nationale a rapidement repris cela contre lui.

Par Benoit Voyer (2016)

Un politicien guidé par la main de Dieu

C'était en 1999. Il était là, devant moi, assis sur le canapé de son appartement de la rue McNyder, à Outremont. Claude Ryan était vieillissant, mais il était en forme. Il m'accordait un de ses derniers entretiens. Je garderai toujours en moi les souvenirs dceses instants mémorables.

«Je ne suis pas l'homme pour engager une révolution qui va casser les choses, qui va renverser les murailles, me confiait-il. Je crois plutôt à la puissance du ruisseau qui, chaque jour, perce le rocher petit à petit. C'est long, je sais. Cela permet de travailler longtemps sans s'impatienter, sans devenir amer, sans condamner qui que ce soit. De plus, toute ma vie, j'ai accompli mes devoirs sans effort. Je n'étais pas obligé de me "crinquer" le matin en me disant : aujourd'hui, il faut que tu fasses ton devoir. J'ai été heureux comme ça. Enfin, j'ai toujours aimé les valeurs qu'incarne à mes yeux le christianisme. J'ai essayé d'y demeurer fidèle à travers les engagements que j'ai connus. Je n'ai pas de mérite à avoir agi de la sor. e.»

À l'aube de sa vie à trépas, il me disait vivre une retraite heureuse et demeurer au service des autres. Au-delà de ses options politiques, Claude Ryan a toujours été un homme des profondeurs « «La mo….. j'y pense presquà tous les jours. Vous savez, à mon âge, on sait que ça viendra. J'aimerais avoir la grâce de mourir comme j'ai vécu, sans tricher. e.» Dans son quotidien, tout comme hier, il me disait vivre guidé par l« «main de Di »u».

Cette fameus« «main de Di »u» a valu à l'ancien politicien, de 1978 à 1994, et chef du Parti libéral du Québec, la risée de bien des humoristes. Le chrétien engagé sait que cette main est pour lui une image qui lui dit que son Dieu s'exprime par les événements, les invitations reçues, les paroles des personnes rencontrées (particulièrement celles des proches), l'expérience du quotidien, filtrée à la lumière de la tradition biblique et de la vie de l'Église. Le monde biblique parle de l« «main de Di »u». Cet esprit est un fondement du catholicisme« «Je crois que Dieu nous parle continuelleme »t», insistait Claude Ryan.

«Ma façon de respecter l'autre est de lui dire qui je suis, et non pas de taire qui je suis sous prétexte de ne pas dérang »r», ajoutait-il.

Lorsqu'il est entré au service du quotidien Le Devoir, il n'a pas entretenu le mystère sur ses convictions religieuses. Il en fut de même lorsqu'il a fait le saut en politique provinciale. Une position de clarté et de franchise a toujours caractérisé sa dynamique.

Il m'expliquait « «À un moment donné, j'ai donné une interview au réseau anglais de Radio-Canada. C'était une émission sur des sujets spirituels, religieux. "Comment avez-vous été amené à prendre vos décisions importantes dans la vie ?", m'a demandé l'animateur. J'ai dit : "Cela va peut-être vous surprendre. Je n'ai jamais couru au-devant de rien, je ne me suis jamais angoissé à savoi: estst-ce que je vais être capable de trouver une carrière qui va m'intéresser ? Et j'ai ajouté : "J'ai eu comme l'impression d'avoir été guidé par la main de Dieu. Il y a toujours eu une main invisible qui était à l'œuvre et qui préparait les choses pour moi sans que je sois obligé de préparer tout .".»

Le lendemain, les journaux d'un océan à l'autre publiaien« «Ryan dit être guidé par la main de Di »u». L'opposition à l'Assemblée nationale a rapidement repris cela contre lui, de façon déplorable.

Et il ajoutait « «Je ne me suis jamais plaint de ça ! Je n'ai jamais rétracté non plus, parce que je le croyais profondément et je le crois encore aujourd'h. i.»

Néanmoins, il admettait ne pas avoir utilisé le bon terme pour s'expliquer, puisque le grand public n'était pas habitué à ce langage disparu une décennie plus tôt. Pour quelqu'un qui n'a aucune culture biblique, un tel propos fait automatiquement croire à un illuminé.

Avoir été ridiculisé pour cela ne le dérangeait pas trop. Il a eu à traverser des épreuves bien plus difficil….« «Ça me fait de la peine pour la religi »n», me confessait l'ancien secrétaire de l'Action catholique.

Être à l'écoute de la volonté de Dieu dans sa vie a été un point important de l'existence de Claude Ryan. À l'approche de la mort, il lui semblait important de demeurer attentif à cela « «Si on m'apprenait demain matin que j'ai une maladie grave, je ne pense pas que j'en ferais une catastrophe. Je demanderais à Dieu la grâce d'accepter ma souffrance.» Il est décédé le 9 février 2004.

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« Un géant nommé Claude Ryan (2) », Huffington Post, 27 février 2016. huffpost.com/archive/qc/entry/un-geant-nomme-claude-ryan-2_b_9292464