JEAN-PAUL REGIMBAL: Le renouveau charismatique promis à un avenir?


Le renouveau charismatique promis à un avenir?

QUÉBEC (PC) - Le renouveau charismatique est-il promis à un avenir?

Les rangs des charismatiques deviendront-ils clairsemés ou bien grossiront-ils encore beaucoup?

Le P. Yvon Poirier, de la Maison Jésus-Ouvrier, centre de formation de ce mouvement, à Vanier en banlieue de Québec, et M. Guy Montreuil, de l’assemblée canadienne du Renouveau, partagent le même point de vue: le Renouveau tel qu'on le connait aujourd'hui, viendra à disparaître, et c'est souhaitable.

Mais, d'après eux, l'Église redeviendra charismatique comme elle l'était aux premiers temps de son histoire. Le souffle charismatique sera intégré à l’Église. L’Église et les communautés de fidèles deviendront des endroits où l'expérience des charismatiques sera normale et où la religion sera teintée de ce qui constitue l'essentiel de l'expérience ‘’pentecôtiste”".

“Ce qui est anormal, affirmait le P. Poirier au cours d’une récente entrevue, ce ne sont pas les assemblées charismatiques avec leur ardeur, leur spontanéité et leurs charismes; c'est bien plus la façon dont se déroulent les messes du dimanche dans les églises paroissiales. Dans tout lieu de rassemblement où les gens vivent quelque chose de joyeux et de profond, cela se manifeste. En réalité, ce sont les assemblées charismatiques qui sont normales.”

De façon plus concrète, le P. Poirier croit que le Renouveau charismatique donnera naissance à des regroupements de personnes qui prendront en mains différentes œuvres. Il croit aussi que cette expérience entraînera de nouvelles formes de communautés pour partager et vivre la foi.

Tendances
De son côté, le P. Jean-Paul Regimbal, de Granby, un des pionniers du Renouveau au Québec, déclarait dernièrement dans la revue ‘Selon la parole” qu'il discernait quelques grandes tendances qui se préciseront dans l'avenir:

1-Tendance communautaire de plus en plus marquée selon des formes non prévues par le droit canon de l'Église et nos normes classiques d'évaluation.

2-Une grande vague mystique suivra la vague charismatique que nous connaissons présentement.

3- L'œcuménisme va franchir des bonds plus prodigieux dans les 25 prochaines années que durant les 75 dernières.

4- Des formes nouvelles d'engagement sacerdotal et de ministères pastoraux vont surgir dans l'Église, notamment au cœur de la masse ouvrière et au sein du mois insolite de ce que plusieurs appellent ‘les marginaux”.

Réinsertion
Selon M. Jean-Paul Rouleau, du centre de recherches en sociologie de l'Université Laval, il semble que l'objectif des charismatiques, l'évangélisation, doit se traduire par la réinsertion des charismatiques dans les cadres apostoliques et pastoraux déjà existants de l'Église institutionnelle.

Bref, les charismatiques, ayant vécu une expérience religieuse intense, doivent chercher à faire connaître cette expérience à d'autres, mais ils doivent aussi chercher à revivifier les diverses activités de l'Église et à contribuer à la création de nouvelles initiatives.

En plus de cette tendance centrale, estime-t-il, on peut discerner deux courants marginaux. Le premier emprunte des accents triomphalistes et espère une conversion totale de la société au charismatisme. Le second commence à se manifester à travers les écrits des jeunes et se caractérise par une sensibilité plus grande aux réalités sociales, politiques et économiques.

Défi
Une des critiques qu'on entend le plus souvent à l'égard des charismatiques c'est qu'ils n'ont pas de dimension sociale. Ceux qu'on appelle maintenant ‘‘les catholiques de gauche’' sont même très violents envers les charismatiques.

Le P. B. Fortin, prêtre ouvrier de Québec, est un de ceux-là. “Je me sens mal à l'aise, dit-il, lorsque je me trouve dans une foule jubilante de chrétiens qui frappent des mains et qui multiplient les alléluias. Je me demande s'ils sont au Courant que le monde meurt de faim, qu'il y a la guerre, qu'il y a l'injustice et l'oppression. Je me demande quel fait de libération est à la base de l'émerveillement de ces chrétiens. Les alléluias me paraissent souvent indécents puisque la libération se manifeste peu. Quand ces chrétiens imposent les mains sur d'autres, sur qui le font-ils? Les opprimés ou les oppresseurs?” °

“ Pour leur part les charismatiques affirment que le Renouveau n’est pas un mouvement comme tout autre organisme mais plutôt une expérience spirituelle, et qu’en conséquence il ne peut pas et n'a pas à s’engager en faveur d'une option sociale. Selon M. Rouleau, il ne faudrait surtout pas identifier la tendance charismatique à une mentalité conservatrice et réactionnaire. Les charismatiques sont loin de former un bloc homogène et monolithique sur le plan idéologique, précise-t-il

Progression rapide
Dans l'ensemble, le Renouveau charismatique est encore jeune.

Au Québec, il a fait son apparition en 1972 grâce au P. Regimbal qui l'importa des Etats-Unis.

Depuis, le Renouveau s'est répandu rapidement et manifeste toujours une vigueur peu commune.

On estime à 45,000 le nombre des francophones qui font partie des groupes charismatiques au Canada, dont 40,000 au Québec.

Aujourd'hui, ce mouvement a sa revue, ses permanents, ses centres de formation, comme la Maison Jésus-Ouvrier, à Vanier, et l'Alliance, à Trois-Rivières.

Souffle nouveau
En quoi consiste l'expérience charismatique ou ‘’pentecôtiste” ?

Pour le P. Poirier, c’est un souffle nouveau qui passe sur les chrétiens, et sans que cela soit décidé par qui que ce soit sur la terre. Ce souffle, ce sont les dons du Saint-Esprit que le peuple chrétien a déjà reçus, qui étaient en veilleuse et qui reçoivent de nos jours une nouvelle impulsion. Selon lui, on retrouve dans le Renouveau les charismes décrits dans le Nouveau Testament et qui étaient fréquents dans l'Église des premiers temps du christianisme: sagesse, science, foi, guérison, miracles, prophéties, discernement des esprits, don des langues, interprétation.

Le don des langues, ou “le parler en langue” est le plus fréquent: dans les assemblées charismatiques, il constitue ce murmure plus ou moins fort qu'on entend sans comprendre.

Cette manifestation charismatique est peut-être celle qui déroute le plus les observateurs de l'extérieur. Bien des personnes qui voient le Renouveau d'un œil sceptique sont prêtes à qualifier cela des mots les plus péjoratifs.

Pour le P. Poirier, c’est là l'expression non rationnelle de la prière, puisqu'il s'agit de sons ou d'une association de sons. Ces sons ont un sens mais non pas un sens intelligible. Ils expriment la louange du chrétien, c'est une façon de prier.

‘Ces signes, affirme le P. Poirier, sont des marques que c'est l'œuvre de Dieu. C'est un aspect de l'Église qui était en veilleuse. || est normal que ça surgisse maintenant. Auparavant, l'Église était structurée de façon telle qu'il était impossible que s'exprime la liberté de l'Esprit.

(Le Quotidien, 7 février 1979, p. D1)

27 septembre 2025


LE BALADO: Le pape Benoit XIV, parapsychologue


ARTICLE DU JOUR: Le drame de Saint-Jean-Vianney


À Saint-Jean-Vianney


C’était comme si l'enfer s’était ouvert

Par Benoit Voyer

27 septembre 2025

Le 4 mai 1971 est un mardi soir qui ressemble à tous les autres dans la municipalité de Saint-Jean-Vianney. En pleine série éliminatoire de hockey, ils sont nombreux à se coucher tard afin de regarder à la télévision le match opposant les Canadiens de Montréal aux Blackhawks de Chicago.

Tout à coup, à 22 h 50, le village sombre dans la grande noirceur. C’est « comme si l’enfer s’est ouvert, les flammes en moins » [1]. Le sol se met à bouger… et s’ouvre soudainement. 56 maisons neuves sur un total de 701 habitations qu’il y a dans la municipalité sont englouties dans une mer de boue. À cela s’ajoutent les nombreuses demeures demeurées juchées sur les bords de la falaise dans un équilibre précaire. En tout, 31 personnes sont emportées avec les maisons [2]. C’est beaucoup pour une population de 2600 habitants. Dans ce hameau, tous se connaissent.

Le cratère est immense. Il fait autour de 320 000 mètres carrés et sa profondeur fait de 15 à 31 mètres. On estimera qu'un milliard cinq cents millions de kilogrammes d’argile et de sable sont emportés jusqu’à la rivière Saguenay. [3]


Au loin, provenant des maisons qui s’engouffrent, on entend gémir des cris de détresse, d’angoisse et d’appels au secours. C’est à crever le cœur. Les témoins de la scène se sentent démunis, ne pouvant rien faire.

Un autobus, avec à bord des employés de l’ALCAN, a dégringolé dans le cratère. Par chance, la majorité d’entre eux a réussi à sortir juste à temps du véhicule et à se rendre en lieu sûr.

Alertés de la situation, les secours arrivent de partout : tous les services de police des municipalités avoisinantes, notamment de Chicoutimi, Jonquière, Kénogami et Arvida, la Protection civile, la Croix-Rouge et même des membres des Forces armées canadiennes de la base de Bagotville.

Les sinistrés trouvent refuge dans la salle municipale de Kénogami, devenue un dispensaire où on administre les premiers soins, et chez des parents et amis.

En cette nuit d’horreur aux allures de fin du monde, « les blessures corporelles, au dire de la police, ne sont pas nombreuses, mais les chocs nerveux ne se comptent pas ». [4] Cette nuit, les citoyens de Saint-Jean-Vianney ont vu les couloirs de l’enfer.

____________________
[1] Le propos est d’un policier à qui le journaliste de La Presse a parlé. Cf. Jean de Guise et Thomas Duhaime. Cataclysme au Saguenay, La Presse, 5 mai 1971, pp. 1 et 6
[2] Wikipédia, l'encyclopédie libre. Saint-Jean-Vianney http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Saint-Jean-Vianney&oldid=224146725
[3] Wikipédia, l'encyclopédie libre. Saint-Jean-Vianney http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Saint-Jean-Vianney&oldid=224146725
[4] Cf. Jean de Guise et Thomas Duhaime. Cataclysme au Saguenay, La Presse, 5 mai 1971, pp. 1 et 6


PAROLES DE René Lévesque


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (6)


JEAN-PAUL REGIMBAL: Second regard


11hOO Second regard

Reportage sur le Congrès national des Charismatiques qui s'est tenu en juin dernier au Stade Olympique de Montréal. Célébration de la messe par 500 célébrants. Communion à une foule de 40,000 personnes et discours de l'abbé Michel Quoist sur le thème du congrès; « Jésus est vivant ». Participants: l'abbé Michel Quoist, auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité; le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec; Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, et le père Jean-Paul Regimbal, organisateur et animateur de ce congrès. Animateurs : Yves Blouin et Gilles-Claude Thérlault. Réal.: Jean Charbonneau.

(Ici Radio-Canada - programme de la télévision, semaine du 5 au 11 novembre 1977, p. 12)

26 septembre 2025


Le 26 septembre est la fête de saint Jean de Brébeuf et de ses compagnons, martyrs en Amérique

LE BALADO: La bienheureuse Élisabeth Turgeon (2)


ARTICLE DU JOUR: Le berceau de Sainte-Anne de La Pocatière


Le berceau de Sainte-Anne

Par Benoit Voyer

26 septembre 2025

Le 29 novembre 1669, dans la basilique Notre-Dame, à Québec, Marie-Anne Juchereau, fille de Nicolas Juchereau, seigneur de la Grande-Anse [1], et Marie-Thérèse Giffard, épouse François Pollet de la Combe Pocatière, maréchal des logis et capitaine réformé du régiment de Carignan-Salières. La célébration par l’abbé Charles de Lauzon.

Le 18 septembre 1670, Nicolas Juchereau rétrocède à son gendre une portion de terre à l'est de sa seigneurie, c’est-à-dire le fief Saint-Denis de Sainte-Anne.

François Pollet y décède accidentellement le 20 mars 1672. Marie-Anne devient propriétaire des terres cédées par son père à son défunt mari et, par concession, de la seigneurie de Saint-Denis. Les premiers colons arriveront sur le territoire de la seigneuresse à partir de 1674.

En 1678, Mgr François de Laval, vicaire apostolique de la Nouvelle-France, crée, dans la région de Kamouraska, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, la paroisse de La Combe. L’endroit sera aussi appelé Grande-Anse, Sainte-Anne-du-Sud et Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse. Le nom fait référence au fleuve qui, de la pointe Saint-Roch à la pointe de la rivière Ouelle, forme une anse d’environ 14 km.

De leur côté, les Amérindiens appelaient ce lieu Kamitsitsit ou Kannissigit, c’est-à-dire l'« endroit où il y a beaucoup de castors ».

En 1715, à la paroisse de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, on ouvre les registres où on commence à inscrire les baptêmes, les mariages et les sépultures. et on construit une chapelle de « colombage » de 60 pieds de long dans le secteur du « Haut Sainte-Anne ». La technique du « colombage » consiste à placer entre les solives des murs extérieurs des cailloux noyés dans le mortier ou de la glaise mêlée d’aigrettes. Pour la première fois, un prêtre s’installe à Sainte-Anne. Il s’agit de l’abbé Jacques de Lesclache.

Le recensement de 1723 rappelle qu’il y a, sur le domaine, une maison de pièces sur pièces de 30 pieds de long, une grange de 60 pieds de long, une écurie de 10 pieds de long, 120 arpents de terre labourable, 20 arpents de prairie, un moulin de pièces sur pièces de 25 pieds de long et une église de colombage de 60 pieds de long.

En 1731, on débute la construction d’une nouvelle église en pierre. Elle ouvrira au culte en 1735. Elle sera incendiée en 1766 et reconstruite sur les mêmes murs.

Jusqu’en 1800, le domaine seigneurial, le premier moulin banal et la première église sont situés dans le haut de Sainte-Anne. En cette année, on ouvre au culte une nouvelle église catholique située au centre de la paroisse.

À 1845, pour donner suite à l'Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada, on créera à cet endroit la municipalité de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, nom du bureau de poste du lieu depuis 1831. Le 1ᵉʳ janvier 1960, la municipalité sera scindée en deux afin de créer la municipalité de La Pocatière. En 2025, avec Saint-Onésime-d’Ixworth, ils redeviendront une même ville.

La petite chapelle sur le site du Berceau de Sainte-Anne a été construite par la Société Saint-Jean-Baptiste en 1952 avec des pierres de l’ancienne église. Autour de la petite chapelle reposent 1512 hommes et femmes inhumés du 8 février 1715 au 5 octobre 1799. En réalité, ce nombre est assurément plus élevé puisque les registres paroissiaux de 1755 à 1759 ont disparu. On pense qu’ils seraient plutôt autour de 1550 personnes.

Mes ancêtres dans le berceau de Sainte-Anne

Mes 4ᵉˢ arrière-grands-parents

Augustin Gauvin (1768-)
Charlotte Pelletier (1781-1817)
Honoré Dionne (1776-1846)
Madeleine Mignier Lagacé (1763-1846)
Thérèse Bérubé (1766-1863)

Mes 5ᵉˢ arrière-grands-parents
Angélique Desanges Caron (1720-1807)
Basile Mignier Lagacé (1747-1816)
Madeleine Leclerc Francoeur (1750-1779), mes 5ᵉˢ ;

Mes 6ᵉˢ arrière-grands-parents

Alexandre Dubé (1732-1806)
Ambroise Lebrun Lebreux Brun (1726-1810)
Anne Lizotte (1715-1768)
Anne Roy (1713-1799)
Antoine Dionne (1707-1779)
Catherine Soucy (1716-1769)
François Lévesque (1680-1765)
Françoise Marguerite Durand (1702-1751)
Jacques Miville-Deschênes (1709-1789)
Joachim Leclerc Francoeur (-1772)
Joseph Leclerc Francoeur (1693-1759)
Joseph Lizotte (1685-1768)
Joseph Soucy (1704-1745)
Josephte Bergeron (1725-1808)
Madeleine Leclerc (1735-1816)
Madeleine Mignier Lagacé (1706-1777)
Marguerite Pelletier (1717-1795)
Michel Mignier Lagacé (1714-1773)
Pierre Jean (1715-1788)

Mes 8ᵉˢ arrière-grands-parents
René Ouellet (1644-1722)


____________________

[1] Qui deviendra la seigneurie des Aulnaies 

*Photos prises le 16 septembre 2025


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PAROLE DE René Lévesque

 


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (5)


JEAN-PAUL REGIMBAL: Décès du Père Jean-Paul Regimbal: la région perd un grand homme d’Église


Décès du Père Jean-Paul Regimbal:
la région perd un grand homme d’Église

Fondateur de plusieurs œuvres dans la région, le Père Jean-Paul Regimbal, trinitaire, est décédé à l’âge de 57 ans, le 8 septembre dernier.

Attristées, mais remplies d’espérance, plusieurs centaines de personnes ont participé à son service funéraire qui s’est déroulé le 12 septembre dernier en l’église Sainte-Famille de Granby.

Au cours de la célébration, l’évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr Louis Langevin, a reconnu l’importance des réalisations et la valeur de cet homme d’Église.

Puis, il a affirmé avec clarté: “Puisse le Renouveau charismatique continuer !’’ Il a ainsi soutenu les membres actuels du mouvement qui ne reçoivent pas un accueil favorable partout dans l’Église. Des applaudissements très significatifs ont suivi l’affirmation.

Mgr Langevin a conclu par cette prière: “Que le Seigneur ressuscité daigne accueillir Celui qui a été un passionné de Dieu, qu’il lui accorde la paix éternelle, la joie éternelle en compagnie de Marie et de tous les Saints, en particulier, de tous les saints et bienheureux Trinitaires.”

La dépouille mortelle a été inhumée dans le cimetière des Pères Trinitaires à Saint-Bruno.

Nombreuses réalisations
Le père Regimbal a lancé le mouvement du renouveau charismatique au Canada dans les années 70. Il a ensuite fondé le centre Paul VI de Granby, la première école de la foi catholique francophone, l’Eau Vive, un centre de ressourcement, le Carrefour de la prière, la Pneumathèque, une librairie chrétienne ainsi qu’Acte Manicouagan, un regroupement d’hommes d’affaires chrétiens.

Apôtre de la Parole de Dieu c’est-à-dire évangélisateur, il a donné plus de 1500 conférences dont certaines dénonçaient les messages subliminaux infiltrés dans la musique rock.

Le père Regimbal avait senti dès le début de son adolescence un appel pressent à l’apostolat auprès de captifs. Ces dernières années, malgré sa maladie, une bronchite chronique, il a créé un bureau à Rome pour soutenir les chrétiens persécutés à cause de leur foi qui arrivent de l’est du rideau de fer.

Avenir du Renouveau charismatique

Devant de nombreux membres du renouveau charismatique présents aux funérailles, Mgr Langevin a déclaré: “C’est son amour de l’Église qui a poussé le père Jean-Paul Regimbal à dépenser beaucoup d’énergies pour le renouveau charismatique. Ce renouveau a fait beaucoup de bien et il en fait encore.’’

(Le Nouveau Clairon, 21 septembre 1988, p. 31)

25 septembre 2025


LE BALADO: La bienheureuse Élisabeth Turgeon (1)


ARTICLE DU JOUR: Dieu se cache à Auriesville

Le sentier qui conduit au ravin

26 septembre, fête des saints martyrs d'Amérique


Dieu se cache à Auriesville

Par Benoit Voyer

25 septembre 2025

Mystique. Intérieur. Troublant. Voilà les simples sentiments qui m'habitent en marchant sur le petit sentier qui mène au ravin où a été tué sauvagement saint René Goupil, martyr de la Nouvelle-France, le 29 septembre 1642. Un périple touchant qui m'a transpercé l'âme. C’était en 1998. Je m’en souviens comme si c’était hier [1].

Ce lieu naturel, farouchement bien conservé, est situé à quelques mètres du sanctuaire Notre-Dame-des-Martyrs d'Auriesville, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest d'Albany dans l'État américain de New York, soit à un peu moins de 5 heures d'automobile de Montréal, via l'autoroute canadienne 15 qui débouche sur la 87 américaine et l’« interstate » nᵒ 90.

Ce sanctuaire consacré aux martyrs d'Amérique a été bâti sur le site du village Mohawk d'Ossernenon, sur les rives de la rivière Mohawk, le même petit hameau où est née la bienheureuse Kateri Tekakwitha, en 1656. Avant la guerre de l'Indépendance américaine (1776-1782), ce territoire appartenait à notre pays. Ces martyrs sont donc ceux du Canada.

Ossernenon est le village iroquois où arrivent les prisonniers René Goupil et Isaac Jogues, le 14 août 1642. René Goupil est tué en dehors du village, le 29 septembre 1642, alors qu'il récite le Rosaire avec Isaac Jogues. Le martyr débute alors qu'ils viennent de terminer leur 4ᵉ dizaine. Le père Jogues parvient à s'échapper et rentre en France, puis il revient travailler dans les missions de la Nouvelle-France en 1644.

En 1646, il retourne à Ossernenon, comme ambassadeur de paix du gouvernement français. Sa première visite est couronnée de succès, mais lors de sa deuxième mission en octobre 1646, il est martyrisé et tué avec son compagnon Jean de la Lande. Jogues meurt le 18 octobre 1646 et de la Lande, le jour suivant.

Le lieu du sanctuaire est rustique, simple et sans prétention. Le touriste qui s'y rend dans le but de découvrir une destination touristique risque d'être bien déçu puisqu'il n'y a pas de superbe basilique à visiter, malgré l'impressionnant « coliseum » construit en rond pouvant contenir jusqu'à 6000 personnes.

C'est en pèlerinage aux sources de notre histoire et de notre foi en terre canadienne qu'il faut s'y rendre. C'est avant tout un lieu de prière et d’intériorité.

À proximité du lieu, à Fonda, il y a la petite chapelle où a été baptisée sainte Kateri Tekakwitha, quelques mois avant son exil à Kanawake, jadis établi sur l’actuel territoire de la municipalité de La Prairie, sur le bord du fleuve Saint-Laurent.

Le pèlerinage accompagné d'une démarche d'intériorité procurera un grand bien à l'âme. Je l'affirme, Dieu se cache à Auriesville. Dieu est là, pas très loin du ravin. Il suffit de s'y rendre, de s'intérioriser et de se laisser pénétrer par sa présence.

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[1] La première version de ce texte a été publiée dans la Revue Sainte Anne, octobre 1998, page 418

ARTICLE DU JOUR: Les saints martyrs d'Amérique

Les saints martyrs d’Amérique

Par Benoit Voyer

25 septembre 2025

Au Canada on se souvient des saints martyrs d’Amérique le 26 septembre de chaque année. Ailleurs, le 19 octobre.

Jean de Brébeuf
Jean de Brébeuf écrit : « Les semences que nous jetons ici, bien que parfois arrosées de nos larmes, porteront un jour des fruits abondants, si Dieu le veut. Nous ne devons jamais perdre courage, car ces croix que nous portons avec patience nous rapprochent de notre Seigneur et ouvrent le chemin de son royaume. « Jean de Brébeuf, Écrits en Huronie)

Dans sa « Vie de la Mère Catherine de Saint-Augustin (p.78) écrit : « Mais le Père [de Brébeuf] me l'expliqua, et me dît que je me garde bien désormais de ne plus dire que je ne voulais pas aller en Paradis, et que cela n'était pas raisonnable ; car encore bien que j'en sois indigne, il veut que non seulement j'espère et me confie en la bonté et miséricorde de Dieu ; mais il veut que cette espérance soit ferme, et que j'envisage déjà le Ciel comme ma demeure assurée. »

Jean de Brébeuf est un prêtre Jésuite. Il est assassiné le 16 mars 1649. La moitié de son crâne repose dans la chapelle historique du monastère des Augustines, dans le Vieux-Québec, auprès du lieu de sépulture de la bienheureuse Catherine Longpré de Saint-Augustin. L’autre moitié est au Sanctuaire des martyrs, a Midland, en Ontario.

Noel Chabanel
Noel Chabanel est un prêtre Jésuite. Il est assassiné le 8 décembre 1649

Antoine Daniel

Antoine Daniel est un prêtre Jésuite. Il est assassiné le 4 juillet 1648

Charles Garnier
Charles Garnier, un prêtre Jésuite, arrive à Québec en juin 1636 et vit en pèlerin de la foi au milieu des Premières Nations auxquelles il voulait transmettre sa foi. Il est assassiné en Huronie, près de la Baie Georgienne, le 7 décembre 1649.

« Charles entrait si avant dans les esprits [des Hurons-Wendats], et avec une éloquence si puissante, qu'il les ravissait tous à soi. C'est que son cœur parlait plus haut que ses paroles. Son visage, ses yeux, son sourire même ne prêchaient que la sainteté. » (Les Relations des jésuites en Nouvelle-France)

A Québec, on se souvient de lui. Le collège des jésuites est placé sous son patronage.

On conserverait une relique de lui à la Chapelle des jésuites, rue Dauphine, dans le Vieux-Québec.

Gabriel Lalemant
Gabriel Lalemant est un prêtre Jésuite. Il est assassiné le 17 mars 1649

René Goupil, Isaac Jogues et Jean de La Lande
Ossernenon [1] est le village iroquois où arrivent les prisonniers René Goupil et Isaac Jogues, le 14 août 1642. René Goupil est tué en dehors du village, le 29 septembre 1642, alors qu'il récite le Rosaire avec Isaac Jogues. Le martyr débute alors qu'ils viennent de terminer leur 4ᵉ dizaine. Le père Jogues parvient à s'échapper et rentre en France, puis il reviendra travailler dans les missions de la Nouvelle-France en 1644.[2]

En 1646, le père Jogues retourne à Ossernenon, comme ambassadeur de paix du gouvernement français. Sa première visite est couronnée de succès, mais lors de sa deuxième mission en octobre 1646, il est martyrisé et tué avec son compagnon, le père Jean de la Lande. Jogues meurt le 18 octobre 1646 et de la Lande, le jour suivant.

René Goupil est un frère Jésuite, il s’agit donc d’un laïc célibataire consacré.

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[1] Il s’agit de nos jours d’Auriesville dans l’État de New York. En visite, au Sanctuaire des martyrs d’Amérique, il faut absolument aller se promener dans le sentier du ravin. Des panneaux relatent le souvenir de René Goupil en ce lieu.
[2] Cf. Revue Sainte Anne, octobre 1998, page 418

ARTICLE DU JOUR: Louis Émond, un saint laïc

Louis Émond repose dans le cimetière Saint-Charles, Québec, section Saint-Vallier

Louis Émond, un saint laïc

Par Benoit Voyer

25 septembre 2025

Louis Émond porte le nom de l’auteur du célèbre roman Maria Chapdelaine, mais n’a rien d’un intellectuel. Il s’agit plutôt d’un simple journalier de son époque.

Il naît à Sainte-Famille, sur L'Île d'Orléans, près de Québec, le 24 août 1876. Sa mère est Maria Rhéaume (1845-1922) et son père François-Xavier Émond, un petit cultivateur. Il sera baptisé dans la tradition catholique trois jours plus tard.

On ne vit pas riche chez les Émond. Afin d’aider ses parents, il commence à travailler à l’âge de 12 ans. Il gagne 1$ par semaine dans la cave malsaine d'un sellier-tanneur. Il est un apprenti modèle, appliqué et dévoué aux intérêts de son patron.

Louis passe ses soirées au service de la jeunesse défavorisée au Patronage Saint-Vincent-de-Paul.

Le 12 mai 1902, il unit sa destinée à Maria Gingras. Il a 26 ans. Rapidement, il achète une maison dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec, au cout de 400$. Leurs trois enfants y grandiront. En tout, ils y demeureront pendant 42 ans.

Il s’implique dans le syndicalisme catholique afin de se porter à la défense des ouvriers.

Au conseil municipal de Québec, il représente le quartier Saint-Sauveur, un secteur défavorisé de la ville.

En 1926, 3 000 ouvriers sont mis à pied. Par solidarité, Louis Émond démissionne de son poste. Il deviendra percepteur des arrérages de taxes municipales.

Sur le plan religieux, il fonde le Comité du Sacré-Coeur. Il deviendra un proche du père Victor Lelièvre. Leur amitié durera une trentaine d’années. Le religieux dira de son ami Louis: « La découverte de ce Louis d'or fut l'une des grandes grâces de ma vie. »

En 1930, avec Victor Lelièvre, il fonde, à Québec, la Maison Jésus-Ouvrier. On s’y spécialise dans les retraites spirituelles pour « le monde ordinaire ». Louis Émond prend la direction de la Maison. Il n’hésitera pas à passer de maison en maison, afin de « vendre » la retraite fermée comme étant une « police d'assurance pour le ciel ».

Durant 27 ans, les retraites se terminent par une conférence de Louis Émond. Un retraitant dira un jour: « C'est le père Lelièvre qui a préparé ma confession, et le père X qui l'a entendue; mais c'est Louis Émond qui m'a décidé à persévérer. »

En 1922, à cause de ses services rendus à l'Église, le pape Pie XI lui a remis la décoration de Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand.

Il est décédé à Québec le 26 septembre 1949, à l'âge de 73 ans. Il est inhumé dans le lot A 4 43 du Cimetière Saint-Vallier, une composante du Cimetière Saint-Charles, à Québec

Il a reçu le titre de « serviteur de Dieu ». Ainsi donc sa cause, en vue d’une future canonisation, est à l’étude.

PAROLE DE René Lévesque


NATURE: Vue du belvédère de Saint-Pacôme, au Bas Saint-Laurent

 

Vue du belvédère de Saint-Pacôme, au Bas Saint-Laurent, le 16 septembre 2025

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (4)


JEAN-PAUL REGIMBAL: Retraite charismatique


Retraite charismatique

La retraite charismatique prêchée par le père Jean-Paul Regimbal, o.s.s.t., à I I.T.A.A. de Saint-Hyacinthe aura lieu les 23, 24 et 25 juin. Elle débutera le vendredi à 20 heures, les samedi et dimanche à 9 heures 30 pour se terminer le 25 juin à midi. Les billets sont en vente auprès des groupes de prières

(Le Nouveau Clairon, 7 juin 1978, p.9)

24 septembre 2025


Le 24 septembre est la fête de la bienheureuse Émilien Tavernier, veuve Gamelin

LE BALADO: Un miracle durant la neuvaine Notre-Dame du Cap de 1974


ARTICLE DU JOUR: La relecture de vie

La relecture de vie

Par Benoit Voyer

24 septembre 2025

Dans le domaine de la psychologie, particulièrement aux États-Unis, un sujet en développement est la relecture de vie [1].Ce phénomène est très important chez les personnes confrontées à la mort afin de mieux trouver la paix intérieure.

La personne revoit les chapitres de son existence et les retouche, au besoin, à la lumière du recul des années. L’individu le fait verbalement ou mentalement pour faire un épilogue au grand livre de sa vie qu’il voit maintenant avec un portrait d’ensemble.

Le psychiatre américain Robert Butler, dans son livre « Aging and Mental Health », publié en 1963, parlait « d’un processus mental universel caractérisé par le retour progressif à la conscience d’expériences passées, particulièrement par la résurgence de conflits non résolus », lesquels pourront alors « être examinés et intégrés normalement ».

La vie est ainsi caractérisée, selon le psychanalyste allemand Erik Erikson, par différentes étapes à franchir. La dernière consiste, justement pour appuyer Butler, à prendre le pouls de sa vie afin de trouver la sérénité. Si l’étape est mal vécue, le sujet risque de décéder dans le désespoir, donc plus difficilement.

Dans bien des cas, la personne raconte sa vie à qui veut bien l’écouter. D’autres auront besoin d’accompagnement de la part de la famille, d’une infirmière ou d’un bénévole initié au processus de passage de vie à trépas et qui a des habilités à l’écoute active.

Il existe cinq types de relectures [2] : les relectures terminées et paisibles, les relectures en cours, les relectures défensives et les relectures pénibles.

Je reprends ici un extrait de l’article de Jean-Luc Hétu paru dans la revue Frontières à l'automne 1993.

« Les relectures terminées et paisibles : il s’agit en fait de récits de vie » plutôt que de relectures. Le sujet a déjà fait sa relecture et il n’éprouve plus le besoin de se situer par rapport à son passé. S’il en parle, c’est souvent en réponse à une invitation précise qui lui est faite. L’implication effective est faible, mais la personne est sereine et non pas sur la défensive. À l’écoute d’un tel récit, il n’y a pas tellement à intervenir.

Tout comme dans la catégorie précédente, dans les lectures de consolidation le sujet n’a pas de prise de conscience à faire sur son passé. Il s’est déjà permis de revenir sur ses difficultés de parcours et il a assez bien réussi à les mettre en perspective. Mais ici, il est impliqué affectivement. Il éprouve le besoin de revenir sur le chemin parcouru et il lui arrive souvent d’éprouver une satisfaction évidente à le faire.

À certains moments, il peut pleurer, se fâcher, éprouver des difficultés, etc. Mais le climat d’ensemble est à la sérénité. Il y a consolidation des guérisons ou des réconciliations par rapport au passé, et par conséquent consolidation de l’estime de soi.

Au moment de la relecture en cours, le sujet vit un corps à corps avec son passé. Il s’est résolument engagé dans le ménage d’une maison dont certaines portes n’ont pas été ouvertes, ou dont certaines pièces accusent encore un désordre relatif. Comme les sujets de la catégorie précédente, il est susceptible de vivre des émotions diverses, mais il a plus de chances de se sentir surpris par ces émotions. Il pourra donc avoir besoin d’être aidé à les accueillir et à les identifier. De plus, étant donné que la partie n’est pas encore gagnée, le sujet pourra se montrer ambivalent quant à différentes dimensions de son vécu.

La catégorie des relectures défensives regroupe les relectures où le sujet accepte de parler de son passé, ou décide spontanément de le faire, mais où il se censure beaucoup en évitant les épisodes qui le menacent. Il pourra ainsi soit parler d’abondance, mais seulement des moments heureux de sa vie, soit se raconter sur un ton détaché, sans se permettre de manifester les sentiments reliés aux épisodes qu’il évoque. À la limite, si la censure est forte, il n’y a pas à proprement parler de relecture, le sujet n’étant pas vraiment en train de faire son bilan.

Il arrive souvent, cependant, que le sujet donne des indices plus ou moins clairs des épisodes qui font problème, comme s’il demandait de l’aide pour surmonter les résistances qui le paralysent. S’il n’a pas d’aide, le sujet demeurera dans l’ambivalence.

Enfin, contrairement à la relecture défensive, la relecture pénible évoque clairement des blessures profondes : le sujet qui la fait se retrouve alors plus près du pôle du désespoir que de celui de la sérénité. Il a souvent l’impression d’avoir raté sa vie et il trouve que le temps est trop court pour pouvoir s’en remettre ou se reprendre. Contrairement à celui de la relecture précédente aussi, le sujet de la relecture pénible se montre souvent dépressif, anxieux, amer ou révolté : il demeure alors difficile de prédire si l’espoir et la paix prévaudront finalement sur le désespoir et la peur. »

Quand quelqu’un fait une relecture de vie, il en profite généralement pour faire des aveux. C’est souvent le cas où se dévoilent des agressions sexuelles, des amours secrets, un inceste vécu dans sa jeunesse, etc. Ce n’est qu’après une véritable relecture de vie que le sujet se sent en paix avec lui-même.

____________________

[1] Benoit Voyer, « La relecture de vie (1ʳᵉ partie) », Chronique Au-delà du visible, L’Hebdo Granbyen, 22 mars 1995, p. 8.
[2] Benoit Voyer, « La relecture de vie (2ᵉ partie) », Chronique Au-delà du visible, L’Hebdo Granbyen, 29 mars 1995, p. 8.

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC: Message aux membres de l'Association de Rousseau


Chers amis,

Depuis de nombreuses semaines, je suis inactif des activités du PCQ pour des raisons familiales. Le temps me manque…

Aujourd’hui, je vous transmets ma démission de la présidence dans Rousseau et je vous prie de reprendre en main les destinées de notre association.

J’ai apprécié mon bref passage dans l’organisation du PCQ. Et, même si je ne suis plus parmi vous, je continuerai de défendre l’essentiel des idées conservatrices. En effet, en ces années troubles, elles demeurent ce qu’il y a de meilleur pour l’avenir du Québec.

Mes salutations les meilleures à chacun de vous.

En ce 24 septembre 2025

Benoit Voyer

PAROLE DE René Lévesque

NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (3)


JEAN-PAUL REGIMBAL: Le père Regimbal à la cathédrale


Le père Regimbal à la cathédrale

Le père Jean-Paul Regimbal donnera une causerie et animera une réunion de prières, de 8h à 10h, le dimanche 25 avril, à la cathédrale, de Saint-Hyacinthe. Il n'y aura pas d’Eucharistie.

(Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 21 avril 1976, p. A8)

23 septembre 2025


LE BALADO: Le père Eugène Prévost


ARTICLE DU JOUR: La bienheureuse Émilie Tavernier - Gamelin


La bienheureuse Émilie Tavernier - Gamelin

Par Benoit Voyer

23 septembre 2025

C’est le 19 février 1800, à Montréal, que nait Émilie Tavernier, dit Sanspitié, fille d’Antoine Tavernier et Marie-Josephe Maurice. Elle est leur cinquième enfant.

En 1804, décède celle qui lui a donné la vie. C’est une tante, du côté de son père qui veillera sur elle. Son père la suivra dix ans plus tard.

Le 4 juin 1823, Émilie Tavernier épouse Jean-Baptiste Gamelin. Elle a 23 ans. Lui 50 ans. Son mari qui a jadis été cordonnier, est pomiculteur. Il a la réputation d’homme bon, intègre et généreux. Un jour, en parlant d’eux, Mgr Ignace Bourget dira: « Les coeurs charitables se reconnaissent et s'unissent: on en a la preuve dans le mariage d’Émilie Tavernier à Jean-Baptiste Gamelin. »

Une série de deuils affligera Émilie. En moins de cinq ans, elle perdra son époux et ses enfants. Elle restera seule avec un enfant handicapé mental qu’elle avait adopté avec son homme.

Elle vit des heures difficiles. Pourquoi? « Que veut de moi le Seigneur ? » Le prêtre qui l’accompagne spirituellement depuis quelques années l’écoute et tente de la consoler.

Elle finit par se consacrer entièrement aux plus pauvres qu’elle rencontre.

A 42 ans, elle fait des vœux privés chasteté totale jusqu’à sa mort, de service des pauvres pour toujours, de vigilance sur ses conversations pour qu'en elle la charité soit toujours grandissante et d'enlever tout luxe et toute parure dans les vêtements qu’elle porte.

Au fait des œuvres de charité d'Émilie Tavernier-Gamelin, Mgr Ignace Bourget veut en assurer la permanence en fondant une communauté religieuse. Ainsi, la Congrégation des Soeurs de la Providence est fondée en 1843. Émilie en deviendra la première religieuse.

Le 23 septembre 1851, Émilie quitte ce monde

Émilie Tavernier-Gamelin est déclarée « bienheureuse » par le Pape Jean-Paul II le 7 octobre 2001, sur la Place Saint-Pierre, à Rome.

Vers la canonisation

Le 20 octobre 2024, à 17h, Journée mondiale des mission et jour de la canonisation de Marie-Léonie Paradis, dans la cathédrale Marie-Reine-du Monde, à Montréal, l'archevêque catholique de Montréal, Mgr Christian Lépine, préside une messe spéciale a l'occasion du lancement du procès diocésain en vue de sa canonisation. Un nouveau miracle serait survenu.

Dans son introduction à la célébration, Mgr Lépine lance : « Faire mémoire d’Émilie Tavernier-Gamelin en rappelant la vie et l’œuvre de la bienheureuse nous garde dans l’émerveillement et l’action de grâce. Que notre célébration soit un chant d’amour et de reconnaissance au Dieu Providence pour le don d’Émilie […] et de tous ceux et celles qui, aujourd’hui comme hier, désirent « se faire Providence » pour demain »,

Pour cette célébration multilingue, qui dure près de deux heures, Christian Lépine est bien entouré. Il est notamment possible de reconnaître l’abbé Aleksander Dudik, vice-chancelier et président de l’enquête diocésaine; Chantal Labrèche, chancelier au diocèse montréalais; le père Alain Vaillancourt, curé de la cathédrale, Lorena Otero, celle qui raconte quotidiennement et avec passion l’histoire de la « sainte » aux visiteurs qui se présentent au musée du Centre Émilie-Gamelin depuis près de 20 ans; et, presque toutes les Sœurs de la Providence capables d’être présentes.

La grand-messe débute avec une quinzaine de minutes de retard. Un problème de circulation retarde l'arrivée de deux autobus de religieuses, les principales intéressées par cet événement rendant hommage à leur fondatrice.

En entendant la première lecture de l’eucharistie, tiré du livre biblique des Proverbes, il est impossible d’oublier la mémoire de Jean-Baptiste Gamelin, l’époux d’Émilie, mort beaucoup trop jeune et qu’on oublie bien souvent lorsqu’on fait mémoire de celle qu’il aimait de tout son cœur : « Une femme parfaite, qui la trouvera? Elle est précieuse plus que les perles! Son mari peut lui faire confiance : il ne manquera pas de ressources. Elle sait choisir la laine et le lin, et ses mains travaillent volontiers. Elle est debout quand il fait encore nuit pour préparer les repas de sa maison. […] Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. »

Dans son homélie, l’archevêque est, comme à son habitude, bref et simple. Il souligne qu’Émilie Gamelin a « su percevoir la dignité éminente de chaque être humain » et que « la sainteté ne réside pas juste dans les choses extraordinaires, mais dans les gestes simples du quotidien ». Il insiste sur le fait que, à la suite d’Émilie Tavernier, « chacun est appelé à devenir un instrument pour défendre les plus pauvres et la justice sociale ». Enfin, il souhaite qu’avec le procès diocésain en vue de sa canonisation, le diocèse de Montréal trouve des pistes d’inspiration pour l’avenir de sa grande communauté de foi.

Dans l'introduction du livret de la célébration, on indique qu'en ce moment, il reste « encore trois étapes à franchir pour qu'une personne béatifiée puisse être canonisée et déclarée sainte. Tout d'abord, le présumé miracle doit être jugé légitime par un tribunal diocésain composé de juges, après que ceux-ci ont entendu des témoignages et examiné des documents. Deuxièmement, la recommandation et la documentation sont envoyées au Vatican pour une enquête complémentaire. Enfin, si les conclusions de l’enquête sont positives, la recommandation de canonisation est transmise au pape […] pour qu’il prenne les mesure nécessaires ». Ainsi donc, il faudra, fort probablement, au moins une vingtaine d’années encore avant qu’elle soit déclarée « sainte ».

Le 24 septembre de chaque année a lieu la mémoire liturgique de la bienheureuse Émilie Tavernier – Gamelin.

Le bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin repose chez les Soeurs de la Providence, 12055, rue Grenet, a Montréal


SUR LA ROUTE: Le Berceau de Sainte-Anne-de-LaPocatière

 



Le Berceau de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, au Bas Saint-Laurent.
Le 26 septembre, l'article du jour sera consacré a l'histoire de ce site historique

PAROLE DE René Lévesque


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

LES GRANDS ESPACES avec Benoit Voyer (2)


POLITIQUE: Réduire davantage le fardeau de la dette


Réduire davantage le fardeau de la dette

Monsieur le Ministre,

Vous avez raison de dire que «la réduction de la dette n’a rien de honteux ». Votre gouvernement montre une véritable vision à long terme. Il faut vraiment cesser de vouloir hypothéquer l’avenir de nos enfants. Il en va de la responsabilité de l’État de faire cet acte de courage. Et je me réjouis des efforts concrets que vous faites. En 1998, la dette s’élevait à 583,2 milliards. Aujourd’hui, à 501,5 milliards. Ce n’est pas rien! Dans peu de temps, ce sont 100 milliards qui auront été soustraits de notre fardeau fiscal

On connaît le désastre qu’une telle dette représente lorsqu’il y a une hausse des taux d’intérêt de 1 % ou 2 %. A chaque fois, des milliards s’ajoutent au fardeau fiscal des Canadiens et des canadiennes. Cela nous empêche d’investir des montants significatifs en santé et dans les services sociaux.

Comme vous l’avez souligné devant le comité des finances de la Chambre des commîmes, il est important, voire urgent, de réduire le boulet fiscal que nous avions avant la retraite massive des baby-boomers en 2010.

Pendant plusieurs années, nous avons voulu vivre à crédit. Maintenant, ayons la responsabilité de nos choix. Payer ses dettes est un règle morale essentielle. Après tout rendons à César ce qui est à César. Au lieu de se demander comment nous allons utiliser nos surplus budgétaires, la question est plutôt de savoir ce que nous pouvons faire de plus pour diminuer ce fardeau qui nous coûte vraiment trop cher.

Recevez, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération et mes salutations les meilleures.

Benoit Voyer
Montréal, le 17 novembre 2004 

(Le Devoir, 23 novembre 2004, p. A6)

22 septembre 2025

LE BALADO: Ce jour ou « Maurice » devint premier ministre du Québec


ARTICLE DU JOUR: La démence

La démence

Par Benoit Voyer

22 septembre 2025

Autrefois, lorsqu’une personne prenait de l’âge, on disait qu’elle devenait « sénile ». Aujourd’hui, on parle de démence. Ainsi donc la démence ou la « sénilité » est surtout un trouble qui affecte les plus de 65 ans.

Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la démence “est l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées dans le monde”. Et ajoute qu’“elle n’est pas une composante normale du vieillissement”.

Les symptômes de la démence varient d’une personne à l’autre. Une seule constance : le syndrome est habituellement évolutif et affecte la dimension cognitive.

Au début, l’entourage ne percevra probablement pas les premiers signes, mais ils sont là et s’intensifient peu à peu. À terme, la démence provoquera une perte totale de l’autonomie.

Les premiers signes sont des pertes de mémoire, de la désorientation, même dans des endroits familiers, et la perte de la notion de temps.

Et puis apparaitront peu à peu : a) des pertes de mémoires sévères : difficulté à se souvenir du nom des gens ou d’événements récents ; b) de la difficulté à effectuer des tâches de la vie quotidienne comme manger, se laver ou aller aux toilettes ; c) des problèmes dans l’utilisation du langage ; d) une importante désorientation.

Et puis, finalement : a) une perte totale d’autonomie ; b) un changement de personnalité ; c) de l’agressivité ; d) des difficultés à se mouvoir ; e) une perte de la notion de temps et de lieu ; f) et, une impossibilité à se souvenir des proches et événements passés.

Il y a diverses formes de démences [1].

Habituellement, avec l’âge qui avance, on observe surtout la démence dégénérative.

La démence fronto-temporale se caractérise par une modification de la personnalité, une négligence physique, un comportement inapproprié et un désintérêt pour les proches. Elle peut conduire à l’amnésie, c’est-à-dire à l’impossibilité d’apprendre de nouvelles informations ou de se souvenir du passé.

Et puis, tous connaissent la maladie d’Alzheimer. Elle se caractérise par des pertes de mémoire, une désorientation, un changement de comportement et des difficultés dans l’expression orale et écrite.

Enfin, la moins fréquente est la démence à corps de Lewy. Celle-ci provoque notamment des hallucinations, des troubles moteurs, des troubles de l’humeur et du comportement. Elle est souvent associée à l’alcoolisme.

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[1] Camille Moreau. Démence : reconnaître les premiers signes www.passeportsante.net/fr/psychologie/Fiche.aspx?doc=demence-reconnaitre-premiers-signes

PAROLE D'André Beauchamp


NATURE: Les îles de Berthier


Les îles de Berthier, dans la région de Lanaudière

BOUCHERVILLE: Sur le fil d'arrivée du Tour CIBC au profit de la Fondation Charles Bruneau (2025) - En rappel



Sur le fil d'arrivée du Tour CIBC au profit de la Fondation Charles Bruneau, au Parc de la mairie, a Boucherville, le 4 juillet 2025.

POLITIQUE: Patrimoine religieux: qu’Ottawa fasse sa part


Patrimoine religieux:
qu’Ottawa fasse sa part

À Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications

Madame,

Il est vrai que ce n’est pas au gouvernement du Québec de tout payer pour la restauration du patrimoine religieux, mais son effort est essentiel.

Malgré tout, je me pose des questions. Est-ce que votre cabinet ministériel pourrait inciter le gouvernement du Canada à s’impliquer dans ce dossier en octroyant, lui aussi, du financement pour la restauration des églises, des temples et des édifices du patrimoine? Est-ce qu’il pourrait aussi convaincre le ministre des Finances du Québec d’encourager le public à donner davantage pour cette cause en accordant des déductions d’impôts pouvant atteindre jusqu’à 40 % du montant donné?

Il serait intéressant que l’État québécois soit un leader en matière de protection du patrimoine, car, comme vous l’écrivez dans votre lettre publiée dans plusieurs médias du Québec en juin, « le patrimoine [...] contribue de manière tangible à affirmer notre identité ».

Benoît Voyer
L’Assomption

(Le Devoir, 10 juillet 2004, p.B4)