En ce 18 janvier 2025


SANTÉ MENTALE: Environ 30 postes coupés en santé mentale et services jeunesse en Chaudière-Appalaches
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133307/compression-emploi-sante-cisss-social?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec

Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

AU FIL DE L’HISTOIRE : Le 18 janvier 1963, à Saint-Georges-de-Beauce, naît Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada.

ALIMENTATION: C’est la fin pour le chocolat Cherry Blossom
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133472/cherry-blossom-chocolat-usine-sherbrooke

Dans le dossier de Lion électrique, le candidat du PCQ dans Terrebonne est inquiet

Ange-Claude Bigilimana

Par Benoit Voyer
18 janvier 2025

« Pourquoi le gouvernement continue-t-il à mettre de l’argent dans Lion électrique pendant que beaucoup de famille en arrache? », lance Ange-Claude Bigilimana, candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Terrebonne et vice-président pour le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais, les Laurentides et Lanaudière au bureau national du PCQ, dans un message qu’il a publié hier sur sa chaîne Youtube.

De tout cœur avec les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, il réclame une enquête parlementaire. En revanche, cela n’est pas assez à ses yeux : Dans ce dossier, « je souhaite que […] la CAQ me fasse la démonstration qu’ils aident vraiment les familles terrebonniennes et de Saint-Jérôme. Combien de familles bénéficient de cet argent public?»

Pour ce fils de parents rwandais, «les partis de l’opposition a l’Assemblée nationale dorment au gaz et quand ils se réveillent ils essaient de démarrer leur moteur. [Malheureusement], leur moteur est jammé! Le mal est fait! »

Saint-Alexis

La circonscription de Rousseau

Le chemin de la Petite ligne, a Saint-Alexis,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.

« Il y a en chaque personne un pouvoir de résurrection »


Par Benoit Voyer

18 janvier 2025

Membre de la congrégation des Sœurs de la Charité, fondée par sainte Marguerite d’Youville, Soeur Nicole Fournier a longtemps été directrice générale de l’Accueil Bonneau, à Montréal. Sous sa direction l’organisme qui veille sur les itinérants est passé de 5 a une trentaine d’employés. Avec les plus pauvres de Montréal, elle a vécu une aventure de foi hors de l’ordinaire.

A l’automne 2002 [1], elle me confiait que la pauvreté a changé le visage qu’elle s’était fait de Dieu, notamment qu’il faut avoir foi en la résurrection : « Dans la lutte à la pauvreté, je pense que si on a si peu de résultats, c’est que souvent on oublie que la personne est plus que ses carences. Elle a aussi une force qui habite dans son intériorité secrète. Je crois que c’est cela le grand message de l’Évangile. Il y a en chaque personne un pouvoir de résurrection que l’Esprit peut réveiller, peut faire grandir. Il ne faut jamais perdre confiance en ce pouvoir de résurrection. Croire en quelqu’un, c’est le rendre capable de grandir. Si je ne crois pas que l’enfant puisse marcher, il ne prendra jamais le risque de se tenir debout et d’avancer ses jambes. Dans la vie, je pense que nous avons surtout besoin, au-delà de nourriture et d’argent, de quelqu’un qui croit en nous. »

Son propos reprend un peu ce que le pape Paul VI écrivait dans son encyclique « L’Évangélisation dans le monde moderne » . Il affirmait que le monde d’aujourd’hui a besoin de personnes qui vivent comme si elles voyaient l’invisible.

Elle me faisait une confidence : « Lorsque je prie, je rappelle à Dieu tous ces gens qui nous fréquentent. Je lui demande la force d’ouvrir en eux des portes et qu’il travaille sur les causes qui peuvent amener toutes ces personnes chez nous. Je lui demande aussi de faire grandir en eux la confiance en ce qu’ils sont. »

Avec les itinérants et les pauvres elle parle peu de spiritualité : Ils « sont peut-être beaucoup plus près de la foi qu’on le pense. Il y a peu de temps, je suis allée rencontrer un homme atteint d’un délire religieux. Il a une déficience intellectuelle et un problème de santé mentale. Il a tellement fréquenté de centres hospitaliers dans ses moments de crise qu’un jour on l’a orienté vers un logement approprié ou sa médication lui est administré de façon très régulière. Aujourd’hui, ses crises sont beaucoup moins grandes. Il vit dans une maison avec une dizaine de personnes éprouvant des problèmes similaires. En dehors du milieu hospitalier, l’Accueil Bonneau est à peu près le seul lieu qui lui apporte autre chose que ce qu’il trouve dans son univers fermé. Il revient souvent à son délire : « Ah! Je ne suis pas aimé de Dieu! Je suis damné! Je m’en vais en enfer… » L’autre jour, je l’ai rencontré avec une autre personne qui, elle aussi, a une déficience psychologique, mais qui n’a pas ce genre de dérapage. Pendant que nous prenions un café dans un centre commercial, mon gars qui délire commence son discours : « Je suis perdu, je m’en vais en enfer… » L’autre lui répond : « Tu ne peux plus y aller en enfer! » Cela a saisi mon bonhomme! L’autre ajoute : « Tu es la pauvreté! Tu ne peux pas y aller en enfer! Dieu est pour les pauvres! » Je pense qu’il ne faut pas servir un discours religieux qui soit comme un devoir ou une réponse à tout. Il faut surtout développer une confiance en Dieu. »

Elle admet que ce n’est pas toujours facile : « En voyant l’autre avec des yeux différents, c’est possible. Ce matin est entré dans mon bureau un sidéen en phase terminale. Pour avoir 10$, il m’a raconté une histoire rocambolesque. Je lui ai répondu : « Si tu veux 10$ pour consommer un peu de drogue, je te comprends. Tu n’as pas besoin de m’inventer une histoire (!) parce que si j’étais dans l’état de souffrance que tu connais, j’aurais peut-être envie de me geler la fraise moi aussi… » A cause de cette terrible maladie, la souffrance de cet homme est tellement rendue grande. Il m’impressionne parce qu’il a encore le courage d’être debout. Actuellement, il vit dans un de nos appartements et je pense qu’on lui permet de finir ses jours dignement. »

Ainsi donc, ce qui semble amoral ne l’est pas toujours!

Avant son implication a l’Accueil Bonneau, sœur Nicole Fournier arrivait du Cameroun, en Afrique, ou elle a été pendant 13 ans professeure de français.

___________________________________________

[1] Cf. Mon article paru dans la Revue Sainte-Anne de janvier 2003. L’article a été republié dans mon livre « Les Témoins de l’Essentiel », Éditions Logiques, 2005.

Soyez comme les abeilles

En ce 17 janvier 2025


MANAWAN: Nouveau règlement pour expulser les trafiquants de drogue:
monjoliette.com/manawan-nouveau-reglement-pour-expulser-les-trafiquants-de-drogue/

SANTÉ QUÉBEC: Compressions en santé - 1000 employés de moins en un mois
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132860/compression-sante-reseau-quebec-emplois

SANTÉ QUÉBEC: Environ 500 postes seront abolis | TVA Nouvelles
tvanouvelles.ca/2025/01/15/compressions-en-sante-envrion-500-postes-seront-abolis#cxrecs_s

DÉMOCRATIE: Maxime Bernier pourrait être mis à l’écart du débat des élections fédérales
westernstandard.news/news/maxime-bernier-potentially-sidelined-in-upcoming-federal-election-debate/61207

SANTÉ MENTALE: A Port-Cartier, dans la région de la Côte-Nord, un jeune de 23 ans se suicide une journée après son congé de l’hôpital
lenord-cotier.com/2025/01/16/port-cartier-il-se-suicide-une-journee-apres-son-conge-de-lhopital/

Sainte-Julienne

La circonscription de Rousseau

Hôtel-de-ville de Sainte- Julienne,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière.

Esclave dans les camps de la mort

Tran Lam

Par Benoit Voyer

17 janvier 2025

Le 17 avril 1975, un génocide sans précédent débute au Cambodge. C’est la chute de Phnom Penh. Les sanguinaires Khmers rouges prennent le pouvoir.

Parmi les survivants figure Tran Lam. Pendant quatre ans, de 1975 à 1979, elle vit dans les camps de la mort. Son autobiographie « La Survivante – La guerre des autres »[1] est l’écho des sales atrocités qu’elle a vécues dans son pays.

Tran Lam n’a dix ans. Elle devient esclave. A plusieurs occasions, elle frôlera la mort.

Dans les camps les « camps de la mort », elle est contrainte aux travaux forcés du lever au coucher du soleil et parfois même durant la nuit. Elle vit comme un animal quasi sauvage. La majorité du temps, elle urine dans ses pantalons et se soulage du reste sur le bord de la route des chantiers ou elle doit travailler.

A 15 ans, elle trouve refuge au Canada. Elle doit réapprendre à vivre et à se comporter en société. D’ailleurs, a sa première visite au cabinet d’aisance, elle ne sait même pas où faire ses besoins et comment fonctionne une toilette. Elle doit refaire sa vie et apprend à vivre avec les séquelles des horribles moments vécus.

Dans son pays d’adoption elle se convertie au christianisme. En 2002, lors de notre première rencontre [2], elle me racontait: « Lorsque je suis partie de chez Yanna, parce qu’elle m’a mise à la porte, je suis demeurée en parrainage dans une famille montréalaise. J’ai vécu chez une certaine dame Lacroix, pendant deux ans. J’ai été touchée par sa bonté. Elle allait à la messe et elle m’a appris à prier. C’est en la voyant vivre que j’ai décidé que je voulais mieux connaitre ce Jésus qu’elle aimait. Je lui ai demandé si je pouvais devenir catholique comme elle. J’ai donc demandé le baptême. Durant ma préparation, elle est décédée. Cette initiation au christianisme n’était pas facile pour moi, parce que je ne comprenais pas trop bien le français. Il y avait donc un interprète qui m’aidait.»

Une fois, parce qu’elle était en colère, elle a failli mettre un terme à sa démarche baptismale: « Quand est venu le temps du baptême, plusieurs personnes voulaient que je sois baptisée dans une église ou on n’avait jamais vu un baptême d’adulte. Je n’aimais pas cette façon de faire. C’est pour cela que j’ai failli mettre un terme à ma démarche. De son côté, Monsieur Lacroix voulait que je sois baptisée à l’église Saint-Nom-de-Jésus, à Montréal, parce que les gens de cette paroisse m’ont aidée. Je trouvais qu’on se compliquait un peu trop la vie pour un baptême. Durant cette petite crise, j’ai regardé un film sur la vie de Jésus. Ah! J’étais tellement choquée de l’attitude de Pierre. Il m’a amenée à m’intérioriser. Je me suis dit: “Je ne suis pas mieux que lui. Je suis en train de faire la même chose”. J’ai finalement accepté le baptême. Il a eu lieu à l’église Saint-Nom-de-Jésus, lors de la veillée pascale. »

Elle finit par quitter Montréal afin de s’établir à Waterville, dans la région de Sherbrooke: « Lors de ma formation, j’ai rencontré une sœur des Servantes du Sacré-Cœur-de-Marie. Elle m’a proposé d’aller à l’école. C’est pour cette raison que je suis partie de Montréal. » Son cursus scolaire la conduira jusqu’à l’université ou elle fait des études en psychologie.

La foi chrétienne finit par occuper une place importante dans sa vie. Mais qui est Dieu pour elle? La question lui a demandé un peu d’introspection: « Cela est difficile à décrire. C’est une expérience qui se vit en soi. (Elle cherche ses mots) Peu importe les bêtises que font les humains, il est amour et miséricorde. Il pardonne à qui reconnait ses fautes et retourne à lui. Dieu est tellement grand! Il m’est difficile de dire avec des mots tout ce qu’il est en moi. »

Et qui est Jésus pour elle? « Jésus, à travers ce qu’il fait, est l’expression parfaite du Père. Il est un modèle pour moi. Je veux tenter de suivre son exemple. Toutefois, je rencontre une difficulté à m’expliquer pourquoi Dieu a un fils. Cependant, si Jésus l’appelle père, c’est peut-être juste un nom comme ça. Il aurait peut-être pu l’appeler mère ou Paul. Il a choisi le mot père parce qu’il a une signification pour lui. Ça doit faire plus affectueux, j’imagine! »

Ce qui la touche chez Jésus c’est « sa vérité d’être. Il aide les gens. Même ceux qui le détestent. Cela me dépasse! Il y a aussi son attitude devant Pilate qui me touche. Ce dernier le questionne. Il ne répond pas. Jésus sait qui il est. Il sait qu’il n’a pas besoin de se défendre. Pilate lui demande: “Es-tu le fils de Dieu?” Il répond tout simplement: “C’est toi qui le dis” Quel homme! Il est capable d’être lui-même. Jésus ne craignait pas de se faire traiter de fou en portant la bonne nouvelle que Dieu est proche de son peuple. Il ne craignait pas la controverse et des opinions. »


Étant une ancienne esclave, elle a une conception particulière de la liberté: « Nous ne sommes pas assez libres pour bien utiliser la liberté. Nous sommes les esclaves de ce que l’on est, en soi. […] Je crois que nous n’avons pas assez de liberté intérieure pour bien utiliser celle que Dieu nous donne. Cela a pour résultat que les personnes de notre temps sont esclaves de toutes sortes de choses. Le pire de l’esclavage n’a rien de physique. C’est en soi. Je crois que l’être humain n’est pas ce qu’il est réellement parce que la véritable image de l’humain, c’est Jésus qui la montre. » De quelle manière? « Nous sommes appelés à être bons, heureux et libres. Il me semble que nous sommes « poignés » dans nos propres « bibittes ». Le pire ennemi emprisonné, c’est soi-même. L’esclavage physique est quelque chose d’extérieur a soir. Regardez le monde civilisé : tous sont libres! Cependant, tous semblent être prisonniers de quelque chose. Si tu es libre intérieurement, tu peux faire n’importe quoi à l’extérieur de toi. Tu peux aller n’importe où. » Alors, comment trouver cette liberté intérieure? « A chaque jour, je demande à Dieu de me rendre libre. Ce n’est qu’en Dieu que je peux la trouver, à travers ma prière et en me donnant du temps pour être avec moi-même. Je suis loin d’être pleinement libre parce que, si je l’étais, je pourrais aimer n’importe qui et accepter la différence de chacun. »

Tran Lam figure parmi les plus belles rencontres de ma carrière journalistique. Je me demande bien si un jour j’aurai le plaisir de la recroiser sur ma route.

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[1] Tran Lam. Le Survivante – La guerre des autres, Éditions internationales Alain Stanke, 1982
[2] Cf. Mon article paru dans l’édition de novembre 2002 de la Revue Sainte-Anne. L’article a été republié dans mon livre « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, 2005.

De façon a ce que ces gens ne se sentent pas comme dans l'obligation de mourir pour débarrasser la société

En ce 16 janvier 2025


CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS : 380 millions de chrétiens persécutés dans le monde en 2024 vaticannews.va/fr/monde/news/2025-01/portes-ouvertes-rapport-chretiens-persecutes-monde-2024.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=NewsletterVN-FR

SANTÉ MENTALE : Dans cet hôpital, les résidents qui n’ont plus toute leur tête sont surveillés… grâce à une puce ouest-france.fr/leditiondusoir/2025-01-15/dans-cet-hopital-les-residents-qui-n-ont-plus-toute-leur-tete-sont-surveilles-grace-a-une-puce-caa58feb-6f91-4761-92bd-f8aea1ade513?mgo_eu=d41d8cd98f00b204e9800998ecf8427e&mgo_l=6pmozfiqRemnVuraEYLOYw.21.3&utm_content=20250115&utm_medium=email&utm_term=840015&utm_source=sendinblue_co_newsletter_eds&utm_campaign=co_newsletter_eds&vid=1460878&mediego_euid=1460878

CATHOLIQUE : Quel avenir pour les églises du diocèse de Saint-Hyacinthe? lapensee.qc.ca/quel-avenir-pour-nos-eglises 

RADARS : Encore des millions générés par les radars photo journalsaint-francois.ca/encore-des-millions-generes-par-les-radars-photo?utm_campaign=infolettre-du-mercredi&utm_medium=email&utm_edition=202501151000&utm_source=newsletter

AUTOROUTE 25: Fermeture de nuit du tunnel dans les deux directions lareleve.qc.ca/2025/01/13/fermeture-de-nuit-du-tunnel-dans-les-deux-directions

Du 19 au 25 janvier aura lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

INDUSTRIE DU LIVRE: La SODEC doit sauver Septentrion! ledevoir.com/opinion/idees/833098/idees-sodec-doit-sauver-septentrion

AU FIL DE L’HISTOIRE : Le 16 janvier 1876, Le bienheureux Louis-Zéphirin Moreau est sacré évêque par Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau. Nous sommes de lointains petits-cousins. Gaspar Boucher et Nicole Lemaire (née en 1595), ses 5e arrière-grands-parents sont aussi mes 11e arrière-grands-parents

Saint-Esprit

La circonscription de Rousseau

La Halte jardinière, a Saint-Esprit,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière

Les souvenirs d’enfance de Dorothée Berryman à Sainte-Anne-de-Beaupré

Dorothée Berryman dans La Muse d'un artiste

Par Benoit Voyer

16 janvier 2025

Le plus sensible des souvenirs d’enfance de la comédienne et chanteuse de jazz Dorothée Berryman est sans nul doute celui de la guérison de son frère Édouard, le benjamin de la famille. Le petit de quelques mois souffrait d’un angiome qui déréglait son système lymphatique. Il a été guéri grâce à la prière d’intercession de la mère de sa mère « à la bonne sainte Anne », la grand-mère de Jésus selon la tradition.

En 2002, elle me disait [1] : « Je vous raconte cela avec mes souvenirs de petite… C’était proche du cerveau et il y avait là une sorte d’excroissance énorme qui poussait tout le temps. On a fait une biopsie. Les médecins ont identifié la maladie et ont dit qu’il n’y avait rien à faire parce que c’était trop proche de certains nerfs du cerveau. A l’époque, c’était dangereux d’opérer dans cette région du corps humain! Il y a plus de 40 ans de cela! ».

Cette époque ou son jeune frère était hospitalisé, elle s’en souvient comme si c’était hier : « Les trois autres enfants chez nous, dont moi, pleuraient. On ne pouvait pas imaginer notre petit frère malade pour toujours. Cela voulait dire qu’ils allaient l’opérer, enlever une partie de l’angiome, que ça allait resurgir et qu’il devrait revenir continuellement à l’hôpital. C’était affreux pour nous! »

Ne pouvant accepter une telle situation, sa grand-mère décide de prier la mère de Marie, la grand-mère du Nazaréen, en promettant, a la guérison du bébé, un abonnement à vie à la Revue Sainte Anne.

Dorothée Berryman
dans Les Invasions barbares

Quelques mois plus tard, de retour à la maison…

« Tout à coup, une nouvelle infection est apparue! Édouard a fait une fièvre monstre! Là on pensait que ça y était, que c’était la fin. En réalité, ça a été la dernière crise! » ajoute-t-elle la voix remplie d’émotions.

Les médecins n’ont jamais pu expliquer ce qui était arrivé. D’après eux, le petit malade a développé des anticorps. Médicalement, ils n’ont guère été capables d’expliquer clairement la soudaine guérison. Pour la famille de Dorothée, ce fut le miracle attendu.

Edouard a été abonné à la Revue Sainte Anne toute sa vie.

La neuvaine à sainte Anne
Lorsqu’elle était fillette, elle allait au Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré en famille à chaque neuvaine. Le 26 juillet, veille de l’anniversaire de sa mère, était une journée familiale sacrée. Elle se souvient surtout des processions aux flambeaux.

Ses souvenirs de gamine restent bien vivants : « Je me rappelle nous, quatre enfant, assis dans la voiture et insistant pour que daddy arrête acheter des patates fruites. Il me semble qu’il attendait toujours le dernier restaurant pour arrêter. Nous désespérions! »

La comédienne

Dorothée Berryman doit sa vocation de comédienne aux religieuses, notamment à sœur Marie-Louise-de-la-Trinité. En 2002, elle me confiait : « Je me trouve privilégiée d’avoir fait mon cours classique chez les Sœurs de la Charité de Saint-Louis et avec la Congrégation Notre-Dame au Collège Bellevue, à Québec, et de certaines rencontres, comme celle de cette religieuse qui a orienté ma vie. J’avais 13 ans à l’époque! Elle a pressenti en moi un talent artistique et m’a guidée vers une école de théâtre ».

Elle n’est pas la seule à avoir inspiré ses rôle de « bonne sœur » au théâtre et a l’écran. Sa tante Gabrielle est membre de la congrégation des Religieuses de Jésus-Marie et sa tante Jacqueline a donné sa vie au service des Hospitalières. Cette dernière habite Chicoutimi. Sœur Agnès, dans la télésérie Rivière-des-Jérémie, c’était un peu elle.

Dorothée Berryman est actrice et interprète de jazz. Elle participe à l’enrichissement du paysage culturel du Canada francophone, depuis plus d’un demi-siècle. Elle a joué des rôles marquants au cinéma, à la télévision, au théâtre et elle a interprété de grands classiques du jazz sur disque ou sur scène.

Au cinéma, on se souvient de son rôle de Louise dans Le Déclin de l’empire américain (1986) et Les Invasions barbares (2002) de Denys Arcand, de Bibiane Guérin dans Je n’aime que toi (2003) de Claude Fournier et de sa participation dans Chocolat, crème glacée et autres consolations (2001) de Julie Hivon.

C’est en 1971 qu’elle commence sa carrière. Le metteur en scène Paul Hébert lui confie le rôle d’Élise Doolittle dans la pièce Pygmalion de Georges Bernard Shaw. Elle incarnera ensuite plusieurs rôles au théâtre.

A la télévision, on la retrouvera notamment dans Des dames de cœur (Radio-Canada), ainsi que dans les miniséries Bombardier, Réseaux, Cauchemar d’amour, Rivière-des-Jérémies, Tribu.com, The Hunger et Urban Angel.

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[1] Les propos de Dorothée Berryman, sont tirés d’un article de Benoit Voyer paru dans la Revue Sainte Anne en mai 2002 et repris dans le livre « Les Témoins de l’essentiel » (Benoit Voyer, Éditions Logiques, 2005)

Parti conservateur du Québec de la circonscription de Rousseau

Nous avons laissé très longtemps notre administration publique croupir dans l'incurie et la corruption, et notre vie politique entre les mains de hâbleurs et de « rois nègres »

En ce 15 janvier 2025


PATRIMOINE : Une partition originale de Beethoven, volée par les nazis, appartient désormais à la Beethoven-Haus de Bonn
radioclassique.fr/classique/une-partition-originale-de-beethoven-volee-par-les-nazis-appartient-desormais-a-la-beethoven-haus-de-bonn/#xtor=EPR-3056

Saint-Roch-de-l' Achigan

La circonscription de Rousseau

Le rang de la Rivière Sud, à Saint-Roch-de-l' Achigan,
dans la circonscription québécoise québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière.

La compassion


Par Benoit Voyer

15 janvier 2025

Dans un texte des évangiles (Mc 1, 40-45), on raconte cette petite histoire sur la compassion de Jésus.

Une personne atteinte de la lèpre a une grande confiance en Jésus. A genou, elle l’implore de l’aider : « Si tu veux, tu as le pouvoir de me purifier »[1].

Jésus est remué intérieurement – jusqu’aux entrailles - par la confiance de cet homme. Pris de compassion, il le touche et lui dit : « Je veux, sois purifié ».

Aussitôt, l’homme est guéri.

Et Jésus lui lance : « Regarde. Ne dis rien n’a personne » et conforme toi à ce que la loi a prévu lorsqu’il y a une guérison.

Mais on le voit bien dans ce récit, devant une heureuse nouvelle, l’humain a bien de la difficulté à ne pas la partager. Le lépreux guéri a fait ce que chacun de nous ferait. Notre bonheur ou nos bonnes nouvelles on les partage.

Il n’a pas fallu bien des heures pour que tout le patelin en parle.

Nous aussi sommes invités à faire - comme Jésus - des actes de compassion en visitant ceux qui réclament un peu de notre présence et qui ont besoin d’être touchés.

Et puis, en visitant des personnes malades, nous laisserons-nous émouvoir comme Jésus?

Et nous qui sommes malades, aurons-nous la même confiance en Jésus que ce malade de la lèpre?

Oui, il peut nous purifier. Oui il peut nous guérir. Si ce n’est pas le corps, ça peut être le cœur ou notre manière de voir le monde.

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[1] Frédéric Boyer. Évangiles, Guallimard, 2022


On ne sort pas d’une souffrance en la neutralisant, mais en la vivant


 

En ce 14 janvier 2025


SELON L'ANCIEN PREMIER MINISTRE JEAN CHRÉTIEN: Justin Trudeau « aurait dû démissionner plus vite », estime Jean Chrétien
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132335/justin-trudeau-demission-jean-chretien

ROUGEOLE: Québec appelle à la vigilance face à la rougeole à la suite du 11e cas déclaré
noovo.info/nouvelle/quebec-appelle-a-la-vigilance-face-a-la-rougeole-a-la-suite-du-11e-cas-declare.html?lid=mukszsrxmzkq

FINANCES PERSONNELLES: Enfiler une p’tite laine en février pour économiser l’énergie
ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/les-malins/segments/rattrapage/1959679/distinction-entre-simplicite-volontaire-et-etre-radin

FINANCES PERSONNELLES: Selon un sondage Ipsos pour le cabinet d’insolvabilité MNP, en décembre, 53% des Québécois ont déclaré qu’ils étaient à 200 $ ou moins de ne plus être en mesure de payer leurs dettes et factures mensuelles. De plus, 54% de Québécois estiment qu’ils ne seront pas en mesure de couvrir tous leurs frais de subsistance au cours des 12 prochains mois sans s’endetter davantage.

NORTHVOLT: Sur X, le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a affirmé: « La CAQ [est] incapable de faire preuve d’un minimum de transparence pour justifier le gaspillage de centaines de millions $ de votre argent dans Northvolt. Les péquistes ou les libéraux auraient été aussi pires.»

LE CANADA AMÉRICAIN: Retour du Parti 51? Pas à court terme, dit Hans Mercier
enbeauce.com/actualites/politique/629875/retour-du-parti-51-pas-a-court-terme-dit-hans-mercier

Jésus et la maladie


Par Benoit Voyer

14 janvier 2025

Depuis le début de l’année 2003, je suis un ouvrier du milieu de la santé. Au quotidien, je suis confronté à la maladie. Vous ne pouvez pas savoir combien de fois j’ai entendu la question : « Pourquoi ça m’arrive? » « Pourquoi a lui ou à elle? » Toute expérience de la maladie soulève des questions qui demeurent sans réponse.

Il m’arrive aussi d’entendre : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça? ». C’est une autre forme de « Pourquoi? » ça!

Ainsi donc, devant la souffrance on cherche un coupable ou tout simplement un sens à donner à la celle-ci.

Normand Provencher explique que « durant son ministère, Jésus n’a pas cherché à expliquer la maladie, mais il s’est fait proche des malades et des infirmes. Il ne se contente pas de quelques paroles de consolation ou de mots pieux. Il va auprès d’eux et il en guérit plusieurs. »[1]

A un autre moment, Jésus va jusqu’à s’identifier au malade : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25,36).

La question du sens à donner à la maladie et à la souffrance est légitime. Rodhain Kasuba [2] écrit: « Quiconque a la foi est en droit de se demander comment la souffrance est possible alors que Dieu est débordant d’amour. »

A l’image de la vie d’aujourd’hui, il y a dans les textes anciens que nous lisons régulièrement dans la Bible une place importante pour la plainte, le gémissement et la prière des malades et blessés de toutes conditions.

Il y aussi dans les écrits bibliques des mots et des visions du monde qu’il faut remettre en contexte. Hier on ne voyait pas les choses comme aujourd’hui. Le développement des sciences nous oblige à le faire.

En exemple, dans les textes au style littéraire évangélique, on utilise le mot « démon » pour désigner la maladie: « Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. » (Mc 1, 29-39).

En hébreu on parle de « souffle impur ». L’expression est tirée du culte juif et n’a rien à voir avec la morale. A cette époque, « le prêtre est chargé de protéger la société de ce qui pourrait menacer sa santé. Il va donc lui indiquer les réalités dont elle doit se garder : moisissures ou champignons toxiques sur les murs des maisons, malades dont les symptômes sont contagieux, animaux dont il faut éviter de consommer la chair, etc. Tout cela est « impur » au sens de menaçant, nocif, malsain, antisocial. Le grec a choisi de rendre l’expression « souffle impur » par daimôn, un mot désignant une puissance dangereuse pour les humains; de lui vient, évidemment, notre mot « démon ». Pour ma part, j’ai choisi de traduire l’hébreu par « souffle malfaisant ». Les scribes, auteurs des évangiles et des traditions qui s’y trouvent, utilisent l’un ou l’autre terme sans différence de sens. »[3]

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[1] Normand Provencher. Proche des malades, Prions en église, février 2024, p.51
[2] Rodhain Kasuba. Le mystère de la souffrance, Prions en église, février 2024, p.81
[3] André Myre. « Les démons, ancêtres des virus et des microbes », Interbible, 25 mars 2019 interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2019/comprendre_20190325.html#:~:text=Les%20humains%20ont%20toujours%20eu,où%2C%20n%27importe%20comment

L’important dans une crise


 

En ce 13 janvier 2025


PIERRE POILIEVRE: Il promet d’autoriser les prochains projets de GNL au Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132084/gnl-quebec-parti-conservateur?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.saglac

CULTURE: Kim Yaroshevskaya, la fin d’une grande histoire
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Le Dr Karim Elayoubi a Thetford Mines

Chantal Dauphinais et le Dr. Karim Elayoubi
étaient a Thetford Mines

Par Benoit Voyer

13 janvier 2025

Ce dimanche 12 janvier, en après-midi, le Dr Karim Elayoubi, président de la Commission politique et porte-parole en matière de santé au Parti conservateur du Québec (PCQ), médecin généraliste et urgentologue à l’hôpital de Lachute, était au Club de golf et de curling, à Thetford Mines afin de présenter au public le programme en matière de santé de la formation politique et échanger avec les participants. Il était accompagné de Chantal Dauphinais, présidente du PCQ.

S'il le PCQ est porté au pouvoir et que le Dr Karim Elayoubi est élu dans sa circonscription électorale, ce dernier risque très fortement devenir le futur ministre de la Santé. C’est à lui que la formation dirigée par Éric Duhaime doit l’essentiel de sa plateforme électorale en santé.

Qu’est-ce que le PCQ fera de Santé Québec s’il prend en main les affaires du Québec lors du prochain scrutin? Il se référera a son programme électoral et démantèlera la nouvelle organisation créée par le ministre Christian Dubé afin de décentraliser au maximum le réseau de la santé comme cela est inscrit dans les points adoptés au congrès national de 2003 du PCQ. En effet, il a été résolu qu’on « laisse plus de souplesse et d’autonomie aux différentes régions afin de créer leurs propres instances de coordination (CISSS et CIUSSS) en fonction de divers besoins de chaque région ».

Karim Elayoubi reste prudent. Il veut que le PCQ ne soit pas dogmatique et qu’il offre aux québécois ce qu’il lui semble le mieux parce qu’il veut être « le parti des contribuables » : « On verra si le modèle qu’on tente de mettre en place est bon pour le citoyen, mais on voit de plus en plus que le ministre Dubé et sa nouvelle organisation sont en train de démontrer que le modèle de centration qu’ils mettent en place ne fonctionne vraiment pas », a-t-il dit aux participants.

Saint-Liboire

Ferme touchette et fils, rang Saint-Georges, a Saint-Liboire, en Montérégie

ARTICLE DU JOUR: Expulsé du Soudan par les islamistes

Père Gilles Poirier

Par Benoit Voyer

13 janvier 2025

Le 7 août 1999, tard en soirée, le père Gilles Poirier, 57 ans, missionnaire a la Société des prêtres des missions étrangères, descend de l’avion ou l’a fait monter, quelques heures plus tôt, le gouvernement du Soudan afin de l’expulser de son pays. Dans les couloirs de l’aéroport de Dorval, il est calme malgré la grande souffrance intérieure que viennent de lui infliger les dirigeants soudanais qui cherchent à restreindre toutes actions de l’Église catholique en terre soudanaise passée sous régime islamique. Son seul commentaire en descendant de l’avion est: “C’est dégradant d’être manipulé comme ça, comme un criminel!” [1]

L’ordre de partir arrive le 17 juillet 1999. Pendant trois semaines, il tente tout – avec l’avocat du diocèse où il habite – pour connaître les raisons qui poussent le gouvernement à l’expulser. Il va jusqu’à visiter les ministères un a un, sans jamais officiellement recevoir de réponse.

“Le motif, ils ne me l’ont jamais dit. J’ai été au ministère de l’immigration et ils ont exigé que je quitte le pays. J’ai demandé quelles étaient les raisons de mon expulsion. Ils m’ont dit: “Nous, on est sous des ordres que nous exécutons. Nous ne savons pas les raisons”. J’ai demandé ou je pourrais aller m’informer. Ils m’ont envoyé à la Sécurité d’État du ministère des Affaires sociales qui inclut les affaires religieuses. C’est à ce moment qu’a commencé mon pèlerinage d’un bureau à l’autre. Cela n’a pas donné de résultats”, a-t-il confié.

Le 7 aout, il doit quitter le pays sous peine d’emprisonnement. Comme convenu, il se rend à l’Immigration. Des fonctionnaires soudanais l’escortent à l’aéroport pour s’assurer de son départ. Ce n’est qu’une fois à bord de l’avion qu’ils lui remettent son passeport.

“On ne m’a jamais dit les motifs, sauf que nous savons à la longue! Le gouvernement avait payé un informateur qui vivait dans notre communauté chrétienne. On lui a donné quelques sous en échange de renseignements...”, ajoute le missionnaire.

Dans ce coin du Soudan, les missionnaires catholiques s’occupent de petits projets de développement. Les femmes y tiennent notamment un petit commerce pour apporter un peu de pain à la maison, le salaire des maris ne suffisant pas aux besoins de leurs familles.

Il poursuit: “Un nouveau projet que nous voulions établir voulait être un apport pour l’Église afin de permettre à un prêtre soudanais qui arrive pour nous remplacer d’avoir des possibilités financières pour continuer les œuvres. Nous avions des machines à moudre le grain dans un secteur, des restaurants dans deux secteurs et un petit magasin dans un autre coin. Un des hommes les plus engagés de l’Église locale ne payait pas ses engagements. Il n’apportait rien! Avec le temps, on a dû sévir. Par esprit de vengeance, il m’a dénoncé au gouvernement sous de faux prétextes.”

Les gens du village connaissent cette histoire. C’est d’eux que les vraies raisons sont venues. Habituellement, c’est le silence sur les situations d’expulsion dans ce pays, mais cette fois, ce ne fut pas le cas à cause de la pression de l’Église. Le lendemain du départ de Gilles Poirier, l’affaire faisait la manchette des journaux soudanais, à la surprise du gouvernement. Celui-ci a répondu aux journalistes que le religieux a semé la haine entre les chrétiens et les musulmans, qu’il a fait de la corruption en donnant beaucoup d’argent - surtout aux étudiants afin d’alimenter la haine – et qu’il a été expulsé de plusieurs pays. Rapidement, le gouvernement a nié cette déclaration: “Nous n’avons pas dit cela!”

On finira par lui confirmer, lors d'échanges, qu’il pourrait être réintégré: « Je ne projette pas retourner [...] parce qu’il y a trop de douleurs et de conflits dans la paroisse ou j’étais. Je ne suis pas assuré que mon retour soit une bonne chose ”.

Son expulsion, le 7 aout 1999, restera à jamais gravée dans son âme comme une blessure qui ne guérit pas.

Gilles Poirier est entré dans la Société des prêtres des missions étrangères en 1964 et est devenu prêtre en 1969. Il a travaillé seize ans en Argentine, cinq ans à la formation des jeunes missionnaires de sa communauté et neuf ans au Soudan.

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[1] Une première version de ce récit a été publiée dans l’édition de juillet 2000 de la Revue Sainte Anne et reprise dans le livre « Les Témoins de l’essentiel » (Éditions Logiques, 2005).

On est des Canadiens américains francophones d'Amérique du Nord


 

En ce 12 janvier 2025


PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC: Rencontre de discussion du PCQ à Thetford Mines:
monthetford.com/rencontre-de-discussion-du-pcq-a-thetford-mines/

AUTOMOBILE: Ottawa suspend aussi son programme d’incitation à l’achat de véhicules électriques:
monjoliette.com/ottawa-suspend-aussi-son-programme-dincitation-a-lachat-de-vehicules-electriques/

PIERRE POILIEVRE: « Ça montre qu’il n’a pas de respect pour nous »
957kyk.com/audio/670919/ca-montre-qu-il-n-a-pas-de-respect-pour-nous?utm_source=dialoginsight

SANTÉ MENTALE: David A. Robertson dévoile son parcours avec l’anxiété dans un livre inspirant
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132027/sante-mentale-suiscide-anxiete-david-robertson

MAXIME BERNIER: Il s’estime «avant-gardiste» sur la question de la gestion de l’offre:
mabeauce.com/maxime-bernier-sestime-avant-gardiste-sur-la-question-de-la-gestion-de-loffre/

MAXIME BERNIER: Se présentera-t-il en Beauce en 2026?
leclaireurprogres.ca/infolettre/maxime-bernier-une-decision-pour-bientot/

Orford

Autoroute 10, direction Ouest, a Orford, en Estrie

Se convertir


Par Benoit Voyer
12 janvier 2025

Se convertir, c’est se libérer des idoles qui alourdissent nos vies et les attachements qui nous isolent. La conversion est nécessaire pour que nos cœurs atrophiés s’éveillent à nouveau. La conversion c’est le chemin de la liberté. Se convertir, c’est se tourner vers le meilleur de soi et en soi.

Les textes évangéliques contiennent de très nombreux extraits ou l’humain est appelé à changer. En voici deux exemples: « Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez- vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20). « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Mt 3,2).

Qu’est-ce que « la conversion? ». Dans un texte paru en décembre 1974 sur « La psycho-dynamique de la conversion »[1] , Jean-Paul Regimbal en brosse un portrait langagier et théorique.

Il écrit : « Changer de comportement, réviser son système de valeurs réajuster son mode d’agir à un nouveau système de valeurs, qu’est-ce donc sinon la description du phénomène extraordinaire qu’on appelle la CONVERSION ? [...]

La langue française emploie le terme CONVERSION dans plusieurs sens : en langage militaire, la conversion signifie « un changement de front » ; dans la marine, la conversion désigne « un mouvement circulaire exécuté par un corps de bâtiment » ; En mécanique, on parlera d’un « centre de conversion ». En d’autres domaines, on parlera de « conversion de rente », de « conversion d’équations », de « conversion de maladie ».

[Ici] le terme CONVERSION se réfère à un phénomène psychologique très précis. Il est pris dans son acceptation intellectuelle et morale bien qu’il conserve quelque chose de son acceptation physique. En effet, dans son sens PHYSIQUE, le terme « convertir » implique l’idée de se « tourner vers » un but nouveau, soit encore l’idée de « pivoter sur soi-même », soit enfin de « retourner et revenir vers son point d’origine ».

C’est donc au sens figuré et métaphorique qu’on emploie le terme CONVERSION sur le plan intellectuel et moral. De la notion d’orientation physique, on passe à celle de changement d’orientation intellectuelle et morale.

Au figuré, le terme CONVERSION évoquera encore l’idée de « tourner son attention vers quelque chose ou vers quelqu’un ». On rencontre encore le terme CONVERSION dans le sens de « se tourner vers un but » ou marque alors un objectif, une intention finale. »

Jean-Paul Regimbal cite l’auteur Paul Aubin qui reconnait deux types de conversions. Selon ce dernier, il existe la conversion philosophique, c’est-à-dire profane, et la conversion religieuse ou chrétienne : « Conversion philosophique et conversion chrétienne n’ont souvent de commun que le nom ; et pourtant, l’une et l’autre sont présentées comme un mouvement essentiel de vie spirituelle et morale… Leur différence apparaît vite si l’on fait attention à certaines expressions que les uns emploient plus facilement que d’autres… Le christianisme, par exemple, unit très usuellement de mot « épistrophe » au mot « metonoiein ». Rien de tel chez les philosophes ou l’expression « se tourner sur soi-même » est typique »[2].

Jean-Paul Regimbal ajoute : « En d’autres termes, la conversion chrétienne est « vers le Seigneur » et implique le dépouillement de soi-même pour adopter les idées nouvelle (métanoia) alors que la conversion philosophique ou profane se fait « vers soi-même » et implique l’idée d’une découverte progressive de ses ressources personnelles.

Dans le contexte de la psychologie moderne, il faudrait rapprocher la « conversion philosophique » a « l’insight », c’est-à-dire a un effort d’introspection et d’auto-analyse qui permet au sujet de prendre conscience de soi-même et de se situer dans le contexte global de la vie sociale.

Par ailleurs, la conversion chrétienne repose essentiellement sur la découverte de QUELQU’UN vers qui on se retourne. C’est la découverte de l’AUTRE avec qui on établit des rapports de personne à personne, et cet AUTRE c’est DIEU. C’est donc la prise de conscience de soi-même mais en face d’un AUTRE vers lequel on tend. Au lieu de se situer soi-même au sein de contingences bio-psycho-socio-culturelles, le converti se situe par rapport à une PERSONNE, qui est un absolu et dont dépend un plan universel de salut au sein duquel on a sa place précise ; une personne qui propose des valeurs nouvelles ; valeurs qui exigeront, par voie de conséquence, un comportement nouveau.

La conversion profane ou philosophique marque un certain retour à l’origine. L’homme, en se tournant vers soi-même, veut connaître sa place dans l’ensemble du cosmos. L’intelligibilité de son existence résulte de la synthèse qu’il réussit à faire autour de son point d’origine. La conversion religieuse ou chrétienne, elle, se fonde sur la découverte de DIEU et se situe par rapport à l’Alliance qui marque l’origine des rapports interpersonnels entre les deux, entre la créature et son créateur, entre l’homme et son Dieu. Le philosophe cherche à se mettre au diapason du Cosmos d’où résultera une sorte d’harmonie existentielle entre la nature et lui ; le chrétien, pour sa part, vise à se mettre en harmonie avec la volonté de Dieu, assuré par là qu’il sera en parfaite harmonie avec l’ensemble de l’univers.

Que nous envisagions la conversion profane ou la conversion religieuse, il reste toujours que cette conversion est « un acte de la raison qui implique un changement radical dans la conduite et la disposition intérieure du caractère ». Il y a une prise de conscience de certaines valeurs et prise de position en face de ces valeurs de sorte qu’il en résulte chez l’individu, une nouvelle manière de voir les choses et un comportement tout différent de celui qu’il avait auparavant.

[...] la conversion ne suit pas une démarche rectiligne et ascensionnelle vers un sommet. Au contraire, il s’agit plutôt d’un mouvement d’oscillation pendulaire. C’est une marche dialectique qui procède par mode de négation et d’affirmation.

Le sujet commence par se poser en s’opposant à l’ordre existant. Mais, il se rend compte que cette opposition est stérile puisqu’elle aboutit à l’absurde. C’est pourquoi il décide de s’opposer à son propre état de misère. En s’opposant à sa misère, il cherche à se poser dans un ordre nouveau qui est le contraire de sa misère. Cependant, il ne peut s’intégrer dans cet ordre nouveau qu’en renonçant aux anciennes valeurs. Finalement, le sujet ne peut selon les nouvelles normes et valeurs que s’il renonce pratiquement à son ancien comportement. Ce n’est qu’au terme de ce mouvement d’oscillation du négatif au positif et du positif au négatif que le sujet finit par retrouver son équilibre dans la paix et la loi qui accompagnent le repos. »

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[1] Jean-Paul Regimbal. Revue Trinité Liberté, septembre 1974, pages 7 à 15
[2] Paul Aubin. Le Problème de la conversion, Beauchesne, 1963, p. 186