LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les Sœurs trinitaires à Granby depuis 4 ans

Les Trinitaires à Granby... 35 ans déjà


Les Sœurs trinitaires à Granby depuis 4 ans

Par Benoit Voyer


GRANBY — Dans le but de remplacer les Sœurs de la Charité de St-Hyacinthe au foyer des aînés de la maison Regina Mundi, les religieuses Trinitaires ne tardèrent point, en 1989, à se faire aimer de la clientèle âgée du boulevard Robert. « Quand l'autre communauté a annoncé son départ, souligne Sr Pauline Berger, ça a été difficile pour les résidents. Toutefois, la venue d'une autre congrégation venait apaiser certaines craintes. »

Les Sœurs Trinitaires ont une longue expérience auprès des aînés puisque c'est le charisme propre de ces dévotes. En exemple, Pauline Berger est infirmière de profession et a suivi des cours en gérontologie et en soins de longue durée.

« Ici, nous nous occupons des gens ayant une légère perte d'autonomie qui demandent des soins minimes. Notre tâche consiste à les aider pour leur hygiène, à assurer une présence pour différents petits besoins et pour le service des repas. »

Ce regroupement religieux vient de France où il a été fondé, en 1685, à Lyon, par quatre jeunes femmes qui provenaient des tertiaires de l'Ordre de la Très-Sainte-Trinité et qui désiraient intensément vivre un approfondissement de la spiritualité de leur association.

« Elles se sont réunies ensemble et des jeunes filles se sont jointes à elles, poursuit-elle. L'évêque ne voulait pas les reconnaître comme religieuses. Nous n'avons jamais su la raison qu'il invoquait. De nombreuses recrues continuèrent, tout-de-même à joindre le groupe. Ces ex-tertiaires devinrent les Filles de St-Nicé. »

Un jour, un membre se rend chez son frère à Valence et, par un heureux hasard, la demoiselle rencontre l'évêque de ce diocèse et lui présente leurs activités à Lyon. À la fin de l'entretien, le prélat diocésain lui demande s'il y aurait quelques filles de St-Nicé qui désireraient aller s'établir dans son diocèse. Ainsi, parce que ce pontife diocésain accepta de les reconnaître, naissaient les Sœurs Trinitaires de Valence.

À Ste-Marthe, une section similaire naissait, sous le nom des Sœurs Trinitaires de Ste-Marthe, grâce à l'initiative du curé de la paroisse qui était, d'ailleurs, lui aussi, un tertiaire.

Il voulait cette cellule pour s'occuper du soin des malades de son territoire. Ce sont ces religieuses qui, en 1949, vinrent fonder la mission canadienne à Longueuil.

Il y a quelques années, faute de relève, elles fusionnèrent avec celles de Valence.

(L'Hebdo Granbyen, 12 juin 1993, p. 31)