31 août 2026


Le "sentier du monastère" de l'abbaye Val Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, dans la région de Lanaudière, en ce 31 août 2026.

AUJOURD'HUI

 


EN BREF : Accident sur l'autoroute 15


Le dimanche 30 aout, vers 18h30, un important accident de la circulation a eu lieu sur l'autoroute 15 en direction Sud, à Laval, vers 18 h 30.

SANTÉ QUÉBEC : Agrandissement de l'hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne

 

Dans quelques semaines, l'unité de psychiatrie de l'hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne, déménagera, en grande partie, dans le nouveau bâtiment de onze étages construit ces derniers mois. L'aile actuelle des soins intensifs sera démolie pour faire place à des bureaux et un couloir pour le grand public. 

POLITIQUE : Québec 2026

Québec 2026

Par Benoit Voyer

31 août 2026

Ces jours-ci, à la boutade, je questionne souvent mon entourage : « Sais-tu quel avantage a Christine Fréchette dans cette campagne électorale ? » Puis, je réponds : « Elle a un vagin ».

Je sais que le propos peut paraître vulgaire, mais il affirme sa particularité : c’est une femme. À mes yeux, l’implication de la gent féminine en politique est un net atout. Pourquoi? Parce que les femmes amènent une dynamique différente dans les débats et parce que la manière dont les femmes gèrent n’est pas celle des hommes.

Depuis qu’elle est première ministre, Christine Fréchette a montré cette différence. Lors de la dernière session parlementaire, elle a même réussi à obtenir l’appui de toutes les formations politiques pour plusieurs de ses projets de loi. Ce n’est pas rien. Cette femme aime visiblement le travail transpartisan.

Malgré cela, je ne sais pas encore si je voterai pour son équipe le 5 octobre. En revanche, elle est en ce moment mon premier choix.

En fait, je suis officiellement membre du Parti conservateur du Québec jusqu’en mai, mais je suis devenu un orphelin politique durant la dernière année. Éric Duhaime a perdu ma confiance. De plus, son parti demeure essentiellement ancré dans la grande région de Québec.

L’heure est à l’économie. En ce moment, comme bien des citoyens du Québec, ce qui me préoccupe, c’est mon budget. Les problèmes engendrés par le président étatsunien nous appauvrissent tous. À ce chapitre, Christine Fréchette est assurément la femme de l’heure au Québec.

D’ici le 5 octobre, plusieurs variables pourraient influencer mon choix. Je pourrais notamment me laisser tenter par Osons Québec, un nouveau parti politique québécois qui se lancera dans la course dans les prochaines heures.

POLITIQUE : Une pensée de Wilfrid Laurier


RÉFLEXION SPIRITUELLE : Fort dans sa faiblesse

Fort dans sa faiblesse

Par Benoit Voyer

31 août 2026

L'humilité de Paul est déboussolante : « C'est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. » (1 Co 2, 1-5).

Se présenter tel que l'on est, avec sa fragilité, permet de manifester que l'œuvre que nous portons vient de Dieu et non de nous-mêmes.

Comme l’écrivait un autre Paul, saint Paul VI : « Le monde attend de nous la simplicité de vie, l'esprit de prière, la charité envers tous, spécialement envers les petits et les pauvres, l'obéissance et l'humilité, le détachement de nous-mêmes et sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le cœur de l'homme de ce temps. » (Evangelii nuntiandi, 8 décembre 1975).

Ainsi, celui ou celle qui veut annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus en ce monde n'est pas appelé à impressionner, mais à laisser transparaître le Christ. La fécondité de la mission ne dépend pas de la force du messager, mais de la puissance de l'Esprit qui agit à travers lui.

MA FOI DU BON DIEU : Messe à l'Oratoire Saint-Joseph


En ce dimanche 30 aout 2026, j'ai participé à la messe de 19h30 à l'Oratoire Saint-Joseph, à Montréal. J'ai profité de ma visite pour me rendre au lieu de sépulture de saint Alfred Bessette, le célèbre frère André.




SAINTS ET SAINTES : La vénérable Marie-Josephte Fitzbach

La vénérable Marie-Josephte Fitzbach

Par Benoit Voyer

31 août 2025

À Saint-Vallier, dans la région de Bellechasse, le 16 octobre 1806, naît Marie-Josephte Fitzbach, septième de huit enfants de Charles Fitzbach, natif du Luxembourg, et de Geneviève Nadeau, native de Saint-Michel.

À 13 ans, Marie entre au service d’une famille à l’aise financièrement, à Québec.

À 16 ans, elle travaille dans la famille du marchand François-Xavier Roy : elle gère la maison, prend soin de leurs deux enfants, Eulalie-Adèle et Eugène, et aide au commerce. En parallèle, elle suit des cours de français, d’écriture et de comptabilité.

Marie aimerait entrer dans une communauté religieuse. Les Augustines et les Ursulines, qui craignent qu’elle n’ait pas la santé nécessaire, refusent son admission.

En 1827, Marie-Anne Guillaume, alias « Madame Roy », décède à l’âge de 34 ans. Son départ change la destinée de Marie.

Dépassé par le départ de son épouse, François-Xavier vend son commerce et décide de se retirer à Cap-Santé avec ses deux enfants. Marie-Josephte, qui a maintenant 21 ans, le suit en acceptant de l’épouser. Le mariage est célébré le 17 avril 1828.

Marie et François-Xavier donnent naissance à trois filles : Sophie, Célina et Clorinthe.

Le 15 septembre 1833, à peine âgée de 42 ans, le père de cinq enfants décède.

La famille Roy réclame la garde des deux enfants issus du premier mariage et la plus grande part de l’héritage.

Moins fortunée, Marie se retrouve seule avec ses trois filles. Elles ont quatre, trois et deux ans. Elle se voit contrainte de les placer au pensionnat de la Congrégation de Notre-Dame, à Pointe-aux-Trembles.

Afin de subvenir à ses besoins, elle se met au service de l’abbé Dufresne, curé de Saint-Gervais. Peu de temps après, ce dernier se noie accidentellement. À la nomination du nouveau curé, Marie quitte le presbytère. Elle a 37 ans.

Clorinthe, sa plus jeune, demeurera finalement avec sa mère. Malade, elle décède à l’âge de 14 ans.

Sophie et Célina poursuivent leurs études à Québec. Elles deviendront les deux premières Sœurs de la Charité de Québec, nouvelle congrégation fondée par la vénérable Marcelle Mallet.

À la demande de l’archevêque de Québec, Marie Fitzbach prendra soin des détenus à leur sortie de détention. Ainsi naîtra, en 1850, l’Asile Sainte-Madeleine.

En 1856, Marie-Josephte Fitzbach fonde la communauté du Cœur Immaculé de Marie mieux connue sous le nom de Sœurs du Bon-Pasteur de Québec. Ainsi, elle devient religieuse.

Le 1er septembre 1885, Marie quitte cette terre. Elle a 78 ans.

Le 18 juin 2012, elle est déclarée vénérable par le pape Benoit XVI.

Marie-Josephte Fitzbach est inhumée à la Maison généralice des Soeurs du Bon-Pasteur, au 2550, rue Marie-Fitzbach, à Québec.

EN LIBERTÉ: La vénérable Marie Josephte Fitzbach (1er septembre)


LE PRÉSENT DU PASSÉ : Les Sœurs trinitaires à Granby depuis 4 ans

Les Trinitaires à Granby... 35 ans déjà


Les Sœurs trinitaires à Granby depuis 4 ans

Par Benoit Voyer


GRANBY — Dans le but de remplacer les Sœurs de la Charité de St-Hyacinthe au foyer des aînés de la maison Regina Mundi, les religieuses Trinitaires ne tardèrent point, en 1989, à se faire aimer de la clientèle âgée du boulevard Robert. « Quand l'autre communauté a annoncé son départ, souligne Sr Pauline Berger, ça a été difficile pour les résidents. Toutefois, la venue d'une autre congrégation venait apaiser certaines craintes. »

Les Sœurs Trinitaires ont une longue expérience auprès des aînés puisque c'est le charisme propre de ces dévotes. En exemple, Pauline Berger est infirmière de profession et a suivi des cours en gérontologie et en soins de longue durée.

« Ici, nous nous occupons des gens ayant une légère perte d'autonomie qui demandent des soins minimes. Notre tâche consiste à les aider pour leur hygiène, à assurer une présence pour différents petits besoins et pour le service des repas. »

Ce regroupement religieux vient de France où il a été fondé, en 1685, à Lyon, par quatre jeunes femmes qui provenaient des tertiaires de l'Ordre de la Très-Sainte-Trinité et qui désiraient intensément vivre un approfondissement de la spiritualité de leur association.

« Elles se sont réunies ensemble et des jeunes filles se sont jointes à elles, poursuit-elle. L'évêque ne voulait pas les reconnaître comme religieuses. Nous n'avons jamais su la raison qu'il invoquait. De nombreuses recrues continuèrent, tout-de-même à joindre le groupe. Ces ex-tertiaires devinrent les Filles de St-Nicé. »

Un jour, un membre se rend chez son frère à Valence et, par un heureux hasard, la demoiselle rencontre l'évêque de ce diocèse et lui présente leurs activités à Lyon. À la fin de l'entretien, le prélat diocésain lui demande s'il y aurait quelques filles de St-Nicé qui désireraient aller s'établir dans son diocèse. Ainsi, parce que ce pontife diocésain accepta de les reconnaître, naissaient les Sœurs Trinitaires de Valence.

À Ste-Marthe, une section similaire naissait, sous le nom des Sœurs Trinitaires de Ste-Marthe, grâce à l'initiative du curé de la paroisse qui était, d'ailleurs, lui aussi, un tertiaire.

Il voulait cette cellule pour s'occuper du soin des malades de son territoire. Ce sont ces religieuses qui, en 1949, vinrent fonder la mission canadienne à Longueuil.

Il y a quelques années, faute de relève, elles fusionnèrent avec celles de Valence.

(L'Hebdo Granbyen, 12 juin 1993, p. 31)