ARTICLE DU JOUR: Maurice Duplessis

Maurice Duplessis

Par Benoit Voyer

6 septembre 2025

À Schefferville, le 7 septembre 1959, à 0h05, un peu après minuit, décède Maurice Duplessis [1].

Le premier ministre du Québec passe quelques jours en Haute-Côte-Nord en compagnie de membres de son caucus et de quelques hommes d’affaires. L’hémorragie cérébrale et la paralysie complète de son côté droit mettent fin à ce temps de repos.

À la suite du drame, tous partent laisse autour du leader de l’Union nationale, sa sœur, Jacques Bureau, son neveu, son trésorier, Horst Rosmus, le médecin qui veille sur lui, et, le jeune père Marcel Champagne, Oblat de Marie Immaculée.

Son corps est transporté à Québec où il sera exposé à l’Assemblée législative. 100 000 personnes iront lui rendre un dernier hommage.

Le service funèbre a lieu à la cathédrale de Trois-Rivières en présence de tous les membres du gouvernement provincial, de tous les évêques, de près de la moitié du gouvernement fédéral conduit par Diefenbaker et des milliers de trifluviens. C’est Mgr Maurice Roy qui présidera la messe funèbre.

Maurice Duplessis sera inhumé dans le lot 73 du cimetière Saint-Louis [2], situé à l’angle du boul. des Forges et de la côte Laflèche. Il est enterré auprès de son père, le juge Nérée Le Noblet Duplessis, décédé le 23 juin 1926, et de sa mère Marie-Berthe Genest, morte le 26 juillet 1921.

Ce jour où Maurice devint premier ministre du Québec
le 17 août 1936 est une chaude journée d’été. Le ciel du Québec est bleu. Il n’est pas question ici de jeu de mots, car il n’y avait vraiment pas de nuages à l’horizon [3].

A Trois-Rivières, en ce jour d’élections au Québec, la photographie de Maurice est dans de nombreuses vitrines de la ville et les électeurs se dirigent en grand nombre aux urnes.

En soirée, Maurice Duplessis est chez sa sœur. Elle habite près de la Cathédrale de l’Assomption, au centre-ville. Il attend les résultats…

Aujourd’hui, 76 candidats sont élus sous la bannière de l’Union Nationale (UN) avec 57,5% du vote populaire et 14 pour le Parti libéral du Québec (PLQ) avec 41%. Pour le premier ministre sortant, Adélard Godbout, c’est un échec monumental. Il n’est même pas réélu dans la circonscription de l’Islet.

A Trois-Rivières, l’UN obtient 3113 votes de plus que Philippe Bigué du PLQ. Pourtant, en 1931, ils étaient nez à nez. Duplessis devient député avec seulement 41 votes de plus que lui.

Ce soir, la joie est sur toutes les lèvres. Le nouveau leader de la province ne tarde pas à exiger qu’on appose un scellé aux documents du Trésor public afin d’empêcher les libéraux de les détruire. Une enquête publique est demandée.

La campagne électorale
Dans la population québécoise, les espoirs de renouveau étaient évidents durant les derniers jours de la campagne électorale. Partout, la foule était au rendez-vous pour entendre et acclamer Duplessis.

Le 12 août, notamment, Maurice Duplessis et l’Union nationale réunissent plus de 30 000 personnes au Stade de Montréal. Les propos du chef sont un échange de questions et de réponses avec la foule survoltée, concernant particulièrement des dénonciations du Parti Libéral et de la vision de l’UN. Naturellement, les plaisanteries sont au rendez-vous.

Le lendemain, dans le journal La Patrie [4], on écrira que Duplessis « a tenu […] une des plus grandes assemblées politiques qui ne se soient jamais vues à Montréal et dans la province de Québec ».

Et puis, le 14 août, à Victoriaville, « devant une foule très considérable réunie dans la cour du Collège des Frères, le chef de l’Union Nationale prononce l’un des derniers discours de sa campagne électorale »[5], près de 20 000 partisans vont à sa rencontre.

C’est chez lui, à Trois-Rivières, qu’il termine sa tournée de la province. Il n’y avait pas mis les pieds durant la campagne électorale. Dans la plus grande ville de la Mauricie, durant les deux derniers rassemblements, il n’est plus question de « Monsieur Duplessis », mais simplement de « Maurice ». Les électeurs trifluviens sont fiers de lui. Pour eux, « leur homme « est une bouffée d’air frais. Il répond à leurs attentes. Il y a longtemps que la région souffre de l’aristocratie de la ville de Québec et de la monstruosité commerciale et de l’angoisse montréalaise. A leurs yeux, Maurice est un héros.

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[1] Benoit Voyer (article non signé). « La mort de Duplessis », L’Hebdo journal, 1er septembre 1996, p. 15
[2] Benoit Voyer. Duplessis est enterré au cimetière St-Louis, L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 3
[3] Benoit Voyer. « Il y a 60 ans, Duplessis devenait premier ministre », L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 3
[4] « Montréal acclame Duplessis », La Patrie, 13 aout 1936, pp. 2 et 6
[5] « M. Maurice Duplessis s’est fait entendre hier à Victoriaville », Le Nouvelliste, 15 aout 1936, pp. 3 et 13

Le lieu de sépulture de Maurice Duplessis dans le Cimetière Saint-Louis, a Trois-Rivières, le 29 avril 2025


PAROLE DE René Lévesque

ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC: Entretien avec Ange Claude Bigilimana (2) - En rappel


Le 6 mars 2025, Benoit Voyer, président de l'Association de Rousseau du Parti conservateur du Québec, s'entretien avec Ange-Claude Bigilimana, candidat Conservateur a l'occasion de l'élection partielle qui aura lieu dans la circonscription de Terrebonne le 17 mars 2025 (2e partie de 10). Sujet: Pourquoi devenir député?

MUSIQUE: Karnage bouge


Karnage bouge

Bouge, le nouvel album pop-world de Don Karnage, a été lancé, le 22 août, au Club Med World. Il lui a fallu un an et demi pour écrire cet album où il délaisse le rythme hip-hop de son précédent CD, Vice-Versa. Né à Montréal, Karnage a été en nomination au gala de l'ADISQ en 2000 dans la catégorie du meilleur album hip-hop et a été sacré révélation de l'année au Cameroun.

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 7 au 13 septembre 2002, page 61)

5 septembre 2025


LE BALADO: Le réveil du religieux


ARTICLE DU JOUR: Le vénérable Clément-Marie Staub

Le vénérable Clément-Marie Staub

Par Benoit Voyer

5 septembre 2025

A Kaysersberg, en Alsace (France), le 2 juillet 1876, naît Joseph, fils de Clément Staub et Marguerite Hertig. Il s’agit de leur 4e enfant.

Sa famille est modeste et l’éducation religieuse est une valeur importante pour ses parents, des personnes de grande foi chrétienne. Dans la salle familiale, une statue du Sacré-Cœur domine la pièce.[1]

Le 23 mars 1890, Joseph fait sa première communion. Il a 14 ans. Cette même année, il entre dans la congrégation des Augustins de l’Assomption, fondée en 1850 par le père Emmanuel d’Alzon.

Le 6 septembre 1896, il revêt le costume des Assomptionnistes. On lui donne le nom de frère Marie-Clément.

Le 8 septembre 1897, il fait sa première profession religieuse. Sa formation religieuse durera deux ans.

A la fin de son noviciat, on l’envoie compléter ses études à Rome. Il y étudiera la philosophie et la théologie. Il obtiendra deux doctorats. Près du siège de saint Pierre, il développe un grand attachement au pape et à l’Église. Il recevra le sacrement de l’ordre, le 19 mars 1904, à quelques pas du Saint-Siège, en Italie. Il célébrera sa première messe dans l’église où il a été baptisé, en Alsace.

Il débute son parcours de prêtre en étant sous-prieur et chargé de cours auprès des novices assomptionnistes, à Louvain.

En 1906, il ira fonder un noviciat a Gempe, en Belgique. Il en devient le supérieur et le maître des novices. En parallèle, il donne des causeries et anime des retraites spirituelles en France, en Belgique et où on le demande. Enfin, il passera quelque temps en Angleterre.

On l’envoi finalement aux États-Unis, dans un collège dirigé par sa communauté religieuse à Worcester, dans l’État du Massachusetts, a environ 1h15 d’automobile de Boston. Cette affectation ne devait être que temporaire. Il passera le reste de sa vie en Amérique. Dans cette région, il se retrouve au milieu de religieux européens. Il se sent donc un peu comme chez lui.

A Noel 1914, à Worcester, le père Marie-Clément Staub fonde les Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc, sa sainte préférée. La nouvelle communauté religieuse a pour mission d’aider aux soins domestiques des prêtres et de les assister dans leur ministère.

Le Montmartre canadien
En 1917, il propose à l’archevêque de Québec, le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, d’établir dans son diocèse les Assomptionnistes, les Sœurs de Sainte-Jeanne-D’Arc et d’établir un bureau pour le Canada de l’Archiconfrérie de la prière et de pénitence, mieux connu de nos jours du nom de Montmartre canadien. L’offre est acceptée.


Pendant une vingtaine d’années, il est à la tête des œuvres qu’il a établi à Québec et anime des retraites spirituelles ayant principalement pour thème le Sacré-Cœur de Jésus.

Dans son petit livre sur Clément-Marie Staud, le père Xaxier Vandermeerschen explique que « le début de l’année 1936 marqua pour lui un arrêt dans ses activités et même un séjour de trois semaines à l’Hôtel-Dieu de Québec. Rentré a la maison-mère [des Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc], il fut astreint a de longs repos, continuant cependant de croire à sa guérison et de nourrir de grands projets. Il ne pensait pas – et qui l’eut pensée? – être à quelques semaines du dernier grand projet inscrit pour lui dans le livre de la vie – le retour à Dieu. »[2]

La tombe du vénérable Marie-Clément Staub
Le 16 mai 1936, vers 20h45, à la maison mère des Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc, à Sillery, devenu un des 35 quartiers de la ville de Québec, une crise cardiaque s’attaque à lui : « Les spasmes de la crise terminées, le père esquissa un sourire et, pendant quelques secondes, leva la main gauche dans un geste d’adieu. Sans secousse, sans même un soupir perceptible, le grand apôtre et le grand fondateur rendait l’âme à Dieu. Il était 21h30 ».
[3] Le père Marie-Clément Staub n’a que 59 ans.

Le 3 avril 2014, le pape le déclare « vénérable », première étape de trois vers la béatification et la canonisation.

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[1] Cf. Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p.4
[2] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p.33
[3] Xavier Vandermeerschen. Marie-Clément Staub, A.A. 1876-1936, apôtre et fondateur, Secrétariat Père Marie-Clément, Sœurs de Ste-Jeanne d’Arc, 1991, p.35

La chapelle du Montmartre canadien, a Québec


PAROLE DE Marie Guyart de l'Incarnation


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC: Ange-Claude Bigilimana (1) - En rappel


Le 5 mars 2025, Benoit Voyer, président de l'Association de Rousseau du Parti conservateur du Québec, s'entretien avec Ange-Claude Bigilimana, candidat Conservateur a l'occasion de l'élection partielle qui aura lieu dans la circonscription de Terrebonne le 17 mars 2025 (1ere partie de 10). Sujet: Qui est Ange-Claude Bigilimana? Quel est son parcours?

MUSIQUE: Mitsou se prépare à la maternité


Mitsou se prépare à la maternité

Mitsou a confié à Échos vedettes qu'elle se prépare à tomber enceinte d'ici 18 mois. Son désir d'avoir un bébé n'est pas nouveau, mais elle n'avait pas fixé de date à l'heureux événement jusqu'à ce jour.

Est-ce que son Johann la demandera en mariage avant? Cela est fort probable. Le 29 juillet 2001, lors de leurs fiançailles, il lui avait promis de l'épouser. Le 13 février 2002, à l'occasion de son émission matinale à CKMF, Mitsou a lancé: « Pas avant un an et demi! » On peut donc penser que le couple se mariera à l'été 2003.

Par ailleurs, il y a quelques jours, l'animatrice et chanteuse a célébré son 32e anniversaire de naissance. Pour l'occasion, Johann lui a offert en cadeau une séance de massothérapie de 90 minutes chez un professionnel.

« Après le massage, il m'attendait à la porte avec mon costume de bain et il m'a amenée à la piscine. Nous sommes aussi allés nous détendre sur une terrasse. Quel homme romantique! » a confié la directrice du magazine Clin d'oeil, Sa journée festive s'est terminée par une fête surprise en compagnie d'une trentaine d'amis et de membres de sa famille. La réception a eu lieu au restaurant Le Symposium sur l'avenue du Parc. « J'ai trouvé ça très touchant! »

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 14 au 20 septembre 2002, page 13)

4 septembre 2025


LE BALADO - La sécularisation de la spiritualité


ARTICLE DU JOUR: Louis Voyer (1861-1902)

Louis Voyer (1861-1902)

Par Benoit Voyer

4 septembre 2025

Le 15 juin 1861, dans la paroisse Saint-Alexandre, à Kamouraska, Louis Voyer et Joséphine Bélanger donnent naissance à Louis.

Il est baptisé le même jour dans l’église catholique du patelin. Son parrain est Célestin Bélanger, son grand-père, et sa marraine est Marie Charlotte Dionne, sa grand-mère.

En 1867, c’est la fin du Régime britannique en Amérique et la naissance du Dominion canadien.

Dorilda Garneau

Le 8 février 1887, dans l’église catholique de Saint-André-de-Kamouraska, il épouse Dorilda Garneau, benjamine de Rémi Garneau et Désange Gagné, un couple à l’aise dans la petite municipalité. Ils ont grandement contribué à la construction de l’église du village. Au moment du mariage en l’absence de son père décédé, c’est son frère Rémi qui est son témoin. Louis c’est son père Louis.

Louis est cultivateur. Dorilda et Louis donneront naissance a onze enfants, dont plusieurs décéderont en bas âges : Louise (1888-1897), Edgar (1889-1967), Rosario (1890-), Armand (1890-), Ernestine (1893-1897), Alexandrine (1894-1897), Jean-Charles (1895-), Louis-Philippe (1897-), Laurier (1898-1900), Félix-Alfred (1899-1900) et Julienne (1903-1903).

Au recensement de 1891, l’agent du gouvernement enregistre Louis Voyer (29 ans), cultivateur, Dorilda Garneau (25 ans), Louise Voyer (3 ans), Edgar Voyer (1 an), Rosario Voyer (7 mois), Louis Voyer (66 ans), Célanire Marquis (47 ans), le deuxième épouse de Louis, son grand-père et Ludger Voyer (18 ans) qui se prépare à devenir prêtre catholique.

A celui de 1901, à Saint-Alexandre, Louis Voyer a 39 ans et Dorilda Garneau a 35 ans. Leur marmaille est composée d’Edgard (11 ans), Rosario (10 ans), Armand (9 ans), Jean-Charles (5 ans) et Louis-Philippe (4 ans).

Le cimetière de Saint-Alexandre, au Bas Saint-Laurent
Louis Voyer, 41 ans, décède à Saint-Alexandre, le 24 juillet 1902. Ses funérailles sont célébrées cinq jours plus tard, à Saint-Alexandre. Elles sont présidées par l’abbé Ferdinand Garneau, curé de la paroisse de Saint-Roch-des-Aulnaies et frère de Dorilda. Il est inhumé dans le cimetière de la paroisse, pas très loin de la route principale.

Ainsi donc Dorilda se retrouve seule avec sa marmaille... enceinte de quelques mois. Edgar, 13 ans, qui est l’aîné, est obligé de seconder sa mère sur la ferme familiale.

Le 11 janvier 1903, Dorilda Garneau-Voyer donne naissance à Juliette. La petite décédera dix jours plus tard, soit le 21 janvier.

De quoi est décédé Louis ? Il n’y a aucune indication dans les registres et la documentation trouvée jusqu’à maintenant. Serait-ce la variole ? On sait qu’il y avait une épidémie dans certaines régions du Québec en 1901-1902.

PAROLE D'André Beauchamp


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC - Devenez membre, participez au vrai changement


MUSIQUE: Le party de filles d'Alicia Keys


Le party de filles d'Alicia Keys

Environ 7000 jeunes fans, surtout des filles, ont acclamé, lundi soir, au Centre Molson, la talentueuse et ravissante Alicia Keys, l'interprète des populaires chansons Fallin' et Rock with U. La reine du dernier gala des Grammies est entrée en scène comme une déesse au son d'un remix dance de la cinquième symphonie de Beethoven et du tonnerre d'applaudissements qui ont presque fait dérailler le spectacle.

Elle a gâté ses admirateurs en leur offrant un décor grandiose aux allures new-yorkaises où prenaient place neuf musiciens, trois danseurs, deux rappeurs, trois choristes et quatre pianos, dont un à queue. Son grand défi fut de combler 90 minutes de spectacle avec un album qui en fait à peine 60. Donc, en plus de la reprise de How Come You Don't Call Me, une jolie chanson presque inconnue de Prince qu'elle fait déjà sur son album, elle a interprété des pièces d'autres artistes, dont Leon Russel et The Doors.

Née à Manhattan, le 25 janvier 1981, d'une mère blanche et d'un père noir, sous le véritable nom d'Alicia Angello Cook, elle est une fille de la rue et n'a pas peur de l'affirmer. C'est là qu'elle a appris le soul et le R&B jusqu'à en devenir une des grandes interprètes.

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 31 août au 6 septembre 2002, page 61)

3 septembre 2025


LE BALADO - La dimension spirituelle de l'humain (2)


ARTICLE DU JOUR: La bienheureuse Dina Bélanger

La bienheureuse Dina Bélanger

Par Benoit Voyer

3 septembre 2025

Il y a maintenant quelques années que je m’intéresse à Dina Bélanger. En premier lieu, parce qu’il s’agit d’une lointaine petite cousine de sang [1]. Mon arrière-arrière-grand-mère du côté des Voyer s’appelle Joséphine Bélanger (1838-1878). Dans la ligne de ma grand-mère Alice Chenard, figure Timothée Bélanger (1833-1920), mon arrière-arrière-grand-père. Plus loin dans mon arbre, la mère de René Voyer, celui qu’on a longtemps appelé Étienne à cause d’une calligraphie difficile à lire dans les registres, s’appelle Marie Bellanger (née en 1676). Il s’agit de ma sixième arrière-grand-mère. C’est la mère du premier Voyer de sa lignée en Amérique. Je suis donc un descendant de la famille Bélanger tout comme Dina.

Cependant, plus je m’intéresse à elle, notamment en lisant à son sujet ou ce qu’elle a écrit et en visitant des lieux où elle a vécu, elle est devenue une personne proche de mon quotidien.

Son histoire est simple, comme celle de bien des francophones d’Amérique.

Il était une fois
Octave Bélanger

Dina Bélanger est la fille d’Octave Bélanger (1871-1952) et Séraphia Matte (1870-1951). Elle est née le 30 avril 1897, « a 9 heures moins dix minutes le matin » [2], au 168, rue Notre-Dame-des-Anges, à Québec. Elle est de la même génération que mes grands-parents.


Elle a été baptisée le même jour, en après-midi [3], dans la belle église catholique Saint-Roch, à Québec [4]. On lui a donné les prénoms de Marie, Marguerite, Adelaïde et Dina. On inscrit au registre paroissial [5] que son père est « tireur de livres ». Son parrain est Olivier Bélanger, son grand-père, et sa marraine est Adelaïde Bélanger, sa tante. Le célébrant est l’abbé L.P. Côté.

Ses parents sont des gens à l’aise, au-dessus de la moyenne de la population de leur époque. Ce sont des gens appréciés dans leur entourage. Ils s’impliquent dans leur communauté en aidant les gens du mieux qu’ils peuvent. Octave est comptable. Il est reconnu pour sa droiture et ses valeurs religieuses. Séraphia a la réputation d’une sainte femme. D’ailleurs, un jour, lorsqu’il entend qu’on songeait à béatifier Dina, Adjutor Faucher, curé à Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier, dira : « On devrait d’abord béatifier la mère ». Cela en dit long.
Séraphia Matte

Au sujet de sa naissance à la veille du mois de mai, qu’on disait à cette époque être le « mois de Marie », Dina écrira : « Le bon Dieu, à l’aube de ma vie, m’a enveloppée, il me semble, d’un manteau protecteur de la Vierge bénie; mes yeux virent la lumière le jour de l’ouverture du mois de Marie, un vendredi, et ce soir-là même, la grâce du saint baptême chassait le démon de mon âme pour y laisser régner en maître l’Esprit divin » [6]. Toutes sa vie, elle aura une grande dévotion a la mère de Jésus. Le « mois de Marie » était important pour elle.


Enfance
De 1899 à 1906, Séréphia, Octave et Dina Bélanger habitent le 311 ½, rue Saint-Joseph [7], près de la rue Dorchester. Ce lieu est disparu. Il a fait place au Théâtre de la Bordée. C’est ce que confirme le recensement de 1901. D’ailleurs, cette année-là est érigée la paroisse Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier d’un détachement de Saint-Roch [8].

Par la suite, de 1906 à 1927, ils habitent le 429, rue du Roi (devenu le numéro 129) [9], un autre lieu disparu.


Le 2 mai 1907, Dina fait sa première communion dans l’église Notre-Dame-de-la Jacques-Cartier, à Québec.[10]

Dans son livre « Sur les traces de Dina », Ghislaine Boucher décrit ainsi le caractère de Dina Bélanger : « D’une nature très droite, d’un caractère timide, extrêmement sensible, ordonnée en tout, tenace, opiniâtre même, Dina montre dès ses premières années une extraordinaire constance dans la recherche de Dieu. De son père, elle tient le goût de l’ordre, de l’exactitude mathématique, de la mise au point. Elle décrira sa vie intérieure avec une précision qui ne laisse rien à désirer. De sa mère, elle a la tendre piété, la modestie, la discrétion et une abnégation toute chrétienne » [11].

On pourrait aussi ajouter qu’elle a une belle imagination. On le voit dans sa piété et son récit autobiographique ou elle écrit ses dialogues intérieurs avec Jésus. C’est aussi une grande artiste.


Dina fait l’admiration de ses parents. Octave, son père, lui voue une affection particulière. Il est très présent auprès d’elle, beaucoup plus que la moyenne des pères de son époque. Elle écrira dans ses mémoires : « Quelle joie lorsque mon père rentrait à la maison, le soir! Il ne pouvait que très rarement venir le midi. Il me prenait dans ses bras, m’embrassait, me caressait, parfois longtemps, après le souper, alors qu’il devait être fatigué. J’étais son adoration. Il passait des heures à jouer avec moi, à répondre à mes innombrables questions. Son bonheur était de me fournir quelque surprise agréable : une promenade, un objet quelconque, chapelet, statuette, jouet, bijou. A propose de ce dernier mot, les premiers bijoux dont je me souviens sont un petit cœur en or et une petite croix » [12].

Petite fille, on lui apprend à chanter : « P’tit Jésus Bonjour! Mes délices, Mes délices […] J’ai rêvé cette nuit que j’étais au paradis; mais c’était un songe, un si beau mensonge que mon âme est attristée ». Cette chanson, tiré des cahiers de la Bonne chanson, a connu un certain succès grâce a son interprétation sur disque par Arthur Lapierre.


En se souvenant de cette chansonnette, Dina écrit dans son autobiographie : « Ce beau songe au paradis, cette image tant évoquée peut-elle être une des causes de la nostalgie du ciel qui m’a poursuivie toute ma vie? Nostalgie douce parce qu’elle est un des fruits de l’amour, mais aussi nostalgie cruelle comme un martyre parce qu’elle est le tourment de l’exil. Et je puis dire : « Mon Dieu, je m’ennuie et me suis toujours ennuyée loin de vous, ici-bas » [13]. « P’tit Jésus bonjour! Mes délices et mes amours… »

Adolescence

A l’école, Dina Bélanger est une élève modèle. De 6 à 12 ans, elle fait son primaire à l’école Saint-Roch, à Québec. A partir de 8 ans, elle commence l’étude du piano. De 12 à 14 ans, son secondaire se fait au couvent Jacques-Cartier, dans sa paroisse.

A 14 ans, Dina Bélanger devient étudiante au Collège de Bellevue. L’établissement est tenu par la Congrégation de Notre-Dame fondée par sainte Marguerite Bourgeoys.

En octobre 1911, elle consacre sa virginité au bon Dieu. Elle écrira à ce sujet : « Je fis une offrande à Notre Seigneur : Je lui consacrai entièrement et pour toujours ma virginité; et j’ajoutai : en autant que cette promesse pouvait lui être agréable. […] Cet acte me désaltérait un peu de l’ardente soif que j’éprouvais de me livrer à son amour ». [14]

La vie au couvent n’est pas facile pour Dina. Elle a ses habitudes d’enfant unique et d’avoir sa chambre bien à elle. Sœur Mathilde, son professeur, racontera que « sa mère tenait à la mettre pensionnaire pour la mettre en contact avec les jeunes filles de son âge. Pour la former à la vie commune, on lui confia des initiatives l’obligeant à prendre part aux récréations, aux divertissements. Il lui fallut du renoncement pour se plier à cela, car son tempérament était plutôt méditatif ». Dina a tenu bon malgré les embuches…


En 1913, à l’âge de 16 ans, Dina Bélanger vient à peine de sortir du couvent qu’elle se dresse un programme de « respiration spirituelle ». Cela étonne à un âge ou on songe habituellement à des activités frivoles. Son plan consiste à la prière du matin et du soir, la participation quotidienne à la messe, le chapelet, au moins dix minutes de méditation et un examen de conscience matin et soir. Décidée, elle tiendra ferme à ce programme, mais en demeurant discrète sur sa pratique de l’ascèse chrétienne.

New York
De 16 à 19 ans, elle s’investit à fond dans l’étude du piano. En six mois, elle parcourt toutes les étapes et obtient le diplôme de « classe supérieure ». Puis elle passe au niveau « lauréat » et, finalement, atteint le degré « professeur ou enseignement ».

Dans son récit autobiographique, Dina Bélanger ne parle pas de ses professeurs de musique. Malgré tout, on sait qu’elle a suivi les cours d’Arthur Bernier, organiste à Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier, à Québec, de 1914 à 1917. Suivra ceux de Bernadette Létourneau, qui deviendra d’ailleurs son amie intime et religieuse de Jésus-Marie.


Dans ses mémoires, Dina écrit : « Vers la fin de l’année 1915, la question de me faire étudier le piano dans un conservatoire, à l’étranger, commença à devenir sérieuse. New York était la ville désignée, et la maison des Dames de Jésus-Marie, « Our Lady of Peace », la pension idéale. Mes bons parents hésitèrent longtemps. Leur sollicitude s’alarmait. Ils examinèrent avantages et dangers. Mgr [Omer Cloutier] les conseillait fortement. De plus, j’aurais deux compagnes québécoises et je serais confiée à la surveillance de religieuses dévouées. En février, mon père et ma mère me donnèrent leur consentement et me promirent le généreux cadeau de deux années d’étude; les cours duraient près de huit mois, chaque année ».[15]

Au conservatoire, elle est une très bonne élève, même si elle dit le contraire. Dans son autobiographie, elle se plaint de son « jeu sec, nerveux et froid », de ses problèmes de mémoire qui arrivent parfois, de son inaptitude à l’enseignement… Elle est très critique envers elle-même. Peut-être un peu trop. Durant ses années à New York, elle remporte plusieurs prix et est ovationnée par le public.


En octobre 1916, Dina Bélanger passe la frontière canado-américaine, à St· Albans, au Vermont, en compagnie de Bernadette Létourneau. Elles sont en direction de New York pour une deuxième année au Conservatoire. D’ailleurs, depuis le début de leurs études, elles cohabitent dans la même chambre.

Dina est très attachée à ses parents. A New York, où elle passe 470 jours en tout, elle écrira à ses parents 280 lettres, ce qui en fait une a tous les deux jours.[16]

Dina Bélanger au Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré
Dans son récit, Ghislaine Boucher [17] écrit : « Lettres très affectueuses, débordantes d’entrain, d’enthousiasme, de gaieté, d’optimisme… Le souci de précision, toutefois, étonne le lecteur. En 1916-1918, Dina était une vraie jeune fille, pleine de vie, et elle tenait à ne paraitre que cela. Si ces lettres ne rendent pas le même son que l’autobiographie, il n’y a cependant aucune contradiction entre les deux documents. Les amies new-yorkaises, en attente toutes deux de la vie religieuse, n’en parlaient point entre elles; elles se laissaient aller sans contrainte à cette joie exubérante que la paix d’une bonne conscience procure aux cœurs de vingt ans. Dans ses lettres, Dina prend le ton d’aimable badinage en écrivant à ses parents pour les rassurer, les réjouir et les consoler d’une longue séparation. Aucune plainte, aucune critique dans ces lettres qui ne contiennent pas l’ombre d’une malice ou d’une médisance. Une joyeuse Dina étudiant avec enthousiasme, tel est le portrait tracé dans sa correspondance a ses parents ».


C’est un peu ce que Dina confirme dans son autobiographie en écrivant « J’étais en plein milieu de jouissances artistiques. Il fallait parler anglais, écouter, comprendre, étudier en anglais! C’était amusant, surtout au début. Heureusement que les pianos possèdent la même sonorité dans les différents pays » [18].


Même si elle ne se sent pas la hauteur pour l’interprétation musicale, elle excelle en « harmonie », une discipline difficile. Elle écrit à ce sujet : « J’avais commencé l’étude de l’harmonie encore à Québec. Dès la première leçon, je sentis un attrait spécial pour cette branche de la musique. Dans la suite, par tendance, j’aurais négligé le piano pour enchaîner les accords » [19]. Ayant hérité de «l’esprit mathématique » de son père, elle retrouvait dans cette discipline quelque chose de plus cartésien et logique.

A son retour à Québec, Dina donnera quelques concerts, la plupart au profit d’œuvres de charité.

Dina Bélanger, la musicienne, a composé deux pièces mémorables, dont « Rêverie sur le Saguenay » et « Les cloches de l’abbaye ».

Église Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier

Religieuse

Le 1er juin 1921, le recensement indique que Dina et ses parents habitent toujours le 429, rue du Roi, à Québec.[20]

Le jeudi 11 août 1921, Dina fait son entrée au Noviciat de Jésus-Marie à Sillery. Le 15 février 1922, Dina revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Marie Sainte-Cécile de Rome. Le 15 août 1923, Dina fait sa profession temporaire dans la congrégation de Jésus-Marie.

Rapidement, on envoie sœur Marie Cécile de Rome au Collège de Saint-Michel-de-Bellechasse afin de remplacer une religieuse. En septembre et octobre 1923, elle enseigne la musique.[21]


Durant la deuxième semaine d’octobre 1923, elle contracte la scarlatine en soignant une élève. Elle passera quelques mois à l’infirmerie des religieuses, à Sillery. Durant ces mois, elle développe sa vie spirituelle.


De janvier à avril 1924, Dina retourne enseigner à Saint-Michel-de-Bellechasse [22]. Le 2 avril, elle retourne à l’infirmerie, à Sillery. La scarlatine s’est transformée en tuberculose.

Du 24 mars au 30 juin 1924, à la demande de sa supérieure, elle écrit le parcours de sa vie. Ghislaine Boucher raconte : « La supérieure recueillait un a un les cahiers de Dina. Elle les prenait en remerciant, les mettait dans un tiroir de son bureau sans le lire. Et Dina continuait; elle continuera à noter par la suite, au jour le jour, […] jusqu’à sa mort en 1929 » [23].

En juillet 1926, elle fera son dernier séjour à Saint-Michel de Bellechasse. [24]

En 1927, afin de se rapprocher du couvent Jésus-Marie, où demeure leur fille unique, ses parents achètent une maison au 1376, avenue des Grands-Pins, à Sillery [25].

Atteinte de tuberculose, le 4 septembre 1929, Dina meurt à l'infirmerie des religieuses de Jésus-Marie, à Sillery. Elle a 32 ans.

Le 7 septembre 1929, Dina est inhumée dans le cimetière des religieuses de Jésus-Marie, à Sillery.

Lieu de sépulture de Dina Bélanger
Et après…

Ses parents continueront d’habiter le secteur jusqu’en 1945. Par la suite, jusqu’à leur mort, ils logeront au 1240, avenue Maguire [26].

De nos jours, Dina repose dans la chapelle des Religieuses Jésus-Marie, 2049, chemin Saint-Louis, à Québec. [27] Octave Bélanger et Séraphia Matte, ses parents, sont inhumés dans le lot "B 25 St-Joseph" du Cimetière Saint-Charles, à Québec, section du Cimetière Saint-Vallier. [28]

Le Soleil, 22 juillet 1952

Le 20 mars 1993,le pape Jean-Paul II a proclamé Dina Bélanger « bienheureuse ».


Le 4 septembre de chaque année, l’Église catholique du Canada commémore sa mémoire.
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[1] Benoit Voyer. Je suis un lointain parent de la bienheureuse Dina Bélanger, 4 septembre 2023 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2023/09/je-suis-un-lointain-parent-de-la.html
[2] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.5
[3] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.6
[4] Benoit Voyer. Sur les pas de la bienheureuse Dina Bélanger, 30 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/sur-les-pas-de-la-bienheureuse-dina.html
[5] Cf. Registres d’état civil et registres paroissiaux (Collection Drouin), Québec, Canada, 1621 à 1968 pour Marie Marguerite Dina Adelinde Belanger https://www.ancestry.ca/imageviewer/collections/1091/images/d13p_1699a1282?pId=636682
[6] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.7
[7] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.7
[8] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.10
[9] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.7
[10] Benoit Voyer. Sur les pas de la bienheureuse Dina Bélanger, 30 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/sur-les-pas-de-la-bienheureuse-dina.html
[11] Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, pp.8-9
[12] Cité dans: Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.12
[13] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.14
[14] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.15
[15] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, pp. 31-32
[16] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.35
[17] Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.35
[18] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.35
[19] Cité dans : Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.37
[20] Benoit Voyer. Sur les pas de la bienheureuse Dina Bélanger, 30 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/sur-les-pas-de-la-bienheureuse-dina.html
[21] Cf. Sanctuaire Dina Bélanger à Saint-Michel-de-Bellechasse , 9 juillet 2017 https://dinabelangerfr.blogspot.com/2017/07/sanctuaire-dina-belanger-saint-michel.html
[22] Cf. Sanctuaire Dina Bélanger à Saint-Michel-de-Bellechasse , 9 juillet 2017 https://dinabelangerfr.blogspot.com/2017/07/sanctuaire-dina-belanger-saint-michel.html
[23] Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.56
[24] Cf. Sanctuaire Dina Bélanger à Saint-Michel-de-Bellechasse , 9 juillet 2017 https://dinabelangerfr.blogspot.com/2017/07/sanctuaire-dina-belanger-saint-michel.html
[25] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.8
[26] Cf. Ghislaine Boucher. « Sur les traces de Dina », Centre Dina-Bélanger, 2002, p.8
[27] Benoit Voyer. La bienheureuse Dina Bélanger, 15 mai 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/05/la-bienheureuse-dina-belanger.html
[28] Benoit Voyer. Les parents de la bienheureuse Dina Bélanger, 24 juillet 2025 https://benoitvoyerenliberte.blogspot.com/2025/07/les-parents-de-la-bienheureuse-dina.html

PAROLE DE Marie Guyart de l'Incarnation


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

EN MUSIQUE - Travailler c'est trop dur (Zachary Richard)


CULTURE: Les Invasions barbares


Denys Arcand tourne la suite du Déclin de l'empire américain Rémy survivra-t-il à sa terrible maladie?

Les Invasions barbares, la suite du film Le Déclin de l'empire américain, qui a connu un grand succès en 1986, est en marche. Denys Arcand débutera le tournage dès ce week-end.

Maintenant au début de la cinquantaine, Rémy (Rémy Girard) est gravement malade. Il mène un dur combat pour rester en vie. Louise (Dorothée Berryman), son ex-épouse de qui il est divorcé depuis une quinzaine d'années, invite leur fils Sébastien, qui est banquier à Londres, au chevet de Rémy. Puisque leur relation n'est pas très bonne, Sébastien hésite.

Malgré tout ce qu'il peut reprocher à son père, il finit par accepter de rentrer à Montréal pour l'accompagner.

Quelle est la véritable maladie de Rémy? Sébastien fera tout pour percer ce grand mystère. Tout! « Nous évoluons dans des milieux très différents. Cela ne facilite pas mes rapports avec mon père, mais nous devons nous parler. Dans nos échanges, il y a souvent des confrontations. Nous traversons d'intenses moments de vérités », a raconté Stéphane Rousseau, qui incarne le rôle de Sébastien.

Au chevet du malade défileront ses anciennes maîtresses, dont une incarnée par Sophie Lorrain, et plusieurs de ses amis intellectuels. Ils viendront lui apporter un peu de réconfort et régler quelques vieux différends.

Que sont devenus Dominique (Dominique Michel), qui n'avait pas peur de réchauffer son lit avec les conjoints des autres, Pierre (Pierre Curzi), qui ne voulait guère se reproduire, Diane (Louise Portal) et ses pulsions sexuelles, Claude (Yves Jacques), l'homosexuel qui urinait du sang?

Le cinéphile rencontrera aussi une gamme de nouveaux venus puisque ce film fait place à la génération des enfants des personnages d'il y a 18 ans.

Étonnant! Pierre est maintenant marié à Ghislaine (Mitsou), une femme très contrôlante et maternelle, et ils ont deux enfants. « Mon chum a ri lorsque je lui ai parlé de ce rôle! Il m'a lancé: "Quelle coïncidence! C'est exactement ce que tu es dans la vraie vie” », a confié Mitsou en interview.

Une mise en scène de la vraie vie
Est-ce que ce film défend des valeurs humaines et lance une réflexion sur la vie? Denys Arcand s'en défend bien! « Si je voulais lancer un message à la société, j'enverrais un télégramme à la collectivité ou j'écrirais un essai... A 61 ans, j'ai quelques amis qui commencent à être malades. J'ai perdu mon père et ma mère... La maladie, la mort et la vieillesse sont donc des thèmes qui commencent à prendre beaucoup de place autour de moi. Tout ce que vous verrez dans ce film est une mise en scène de ce que j'ai vu et entendu ces dernières années!>>>

« Je trouve que la dimension familiale est très intéressante dans ce scénario. Elle passe avant tout et, même si tu cherches à t'éloigner d'elle ou t'en sauver, te rattrape. Un jour ou l'autre, tu dois y revenir », commente Stéphane Rousseau.

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 7 au 13 septembre 2002, page 11)

2 septembre 2025


LE BALADO - La dimension spirituelle de l'humain (1)


ARTICLE DU JOUR: Antonio Barrette, premier ministre du Québec


Antonio Barrette, premier ministre du Québec

Par Benoit Voyer

2 septembre 2025

Le 15 décembre 1968, à l'Hôpital Notre-Dame, à Montréal, à l'âge de 69 ans, décède Antonio Barette, subitement, suite a un problème coronarien. Les funérailles ont lieu le 19 décembre, à 11h, dans l’église Saint-Pierre, à Joliette. Par la suite, il est enterré dans le cimetière de la municipalité.[1]

Antonio Barette a été tour a tour député de Joliette a l’Assemblée législative du Québec, ministre du travail dans le gouvernement de Maurice Duplessis, premier ministre du Québec et ambassadeur du Canada en Grèce.

Il était l’époux d'Estelle Guilbault et le père de Lise [2], Alain [3], Nicole [4] et Serge [5]. Avec sa conjointe, il habitait le boul. Manseau, à Joliette.

Lorsqu’il était dans le gouvernement, il n'était pas apprécié de tous, bien entendu. Le 16 juin 1960, dans le quotidien Le Devoir, René Lévesque écrit à son sujet: « C’est lui, M. Barette, qui était ministre du travail quand les mineurs d’Asbestos, quand les tisserands de Louiseville, les métallos de Murdochville ont été matraqués par la police du gouvernement dont il faisait partie. Qu’a-t-il fait pour défendre les droits des travailleurs? Il a beau aujourd’hui promener sa boite a lunch a travers toute la province pour dire d’une voix larmoyante : « Mes chers ouvrier, vous me reconnaissez pour l’un des vôtres, voici mes lettres de créance, ma boite a lunch et ma carte syndicale de machiniste. » […] Les ouvrier connaissent M. Barette. Ils ne le connaissent pas comme un des leurs, mais comme un transfuge : un des leurs qui les a trahis à maintes reprises et abandonnés lâchement à la merci de la meute des policiers a la solde des grandes entreprises et de l’Union nationale. »

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[1] Avis de décès, Le Devoir, 18 décembre 1968
[2] Épouse de Gerard Notebaert, architecte, à Montréal
[3] Courtier d’assurance à Joliette
[4] Épouse de Guy Barrette, pharmacien à Berthierville
[5] Courtier d’Assurances a Joliette

Lieu de sépulture du premier ministre Antonio Barrette, dans le cimetière de Joliette


PAROLE D'Éric Duhaime


ESCAPADE: La réserve naturelle Marie-France-Pelletier, à Joliette


La Réserve naturelle Marie-France-Pelletier, a Joliette

PSYCHOSPIRITUALITÉ - Le développement psychologique et spirituel selon Renée Houle


CULTURE: Lirette anime le nouveau morning show du 105,7 FM


Lirette anime le nouveau morning show du 105,7 FM

Mario Lirette est devenu le nouvel animateur matinal du 105,7 Rythme FM. Il est entouré de Jean-Luc Mongrain, qui livre un commentaire sur l'actualité, de l'ancien chef d'antenne de TVA Jacques Moisan, qui présente les actualités du jour, et de trois autres complices. L'équipe est en ondes depuis lundi dernier.


Sur l'heure du dîner, Dominique Bertrand anime maintenant Musique et confidences, et Mike Gauthier livre les actualités artistiques à la nouvelle émission de Martin Champoux, qui est présentée sur semaine de 17h à 19h. Mentionnons enfin que la boule noire de la station, Georges Thurston, présente pour une autre saison Les Années Boomers, les samedis et dimanches, dès 17h.

Benoît Voyer

(Échos vedettes, 31 août au 6 septembre 2002)