En ce 3 janvier 2025


CAMION: Acheter un « pick-up » neuf: un choix qui peut peser lourd sur vos finances
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2128652/pickup-camion-faillite-cote-nord?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.cotenord

SOCIÉTÉ: 5 nouvelles lois qui vont changer vos vies | JDQ
journaldequebec.com/2024/12/31/5-nouvelles-lois-qui-vont-changer-vos-vies

SANTÉ QUÉBEC: La fin de la paperasse chez les médecins entre partiellement en vigueur au Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2130275/paperasse-medecins-loi-68-assureur

Le coin des rangs Montcalm et des Pins, a Saint-Esprit

La circonscription de Rousseau

Le coin des rangs Montcalm et des Pins, a Saint-Esprit, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de Lanaudière.

Les Franciscains de l’Emmanuel

Les Franciscains de l'Emmanuel au Cameroun

Par Benoit Voyer

3 janvier 2025

Le 5 janvier 1985, Denis Lévesque et quatre hommes fondent les Franciscains de l’Emmanuel, une famille religieuse dont les membres veulent vivre de la radicalité de l’Évangile, à la manière de saint François d’Assise.

Les membres de la fraternité ne doivent rien posséder, se sauver du confort et de la vie facile et être matériellement les plus pauvres parmi les pauvres.

La mission des Franciscains de l’Emmanuel est l’évangélisation des jeunes, des pauvres, des gens en difficulté ou carrément dans la rue.

A l’été 1997, lors d’une rencontre avec ces Franciscains réformés, il ne restait plus que Denis Lévesque et François Garon. Ce dernier, ne faisait pas partie de la cellule initiale. Le duo habitait Roxton Pond, près de Granby.

Durant quelques années, ils travailleront avec les Franciscains du renouveau au cœur du Bronx newyorkais et, finalement, opteront pour un retour à Montréal où la Fraternité a commencé.

Après quelques années difficiles, d’autres hommes se joindront à eux.

Finalement, un évêque camerounais, en plein cœur de l’Afrique, invite les membres de la fraternité à s’établir dans son diocèse. Percevant cela comme un clin d’œil du bon dieu, ils acceptent. De nombreux africains décident de les suivre.
frères François Garon et Denis Lévesque

La relation à Dieu

Pour le frère Denis Lévesque, la prière et la vie spirituelle ne sont pas « des affaires de feeling ». A son avis, « sentir émotivement » la présence de Dieu est une grâce qu’il ne faut point rechercher. Le maître du temps et de l’histoire la donne à qui il veut et quand il veut…

« Il y a des gens qui disent : « Il y a des années que je prie Dieu pour obtenir telle ou telle faveur et il ne m’exauce pas ! » Pourtant, Jésus dit dans l’évangile : « demandez et vous recevrez! » Jésus n’est pas un menteur ! La question à se poser n’est guère : « Pourquoi il ne m’exauce pas? » mais plutôt « Est-ce que, moi, j’exauce Dieu dans ma vie? » me disait-il à l’été 1997.[1]

Il m’expliquait que Dieu fait aussi des prières a l’humain : « Dans la mesure où nous allons exaucer Dieu, de la même manière il va nous prendre au sérieux et va se donner à nous. »

Le fondateur des Franciscains de l’Emmanuel, m’indiquait que la prière est un dialogue et c’est Dieu qui a parlé le premier. La bible contient des centaines de ses prières : Les commandements, « Écoute mon peuple… », « Aimez-vous les uns les autres… », « Partagez… », « Pardonnez pour être pardonnés… », « Libérez les esclaves », etc.

Alors, selon lui, il n’y a donc pas à être inquiet de ne pas sentir la présence de Dieu ou d’avoir vécu une expérience sensible, et que, tout à coup, c'est la panne sèche : « C’est normal! Plus la relation à Dieu est stable, moins il y a des hauts et des bas dans la vie intérieure. Le cheminement spirituel est une pente qui se monte tranquillement – sauf pour les débutants ou ça ressemble à des montagnes russes ».

franciscains-emmanuel.org

_________________________________________

[1] Benoit Voyer. L’homme prie Dieu, Dieu prie l’homme, bulletin Trinité, septembre 1997, p. 1

Un message d'amour brûle la dans mon cœur

Il y a plusieurs manières de rencontrer Jésus


Par Benoit Voyer

3 janvier 2025

Un jour, Jean le baptiste, dit à deux hommes qui le suivent, dont un certain André, que celui qui passe près d’eux est Jésus, l’élu. Jean l’appelle « l’agneau de Dieu ».Sans tarder, tous deux se mettent à sa suite.[1]

Se sentant suivi, Jésus leur demande : « Que cherchez-vous? » Ils répondent à la question par une autre question: « Maître, où demeures-tu ? » Jésus leur répond par une boutade : « Venez et vous verrez » bien! Ils verront le lieu où Jésus repose à la 10e heures, c’est-à-dire vers 16h. Ils passeront le reste de la journée avec lui. On s’imagine qu’ils ont bavardé ensemble.

Ayant pris congé de Jésus, André ne tarde pas à aller voir son frère Simon afin de lui dire qu’il a enfin rencontré le messie tant attendu. Et sans tarder, il amène Simon rencontrer Jésus.

En voyant Simon, Jésus pose un regard de tendresse sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas [2]» – ce qui veut dire : Pierre.

Cette petite histoire nous indique qu’il y a plusieurs manières de rencontrer Jésus. Ici, on en voit deux : D’abord, André le suit parce qu’il croie ce que lui affirme Jean le Baptiste à son sujet. Et puis, de son côté, Simon le fait à l’invitation de son frère et, surtout, à cause du tendre regard de Jésus posé sur lui. Sa vie ne sera jamais plus même. Jésus lui donne même un nouveau prénom afin de confirmer sa nouvelle mission de vie.

De nos jours, les chrétiens de tradition catholique se rappellent à chaque célébration eucharistique les paroles de Jean le baptiste : « Voici l’agneau de Dieu ». Ainsi, celui qui préside la messe, indique à chacun des participants que le morceau de pain qu’ils recevront rappelle qu’à travers lui c’est l’élu qui se fait vivant parmi eux et qu’en le mangeant, il le deviendra en eux.

____________________________________

[1] Jn 1, 35-42
[2] D’autres traducteurs écrivent « Céphas »

En ce 2 janvier 2025


DÉMOCRATIE: À venir en politique au Canada en 2025
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129492/calendier-politique-canada-electionsLE

DÉMOCRATIE: Les perspectives avec Luc Langevin
ici.radio-canada.ca/tele/infoman/site/segments/capsule/1952221/illusions-duhaime-ghazal-idees

SANTÉ MENTALE: En 2025, pour garder une bonne santé mentale, voici les huit questions à se poser
lalsace.fr/magazine-sante/2025/01/01/en-2025-pour-garder-une-bonne-sante-mentale-voici-les-huit-questions-a-se-poser

Multiculturalisme et immigration


Par Benoit Voyer

2 janvier 2025

La montée de l’islamisme au Canada indique que la philosophie multiculturelle et les politiques d’ouverture et de tolérance qui ont été adoptées par la classe politique depuis l’époque du premier ministre Pierre Elliot-Trudeau et continuées par son fils Justin, sont un échec. Elles conduisent aux mêmes troubles sociaux vécus en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l’Europe et pourraient même nous conduire à une dictature islamique d’ici 50 ans.

Le multiculturalisme propose une vision de la personne qui est déracinée de toute appartenance politique, religieuse, nationale, culturelle et historique. Il va même jusqu’à une décomposition de la civilisation occidentale. Volontairement, il cherche à déconstruire le monde ancien pour implanter de nouveaux modèles.

Dans le domaine de l’immigration, il implique une ouverture totale aux demandes des immigrants. Cela conduit à un déni de son identité nationale propre afin d’accueillir sans restriction celle de la personne qui est accueillie.

Sur ce point, Mathieu Bock-Côté écrivait dans son livre “Le nouveau régime: essais sur les enjeux démocratique” (Boréal, 2017): « Ce que les idéologues du multiculturalisme rejettent essentiellement, c’est l’idée qu’un “nous” historique et cohérent sur le plan culturel soit fondateur d’une communauté politique et que les nouveaux arrivants doivent en prendre le pli pour s’y intégrer ».

Avec l’immigration massive, on contribue à l'effacement culturel et à la chute des sociétés occidentales.

Comme Mathieu Bock-Côté et plusieurs autres observateurs et penseurs, je suis très préoccupé par l’islamisme. Ce courant radical d’origine chiite profite de cette ouverture multiculturelle pour s’incruster de manière permanente dans notre société.

On le voit, l’islamisme est un système politique et religieux impérialiste. Il parle de colonisation de l’Occident par leur nombre et par leur influence sur la pensée de chaque occidental ou en termes plus simples à « coloniser les esprits ».

On le voit avec évidence en Europe, l’islam fait ouvertement une guerre aux institutions. La femme, le voile et la burqua sont, notamment, parmi les armes utilisées.

Mathieu Bock-Côté ajoute: « Ce qui heurte autant le commun des mortels dans le voile intégral, c’est qu’il représente un symbole agressif et militant du refus de l’intégration au monde occidental par une frange de l’islam qui ne doute pas de son droit de conquête ».

Il en va de même avec la prière en public, une autre de leurs armes.

L’islam est une théocratie avec son propre ensemble de lois. Cela amène plusieurs fondamentalistes musulmans à résister à l’intégration aux lois canadiennes, car ils veulent maintenir leur propre système juridique.

Un proche m’accusait, il y a quelques jours, de devenir intolérant. Pourtant, je ne suis pas le seul à parler de « l’invasion islamiste du Canada ».

En exemple, en 2024 si mon souvenir est bon, l’écrivain algérien Boualem Sansal disait à l’émission « L’Invité » sur TV5 Monde : « C'est idiot de séparer islam et islamisme. Au temps du prophète, des gens demandaient déjà l'application stricte de l'islam. De là à penser qu'il y a un islam modéré, c'est une analyse fausse. L'islam est conquérant, prosélyte.»

En 2024, dans plusieurs villes du pays, on a assisté à de grandes manifestations en faveur du Hamas. La rhétorique antisémite, accompagnée de vandalisme, de harcèlement et de perturbation de l’ordre public, est un comportement courant dans ces groupes extrémistes. Celui-ci est intolérable au Canada.

Au Canada, on doit freiner sans tarder l’immigration et arrêter d’accueillir les immigrés qui ne veulent pas s’intégrer aux valeurs de notre pays et qui veulent nous envahir et prendre le contrôle de nos institutions et de notre pays. Il faut une diminution de beaucoup plus que 20% de nombre d’immigrants. Il faut être plus ferme sur le nombre afin d’envoyer un message clair.

En matière d’immigration, notre priorité devrait être d’accueillir des immigrants économiques et des réfugiés appartenant à des groupes persécutés qui n’ont nulle part où aller dans les pays voisins. Je pense ici aux chrétiens, aux yézidis et aux membres de religions minoritaires dans les pays à majorité musulmane ou aux personnes qui sont persécutés parce qu'ils rejettent l'islam politique et adhèrent aux valeurs occidentales.

Et puis, comme l’a fait en 2024 la République du Tadjikistan, en Asie, ou 97% de la population est musulmane, le gouvernement canadien doit officiellement interdire le hijab islamique. Qu’attendons-nous pour dire avec fermeté comme le gouvernement du Tadjikistan que le hijab est une culture étrangère, une invasion culturelle et, qu’ici, les femmes ne se couvre pas les cheveux?

Les graves problèmes qui secouent actuellement notre monde


 

En ce 1er janvier 2025


SOCIÉTÉ : C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la paix.

SANTÉ MENTALE: La gouverneure générale exhorte les Canadiens à prendre soin de leur santé mentale
lapresse.ca/actualites/national/2024-12-31/la-gouverneure-generale-exhorte-les-canadiens-a-prendre-soin-de-leur-sante-mentale.php

ARTICLE DU JOUR: Mon périple sur les traces des saints, bienheureux et vénérables du Canada


Par Benoit Voyer

1er janvier 2025

En octobre, novembre et décembre 2024, mes visites aux lieux de mémoire des saints, bienheureux, vénérable et saintes personnes du Canada ont ralenties un peu.

J’ai pris beaucoup de temps pour lire une partie de la documentation amassée et traiter mes notes afin d’en faire des petits textes a saveur historique ou de les joindre à d’autres en préparation.

Mieux connaître ces personnes me fait un grand bien et m’aide à comprendre le passé de la Nouvelle-France et du Canada francophone. Il me donne aussi des pistes à explorer pour mon présent et mon avenir. La main gauche ne peut ignorer par ou est passée celle de droite. En d’autres termes, l’avenir se construit sur le roc du passé.

J’ai tout de même poursuivi mes visites. En plus de voir de nouveaux lieux, je suis retourné à quelques endroits.

Dans la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, le 16 octobre, à 16h30, avec ma conjointe, j’ai participé à une messe spéciale à l’occasion de la mémoire liturgique de sainte Marguerite Dufrost de la Jemmerais, mieux connue du nom de son époux Youville. La célébration qui avait lieu près de son tombeau était présidée par l'abbé Patric François, prêtre collaborateur a l'unité pastorale sainte Marguerite d'Youville. Ce fut une belle occasion d'implorer le Père céleste, une dévotion chère à Marguerite.

Le 20 octobre, au cœur de la nuit au Québec, j’ai regardé la cérémonie de canonisation de la sherbrookoise Marie-Léonie Paradis sur la chaine télévisée KTO, en provenance de France et retransmis en direct sur Internet.

Ce même jour, à 17h, je me suis rendu à la cathédrale Marie-Reine-du-monde, à Montréal, afin de participer à la messe d’ouverture du procès diocésain en vue de la canonisation de la bienheureuse Émile Tavernier-Gamelin. La messe multilingue de près de deux heures était présidée par l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.

Le 22 octobre, je suis retourné au Mausolée du cimetière de la Cathédrale de Saint-Hyacinthe, sur la rue Girouard. Je me suis recueilli à tombe de la vénérable Élisabeth Bergeron, mais lors de ma dernière visite, je ne savais pas qu’au même endroit, dans un autre espace moins bien indiqué, repose la vénérable Catherine-Aurélie Caouette, la fondatrice des Adoratrices du Précieux-Sang. Je me suis donc attardé à elle. J’ai jadis lu ses écrits. C’était une grande mystique!

Enfin le 15 décembre, j’ai visité avec ma conjointe le Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal et la crypte des religieuses ou repose la vénérable Jeanne Mance, la cofondatrice de Montréal et du premier hôpital de la cité qui, à son époque, était situé sur la rue Saint-Paul.

Le musée est fort intéressant. Manon et moi y avons passé près de deux heures à s’imprégner du début de la Nouvelle-France et de la petite histoire du réseau montréalais de la santé.

En revanche, J’ai été très déçu de ma visite à la crypte. Je n’ai pas pu réaliser mon objectif de toucher à la tombe de Jeanne. La guide bénévole nous a indiqué que les os et le crâne de Jeanne Mance sont mélangés avec un paquet d’autres de religieuses hospitalières. Je doute de la véracité de cette information puisque, dans les années 1990, lors de quelques visites à la crypte avec des groupe de pèlerins, la regrettée sœur Thérèse Payeur m’avait montré la boîte en bois dans laquelle elle reposait.

Mon exploration se poursuivra durant cette nouvelle année qui commence. J’ai bien hâte de me retrouver auprès de François de Laval, Marie de l’Incarnation, Catherine de Saint-Augustin, Dina Bélanger, Élisabeth Turgeon et tous les autres. Les grands saints n’ont pas tous vécus en Europe. Ici, sur le sol du Canada qui est situé entre trois océans, il y en a eu qui ont vécu comme nous des vies simples et humbles et qui, pour la majorité, coulait dans leurs veines le même sang que chacun de nous.

La vie est une perpétuelle lutte contre soi-même

La rivière Ouareau

La circonscription de Rousseau

La rivière Ouareau, a Sainte-Julienne, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de Lanaudière

31 décembre 2024

ICI ET LA: 31 décembre 2024

SANTÉ QUÉBEC: Les superbactéries prolifèrent à l’extérieur des grands centres hospitaliers
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129775/bacterie-hopital-sante-quebec?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.estrie

CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS: 13 missionnaires catholiques tués au cours de l’année 2024
vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-12/13-missionnaires-catholiques-tues-2024-fides-rapport.html

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le pape Benoit XVI décède au Vatican le 31 décembre 2022, à l’âge de 95 ans. Ses funérailles seront célébrées le 5 janvier 2023 et seront présidées par le pape François.

ESCAPADE: Le Parc national de la Yamaska

Le Parc national de la Yamaska

VISION CATHOLIQUE: Le Jour de l’an

Le Jour de l’an

Par Benoit Voyer

31 décembre 2024

À chaque Jour de l’An, plusieurs d’entre nous prenons des résolutions pour l’année qui commence. Quelques semaines plus tard, elles tombent une après les autres. On le sait tous, il faut beaucoup de volonté pour garder ses résolutions jusqu’au 31 janvier et bien peu sont encore vivantes le 1ᵉʳ février.

Je vous fais une confidence : Depuis quelques années, je prends toujours la même résolution : ne pas en prendre. Est-ce que cette année je ferai la même chose ? Je ne sais pas encore. Il me reste quelques heures pour y penser.

Dans le numéro de décembre 1953 de la revue Trinitas, Jean-Paul Regimbal souhaite une bonne année 1954 à ses lecteurs. Il écrit : « Une année s’achève, une autre suivra… Le temps infailliblement se perd dans le temps et entraine avec lui tous les hommes vers la maison du Père dont la porte est celle du tombeau. Oh ! Ce que peut être une vie? … Un échec formidable ou un admirable triomphe, succès ou désastre souvent renfermé dans la décision énergique d’un moment. À l’aurore de cette année, une résolution est à prendre, un choix à établir. Cette fois, pourquoi ne pas apporter une résolution ferme, constante, durable, héroïque même ? N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue ? »[1]

C’est bien vrai : « Le temps se perd dans le temps. [...] Les années qui passent nous conduisent vers notre finalité ».

La vie va vite, vraiment trop vite. On dirait que plus je vieillis, plus je sens que chaque journée qu’il m’est encore permis de vivre est courte. Je n’arrive jamais à tout faire ce que j’ai planifié en 24 heures. Est-ce que je terminerai tout ce que je veux faire avant de m’éteindre ? À 58 ans, il me reste évidemment moins d’années devant moi que derrière. J’en suis conscient : je suis dans mon sprint final. Ainsi donc, je sens de plus en plus que je dois me concentrer sur l’essentiel pour réaliser pleinement ce qui me reste à faire et à vivre.

Et le frère Jean-Paul de Jésus [2] questionne avec intelligence : « Ce que peut être une vie ? » Et se répond à lui-même : « Un échec formidable ou un triomphe admirable. »

Et moi, qu’est-ce que je choisis ? Bien entendu, je me souhaite du succès. Je veux le meilleur pour ma vie. Toi aussi, j’imagine…

Alors, « ce que peut être une vie ? », questionne le Trinitaire. En fait, qu’est-ce que devient ma vie ou qu’est-ce que je veux vraiment pour celle-ci ? Je réfléchis à la réponse depuis quelques semaines. J’ai trouvé quelques bribes.

Pour la nouvelle année, Jean-Paul Regimbal invite chacun à prendre une résolution ferme, voire héroïque : il insinue, bien entendu, de prendre bien soin de sa relation à Dieu : « N’est-ce pas l’assurance d’une vie pleinement vécue ? », lance-t-il.

C’est vrai qu’on oublie souvent le bon Dieu Il passe après tout le reste, mais dès que plus rien ne va, il est le premier vers qui nous crions : « Pourquoi, mon Dieu ? » Et on l’accuse de tout ce qui nous arrive, alors qu’on sait fort bien que nous sommes les premiers responsables des choix que nous faisons. Nous sommes créés libres.

D’ailleurs, parlant de choix, lequel ferai-je en 2025 ?

Au fond de moi, je sens que je dois persévérer dans la voie que j’ai commencée, il y a quelques mois : chaque jour, allumer ma petite chandelle, m’asseoir et dire au bon Dieu : « Me voici, je suis là… Je ne sais pas trop quoi te dire, mais je suis là… Aujourd’hui, je veux te laisser entrer un peu dans ma vie » Et puis, fermer mes yeux, faire silence et me laisser habiter par LA lumière.

Ce simple geste quotidien répété jour après jour est assurément le plus héroïque que je puisse réaliser. Comme le disait un saint espagnol : le plus important n’est pas de commencer des nouveaux projets, mais de persévérer dans ceux déjà commencés malgré les défis à surmonter. L’héroïsme n’est pas dans les grandes réalisations, mais dans les petits gestes qu’on répète jour après jour, par amour [3].

La plus grande invitation que l’humain n’a-t-il pas eue au fil des siècles, n’est-elle pas celle dont fait écho la Bible, une demande faite à Moïse : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… » ? (Dt 6,5) Ce sera fort probablement ma résolution de 2025 : continuer de lui laisser une petite place, au nom de l’amour.

Et puis, comme l’écrivait Christian Lépine : « En présence de Dieu, je découvre la vérité sur moi-même ».[4] C’est bien vrai, lorsque je prends le temps de m’arrêter, j’apprends à me voir tel que je suis. Et si je le suis, je ne peux que devenir de plus en plus humain. N’est-ce pas ce que Jésus ajoutait à la loi de Moise : «… et ton prochain, comme toi-même »? (Mt 22, 37-39)

Ainsi donc, plus j’apprends à m’aimer dans la pure vérité de ce que je suis, plus je peux aimer ceux que je rencontre au quotidien. À l’école de Jésus, plus on s’imprègne du divin, plus on devient humain.

____________________

[1] Jean-Paul de Jésus. « Vie de la bienheureuse Anna-Maria Taïgi – Une résolution bien gardée », Trinitas – revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, vol. 1, no 1, décembre 1953 – janvier 1954, p. 9 à 11.
[2] Jean-Paul de Jésus était le nom religieux de Jean-Paul Regimbal avant le Concile Vatican II. Il sera ordonné prêtre le 11 mai 1957.
[3] Saint Josémaria Escriva écrivait : « Oublie ce goût de poser les premières pierres et fais en sorte de poser la dernière pierre à un seul de tes projets. » (Chemin, no 42)
[4] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p.66.

PENSÉE: Lettre du Jour de l’An 1937 du frère Marie-Victorin à Marcelle Gauvreau


Ma chère amie,

Vous êtes ma fille chérie, non pas parce que j’ai injustement reporté sur vous ce que je devais aux autres ou à tous, mais parce que vous m’avez choisi comme ami et père, en acceptant toutes les implications que cela comporte. Vous m’avez accepté tel que je suis, avec les faiblesses qui ne peuvent échapper à votre perspicacité féminine, vous avez épousé pleinement ma pensée, ma manière de penser, mes idéals, mes ambitions les plus fortes. Vous êtes devenue, j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire pour votre consolation, mon soutien moral en certaines circonstances, le petit bras de chair sur lequel chacun a besoin de s'appuyer, aux heures noires.

Vous êtes entrée dans ma vie – donnez à cette expression qui est très juste la signification la plus noble et la plus pure – a un moment ou mon milieu me desséchait quelque peu, ou on opposait sans cesse à ma conception d’une science sans cesse en communion avec le beau et la poésie la froide conception d’une technicité morte. Vous êtes venue comme un rayon de soleil. Il y avait quelqu’un désormais que mes accents les plus convaincus, au lieu de faire sourire, faisaient vibrer sur la même note, et à partir de ce moment, je suis devenu plus créateur. De vous savoir la, votre petit cœur battant des mêmes ardeurs et des mêmes convictions, cela me donnait du courage, et j’ai marché plus droit, et j’ai marché autrement. Ma chère amie, je sais que je ne puis pas vous faire un plus beau cadeau de Noel que de vous dire cela, qui est d’ailleurs la pure vérité. Dieu, par vous, a mis sur mon chemin une de ces femmes capables d’élever un homme très haut. Ici cet homme était avancé dans la vie. Et c’était un religieux. Étrange murmure en vérité! Mais, chère Marcelle, vous avez été cela. Restez cela. Soyez toujours cela. [...]

Vous avez raison de penser qu’il peut exister entre un homme et une femme une amitié très grande, et sans arrière-pensée, une union absolue des âmes, sans un mensonge et sans une réticence, qui élève au-dessus des choses matérielles et rapproche de la divinité. L’histoire nous en montre quelques-unes entre saints et saintes (saint François et sainte Claire), entre grandes âmes, entre hommes et femmes d’action. Mais combien il y a eu de ces amitiés qui ne firent pas de bruit littéraire, et qui n’en furent que plus véritables. Combien de fois devant l’oeuvre splendide d’un homme a-t-on oublié la grande âme de femme qui l’inspirait! Ces femmes ne furent pas toujours des épouses. Elles furent souvent des amies. [...]

Il se trouve que nos deux âmes rendent le même son, que nous regardons la vie et la vie avec les mêmes yeux d’enfants. Il se trouve que l’idée religieuse parle à nos âmes de la même façon, parce que nous avons grandi dans des familles de vieux christianisme patriarcal. [...]

C’est une lettre du jour de l’An que je voulais vous écrire, ma chère fille, et je bavarde inconsidérablement [...]

Tout le beau et tout le bien pour votre famille, pour votre papa que vous adorez [...]

Et puis je redis avec vous: “Et que ce Nouvel An nous garde unis dans le Christ pour notre plus grand bien et celui d’autrui”.

Tout vôtre dans le Christ.

Frère Marie-Victorin
29 décembre 1936

PENSÉE: L'aumône entre le pauvre et toi n'est qu'un échange

30 décembre 2024

ICI ET LA: 30 décembre 2024

ÉTATS-UNIS: L'ancien président Jimmy Carter est décédé
ici.radio-canada.ca/nouvelle/1016148/jimmy-carter-mort-deces-democrate-washington-prix-nobel

SANTÉ QUÉBEC: La présence de superbactéries dans les hôpitaux du Québec inquiète des experts
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129554/superbacteries-hopitaux-quebec-inquiete-experts

ESCAPADE: Sainte-Julienne, dans la région de Lanaudière


Sur la rue Viau, a Sainte-Julienne, dans la circonscription électorale québécoise de Rousseau, au cœur de la région de Lanaudière

VISION CATHOLIQUE: Les Clarisses, à Rivière-du-Loup


Les Clarisses, à Rivière-du-Loup

Par Benoit Voyer

30 décembre 2024

Dans sa lettre annuelle, la communauté féminine des Clarisses, située à Rivière-du-Loup, au Bas-Saint-Laurent, se réjouit qu'en 2024, une nouvelle femme se soit jointe à elles. Chaque nouvelle recrue est une lueur d'espoir en cette période où les groupes de « sœurs » disparaissent du paysage québécois : « Nous avons eu la joie d’accueillir cette année Madame Christine Pelletier en tant qu'oblate régulière. Après avoir travaillé et prié avec nous durant l’année dernière, elle a exprimé son désir de rejoindre notre communauté pendant l’octave de Pâques. Nous avons célébré avec joie son intégration officielle au sein de notre communauté et de la grande famille de l’Église lors d'une eucharistie le 5 mai, entourées d'amis et des Religieuses de l’Enfant-Jésus (REJ). Ce moment a été marqué par la remise d'un anneau symbolique lors d'une cérémonie d'oblature intime à l'oratoire. Nous sommes reconnaissantes pour ce beau cadeau que le Seigneur nous a offert. »

VISION CATHOLIQUE: Appelés à devenir des lumières

Appelés à devenir des lumières

Par Benoit Voyer

30 décembre 2024

L’humain n’est pas toujours bien brillant. On le voit, il peut facilement engendrer autour de lui de grandes ténèbres et conduire sa vie et celle des autres dans des nuits obscures. Comme le dit l’expression populaire : « Ce n’est pas une lumière ! »

Aujourd’hui, les paroles du Pape François résonnent en moi : « Viens à la lumière. […] tu vis pour renaître chaque jour. […] Tu es appelé à apporter au quotidien une lumière nouvelle au monde, celle de tes yeux, de ton sourire, du bien que toi seul peux offrir. Personne d’autre ne peut le faire. Mais, pour voir le jour, il faut lutter chaque jour contre l’obscurité. Oui, il y a un combat quotidien entre la lumière et les ténèbres, qui ne se produit pas quelque part là-bas, mais à l’intérieur de chacun de nous ».[1]

Depuis l’étincelle première de notre univers, plus précisément depuis que le Créateur a séparé la lumière des ténèbres (cf. Gn 1, 4), « nous aussi, si nous voulons devenir meilleurs, nous devons apprendre à distinguer la lumière des ténèbres. »

Par où commencer ? De passage à Iqaluit, au Nunavut, le 29 juillet 2022, François tente une réponse : « Tu peux commencer en te demandant : qu’est-ce qui me semble brillant et séduisant, mais qui me laisse ensuite un grand vide à l’intérieur ? C’est l’obscurité ! Qu’est-ce qui, au contraire, me fait du bien et me laisse la paix dans le cœur, même si cela exige de moi de sortir d’abord de certains conforts et de dominer certains instincts ? C’est la lumière ! Et – je me demande encore - quelle est la force qui nous permet de séparer en nous la lumière des ténèbres, qui nous fait dire "non" aux tentations du mal et "oui" aux occasions de bien ? C’est la liberté. Liberté qui n’est pas faire tout ce que je veux et qui me plaît ; ce n’est pas ce que je peux faire malgré les autres, mais pour les autres ; ce n’est pas un arbitraire total, mais une responsabilité. La liberté est le plus grand don que notre Père céleste nous a donné en même temps que la vie. »

Bien entendu, pour le successeur de Pierre, Jésus qui est de toujours le témoin de la lumière, « est proche de toi et désire illuminer ton cœur pour te faire venir à la lumière ».

En homme de foi, Jean commence son récit au style littéraire évangélique, par une envolée poétique : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. […] Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. […] Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître » (Jn 1, 1-18)

Le début de l’évangile selon Jean fait référence aux racines du grand livre du judaïsme écrit en hébreu. Ce récit commence avec l’expression grecque « Ἐν ἀρχῇ » (en achi), c’est-à-dire « au commencement ». Le premier texte de la Torah utilise de son côté le mot « Bereshit ». C’est d’ailleurs le vrai nom du livre de la Genèse inséré dans le premier testament des chrétiens. « Bereshit », qu’on a aussi traduit par « au commencement », est plus proche de l’expression « la flamme première » ou « le commencement du commencement ». Vous me direz que c’est un peu la même chose. Vous avez un peu raison, mais si je vous demande de compter jusqu’à 10 en partant du début, vous commencerez probablement avec le chiffre « un » parce que - pour la majorité des gens - « un » commence la série numérique. Le mot hébreu « Bereshit » rappelle qu’il y a le chiffre « zéro » au début de tout et qu’il y a une multitude de fractions entre « zéro » et « un ».

Le début de l’évangile selon Jean débute par une affirmation qui donnera naissance au dogme de la Trinité et à la formule du signe de la croix des chrétiens : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Jean affirme : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. » Ainsi donc, pour les chrétiens, Jésus est depuis toujours auprès de Dieu et l’Esprit saint est le Souffle d’amour qu’il y a entre lui et le Père céleste. Rien de plus clair : Dieu demeure l’Unique. Au fil des deux derniers millénaires, le concept dogmatique de la « Trinité » a malheureusement conduit à des guerres sanglantes entre chrétiens et musulmans, parce que, pour ces derniers, Dieu est « un » et il est hérétique de croire qu’il y a « trois dieux ». Que de sang versé inutilement pour une incompréhension ! Comme je l’écrivais : « L’humain n’est pas toujours une lumière ».

Je reviens à ce que disait le Pape François. Il recommandait aux jeunes d’Iqaluit, au Nunavut : « Marche vers le haut […] sans te laisser entraîner vers le bas par ceux qui veulent te faire croire qu’il vaut mieux ne penser qu’à toi seul et à utiliser le temps que tu as uniquement pour tes loisirs et tes intérêts. Mon ami, tu n’es pas fait pour vivoter, pour passer tes journées à équilibrer les devoirs et les plaisirs, tu es fait pour t’élever vers le haut, vers les désirs les plus vrais et les plus beaux que tu portes dans ton cœur, vers [le] Dieu à aimer et le prochain à servir. Ne pense pas que les grands rêves de la vie sont des cieux inaccessibles. Tu es fait pour prendre ton envol, pour embrasser le courage de la vérité et promouvoir la beauté de la justice, pour "élever ton tempérament moral, être compatissant, servir les autres et construire des relations" (cf. Inunnguiniq Iq Principles, nn. 3-4), pour semer la paix et le soin là où tu te trouves ; pour raviver l’enthousiasme de ceux qui vivent autour de toi; pour aller de l’avant, non pas pour tout aplanir ».

François ajoutait : « Le monde que tu habites est la richesse dont tu as hérité : aime-le, comme celui qui t’a aimé t’a donné la vie et les joies les plus grandes, comme Dieu t’aime, Dieu qui pour toi a créé tout ce qui existe de beau et ne cesse jamais de te faire confiance, pas même un instant. Il croit à tes talents. Chaque fois que tu le cherches, tu comprendras que le chemin qu’il t’appelle à parcourir tend toujours vers le haut. Tu le sentiras quand tu regarderas le ciel en priant et surtout quand tu lèveras les yeux vers le Crucifié. Tu comprendras que de la croix, Jésus ne te pointe jamais du doigt, mais t’embrasse et t’encourage, car il croit en toi même lorsque tu as cessé de croire en toi-même. Alors tu ne perdras jamais espoir, bats-toi, implique-toi à fond et tu ne le regretteras pas. Avance sur le chemin »

« Marche vers le haut », c’est marcher dans la lumière et devenir plus heureux, plus brillants, c’est devenir « des lumières ».

Chaque fois qu’un cœur s’ouvre à sa Lumière, il naît à nouveau. Comme le chante l’auteure-compositrice-interprète Lucie Cournoyer-Champagne, C'est « Noël partout dans le monde. Noël à chaque seconde quand quelqu’un ouvre son cœur »

Cette lumière est assurément celle qui donne sens à la vie. Comme l’écrit Christian Lépine : « Dans une culture où l’on veut profiter de la vie, on ne réfléchit pas assez au sens de la vie ».[2]

Mais entendre une voix qui parle en soi dans ce monde où chacun est inondé de millions de paroles, ce n’est pas facile. C’est probablement un peu pour ça que le saint Padre Pio disait : « Autant que possible, vis dans le recueillement, car le Seigneur parle alors librement à l’âme, et celle-ci est plus disposée à écouter sa voix. »[3]

En cette époque troublée, comme Jean-Baptiste, nous sommes appelés à être les témoins du Verbe de lumière, c’est-à-dire Jésus, qui est depuis toujours auprès de Dieu, LA lumière créatrice, LA Vie.

Mes humbles prières
Enfant de lumière, Tu habites au fond de moi, tu me parles sans que je t’écoute. Souvent, tu m’invites à la rencontre et je te fuis.

J’ai toujours préféré l’enfant prétentieux, orgueilleux et autoritaire qui domine ma vie. Il me rend malheureux, je le sais. Il me fait croire qu’il peut m’apporter le bonheur à l’intérieur de moi, un épanouissement profond et durable.

Aide-moi à accepter l’idée de le faire taire et de tourner mon cœur et mes oreilles vers toi. Cesse d’être discret et réveille-toi, ma bienheureuse lumière. Je t’en prie, guide-moi.

Ne laisse pas trop mon intelligence conduire ma destinée. Elle croit se suffire à elle-même et me mène vers des sentiers ténébreux.

Je t’accueille et j’accepte de me laisse enlacer par tes bras tendus vers moi. Apprends-moi à faire silence et réapprivoiser la douceur divine que je repousse trop souvent. Oui, je veux renouer le dialogue avec Dieu.[4]

____________________

[1] Propos du pape François sur la place de l’école primaire d’Iqaluit, au Nunavut, le 29 juillet 2022. www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2022/july/documents/20220729-giovani-anziani-iqaluit.html
[2] Christian Lépine. Créés pour être aimés, Médiaspaul, 2012, p. 75.
[3] Saint Padre Pio de Pietrelcina. Une pensée par jour, textes recueillis par le père Gerardo Di Flumeri, OFM Cap, Médiaspaul, 1991, p. 119.
[4] Prière tirée de Benoit Voyer, Je prie comme je peux, Éditions Sainte-Anne, 2004.

VISION CATHOLIQUE: Enfant de lumière


PENSÉE: On voudrait s'engager, mais ne jamais souffrir


 

29 décembre 2024

ICI ET LA: 29 décembre 2024

DÉMOCRATIE: Une motion de censure présentée par les conservateurs dès la reprise des travaux parlementaires
journaldemontreal.com/2024/12/27/une-motion-de-censure-presentee-par-les-conservateurs-des-la-reprise-des-travaux-parlementaires?s=03

NATURE: Accès gratuit à 25 parcs régionaux du Québec cet hiver
courrierlaval.com/acces-gratuit-a-25-parcs-regionaux-du-quebec-cet-hiver/


SOCIÉTÉ: L’opportunité pour se débarrasser des sapins naturels approche pour Joliette et Rawdon:
monjoliette.com/lopportunite-pour-se-debarrasser-des-sapins-naturels-approche-pour-joliette-et-rawdon/

LECTIO DIVINA: Ce que nous apprend le fascinant papyrus sur l'enfance de Jésus
bbc.com/afrique/articles/c8j9xwn7ldro

VISION CATHOLIQUE: L’émerveillement d’Anne, 84 ans

L’émerveillement d’Anne, 84 ans

Par Benoit Voyer

29 décembre 2024

Au Temple, où Joseph et Marie sont venus présenter Jésus, selon la coutume juive, se trouve Anne. Comme l’écrit Luc dans son évangile : « Demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. »[1].

Comme bien des personnes âgées, Anne aime être au Temple afin de prier et préparer son cœur au jour de la grande rencontre divine dans l’éternité à venir, éternité déjà bien présente en ce monde pour celui qui a la foi.

Tout comme Syméon, elle rend grâce à Dieu de voir de ses yeux l’enfant dont parle le livre d’Isaïe.

Anne n'est pas une personne qui parle de l'avenir comme un devin, mais, au Temple, fort probablement sans trop le savoir, elle parle au nom de Dieu en donnant des messages de sagesse, en dénonçant le mal et en dictant des conduites à tenir.

D’où lui vient son inspiration ? D’une voix qui parle en elle. De quelle manière réussit-elle à l’entendre ? Par la prière silencieuse et le jeûne. Comme l’écrivait le saint Padre Pio : « Dieu parle à celui qui sait se garder dans l’humilité. » Et il recommandait : « Autant que possible, vis dans le recueillement, car le Seigneur parle alors librement à l’âme, et celle-ci est plus disposée à écouter sa voix ».[2]

Anne loue Dieu pour l’enfant qu’elle voit et touche. À ses yeux, il est un signe de la présence de Dieu. C’est assurément l’enfant de la promesse. Elle n’a pas de doute.

Et puis, ce bambin lui fait un grand bien. Ayant retrouvé (ou n’ayant en rien perdu) sa candeur de petite fille, elle s’émerveille. Cet enfant est divin ! À travers lui, quelque chose de nouveau naît ou "re-naît" en elle. Inévitablement, le reste de sa vie ne sera plus le même.

Comme toute bonne nouvelle qu’on reçoit ou comme toute chose qui nous étonne, Anne ne pourra plus jamais te taire. Elle raconte à qui veut bien l’écouter la grâce qui lui a été donnée.

À travers son histoire, on voit que la présence de Dieu, cette présence qui se manifeste à travers Jésus-Enfant, a le pouvoir de faire naître ou "re-naître" intérieurement chaque personne.

Et puis, avouons-le, la prière et le silence de nos aînés n’ont rien de vain. Il n’y a rien comme une personne âgée qui a la foi pour nous rapprocher du Souffle de la Vie.

____________________

[1] « En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. » (Lc 2,36-40)
[2] Padre Pio de Pietrelcina. Une pensée par jour, Médiaspaul, 1991.

PENSÉE: Nous pouvons avoir confiance en demain

ESCAPADE: Le Parc national d'Oka

Le Parc national d'Oka

27 décembre 2024

ICI ET LA: 27 décembre 2024

DÉMOCRATIE: Peu importe ce que fera Trudeau, tout pointe vers des élections fédérales au printemps
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129081/trudeau-decision-elections-federales-printemps-experts

AUTOMOBILE: Les phares des voitures sont plus éblouissants que jamais
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129150/phares-del-automobile-danger-eblouissant

FINANCES PERSONNELLES: Voici ce qui change au Québec à partir du 1er janvier 2025
noovo.info/nouvelle/voici-ce-qui-change-au-quebec-a-partir-du-1er-janvier-2025.html?lid=lno4igoivl4v

CULTURE: Ted Stilles choisit Lanaudière pour poursuivre son aventure musicale
lepetitjournal.com/montreal/ted-stilles-choisit-lanaudiere-pour-poursuivre-son-aventure-musicale-401053

SANTÉ MENTALE: Être physiquement actif ferait gagner 10 jours de travail par an
courrierlaval.com/etre-physiquement-actif-ferait-gagner-10-jours-de-travail-par-an/

HISTOIRE: Il y a 100 ans, la croix du mont Royal s’illuminait pour la première fois
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2129065/centieme-anniversaire-croix-mont-royal

SANTÉ MENTALE: Des améliorations cérébrales chez les parkinsoniens grâce à la danse
ici.radio-canada.ca/rci/fr/nouvelle/2128516/danse-parkinson-amelioration-sante


CETTE CHRONIQUE SERA DE RETOUR LE 29 DÉCEMBRE

PENSÉE: Le vivant qui va mourir, instinctivement, veut procréer

24 décembre 2024

ICI ET LA: 24 décembre 2024

MURDOCHVILLE: Relancer la mine de cuivre de Murdochville serait rentable
CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS: Noël des chrétiens persécutés, un cri de douleur du Proche-Orient au Sahel
vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-12/noel-des-chretiens-persecutes-le-cri-de-douleur.html

NOEL: Sur la rue Principale, à Granby, en 1935
shhy.info/noel-1935-rue-principale/

MAXIME BERNIER : Samuel Grenier s’entretient pendant 90 minutes avec le chef du Parti populaire du Canada. Il lui dit : «Au Québec le PQ est en avance et il parle de faire un référendum s'il est élu. Il faut régler cela en respectant la Constitution, en ayant un gouvernement très petit, qui donne L'AUTONOMIE aux PROVINCES comme les Pères de la Confédération le voulaient.»
x.com/SamuelGrenier_/status/1869555708649431506

PÉTROLE ALBERTAIN : Le premier ministre conservatrice de l’Alberta, Danielle Smith, écrit sur X : «L’Alberta représente plus de la moitié de toutes les importations de pétrole des États-Unis, soit deux fois plus que le Mexique, l’Arabie saoudite et l’Irak réunis. Nous sommes bien placés pour aider les États-Unis et le Canada à assurer leur sécurité énergétique pour les générations à venir. »
x.com/ABDanielleSmith/status/1871339197732458682

CATHOLIQUE: 16 religieuses françaises déclarées saintes et Pierre Goursat, un laïc français vénérable, une ami du père Jean-Paul Regimbal
fr.zenit.org/2024/12/19/16-religieuses-francaises-deviennent-saintes-et-un-laic-francais-venerable/

CATHOLIQUE: Le vénérable Pierre Goursat, un humble fondateur
fr.zenit.org/2024/12/23/interview-le-venerable-pierre-goursat-un-humble-fondateur/

JE SERAI DE RETOUR LE 27 DÉCEMBRE

VISION CATHOLIQUE: Dans le silence de la nuit

Dans le silence de la nuit

Par Benoit Voyer

24 décembre 2024

La nuit prochaine, lors de la messe de la nuit de Noël, on lira dans toutes les églises chrétiennes de tradition catholique le récit de l’annonce de la naissance de Jésus à des bergers par un ange venu du ciel.[1]

Dans la première partie de cette petite histoire fantastique, à la limite du conte, on raconte qu’au pays de Marie et Joseph, c’est l’année du recensement de la population. La règle de cette région à cette époque est de retourner dans sa ville d’origine pour s’enregistrer.

En bons citoyens, Marie et Joseph ont fait ce qu’il fallait faire.

En revanche, tout un défi les attend : parcourir de Nazareth à Bethléem à la marche et à dos d’âne. Google Maps nous indique qu’aujourd’hui c’est 145 kilomètres de marche. On le sait bien, à l’époque, les routes n’étaient pas aussi belles que de nos jours.

Et ce n’est pas le seul défi à surmonter. Joseph accompagne sa tendre Marie qui est à pleine ceinture, en fin de grossesse. Sur un dos d’âne, Marie n’était pas en première classe.

Ainsi donc, on imagine facilement que ce voyage est difficile. Marie arrivera juste à temps pour accoucher à Bethléem, dans le silence de la nuit.

Comble de malchance, il n’y a pas de place douillette dans la place commune, une sorte d’auberge. La pauvre doit donc accoucher sur la paille.

Dans la deuxième partie du récit, on doit regarder la scène avec ses yeux d’enfants : on nous raconte que cette nuit-là, des bergers veillaient à la belle étoile afin de surveiller leurs bêtes dans les champs.

Tout à coup une lumière se fit ou, si vous aimez mieux, une illumination. Un ange apparut aux bergers. C’était probablement Gabriel, parce que c’est lui qui habituellement est le messager du ciel.

Le phénomène était grandiose. L’ange annonciateur n’était pas seul : une multitude d’anges l’accompagnaient. En réalité, une brèche du ciel était ouverte…

Effrayés parce qu’ils voyaient, ils furent rassurés par l’ange annonciateur : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » En fait, il leur dit où trouver l’enfant.

Voici qu’en pleine nuit ou pour faire un peu dans la poésie « dans le silence du jour » et, encore mieux, « dans un silence lumineux qui parle fort », surgit une grande lumière. Et ce moment unique dans l’histoire de l’humanité, il nous est possible de le revivre chaque jour, parce que c’est Noël à chaque seconde, à chaque instant où on ouvre son cœur à Dieu.

Enfin, une réflexion surgit en moi en lisant ce texte.

Imaginez juste un instant le périple de 145 kilomètres à la marche et à dos d’âne entre Nazareth et Bethléem. Marie a eu, inévitablement, bien des heures en silence à errer dans ses pensées.

Assurément, bien qu’elle soit accompagnée par Joseph, Marie est seule face à un vide qui paraît insoutenable. ’est dans ce silence qu’elle va rencontrer le Dieu -enfant qui grandit en elle.

J’aime ce qu’écrit Bruno-Jean Rutival [2]…

« Pour écouter, il faut se taire. (…) Pour arriver à ce silence, condition essentielle de toute vie intérieure, que de chemins à parcourir! (…) La pénombre agrandit le silence. C’est dans cette économie de paroles inutiles, dans cette fragilité de lumière, que le silence monastique s’apprend. Un silence gagné sur le vacarme du monde; ;alors, la voix de l’homme (et de la femme) se redresse et monte, pure, vers Dieu – dans un silence visible, habité; ;et Dieu, quelques fois répond… »

Il ajoute : « Il n’est pas simple de reconnaître le silence lumineux. Très peu de choses le différencient de la taciturnité. Ce silence est un murmure presque imperceptible; ;il n’est pas facile de l’entendre, il l’est encore moins de l’écouter et de s’en imprégner. Pour le comprendre, il faudrait du bruit, des sons, de la musique. Là, on peut appréhender le bruit car il est parole, il est histoire, il peut devenir concerto, mais alors, dans ce vacarme, comment ne pas s’enfuir, comment ne pas rechercher un silence absolu, acceptable, définitif? ?»

Et il ajoute enfin : « On sait qu’il est difficile d’entendre les mots s’il y a du bruit; ;alors, dans le silence… Dans le silence, il n’y a plus de mots, plus de sons, plus de concertos, plus de bruissements d’ailes de libellules ou de jacassements d’oiseaux : On est seul face à un vide qui paraît insoutenable. C’est dans ce silence que l’on va, peut-être, rencontrer Dieu, se rencontrer. »

Et c’est inévitablement, selon moi, ce qui est arrivé à Marie dans le silence de la route et dans celui de la nuit avant que surgisse la Lumière, l’enfant-dieu.

Jésus,« nous portons vers toi, comme un appel, l’espoir des hommes d’aujourd’hui. Mûris le temps, hâte le jour. Et que s'élève sur terre ton Royaume ! »[3]

En ce jour, je fais mienne cette parole de saint Padre Pio : « Noël est chargé d’une tendresse, d’une douceur d’enfant qui me va droit au cœur.»[4]

____________________

[1] « En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. » » (Lc 2, 1-14)
[2] En collaboration, Val Notre-Dame – L’abbaye dans le bois, Médiaspaul, 2017.
[3] Hymne « Tu es venu Seigneur », Laudes, jeudi, 33ème semaine du Temps Ordinaire, Année Impaire.
[4] Padre Pio de Pietrelcina. Une pensée par jour, Médiaspaul, 1991.