En ce 27 janvier 2025


SANTÉ QUÉBEC: Compressions en santé... des préposés « Legault » mis à pied
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2135262/compression-sante-preposes-legault-caq-infirmieres?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=info.politique

AUTOROUTE 31 SUD: La bretelle d’accès à la route 158 sera fermée du 27 au 31 janvier
monjoliette.com/autoroute-31s-la-bretelle-dacces-a-la-route-158-sera-fermee-du-27-au-31-janvier/

ENVIRONNEMENT: De plus en plus d’écoroutes dans la grande région de Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2135014/route-hiver-automobilistes-sels-voirie

LA SHOAH: « Auschwitz a été le soleil noir de ma vie »
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2135167/auschwitz-boris-cyrulnik-anniversaire-liberation

Sainte-Marie-Salomé

La circonscription de Rousseau

Hôtel-de-ville de de Sainte-Marie-Salome,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière

J’ai besoin de vous!


Bien chers amis,

Les membres du Parti conservateur du Québec (PCQ) de la circonscription de Rousseau sont invités à l’assemblée générale de leur association locale, la première depuis la dernière élection générale.

La rencontre aura lieu sur Google Meet, le mardi 4 février, a 19h30.

La circonscription québécoise de Rousseau comprend les municipalités de Saint-Alexis, Saint-Calixte, Saint-Esprit, Saint-Jacques, Saint-Liguori, Saint-Lin-des-Laurentides, Saint-Roch-de-l’Achigan, Saint-Roch-Ouest, Sainte-Julienne et Sainte-Marie-Salomé.

Durant la réunion qui durera de 30 à 45 minutes, les membres procéderont à l’élection de leurs administrateurs et membres de l’exécutif de l’association de Rousseau, c’est-à-dire les personnes qui les représenteront concrètement au sein du parti.

Jouant le rôle de personne ressource pour le PCQ dans Rousseau depuis quelques mois, je me présenterai à la présidence de l’Association. Pour m’appuyer, j’aurais besoin de quelques membres qui accepteraient de s’impliquer une petite heure par mois ou un peu plus selon leurs disponibilités.

Bien entendu, si vous n’êtes pas encore membre, il vous est possible de le devenir.

J’ai vraiment besoin de votre aide!

Selon Québec 125, le PCQ est en troisième position dans Rousseau, pas loin derrière le PQ et la CAQ. Notre situation est en constante progression et est la meilleure dans la région de Lanaudière. Sur la scène québécoise, Québec 125 estime que, s’il y avait eu des élections, il y a quelques jours, le PCQ aurait au moins 11 députés pour les représenter à l’Assemblée nationale. J’aimerais bien que Rousseau puisse offrir un 12e député conservateur. Il est possible d’y parvenir en vous joignant a moi.

Merci à l’avance pour votre soutien et, surtout, pour votre présence a la rencontre du 4 février.

En ce lundi 27 janvier

Benoit Voyer

_____________________________________

Pour vous joindre à la rencontre :
Un lien vers Google Meet sera envoyé par courriel 24 à 48 heures à l’avance aux participants.
Pour vous vous inscrire :
Benoit Voyer 438-508-5115 ou voyerbenoit8@gmail.com
Marc Rondeau marc.rondeau@conservateur.quebec

POUR DEVENIR MEMBRE : www.conservateur.quebec/adherer/

chaque génération a tendance à se construire sur le rejet de la génération précédente

En ce 26 janvier 2025


MUNICIPALITÉ DE SAINT-ALEXIS: La prochaine assemblée du conseil municipal aura lieu le 27 janvier a 19h30. Il est possible de consulter l'ordre du jour en visitant le site : st-alexis.com/storage/app/media/municipalite/conseil-municipal/Ordre-du-jour/2025/2025-01-27%20Séance%20ordinaire_OJ%20PROJET.pdf

QUÉBEC 125: L'organisme d'analyse des sondages politiques expose que s'il y avait des élections au Québec, Le Parti québécois obtiendrait 55 députés, le Parti libéral du Québec 34, la Coalition avenir Québec 20, le Parti conservateur du Québec 11 et Québec solidaire 5. Pour les Conservateurs, il s'agit de leur meilleur score depuis leur résurrection sur la scène politique.

SANTÉ MENTALE: L’Ontario construit les premiers centres de traitement des blessures de stress post-traumatique pour les premiers intervenants au Canada
news.ontario.ca/fr/release/1005630/lontario-construit-les-premiers-centres-de-traitement-des-blessures-de-stress-post-traumatique-pour-les-premiers-intervenants-au-canada

ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS: La plateforme X est devenue un lieu de débats entre politiciens. Ce 25 janvier, Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP), Éric Duhaime, Pascal Paradis et Adrien Pouliot y ont débattu en direct. On constate rapidement le militantisme du Parti québécois qui lance des propos sans vérifier les faits et la rectitude du Parti conservateur du Québec ou Adrien Pouliot a cultivé l'art de tout chiffrer.

PSPP: Le Parti Québécois mettra fin au bar ouvert des subventions aux entreprises, particulièrement pour les grandes multinationales. Nous allons mettre un terme à cette pratique qui consiste à jouer au monopoly avec l'argent des Québécois. Sous la CAQ, c'est plus de 15 G$ qui ont été attribués sans aucune transparence, sans exigences de rétribution envers l’économie du Québec et avec comme seul critère de référence le «flair» de Pierre Fitzgibbon. Le rôle de l'État est d'abord d'assurer un environnement compétitif et équitable pour les entreprises, surtout nos PME québécoises qui sont l’épine dorsale de notre avenir économique.

DUHAIME: Où était Paul Saint-Pierre Plamondon quand la CAQ distribuait des milliards $ en subventions aux Northvolt, Lion électrique, Taïga et autres folies vertes??? Il applaudissait la CAQ! PSPP est encore plus étatiste que François Legault. Le PQ, sous son leadership, pense que le gouvernement peut et doit contrôler le prix des aliments, du pétrole et même des taux d’intérêt. Seul le Parti conservateur du Québec s’oppose depuis le tout début aux subventions aux entreprises et croit à la liberté économique.

PARADIS: Et vous monsieur Duhaime, où étiez-vous dans la dernière année? Je demande parce que Paul Saint-Pierre Plamondon et moi avons talonné les ministres Fitzgibbon et Fréchette de même que le premier ministre Legault sur les dépenses frivoles du gouvernement de la CAQ dans des dossiers tels que Northvolt et Lion électrique. Nous avons même publié une liste de ces dépenses frivoles, facilement disponible sur ce réseau comme sur toutes les autres plateformes. Lors de la dernière session, nous avons consacré le tiers de nos interventions en Chambre à ces dossiers. Et quand on pose des questions en Chambre, ce n’est généralement pas pour «applaudir la CAQ» comme vous le prétendez faussement. Je vous invite à contribuer à élever le débat sur les politiques publiques. Les Québécois ne demandent que ça.
POULIOT: N’est-ce pas Pauline Marois qui a lancé le Québec sur la voie de l’électrification des transports qui a coûté des dizaines de milliards en subventions frivoles de toutes sortes? Le PQ n’a-t-il pas voté en faveur de la Loi visant l’augmentation du nombre de véhicules électriques subventionnés à coup de milliards? Et ne vous êtes-vous pas réjouis des quelques 450 millions $ d’argent public octroyés à Lion, un « fleuron »? Le Parti conservateur du Québec, lui, a déposé deux mémoires au sujet du règlement forçant l’achat de VE et d’autobus électriques et lancé la campagne « mon char mon choix », dénonçant les subventions à Lion et Northvolt. Notre cadre financier déposé lors de la campagne électorale prévoyait l’élimination graduelle de toutes les subventions aux entreprises. Votre cadre financier prévoyait de dépenser 11 milliards sur quatre ans (2,8 milliards par année en moyenne) pour financer la transition énergétique et les entreprises comme Northvolt et Lion. Je me garderais une petite gêne à votre place.

Petit matin glissant sur nos routes

La circonscription de Rousseau

A 8h15, a Saint-Esprit,  en direction Nord, sur la route 125,
une épandeuse a l'oeuvre afin de rendre la chaussée sécuritaire.

A 8h05, a Saint-Roch-de-l'Achigan,
en direction Nord, sur l'Autoroute 25,
il fallait adapter sa conduite automobile.

Christian Beaulieu, un prêtre catho marginal


Par Benoit Voyer

26 janvier 2025

Fils de Charles Beaulieu et Marie-Reine Morin, Christian Beaulieu naît le 22 mai 1941, à Saint-Hubert, près de Rivière-du-Loup, comme ses parents et ses grands-parents. Il est le cinquième enfant d’une famille qui en comptera treize.

Durant sa septième année, sa famille s’installe sur l'île d’Orléans, à quelques minutes de Québec. C’est là qu’il, passe le reste de sa jeunesse.

En 1999, il me confiait [1] : « J’ai été enraciné dans les choses de la nature, de l’accueil, de la fête, de la célébration qui étaient communiquées naturellement au sein de ma famille. C’était un milieu avec une foi proche de la vie et ou l’esprit de famille était très fort ».

A l’école, il n’a rien d’un élève brillant. Il connait bien des difficultés. D’ailleurs, tout au long de sa jeunesse, le « p’tit Beaulieu » n’aime pas beaucoup le milieu scolaire.

Un jour, lorsqu’il prend conscience à travers sa foi chrétienne que Dieu a besoin de lui, tout change: « J’ai découvert que la foi ce n’est pas simplement croire en Dieu, mais c’est aussi croire qu’il croit en nous! Cela m’a vraiment touché! Ma rencontre avec Jésus-Christ a eu un très grand impact dans ma vie. J’ai comme été obligé de sortir de ma timidité, de ce complexe d’infériorité que j’avais. »

C’est vers l’âge de 20 ans qu’il décide de devenir prêtre catholique. Il n’y avait jamais songé sérieusement avant ce temps, parce que l’image du clerc qu’il avait était celle du professeur et du curé en paroisse. Cela ne l’interpellait vraiment pas.

Il envisage devenir criminologue. Pour payer ses études, il enseigne dans la région de Sherbrooke: « Et c’est là que j’ai commencé à travailler avec les jeunes dans les parcs et les prisons. Et ce sont eux qui m'ont interpellé: Pourquoi es-tu heureux? Pourquoi ne pas donner ta vie aux jeunes? Ils m’ont éveillé l’esprit ».

Cependant, c’est surtout grâce à l’intervention du père Henri Roy, fondateur de la Jeunesse ouvrière catholique canadienne (la J.O.C) et de l’Institut séculier Pie X, qu’il décide de faire le grand saut. En lui, il voit qu’il est possible de devenir un prêtre au service de la jeunesse et que le membre du clergé catholique peut prendre des initiatives pour ouvrir de nouveaux champs d’action. Ainsi donc, le père Roy lui communique l’amour de la centième brebis, celle qui est égarée. Être le pasteur de l’enfant prodigue, voilà une mission qui répond à ses aspirations : « Une rencontre avec cet homme nous marquait pour la vie. C’était un homme de Dieu! Il était capable de voir le travail qu’il réalisait à l’intérieur de nous. Il disait souvent: “Tu as rencontré Jésus! Alors, parle de Jésus et rayonne Jésus!” »

Toute sa vie, il se souviendra de cette prière d’Henri Roy: « Seigneur, que ceux qui me voient te voient et te rencontrent pour toujours ». Il redit souvent ces mêmes paroles dans le secret de son cœur. C’est bien plus qu’une prière toute faite! C’est son plan de vie.

Christian Beaulieu est ordonné prêtre le 9 juin 1968, à Québec, dans l’Institut séculier Pie X.

Il ne chôme pas. Pendant près de 20 ans, il sera des dirigeants du mouvement La Rencontre. C’est dans ce regroupement apostolique qu’il découvre ses talents de conférencier. Au fil des ans, il écrira de nombreux livres dont « Ma blessure est tendresse », « Jeunes, amour et sexualité », « Cœur blessé, espère! » Et « Si on mettait le feu ».

En parallèle, à Montréal, il fondera « Le Pharion » pour venir en aide aux jeunes alcooliques et toxicomanes de 18 à 30 ans et anime des retraites spirituelles, donne des conférences ou on le demande et assume la direction de l’Institut séculier Pie X.

En entrevue pour la Revue Sainte Anne, il m’expliquait que « ce qui fait que les gens souffrent tant, c’est souvent parce que leur souffrance n’a pas de sens. Alors, je veux donner un sens à leur vie et à leur souffrance. Je veux passer comme u aigle dans la vie des gens pour leur donner le gout de se faire des ailes, pour leur donner de croire au large, à l’infini, à œuvrer... »

Il sera pendant plusieurs années un « prêtre superstar ». Il remplira les salles partout où il passera : « A une époque, cela me mettait une pression terrible! Je voulais toujours être à la hauteur de la situation. Et là, je jouais un personnage. Depuis plusieurs années, j’ai accepté que les gens puissent demander, puissent avoir des attentes, mais je ne réponds pas toujours aux attentes. Je suis devant eux comme un enfant, alors j’enlève toutes formes de pression sur moi. »

Pendant ces années, il néglige ses moments de cœur à cœur avec le « bon dieu ». Maintenant, il ne manque plus ces précieux instants d’intimité. « Ma source doit d’abord être prise dans ma relation avec Dieu... et avec moi-même ». Pour lui, Dieu est le seul refuge où se calment ses peurs et ses angoisses. C’est grâce à lui qu’il peut vraiment rayonner Jésus.

Toute sa vie, il sera en contact avec sa vulnérabilité intérieure : « Il n’y a jamais rien d’acquis pour moi à cause de ma timidité. Je suis toujours obligé de me battre pour retrouver confiance. Le p’tit gars qui habite en moi revient vite prendre place avec ses peurs et ses angoisses ».
Christian Beaulieu en 1968

J’étais très étonné d’entendre cette confidence : « Il y a une force dans ma fragilité. Il y a une puissance dans mon impuissance. Étant donné que je vis avec des gens très souffrants, je suis toujours confronté à affronter mon impuissance. Il faut que je sache me réfugier dans le cœur de Dieu ou je vais retrouver la paix, la sérénité, la confiance et ou je vais m’abandonner. L’abandon n’est vraiment pas naturel pour moi. Je vais facilement parler de lâcher-prise dans les conférences, mais si j’en parle autant que ça c’est parce que c’est chaque jour que je dois aller rechercher personnellement ce lâcher-prise et faire un combat intérieur pour arriver à l’abandon »

La souffrance des autres nous ramène toujours à notre propre vulnérabilité. Christian Beaulieu ne cesse de l’expérimenter. C’est un cadeau que les marginaux lui ont fait, car leur fragilité l’aide à apprivoiser la sienne. Pour tant de gens, « le cheminement spirituel est comme un escalier que l’on monte », mais pour Christian Beaulieu, le cheminement spirituel et humain est un escalier que l’on descend, car pour toucher sensiblement la grandeur du cœur de Dieu, il faut être en contact avec sa petitesse et sa faiblesse. Il faut donc descendre profondément en soi.

Les apparences sont parfois trompeuses: devant un public, il semble fort, solide, sûr de lui et d’un positivisme hors du commun. Pourtant, il lui arrive d’être déçu et de traverser des moments de désarroi : « C'est souvent ce qui me plonge dans la prière à corps perdu. Même si je suis un homme d’action, énergique et dynamique, je suis un homme de prière. Je me donne quelques heures par jour, et j’y tiens! C’est là que ma peine passe, c’est là que mes forces se refont, c’est là que je puise l’énergie pour retrouver la joie de vire »

_____________________________________________

[1] Benoit Voyer. « Un visage d’enfant aux yeux de Dieu », Revue Sainte Anne, juillet 1999. Article republié dans : Benoit Voyer, Les Témoins de l’essentiel, Éditions Logiques, 2005

L'anxiété

En ce 25 janvier 2025


FINANCES PERSONNELLES: Hausse de prix de Netflix: voici comment faire baisser votre facture de streaming
noovo.info/nouvelle/hausse-de-prix-de-netflix-voici-comment-faire-baisser-votre-facture-de-streaming.html?lid=wm4ncwfyouz8

ARCHÉOLOGIE: A La Rochelle, des trésors du XVIIe siècle mis au jour lors des fouilles de la caserne Chasseloup-Laubat
sudouest.fr/charente-maritime/la-rochelle/la-rochelle-des-tresors-du-xviie-siecle-mis-au-jour-lors-des-fouilles-de-la-caserne-chasseloup-laubat-22954174.php

DÉMOCRATIE: Doug Ford déclenchera des élections en Ontario mercredi
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2135126/ontario-elections-mercredi-doug-ford

Sainte-Marie-Salomé

La circonscription de Rousseau

Ancienne église catholique de Sainte-Marie-Salomé,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière

Le Dr Joseph Ayoub, oncologue catholique

Dr Joseph Ayoub, oncologue

Par Benoit Voyer

25 janvier 2025

Joseph Ayoub est né en Égypte, en janvier 1937. Il est le fils d’un père libanais et d’une mère égyptienne. Il obtient son doctorat en médecine en 1961. Après deux ans de travail en résidence, il commence sa carrière de médecin à Alexandrie. En cette même année 1963, il rencontre la femme de sa vie.

En octobre 1966, il quitte son pays pour s’établir au Canada avec sa nouvelle épouse et leur bébé d’un an, Jean-Pierre. Ils deviennent officiellement citoyens canadiens, cinq ans plus tard.

Au début 1999, il me racontait [1] : « Avant de venir ici, j’ai lu de nombreux livres sur l’histoire du Québec. Ce qui m’a attiré, ce sont les origines mystiques de la Nouvelle-France. J’en rêvais. Je me disais que ce serait là que je pourrais vivre ma foi d’une façon pleine et idéale. C’était juste avant la révolution culturelle qu’a vécue le Québec ».

Si le fait d’être un médecin catholique passe bien auprès des malades, cela est moins bien reçu de la part des intellectuels. Il croit cependant que la foi vécue pleinement, simplement et normalement, finit par amener les réfractaires à admettre qu’il y a quelque chose de sérieux dans la manifestation religieuse : « Il y a une certaine réflexion qui s’établit parmi mes collègues et les autres médecins. Ils arrivent à voir que l’on peut faire une alliance entre la foi et la science. C’est une évolution de la pensée. Dans les années 1970, il fallait choisir entre l’une ou l’autre. Tu ne pouvais pas avoir les deux. Comme le disait si bien le cardinal Poupard : « Pour la science, connaître c’est expliquer. Pour la foi, connaître c’est aimer. Expliquer et aimer peuvent aller ensemble ».

Le Dr Joseph Ayoub devient oncologue au Pavillon Notre-Dame du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), directeur d’oncologie médicale et professeur de médecine de l’Université de Montréal, et responsable de l’unité du cancer du poumon pour le Fonds de recherche en santé du Québec (Réseau cancer). En plus, il s’occupera des protocoles de recherche clinique pour le cancer du poumon. Il mène une vie loin du radar médiatique.

En 1996, atteint d’un cancer, il devient l’oncologue du premier ministre québécois Robert Bourassa. Jusqu’à son décès, le mélange science et foi est ce qu’il utilise pour le soigner.

A l’Hôpital Notre-Dame, à Montréal, le 2 octobre 1996, à 5h45, Robert Bourassa s’envole aux pays des anges. Suite a un échange avec Andrée, l’épouse de ce dernier, il est désigné pour annoncer la nouvelle au grand public. Le Québec découvrira par l’intermédiaire des médias un homme hors de l’ordinaire.

En 2004, le Dr Joseph Ayoub publie « Guérir parfois, soulager souvent, réconforter toujours » aux Éditions Pauline et Anne Sigier.

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[1] Benoit Voyer. Les confidences du médecin de Robert Bourassa, Revue Sainte-Anne, février 1999

Qu'est-ce que la droite politique?

En ce 24 janvier 2025


ENVIRONNEMENT: Succès du transport collectif gratuit à Orangeville
ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-avec-celine-galipeau/site/segments/reportage/1962242/autobus-ontario-transport-collectif-gratuit

ÉLECTIONS MUNICIPALES: Le 2 novembre 2025, les électeurs du Québec seront appelés aux urnes.

SANTÉ MENTALE: La Semaine nationale de prévention du suicide aura lieu du 2 au 8 février.
cps-lanaudiere.org

FESTI-FLOCONS: Jusqu'au 14 février a lieu a Saint-Lin-des-Laurentides le Festi-Flocons. La grande festivité hivernale débute par une marche aux flambeaux qui a lieu au Parc récréo-touristique de 18h30 a 20h30. Un kilomètre de sentier sera illuminé.

COLLECTE DE SANG: La collecte de sang du maire de Saint-Lin-des-Laurentides, Mathieu Maisonneuve, aura lieu le 17 février, de 13h a 19h30, à la salle L'Opale. Elle est organisée par Hema-Québec. Pour prendre rendez-vous:
hemaquebec.ca/prendre-rendez-vous

UNE CRISE CIVISILATIONNELLE EN VUE: La nouvelle polarisation occidentale
journaldemontreal.com/2025/01/22/la-nouvelle-polarisation-occidentale

SPIRITUALITÉ: Être, l’obsession de l’animateur à la retraite Alain Crevier
ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/les-malins/segments/rattrapage/1965684/une-heure-avec-alain-crevier

Saint-Liguori

Saint-Liguori,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
au cœur de la belle région de Lanaudière

Jean-Baptiste Voyer (1766-1838)


Par Benoit Voyer

24 janvier 2025

Le 25 janvier 1838, à Saint-Pascal, dans la région de Kamouraska, décède Jean-Baptiste Voyer, époux de Louise Dumais et fils de Magdeleine Dupont et René Voyer, connu au Nouveau-Monde sous le prénom d’Étienne. Il est inhumé dans le premier cimetière pascalien, lieu aujourd’hui disparu. Sa dépouille aurait été exhumée et enterrée à nouveau dans le cimetière derrière l’actuelle église. Comme c’était le cas à l’époque, il n’y a aucune pierre tombale à son nom.

Jean-Baptiste a vu le jour le 28 juin1766, dans la seigneurie de Sainte-Marie de la Nouvelle-Beauce. Il grandit en régime britannique. L’Angleterre règne sur la Nouvelle-France en roi et maitre depuis 1763.[1]

Le 22 juin 1774, le roi Georges III ratifiera l’Acte de Québec. On permet alors aux Canadiens français de conserver leur langue, leurs droits civils et la religion catholique.[2]

Dans un article paru dans le Journal de Montréal [3], Martin Lavallée met en perspective cette période de l’histoire : « Devant la faible immigration britannique dans la « Province of Quebec », « le mécontentement des Canadiens d’origine française et le contexte tendu dans les Treize colonies américaines obligent Londres à faire preuve de réalisme et à écouter les conseils du gouverneur Guy Carleton. Ce dernier recommandait de renoncer au projet d’assimiler les Canadiens pour entretenir l’harmonie et faciliter la gestion de la colonie. Sa position reçut des appuis à Londres, notamment parmi ceux qui ne voulaient pas répéter les erreurs commises en Irlande. »

Il ajoute : « Les mesures importantes instaurées en 1774 sont le rétablissement des lois civiles françaises et du régime seigneurial, l’élargissement considérable de la « Province of Quebec » et l’abolition du serment du test. Celui-ci, en obligeant les individus à renier l’autorité papale et la transsubstantiation du Christ dans l’Eucharistie, restreignait l’accès des catholiques français aux charges publiques.

Un Conseil législatif, dont les membres sont toutefois nommés par le gouverneur, est aussi instauré par l’Acte de Québec. Des Canadiens français catholiques seront nommés par le gouverneur et vont pouvoir siéger au sein de ce nouveau conseil. […]

Les diverses mesures mises en place par l’Acte de Québec plaisent bien entendu aux élites seigneuriales canadiennes et à l’Église catholique, mais déplaisent en revanche aux marchands britanniques de Montréal et de Québec, qui voient les nouvelles mesures comme une victoire des catholiques français. L’élargissement d’une province « papiste » sur les terres fertiles de l’Ohio crée aussi du mécontentement dans les Treize colonies et contribue à la Révolution américaine. »

Enfin, « si on prend la nation québécoise comme objet d’étude, l’Acte de Québec incarne une forme de renaissance. Évidemment, sur le terrain, l’application de la Proclamation royale était déjà assez souple en réalité. Néanmoins, en 1774, une nation conquise dont le destin était de disparaître se voit tout à coup reconnue par son conquérant, qui renonce officiellement à l’assimiler, lui redonne ses institutions et lui permet de continuer d’exister.

À première vue, cette nation issue de la colonisation française semble ainsi se voir offrir un nouvel horizon des possibles, lui permettant d’espérer et de se projeter dans l’avenir. »

A Sainte-Marie, en 1778, Jean-Baptiste voit se construire une petite chapelle en bois consacrée à sainte Anne. Comme toute la population de Sainte-Marie, il s’y rendra. Ce lieu de dévotion populaire, qui existe encore de nos jours, a toujours eu pour but de satisfaire le culte de la grand-mère de Jésus, « la bonne sainte Anne », et, surtout, de l’implorer de les préserver des dégâts des inondations. Dans ce secteur, la rivière chaudière sort de son nid presque tous les printemps.

En 1781, le curé Jean-Marie Verreau et le seigneur Gabriel-Elzéar Taschereau feront construire une deuxième église. Celle-ci sera en pierre et remplacera la précédente faite en bois.

René-Étienne Voyer, son père, décède le 8 décembre 1785, à Sainte-Marie. Ses funérailles sont célébrées le 10 décembre dans l’église paroissiale [4], située juste à côté de sa propriété. Il est inhumé dans le cimetière de Sainte-Marie ou on enterre les défunts de la seigneurie depuis 1748. Il y rejoint ses quatre enfants nés en bas âges.

Sur le plan politique, le 10 juin 1791, l’Acte constitutionnel reçoit la sanction royale. L’ancienne Nouvelle-France est alors divisée en deux: Le Haut-Canada (10 000 habitants) et le Bas-Canada (160 000 habitants). Il s’agit d’une division rendue nécessaire en raison des immigrés loyalistes qui ne veulent pas des lois françaises.

Quatre ans plus tard, le 5 octobre 1795, dans l’église catholique de Rivière-Ouelle, au Bas Saint-Laurent, Jean-Baptiste épouse Louise Dumais (1772-1866), fille de Pierre Rossignol du May (1716-1803) et Catherine Michaud (1733-1815). Quelques jours plus tôt, le 30 septembre 1795, ils s’étaient rendus signer leur contrat de mariage à la greffe du notaire Louis Cazes.

________________________________________

[1] Cf. Philippe Roy-Lysencourt. “Le diocèse de Québec : Éléments historiques », « 350 ans de sens et d’action - Église catholique de Québec – Reflets d’hier a demain », le magazine officiel du 350e anniversaire du diocèse de Québec, décembre 2023, p.11
[2] Cf. Philippe Roy-Lysencourt. “Le diocèse de Québec : Éléments historiques », « 350 ans de sens et d’action - Église catholique de Québec – Reflets d’hier a demain », le magazine officiel du 350e anniversaire du diocèse de Québec, décembre 2023, p.11
[3] Martin Lavallée. « Il y a 250 ans, l’Acte de Québec redonnait vie au Canada francais », Journal de Montréal, 22 juin 2024 journaldemontreal.com/2024/06/22/il-y-a-250-ans-lacte-de-quebec-redonnait-vie-au-canada-francais
[4] Cf. ancestry.ca/imageviewer/collections/1091/images/d13p_31191444?pId=15020084

La compatibilité civilisationnelle

En ce 23 janvier 2025


SOCIÉTÉ: Le 23 janvier est la Journée mondiale de la solitude.

AMAZON: Une croix sur le Québec et supprime près de 2000 emplois
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2134596/amazon-entrepots-quebec-arret-activites-syndicat

SYNDICATS: Sur X, Éric Duhaime, chef du Parti conseravteur du Québec, écrit: « L’activisme syndical représente de moins en moins de meilleures conditions de travail et donne trop souvent mauvaise réputation au Québec ».
x.com/E_Duhaime/status/1882096250566402114

LANAUDIERE: La 2e édition du brunch bénéfice au profit de l’église de Saint-Lin-des-Laurentides aura lieu le dimanche 23 février 2025 à l’Érablière Au rythme des temps, 280, côte Jeanne, a Saint-Lin-Laurentides. Les billets sont en vente aux messes du dimanche ou au presbytère.

NATURE: Le Parc régional de la Rivière-du-Nord baisse ses droits d'entrée pour l'hiver
laurentides.cime.fm/nouvelles/670631/nouvelle-tarification-pour-l-hiver?utm_term=Autofeed

PARC NATIONAL DU MONT TREMBLANT: Les feux de camp Risqués pour la qualité de l'air?
laurentides.cime.fm/nouvelles/672410/feux-de-camp-risques-pour-la-qualite-de-l-air

LANAUDIERE: Le carnaval d'hiver des Loisirs de Saint-Alexis aura lieu le samedi 8 février, de 11 h à 16 h.



Voici comment et pourquoi je suis devenu prêtre de l’Opus Dei

Abbé Éric Nicolai

Par Benoit Voyer

23 janvier 2025

L’abbé Éric Nicolaï est un homme a l’intelligence au-dessus de la moyenne. Il possède une solide formation humaine, spirituelle et universitaire. En 1995, après avoir obtenu une maitrise en histoire de l’art de l’Université Laval à Québec avec une thèse portant sur les portraits d’enfants au 19e siècle, il obtient un doctorat en théologie de l’Université pontificales de la Sainte-Croix, à Rome, avec un mémoire ayant pour thème : « Les règles exégétiques de Hugues de Saint-Victor ». Ordonné prêtre le 15 septembre 1994 pour la Prélature de l’Opus Dei, il a toujours été habité par un feu dévorant d’amour pour son Jésus. Son parcours de vie est unique.

Nous nous sommes fréquentés quelques années. Nos chemins se sont séparés vers 2007. J’ai cherché à quelques occasions à le revoir, mais en vain. Mes lettres et messages n’ont jamais eu de suite. J’aurais aimé lui dire un simple et honnête « merci » pour ses bons conseils et son amitié. Bien que nos visions sur la foi chrétienne n’étaient pas toujours au diapason, il a marqué ma vie.

En 2003, il m’a permis de partager son histoire aux lecteurs de la Revue Sainte-Anne [1].

*******

BENOIT VOYER – Monsieur l’abbé, qu’est-ce qui vous a amené à devenir prêtre de l’Opus Dei?

ÉRIC NICOLAI – C’est une longue histoire. D’abord, j’étais protestant. Donc, avant d’adhérer à l’Opus Dei, j’ai dû demander à être reçu dans l’Église catholique.

B.V.- Alors, commençons par le début. Vous êtes originaire d’où?

É.N.- Je suis né à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Mes parents, des immigrants allemands, voulaient que je fréquente une école catholique. Mais de religion protestante, il n’y avait pas de place pour moi. Elle acceptait d’abord les enfants catholiques et, après, s’il restait de la place, les protestants. Il n’y a jamais eu de place pour moi! J’ai donc étudié à l’école protestante du quartier ou j’habitais, à Saint-Lambert. Jusqu’à l’âge de 17 ans, je n’ai pas pratiqué de religion, suivant ainsi les traces de mes parents.

B.V.- Qu’est-ce qui s’est passé dans votre vie a 17 ans?

É.N.- Je me posais des questions sur le sens de la vie. Il me semblait qu’il devait y en avoir un qui ne soit pas banal. De plus, je me suis rendu compte que je devais répondre à une interrogation fondamentale : « Est-ce que Dieu existe, oui ou non? » Ce n’était pas une simple question intellectuelle, car la réponse donnée a cette interrogation suppose toujours un engagement vital.

Au Cégep, je fréquentais un ami catholique. Nous nous connaissions depuis l’enfance. Mes autres amis étaient protestants, comme moi, mais j’étais non pratiquant. Les protestants étaient très enclins au prosélytisme. Ils m’encourageaient fortement à vivre plus intensément ma foi protestante et surtout à lire la Bible. Chaque fois que je m’exclamais : « Ah! Mon Dieu! Oh! My God », ils disaient : « Tu ne peux pas dire ça!| Tu ne peux pas dire ça! C’est un sacrilège! » (rires). Ils m’ont fait réaliser à quel point je disais souvent « Oh my God! », sans lui donner vraiment toute sa valeur. Leur attitude m’indisposait énormément.

Mon ami catholique, Dwight, était tout le contraire d’eux. S’il avait une difficulté, parce que j’étais son ami, je l’encourageais, je le soutenais. Je ressentais un devoir de l’aider. Par exemple, je l’accompagnais même a la messe, non pas parce que la messe comme telle m’intéressait, mais parce que je l’appréciais et qu’il était content de me voir l’accompagner. Nous parlions de toutes sortes de choses.

Un jour, en marchant vers l’église, il me dit : « Écoute, c’est le seul moment que j’ai pour réciter mon chapelet. Tu devrais m’aider! Sinon, je vais me distraire et je n’aurai pas le temps. » Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que le chapelet? » C’est alors qu’il m’a appris la partie du chapelet que je devais dire « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. » J’ai donc prié avec lui sans vraiment prier, simplement parce que je voulais lui être utile.

B.V.- Est-ce que Dwight était membre de l’Opus Dei?

É.N.- Non, mais il connaissait un prêtre de la Prélature. Il fréquentait le Centre Riverview, la maison pour les étudiants ou je suis actuellement aumônier. Il s’y rendait occasionnellement pour sa formation spirituelle.

B.V.- D’où lui venait cette ferveur religieuse? C’est rare chez les jeunes!

É.N.- Dwight étant d’une grande sensibilité religieuse, l’Opus Dei l’aidait à mieux comprendre sa foi. Il me parlait de la foi comme on parlait de bien d’autres sujets. Il ne me donnait pas l’impression de vouloir me convaincre comme mes amis protestants. Parfois, je lui exposais mes arguments et on en discutait.

B.V.- Est-ce que vous avez gardé un lien avec Dwight?

É.N.- Nous nous rencontrons assez régulièrement. Après avoir fait des études dans une école culinaire, il est devenu cuisinier. Je continue de lui apporter mon soutien. Il habite Montréal.

B.V.- A quel moment avez-vous décidé de devenir catholique?

É.N.- Un jour, assis dans un autobus, je réfléchissais à mes conversations avec Dwight. Jésus-Christ, l’Évangile, l’histoire de l’Église… « Il serait tout à fait absurde que tout cela soit une pure invention humaine. Qui aurait la folie de dire : On va inventer un paquet d’histoires pour induire les gens dans l’erreur? » C’était clair pour moi que toute cette tradition devait reposer sur une vérité. Ce jour-là, j’ai décidé d’être catholique.

B.V.- Mais vous n’étiez pas baptisé…

É.N.- Mes parents protestants m’avaient fait baptiser dans leur communauté protestante lorsque j’étais enfant, mais je ne savais pas qu’il fallait être reçu dans l’Église, dans la grande Église, pour porter le nom de catholique.

B.V.- De quelle manière avez-vous appris cela?

É.N.- Au Cégep, entre jeunes, un jour que nous parlions de religion, chacun disait quelle était la sienne. « Je suis bouddhiste, moi », puis un autre, « moi, je suis protestant… ». « Et toi, Éric, qu’est-ce que tu es? » J’ai répondu « Je suis catholique! » Il y a eu un silence. Une fille m’a regardé et m’a dit : « Tu n’es pas catholique, toi! » J’ai rétorqué : « Oui, je suis catholique! Je crois tout ce que l’Église enseigne… » Elle ajouta : « Tu penses que tu es catholique… mais tu ne l’es pas! » Sa réponse m’a bouleversé parce que je pensais l’être.

J’ai mentionné à Dwight ce qui m’était arrivé. « Il faut que tu sois accueilli dans une communauté de foi », m’a-t-il répondu. Alors j’étais catholique dans mon cœur, mais baptisé protestant, je n’étais pas en plein communion avec l’Église catholique.

J’ai suivi alors quelques catéchèses initiatiques. Mgr Norbert Lacoste m’a bien expliqué les fondements de la foi catholique. Ensuite, le 14 mars 1982, j’ai fait une profession de foi durant une célébration eucharistique a la paroisse Saint-François-d ’Assise, à Saint-Lambert. J’avais 18 ans. Mes parents ont assisté à la cérémonie.

B.V.- Est-ce qu’ils étaient d’accord avec votre choix?

É.N.- Ils pensèrent surement que cela n’était qu’une étape de mon adolescence et que je m’en sortirais. (Il lance cette phrase sur le ton de la plaisanterie avant de poursuivre plus sérieusement) Toutefois, ils ne se sont pas opposés à mon choix parce qu’ils ont toujours eu un grand respect de la liberté.

B.V.- Pourquoi n’y a-t-il pas eu un nouveau baptême?

É.N.- Vous savez sans doute que l’Église catholique reconnaît la validité du baptême reçu dans certaines communautés protestantes et que l’on ne peut être baptisé deux fois. C’est la raison de ma profession de foi.

B.V.- Quand avez-vous fait votre initiation aux sacrements du pardon et de l’eucharistie?

É.N.- Quelques jours auparavant, Mgr Lacoste avait entendu ma première confession et, a l’occasion de ma profession de foi lors de la célébration eucharistique, j’ai pu faire ma première communion au « corps du Christ ». Cela a été un moment très émouvant pour moi. Des ce jour, j’ai commencé à assister chaque jour à la messe. C’est ainsi que le Seigneur a pris peu à peu une grande place dans mon âme.

B.V.- Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à connaître l’Opus Dei?

É.N.- C’est mon ami Dwight qui m’a fait connaître l’Opus Dei. Un jour, on s’est donné rendez-vous au métro Guy-Concordia, à Montréal. Sans me dire quoi que ce soit, il m’emmène à la résidence Riverview près de l’Université McGill pour me montrer à quel endroit habite son directeur spirituel.

J’entre. Il me présente. Je m’entretiens environ cinq minutes avec un prêtre qui habite l’endroit. « Comment vas-ti, Éric? Est-ce qu’il t’arrive de prier? » Nous bavardons.

L’homme au col romain doit mettre un terme a la conversation afin de descendre à la chapelle pour le salut au Saint-Sacrement. Je n’ai aucune idée de quoi il s’agit. Il m’invite. L’hostie est exposée dans un merveilleux ostensoir. Bien que je ne sache pas trop ce qui se passe, je suis très impressionné. Je savais que je pouvais communier au « corps du Christ », mais je ne savais pas que nous pouvions l’adorer. Ce fut le début d’un grand amour pour le Seigneur dans l’eucharistie.

B.V.- Vous avez commencé à fréquenter l’Opus Dei dès cette journée?

É.N.- Occasionnellement, j’y retournais pour la méditation du vendredi soir. Au mois d’août 1983, ma famille déménageait à Toronto parce que mon père y était muté par son employeur. J’ai donc cessé de fréquenter la résidence universitaire.

A mon départ, on m’a dit : « Tu pourrais appeler le centre de l’Opus Dei à Toronto… » J’ai répondu positivement à l’invitation, mais je ne pensais pas donner suite à cela.

Un mois plus tard, ne connaissant personne à Toronto, j’ai décidé de téléphoner pour bavarder un peu. Une voix répond : « Comment t’appelles-tu? » Je me présente. « Éric, comment ça va? Viens faire un tour! » L’homme au bout du fil est fort gentil. Nous nous donnons rendez-vous. C’est ace moment que j’ai commencé à fréquenter régulièrement la maison de Toronto pour la méditation et pour la direction spirituelle avec le prêtre.

B.V.- Quelles sont les circonstances qui vous ont amené à adhérer officiellement a l’Opus Dei?

É.N.- Après un certain temps, on m’en a fait la proposition. Un jour, j’ai parlé de l’idée du mariage avec un ami. Par la suite, j’en ai discuté avec mon accompagnateur spirituel. Le prêtre me lance : « Peut-être que dieu te demande PLUS que te marier ». Tout en soulignant que le mariage est un authentique chemin de sainteté, il me dit que l’Église a besoin aussi d’homme qui se consacrent au célibat. Aussitôt que le mot PLUS est tombé de sa bouche, je n’ai pu m’arrêter d’y penser.

B.V.- Pourquoi?

É.N.- Je prenais conscience que ce n’est pas juste moi qui planifie ma vie. Dieu est toujours là pour me demander quelque chose de PLUS. Ce PLUS était pour moi une invitation au célibat apostolique et la possibilité de travailler avec plusieurs personnes, surtout pour faire connaître l’enseignement du Christ et de l’Église. L’idée m’a fait un peu peur, mais, en même temps, elle m’attirait.

Dans une prière, j’ai dit au Seigneur : « Je veux bien te suivre, mais je ne peux pas abandonner ma passion pour la peinture et les arts. » J’ai finalement compris que Dieu ne voulait pas que j’abandonne cet univers et que je pouvais le suivre complètement à l’intérieur de cette profession.

B.V.- Est-ce que vous avez accepté sans trop y penser?

É.N.- C’était le temps de Noel. J’ai donc pris quelques semaines de vacances dans les Cantons-de-l ’Est, au chalet de mes parents. Pendant ces trois semaines, j’ai surtout essayé d’enlever cette idée de mon esprit, mais elle revenait toujours. Le 14 janvier 1984, j’ai écrit une lettre au prélat de l’Opus Dei pour lui signifier mon désir de devenir membre de la prélature a titre de laïc célibataire.

B.V.- A quel moment avez-vous reçu l’invitation à devenir prêtre?

É.N.- En devenant membre de l’Opus Dei, il n’était pas question pour moi de devenir prêtre. On m’a expliqué : « Tu es célibataire. Tu restes laïc. Tu pourrais aussi devenir prêtre si on te le demande, mais tu es libre de dire non. »

J’ai donc terminé une maîtrise à l’Université Laval en histoire de l’art et j’ai commencé à travailler à titre d’assistant à la recherche pour une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal. L’histoire de l’art me passionnait. Le temps passait. Or, un jour, je suis invité à réfléchir sérieusement sur la possibilité d’aller étudier la théologie à Rome. Une fondation montréalaise, la Fondation pour la culture et l’éducation, qui finance les études de séminaristes qui fréquentent l’Université pontificale Sainte-Croix à Rome, m’offre une bourse.

L’idée était de me préparer à être encore PLUS au service de l’Opus Dei, d’approfondir son esprit et d’étudier afin d’être davantage disponible pour des tâches de formation. Ces études seraient pour moi un temps de réflexion sur la possibilité de devenir prêtre. J’ai accepté.

B.V.- Comment vos parents ont-ils réagi à votre projet d’aller étudier à Rome?

É.N.- Au début, ils ont été surpris parce qu’ils s’étaient toujours imaginé que j’allais un jour me marier. Finalement, voyant mon enthousiasme devant ce projet et que j’étais heureux à l’intérieur de l’Opus Dei, ils m’ont encouragé.

B.V.- Est-ce que vous avez travaillé durant ces années en Italie?

É.N.- J’ai travaillé occasionnellement au service de traduction au Vatican, étant donné ma connaissance des langues allemande, espagnole, italienne, française, anglaise et latine. Ce travail m’a permis de rencontrer le Saint-Père et de lui parler personnellement.

Au début de 1994, en plein milieu de ma thèse doctorale, après cinq ans d’études à Rome, on m’a demandé si j’acceptais d’être ordonné prêtre. J’ai accepté cet appel comme un PLUS pour servir Dieu a l’intérieur de l’Opus Dei. J’ai été ordonné le 15 septembre 1994 à la basilique Saint-Eugène, à Rome.

B.V.- Qu’est-ce qu’il y avait d’impressionnant ce jour-là?

É.N.- Nous étions 44 membres de l’Opus Dei à recevoir le sacrement de l’ordre en même temps et la basilique était pleine à craquer! Une trentaine de membres de ma famille qui habitent en Allemagne sont venus et d’autres sont venus du Canada. Tous étaient protestants. Ma mère et ma sœur ont pleuré. Après la célébration, mon père m’a dit être très fier de moi.

B.V.- Quand êtes-vous revenu au Canada et quel a été votre parcours depuis ce temps?

É.N.- Je suis revenu à Montréal a l’été 1995. J’ai travaillé à Toronto comme aumônier d’une résidence de l’Opus Dei. J’ai eu aussi l’occasion d’enseigner dans une école secondaire privée. Depuis quelques années, je suis aumônier du centre universitaire Riverview, situé tout près des universités McGill et Concordia, sur l’avenue du Musée, à Montréal.

En plus de m’occuper du bureau d’information de l’Opus Dei au Canada, j’anime des retraites spirituelles et des ateliers d’études dans des centres de formation confiés à l’Opus Dei.

B.V.- Pourquoi avez-vous choisi de devenir prêtre de l’Opus Dei?

É.N.- Comme saint Josémaria Escriva, je veux devenir un saint en sachant que je serai« un pécheur jusqu’à la fin de mes jours. N’allez pas penser que le saint est une personne parfaite et sans défaut. Mais le saint est celui qui, s’il lui arrive de trébucher, se relève aussitôt, en toute humilité, pour continuer sa route au service des autres. Je veux répondre à cet appel personnel que Dieu m’a fait et je désire être son instrument pour amener les âmes au Christ.

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[1] Article publié en deux parties dans les éditions d’octobre et novembre 2003 de la Revue Sainte-Anne et repris dans le livre Les Témoins de l’essentiel, Éditions logiques, 2005.

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TARIFS DOUANIERS: Sur X, Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, écrit: François Legault fait encore totalement fausse route dans sa stratégie pour contrer les tarifs américains. Sa priorité est d’augmenter encore plus le pire déficit de notre histoire en distribuant des chèques à des entreprises. La Presse écrit même: « Le premier ministre François Legault reprend le même refrain qu’au moment de la crise de la COVID-19 ». Il n’a rien appris, rien compris. La toute première chose à faire est de créer un front commun au Canada, avec toutes les autres provinces. Tenter d’isoler la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, comme certains le font présentement est odieux. Cibler le pétrole albertain comme menace contre les Américains est grotesque. C’est comme si on disait à tous nos travailleurs québécois de l’industrie de l’aluminium ou du bois qu’on va cesser d’exporter leurs produits aux Etats-Unis et les foutre au chômage par patriotisme canadien. Au-delà de nous inciter à devenir rapidement plus autonome en matière énergétique (aller de l’avant avec GNL-Québec, construire des pipelines au Québec et exploiter le gaz naturel québécois), la situation actuelle devrait rappeler à tous les Québécois, fédéralistes, souverainistes ou autonomistes, l’importance de conserver le Canada comme meilleur partenaire économique. Ça veut dire encore moins de barrières interprovinciales et plus de liberté de travailler, de commercer ou d’investir, d’un océan à l’autre. Peu importe ce qu’on décidera collectivement quant à notre avenir constitutionnel, le Canada doit demeurer notre meilleur partenaire. L’espace économique canadien représente plus, pas moins, de liberté et de sécurité pour tous les Québécois.»
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CHRISTIANISME: Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

TARIFS DOUANIERS: Sur X, Jeff Fillion écrit: « Au lieu d’avoir peur, de répondre avec des coups de mouchoir. Pourquoi on négocie pas une entente extraordinaire ? 2 pays, zéro frontière, Bouclier continental, une Armée. une monnaie, un passeport uni... On serait les plus riches et les plus forts. »
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MÉMOIRE: Boostez votre cerveau en montant les escaliers
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ÉTATS-UNIS: Sur X, Adrien Pouliot, ancien chef du Parti conservateur du Québec et porte-parole en matière de finances pour le PCQ, écrit: « La bonne surprise pour moi au niveau des décrets de Trump d’hier été de retrait de l’OMS. Je ne l’avais pas vu venir celle-là. La présence de JFK jr. se fait sentir.»
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Merci pour votre amitié

Je lève mon verre à notre amitié

Saint-Lin-des-Laurentides

La circonscription de Rousseau

Paroisse catholique de la bienheureuse Émilie Gamelin,
église de Saint-Lin-Des-Laurentides,
dans la circonscription québécoise de Rousseau,
dans la belle région de Lanaudière

La solitude


Par Benoit Voyer

22 janvier 2025

Il y a quelques jours, je terminais la lecture d’une série de lettres de Marcelle Gauvreau au frère Marie-Victorin, le fondateur du Jardin botanique de Montréal. Dans cet ouvrage, une phrase m’a grandement marqué. Le 11 avril 1937, elle lui écrivait : « Dites-moi que si dans la solitude une pensée noire se jette dans le creux de mon âme, c'est uniquement parce que dans tout bonheur se mêle un secret effroi: celui de le perdre... »[1]. Pour écrire une telle réflexion, la solitude de Marcelle devait être bien pénible à vivre.

Qu’est-ce que la solitude?

La solitude est un état d’être. Elle peut être ponctuelle ou durable. Parfois, nous la choisissons. Trop souvent, nous la subissons. C’est surtout le cas lorsque nous n’avons pas beaucoup d’interactions avec les autres.

La solitude est très différente selon qu'elle soit choisie ou subie.

Parfois, je la choisis. J’en ai besoin pour nourrir ma vie intellectuelle ou spirituelle. Parfois, je la réclame afin de me poser ou pour me préparer avant d’entrer en action. Elle est alors appréciée.

En revanche, lorsqu’elle est subie, la solitude peut devenir douloureuse.

A mes yeux, la pire solitude n’est pas celle que je vis lorsque je me retrouve en solitaire. C’est plutôt de me sentir seul en couple, en famille ou en groupe.

On ne le sait peut-être pas assez, mais la solitude est un facteur de risque dans le développement de maladies de longue durée.

Plusieurs études montrent que la solitude (ou l’isolement social) est associée à des risques accrus de problèmes de santé physique et mentale, en exemple, la dépression ou le suicide.

C’est le sociologue Émile Durkheim, dans son ouvrage Le suicide, paru en 1897, qui a mis en évidence un lien statistique fort entre la solitude et suicide. Grâce à des données épidémiologiques, il a montré qu’il y a un lien fort entre l'isolement social et les problèmes de santé, physique et mentale, ainsi que le risque de suicide.

Dans les années 1970, le développement de la psychologie a démontré que la solitude aurait une forte corrélation avec la conscience et la représentation générale de soi : notamment en ce qui a trait à la faible estime de soi, la timidité, l'introversion et le manque d'assurance en soi.

En santé mentale, la solitude est également liée à un trouble schizoïde dans lequel un individu peut faire l'expérience d'aliénation.

Chez les enfants et les adultes, la solitude a souvent un impact dans la compréhension et la mémoire. Dans des cas d'isolement long et total, des phénomènes hallucinatoires ont été rapportés.

Enfin la solitude peut jouer un rôle important dans des troubles comme l'alcoolisme et la toxicomanie.

En ce 23 janvier, Journée mondiale de la solitude, allons visiter une personne qui n’a pas beaucoup d’amis et, pourquoi pas, offrons-lui notre amitié.

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[1] Marcelle Gauvreau. Lettres au frère Marie-Victorin – Correspondance sur la sexualité humaine, Boréal, 2019

Que c’est beau des gens qui ont le gout d’aimer

En ce 21 janvier 2025


ALBERTA: Danielle Smith veut aller aux États-Unis deux fois plus souvent qu’en 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133583/danielle-smith-relation-alberta-etats-unis?utm_source=adestra&utm_campaign=reg.inf.na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.alberta

SANTÉ MENTALE: inquiétudes sur le rétablissement psychique des otages de Gaza
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2133923/israel-inquietudes-retablissement-psychique-otages

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est guillotiné sur la Place de la révolution, l’actuelle place de la Concorde, à Paris. Il avait 38 ans.

AUJOURD’HUI DANS L’HISTOIRE : Au début du 20esiècle, plusieurs espèrent voir le drapeau britannique (Union Jack) descendu pour de bon de la tour du Parlement du Québec. Cependant, les diverses esquisses proposées au fil des ans ne font pas l’unanimité. A partir de 1946, le député René Chaloult demande inlassablement un drapeau symbolisant les aspirations du peuple du Québec. L’année suivante, il dépose une motion demandant la création d’un drapeau québécois. Le 21 janvier 1948, le drapeau fleurdelisé du Québec remplace l’Union Jack britannique et flotte pour la première fois au sommet de la tour du parlement à Québec. Si l’histoire du drapeau québécois est encore jeune, ses couleurs et son emblème rappellent les débuts de la présence française en Amérique du Nord, il y a plus de 400 ans.

CHRISTIANISME : Du 19 au 25 janvier a lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.