Dans la circonscription de Rousseau, un député du Parti québécois représenterait les citoyens a l'Assemblée national avec 42% des votes. Suivraient le CAQ avec 30% et le Parti conservateur du Québec avec 13%.
Intentions de votes
Dans la circonscription de Rousseau, un député du Parti québécois représenterait les citoyens a l'Assemblée national avec 42% des votes. Suivraient le CAQ avec 30% et le Parti conservateur du Québec avec 13%.
L’affaire Levasseur-Noel
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Un commentaire de Benoit Voyer
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Il n’y a pas à être offusqué du fait que le diocèse ait refusé de marier les deux tourtereaux. Sur ce point, l’Église a été fidèle a elle-même. Son discours n’a pas changé et n’est pas sur le point de l’être.
Ce qui est aberrant dans cette cause, ce sont les ragots qui ont été racontés dans l’opinion publique depuis que l’histoire est connue de tous.
Denise Levasseur est-elle une véritable femme? Est-ce un homme déguisé en femme? Est-ce quelqu’un qui n’est pas bien dans sa peau? Les spécialistes qu’elle a rencontrés ne sont pas des idiots. Ils n’acceptent pas d’opérer lorsqu’il y a des doutes sur l’identité sexuelle ou a cause de troubles psychologiques. Si l’équipe médicale et psychologique est unanime sur le fait que Denise Levasseur est une véritable femme, cessons d’en douter.
Michel Noel est un homosexuel? Répondre positivement à cette question, c’est poser un jugement très sévère sur cet homme. Pour lui qui n’a connu sa partenaire qu’au féminin, il n’y a pas de doute qu’il ne l’est pas. Peut-on vraiment dire le contraire? Difficile depuis que le public a pu remarquer le charme de cette femme
Cette histoire révèle une chose : Nous sommes tous un gang de pharisiens. Nous jugeons rapidement d’une situation que nous ne connaissons pas en profondeur. De plus, nous disons à haute voix que nous avons tous des droits égaux, mais nous condamnons comme de vulgaires hors-la-loi ces deux personnes qui veulent vivre un bonheur paisible.
Enfin, soyons honnête : si l’histoire de ce couple nous a fait tant jaser, c’est qu’elle dérange des éléments de notre intériorité. C’est bien plus de cela que nous devrions parler.
(L’Hebdo journal, 22 décembre 1996, p. 5)
Un peu de bonheur dans ma vie
J’entends déjà votre objection : “Mais la Trinité, c’est bien trop compliqué pour moi à comprendre ! Ça me prend tout pour dire mon chapelet et suivre ma messe ! Comment voulez-vous que je parvienne à passer mon temps dans la pensée de la Trinité ? Décidément, vous êtes un idéaliste, un emballé !”
Peut-être bien, mais ma conviction demeure que le bonheur se trouve dans l’amour et l’amour vrai, profond, stable, c’est l’amour même : la très sainte Trinité.
Un préjugé à vaincre
On s’imagine toujours que le mystère de la Trinité tient tellement du mystère qu’il n’a à absolument rien à y comprendre. Pourtant, c’est un mystère qui n’est guère plus mystérieux que les autres! Ainsi, à Noel, on s’empresse d’adorer le petit Jésus dans la crèche sans se créer de difficulté et, pourtant, c'est le mystère de l’incarnation sur lequel on médite à loisir! Durant la semaine sainte et le jour de Pâques, on se fait un devoir de suivre pas-a-pas le Christ souffrant et glorieux sans trop s’arrêter aux problèmes que suscitent vraiment les deux mystères de la rédemption et de la résurrection. Mais lorsqu’il s’agit de la Trinité, on se bute presqu’avec complaisance sur l’obstacle de notre faible raison, et on conclut: il n’y a rien à y comprendre. Or, ceci est absolument faux.
Une vérité à établir
Non seulement il y a quelque chose à comprendre dans le mystère de la très sainte Trinité, mais il y a même tout un programme de vie à y découvrir. Voilà, chers amis, ce que cette série d’articles - dont vous lisez actuellement le premier – voudrait vous aider à mieux saisir, à mieux apprécier. Je me contenterai cette fois-ci de vous en donner trois preuves.
UN: Quand on lit l’évangile avec cette préoccupation d’y trouver des lumières sur la Trinité, on est frappé de constater comme Jésus s’est “forcé les méninges” (pour ainsi dire) afin de faire comprendre à ses auditeurs cette sublime vérité. Dans toute la richesse de son vocabulaire, dans toute l’étendue de sa science naturelle et surnaturelle, Jésus n’a découvert que trois mots pour exprimer le fond de sa pensée. D’après lui, rien n’était plus apte à nous faire connaitre la première personne que cette idée de Père. Tout le monde possède un père et tout enfant vraiment digne de ce nom, aime tendrement son père. A l’idée de Père correspond nécessairement celle de Fils. Et voilà sous quel aspect Jésus s’est présenté au monde: il se dit Fils de Dieu, le Fils bien-aimé du Père. Enfin, pour nous présenter la troisième personne, il recourt à un moyen subtil: en deux circonstances – une fois a Nicodème et l’autre fois à ses apôtres - Jésus compare l’Esprit saint au souffle mystérieux qu’on ne peut voir mais dont en ressent les effets. Eh bien, dit-il, ce souffle est comme mon Esprit d'amour qui souffle où il veut. Or, l’amour, vous le savez tous, cherche l’union, l’unité. Et voilà! La Trinité, dans ses grandes lignes, n’est pas plus compliquée que cela à saisir: un Père qui aime tendrement son Fils, un Fils qui rend à son Père l’amour qu’il en reçoit au point de s’unir inséparablement a lui dans un souffle d’amour qui est l’Esprit saint.
DEUX: C’est si peu compliqué à comprendre que les Juifs, Caïphe surtout, l’ont compris du premier coup! On n’a pas trouvé de meilleur chef d’accusation pour condamner Jésus que ses propres paroles. Vous vous souvenez de la scène: “Par le Dieu vivant, ordonne le grand prêtre, je vous adjure de nous dire si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu?” Jésus répond simplement: “Oui!” Et sa cause est jugée sans appel! Il a blasphémé, clame-t-on, car il a introduit en Dieu une autre personne que celle du Père. Pour eux, c’était tellement clair qu’ils ont crucifié Jésus le même jour.
TROIS: Vous êtes-vous déjà arrêtés à vous demander ce qui serait arrivé si Dieu n’était pas Trinité? Voici! D’abord, il n’y aurait pas de création car toutes choses ont été faites par le Fils et dans le Fils. C’est saint Jean qui nous l’assure dans son prologue. Et, de plus, pas d’incarnation ni de rédemption. Puisque le Fils n’étant pas, il ne peut pas venir vivre et mourir parmi nous. Pas d’Église non plus puisque la validité et l’efficacité de la mission de l’Église se tire entièrement de la divinité de son fondateur. Encore moins de sacrements puisque ceux-ci doivent nous transmettre la grâce de la rédemption en vertu de la passion et de la mort de l’homme-Dieu qui les a institués.
A vrai dire, sans la Trinité, notre sort serait des plus tristes à supposer même que nous ayons pu recevoir l’existence
Un programme à vivre
Dieu n’a certes pas l’habitude d’agir sans raison. Si donc, dans son amour, il a daigné nous révéler le mystère de la très sainte Trinité, c’est qu’il en attend des résultats. Le Christ qui nous l’a appris au péril de sa vie, n’a cessé de nous dire combien son Père nous aimait, combien lui-même nous aimait jusqu’à se livrer pour nous et combien il souhaitait pour nous la venue de son Esprit d’amour. Il semble donc impossible que cette vérité dynamique ne change rien dans nos rapports avec Dieu. Le désir de Jésus est cependant que nous vivions comme des fils reconnaissants envers notre Père du ciel. Il veut que nous soyons animés de son Esprit au point de nous exclamer face à Dieu: “Abba! Père!” Nous voici pour accomplir votre sainte volonté!”
Alors seulement pourrons nous affirmer avec conviction que la Trinité occupe dans notre vie une place d’honneur, la première place, la seule qui lui convienne en réalité.
Jean-Paul Regimbal
(Revue Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp. 5 à 7. Disponible pour consultation a la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby - Fonds P049).
UN PEU DE MOI: Excursion a Saint-Jean-de-Matha
Les pères s’impliquent davantage
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Benoit Voyer
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Ce membre d’une famille reconstituée voit trois types de pères. Il y a celui qui dit : « Je travaille. Je rapporte de l’argent. C’est ma femme qui s’occupe de la maison ». Il y a le second qui ne le verbalise point, mais exprime la même chose par des gestes. Il a toujours une raison pour ne pas s’investir. Il fait quelques petites taches et prend un peu de temps avec les enfants si sa conjointe insiste.
Enfin, « il y a celui qui s’implique bénévolement dans les loisirs, particulièrement les sports, de son jeune. S’engager dans des activités concrètes est la façon de ce dernier de supporter ses enfants », ajoute-t-il. Pour lui, la mère se spécialise dans la relation affective, l’homme dans l’action.
Devenir père
On ne nait pas père, on le devient. C’est un choix. « Devenir père, c’est accepter de donner la vie. Pas nécessairement en mettant au monde un enfant! L’homme est aussi un procréateur de vie spirituelle », renchérit Hector Bloquière, responsable de la pastorale familiale au diocèse de Trois-Rivières et diacre a la paroisse de la Visitation de Pointe-du-Lac.
Il n’hésite pas à l’affirmer : « Être père, c’est toujours à recommencer. Ce n’est pas quelque chose d’acquis. Il faut toujours se remettre en question sur sa relation avec sa famille et son épouse ».
Égalité des sexes
Il y a beaucoup de travail à faire pour que tous les hommes traitent les femmes comme des égales dans la différence. « C’est une question de mentalité », dit Rolande Cloutier du Far de Cap-de-la-Madeleine.
Malgré qu’elle rencontre de nombreuses femmes victimes de la violence et de la domination de leurs conjoints, elle a une bonne perception de la gent masculine. Elle est mariée depuis 36 ans avec le même homme et a eu « la chance d’avoir un père aimant et attentif a ses enfants. C’est très précieux d’avoir cette chance! »
(Hebdo journal, 16 juin 1996, p.3)
En ce 15 mai 2025
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Ma grand-mère Claire Beaulieu (1912-2000) et Roméo Voyer (1930-2021), mon père, durant les vacances de juillet 1961, a Mont Carmel, Kamouraska, au Bas Saint-Laurent. |
Gérard Raymond, mystique et serviteur de Dieu
Louis Émond, cofondateur de la maison Jésus-Ouvrier
Henri-Gustave Joly de Lobinière, 4e premier ministre du Québec
Louis-Alexandre Taschereau, 14e premier ministre du Québec
Félix-Gabriel Marchand, 11e premier ministre du Québec
Edmund James Flynn, 10e premier ministre du Québec
Jean Lesage, 19e premier ministre du Québec
Simon Napoléon Parent, 12e premier ministre du Québec
La bienheureuse Dina Bélanger
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En ce 14 mai 2025, sur l'heure du dîner, j'ai rendu visite a la bienheureuse Dina Bélanger (1897-1929), mon arrière petite cousine. Elle repose dans la chapelle des Religieuses Jésus-Marie, 2049, chemin Saint-Louis, a Québec. www.dinabelanger.com |
MAURICIE: Une mosquée à Trois-Rivières
Même si les écrits de Mohamed demandent de prier 5 fois par jour en direction de la Mecque, il n’y a qu’un seul rendez-vous officiel à la mosquée, le vendredi a 13h. Il n’y a que l’homme qui doit s’y rendre si l’horaire de sa profession le permet. Les autres temps de la prière quotidienne sont laissés a la discrétion de chaque membre.
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Benoit Voyer
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Le Centre islamique sert également d’école pour les jeunes qui veulent apprendre l’arabe et l’islam. De plus, c’est un lieu ou se donnent des conférences et ou une bibliothèque est aménagée.
Il y a environ 300 musulmans dans la région. Au Québec, ils sont environs 80 000, surtout concentrés a Montréal. La moyenne d’âge du groupe trifluvien est d’une trentaine d’années.
Préjugés
La Tunisienne qui projette de faire un voyage a la Mecque l’an prochain regrette les préjugés que les médias entretiennent : « Dans l’islam, il y a des gens de la droit et de la gauche comme dans toutes les sociétés ou religions. Les uns sont plus intégristes, les autres sont plus ouverts ».
« Il y a des gens qui agissent au nom de la religion, mais qui ne sont pas vrais! C’est de la politique déguisée! Les conflits qui viennent dans le monde viennent ternir l’image de l’islam. Je n’ai jamais lu une phrase du coran qui dit qu’il faut assassiner quelqu’un qui ne pense pas comme nous! » insiste-t-elle.
(L’hebdo journal, 7 juillet 1996, p. 3)
En ce 14 juillet 2025
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Benoit Voyer, Roméo Voyer et Yvon Voyer, a Mont Carmel, Kamouraska, durant les vacances de juillet 1967. |
L'agrandissement de l'Hôpital Pierre Le Gardeur avance bien
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La construction de la nouvelle tour de onze étages de l'hôpital Pierre Le Gardeur, a Terrebonne, avance bien. Les ouvriers travaillent surtout à l'intérieur en ce moment. |
Vente de papier hygiénique au profit de la Fondation Charles Bruneau
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Grande vente de papier hygiénique et d'essuie-tout au profit de la Fondation Charles Bruneau. Aidez mon fils Jean-Pascal a dépasser l' objectif de sa collecte pour la recherche. JP fera le Grand Tour cet été. Passez votre commande sans tarder!! Écrivez-moi, je vous mettrai en contact avec lui: voyerbenoit8@gmail.com |
Perte de controle sur l'autoroute 20
Les trucs de Marcel Lafrance pour être un bon gestionnaire
L’ancien principal actionnaire de la MIL Davie de Lévis, Marcel Lafrance, était dans la région, la semaine dernière, pour parler aux membres du Club d’administration du Canada de Granby de sa vision de la performance en entreprise.
Celui qui est maintenant à la retraite a commencé par pointer les sentiments d’impuissance qui affectent les entrepreneurs : informatique, robotique, libre-échange, ALENA, coupure des subventions de l’État, etc.
« Mon constat d’impuissance laisse la place a une certaine latitude qui dépend que de moi », disait-il au groupe d’hommes et de femmes d’affaires.
Selon M. Lafrance, une entreprise doit être performante pour être rentable et offrir un produit de qualité.
« Il faut avoir en tête la satisfaction du client. De plus, on ne m’enlèvera pas de la tête qu’une business qui ne crée pas de richesse puisse survivre car, quand il n’y a pas de profits, il ne peut y avoir de formation, d’investissement, d’expansion et d’entreprise à long terme », raconte le conférencier.
Marcel Lafrance estime que la compétition est féroce et va le devenir de plus en plus. Dans l’avenir c’est le client qui deviendra le maitre de la situation en montrant ses exigences. L’entreprise devra donc fournier un produit de qualité.
« Il faut aussi savoir livrer sa marchandise a temps, ajoute-t-il. Dans ma carrière, ma plus grand force ça été cela ». Plus un projet est en retard, plus il risque d’être dispendieux à fabriquer.
Il estime que le plus bel exploit remporté au Québec, c’est la construction de Terre des hommes. « C’était un succès magistral de planification », explique-t-il. A l’opposé le Stade olympique est le pire.
Dans certaines entreprises ou règne la contestation et l’anarchie, son expérience que cela est souvent l’expression d’un appel au leadership.
« Un leader c’est quelqu’un qui a des objectifs qu’il transmet à tous dans son entreprise par un message ayant un contenu et des détails. Il doit surtout être capable d’écouter et questionner. Ce qui énerve les gens, c’est la non-communication.
Après la réalisation d’un projet, il faut savoir s’arrêter pour prendre conscience comment on y est parvenu ensemble. Cela l’aide l’entrepreneur à faire mieux.
(L’Hebdo Granbyen, 19 avril 1995, p.26)
Histoire des maisons des Trinitaires au Canada
COUVENTS DE LA
TRES-SAINTE-TRINITÉ
Rue Saint-Antoine :
C’est
donc tout-à-fait normal de voir une première migration s’opérer en 1936 de la
rue Allard a la rue Saint-Antoine. La jeune communauté y acquiert un couvent
ayant appartenu jusque-là aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.
Ceux qui ont connu les heures héroïques de la rue Saint-Antoine ne peuvent s’en
ressouvenir qu’avec une certaine nostalgie : tous y ont vécu des heures de
joie, de douce intimité quoique les sacrifices y aient été nombreux et
pénibles.
Avenue des Pins :
Mais,
en 1944, les supérieurs doivent faire face à un problème épineux : il faut à
tout prix quitter le local de la rue Saint-Antoine qui présente de graves
dangers du point de vue sanitaire, et est devenu en outre trop exigu. La divine
providence intervient a point pour secourir la jeune communauté en détresse.
Comme par miracle, du sans doute à l’intervention du bon
saint Joseph, la communauté devient en mesure d’acquérir une vaste propriété
avec jardins pour promenades et terrains de jeux, sur l’avenue des Pins au
flanc du Mont-Royal. Peu a peu, cette maison se transforme en véritable maison
d’observance.
Ce toit abrite maintenant plusieurs œuvres. Outre la
maison provinciale et la procure des missions, le scolasticat
Très-Sainte-Trinité y tient ses quartiers. C’est de la que sort régulièrement
l’équipe de jeunes prêtres qui alimentent toutes les nouvelles fondations
réalisées depuis une quinzaine d’années. C’est de la aussi que devront sortir
les missionnaires, les prédicateurs, tous apôtres de demain.
COLLEGE
TRES-SAINTE-TRINITÉ
Commencé bien modestement dans le quartier Saint-Antoine,
le Collège Très-Sainte-Trinité suit le scolasticat dans sa migration vers les
hauteurs du Mont-Royal. Depuis 1944, le collège progresse si bien qu’une
construction s’impose pour loger nos soixante-dix élèves entrés en 1956.
Cette solution, tout excellente qu’elle soit, ne sera que
provisoire. En effet, le projet de bâtir un vaste collège à Saint-Bruno de
Chamblay est présentement à l’étude au vénérable définitoire provincial depuis
un an déjà. On juge le Mont Saint-Bruno un site idéal pour l’érection d’un
collège capable de loger cent cinquante étudiants aspirant à la vie sacerdotale
et religieuse.
Quoi qu’il en soit des projets futurs, le collège compte
déjà ses premiers véritables succès. Il compte cette année, pour la première
fois, son premier conventum de finissants. Six jeunes gens terminent ce mois-ci
leur classe de rhétorique après avoir suivi leurs cours dans notre institution
depuis six ans. Quatre se destinent à la vie religieuse et deux a des
professions civiles. C’est un résultat bien consolant pour ceux qui ont édifié
cette œuvre au prix de leur personne, de leurs sacrifices et de leurs sueurs.
LA TRINITÉ-DU-MONT
En 1940, avec l’approbation de Monseigneur Forget, évêque
de Saint-Jean-de-Québec, les pères deviennent propriétaires d’un vaste domaine
situé sur la pente du Mont Saint-Bruno. Le verger qu’ils y exploitent est
destiné à subvenir aux besoins multiples de la communauté.
Comme les débuts modestes sont la garantie de solides
fondations, les Trinitaires commencent leur vie religieuse à Saint-Bruno dans
un couvent de bois dont la plus grande partie sert à l’entreposage des pommes
recueillies sur leur domaine. Neuf années durant, ils y mènent avec beaucoup de
courage, à travers les épreuves et les difficultés de toutes sortes, une vie de
sacrifice et de labeur.
Cependant leur persévérance est couronnée de succès. En
1948, les supérieurs de l’Ordre autorisent la construction d’un couvent ou les
religieux pourront plus facilement suivre les exercices de la vie commune tout
en assurant l’entretien de la ferme. Grace a une mécanisation moderne, les
frères quoique peu nombreux, parviennent à suffire aux multiples taches de leur
vie agricole. Pour endiguer les aléas inévitables de la pomiculture, la
construction d’un entrepôt frigorifique s’impose. Allant de progrès en progrès,
le couvent de la Trinité-du-Mont est appelé à jouer dans l’avenir de l’Ordre au
Canada un rôle de la plus haute importance.
L’AUMONERIE DE LA
PRISON DE MONTRÉAL
L’acte constituant en corporation civile l’Ordre
trinitaire dans la province de Québec, acte préparé par le révérend père Xavier
de l’Immaculée-Conception et sanctionné par la législature le 4 avril 1929,
porte la clause suivante : “La mission” de cet Ordre est de s’occuper du rachat
des captifs, d’œuvres de charité, d’aide et de secours aux immigrants, de
s’intéresser au sort et de vaquer à la moralisation des captifs et des
prisonniers...”
Par-là, les Trinitaires canadiens rejoignent une
tradition séculaire de l’Ordre dans son ministère auprès des malheureux
captifs. En réponse à la demande de son éminence le cardinal Paul-Émile Léger,
ils acceptent au mois d’aout 1954, en la personne de leur supérieur majeur,
d’assumer le service religieux à la Prison de Montréal (Bordeaux).
Le révérend père aumônier, actuellement le R. P. Yves de
Saint-Bernard, exerce auprès des détenus de droit commun et des condamnés, son
ministère de miséricorde et de charité, continuant ainsi la lignée déjà célèbre
des Trinitaires-Rédempteurs.
L’HOTELLERIE REGINA
MUNDI
Un important projet de fondation prend naissance au cours
de l’été 1954. Le très révérend père Pierre de la nativité, vicaire provincial,
appuyé par le vénérable définitoire de la vice-province du Sacré-Cœur (érigé
canoniquement au mois de juin 1953) annonce l’acquisition d’une nouvelle
propriété et l’établissement imminent d’une autre maison de l’Ordre aux limites
de la ville de Granby dans le diocèse de Saint-Hyacinthe.
Grace a la bienveillance de son excellence Mgr Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, et au patronage de la compagnie Avery et Robert limitées de Granby, P.P. un couvent trinitaire très moderne s’élève actuellement au centre du développement modèle connu sous le nom de Mont plaisant.
Cet édifice aux proportions impressionnantes abrite à la fois :
1- Le noviciat de la vice-province du Sacré-Cœur, ou se
forment des jeunes gens qui se destinent à la vie cléricale ou encore à la vie
des frères convers ;
2- Une paroisse dédiée à la Très Sainte-Trinité qui compte
actuellement cent vingt familles ;
3- Une hôtellerie qui porte le nom de “Regina Mundi” en
souvenir de l’année mariale au cours de laquelle ce projet fut élaboré. Cette
hôtellerie est ouverte à la fois aux prêtres et aux laïcs qui désireraient
faire une halte occasionnelle de prière et de repos dans une vie si pleine
d’activité. Une aile entière est consacrée aux vieux prêtres qui aimeraient à
terminer leurs jours dans une atmosphère sacerdotale et toute familiale en
compagnie des religieux de la très sainte Trinité.
Fidèlement a une tradition plusieurs fois centenaires,
les Trinitaires canadiens désirent faire de cette maison :
A-
Un centre de recueillement ou jeunes et vieux pourront
dans l’intimité d’une retraite occasionnelle, prendre un contact plus intime
avec la vie de l’adorable Trinité qui habite en eux ;
B-
Un centre de rayonnement trinitaire : selon la parole du
révérendissime père Ignace du Très saint sacrement : “Chaque couvent doit être
une station de diffusion et de transmission toujours en opération pour tout ce
qui peut favoriser le culte, la dévotion et l’amour envers la très sainte
Trinité”.
C-
Un centre de vie liturgique et de vie sacerdotale par les
offices qui se récitent en commun selon le cérémonial prescrit par la sainte
Église ;
D-
Et, enfin, un centre d’orientation spirituelles, un
centre de rédemption par la puissance libératrice de la foi et de la charité.
Tiré de: « L’histoire d’une province », Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 5e année, No. 2, Juin et juillet 1959, pp. 24 à 28, Revue conservée chez Bibliothèque et archives nationales du Québec, a Montréal (SHHY – Fonds P049).
En ce 12 mai 2025
Satan, rien d’autre qu’un symbole mythologique…
Par Benoit Voyer
GRANBY – Dès qu’un groupe de militants brûlent le drapeau du Québec ou du Canada, la colère monte dans l’opinion publique. « Pourtant, ce n’est qu’un bout de guenille. C’est la force symbolique qui fait qu’un objet est important. Il en est de même pour Satan. Il n’est qu’un symbole mythologique », dit Richard Bergeron, auteur du livre « Damné Satan! », publié chez Fides.
Le fondateur du Centre d’informations sur les nouvelles religions abordera justement le thème de la panique satanique. Qui prend, semble-t-il, des proportions plus grandes au sein des nouveaux groupes religieux, lors d’une soirée-conférence ce mercredi 16 octobre. La rencontre aura lieu au monastère des Trinitaires.
Pour ce Franciscain, Satan n’est qu’une image mythologique. Dans le monde biblique, il a pour but d’éprouver la foi des fidèles. Il n’est pas possible de prouver qu’il est un ange déchu qui veut dominer la terre. De plus, il n’est guère un être cornu et horrible, comme le transmet un certain héritage chrétien.
« Il s’agit d’une croyance générale dans l’Église mais ce n’est pas une vérité dogmatique. Cela n’a jamais été défini dans un concile. Ce que nous savons vient de l’enseignement traditionnel. Les catholiques sont donc libres d’y croire ou non », explique le professeur émérite de l’Université de Montréal.
Les fondamentalistes
De nombreux groupes fondamentalistes – comme ceux de type évangélique ou pentecôtistes et des associations catholiques de la droite – prétendent qu’il existe dans le monde une conspiration satanique. Ils imputent à Satan ce qui va mal dans l’univers. Ils vont même jusqu’à dire que les institutions, les banques et les partis politiques sont corrompus par Satan.
« Je crois que dans le monde, il y a toutes sortes de forces du mal antérieures a la liberté humaine, dit le père Bergeron. Ce n’est pas en accusant Satan qu’on va trouver une réponse satisfaisante a la réalité du mal. Ce n’est façon de voir le problème ».
Selon lui, il faut faire nettement la distinction entre satanisme et force occulte. Cette dernière est une recherche du pouvoir en mettant en œuvre des lois inconnues par une certaine pratique qui va déclencher des effets scientifiquement inexplicables.
Comme le drapeau canadien n’est qu’un bout de guenille, Richard Bergeron croit que Satan n’est qu’un symbole mythologique. Il essaiera de le démontrer cette semaine dans sa conférence.
(Le Plus de La Voix de l’Est, 13 octobre 1996, p. 5)


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