Le Mont Arthabaska, a Victoriaville


Ce 4 mai 2025, de passage a Victoriaville, j'ai découvert les sentiers de marche du Mont Arthabaska, une composante du Sentier des Trotteurs, qui relie quelques municipalités. En 2 heures, j'ai parcouru 8,27 kilomètres. Une partie du sentier Quatre Saisons est particulièrement aérobique. 





































À Drummondville, le 29 septembre - Conférence du Père Jean-Paul Regimbal


À Drummondville, le 29 septembre

Conférence du Père Jean-Paul Regimbal

Le Père Jean-Paul Regimbal, o.ss.t., sera au Collège Saint-Bernard de Drummondville, le dimanche 29 septembre prochain, à 19h30.

En novembre prochain, le Père Regimbal se rendra à Rome pour accomplir une nouvelle mission apostolique a la demande du pape Jean-Paul 11 et du Père Général de l'Ordre des Trinitaires. En effet, pendant 5 ans, le Père Regimbal supervisera un comité chargé de promouvoir la libération et la défense des chrétiens persécutés pour leur foi. Il y aurait présentement environ 65 millions de chrétiens en captivité dans plusieurs pays. Le problème, c’est qu'on a banalisé cette situation par une désinformation générale.

Eh bien, le 29 septembre, à 19 h 30, au Collège Saint-- Bernard de Drummondville, le Père Jean-Paul Regimbal viendra partager ses expériences déjà vécues au sein de ce comité formé pour la libération des évêques, prêtres et laïcs emprisonnés et torturés.

La souffrance
La grande souffrance des chrétiens persécutés, c’est d’être oubliés par les chrétiens des pays libres. Au moment où vous lisez ces mots, il y a de nos frères et sœurs dans le Christ qui sont soumis à des tortures inhumaines, soumis à des incarcérations, soumis à des travaux forces, soumis à toutes sortes de vexations pour le seul délit d’avoir manifesté leur foi en Jésus-Christ, d'avoir propagé l'évangile du Christ, d’avoir exercé un sacrement, d'avoir fait un rassemblement pour regrouper des personnes voulant manifester leur foi en Jésus. Telle est la réalité pour 65 millions de personnes.

En plus de venir faire connaître le mandat précis de son ministère auprès des persécutés, le père Jean-Paul Regimbal citera de nombreux exemples de chrétiens emprisonnés. Il proposera également les moyens d’action pour empêcher la multiplication des persécutions les plus inhumaines qu’on puisse imaginer.

Laisser-passer
Pour assister à cette rencontre avec le Père Regimbal, le 29 septembre, on devra se procurer un « laisser-passer » en s'adressant au responsable de chaque groupe de prière de la région, ou encore en appelant à l’un ou l’autre des numéros de téléphone suivants: 357-8240, 752-7332 ou 752-6802.

André Page

(L’union, 24 septembre 1985, p.34)

En ce 4 avril 2025

Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 3 (1993)



Émission de télévision Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 3 (1993)

Au programme: 

1- La chronique biblique de Bertrand Ouellet: Le livre de Job 

2- Portrait de Mgr Luciano Mandez, du Brésil 

3- Le courrier de l'évêque avec Mgr Bernard Hubert, évêque de Saint-Jean-Longueuil: La résurrection en question 

4- Sainte Claire d'Assise 

5- Les moines cisterciens de Rougemont chantent le Psaume 66 

6- Le père Benoit Lacroix (Joachim Lacroix de son vrai nom) parle des croix de chemins 

7- Le Catéchuménat de Montréal avec Paul Delorme 

8- La chronique Pour une foi qu'on se parle animée par Yvon Cousineau. Une table ronde avec 6 jeunes: Qui nous a parlé de Dieu? 

9- Chronique Sur les rayons avec Charlotte Sassville: Proposition de quelques livres. 

10- Pierre Bélanger: Les feux de circulation au sujet des médias 

11- La chanteuse Danielle Odderra lit un extrait de la bible.

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Tiré de: P049 Parole et Vie Ep 03 (Fonds Benoit Voyer) 
Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby

Agneau de Dieu

En ce 3 mai 2025


Sainte Marie-Léonie Paradis

Par Benoit Voyer
3 mai 2025

On la connaît sous le nom de Marie-Léonie Paradis, mais le prénom qu’elle reçoit à sa naissance et son baptême est Alodie, mais qu’on appellera familièrement Élodie.

Elle est née le 12 mai 1840, à l’Acadie, sur la rive sud de Montréal, au Bas-Canada. Elle est la fille unique de Joseph Paradis et Émilie Grégoire.

Vers 1845, dans le rang de la tortue, pas très loin du village de Saint-Philippe-de-Laprairie, Joseph Paradis loue un moulin désaffecté, Il y moud le grain, scie du bois et carde la laine.

A neuf ans, elle devient pensionnaire chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, à Laprairie. Mais ce n’est que pour une courte durée, la famille déménage a Napierville ou elle continue d’aller à l’école pendant que Joseph s’exile en Californie afin de se faire chercheur d’or. Elle retournera au pensionnat de Laprairie en 1850

Vie religieuse
Le 28 février 1854, elle entre chez les Sœurs Marianites, la branche féminine de la Congrégation de Sainte-Croix, à ville Saint-Laurent. Elle a 13 ans. En communauté, elle porte le nom de sœur Marie-de-sainte-Léonie.

A son retour de la Californie, son père tente de la faire rentrer à la maison. En vain. Son choix est ferme et définitif.

En 1956, elle enseigne aux enfants dans le patelin de Sainte-Scholastique, devenue de nos jour un arrondissement de la ville de Mirabel.

Le fondateur, le père Basile-Antoine Moreau, de passage au Canada, lui permet, le 22 août 1857, de prononcer des voeux permanent de vie religieuse en dépit d'une faible santé. Elle a 17 ans.

Elle se consacre à l'éducation. A Varennes, Saint-Laurent et Saint-Martin (devenu un quartier de Laval), elle est enseignante, surveillante et secrétaire de la supérieure.

En 1862, on l'envoie travailler à l'Orphelinat Saint-Vincent-de-Paul, à New York.

En 1870, en Indiana, Élodie choisit de passer définitivement à la branche américaine des Sœurs de Sainte-Croix. Aux États-Unis, elle enseigne les travaux à l'aiguille et le français à l'Académie Sainte-Marie. Son immersion dans la langue de Shakespeare lui permet d’en venir à maîtriser la langue anglaise.

Après un séjour au Michigan, à l'automne de 1874, on la nomme a Memramcook, au Nouveau-Brunswick, afin de diriger un groupe de postulantes et de novices au Collège Saint-Joseph dirigé par le Père Camille Lefebvre, de la Congrégation de Sainte-Croix. Elle est affectée aux soins de l’économie domestique et de la bonne tenue du département culinaire de la maison. Le collège est un nouvel établissement qui ouvert ses portes en 1864.

Les petites sœurs de la Sainte-Famille
En 1880, la direction de la communauté religieuse accepte l’idée qu’un groupe de filles, portant le nom de « Petites Sœurs de la Sainte-Famille » s'organise en Institut autonome sous la direction de Léonie. L’idée de cette dernière. La mission de son groupe est et restera le soutien spirituel et matériel des prêtres. Les femmes célibataires qui marchent à sa suite se consacrent aux tâches domestiques dans un grand nombre de presbytères et d’évêchés, et travaillent aussi au secrétariat, à la comptabilité et à la gestion des archives.

En 1895, la mort du père Lefebvre laisse l'œuvre sans approbation canonique. L’évêque du lieu refuse toute reconnaissance.

Mgr Paul Larocque, évêque de Sherbrooke, étant à la recherche de religieuses pour son séminaire et son évêché, fait une offre au groupe de femmes. Léonie consulte, réfléchit et décide de transférer la maison-mère et le noviciat des Petites Sœurs de la Sainte-Famille à Sherbrooke.

Le 5 octobre 1895, Marie-Léonie et ses filles déménagent au 10, rue Peel, à Sherbrooke.

Le 26 janvier 1896, Mgr Paul Larocque donne une approbation diocésaine a la nouvelle communauté des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

En 1905, le pape Pie X la relève de ses obligations envers sa première communauté et lui donne la permission d’être, elle aussi, une petite sœur de la Sainte-Famille.

Décès
Marie-Léonie Paradis décède le 3 mai 1912, a la veille de ses 72 ans. En ce jour, 635 femmes célibataires marchent à sa suite dans les trois Amériques et en Italie.

Béatification
Le 11 septembre 1984, elle est béatifiée lors d’une messe présidée par le Pape Jean-Paul II au Parc Jarry, à Montréal. Mes parents sont présents au rassemblement.

Un autre miracle
En 1986, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, un miracle aurait eu lieu par son intercession. Il s’agit d’un nouveau-né de sexe féminin, à la suite d’une asphyxie périnatale prolongée avec défaillance de plusieurs organes et encéphalopathie.

Transfert à la Cathédrale Saint-Michel
Le tombeau de Marie-Léonie Paradis repose au couvent des Petites Sœurs de la Sainte-Famille jusqu’au 31 mai 2017. Ce jour-là, on déménage sa dépouille dans la basilique-cathédrale Saint-Michel a l’occasion d’une cérémonie officielle présidée par Mgr Luc Cyr. Une partie du musée du Centre Marie-Léonie y est également transféré durant la même année.

Canonisation
Le 20 octobre 2024, sur la Place Saint-Pierre, dans la Cité du Vatican, Marie-Léonie Paradis est canonisée.

Dans son homélie, le pape François, qui préside la célébration. rappelle l’importance du service, une caractéristique des chrétiens :

« Jésus dévoile les pensées, dévoile les désirs et les projets de notre cœur, démasquant parfois nos attentes de gloire, de domination, de pouvoir, de vanité. Il nous aide à penser, non plus selon les critères du monde, mais selon le style de Dieu qui se fait dernier pour que les derniers soient élevés et deviennent les premiers. Et souvent ces questions de Jésus, avec son enseignement sur le service, sont aussi incompréhensibles, incompréhensibles pour nous qu’elles l’étaient pour les disciples. Mais en Le suivant, en marchant sur ses pas et en acceptant le don de son amour qui transforme notre façon de penser, nous pouvons nous aussi apprendre le style de Dieu : le style de Dieu, le service. N’oublions pas les trois mots qui illustrent le style de service de Dieu : proximité, compassion et tendresse. Dieu se fait proche pour servir ; il se fait compatissant pour servir ; il se fait tendre pour servir. Proximité, compassion et tendresse...

C’est ce que nous devons viser : non pas le pouvoir, mais le service. Le service est le mode de vie chrétien. Il ne s’agit pas d’une liste de choses à faire, comme si, une fois faites, nous pouvions considérer que notre tour est fini ; celui qui sert avec amour ne dit pas : “maintenant, ce sera le tour de quelqu’un d’autre”. Cela c’est la pensée d’employés, pas celle de témoins. Le service naît de l’amour et l’amour ne connaît pas de limites, il ne fait pas de calculs, il dépense et donne. L’amour ne se contente pas de produire pour obtenir des résultats, il n’est pas une performance occasionnelle, il naît du cœur, un cœur renouvelé par l’amour et dans l’amour.

Lorsque nous apprenons à servir, chaque geste d’attention et de soin, chaque expression de tendresse, chaque œuvre de miséricorde devient un reflet de l’amour de Dieu. Et ainsi nous tous – et chacun de nous – nous poursuivons l’œuvre de Jésus dans le monde. ».

Mémoire
A chaque année, la mémoire liturgique de sainte Marie-Léonie Paradis est soulignée le 4 mai dans toutes les messes de la planète, sauf les dimanches et jours de solennités, comme cette année.

Ce dimanche, je me rendrai auprès d’elle a l’occasion de la messe dominicale de 17h a la Cathédrale Saint-Michel, à Sherbrooke.

Propos de sainte Marie-Léonie Paradis

Propos de sainte Marie-Léonie Paradis

« Ma foi venait de la présence de Dieu que je sentais en moi. Il a toujours eu la première place dans ma vie. J’étais convaincue que l’âme qui ne perdait pas la présence de Dieu en elle avait trouvé un trésor que personne ne pouvait lui ravir »

« Vous ne pouvez dire et redire assez souvent, pendant la journée, le Notre Père, en allant, en venant, en travaillant sans cesse, car Dieu est pour nous le plus tendre des pères et jamais nous ne pourrons assez lui marquer notre profonde reconnaissance ».

« Ayez confiance au bon Dieu comme à un bon Père. N’allez pas croire que le bon Dieu vous perdra si vous mettez toute votre confiance en Lui. Tenez-vous en paix, quoi qu’il arrive! ».

« Je ne demande pas la perfection, elle n’est pas de ce monde, mais des efforts constants pour bien remplir nos devoirs, pratiquer surtout les grandes vertus: la charité, l’humilité, sans lesquelles il n’y a pas de bonheur possible sur la terre; c’est notre orgueil froissé qui cause tous nos chagrins, nous fait verser des larmes ».

« Je suis décidée à laisser faire tranquillement le bon Dieu. A quoi bon se tourmenter en pure perte. C’est Dieu qui conduit toutes choses et il sait mieux que nous ce qu’il nous faut ».

Prier comme sainte Marie-Léonie Paradis

« Très doux cœur de Jésus, je vous consacre aujourd’hui et pour toujours : mon esprit pour méditer vos commandements et vos conseils, mon cœur pour les aimer, mon corps et toutes mes puissances pour les mettre en pratique. Mon Jésus, miséricorde. »

« Vous savez, Seigneur, que je vous aime… tout pour vous mon Dieu; tout par amour pour vous. Tout ce que je demande, c’est que toutes les palpitations de mon cœur a chaque instant de ma vie soient des actes d’amour ».

Sainte Marie-Léonie Paradis et moi

Sainte Marie-Léonie Paradis et moi

Sur le plan généalogique, sainte Marie-Léonie Paradis est ma 3e arrière petite-cousine éloignée au troisième degré.

D’elle a moi :

Marie Léonie Élodie Paradis 1840-1912;
Joseph Paradis (1816-1871), son père;
Jean Baptiste Paradis ( -1843), son grand-père;
Jean Baptiste Paradis, son arrière-grand-père;
Pierre Paradis (1718- ), son 2e arrière-grand-père;
Joseph Paradis (1679-1749), , son 3e arrière-grand-père;
Pierre Paradis (1647-1700) , son 4e arrière-grand-père;
Pierre Paradis (1604-1675) , son 5e arrière-grand-père;
Guillaume Paradis (1644-1716) , son 6e arrière-grand-père;
Gabriel Paradis 1675-1755, son 7e arrière-grand-père;

Louise Paradis (1728-1810), son 8e arrière-grand-mère et ma 5e arrière-grand-mère;

Marie Anne Soucy (1769-1809), ma 4e arrière-grand-mère;
Félicité Chamberland (1805-1893), ma 3e arrière-grand-mère;
Jérémie Rémi Chenard (1829-1908), mon 2e arrière-grand-père;
Rémi Chenard (1864-1918), mon arrière-grand-père;
Alice Chenard 1889-1981, ma grand-mère
Roméo Voyer (1930-2021), mon père
Benoit Voyer

Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 2 (1993)



Émission de télévision Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 2 (1993)


Au programme: 

1- La chronique biblique de Bertrand Ouellet: Quel livre de la bible parle d'un prophète récalcitrant? 

2- Portrait de soeur Louise Sainte-Marie, religieuse du Bon Pasteur 

3- Le courrier de l'évêque avec Mgr Paul-Émile Charbonneau: Manquer a la charité a 12 ans 

4- Le Carrefour d'entraide Lachine 

5- Les moines cisterciens de Rougemont chantent le Psaume 33 

6- Le père Benoit Lacroix (Joachim Lacroix de son vrai nom) parle de la maitresse d'école de son enfance 

7- Réseau Vaste, a Drummondville. Invité: Abbé Hubert Gervais 

8- La chronique Pour une foi qu'on se parle animée par Yvon Cousineau. Une table ronde avec 6 jeunes: Les valeurs 

9- Chronique Sur les rayons avec Charlotte Sassville: Proposition de quelques livres. 

10- Réflexion de Thérèse Miron: Laisser tomber les masques 

11- Le comédienne Mireille Thibault lit un extrait de la bible.

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Tiré de: P049 Parole et Vie Ep 02 (Fonds Benoit Voyer)
Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby

Fête chez les Pères Trinitaires


Fête chez les Pères Trinitaires

Les Pères Trinitaires célèbrent demain le cinquantième anniversaire de leur arrivée au Canada, à la paroisse Saint-Jean-de-Matha qui célèbre également son 50e anniversaire de fondation.


Les festivités marquent également le 775e anniversaire de fondation de l’Ordre voué à la libération des opprimés. Aujourd'hui, les Pères Trinitaires s'occupent de pastorale dans plusieurs prisons, dont celle de Bordeaux, au Mont-Saint-Antoine, à l’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu, en plus de diriger plusieurs paroisses. Ils ont également des missionnaires à Madagascar. L’un des membres de cette communauté, le père Jean-Paul Regimbal, a récemment donné plusieurs interviews sur l'exorcisme et a fait l'objet d’un reportage télévisé sur le Mouvement de renouveau charismatique qu'il dirige à la maison de retraites de Monplaisant, près de Granby, un centre de réflexion, de prédication et de prière qui attire un grand nombre de personnes.

Les fêtes, à la paroisse Saint-Jean-de-Matha seront ouvertes demain à 10h par une messe célébrée par Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, assisté du Père Général de l’Ordre, Ignace Vizcarguenaga. Après cette messe, il y aura un vin d’honneur, pour les paroissiens, dans le sous-sol de l'église. En soirée, à 19h. il y aura au même endroit un banquet auquel assistera Mgr Grégoire.

(Donald Perreault, La Presse, 25 mai 1974, p. H4)

En ce 2 mai 2025

Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 1 (1993)


Émission de télévision Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 1 (1993)

Au programme: 

1- La chronique biblique de Bertrand Ouellet: Quel texte du Nouveau Testament a été écrit en premier? 

2- Portrait de Robert Lebel, prêtre catholique et auteur-compositeur 

3- Chronique Femmes d'évangile avec Lorraine Caza: Marie et Élizabeth 

4- Le courrier de l'évêque avec Mgr Paul-Émile Charbonneau: Catholique et Musulman - Un mariage possible? 

5- La Paroisse Saint-François-de-Sales, a Longueuil 

6- Les moines cisterciens de Rougemont chantent une prière a Marie 

7- Le père Benoit Lacroix (Joachim Lacroix de son vrai nom) parle de l'orgue et de l'organiste de sa paroisse 

8- Entretien avec Fernand Carrier de la Paroisse Saint-Vincent-de-Paul, a Longueuil 

9- La chronique Pour une foi qu'on se parle animée par Yvon Cousineau. Une table ronde avec 6 jeunes: Les médias et la foi 

10- Chronique Sur les rayons avec Charlotte Sassville: Proposition de quelques livres. 

11- Réflexion d'André Beauchamp sur les rites et les symboles 

12- Le comédien Paul Boissonneault lit un extrait de la bible.

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Tiré de: P049 Parole et Vie Ep 01 (Fonds Benoit Voyer) 
Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby

Jésus et la souffrance


Jésus et la souffrance

A la lumière des évangiles, nous devons alléguer que Jésus-Christ ne fut guère favorable à la souffrance parce qu’il nous convie à la combattre comme lui-même.

Cernons diverses réalités du Fils de Dieu devant la peine. Pour mieux comprendre, je vous invite à lire les références bibliques qui se retrouvent après chaque affirmation.

Jésus a connu la souffrance (Cf. Jn 11,35; Mc 8,17; Mc 14,50; Mc 15, 16-20), il a eu de la difficulté à l’accepter (Cf. Mc 14,35-36a; Lc 22,43), il a été vulnérable aux individus qui sont dans cette situation que soit physiquement (Cf. Mc 1, 29-31; Mc 5, 25-34; Lc 7, 11-17; Mc 5, 21-24; Mc 5, 35-43; Mc 9, 14-29) et spirituellement (Cf. Mc 1, 21-28; Mc 2, 1-12; Jn 8, 1-11).

Pourtant, le Christ ne l’a pas freinée, lui qui fut le Fils de Dieu. Cela était associé à la réalité de l’incarnation qu’il venait de vivre sur la terre (Cf. Phil 2, 6-8a).

Le messie a vécu son tourment comme étant un moment privilégié de foi au Tout-Puissant (Cf. Lc 22,42; Lc 23,46) et pour aimer les autres (Cf. Mt 26,28; Lc 23,43). De la même façon, il nous invite à réagir.

Selon le rédempteur, voici comment à répondre à nos moments de douleurs : a) en la luttant; b) par la confiance (Cf. Ap 7,17; Ap 21,4); c) en allant plus loin que le mal par une appel à la perfection de l’amour ( Cf. Mt 5, 43-48) et par un appel à accomplir la volonté divine (Cf. 1 Cor 10, 31-33).

En résumé :

*Le créateur ne prescrit pas la souffrance. Elle est de notre univers fini, notre monde en attente de résurrection.

*Le désir du ciel n’est guère que je peine, mais que j’aime Dieu, que j’aie foi en lui et que j’affectionne aussi mon voisin.

*Le sauveur m’invite à combattre la douleur de toutes formes.

*Si je sais assumer mon tourment a la ressemblance du Christ, c’est-à-dire dans la confiance au Père, et la charité pour les autres, mon affliction pourra devenir semeuse de vie, porteuse d’éternité pour les autres et pour moi-même.

Sans aimer la souffrance, je peux l’apprivoiser comme étant un temps de témoignage de la tendresse divine et du prochain. C’est ainsi que mon indisposition sera source pacifiante et sereine, car l’amour qui s’y exprime me met à mon tour sur le sentier de la résurrection.

Conclusion :

Comprenons qu’il y a deux réalités à respecter en ces moments difficiles, c’est, premièrement, d’aimer Dieu et, en second lieu, son prochain. Quand je refuse le plan de Dieu sur moi, c’est alors que surgit la souffrance.

Benoit Voyer
président et directeur général du
Comité foi et culture Granby et région



(Chronique Au-delà du visible, L’Hebdo granbyen, 22 février 1995, p.8)

En ce 1er mai 2025


New look

Éric Duhaime - Le 4 mai

Ce dimanche après-midi, 4 mai, à Victoriaville, je participerai au lancement de la campagne électorale du chef du Parti Conservateur du Québec, Éric Duhaime.

Duplessis enterré au cimetière St-Louis


Rien ne laisse présager la présence d’un premier ministre

Duplessis enterré au cimetière St-Louis

Les restes du corps de Maurice Duplessis reposent au cimetière St-Louis, a l’angle du boul. des Forges et de la côte Laflèche. Le site de la pierre tombale ne laisse pas présager la présence d’un illustre personnage qui a marqué l’histoire du Québec et de la région.

Benoit Voyer

Il est enterré auprès de son père, le juge Nérée Le Noblet Duplessis, décédé le 23 juin 1926, et de sa mère Marie-Berthe Genest, morte le 26 juillet 1921.

Le monument est bien ordinaire. Il est fabriqué en pierre blanche et orné. D’une grande croix où est gravé l’inscription latine « O crux ave spes unica» (salut, o croix, notre unique espérance). De simples drapeaux du Québec sculptés dans le roc et peinturés en bleu permettent de constater le caractère distinct du lieu.

L’endroit est méconnu. La préposée au bureau d’informations aux touristes de la rue Notre-Dame en ignorait l’existence jusqu’au coup de téléphone du journaliste de l’Hebdo Journal.

La dépouille est dans le lot 73 du cimetière- 3e rangée à partir de la côte Laflèche et 5e pierre tombale à partir du boul. des Forges.

Maurice Duplessis est né le 20 avril 1890 et décédé à Shefferville le 7 septembre 1959. Il a été député de Trois-Rivières de 1927 à 1959 et premier ministre du Québec de 1944 à 1959.

Maison familiale sur Bonaventure

Les touristes qui veulent découvrir Maurice Duplessis peuvent admirer la maison familiale située au 240, rue Bonaventure. Cependant, il n’est guère possible de visiter l’intérieur de la résidence puisqu’un cabinet d’avocat y est aménagé. De plus, un monument est aménagé un peu plus loin sur la même artère.


(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 3)

En ce 30 avril 2025


En ce 29 avril 2025, je me suis recueilli devant la tombe de René Lévesque, 23e premier ministre du Québec. Il repose dans le Cimetière Saint-Michel de Sillery, a Québec. 

Victor Lelièvre (1876-1956)


Le père Victor Lelièvre (1876-1956) repose au Mausolée Catherine de Saint Augustin, situé dans le Cimetière Saint-Charles, a Québec. Sa cause de canonisation est a l'étude au Vatican. Ainsi donc il est devenu un "serviteur de Dieu". Hier après-midi, je me suis rendu auprès de lui.

Qu'est-ce qu'un "serviteur de Dieu" dans le jargon de l'Église? Wikipédia nous en donne une définition: " « Serviteur de Dieu » est la première étape dans un processus qui conduit à être ensuite déclaré « Vénérable », à la suite d'un décret, du seul ressort du Saint-Siège, dit « décret d'héroïcité des vertus » ou, s'il y a lieu, de martyre, puis honoré par le titre de « bienheureux » lors de l'aboutissement positif du procès de béatification, après une confirmation de miracles attribués à la personne honorée. Enfin, en dernière étape, vient l'aboutissement positif du procès de canonisation, et la personne décédée ainsi honorée reçoit le titre perpétuel de « saint » ".

En 1951 ou 1952, ma mère a participé a une retraite spirituelle donnée par le père Lelièvre a la Maison Jésus-Ouvrier. A 91 ans, elle en garde un doux souvenir. Elle a rencontré un "saint homme".

Benoit Voyer

SUR LA ROUTE: Catherine Longpré de Saint Augustin


La Bienheureuse Catherine Longpré de Saint Augustin (fête le 8 mai). 


Avant la transformation de la maison des Augustines, dans le Vieux-Québec, j'aimais prier avec elles lors de mes passages a Québec. Ce 29 avril, lors de ma visite, je n'ai pas retrouvé l'ambiance de jadis. L'endroit demeure magnifique, mais l'atmosphère du cloitre n'y est plus. Quelques religieuses habitent encore ce lieu et tente d'assurer une certaine tradition. Pour ce qui est de la bienheureuse Catherine, il n'y a pas de traces visibles de son passage dans le Vieux-Québec, sauf la statue sur le terrain de la propriété. Pourrait-il y avoir un petit lieu dans la cathédrale catholique de Québec pour permettre aux passants de se recueillir sur ses restes humains et sur le demi crâne de saint Jean de Brébeuf qui reposent au fond du musée des Augustines?

Marie de l'Incarnation


Ce 30 avril est la fête de sainte Marie Guyart de l'Incarnation. Hier, je suis arrêté a la chapelle des Ursulines dans le Vieux-Québec afin de me recueillir quelques minutes sur sa tombe. Malheureusement, la chapelle était fermée pour la journée. 

Le cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau


Le cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau,
au coeur du Vieux-Québec

SUR LA ROUTE: La Cathédrale Notre-Dame, a Québec

 



En ce 29 avril 2025, j'ai visité la cathédrale catholique Notre-Dame, a Québec. J'en ai profité pour me recueillir un long moment devant la tombe de saint François de Laval (fête le 6 mai) et de participer a la messe de 12h15.






Le père Flavien Durocher

 




Monument a la mémoire du père Flavien Durocher, o.m.i. dans le Parc Durocher, a Québec. Après avoir été missionnaire dans plusieurs communautés des Premières Nations, il a fondé la paroisse Saint-Sauveur, a Québec. Il est le frère de la bienheureuse Marie-Rose Durocher.




Donat Mulumba, curé d’une paroisse de 50 000 personnes au Zaïre


Mission

Donat Mulumba, curé d’une paroisse de 50 000 personnes au Zaïre
Par Benoit Voyer


Au Canada, les nouvelles vocations religieuses sont rares. Plusieurs personnes croient qu'un jour les Africains viendront évangéliser les gens d'ici. L'abbé Donat Mulumba, curé de la paroisse St-Pie X de Nyikinyiki au Zaire, qui a travaillé au long de l'été au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, ne croit pas à cela. « Vous vivez une crise éphémère qui va passer. La façon la plus facile d'expliquer celle-ci est le matérialisme, mais je crois que la vraie source du problème est que les parents ne parlent pas assez souvent de Dieu à la maison », dit-il.

Ce religieux qui en est à son 4e séjour au Canada constate que les Canadiens ont encore la foi et qu'ils ont de la difficulté à transmettre leur héritage religieux. "Si les parents ne parlent pas de Dieu dans leurs foyers, comment est-il possible que les enfants apprennent à connaître Dieu et à l'aimer?" questionne l'homme de prière.

Les vocations au Zaïre
Au Zaïre, la relève ne manque pas et les Grands Séminaires sont pleins. Le problème que l'Église zaïroise a eu à traverser, est que plusieurs ordinations ont été retardées à cause des coûts de la formation.

L'année dernière, la Conférence des évêques du Kasaï décidait que séminariste paieraient 100$ US pour sa formations Dans ce pays qui est un des plus pauvres de la planète, cela est impossible. Il y a quelques jours, les évêques laissaient tomber l’obligation de payer un tel montant. La Conférence a probablement compris que la prêtrise n’est pas réservée exclusivement aux riches.

« D'autres problèmes se posent, raconte Donat Mulumba. Lorsque je suis entré au Séminaire en 1976, on nous habillait, on nous donnait des livres et du papier pour écrire gratuitement. Maintenant, il n'y a que les cours qui sont gratuits. »

Malgré cette problématique, il est optimiste. Trois séminaristes de sa région sont appuyés par des bienfaiteurs canadiens qui paient leurs études à chaque année. Il y a un étudiant qui sera ordonné l'an prochain, célébrées dans son diocèse. La veille de la rencontre avec l'Informateur catholique, huit ordinations venaient d'être célébrées dans le diocèse.

Monsieur le curé
L'abbé Mulumba est curé d'une paroisse rurale située au centre du Zaïre. Il est aussi « prêtre-doyen », c'est-à-dire animateur de sa zone pastorale qui regroupe 5 paroisses.

La paroisse St-Pie X qui comprend une population qui dépasse 50 000 personnes, 3 grands centres qui regroupent de 5 à 8 villages. 60% des gens pratiquent leur foi de façon régulière.

Ces 3 grands centres sont des « quasi-paroisses » où ils ont construit de petites églises. Quand le curé y passe, il y reste de 3 à 4 jours pour stimuler les chrétiens.

Autour des « quasi-paroisses », se sont les communautés de base, a L'image de celles que souhaite le rapport « Risquer l'avenir » pour le futur de l'Église d'ici - publié par l'Assemblée des évêques du Québec -, qui rassemble les catholiques des petites localités. Sur les 25 km² du territoire de la paroisse, il y a 28 communautés ecclésiales de base que le pasteur visite régulièrement. Ils ont organisé ce système de communautés pour s'entraider, se connaitre et se soutenir.

« Notre façon de porter l'évangile n'est pas différente de vous, car l'Église est universelle, insiste-t-il. Le principal moyen que nous avons, est la bible traduite en tshiluba. Nous la devons aux missionnaires. Ce précieux document nous permet des partages autour de la Parole de Dieu. Les gens font des intentions de prières et regardent comment le message de Jésus se traduit concrètement dans leur vie quotidienne. »

A chaque visite, tous les comités sont représentés: condition féminine, commission jeunesse, justice et paix, œcuménisme, etc. C’est le moment de la remise des rapports d'activités au curé Mulumba qui lui servent à la préparation d'une homélie pour encourager les paroissiens et pour faire quelques recommandations sur la foi.

Les Zaïrois sont fiers de leurs prêtres. Là-bas, les clercs sont importants. Ils ne vivent pas autant dans l'anonymat qu'au Canada. Leur influence est souvent utilisée pour faire avancer des causes, notamment au niveau de la justice.

Donat Mulumba vit uniquement des quêtes du dimanche. Les paroissiens qui ne peuvent pas donner de l'argent à cause de leur situation financière précaire, le font en offrant un peu de leur propre nourriture.

Situation économique
« Si je me mets à vous expliquer en détails ce qui se passe au Zaïre aux plans politique, économique et social, vous ne me croirez pas. Alors, je prends un exemple concret: Il n'y a pas longtemps, j'étais de passage dans dépanneur a Cap-de-la-Madeleine. Le propriétaire me demandait comment sont enterrés les gens de mon pays lors de leur décès. Je lui répondais que nous avons un endroit dans la brousse pour le faire. Si on est chrétien, on fait d'abord des prières et on peut même aller au cimetière pour bénir l'endroit où sera mis le sépulture. On creuse un trou, on met le cercueil et on le recouvre de terre. Il me demandait sans tarder si nous embaumons les corps. Je lui disais que ça n'existe pas chez nous. Deux semaines plus tard, un texte publié dans l'Hebdo Journal de Trois-Rivières au sujet de Pierre Garneau, un thanatologue de la Mauricie qui fait des affaires à Kinshasa (la capitale du pays), abondait dans le même sens. Sans tarder, le bon monsieur venait me rencontrer en confessant qu'il avait douté de mes propos et qu'il croyait que je l'avais trompé », raconte-t-il.

« De plus, est-ce que vous pouvez concevoir que dans des familles de ma paroisse, les filles mangent les jours pairs et les hommes les jours impairs? C'est ça notre triste réalité sociale... », conclut l'abbé Donat Mulumba.

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Donat Mulumba, prêtre
Paroisse St-Pie X de Nyikinyiki (Zaire)
c/o Miba-Bruxelle
58, boul. du Régent
1000 Bruxelle
Belgique

(Transcription d’un texte destiné au journal L’Informateur catholique du 15 au 28 septembre 1996)

En ce 29 avril 2025


En ce matin du 29 avril 2025, j'ai visité la tombe du premier ministre du Québec Maurice Duplessis au Cimetière Saint-Louis, a Trois-Rivières

J’ai besoin de toi


J’ai besoin de toi

Inédit
Date inconnue
J’ai besoin de toi
Ta voix m'enivre de soleil
Tu es ma joie
J’ai tellement besoin de foi
comme un bon vin de groseilles
Tu m’émerveilles.

François Paradis


François Paradis

François Paradis poursuit son travail sur les ondes du réseau TVA. L’émission qu’il anime, TVA en direct.com, lui offre la possibilité d’établir un lien privilégié avec le public. Son objectif demeure toujours le même: être à la hauteur de la confiance qu’on lui témoigne et se présenter tel qu’il est. Il a reçu le Prix Communication et Société 2004, prix qui récompense la promotion des valeurs humaines et éthiques dans les médias.

Il est titulaire d’un baccalauréat en science politique et journalisme de l’Université Laval, à Québec, et d’un diplôme du Centre de perfectionnement des journalistes à Paris. Il a animé sa première émission d’affaires publiques en 1984, sur les ondes de Télé-4, à Québec. Viendront ensuite Café Show et L’enfer ou le Paradis. Et puis, il devient chef d’antenne d’un bulletin d’informations. De 1993 à 1996, il se fera largement connaitre grâce à l’émission Première ligne (TVA).

Article paru en juin 2003

« La vérité est un concept »

Qu’est-ce que la vérité? Quelle est la mission du journaliste? L’objectité journalistique est-elle possible? L’animateur François Paradis accepte de répondre aux questions qui lui sont posées. En plus d’aborder ces sujets qui lui ont demandé quelques heures de réflexion, l’homme de 45 ans accepte de parler de sa démarche a la télévision.

Benoit Voyer – François Paradis, on dit du journaliste qu’il est un chercheur de vérité. Est-ce bien cette vertu qui caractérise votre mission de vie?

FRANCOIS PARADIS – Ce serait prétentieux de ma part de dire que je recherche la Vérité, parce que ma vérité est la mienne et que votre vérité est la vôtre. La vérité s’applique aux choses que nous pouvons démontrer sans aucun doute. Avant de débuter cette conversation, vous avez renversé un verre d’eau sur la table. Ce petit incident relève de la vérité. C’est une certitude parce que, ensemble, nous avons vu et vécu l’incident et parce que la table est encore humide.

Cependant, lorsqu’il est question de vérité sociétale, c’est une autre histoire. Votre vérité ne sera peut-être pas la mienne, parce que votre vérité prend sa source dans vos valeurs, dans vos connaissances et vos expériences. Je recherche l’honnêteté et la sincérité parce que le moyen de communication pour lequel je travaille est à ce point puissant qu’on n’a pas le droit de le gaspiller. Je gère mal l’incompétence et l’hypocrisie.

Lorsqu’en bavardant vous m’expliquez votre point de vue, je ne peux pas toujours être en accord avec vous, mais je respecte ce que vous me partagez parce que je considère votre cheminement autant valable que le mien. Cependant, durant notre échange, je peux remettre en question ou douter de ce que vous m’apportes. Je peux aussi confronter vos propos avec ceux d’autres personnes.

B.V. - Lorsque vous interviewez le ministre « Coin Coin » qui essaie de vous faire croire un mensonge ou une demi-vérité, vous devenez un chercheur de vérité...

F.P. - Lorsqu’il accepte mon invitation, j’ose espérer que le ministre en question est assez honnête pour me dire le fond de sa pensée. J’ai bien de la difficulté avec les discours en boîte. J’ai aussi de la misère à entendre des absurdités comme celle-ci... Au décès de Monsieur Y, un invité me dit que la mort de cet homme n’est pas si pire que ça parce qu’il est mort tout seul. Il y a des logiques en sol mineur que je n’accepte point.

B.V. - Quelle est votre mission de journaliste?

F.P. - Dans mon travail, je confronte des points de vue. Je m'oblige à le faire! Et si je dois le faire, par mes questions, je tente de démontrer au téléspectateur que, ce qui se raconte devant moi, c'est de la foutaise.

B.V. - Vous brouillez davantage les cartes. Est-ce que vous êtes un chercheur de vérité ou d'honnêteté?

F.P. - La vérité est un concept. À part quelques vérités dont nous ne pouvons pas douter, comme l'incident du verre d'eau, la vérité est indéfinissable. À la fin d'une émission, je ne peux jamais dire que la vérité, c'est ceci ou cela. En entrevue, j'entends des vérités qui peuvent toutes être de bonnes vérités.

Mon boulot est de faire sortir au grand jour l'essence même de ce qu'un intervenant trouve correct ou non. Je tente de rechercher chez lui l'honnêteté et qu'il dévoile entièrement son jeu, c'est-à-dire qu'il ne cache rien dans sa manche et qu'il soit assez vrai pour me présenter sa main ouverte sans peur. Ainsi, à la lumière de ce qui est dévoilé, je laisse le téléspectateur tirer ses conclusions. J'ai confiance au jugement de celui qui assiste à la discussion. Il est capable de dire: «Tiens! Le monsieur ou la dame avec Paradis vient de nous en passer une vite ».

L'automne dernier, un ministre me disait quelque chose de totalement absurde. J'ai rétorqué: «Ben voyons donc! Ce que vous nous dites, vous le pensez vraiment?» Chaque fois que je lance cette affirmation, la personne devient très honnête ou se met à bafouiller.

Je dois tout de même vous confier que je n'aime pas reprendre les gens ou douter de ce qu'ils me disent. Je prends toujours pour acquis que les gens sont fondamentalement honnêtes et qu'ils expriment réellement ce qu'ils pensent, sans jouer de jeu.

B.V. - Des réseaux de télévision et de radio se vantent de poser les vraies questions...

F.P. C'est juste du marketing, ça! Voyons! Est-ce qu'il y a des questions qui sont fausses? Je n'ai pas cette prétention. Je veux juste poser de bonnes questions et ne pas avoir peur de les exprimer.

De plus, je ne fais jamais de pré-interview. On dit ce qu'on a à se dire en présence du public. Cependant, avant une émission, je dis à chaque invité que je me permets de poser toutes les questions qui me viennent à l'esprit et qu'il n'est pas obligé d'y répondre. S'il ne veut pas, je veux qu'il le dise directement au téléspectateur. Toutes les questions se posent et chacun a le droit ou non d'y répondre. Et la personne à la maison dira: «Il a osé lui poser cette question!» Il ne faut pas sous-estimer le téléspectateur.

B.V. - Est-ce que l'objectivité journalistique existe vraiment?

F.P. - Je suis un gars d'opinions. Quand j'aborde un sujet, je ne veux pas teindre celles des autres. Je serais bien malvenu de faire semblant de ne pas en avoir. Lorsque j'aborde des questions délicates, j'ai déjà une opinion sur le sujet. J'ai ma tendance. Je trouve qu'il serait dommage d'être des créatures insipides, incolores, sans opinion et sans idée. Cependant, mon idée ou mon opinion ne doit pas m'empêcher d'entendre celle de l'autre avec qui je parle.

Sur les ondes, il m'arrive de ne pas dire ce que je pense. Néanmoins, par mes questions, il est possible de savoir ce que je pense vraiment. L'individu qui est devant son petit écran a la capacité de me saisir parce qu'il est brillant, compétent et intelligent. Il comprend et il a soif de comprendre. De cette manière, nous devenons des partenaires.

B.V. - Lors d'une interview, au risque d'avoir l'air fou devant le public, est-ce qu'il vous arrive de changer d'opinion?

F.P. - Avoir l'air fou pour qui? Pour mon ego? Voyons! J'ai le droit de me tromper et de l'exprimer. Puisque je me nourris de ce que les gens me donnent, ma pensée est toujours en évolution.

B.V. - Alors qu'elle est votre mission de journaliste?

F.P. - Je veux être un petit engrenage qui fait que chaque citoyen d'ici puisse se rendre compte de tout ce qu'il peut faire pour l'avancement de la société et, aussi, je veux lui montrer tout le poids qu'il a dans la démocratie. Lorsque j'anime un débat à la télévision, ma mission a pour seul but d'éveiller la réflexion.

J'ai le pouvoir de poser des questions, c'est un privilège qui m'est donné. Cependant, le vrai pouvoir, c'est le téléspectateur qui l'a, parce qu'il est le mieux placé pour analyser et juger les idées de mes invités.

Tiré de: Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, une division de Québecor, 2005, pp. 83 à 87 (BANQ 204.4 V975t 2005). Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne.