ICI ET LA: 30 juillet 2024
lapresse.ca/actualites/environnement/2024-07-29/rechauffement-climatique/les-recoltes-de-fraises-frisent-le-declin.php
ALIMENTATION: Le temps chaud fait craindre de grosses pertes aux producteurs de bleuets
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092008/bleuetiere-agriculture-secheresse-canicule?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.cotenord
ALIMENTATION: Des agriculteurs de l’Est de l’Ontario tirent la sonnette d’alarme
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092179/changement-climatique-impact-agriculture-ottawa-ontario?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ottgat
CIRCULATION ROUTIERE: Des travaux se tiendront sur les routes 158 et 341 à Saint-Alexis et à Saint-Jacques.
monjoliette.com/des-travaux-se-tiendront-sur-les-routes-158-et-341-a-saint-alexis-et-a-saint-jacques/
ÉCONOMIE: Les magasins Korvette et Bentley passent dans le giron de Hart. Son propriétaire, Paul Nassar, possède déjà l’entreprise lavalloise Hart, qui compte 130 succursales de magasins d’articles de maison au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.
FINANCES PERSONNES: Gare aux institutions financières qui partagent vos informations grâce aux services d’actualisation du crédit journaldemontreal.com/2024/07/29/gare-aux-institutions-financieres-qui-partagent-vos-informations-grace-aux-services-dactualisation-du-credit
GÉNÉALOGIE: Une première exposition des registres paroissiaux de Port-Royal pendant le CMA 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092162/registres-centre-acadien-exposition-cma-port-royal?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.acadie
PATRIMOINE: Le dimanche le 8 septembre 2024, de 13h à 17h. il y aura "Portes ouvertes" à la Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue du Séminaire de Saint-Hyacinthe et, de 14h a 15h30, un concert d'orgue et de chant choral. On pourra y rencontrer l'historien Martin Ostiguy et l'archiviste Anne-Sophie Robert. Les artistes invités seront: Jacquelin Rochette, musicien (opus 1313) et Franklin Tagakou, ténor, accompagné du Grand Chœur Céleste. Le programme musical sera entrecoupé de brefs exposés sur l’histoire du Séminaire, de la chapelle et de l’orgue. Il sera également question du père Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb, qui a étudié au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Dans la chapelle, une exposition consacrée aux Soeurs Saint-Joseph sera également présentée.
PATRIMOINE: Le 7 septembre, a 13h30 et 19h, la chapelle du Monastère des Sœurs adoratrices de Précieux Sang, a Saint-Hyacinthe, présente "Un cri d'amour sous les voutes du monastère". Il s'agira d'un hommage a Catherine Aurélie Caouette (1833-1905), fondatrice de la congrégation monastique. Pour faire connaître cette maskoutaine d’exception, quelques passages de ses écrits seront lus. La musique qui sera présentée a été choisie dans le répertoire monacal des communautés féminines depuis l’époque de la Nouvelle France jusqu’à celle des Archives de la communauté des Adoratrices au 20e siècle. Animation : Johanne Biron, chercheuse. Artistes invitées : Geneviève Solis, musicienne et Angèle Trudeau, mezzo-soprano. Événement gratuit, mais puisque les places sont limitées, il faut réserver la sienne sur:
histoiredemaska.com/orgues-et-patrimoine-2024/
PHARMACIE: Pourquoi les produits menstruels sont-ils de plus en plus chers?
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090551/prix-tampons-serviettes-hygieniques-menstruations?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ontario
RECYCLAGE: Comment faire des choix environnementaux à l’épicerie ?: monjoliette.com/comment-faire-des-choix-environnementaux-a-lepicerie/
SANTÉ MENTALE: Des outils (et du bois) pour combattre la solitude
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090748/isolement-organisme-ebenisterie-sante-publique?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.bsl
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le Plan Nord
Le Plan Nord ne semble pas encore donner les retombées espérées dans les régions au-delà du 49ᵉ parallèle. En décembre, dans une lettre ouverte adressée au gouvernement de Philippe Couillard et signée par 16 dirigeants d'entreprises du secteur de Sept-Îles, on expliquait que « jusqu'à maintenant, le Plan Nord a créé six emplois sur la Côte-Nord alors que plus de 1000 emplois ont été perdus dans les trois dernières années avec la baisse du marché des métaux ». Les signataires sont d'avis que le plan représente jusqu'à maintenant une simple illusion.
À les lire, on a l'impression que ces entrepreneurs croient aux contes de fées. C'est comme s'il avait fallu la création de la Société du Plan Nord pour que tout apparaisse plus facile pour eux.
Les signataires – comme plusieurs citoyens au nord du 49ᵉ – perdent espoir. Ils auraient aimé qu'enfin arrivent des mois et de bonnes années de développement économique accéléré pour la Haute-Côte-Nord et les territoires de la Baie-James-Eeyou Istchee et du Nunavik. Il ne faut pas désespérer.
Le ministre Pierre Arcand le disait avec sagesse, l'automne dernier, le Plan Nord « ne veut pas dire croissance instantanée, il faut travailler fort pour ça [...] Il y a des cycles, l'offre, la demande, on ne peut pas vivre dans un boum perpétuel ».
Le Plan Nord est arrivé en situation mondiale difficile, notamment avec un ralentissement économique et une baisse du prix des métaux sur la scène mondiale. C'est la Chine qui aurait créé cette conjoncture. L'Empire du Milieu est le plus important consommateur de produits de base et est à l'origine d'une faible augmentation de la demande ces dernières années. Puisque son économie est au ralenti, la Chine a diminué ses importations de métaux et de minéraux. Avec la baisse de la demande asiatique, il y a un surplus sur le marché mondial.
Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et responsable du Plan Nord ajoutait que « le problème n'est pas juste l'état de l'économie, c'est aussi qu'il y a bien du monde là-dedans. Les Africains sont agressifs, les Australiens ont augmenté leur production… On n’est pas tout seul à solliciter.
Le premier ministre québécois, Philippe Couillard, et son équipe économique sont en mouvement. Il suffit de suivre le moindrement les annonces et les missions économiques pour voir à quel point ils ont une volonté ferme d'attirer des investisseurs au Québec. Le Plan Nord et la Stratégie maritime, en accord avec la lutte aux changements climatiques, sont visiblement des priorités pour les libéraux.
Ils ont compris que pour obtenir à terme des résultats, il ne faut pas abandonner la partie. « Le démarchage doit se faire de façon continue, de façon permanente », pour reprendre Pierre Arcand. « On ne parle pas de petits projets, on parle de projets de milliards de dollars [...] Ça prend des contacts humains », beaucoup de contacts !
Le prix du fer et de l'aluminium a connu une déprime ces derniers mois, mais il y a d'autres ressources qui demeurent en demande, et même en très forte demande. Il y a notamment le lithium. Il s'agit d'un marché d'avenir parce qu'il sert à fabriquer les batteries des véhicules électriques.
Déjà, on a annoncé, l'automne dernier, la construction d'une mine sur le territoire de la Baie-James-Eeyou Istchee, près du village des Cris de Nemaska, situé à l'ouest du lac Champion, à 240 km au nord-est de Matagami. Il s'agit d'un investissement de près de 200 M$. La mine devrait commencer sa production en 2018 et créera 250 emplois en période de construction et 190 emplois permanents, sur au moins 26 ans.
Et voilà qu'un projet de mine de fer à enfournement direct pourrait s'établir à Schefferville. Une entente de principe a été conclue entre Québec et TS Global Minerals Holdings. L'annonce a été faite à Davos, en marge du Forum économique mondial, le 20 janvier.
Donner de l'espoir
En attendant que les investisseurs arrivent et que l'économie mondiale reprenne, les gouvernements du Canada et du Québec devraient peut-être donner un peu plus d'espoir aux citoyens qui vivent au nord du 49ᵉ parallèle.
Une manière de faire serait de lancer un gros projet d'infrastructures. Depuis le temps qu'ils en rêvent, pourquoi ne pas en profiter pour compléter la route 138 ? Ce méga projet donnerait de la visibilité à la région partout en Amérique et créerait des petits et moyens projets moins coûteux à réaliser que les grands projets miniers et, aussi, plus permanents pour l'économie de la côte. Le budget fédéral consacré aux infrastructures pourrait aider considérablement à cela.
Pour reprendre encore une fois le ministre : « Le Québec ne peut être seul à investir. Si le développement nordique est une priorité canadienne, il va falloir que ça se reflète dans l'avenir. »
Finir la 138, c'est détourner les automobilistes qui passent par les provinces maritimes pour se rendre à Terre-Neuve. La nouvelle route permettrait un trajet plus court et moins dispendieux pour eux. Prendre le bateau de Blanc-Sablon à Sainte-Barbe n'est pas plus long que traverser le Saint-Laurent de Sorel à Berthier.
Finir la 138, c'est s'assurer un rapprochement économique et culturel avec les habitants de Terre-Neuve et du Labrador.
Finir la 138, c'est permettre un lien plus étroit entre les petites localités de la Côte-Nord.
Finir la 138 a le potentiel d'attirer le développement touristique de la région. Combien de gens, comme moi, aimeraient partir à la découverte de la vallée de Gilles Vigneault, des magnifiques îles Mingan, des étranges citoyens de Blanc-Sablon (un peuple « de francs chialeux au langage coloré », dit-on) et de la petite communauté de la Grande séduction ?
Finir la 138, c'est aussi permettre, à travers de petits projets, l'établissement de communautés de Québécoises et Québécois intéressés par l'idée de passer leur vie en Haute-Côte-Nord. Pour cela, il faut des emplois permanents.
Et en annonçant la finalisation de la 138, pourquoi ne pas en profiter pour créer un nouveau parc national québécois (SEPAQ) entre Natashquan et Blanc-Sablon ?
Il n'y a pas que les grands projets miniers pour développer les terres en haut du 49ᵉ parallèle. Il faut aussi miser sur les petites et moyennes entreprises et le tourisme. C'est ce que permettrait la finalisation du prolongement de la 138.
Huffington Post Québec, 14 février 2016. https://www.huffpost.com/archive/qc/entry/le-plan-nord_b_9191670
ICI ET LA: 29 juillet 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091066/maison-terre-agricole-ville-construction-loi?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.estrie ALIMENTATION: Les changements climatiques menaceraient les récoltes de fraises
noovo.info/nouvelle/les-changements-climatiques-menaceraient-les-recoltes-de-fraises.html
SAINT-PACOME: Les Jardins du clocher en difficulté financière. C'est dans cette église construite en 1852 que se sont épousés mes arrière-grands-parents Joseph Jean et Exilda Bérubé, le 11 juillet 1898, et mes arrière arrière-grands-parents Parfait Bérubé et Adèle Lévesque, le 5 novembre 1860. Enfin les funérailles de mes 3e arrière-grands-parents, Louis Thomas Bérubé et Marie Gauvin, et y ont été célébrées en 1876 et 1853, et celles de mes 3e arrière-grands-parents Étienne Lévesque et Marcelle Blier, en 1854.
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091276/micropousses-inno3b-eglise-vente-faillite?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.bsl
SANTÉ CANADA: Faute d’accréditation au Manitoba, une infirmière congolaise songe à partir au Québec
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2089824/emplois-travail-financement-etudes-postsecondaire?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.manitoba
SANTÉ QUÉBEC: De chef de cabinet à lobbyiste, un an plus tard:
journaldemontreal.com/2024/07/26/lex-chef-de-cabinet-du-ministre-de-la-sante-christian-dube-devient-lobbyiste-en-sante
SANTÉ QUÉBEC: Équipe volante en santé : « En pratique, c’est cabochon », dit un syndicat de l’Outaouais
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091477/equipe-volante-infirmieres-outaouais?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ottgat
ZOO DE GRANBY: Les employés votent à 91% en faveur d’une grève générale illimitée
journaldemontreal.com/2024/07/26/les-employes-du-zoo-de-granby-votent-a-91-en-faveur-dune-greve-generale-illimitee
ONTARIO: Le Niagara veut devenir un géoparc mondial de l’UNESCO
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090251/geoparc-niagara-unesco-perce?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.ontario
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2091351/info-sante-travailleuses-sociales?s=03
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2078877/crise-suicidaire-predire-risque-monique-seguin
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2078877/crise-suicidaire-predire-risque-monique-seguin?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
LE PRÉSENT DU PASSÉ: Le 11 septembre 1984, Jean-Paul II était à Montréal
Le 11 septembre 1984, il y a 30 ans déjà, j'étais « une échalote » de 6 pieds. Je pesais 185 livres. Il y avait quelques mois que je fréquentais Danielle, ma première brune aux cheveux longs. À 17 ans, je savais tout. J'avais des principes moraux que j'adaptais à l'humeur de mes hormones. Elles étaient en feu.
Et puis, à cette époque, je dormais peu. Cependant, j'étais souvent couché…
Dans ma tête, mes parents étaient des vieux conservateurs dépassés. Je me foutais pas mal de leurs nuits d'inquiétude à mon sujet. Puisque j'étais le benjamin, c'est-à-dire le « bébé » de la famille, papa a été bien patient avec moi. Maman me l'avait confié : « Tu es bien chanceux d'être le plus jeune de la famille, parce que si tu avais été l'aîné, ton père te mettrait à la porte. Il t'aime, tu sais !» Je n'en doutais pas un instant, mais sa dernière violente correction – une « maudite volée » (!) donnée cinq ans plus tôt – résonnait encore dans ma tête. Je lui en voulais beaucoup.
Puisque je savais vraiment tout, je n'ai même pas terminé la 5ᵉ année de mes études secondaires. De toute manière, j'avais trop peu de temps à consacrer à l'école. Je veillais jusqu'aux petites heures du matin… Je ne voulais pas que mon amoureuse manque d'affection. C'était vraiment un job à temps plein !
Le 11 septembre 1984, en matinée, je suis sur la route, entre Granby et Montréal, dans « un autobus jaune » en direction du Stade olympique. Naturellement, elle m'accompagne. Nous sommes inséparables !
Nous allons voir le pape Jean-Paul II. Je me rappelle peu du voyage. Je dormais fort probablement.
Des milliers de jeunes étaient impatients de voir le roi du Vatican. C'était vraiment un jour de fête nationale pour les jeunes catholiques québécois. L'ambiance était à la fête. À les observer, j'avais l'impression que la majorité allait au spectacle d'une rock star. L'attente me semblait interminable. J'avais mal aux jambes.
Nous nous sommes assis au 2ᵉ étage du stade. Michel Jasmin animait la foule. C'était vraiment agréable ce jeu de tissu blanc qui faisait des vagues dans les estrades.
On nous a finalement annoncé l'arrivée de Jean-Paul II. Les gens applaudissaient, criaient… La joie était sur tous les visages.
Le chef des catholiques a pris place sur l'estrade et le spectacle a commencé : Céline Dion, les frères Groulx et 2000 danseurs nous ont présenté une mémorable création artistique. Et puis, Jean-Paul II a pris la parole. Il nous a exhortés à prendre garde aux paradis artificiels. Il faisait référence aux problèmes économiques encore d'actualité de nos jours.
Aujourd'hui, en relisant le texte de son allocution, je vois toute la richesse et la portée de ce qu'il disait, mais à 17 ans, absolument pas. J'avais l'impression qu'il me faisait la morale… comme mon père. Je me souviens de mes pensées de ce jour : « Énerve-toi pas, le vieux ! »
Je trouvais mes jeunes compatriotes bien naïfs et peu à l'écoute. Ils acclamaient Jean-Paul II pour chaque bout de parole. « Voyons ! Pourquoi l'ovationner à ce moment-ci ? Il vient de nous sermonner… »
Le pape disait : « Gardez-vous, aux heures obscures, de vous évader. Ayez le cran de résister aux marchands d'illusions qui exploitent votre soif de bonheur et vous font payer cher un moment de « paradis artificiel » obtenu avec un peu de fumée, une dose d'alcool ou de drogue. Ce chemin raccourci prétend conduire au bonheur, en réalité il ne mène nulle part. Il vous détourne de cette maîtrise intelligente de soi qui construit l'homme. Ayez le courage de ne pas prendre ce chemin facile, ou d'en remonter la pente ».
Et puis : « Préparez-vous à l'engagement digne et vrai du mariage. Réagissez à bien des entraînements et ne confondez pas l'expérience prématurée de la jouissance avec le don de soi dans l'amour… » J'ai quitté la rencontre avec Jean-Paul II déçu.
J'ai maintenant 47 ans. Je suis allé à l'université et mon taux de testostérone commence à baisser. J'ai eu quatre enfants, qui ont aussi eu 17 ans. Chacun a adapté ses principes moraux au rythme de ses hormones. Un de mes enfants mesure 6 pieds. À son tour, il a été gros comme « une échalote ». Et puis, chacun m'a clamé un jour tout savoir… vraiment tout ! Et lorsqu'ils parlaient de moi, ils m'ont tous dit un jour : « Énerve-toi pas, le vieux ! »
____________________
Huffington Post Québec, 11 septembre 2014. huffpost.com/archive/qc/entry/le-11-septembre-1984-jean-paul-ii-etait-a-montreal_b_5777444
ICI ET LA: 28 juillet 2024
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2092040/sainte-anne-tourisme-religieux-achat-local?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec
vaticannews.va/fr/pape/news/2024-07/pape-francois-journee-personnes-agees-non-solitude.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=NewsletterVN-FR
POLITIQUE: Des élections partielles fédérales auront lieu le lundi 16 septembre 2024 dans les circonscriptions de Elmwood–Transcona (Manitoba) et de LaSalle–Émard–Verdun (Québec) pour combler des sièges vacants à la Chambre des communes.
elections.ca/content.aspx?section=med&dir=pre&document=jul2824&lang=f
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2073204/sentinelle-programme-depister-idees-suicidaires?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
journaldemontreal.com/2024/07/24/la-banque-du-canada-abaisse-une-nouvelle-fois-son-taux-directeur?s=03
noovo.info/nouvelle/inflation-et-cout-de-la-vie-comment-aider-ses-enfants-et-petits-enfants-malgre-tout.html
ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10134920/doit-on-obliger-commercants-a-accepter-argent-comptant
journaldemontreal.com/2024/07/23/comment-profiter-de-la-baisse-des-taux-dinteret
ici.radio-canada.ca/info/long-format/2090328/contraception-naturelle-technologie-femtech?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.alberta
w.lpnt.fr/1653768t
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090620/obstetrique-malbaie-lettre-medecins?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.quebec
SANTÉ QUÉBEC: Le CIUSSS de la Capitale Nationale a réagi à la lettre ouverte des médecins de l’Hôpital de La Malbaie concernant les fermetures répétées du département d’obstétrique. L’organisation n’a pas de solution miracle et mise sur des rencontres à venir pour trouver des solutions pérennes.
lecharlevoisien.com/2024/07/23/obstetrique-a-la-malbaie-le-ciusss-dit-explorer-des-pistes/
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2090692/duree-20-minutes-fmoq-cmq?utm_source=adestra&utm_campaign=na&utm_medium=infolettre&utm_term=region.saglac
noovo.info/nouvelle/les-femmes-qui-ont-perdu-leur-desir-sexuel-sont-nombreuses-on-peut-les-aider.html
ici.radio-canada.ca/nouvelle/2062439/maison-patrimoine-woodlawn-summerhill-toronto
UN PEU DE MOI: « Dans ma vieillesse, ne m’oublie pas… »
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| Jeannine, ma mère. et Éthan, mon petit-fils |
Par Benoit Voyer
28 juillet 2024
Je suis sans voix. J’ai devant moi une femme allumée comme j’en rencontre rarement qui se questionne sur le sens de la vie alors qu’on est dans le quatrième et le cinquième âge de la vie.
Je lui réponds : « Je ne sais pas pourquoi il vous a oubliée… Est-ce que ce serait que vous auriez encore quelque chose à apporter ici-bas… »
Elle rétorque tout de go : « Ben, voyons donc ! Une vieille affaire comme moi qui traine dans ce mouroir ! Si au moins j’avais de la visite! Mais qui s’intéresserait à une vieille radoteuse… »
Pendant plus d’une heure, nous parlons de nombreux sujets.
La dame est charmante et charmeuse. Si elle avait eu la moitié de son âge, je l’aurais draguée. En la regardant et en l’écoutant, je confirme ma théorie : il y a des jolies femmes et il y en a des très belles. Elle fait partie de la deuxième catégorie. La beauté est quelque chose qui part du dedans de l’être… Et cette dame, malgré de nombreuses rides au visage, a touché la quasi-perfection en la matière.
Elle s’intéresse beaucoup à ce que je suis. Je fais de même.
Voyant des piles de livres sur le bureau de sa chambre, je m’exclame : « Vous aimez lire, on dirait ! » Elle me confie être une « bouquivore ». Elle adore la littérature ! « Mais ça, ce sont des livres que je dois me débarrasser. Je ne les emporterai pas de l’autre bord. Je les ai tous lus ! » Et elle se transforme en chroniqueuse littéraire me racontant ses meilleures lectures et me recommandant ses auteurs favoris.
Le temps file. Il passe vite, vraiment trop vite…
Je sursaute en voyant l’heure. Ben voyons donc !
Pour tenter de clore notre échange, je lui lance : « Moi, aujourd’hui, je suis vraiment content d’être passé à la résidence et, surtout, d’avoir jasé avec vous… Je suis sûr que vous avez encore beaucoup à faire ici-bas. Vous savez, je vais me souvenir très, très, très longtemps de notre conversation. Grâce à vous, je repars le cœur et la tête pleins de belles nouvelles idées ».
Elle est visiblement étonnée de ce que je lui dis, mais ses yeux brillent. Elle me sourit.
Et j’ajoute : « J’aimerais vous présenter un ami. Je viendrai vous le présenter dans quelques jours. Il est dans la cinquantaine. Sa santé n’est pas très bonne. Il ne peut plus travailler et il se sent bien seul. Il a besoin de sortir de l’isolement. Accepteriez-vous de le rencontrer ? » Elle accepte.
Je me lève : « Avant de partir, est-ce que je peux vous donner deux baisers sur la joue et un câlin ? » Elle ne se fait pas prier. Elle s’avance vers moi en disant : « Y a longtemps qu’un jeune homme m’a embrassée ! » Dans mes bras, elle s’étreint fortement. Je sens son manque de tendresse.
Deux jours plus tard, je lui présente Alain. Charmé tout autant que moi, il se met à la visiter une à deux fois par semaine. Pendant près de trois ans, elle a animé sa vie et lui la sienne en la traitant comme si c’était sa vieille mère et elle le fils qu’elle n’a pas eu.
Le 28 juillet est la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. Celle-ci nous rappelle que la solitude est l'amère compagne de vie d’un très grand nombre de personnes âgées qui, trop souvent, sont les victimes de la culture silencieuse, mais bien réelle, du rejet.
Je vous lance un défi aujourd’hui : prendre 10 à 15 minutes pour visiter une personne âgée. Les « vieux » ont encore besoin de nous.
Et si vous habitez la municipalité de Granby, en Estrie, et que vous croisez ma mère en train de prendre une de ses marches du jour, n’hésitez pas à vous arrêter pour échanger avec elle. Elle a une belle capacité d’écoute et a plein de souvenirs à raconter. Sa mémoire vous ramènera assurément au temps de sa jeunesse au Bas-Saint-Laurent, dans le petit village de Mont-Carmel, dans l’arrière-pays du Kamouraska où elle est née, il y a plus de 90 ans.
ICI ET LA: 27 juillet 2024
POLITIQUE: Si les conservateurs de Pierre Poilièvre dominent dans les intentions de vote au pays, la région fait bande à part. Les dernières projections de QC laissent voir un balayage bloquiste avec des avances variant entre 8 et 39 points. Dans Berthier/Maskinongé, curieusement, le NPD est 2ème avec un score de 31% contre 39% pour le Bloc. C’est dans Montcalm que le Bloc québécois domine le plus largement avec 54% des intentions de vote contre 15% pour le Parti Libéral. D’ailleurs les Libéraux sont 2èmes également dans Joliette/Manawan, Repentigny et Terrebonne.
cfnj.net/le-bq-en-avance-dans-la-region
VISION CATHOLIQUE: La fête d’Anne, la sainte patronne du Québec, soulignée à Varenne
![]() |
| Photos: B.Voyer |
Par Benoit Voyer
27 juillet 2024
Ce 26 juillet, à 20 h, jour de la fête d'Anne, la sainte patronne du Québec, avait lieu, dans la magnifique basilique de Varennes, une messe solennelle présidée par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse catholique de Saint-Jean-Longueuil.
Cette célébration religieuse était le fil d’arrivée de la grande neuvaine estivale, débutée le 17 juillet. Celle-ci était animée par l'abbé Mario Desrosiers, recteur de la basilique et curé de l’Unité pastorale Sainte-Marguerite-d’Youville. À chaque jour, durant les célébrations eucharistiques, il a donné une série de causeries ayant pour thème "Une symphonie de prière". Dans ses homélies, il a parlé des diverses manières de prier, une amorce à l’année sainte 2025 qui sera consacrée à la prière.
Durant l’homélie, en présence de son évêque, l’abbé Desrosiers a fait un résumé de ses propos de la neuvaine tout en commentant les lectures bibliques du jour qui portaient sur la foi qui « est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas » (un texte de la lettre aux Hébreux) et qui se terminaient par un encouragement à ceux qui croient : “Heureux vos yeux puisqu’ils voient et vos oreilles parce qu’elles entendent” (Mt 13, 16-17).
Une belle procession aux flambeaux et une courte prière à la chapelle Sainte-Anne ont suivi la messe.
Plus tôt dans la journée, à travers la visite de quelques dizaines de pèlerins à la tombe de sainte Marguerite d’Youville et devant un tableau représentant sainte Anne qui, dit-on, est miraculeux, il y a eu deux célébrations spéciales.
À 10 h, l'abbé Réjean Poirier, vicaire épiscopal au diocèse de Saint-Jean-Longueuil, a présidé une messe avec onction des malades.
Et puis, à 14 h, se tenait le mariage de Carine Reine Lunang Houkguieh et Étienne Toumbiwou. En plus d’unir leur destinée dans les liens du sacrement, ils en ont profité pour faire baptiser leurs enfants Kylian-Naël et Landry-Maël. L’événement a animé la basilique jusqu’à 16 h 30.
Malgré un flou historique et qu’il ne soit pas question de sainte Anne dans les quatre évangiles de la Bible des chrétiens, la tradition, qui prend sa source dans le « protévangile de Jacques », un texte apocryphe que les catholiques n’ont pas pu lire pendant des centaines et des centaines d’années parce que mis à l’index, veut qu’Anne soit la grand-mère de Jésus. De toute manière, qu’elle s’appelle Anne, Sara ou Marie, on a tous une grand-mère et une arrière-grand-mère.
VISION CATHOLIQUE: Exposition sur la vie et l’œuvre de sainte Marguerite d’Youville
Par Benoit Voyer
27 juillet 2024
L’exposition présente de nombreuses illustrations d’époque et raconte les débuts difficiles des religieuses, fondatrices de nombreux établissements dans l’Ouest canadien.
De son côté, l’exposition permanente du sanctuaire porte sur l’œuvre et la spiritualité de sainte Marguerite d’Youville, née à Varennes en 1701.
Ces expositions permettent de faire en peu de temps un survol historique de la vie de la sainte femme et de sa congrégation.
L’exposition est présentée jusqu’au 20 octobre, les dimanches de 11 h à 16 h 30 et les samedis de 13 h à 16 h 30 et, jusqu’au 1ᵉʳ septembre, aux mêmes heures les mercredis, jeudis et vendredis. Enfin, jusqu’au 18 août, s’ajoutent les matinées du mercredi au samedi, de 10 h à midi. Admission : contribution volontaire.
VISION CATHOLIQUE: La Basilique Sainte Anne, a Varennes
Par Benoit Voyer
25 juillet 2024
Qu’on ait la foi ou pas, entrer dans un lieu de culte est une aventure en soi. Lorsqu’on prend le temps d’y rester un peu, on est toujours rejoint par un détail.
Depuis un demi-siècle, j’en ai visité des dizaines, voire des centaines. Pour faire une figure de style, depuis ma petite enfance, je me suis baigné dans l’eau bénite des bénitiers.
À chaque fois que j’entre dans un de ces lieux sacrés, je suis happé intérieurement par l’énergie pacifiante qui s’y trouve. À l’occasion, il m’est même arrivé de verser quelques lames.
C’est donc ce qui m’est arrivé lorsque j’ai mis les pieds pour la première fois dans la basilique Sainte-Anne, à Varennes, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, en Montérégie. Le lieu a été désigné « basilique mineure » par le pape Jean-Paul II, en 1993.
C’est avec ma compagne de vie que j’y suis d’abord entré. Nous souhaitions voir et toucher la tombe de sainte Marguerite d’Youville, une lointaine parente de sang de Minou. Nous étions donc là pour une démarche à saveur généalogique. C’est tout de même un honneur d’avoir de la parenté avec une personne qui a marqué l’histoire.
C’était l’heure de la fermeture du lieu. Un gentil monsieur est passé nous saluer, son trousseau de clefs dans les mains, pour nous indiquer qu’il devait barrer le temple puisque les heures de visites étaient terminées, mais il a ajouté que nous pouvions tout de même prendre le temps qu’il faut et que la porte reste débarrée par l’intérieur.
À part nous deux, l’endroit était désert. Le seul éclairage que nous avions était celui provenant des verrières et des lampions.
Minou a passé un très long moment près de sa sainte parente, la main sur son tombeau. J’imagine qu’au fond d’elle, elle lui parlait de ses préoccupations.
Pendant ce temps, j’ai pu admirer l’endroit. C’est magnifique !
Dans cette basilique, on entre inévitablement au cœur de l’histoire. Elle a été érigée entre 1884 et 1887. Elle est la quatrième église à occuper le terrain. La plus vieille remonte à 1692.
La pierre angulaire a été posée en décembre 1884.
L’architecture réfère à plusieurs styles architecturaux d’époques différentes. On parle donc d’un style éclectique.
À l’intérieur, ce que je vois est de style néo-roman.
Les fenêtres cintrées procurent un éclairage naturel particulier au centre du lieu de rassemblement où je suis assis durant ma contemplation de l’espace.
Faut voir la coupole ! Elle atteint la hauteur de 23,8 mètres à l’intérieur. À l’extérieur, avec la croix qui domine le dôme, elle atteint 37,8 mètres. Ce n’est pas rien !
Étant un admirateur de l’œuvre de l’artiste Guido Ninchiri, je suis comblé. Entre 1926 et 1929, il a terminé la décoration du bâtiment.
J’ai grandi en contemplant l’œuvre de Ninchiri. À Granby, dans l’ancienne église catholique Saint-Eugène, lieu de mon baptême et de pratique religieuse de mon enfance, et dans l’église Notre-Dame, située à quelques rues de là, les vitraux sont aussi de lui. À Notre-Dame, ils sont dans ces premières créations. À Saint-Eugène, dans ses dernières. Durant mes années à Trois-Rivières, j’ai aussi pu admirer ceux qu’il a créés dans la cathédrale. Ninchiri était un génie de l’art sacré.
Dans la basilique de Varennes, Guido Ninchiri y a peint des toiles marouflées, c’est-à-dire collées directement aux murs et au plafond. On est dans une technique d’imitation de l’art de la fresque.
Fait qui m’a toujours fasciné, Ninchiri prend toujours les visages des personnes réelles pour faire ceux de ses personnages bibliques. La Vierge Marie, c’est toujours celui de Giulia, sa conjointe. À Saint-Eugène, on retrouve le visage de l’abbé Télesphore Dubuc, le curé fondateur de l’église, en 1941, dans un vitrail. À Varennes, l’artiste a choisi le visage de plusieurs paroissiens, probablement les grands contributeurs pour la réalisation des toiles.
Dans la coupole, la fresque centrale regroupe 17 personnages et représente l’Assomption de Marie. Tout près, les quatre médaillons représentent les quatre évangélistes de la Bible chrétienne, Marc, Jean, Mathieu et Luc.
Guido Ninchiri serait heureux de savoir que Marguerite d’Youville gît maintenant dans ce lieu. Il lui vouait une grande admiration.
L’endroit conserve aussi quatre tableaux du pas très catholique François Malépart. Ils ont été créés pour la précédente église en 1792 et 1793. Dans la signature de l’artiste, on retrouve un symbole franc-maçonnique.
Bien entendu, il y a bien plus à voir dans la basilique Sainte-Anne. Il faut y entrer au moins une fois dans sa vie ! Ce havre de paix est un petit bijou tout à fait divin !
En ce 26 juillet 2024, à 20 h, jour de la fête de sainte Anne, il y aura en ce lieu, près du tableau dit-on miraculeux qui la représente, une grande messe présidée par l’évêque catholique de Saint-Jean-Longueuil.
ICI ET LA: 23 juillet 2024
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SAINTE ANNE: Au calendrier liturgique des chrétiens de tradition catholique figure le 26 juillet la fête d'Anne et Joachim, les grands-parents de Jésus, selon le Protévangile de Jacques.
A Varenne, en Montérégie, la fête sera soulignée a la Basilique Sainte-Anne. A 20h, une messe solennelle sera présidée par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse catholique de Saint-Jean-Longueuil. Plus tôt dans la journée, a 10h, l'abbé Réjean Poirier présidera une messe avec onction des malades.
VISION CATHOLIQUE: Qui sont vraiment sainte Anne et saint Joachim?
Qui sont vraiment sainte Anne et saint Joachim ?
Le 26 juillet de chaque année, il est étonnant de voir au calendrier des
fêtes liturgiques de l’Église catholique celle d’Anne et Joachim. Il n’est
pourtant pas question d’eux dans les évangiles canoniques, c’est-à-dire ceux de
Matthieu, Marc, Luc et Jean, publiés dans le second testament de la Bible,
communément appelé le Nouveau Testament. Et puis, sur le plan historique, on ne
sait rien d’eux sauf à travers des récits très anciens au contenu douteux quant
à la véracité des faits.
Longtemps limitée à quelques sanctuaires, la dévotion à sainte Anne et
saint Joachim, qu’on dit être les grands-parents de Jésus, s'est répandue au
Moyen Âge un peu partout à travers la chrétienté.
En 1854, au sein du catholicisme, les débats théologiques ont donné
naissance au dogme de l’Immaculée-Conception. Dès lors, on a étroitement
associé le culte d’Anne à celui de Marie, la mère de Jésus. Cette vérité à
croire ne fait pas l’unanimité chez les chrétiens.
C’est dans le « Protévangile de Jacques », un livre apocryphe,
c’est-à-dire dont l'authenticité n'est pas établie et qui a été mis à l’index
des bouquins que les catholiques ne pouvaient pas lire pendant des siècles,
qu’il faut aller pour retrouver les sources d’Anne et Joachim. Son auteur les
nomme pour la première fois dans son récit qui porte essentiellement sur la
préhistoire de la famille de Jésus.
Le « Protévangile de Jacques » aurait été écrit au deuxième siècle par
une personne provenant du monde grec qui ne connaissait pas les coutumes juives
et qui n’a jamais mis les pieds en Israël. La rédaction de son livre avait pour
but de démontrer l’origine mystérieuse de Jésus. Ce texte a connu un grand
succès au Moyen Âge.[1]
On retrouve aussi des traces d’Anne et de Joachim dans l’évangile du «
Pseudo-Matthieu », un autre livre apocryphe où certains passages se rapprochent
du conte merveilleux : "Penche-toi, arbre, et nourris ma mère de tes
fruits !" (chap. 20).
Ces livres font de nombreux parallèles entre la sainte Anne encore
vénérée de nos jours et certains passages de la Torah. L'histoire d'Anne, la
supposée mère de Marie, est en effet similaire à celle d’Hannah, dans le livre
de Samuel, prophète et dernier sage d’Israël, longtemps restée sans enfant.
Le « Protévangile de Jacques » et le « Pseudo-Matthieu » dépeignent Anne
comme étant une femme pieuse restée longtemps stérile.
On y décrit aussi sa rencontre avec son futur mari Joachim à la porte
dorée de Jérusalem, après l'annonce angélique de la future naissance de leur
enfant.
Ils racontent que les parents d’Hannah sont tous les deux de la tribu de
Lévi : son père serait Akar et sa mère, Émérencie. Akar aurait possédé des
terres à Bethléem et à Jérusalem.
Lui et sa femme auraient donné naissance à Ismérie, vers 63 avant notre
ère. Cette date correspondrait au moment de la conquête romaine de la
Palestine.
Anne serait née vers 55 avant notre ère. C'est à cette époque que la
famille se serait installée à Hébron où Ismérie se serait mariée et serait
devenue la mère d’Élisabeth, la mère de Jean le Baptiste, le cousin de Jésus.
Lorsque Anne a eu neuf ans, ses parents se seraient déménagés à
Jérusalem où Akar aurait exercé des responsabilités au Temple.
De son côté, le « Protévangile de Jacques » raconte la rencontre entre
Anne et Joachim. Selon ce récit : Joachim était allé faire sacrifier les bêtes
de son troupeau au Temple. Au préalable, il devait laver ses moutons dans la
piscine de Bethesda, près de la Porte des Brebis. Anne se tenait à cette porte
de la ville. Elle vit Joachim arriver avec ses troupeaux. Ils se seraient
mariés à l'âge de 20 ans.
[1] Benoit Voyer. Les mystérieux évangiles
inconnus, Revue Notre-Dame du Cap, janvier 1996, p. 21.









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