En ce 26 mai 2025

MAURICIE: La mort de Duplessis


La mort de Duplessis

Maurice Duplessis quitta ce monde, le 7 septembre 1959 (0h05) à Shefferville ou il était allé en compagnie de membres de son caucus et d’hommes d’affaires. L’hémorragie cérébrale et la paralysie complète du côté droit du Premier ministre du Québec mirent fin a ce temps de repos. Tous partirent et laissèrent autour du leader de l’Union nationale : sa sœur; Jacques Bureau, son neveu; son trésorier; Horst Rosmus, le médecin qui veillait sur lui; et, le jeune père Marcel Champagne, Oblat de Marie Immaculée. Le corps fut transporté à Québec et exposé a l’Assemblée législative. 100 000 personnes vinrent lui rendre un dernier hommage. Le service funèbre eut lieu a la cathédrale de Trois-Rivières en présence de tous les membres du gouvernement provincial, de tous les évêques, près de la moitié du gouvernement fédéral conduit par Diefenbaker et des milliers de trifluviens. Mgr Maurice Roy présidait la cérémonie.


(L’Hebdo journal, 1er septembre 1996, p. 15)
*Texte de Benoit Voyer, non signé dans le journal

En ce 25 mai 2025


C'était en décembre 2014, a Granby

La relecture de vie (2e partie)


La relecture de vie (2e partie)

A un moment de notre vie, particulièrement a l’approche de la mort, nous sommes confrontés à relire notre vie, c’est-à-dire à bien intégrer les événements joyeux et malheureux de notre existence (voir l’édition de la semaine dernière).


Il existe cinq types de relectures. Je reprends ici un extrait de l’article de Jean-Luc Hétu paru dans la revue Frontières a l’automne 1993.

« Les relectures terminées et paisibles : il s’agit en fait de récits de vie » plutôt que de relectures. Le sujet a déjà fait sa relecture et il n’éprouve plus le besoin de se situer par rapport à son passé. S’il en parle, c’est souvent en réponse a une invitation précise qui lui est faite. L’implication effective est faible, mais la personne est sereine et non pas sur la défensive. A l’écoute d’un tel récit, il n’y a pas tellement à intervenir.

Tout comme dans la catégorie précédente, dans les lectures de consolidation le sujet n’a pas de prise de conscience à faire sur son passé. Il s’est déjà permis de revenir sur ses difficultés de parcours et il a assez bien réussi à les mettre en perspective. Mais ici, il est impliqué affectivement. Il éprouve le besoin de revenir sur le chemin parcouru et il lui arrive souvent d’éprouver une satisfaction évidente à le faire.

A certains moments, il peut pleurer, se fâcher, éprouver de la difficultés, etc. Mais le climat d’ensemble est à la sérénité. Il y a consolidation des guérisons ou des réconciliations par rapport au passé, et par conséquent consolidation de l’estime de soi.

Au moment de relectures en cours, le sujet vit un corps a corps avec son passé. Il s’est résolument engagé dans le ménage d’une maison dont certaines portes n’ont pas été ouvertes, ou dont certaines pièces accusent encore un désordre relatif. Comme les sujets de la catégorie précédente, il est susceptible de vivre des émotions diverses, mais il a plus de chances de se sentir surpris par ces émotions. Il pourra donc avoir besoin d’être aidé à les accueillir et à les identifier. De plus, étant donné que la partie n’est pas encore gagnée, le sujet pourra se montrer ambivalent quant à différentes dimensions de son vécu.

La catégorie des relectures défensives regroupe les relectures ou le sujet accepte de parler de son passé, ou décide spontanément de le faire, mais ou il se censure beaucoup en évitant les épisodes qui le menacent. Il pourra ainsi soit parler d’abondance, mais seulement des moments heureux de sa vie, soit se raconter sur un ton détaché, sans se permettre de manifester les sentiments reliés aux épisodes qu’il évoque. A la limite, si la censure est forte, il n’y a pas a proprement parler de relecture, le sujet n’étant pas vraiment en train de faire son bilan.

Il arrive souvent, cependant, que le sujet donne des indices plus ou moins clairs des épisodes qui font problème, comme s’il demandait de l’aide pour surmonter les résistance qui le paralysent. S’il n’a pas d’aide, le sujet demeurera dans l’ambivalence.

Enfin, contrairement a la relecture défensive, la relecture pénible évoque clairement des blessures profondes : le sujet qui la fait se retrouve alors plus près du pole du désespoir que de celui de la sérénité. Il a souvent l’impression d’avoir raté sa vie et il trouve que le temps est trop court pour pouvoir s’en remettre ou se reprendre. Contrairement a celui de la relecture précédente aussi, le sujet de la relecture pénible se montre souvent dépressif, anxieux, amer ou révolté : il demeure alors difficile de prédire si l’espoir et la paix prévaudront finalement sur le désespoir et la peur. »

Quand quelqu’un fait une relecture de vie, il en profite généralement pour faire des aveux. C’est souvent le cas ou se dévoilent des agressions sexuelles, des amours secrets, un inceste vécu dans sa jeunesse, etc. Ce n’est qu’après une véritable relecture de vie que le sujet se sent en paix avec lui-même.

Benoit Voyer

(Chronique Au-delà du visible, L’Hebdo Granbyen, 29 mars 1995, p. 8)

En ce 24 mai 2025


Le 24 mai 2014, j'étais a la tombe d'Alvina Lévesque (1872-1939), mon arrière grand-mère, dans le cimetière de Saint-Louis du Ha! Ha!, au Bas Saint-Laurent

Radio-Canada/CBC


Radio-Canada/CBC

Par Benoit Voyer

24 mai 2025

C’était le 17 mars 1999 dans le Selon Borduas, du Loews Concorde, à Québec, aux audiences du CRTC. Je représente une table de réflexion créée par le Comité foi et culture Granby et région en vue de réfléchir sur Radio-Canada.

C’est Bertrand Ouellet de l’Office des Communications sociales qui m’a parlé de ces audiences et de son souhait que des membres participent. Voyant mon intérêt, il me donne une copie du rapport « Faire entendre nos voix » qu’il semble apprécier.

Sans tarder, je le lis et l’annote. Il est fort intéressant. Les idées qui s’y trouvent sont aussi celles que j’ai.

Le 22 janvier, dans la grande cuisine du presbytère Saint-Joseph, sur la rue Déragon, à Granby, avec l’aide de l’abbé Gérald Ouellette, je réunis quelques granbyens qui pourraient être intéressés par le sujet. Après un exposé du rapport que je viens de lire, la discussion s’anime. Les idées fusent. Je prends des notes. Beaucoup de notes.

N’ayant pas d’automobile et prévoyant faire le voyage de Granby à Québec en autobus, Claudette et Claude Lalumière me proposent de faire le voyage avec moi en automobile. Ils profitent de ma présence aux audiences pour aller se balader dans le Vieux-Québec en vieux amoureux. Et ne veulent absolument pas qu’on les paie pour le service. C’est leur apport au Comité foi et culture.

C’est la première fois que je participe à ce genre d’audience. C’est impressionnant! L’atmosphère est froide. On doit s’adresser à la présidence qui semble parfois plus préoccupée par le protocole que par ce qu’on dit. On écoute sans écouter. Un simple bonjour et puis dites ce que vous avez à dire et merci-bonsoir. On passe au suivant. Tout est noté mot par mot. Chaque phrase que je dis sera analysée par une équipe. Un résumé suivra. Moi qui aime les échanges et voir la réaction de mes interlocuteurs, je reste sur mon appétit. Il n’y en a vraiment pas beaucoup dans ces audiences.

Ce que je dis ce jour-là, je pourrai le redire un quart de siècle plus tard. On sent que les choses n’ont pas vraiment bougées à la société d’État depuis ce jour de 1999. Le rapport « Faire entendre nos voix » et les ajouts que j’apporte, sont encore d’actualité.

En vrac, voici quelques idées encore actuelles :

La SRC/CBC doit davantage refléter la culture canadienne. En revanche, on doit finir par répondre à une grande interrogation: Il y a une culture amérindienne, il y a une culture 1acadienne, il y a culture anglophone, une culture québécoise mais qu'est-ce que la culture canadienne? Radio-Canada doit créer une réflexion sur le sujet.

Devant les autres chaînes de télévision, la SRC/CBC doit se donner un créneau bien à elle. En ce sens, il est recommandé d'en faire un média au contenu presque exclusivement canadien, un contenu à 80 pour cent canadien est recommandé et le 20 pour cent qui reste pourrait servir à former le grand public aux grands enjeux planétaires.

Les gens de l'ouest, du nord, de l’ouest et de l'est du Canada ne se connaissent pas beaucoup. Il est proposé que les émissions des réseaux anglais et français soient de plus en plus traduites dans l'autre langue officielle et soit diffusées dans l'ensemble du pays.

Connaître l'étranger est une façon d'apprivoiser sa différence et de mieux vivre avec lui. De plus, n'est-il pas temps de montrer différents visages du pays? On le fait encore trop peu. Quand aura-t-on une dramatique hebdomadaire tournée dans le nord du pays et mettant en vedette le peuple Innu qui sera diffusée au réseau français, particulièrement a Montréal?

À cause de son pouvoir, voire de son influence sur les personnes, la télévision est responsable de donner un sens et une dignité à la vie humaine.

Du côté des affaires publiques, la SRC/CBC doit former le jugement critique des citoyens.

Le service des nouvelles doit avoir une vision sociale.

Les reportages doivent aussi être plus longs et plus documentés.

En plus de contribuer au développement culturel, la Société Radio-Canada, doit favoriser le développement personnel des personnes afin qu'elles cessent de demeurer figés face aux dossiers importants de la Société.

Si l'option d'une télévision qui fait la promotion de la culture canadienne n'est pas populaire, elle doit poursuivre son développement en ce sens. Le rôle d'une télévision d'État n'est pas d'être populaire. Sa mission est de faire la promotion de la richesse de la culture de son pays et d'éduquer sa population.

On demande au CRTC de recommander au gouvernement canadien de transformer la télévision publique en télévision sans publicité comme le recommande le rapport "Faire entendre nos voix". 

Enfin, il faut continuer à faire pop et intelligent.

Je proposais un grand chantier et une transformation de la Société d’État et, j’ai la nette conviction que plus ça change à Radio-Canada/CBC plus c’est pareil.

La relecture de vie (1ere partie)


La relecture de vie (1ere partie)

Dans le domaine de la psychologie, particulièrement aux États-Unis, un sujet en développement est la relecture de vie. Ce phénomène est très important chez les gens confrontés à la mort afin de mieux trouver la paix intérieure.

La personne revoit les chapitres de son existence et les retouche, au besoin, à la lumière du recul des années. L’individu le fait verbalement ou mentalement pour faire un épilogue au grand livre de sa vie qu’il voit maintenant avec un portrait d’ensemble.

Le psychiatre américain Robert Butler dans son livre « Aging and Mental Health », publié en 1963, parlait « d’un processus mental universel caractérisé par le retour progressif a la conscience d’expériences passées, particulièrement par la résurgence de conflits non résolus », lesquels pourront alors « être examinés et intégrés normalement ».

La vie est ainsi caractérisée, selon le psychanalyste allemand Érik Érikson, par différentes étapes à franchir. La dernière consiste, justement pour appuyer Butler, a prendre le poul de sa vie afin de trouver la sérénité. Si l’étape est mal vécue, le sujet risquera de décéder dans le désespoir, donc plus difficilement.

Dans bien des cas, la personne raconte sa vie a qui veut bien l’écouter. D’autres auront un besoin d’accompagnement de la part de la famille, d’une infirmière ou d’un bénévole initié au processus de passage de vie a trépas et qui a des habilités à l’écoute active.

Il y a cinq types de relecture de vie : Les relectures terminées et paisibles, les relectures en cours, les relectures défensives et les relectures pénibles.

La semaine prochaine nous les regarderons de façon détaillée.

Benoit Voyer,
président et directeur général du
Comité foi et culture Granby et région



(Chronique Au-delà du visible, L’Hebdo Granbyen, 22 mars 1995, p. 8)

En ce 23 mai 2025


Mon père et moi en 1968

ARTICLE DU JOUR: 24 heures pour le Seigneur, a Saint-Hyacinthe

Je me suis recueilli devant le lieu de sépulture du bienheureux Louis-Zéphirin Moreau

24 heures pour le Seigneur, a Saint-Hyacinthe

Par Benoit Voyer
23 mai 2025

En cette veille de la commémoration liturgique du bienheureux Louis-Zéphirin Moreau, un "24 heures pour le Seigneur" a été lancé, ce vendredi, a 16h, dans la Cathédrale catholique de Saint-Hyacinthe, en Montérégie.  Pour l'occasion, Mgr Christian Rodembourg, l'évêque du diocèse maskoutain, a présidé la messe d'ouverture. Quelques prêtres de la région prenaient place auprès de lui près de la table eucharistique. Il était possible de reconnaitre Mgr François Lapierre, l'évêque émérite.

En soirée, le moines de l'abbaye cistercienne de Rougemont ont animé les vêpres.

A 23h, l'abbé Pierre Cordeau, près du tombeau, parlera de l'héritage du bienheureux Louis-Zéphirin Moreau. Sur le coup de minuit, un gâteau en l'honneur de son 124e anniversaire d'entrée dans la gloire du ciel sera servi aux participants.

Ce 24 mai, une grande liturgie en l'honneur du bienheureux Louis-Zéphirin sera présidée a 10h30.

Durant l'événement, il est également possible d'entendre quelques causeries. Le lieu de prière est ouvert au public toute la nuit. Le "24 heures pour le Seigneur" se terminera a 16h.

Ce 24 heures s'inscrit dans le cadre de l'année jubilaire sur la prière. 



Mgr Christian Rodembourg a présidé la messe d'ouverture de l'événement

« Avec le Canada nous sommes plus forts » -Sheila Finestone


« Avec le Canada nous sommes plus forts » 
                                        -Sheila Finestone

GRANBY 
Benoit Voyer

L’idée de l’indépendance du Québec ne plait point à la député du comté a la députée de Mont-Royal a la Chambre des Communes, Sheila Finestone. Pour elle, les francophones ont été capables d’assurer leur culture, leur langue et leurs intérêts.

« Je pense qu’avec le Canada, nous avons eu poids plus grand, on est reconnu internationalement. Les petits pays n’ont pas cette force », a-t-elle dit.

Elle a beaucoup voyagé de par le monde. Quand elle est revenue à Montréal, elle a été émerveillée de constater le climat international qui y règne, surtout dans le domaine des affaires.

« Depuis la révolution tranquille, les gens d’ici, les francophones et les communautés ethniques ont pris la relève, ils ont un grand leadership. Le Canada est un échec? » réagissait-elle aux propos souverainistes.

Elle constate qu’il y a des erreurs dans le discours des indépendantistes. L’idée d’un rapatriement de la Constitution n’est pas née en 1982. Elle vient de Jean Lesage lui-même.

« Presque tous les anglophones parlent l’anglais et le français, lançait-elle. Ceci donne 2 ouvertures sur le monde, 2 cultures… C’est enrichissant! Si vous regardez le marché international, le monde est global maintenant. Plus de langues il y a, plus il y a de chances d’accéder a des bons postes et de faire de bonnes affaires ».

Son message est clair : Le monde des affaires est multiculturel et multilingue.

Dans les dossiers des coupures a la Société Radio-Canada, elle croit qu’il y a des nouvelles façons de livrer la marchandise et qu’il faut respecter notre situation économique. « Est-ce qu’un Québec souverain va être capable de payer », interroge la marraine de Shefford à Ottawa.

L’honorable Sheila Finestone était l’invitée de l’Association fédérale du Parti libéral de Shefford a l’occasion d’une rencontre préparatoire au Congrès du secteur québécois du PLC, qui aura lieu les 28, 29 et 30 avril prochain à Trois-Rivières.

Les délégués de Shefford à ce congrès seront : Jean-Philippe Légaré, Lucille Martin, Marcel Verville, André Martin, François Durrigrand, Yvon Lacroix, Denis Paquette, Mariette Fréchette, Christine Fournier, Marthe Lacroix et Lucille Légaré.

(L’Hebdo Granbyen, 5 avril 1995, p. 3)

En ce 22 mai 2025


En vélo a Boisbriand, le 8 juin 2018

La dette du Québec


La dette du Québec

Par Benoit Voyer
22 mai 2025

L'endettement du Québec me préoccupe depuis longtemps. Je sais que le sujet n'est pas très populaire, mais il m'apparaît fort important.

Le problème est celui des intérêts à payer sur la dette. Nos ancêtres disaient avec intelligence: «Qui paie ses dettes s'enrichit!» Ils avaient raison.

En octobre 2009 [1], je voyais d’un bon œil une série de propositions faite dans un congrès du Parti libéral du Québec : rétablissement du péage sur les autoroutes, imposition de droits de scolarité au collégial, hausse des tarifs d'Hydro-Québec et nouvelle taxe sur l'alcool et l'eau embouteillée.

En 2009, la dette québécoise était d'environ 122 milliards de dollars et le déficit prévu devait atteindre de 5 à 6 milliards de dollars à la fin de l’exercice financier.

Si je fais une herméneutique de cette époque, je pense toujours qu’il s’agissait de bonnes mesures. C’étaient des solutions de l'époque pour ce temps-là.

Avec les années, je suis devenu frileux à l’idée d’imposer de nouvelles taxes et à augmenter celles qui existent. La réalité nous montre que plus le gouvernement québécois récolte de revenus, plus il dépense et s’endette. Faire toujours payer davantage les contribuables, n’est pas la voie à emprunter. Il faut plutôt couper dans les dépenses publiques, vivre collectivement selon notre capacité de payer et assurer des services raisonnables a la population. L’époque de L’État providence est révolue.

Comme me disait mon père : Une dette, c'est une dette de trop.

Le gouvernement de Philippe Couillard avait réussi à remettre un peu d’ordre dans les finances publiques et avait terminé son mandat avec des surplus budgétaires légendaires dont les Québécois et les Québécoises n’ont pu réellement profiter a cause de l’arrivée de l’administration dépensière de François Legault. J’appréciais Philippe Couillard. [2] Sa rigueur me manque. Malheureusement, ses successeurs ont pris une direction plus socialiste. A moins de changements majeurs, je ne voterai pas pour eux. 

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[1] Benoit Voyer. « Qui paie ses dettes s’enrichit », La Presse, 14 octobre 2009, p. A28
[2] Cf. Benoit Voyer. «Le budget de l'État québécois», Huffington Post Québec, 7 février 2016 www.huffpost.com/archive/qc/entry/le-budget-de-l-tat-quebecois_b_9152780

Dans les rayons de ma bibliothèque


Je viens de finir de lire cette histoire...
J'ai aimé!

Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux


Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux

Gilles Rioux, le titulaire des orgues de la Basilique Notre-Dame-du-Cap débutera un nouvel enregistrement de disque ce lundi . La Basilique sera fermée pour ce temps.

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Benoit Voyer
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Le projet de la maison Phonovox consiste en un coffret de de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice a la fin du IXe siècle.

Cinq organistes seront les vedettes de cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et le madelinois (2 disques) qui interprétera les 3e et 7e symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».

« C’est un risque financier de faire des disques avec des musiciens qui ne sont pas très connus. Mais c’est en les faisant connaître qu’on risque de faire de l’argent », explique Gilles Rioux. L’avantage des productions de ce genre musical est qu’elles demeurent longtemps sur le marché avant d’être retirées. Ce n’est pas pour rien que le dicton affirme que la musique classique est éternelle.

L’organiste de Cap-de-la-Madeleine a déjà deux enregistrements à son actif « Ave Maria au Grand orgue » et « Fantachorus » dont des extraits jouent régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada.

(L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43)

En ce 21 mai 2025


Avec Manon Mailhiot au Bois de l'Équerre, a Laval, le 10 juin 2018

Quand l’amour se monnaie


Quand l’amour se monnaie

« La prostitution n’est pas illégale. C’est la sollicitation dans les lieux publics a des fins sexuelles qui l’est » lance le capitaine Francis Gobeil du Service de sécurité publique de Trois-Rivières. Les lignes 976, les agences d’escortes et les propositions privées seraient ainsi permises par les législations.
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Benoit Voyer
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Ceci ne veut pas dire que la police ne fait rien pour enrayer le problème des filles de rue qui offrent leurs services. En 194 et 1995, 46 et 48 personnes ont été accusées pour sollicitation. Ces chiffres devraient être sensiblement les mêmes à la fin de cette année.

En ville, il y a entre 12 et 15 filles identifiées qui font le trottoir régulièrement. Lorsqu’elles se font prendre par la police, elles purgent leurs peines et retournent à leur boulot.

A l’intérieur d’une année, il y aurait entre 40 et 45 prostituées qui font le métier sporadiquement. Plusieurs d’entre elles, ne font la gaffe que quelques fois par année et d’autres se déplacent d’une ville à l’autre demeurant à peine quelques jours dans la région.

« Elles ont leurs clients réguliers. A certaines heures, les mâles en manque de plaisir attendent leur fille a tel ou tel endroit. Un gars qui se fait faire une pipe, et qui a aimé ça, retourne généralement toujours voir la même femme », illustre M. Gobeil.

A Trois-Rivières, les femmes-objets et leurs clients qui sont souvent des hommes mariés, ont des horaires assez réguliers : heures, dates, lieux… Quelques messieurs profitent des visites régulières de leurs conjointes à l’épicerie ou ailleurs pour se laisser aller à leurs vices…

Les hommes cherchent particulièrement à se faire faire une fellation. Le coup de main d’une prostituée pour ce genre de service est d’environ 25$.

En faisant la chasse a la prostitution visite au centre-ville trifluvien, la police n’a fait que déplacer le problème vers d’autres secteurs. De plus, les filles de plaisir ne cessent d’inventer des moyens de plus en plus raffinés pour inciter leurs clients sans déranger les citoyens.

« Le problème c’est que ce n’est jamais fini. Une journée tu arrêtes dix filles, le lendemain il y en a dix autres qui prennent la place », insiste le policier trifluvien. C’est une question de loi du marché L’offre est en fonction de la demande. S’il n’y avait pas de clients, il n’y aurait pas de prostituées.

Même si la sollicitation pour des fins sexuelles dans les lieux publics est interdites, il reste que le plus vieux métier du monde, qui est une pratique acceptée par les lois, n’est pas sur le point de disparaitre de la région. Tant qu’il y aura des hommes qui loueront les services sexuels des femmes, il y aura toujours de ces filles prêtes à jouer le jeu de l’amour.

(L’Hebdo journal, 13 octobre 1996, p. 3)

En ce 20 mai 2025


C'était le 20 juin 2018

Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 5 (1993)


Émission de télévision Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 5 (1993)

Au programme: 

1- La chronique biblique de Bertrand Ouellet: Le serviteur souffrant; 

2- Thierry Magnin; 

3- Lorraine Caza: Marthe et Marie; 

4- Le Comité justice et foi de la paroisse Notre-Dame du Saint Sacrément, a Montréal;

5- Les moines cisterciens de Rougemont chantent l'hymne du Christ Sauveur a l'occasion de la Toussaint; 

6- Le père Benoit Lacroix (Joachim Lacroix de son vrai nom) parle des enfants de choeurs; 

7- L'année de la famille au diocèse d'Ottawa avec Micheline Baulne; 

8- La chronique Pour une foi qu'on se parle animée par Yvon Cousineau. Une table ronde avec 6 jeunes: La prière; 

9- Chronique Sur les rayons avec Charlotte Sassville: Proposition de quelques livres. 

10- Thérèse Miron: Ai-je le droit de me tromper? 

11- La comédienne Monique Chabot lit un extrait de la bible.

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Tiré de: P049 Parole et Vie Ep 05 (Fonds Benoit Voyer) 
Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby

Alerte aux parents chrétiens et juifs


Alerte aux parents chrétiens et juifs

NDLR: Le père Jean-Paul Regimbal, Trinitaire bien connu à Granby, au Québec et même à l'étranger, vient de soumettre au ministre fédéral de la Santé un long document dans lequel il dénonce, en expliquant pourquoi, un manuel scolaire qu’on s'apprête à publier sous le titre ‘“Directives pédagogiques pour la vie familiale et l’éducation sexuelle” La Voix de l’Est reproduit aujourd’hui une première tranche de ce document. La suite paraitra dans l’édition de demain.

Le ministère fédéral de la Santé et du Bien-Être Social sous la responsabilité de l'honorable David Crombie, P.C., M.P., est sur le point de publier un manuel scolaire intitulé “A GUIDE TO FAMILY LIVING AND SEX EDUCATION" (Directives pédagogiques pour la Vie Familiale et l'Éducation Sexuelle). Tous les parents chrétiens (catholiques, protestants et orthodoxes) ainsi que les parents de foi judaïque devraient être en état d'alerte et pleinement conscients de cette attaque sans précédent contre les valeurs morales et les croyances religieuses de toute la communauté judéo-chrétienne du Canada.

Si invraisemblable que cela paraisse, les fonds publics du gouvernement fédéral seront votés pour assurer la publication et la distribution pancanadienne d’un manuel qui propose à tous les éducateurs et à tous les élèves, de la première année du cours primaire jusqu'au secondaire V, une éducation sexuelle fondamentalement matérialiste, hédoniste, pragmatique et soi-disant a-morale.

La croissance zéro : Un génocide camouflé
Le but avoué de cette promotion gratuite est de libéraliser l'éducation sexuelle de la jeunesse et de les initier pratiquement à atteindre un objectif socio-politique appelé “Croissance de Population ZERO”. Les dix provinces du Canada sont fortement enjointes à rendre populaire ce manuel et à en assurer l'accessibilité à toute la population canadienne. Le programme proposé se veut, en principe “A-MORAL” puisqu'il faut éviter, à tout prix, quelque jugement de valeur que ce soit sur des comportements sexuels aussi variés qui vont de la masturbation à la bestialité et des relations préconjugales a l’inceste, mais comme question de fait, une analyse détaillée du contenu de ce manuel (qui dépasse les 400 pages) démontrent, hors de tout doute, qu’il s'agit d'un effort systématique et délibéré en vue de détruire les valeurs morales et les principes de vie de la morale judéo-chrétienne dont la JEUNESSE CANADIENNE serait l'innocente victime et l’impuissante agressée! Pour libérer cette Jeunesse canadienne de tous ses tabous ancestraux, le ministère fédéral de la Santé et du Bien-Être Social doit exercer son rôle supplétif en matière d’éducation familiale et d’éducation sexuelle. Ce nouveau GUIDE ou MANUEL est le résultat direct d’une initiative de 1977 lorsque les deux ex-ministres du précédent gouvernement libéral, M. Marc Lalonde et Mlle Monique Bégin, ont donné des directives en ce sens aux hauts fonctionnaires du ministère à l'intention du Service de Planification des Familles (ou des naissances). Mais désormais, il appartient au nouveau ministre, honorable David Crombie, P.D., M.P. d’autoriser ou de défendre à l'Imprimeur de la Reine de procéder à la publication et à la diffusion pancanadienne de ce manuel. Le feu vert semble-t-il serait prévue pour le début du mois de janvier. Les fonds seront votés et appropriés vers la mi-décembre.

Le temps presse : Il faut agir maintenant
Tous les parents chrétiens et juifs du Canada devraient s'opposer énergiquement à une telle décision s'ils veulent prévenir que leurs propres enfants soient endoctrinés dans des enseignements immoraux qui déformeraient radicalement la conscience morale, le coeur et l'esprit des Jeunes Canadiens puisque ce Manuel propose l'érosion complète des valeurs morales judéo-chrétiennes à la base même de notre système d'éducation.

1. Du point de vue strictement constitutionnel, cette publication constitue une nouvelle intrusion du fédéral dans un domaine spécifiquement réservé à la JURIDICTION PROVINCIALE: l'éducation.

2. Du point de vue PHILOSOPHIQUE, les concepts qui soustendent le programme proposé tels: la “FAMILLE”, la “PERSONNE”, la “SOCIETE”, la “SEXUALITE” et les “VALEURS MORALES” sont tous inspirés d’une philosophie matérialiste, hédoniste, individualiste et pragmatique, et sont, par le fait même, absolument INCOMPATIBLES avec les principes et les normes judéo-chrétiens capables de garantir non seulement une vie familiale saine, normale et équilibrée mais qui, de plus, font appel au sens de la conscience de l'homme et de sa RESPONSABILITE SEXUELLE!

3. Du point de vue MORAL, ce programme, dans son entier, s'oppose, en les défiant, tous les principes et les enseignements de la LOI MOSAIQUE et de la LOI DU NOUVEAU TESTAMENT. Plus encore, il s'inscrit en faux contre l’“ETHIQUE” commune et même la “LOI NATURELLE”. Bien qu'il se présente comme A-MORAL, ce programme enseigne et conseille des conduites IMMORALES.

4. Du point de vue SOCIOLOGIQUE, la “révolution sexuelle préconisée dans ce manuel” est de nature à causer un tort grave et irréparable à la société canadienne puisque son but fondamental est de promouvoir au sein de la jeunesse de ce pays les techniques sexuelles et les pratiques génétiques qui reposent sur une théorie démographique alarmiste qui vise la “Croissance de Population ZERO” et qui n’est rien de moins qu’un GENOCIDE déguisé. Plutôt que de chercher “à donner aux hommes sans terre, des terres sans hommes” (Paul VI) on fait un choix politiques aberrant qui vise la dénatalité. Dans un pays comme le Canada (22 millions de population), capable d'abriter et d'alimenter 200 millions d’hommes, c'est inacceptable, voire même inconcevable. De plus, la notion “d'unité familiale” est une notion antifamiliale puisque ce manuel inclut dans la notion de “Famille nucléaire” aussi bien les couples qui contractent des mariages à termes (2 ans, 5 ans, 10 ans) que des “couples homosexuels” ayant adopté des enfants pour fonder une “famille nouveau genre”. Ce qui parait encore plus grave et plus délétère sur le plan de la vie “familiale” c’est que les étudiants sont invités à recueillir des données concrètes sur les habitudes sexuelles de leurs parents transformant ainsi les enfants en “délateurs” en “espions” et en véritables “traîtres” de l'intimité conjugale et des mœurs familiales. Il suffit de revêtir le tout “d’objectivité scientifique” pour désensibiliser la conscience morale des enfants qui se prêtent à cette manœuvre sans même se méfier des intentions de leurs éducateurs.

(Voix de l’Est, 5 décembre 1979, p. 4)

En ce 19 mai 2025


Manon Mailhiot et moi a Ausable Chasm, a Peru, dans l'État de New York, le 29 aout 2023.

En ce 19 mai, nous soulignons notre 18e anniversaire de vie de couple

Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 4 (1993)


Émission de télévision Parole et Vie animée par Roland Leclerc No 4 (1993)

Au programme: 

1- La chronique biblique de Bertrand Ouellet: Quel livre peut-il être considéré comme étant l'évangile tome 2?

2- Portrait de la relève chez les Recluses de l'Immaculée Conception, a Montréal;

3- Le courrier de l'évêque avec Mgr Bernard Hubert, évêque de Saint-Jean-Longueuil: Les commandements et les lois dans l'Église; 

4- Mond'ami;

5- Les moines cisterciens de Rougemont chantent. 

6- Le père Benoit Lacroix (Joachim Lacroix de son vrai nom) parle du quêteux du village; 

7- Pour hommes seulement avec André Guérin; 

8- La chronique Pour une foi qu'on se parle animée par Yvon Cousineau. Une table ronde avec 6 jeunes: La sainteté; 

9- Chronique Sur les rayons avec Charlotte Sassville: Proposition de quelques livres. 

10- André Beauchamps: La première communion; 

11- Le comédien Jean-Louis Roux lit un extrait de la bible.

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Tiré de: P049 Parole et Vie Ep 04 (Fonds Benoit Voyer)
Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby

École et lutte des classes


École et lutte des classes

A M. René Lévesque, Chef de l’État du Québec Monsieur.


Les parents catholiques de notre région désirent porter à votre connaissance un volume publié sous les auspices de la C.E.Q. intitulé « École et luttes des classes au Québec », lequel fait partie de la collection Ligne directe.

Dans ce volume, d'inspiration communiste, tout ce qui est catholique est caricaturé, comme étant “capitaliste”: une aberrante déviation mentale chez ces membres de la C.E.Q. et de leur chef Yvon Charbonneau, maoïste reconnu, qui les pousse à détruire avec le capitalisme, la religion. C'est exactement ce que font les communistes en URSS et dans les pays satellites de l'URSS.

On n'oublie pas le manifeste du 1er mai 76. Ces dirigeants de la C.EQ. veulent détruire l’école catholique, l’école privée, pour les remplacer par l'école sans Dieu, l'école d'inspiration communiste.

Pourquoi ces dirigeants aux idées subversives, dangereuses pour la sécurité de l'État, pour le respect des droits de l'homme, des libertés humaines et religieuses, ne sont-ils pas ‘’arrêtés’’”

M. le Premier ministre, dans quelques discours télévisés, vous avez promis de faire justice à tout le monde: jeunes et vieillards, malades, chômeurs. quelle que soit leur nationalité. Vous avez omis de dire: ‘quelle que soit leur religion’. mais nous avons compris que votre esprit de justice s'opposait à toute discrimination.

L'école catholique (quelle soit publique ou privée) est un droit acquis au Québec depuis plus de 350 ans. Les catholiques forment la majorité de la population. La religion, vous le savez vous-même, vous, un ancien élève des Jésuites, est un bien fondamental, essentiel, au véritable épanouissement humain.

Yvon Charbonneau et ses équipiers font pression contre toute subvention accordée à nos écoles. Leur argument: les fonds publics pour les écoles publiques (elles qui sont souvent des lieux d’endoctrinement communiste, comme vous le savez). La majorité des Québécois, ce sont les catholiques; ils contribuent la plus large part des fonds publics: ils ont des droits inaliénables à leur juste part d'aide financière et de re connaissance officielle. Le Québec ne doit pas devenir un État communiste où l’on persécute l'Église.

Dieu est le Maitre absolu, unique. Le président Ford l’a reconnu noblement dans son discours d'adieu à la nation américaine. Il a prié Dieu de bénir son pays, les générations qui montent. Le président Carter a porté haut le drapeau de sa foi dans sa campagne électorale et dans son discours d’inauguration. Carter a invité le P. Jean-Paul Regimbal de Granby à aller animer un diner-prière pour les membres de son cabinet, à la Maison Blanche.

Les responsables de la C.E.Q. ont pour tristes dieux Marx, Lénine, Mao, et Satan. Quelle inspiration peuvent-ils donner aux professeurs? L'État du Québec ne doit pas devenir un second Cuba, où la liberté religieuse est sabotée, détruite. Les Québécois ont peur...avec raison. Sincèrement, Mme C. Leblanc, Saint-Guillaume.

(L’Union, 1er février 1977, p. A6 et A15)

En ce 18 mai 2025


Manon Mailhiot et moi le jour de notre mariage, a Sainte-Thérèse, le 18 mai 2012

Pépinière DS, a Sainte-Julienne


Pépinière DS, 1050, route 125, a Sainte-Julienne. C'est la place par excellence pour acheter des plantes pour garnir nos plate-bandes.



Intentions de votes

Le 16 mai 2025, selon Québec 125, s'il y avait eu une élection générale au Québec, le Parti québécois aurait pris la direction de la province avec 33% des votes. La CAQ aurait obtenu la 2e place avec 21%, suivis du Parti libéral avec 20% et du Parti conservateur du Québec avec 13%.

Dans la circonscription de Rousseau, un député du Parti québécois représenterait les citoyens a l'Assemblée national avec 42% des votes. Suivraient le CAQ avec 30% et le Parti conservateur du Québec avec 13%.

L'anxiété








(Source: Sur les murs de l'unité de psychiatrie de l'Hôpital Pierre Le Gardeur, mai 2025)

L’affaire Levasseur-Noel


L’affaire Levasseur-Noel

Une vraie histoire de Capitaine Bonhomme

La région trifluvienne a encore été sur la sellette nationale cette semaine, avec l’affaire de transsexualité Denise Levasseur et de son mariage avec Michel Noel. Une vraie histoire de Capitaine Bonhomme! Une histoire triste à mourir.

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Un commentaire de Benoit Voyer
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Il n’y a pas à être offusqué du fait que le diocèse ait refusé de marier les deux tourtereaux. Sur ce point, l’Église a été fidèle a elle-même. Son discours n’a pas changé et n’est pas sur le point de l’être.

Ce qui est aberrant dans cette cause, ce sont les ragots qui ont été racontés dans l’opinion publique depuis que l’histoire est connue de tous.

Denise Levasseur est-elle une véritable femme? Est-ce un homme déguisé en femme? Est-ce quelqu’un qui n’est pas bien dans sa peau? Les spécialistes qu’elle a rencontrés ne sont pas des idiots. Ils n’acceptent pas d’opérer lorsqu’il y a des doutes sur l’identité sexuelle ou a cause de troubles psychologiques. Si l’équipe médicale et psychologique est unanime sur le fait que Denise Levasseur est une véritable femme, cessons d’en douter.

Michel Noel est un homosexuel? Répondre positivement à cette question, c’est poser un jugement très sévère sur cet homme. Pour lui qui n’a connu sa partenaire qu’au féminin, il n’y a pas de doute qu’il ne l’est pas. Peut-on vraiment dire le contraire? Difficile depuis que le public a pu remarquer le charme de cette femme

Cette histoire révèle une chose : Nous sommes tous un gang de pharisiens. Nous jugeons rapidement d’une situation que nous ne connaissons pas en profondeur. De plus, nous disons à haute voix que nous avons tous des droits égaux, mais nous condamnons comme de vulgaires hors-la-loi ces deux personnes qui veulent vivre un bonheur paisible.

Enfin, soyons honnête : si l’histoire de ce couple nous a fait tant jaser, c’est qu’elle dérange des éléments de notre intériorité. C’est bien plus de cela que nous devrions parler.

(L’Hebdo journal, 22 décembre 1996, p. 5)

En ce 17 mai 2025


Dorval, le 16 mai 2025

Un peu de bonheur dans ma vie

Un peu de bonheur dans ma vie 

Voulez-vous mettre un peu de bonheur dans votre vie ? Mettez-y de l’amour! Quand on aime beaucoup, la vie devient un charme ! Mais, l’embêtement, c’est de trouver pour notre amour un objet assez beau, assez bon et assez stable pour n’avoir pas à recommencer sans cesse à aimer. Une suggestion, chers amis : Aimez donc l’amour ! - L’amour ?... - oui, celui qui est amour : celui que saint Jean n’a pu nommer autrement tellement il en a saisi la ravissante activité. Pour lui, la très sainte Trinité s’est révélée sous un tel jour qu’il s’est écrié sans plus : “Deus charitas est : Dieu est l’amour : la Trinité est amour”.

J’entends déjà votre objection : “Mais la Trinité, c’est bien trop compliqué pour moi à comprendre ! Ça me prend tout pour dire mon chapelet et suivre ma messe ! Comment voulez-vous que je parvienne à passer mon temps dans la pensée de la Trinité ? Décidément, vous êtes un idéaliste, un emballé !”

Peut-être bien, mais ma conviction demeure que le bonheur se trouve dans l’amour et l’amour vrai, profond, stable, c’est l’amour même : la très sainte Trinité.

Un préjugé à vaincre
On s’imagine toujours que le mystère de la Trinité tient tellement du mystère qu’il n’a à absolument rien à y comprendre. Pourtant, c’est un mystère qui n’est guère plus mystérieux que les autres! Ainsi, à Noel, on s’empresse d’adorer le petit Jésus dans la crèche sans se créer de difficulté et, pourtant, c'est le mystère de l’incarnation sur lequel on médite à loisir! Durant la semaine sainte et le jour de Pâques, on se fait un devoir de suivre pas-a-pas le Christ souffrant et glorieux sans trop s’arrêter aux problèmes que suscitent vraiment les deux mystères de la rédemption et de la résurrection. Mais lorsqu’il s’agit de la Trinité, on se bute presqu’avec complaisance sur l’obstacle de notre faible raison, et on conclut: il n’y a rien à y comprendre. Or, ceci est absolument faux.

Une vérité à établir
Non seulement il y a quelque chose à comprendre dans le mystère de la très sainte Trinité, mais il y a même tout un programme de vie à y découvrir. Voilà, chers amis, ce que cette série d’articles - dont vous lisez actuellement le premier – voudrait vous aider à mieux saisir, à mieux apprécier. Je me contenterai cette fois-ci de vous en donner trois preuves.

UN: Quand on lit l’évangile avec cette préoccupation d’y trouver des lumières sur la Trinité, on est frappé de constater comme Jésus s’est “forcé les méninges” (pour ainsi dire) afin de faire comprendre à ses auditeurs cette sublime vérité. Dans toute la richesse de son vocabulaire, dans toute l’étendue de sa science naturelle et surnaturelle, Jésus n’a découvert que trois mots pour exprimer le fond de sa pensée. D’après lui, rien n’était plus apte à nous faire connaitre la première personne que cette idée de Père. Tout le monde possède un père et tout enfant vraiment digne de ce nom, aime tendrement son père. A l’idée de Père correspond nécessairement celle de Fils. Et voilà sous quel aspect Jésus s’est présenté au monde: il se dit Fils de Dieu, le Fils bien-aimé du Père. Enfin, pour nous présenter la troisième personne, il recourt à un moyen subtil: en deux circonstances – une fois a Nicodème et l’autre fois à ses apôtres - Jésus compare l’Esprit saint au souffle mystérieux qu’on ne peut voir mais dont en ressent les effets. Eh bien, dit-il, ce souffle est comme mon Esprit d'amour qui souffle où il veut. Or, l’amour, vous le savez tous, cherche l’union, l’unité. Et voilà! La Trinité, dans ses grandes lignes, n’est pas plus compliquée que cela à saisir: un Père qui aime tendrement son Fils, un Fils qui rend à son Père l’amour qu’il en reçoit au point de s’unir inséparablement a lui dans un souffle d’amour qui est l’Esprit saint.

DEUX: C’est si peu compliqué à comprendre que les Juifs, Caïphe surtout, l’ont compris du premier coup! On n’a pas trouvé de meilleur chef d’accusation pour condamner Jésus que ses propres paroles. Vous vous souvenez de la scène: “Par le Dieu vivant, ordonne le grand prêtre, je vous adjure de nous dire si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu?” Jésus répond simplement: “Oui!” Et sa cause est jugée sans appel! Il a blasphémé, clame-t-on, car il a introduit en Dieu une autre personne que celle du Père. Pour eux, c’était tellement clair qu’ils ont crucifié Jésus le même jour.

TROIS: Vous êtes-vous déjà arrêtés à vous demander ce qui serait arrivé si Dieu n’était pas Trinité? Voici! D’abord, il n’y aurait pas de création car toutes choses ont été faites par le Fils et dans le Fils. C’est saint Jean qui nous l’assure dans son prologue. Et, de plus, pas d’incarnation ni de rédemption. Puisque le Fils n’étant pas, il ne peut pas venir vivre et mourir parmi nous. Pas d’Église non plus puisque la validité et l’efficacité de la mission de l’Église se tire entièrement de la divinité de son fondateur. Encore moins de sacrements puisque ceux-ci doivent nous transmettre la grâce de la rédemption en vertu de la passion et de la mort de l’homme-Dieu qui les a institués.

A vrai dire, sans la Trinité, notre sort serait des plus tristes à supposer même que nous ayons pu recevoir l’existence

Un programme à vivre
Dieu n’a certes pas l’habitude d’agir sans raison. Si donc, dans son amour, il a daigné nous révéler le mystère de la très sainte Trinité, c’est qu’il en attend des résultats. Le Christ qui nous l’a appris au péril de sa vie, n’a cessé de nous dire combien son Père nous aimait, combien lui-même nous aimait jusqu’à se livrer pour nous et combien il souhaitait pour nous la venue de son Esprit d’amour. Il semble donc impossible que cette vérité dynamique ne change rien dans nos rapports avec Dieu. Le désir de Jésus est cependant que nous vivions comme des fils reconnaissants envers notre Père du ciel. Il veut que nous soyons animés de son Esprit au point de nous exclamer face à Dieu: “Abba! Père!” Nous voici pour accomplir votre sainte volonté!”

Alors seulement pourrons nous affirmer avec conviction que la Trinité occupe dans notre vie une place d’honneur, la première place, la seule qui lui convienne en réalité.

Jean-Paul Regimbal


(Revue Trinitas - revue du tiers-ordre et de l’archiconfrérie de la très sainte Trinité, 4e année, No. 1, 1957, pp. 5 à 7. Disponible pour consultation a la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, a Granby - Fonds P049).

UN PEU DE MOI: Excursion a Saint-Jean-de-Matha


Avec ma belle Manon dans les sentiers de l'Abbaye Val Notre-Dame, a Saint-Jean-de-Matha, le 23 octobre 2024. Le 18 mai nous soulignerons notre 13e anniversaire de mariage et le 19 mai notre 18e anniversaire de couple.

Les pères s’impliquent davantage


Les pères s’impliquent davantage

La société est en plein changement. Le mouvement féministe a considérablement fait évoluer la cause des femmes depuis 30 ans. Les hommes, poussés au pied du mur, n’ont pas le choix de changer, mais ils ne savent pas toujours comment.


«On a besoin d’un support social pour les hommes », lance Jean-Pierre Girard du Réseau hommes Québec qui rassemble une quarantaine d’hommes dans la région. « Ce qu’on a dans le sang c’est notre modèle de père qui n’est plus tellement approprié à notre société ».

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Benoit Voyer
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Ce membre d’une famille reconstituée voit trois types de pères. Il y a celui qui dit : « Je travaille. Je rapporte de l’argent. C’est ma femme qui s’occupe de la maison ». Il y a le second qui ne le verbalise point, mais exprime la même chose par des gestes. Il a toujours une raison pour ne pas s’investir. Il fait quelques petites taches et prend un peu de temps avec les enfants si sa conjointe insiste.

Enfin, « il y a celui qui s’implique bénévolement dans les loisirs, particulièrement les sports, de son jeune. S’engager dans des activités concrètes est la façon de ce dernier de supporter ses enfants », ajoute-t-il. Pour lui, la mère se spécialise dans la relation affective, l’homme dans l’action.

Devenir père
On ne nait pas père, on le devient. C’est un choix. « Devenir père, c’est accepter de donner la vie. Pas nécessairement en mettant au monde un enfant! L’homme est aussi un procréateur de vie spirituelle », renchérit Hector Bloquière, responsable de la pastorale familiale au diocèse de Trois-Rivières et diacre a la paroisse de la Visitation de Pointe-du-Lac.

Il n’hésite pas à l’affirmer : « Être père, c’est toujours à recommencer. Ce n’est pas quelque chose d’acquis. Il faut toujours se remettre en question sur sa relation avec sa famille et son épouse ».

Égalité des sexes
Il y a beaucoup de travail à faire pour que tous les hommes traitent les femmes comme des égales dans la différence. « C’est une question de mentalité », dit Rolande Cloutier du Far de Cap-de-la-Madeleine.

Malgré qu’elle rencontre de nombreuses femmes victimes de la violence et de la domination de leurs conjoints, elle a une bonne perception de la gent masculine. Elle est mariée depuis 36 ans avec le même homme et a eu « la chance d’avoir un père aimant et attentif a ses enfants. C’est très précieux d’avoir cette chance! »

(Hebdo journal, 16 juin 1996, p.3)