La plage de l'Aboiteau - 25 juin 2025


















Avec Manon Mailhiot

La piscine du Parc Breton fermée


La piscine du Parc Breton fermée

La pataugeoire du parc Père Breton de Cap-de-la-Madeleine est fermée pour le reste de l'été. Un sérieux problème de tuyauterie situé en dessous du béton serait à l'origine de la décision. La ville ne voulant pas défoncer son budget a préféré fermer le bassin pour le reste de la saison estivale. Il est possible qu'elle le soit définitivement. C'est à suivre...

(L’Hebdo journal, 21 juillet 1996, p. 7. Texte de Benoit Voyer non signé dans le journal)

En ce 27 juin 2025

Des États généraux en santé mentale


Des États généraux en santé mentale

Par Benoit Voyer

27 juin 2025

Le Québec est mur pour des États généraux en santé mentale, une grande consultation comme il n’y en a jamais eue.

Dans le milieu des soins psychiatriques, auquel j’appartiens, on le constate au quotidien : Ça ne marche pas très bien! Les succès que nous rencontrons sont trop peu nombreux.

Autour de moi, tous sont en accord avec l’idée qu’une vaste consultation est rendue nécessaire afin d’établir un plan stratégique, efficace et surtout réaliste, un plan que chaque établissement de santé puisse adapter à sa réalité locale et à sa clientèle. La réalité des malades des régions de Lanaudière et des Laurentides n’est pas identique à celles de Montréal, Québec, du Nunavik, de la Beauce ou du Bas Saint-Laurent.

En matière de soins psychiatriques, les artisans du milieu qui voient évoluer au quotidien les personnes malades, surtout ceux au pied du gigantesque organigramme de Santé Québec, aimeraient s’exprimer librement. Les infirmiers et infirmières, les agents d’interventions, les préposés aux bénéficiaires et tous les autres qui donnent des soins - souvent depuis de nombreuses années - ont développé des expertises dont on se prive.

Ils sont consultés « pour la forme », mais savent bien que les décideurs tiennent peu compte de leurs opinions dans la réalité et que, presque toujours, les orientations sont déjà données avant qu’on s’adresse à eux.

Ils sont souvent découragés de voir arriver de nouveaux idéologues formés dans les universités dicter de nouvelles manières de faire. J’entends souvent de vieux collègues me dire : « Ils ont déjà essayé ça, il y a quinze ans! Pis ça n’a pas marché! Et là, ils remettent ça en place… On le sait que ce sera un échec! »

Les États généraux que je propose ne vise pas que les soins psychiatriques. C’est tout le réseau de la santé mentale québécois qui doit être consulté, à commencer par les personnes malades et, comme je viens de l’écrire, les premiers intervenants.

Ces États généraux doivent notamment comprendre :

1- Une « recherche-action » sur le terrain afin d’écouter les malades et les intervenants, individuellement ou en très petits groupes. Nous pourrions peut-être confier cette étude indépendante aux chercheurs universitaires en sociologie.

2- Confier à des enquêteurs choisis pour leur neutralité, des visites sans avis dans les milieux de soins afin de se mettre en dialogue et, surtout, à l’écoute des travailleurs en santé mentale de jour, de soir et de nuit parce que la réalité des malades n’est pas la même dans un rayon de 24 heures.

3- Une commission d’enquête publique pour ceux qui veulent s’exprimer sur le sujet. Les particuliers et les organismes qui ont des intérêts à défendre seraient entendus en ce lieu.

4- La participation des médias intéressés à réaliser des reportages et analyses sur le terrain. Nous avons besoin de diverses perspectives. Ils ont habituellement le talent de nous proposer des angles qu’on oublie de regarder.

5- Un rapport final et des recommandations réalistes.

Bien entendu, durant la période de ces États généraux, qui pourraient durer jusqu’à trois ans, une analyse budgétaire rigoureuse devra être faite. Les recommandations finales devront démontrer comment on pourra en « avoir pour notre argent » avec les nouvelles propositions. On le sait, ce n’est pas parce qu’on augmente les budgets qu’on arrive à de meilleurs résultats.

De plus, il faudra voir de quelle manière les milieux communautaires et des affaires peuvent contribuer au plan d’action à mettre en place.

La réflexion ne fait que commencer.

Au Québec, des États généraux en santé mentale sont urgents.

Gaston L’Heureux


Gaston L’Heureux

Gaston L'Heureux travaille dans divers médias. Il est aussi impliqué dans de nombreuses causes qui lui tiennent à cœur. Il s'est fait connaître grâce aux émissions Les Coqueluches et Avis de recherche, présentées à Radio-Canada. Il y a quelques années, on lui a appris qu'il était atteint du diabète.

Article paru en octobre 2000.

« La sensation qui vient après l'épreuve ne s'explique pas »

Qui aurait cru qu'une simple rencontre amicale avec Gaston L'Heureux au Café Cherrier, point de rencontre des artistes montréalais, situé à quelques pas du Carré Saint-Louis, me toucherait autant?


« J'ai songé m'enlever la vie par désespoir », me confiait-il, il y a quelques semaines. « Je me suis accroché en pensant à ceux que je laisserais. De plus, je me suis demandé si j'avais tout fait pour être heureux. Alors que je ne voyais plus la lumière au bout de mon tunnel, je me suis accroché à ce que d'autres personnes ont déjà vécu. »

J'ai voulu en savoir plus long: « Mais, Gaston, pourquoi vis-tu? Tu as des raisons de vivre? »

« Parce que chaque jour est complètement différent. J'ai vu des gens dans le plus grand désespoir. J'en ai vécu de grands! Je m'accroche parce que j'ai vu trop de situations changer. Tu sais, quand tu t'en vas en mer, il y a une tempête. Crac! Ton mât est arraché. Tout à coup! Hop! C'est le calme... et puis tout continue comme si rien ne s'était passé. La sensation qui vient après l'épreuve ne s'explique pas », pense-t-il à haute voix.

Il se rappelle Claude Brunet, un tétraplégique avec qui il a travaillé. Pour lui, ce bonhomme aurait eu des raisons de s'enlever la vie: pas de bras, pas de jambes, pas de vie sexuelle... Et pourtant, il avait un grand appétit de vivre à plein. « Ce n'était pas un imbécile! C'était un homme d'une très grande foi! Sa gestuelle et sa façon d'aller au fond de sa vie m'ont impressionné », ajoute-t-il.

Il demeure réaliste. Dans le quotidien, il n'est pas toujours possible d'être en constante sérénité. Selon lui, la nature étant ce qu'elle est, l'humain traverse des périodes de givre, des tempêtes et des orages. C'est un des secrets de l'âme.

N'est-ce pas aussi l'expérience des grands mystiques catholiques comme Jean de la Croix et Thérèse d'Avila? Ils ne vivaient pas toujours en état de béatitude. En soi, la crise intérieure est normale et nécessaire pour la croissance personnelle.

Malheureux comme L'Heureux
Est-il possible de porter le nom de L'Heureux et de se sentir malheureux? L'idée me fait sourire et je n'hésite pas à la lui exprimer.

«Attention mon cher! Je ne suis pas malheureux! Mais je ne suis pas un optimiste. Je suis un inquiet. Je n'ai jamais la certitude des choses - du moins de ce qui est essentiel. Je suis un perfectionniste», lance-t-il pour me faire comprendre rapidement qui il est au plus intime de son être.

Le roman de la vie
Pour Gaston L'Heureux, ce qui importe dans la vie, c'est d'être pleinement humain: « Je pense que chaque vie est un roman. C'est comme les empreintes digitales: elles sont toutes différentes! Tu sais, comme dans les romans, il y a des vies plates, drôles, trépidantes, compliquées, optimistes, pessimistes et, aussi, il y a des vies d'amertume. Les humains sont à la fois les plus exaltants et les plus décevants. »

Il s'intéresse au plus haut point à ce que vit l'autre. Lors de notre rencontre, j'étais en plein burn-out et en grand questionnement sur ma vie, sur la vie. Après l'interview, il a pris plus d'une heure à s'intéresser à ce que je portais de difficile en moi. Sa présence a grandement influencé mon retour au bien-être.

Quelques minutes avant de nous quitter, il m'a dit: « Qu'importe l'heure, si tu vis un moment sombre, n'hésite pas à me téléphoner! » Je n'ai pas eu besoin de le faire, mais j'ai grandement apprécié sa disponibilité. C'est ce que j'appelle vivre à plein son humanité: être un don de soi pour les autres.

Un p'tit gars de Québec
« Les premières années, j'étais enfant de choœur à la Basilique Notre-Dame de Québec. Le mercredi, Maurice Duplessis venait à la messe à la chapelle Saint-Joseph. Il me donnait toujours un pourboire: 10 ¢. Il disait que c'était pour mon père qui était organisateur pour le Parti libéral! J'allais aussi servir la messe chez les Jésuites. J'avais déjà de la graine de curé! », relate-t-il les yeux pétillants et le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

« Je me souviens aussi, j'habitais au coin de Saint-Patrice et Saint-Augustin. Nous allions jouer à la cachette à l'Assemblée nationale. Les gardiens nous toléraient! J'allais aussi passer des heures à la bibliothèque du Parlement où il y avait une sympathique dame Bélanger qui me faisait lire La Patrie, Le Canada, et bien d'autres publications. Elle avait compris ma soif de tout connaître », ajoute l'homme aux cheveux poivre et sel.

Ses parents avaient 46 ans de différence d'âge: elle avait 26 ans, lui 72 ans quand Gaston est né, seul enfant du couple. « Je n'étais pas un enfant qui vivait dans un cadre normal! », dit-il. Lorsque son père l'appelait, il n'était pas rare qu'il entende le commentaire: « Hey! Gaston, ton grand-père te cherche! »

De 6 à 13 ans, il est pensionnaire chez les frères des Écoles chrétiennes, à Saint-Augustin-de-Desmaures, situé à 30 kilomètres de la maison familiale. Plus tard, il ira à l'Académie de Québec, également dirigée par les frères de Écoles chrétiennes. C'est là qu'il a entrepris son cours classique, mais...

« J'étais un autodidacte. J'aimais étudier les choses qui m'intéressaient. Un jour que ma mère était inquiète pour mon avenir, Gustave Tardif (doyen de la Faculté de commerce) et monsieur Caron (mon directeur) lui dirent: « Écoutez, on va le garder jusqu’à la philo II ». Alors, j'ai continué mes études sans jamais passer d'examens. Ces professeurs avaient une pédagogie avant-gardiste. Je suis resté là jusqu'à mon entrée au quotidien Le Soleil », aime-t-il se rappeler.

Vocation: journaliste
S'il a choisi le journalisme, c'est qu'il voulait tout faire à la fois. Ce métier lui a permis de répondre à sa curiosité naturelle et à ses besoins fondamentaux: il est curieux et aime toucher un peu à tout.

Comme il dit: l'important n'est pas de tout savoir, mais de savoir où trouver tout.

En me regardant droit dans les yeux et avec détermination, comme pour me convaincre, il me lance que la vocation journalistique, il faut l'avoir dans le sang. On l'a ou on ne l'a pas! C'est tout! Le journalisme naît du désir d'apprendre et de transmettre la connaissance. « Le journalisme d'aujourd'hui est contesté et contestable! », insiste-t-il.

« Et à l'heure de notre mort »
« Lorsque tu vas mourir, qu'est-ce que tu veux que les gens retiennent de toi?» Cette question, il ne s'y attendait vraiment pas. Ouf! Et le silence fut...

Il finit par répondre : « Quand je vais mourir, les seules choses que je veux que les gens retiennent sont les bons coups que j'ai faits. Les pires choses... qu'ils s'en souviennent seulement afin de ne pas répéter les mêmes erreurs! [...] La chose que j'aime le plus entendre quand quelqu'un disparaît est... qu'il repose en paix. Je pense que mon âme continuera à vivre dans la plénitude et la paix. Je ne suis pas un saint! J'aimerais juste que les gens disent de moi: Gaston était un bon gars! »

Tiré de: Benoit Voyer. « Les Témoins de l’essentiel », éditions Logiques, une division de Québecor, 2005, pp. 89 à 93. Article paru initialement dans la Revue Sainte Anne. Le livre est conservé chez Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Montréal (BANQ 204.4 V975t 2005).

En ce 26 juin 2025

Radio-Canada/CBC


Radio-Canada/CBC

Par Benoit Voyer

26 juin 2025

C’était le 17 mars 1999 dans le Selon Borduas, du Loews Concorde, à Québec, aux audiences du CRTC. Je représente une table de réflexion créée par le Comité foi et culture Granby et région en vue de réfléchir sur Radio-Canada.

C’est Bertrand Ouellet de l’Office des Communications sociales qui m’a parlé de ces audiences et de son souhait que des membres participent. Voyant mon intérêt, il me donne une copie du rapport « Faire entendre nos voix » qu’il semble apprécier.

Sans tarder, je le lis et l’annote. Il est fort intéressant. Les idées qui s’y trouvent sont aussi celles que j’ai.

Le 22 janvier, dans la grande cuisine du presbytère Saint-Joseph, sur la rue Déragon, à Granby, avec l’aide de l’abbé Gérald Ouellette, je réunis quelques granbyens qui pourraient être intéressés par le sujet. Après un exposé du rapport que je viens de lire, la discussion s’anime. Les idées fusent. Je prends des notes. Beaucoup de notes.

N’ayant pas d’automobile et prévoyant faire le voyage de Granby à Québec en autobus, Claudette et Claude Lalumière me proposent de faire le voyage avec moi en automobile. Ils profitent de ma présence aux audiences pour aller se balader dans le Vieux-Québec en vieux amoureux. Et ne veulent absolument pas qu’on les paie pour le service. C’est leur apport au Comité foi et culture.

C’est la première fois que je participe à ce genre d’audience. C’est impressionnant! L’atmosphère est froide. On doit s’adresser à la présidence qui semble parfois plus préoccupée par le protocole que par ce qu’on dit. On écoute sans écouter. Un simple bonjour et puis dites ce que vous avez à dire et merci-bonsoir. On passe au suivant. Tout est noté mot par mot. Chaque phrase que je dis sera analysée par une équipe. Un résumé suivra. Moi qui aime les échanges et voir la réaction de mes interlocuteurs, je reste sur mon appétit. Il n’y en a vraiment pas beaucoup dans ces audiences.

Ce que je dis ce jour-là, je pourrai le redire un quart de siècle plus tard. On sent que les choses n’ont pas vraiment bougées à la société d’État depuis ce jour de 1999. Le rapport « Faire entendre nos voix » et les ajouts que j’apporte, sont encore d’actualité.

En vrac, voici quelques idées encore actuelles :

La SRC/CBC doit davantage refléter la culture canadienne. En revanche, on doit finir par répondre à une grande interrogation: Il y a une culture amérindienne, il y a une culture 1acadienne, il y a culture anglophone, une culture québécoise mais qu'est-ce que la culture canadienne? Radio-Canada doit créer une réflexion sur le sujet.

Devant les autres chaînes de télévision, la SRC/CBC doit se donner un créneau bien à elle. En ce sens, il est recommandé d'en faire un média au contenu presque exclusivement canadien, un contenu à 80 pour cent canadien est recommandé et le 20 pour cent qui reste pourrait servir à former le grand public aux grands enjeux planétaires.

Les gens de l'ouest, du nord, de l’ouest et de l'est du Canada ne se connaissent pas beaucoup. Il est proposé que les émissions des réseaux anglais et français soient de plus en plus traduites dans l'autre langue officielle et soit diffusées dans l'ensemble du pays.

Connaître l'étranger est une façon d'apprivoiser sa différence et de mieux vivre avec lui. De plus, n'est-il pas temps de montrer différents visages du pays? On le fait encore trop peu. Quand aura-t-on une dramatique hebdomadaire tournée dans le nord du pays et mettant en vedette le peuple Innu qui sera diffusée au réseau français, particulièrement a Montréal?

À cause de son pouvoir, voire de son influence sur les personnes, la télévision est responsable de donner un sens et une dignité à la vie humaine.

Du côté des affaires publiques, la SRC/CBC doit former le jugement critique des citoyens.

Le service des nouvelles doit avoir une vision sociale.

Les reportages doivent aussi être plus longs et plus documentés.

En plus de contribuer au développement culturel, la Société Radio-Canada, doit favoriser le développement personnel des personnes afin qu'elles cessent de demeurer figés face aux dossiers importants de la Société.

Si l'option d'une télévision qui fait la promotion de la culture canadienne n'est pas populaire, elle doit poursuivre son développement en ce sens. Le rôle d'une télévision d'État n'est pas d'être populaire. Sa mission est de faire la promotion de la richesse de la culture de son pays et d'éduquer sa population.

On demande au CRTC de recommander au gouvernement canadien de transformer la télévision publique en télévision sans publicité comme le recommande le rapport "Faire entendre nos voix".

Enfin, il faut continuer à faire pop et intelligent.

Je proposais un grand chantier et une transformation de la Société d’État et, j’ai la nette conviction que plus ça change à Radio-Canada/CBC plus c’est pareil.

Réunion internationale a la Madone


Réunion internationale a la Madone

(BV) Le Conseil général des Oblate de Marie Immaculée se tiendra à la Maison de la Madone de Cap-de-la-Madeleine à compter de jeudi. Jusqu'au 24 septembre, le supérieur général de la congrégation religieuse, le père Marcello Zago, sera présent aux diverses réunions des différentes provinces oblates du Canada. Par la suite, le comité international de direction des Oblats se réunira jusqu'au 13 octobre pour un temps de réflexion sur l'ensemble de Is communauté dispersée aux quatre coins du monde.

(Article rédigé pour l’édition du 8 septembre 1996 de L’Hebdo journal. Par manque d’espace, il ne sera pas diffusé)

En ce 25 juin 2025


 

ARTICLE DU JOUR: Louis Voyer (1826-1910)


Louis Voyer (1826-1910)

Par Benoit Voyer

25 juin 2025

Le 12 janvier 1826, dans le petit patelin de Kamouraska, Louis Voyer (qu’on surnomme Louison) et Éléonore Pelletier donnent naissance à Louis. Ses parents sont cultivateurs.

Le nouveau-né est baptisé le lendemain dans la tradition catholique dans l’église Saint-Louis, au cœur du village. Son parrain est Claude Perron et sa marraine Scholastique Roy, des voisins qui disent ne savoir signer. Les parents sont absents lors de la cérémonie.

Le 19 octobre 1838, dans la municipalité voisine de Saint-André-de-Kamouraska, nait Joséphine Bélanger, la fille de Célestin Bélanger et Charlotte Dionne. Elle sera baptisée le lendemain dans l’église de Saint-André.

Le 24 mai 1851, la paroisse de Saint-Alexandre est érigée canoniquement.

Le 31 juillet 1855, Louis Voyer, cultivateur, épouse Joséphine Bélanger (1838-1878), fille mineure de Célestin Bélanger et de la défunte Charlotte Dionne, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Les deux pères sont les témoins des nouveaux mariés, mais ils ne peuvent pas signer le registre car ils ne savent pas écrire. L’abbé Joseph Matte (1822-1866), le curé de la paroisse, préside la cérémonie nuptiale. Ils donneront naissance à 11 enfants.

En 1867, c’est la fin du Régime britannique en Amérique et la naissance du Dominion canadien.

Le 5 octobre 1878, a Saint-Alexandre-de-Kamouraska, décède Joséphine Bélanger, sa conjointe. Les funérailles et l’inhumation auront lieu deux jours plus tard. Célestin, le frère de Joséphine est présent aux obsèques. Il n’y a pas de pierre tombale dans le cimetière.

Le 26 avril 1880, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Louis Voyer, 54 ans, épouse en secondes noces Célanire Marquis, 37 ans, fille de Jean-Baptiste Marquis et de Madeleine Lebel. Témoins : Célestin Bélanger, le frère de la défunte Joséphine Bélanger, et un des frères de Célanire.

Le recensement de 1891 indique que Louis Voyer habite toujours à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Il a maintenant 66 ans. Dans la même maison habitent sa seconde femme Célanire Marquis (47 ans), son fils (et mes arrière-grands-parents) Louis Voyer (29 ans) et sa femme Dorilda Garneau (25 ans) et leurs fille et fils Louise Voyer (3 ans), Edgar Voyer (1 an) (mon grand-père) et Rosario Voyer (7 mois) et Ludger Voyer (18 ans) qui se destine à devenir prêtre.

Louis Voyer décède à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, le 26 juin 1910. Ses funérailles sont célébrées le 30 juin 1910. Il est inhumé dans le cimetière de la paroisse. Il n'y a pas de pierre tombale a son nom. Sont présents à l’enterrement son frère Antoine Voyer et Hubert Pelletier, son cousin, et plusieurs autres personnes.

Née le 9 mars 1843, Célanire Marquis décédera le 8 aout 1915. Elle sera également enterrée dans le cimetière de Saint-Alexandre.

Louis et Joséphine sont mes arrière-arrière-grands-parents.

La Maison de la Madone


La Maison de la Madone

Une nouvelle programmation au service du couple et de la famille


Plusieurs nouveautés marquent la nouvelle programmation de la Maison de la Madone, lancée il y a quelques jours. Ce centre de ressourcement a pour but d'aider au développement de la personne, du couple et de la famille.
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Benoit Voyer
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Une série de 4 fins de semaines sur les grands courants spirituels chrétiens fera découvrir aux participants comment prier à la manière de Thérèse d'Avila et de Jean de la Croix, de Thérèse de 1'Enfant-Jésus, de Catherine de Sienne et de Madeleine Delbrêl.

"L'initiation à la relaxation, à l'imagerie mentale et à la visualisation" permettra d'acquérir de nouveaux outils pour faire face au stress de la vie quotidienne. C'est la psychologue Louise Descôteaux qui animera cette session.

L'abbé Claude Côté et Louisette Pelletier - Gosselin prépareront les gens à la fête de Noël grâce à la journée ayant pour thème "Les Évangiles de l'enfance". Ils reviendront, à l'approche de la semaine sainte, en présentant "La Passion de saint Jean - Pour se préparer à vivre Pâques".

(Article rédigé pour l’édition du 1er septembre 1996 de L’Hebdo journal. Par manque d’espace, il ne sera pas diffusé)

En ce 24 juin 2025


ACTUALITÉ: En bref…


En bref…

Par Benoit Voyer

La paroisse St-Lucien fermée
ST-JEROME - Après avoir étudié 12 hypothèses de financement, les marguillers de la paroisse St-Lucien ont recommandé à Mgr Charles Valois de fermer la paroisse. L'évêque de St-Jérôme a accepté de procéder à cette fermeture, le 1er juillet dernier, et d'unir cette communauté de fol à celle de la cathédrale. Ce sont les revenus de la fabrique devenus insuffisants pour assumer les services minimums, la dette de 79 700$ et que des réparations de plus de 200 000$ étaient nécessaires qui ont mené à ce choix. Il n'est pas question, pour le diocèse, de vendre ce bâtiment. Les locaux seront loués. D'ailleurs une entente de principe a été conclue pour l'établissement d'une maison d'hébergement pour adolescents. La paroisse St-Lucien a été érigée canoniquement le 10 juillet 1951 par Mgr Paul-Émile Léger, peu de temps avant la fondation du diocèse de St-Jérôme.

Renouveau charismatique
GRANBY - Le Renouveau charismatique n'est plus ce qu'il était à l'époque où le père Jean-Paul Regimbal attirait des foules considérables partout où il passait. Actuellement, dans le diocèse de St-Hyacinthe, il y visiblement des signes d'essoufflement. L'âge moyen des 500 habitués des 15 groupes de prière ne cesse de grimper. Le regroupement le plus important se réunit à chaque lundi soir au monastère des Trinitaires de Granby. Il s'agit du premier groupe implanté au Québec par le "saint" religieux décédé en 1988.

Nouveaux diacres
RIMOUSKI - Mgr Bertrand Blanchet, archevêque de Rimouski, a ordonné 2 nouveaux diacres. Il s'agit de Adrien Tremblay (29 juin) et de Raymond Pelletier (6 juillet). Par ailleurs, Mgr Blanchet célèbre, cette année, son 40e anniversaire de sacerdoce.

Nouveau prêtre
VALLEYFIELD - Le 16 août, Clément Laurendeau a été ordonné prêtre par Mgr Robert Lebel.

Congrès marial
CAP-DE-LA-MADELEINE - Pour répondre l'invitation a du pape Jean-Paul II, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap présentera les 12, 13 et 14 octobre, le premier congrès marial provincial préparatoire au Jubilée de l'an 2000. Lors de ce rassemblement, le 92e anniversaire du couronnement de Notre-Dame du Cap (12 octobre 1904) et le 79e des apparitions de Fatima (13 octobre 1917) seront soulignés. Le triduum devrait attirer bien des dévots puisque des invitations ont été envoyées à travers le Québec. Le père Yoland Ouellet en est le principal organisateur.

La messe à la radio
SHAWINIGAN-SUD - La paroisse St-Sauveur, comme deux communautés chrétiennes situées à La Tuque et Louiseville, a déposé une demande au CRTC pour l'implantation d'une radio religieuse. Le projet pour but de radiodiffuser les célébrations qu'il y a à l'église paroissiale dans toute la municipalité et d'offrir aux malentendants la possibilité de mieux suivre la messe. Si le CRTC accepte, la fabrique n'aura qu'à débourser 6000$ pour l'achat d'un émetteur. "Dans l'avenir, nous aurons peut-être des émissions religieuses, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour le moment", dit l'abbé Claude Casaubon, curé de la paroisse.

Collecte des évêques
OTTAWA - Le 29 septembre. aura lieu, dans presque toutes les paroisses catholiques du pays, la Collecte des évêques pour l'Église du Canada. Cette quête a pour but de pourvoir aux besoins de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et de ses organismes. "A l'heure où les institutions et les valeurs traditionnelles subissent les effets du sécularisme, il faut que les évêques et les fidèles s'appuient plus que jamais sur la Parole de Dieu", écrit Mgr Prancis J. Spense, erchevêque de Kingston et président de la CECC, dans l'introduction du document d'animation envoyé aux paroisses du pays.

(Transcription d’un texte destiné au journal pour L’Informateur catholique du 15 au 28 septembre 1996)

En ce 23 juin 2025


C'était le 17 aout 2006 a l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, a Dorval

50 arrestations en 1995-1996


Drogue dans les écoles

50 arrestations en 1995-1996


La Sureté du Québec (SQ) de Cap-de-la-Madeleine a arrêté une cinquantaine de petits trafiquants dans les écoles de la région au long de la dernière année scolaire.

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Benoit Voyer
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En plus des sentences du Tribunal de la jeunesse pour leurs activités illégales, ils ont été suspendus de leurs institutions scolaires ou, tout simplement, renvoyés.

"Ceux que tu attrapes immédiatement recommencent rarement. Le problème de ces jeunes, c'est que leurs parents ne s'occupent pas d'eux. Quand ils sont pris par la police, ils n'ont plus vraiment le choix de s'impliquer", dit Jean-Pierre April de la SQ.

La Sureté ne fait pas que la lutte à la drogue, elle a aussi un programme de prévention destiné aux élèves de 5e et 6e années de l'élémentaire de Pointe-du-Lac, St-Louis-de-France et de l'école Sacré-Coeur de Cap-de-la-Madeleine qui rejoint, surtout, des enfants de Ste-Marthe-du-Cap.

(L’Hebdo Journal, 29 septembre 1996, p.4)

En ce 22 juin 2025


Roméo Voyer, mon père, le 20 décembre 2014

Les grands orgues


Les grands orgues

Par Benoit Voyer
22 juin 2025

Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup la musique classique et, de manière plus sensible, les airs joués aux grands orgues. J’en parle souvent [1].

Je suis un peu marginal. Je le sais. De nos jours, on ne peut pas dire que les grands orgues sont bien populaires. Depuis quelques années, il est même très rare de les entendre à la radio.

Je suis devenu un adepte des grands orgues en 1995 et 1996, à la veille de mes 30 ans. Cette année-là, j’étais rédacteur en chef intérimaire de la Revue Notre-Dame du Cap, le magazine du sanctuaire du même nom à Trois-Rivières.

Au fil des célébrations, grâce au talentueux organiste Gilles Rioux, qui était titulaire des orgues du sanctuaire du cap, j’ai découvert le charme de cet instrument. Ce musicien qu’on n’entend plus depuis quelques années, était un virtuose. Grâce à ses interprétations musicales, il avait le don de nous émouvoir, parfois de nous faire pleurer ou de nous procurer des moments de joie. A mes yeux, Rioux était et demeure un génie de l’orgue. Avec ses interprétations musicales, il a su me transporter au septième ciel.

L’organiste du secteur de Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, à quelques enregistrements à son actif dont « Ave Maria au Grand orgue de la Basilique Notre-Dame du Cap » et « Fantachorus » dont des extraits jouaient régulièrement sur les ondes du réseau FM de Radio-Canada dans les années 1990.

A la mi-novembre 1996, Gilles Rioux enregistrait des airs indémodables. Le projet de la maison Phonovox [2] consistait en un coffret de de 7 disques contenant les symphonies pour orgues du Français Charles-Marie Widor, titulaire des orgues de Saint-Sulpice a la fin du IXe siècle.

Cinq organistes étaient les vedettes dans cette série : Jacques Boucher de Montréal, Jean-Guy Proulx de Rimouski, Benjamin Waterhouse (2 disques), Jacquelin Rochette de Saint-Hyacinthe de Québec et Rioux (2 disques). Ce dernier interprétait les 3e et 7e symphonies et « Les 3 nouvelles pièces ».

Plus tard, je découvrirai d’autres virtuoses de talent dont Jacques Boucher, Pierre de Grand’Maison, Vincent Boucher, l’actuel titulaire des orgues de l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, Dom André Laberge, de l’Abbaye Saint-Benoit-du-Lac, et Pierre Gadbois, le titulaire de l’orgue de la Basilique Sainte-Anne, à Varennes, où repose sainte Marguerite d’Youville.

J’ai aussi découvert des grands orgues dont les sonorités me plaisent particulièrement. Mon préféré demeure celui de l’église de Saint-André de Kamouraska, au Bas Saint-Laurent, où sont inhumés sous l’église Rémi Garneau et Désanges Gagné, mes arrière-arrière-grands-parents.

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[1] Benoit Voyer. « Mon amour pour les grands orgues », Benoit Voyer en liberté, 17 octobre 2024 
[2] Benoit Voyer. « Nouvel enregistrement pour Gilles Rioux », L’Hebdo Journal, 17 novembre 1996, p. 43

A TRO : Pas de chasse aux trafiquants


A TRO : Pas de chasse aux trafiquants

Il n'est pas question de faire la chasse aux petits trafiquants dans les écoles de Trois-Rivières Ouest. Jean Proulx. directeur de la police de cette municipalité, préfère la prévention à la méthode radicale.
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Benoit Voyer
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"Il faut entrer dans les écoles pour mettre les jeunes en confiance afin de les aider à régler les problèmes qu'ils peuvent avoir." dit-il.

Le programme de prévention de son service vise les élèves de la maternelle jusqu'à la fin du secondaire. Cette façon de faire amène un plus grand respect des jeunes à l'égard des policiers. Pour Jean Proulx, cette façon de faire est la clé du succès de la lutte contre la criminalité chez les jeunes.

(L’Hebdo Journal, 29 septembre 1996, p.4)

En ce 21 juin 2025


Le Cimetière Saint-Vallier, une composante du Cimetière Saint-Charles, a Québec, le 14 mai 2025

Conseils aux gestionnaires


Conseils aux gestionnaires

Par Benoit Voyer

21 juin 2025

Une entreprise doit être performante pour être rentable et offrir un produit de qualité : « Il faut avoir en tête la satisfaction du client. De plus, on ne m’enlèvera pas de la tête qu’une business qui ne crée pas de richesse puisse survivre. Quand il n’y a pas de profits, il ne peut y avoir de formation, d’investissement, d’expansion et d’entreprise à long terme ». Ces propos sont ceux de Marcel Lafrance, ancien principal actionnaire de la MIL Davie, à Lévis. Je les ai entendus lors d’une conférence qu’il donnait à Granby en avril 1995 [1].

Marcel Lafrance estime qu’en affaire la compétition est féroce et va le devenir de plus en plus. De nos jours, c’est le client qui est le maitre de la situation. Il montre ses exigences. L’entreprise doit donc fournir un produit de qualité.

De plus, « il faut aussi savoir livrer sa marchandise a temps. Dans ma carrière, ma plus grand force ç’a été cela ». Plus un projet est en retard, plus il risque d’être dispendieux à réaliser.

A ses yeux le plus beau projet réalisé au Québec, c’est la construction de Terre des hommes. « C’était un succès magistral de planification! ». En revanche, celle du Stade olympique montréalais est la pire.

Dans une entreprise, un bon leader est essentiel. Lorsque règne la contestation et l’anarchie, cela est souvent l’expression d’un appel au leadership : « Un leader c’est quelqu’un qui a des objectifs qu’il transmet à tous dans son entreprise par un message ayant un contenu et des détails. Il doit surtout être capable d’écouter et questionner. Ce qui énerve les gens, c’est la non-communication ».

Enfin, pour devenir de plus en plus performant, après la réalisation d’un projet, il faut savoir s’arrêter pour prendre conscience comment on y est parvenu ensemble. Cela l’aide l’entrepreneur à faire mieux dans la planification de ses projets futurs.

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[1] Cf. Benoit Voyer. Les trucs de Marcel Lafrance pour être un bon gestionnaire, L’Hebdo Granbyen, 19 avril 1995, p.26

Les Hells Angels, dangereux?


Les Hells Angels, dangereux?

"Les Bells Angels ne sont pas une menace pour les gens de la région", dit avec hésitation Jean Proulx, directeur de la police de Trois-Rivières Ouest.

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Benoit Voyer
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Éclaboussé, dernièrement, par l'animateur de CHLN 550, Jacques Tétreault, il a bien peur, encore une fois, d'être mal compris. Plusieurs minutes d'interview ont été nécessaires pour que sa méfiance s'estompe.

"Je ne veux pas minimiser le fait qu'ils soient implantés dans notre région. Cependant, il faut comprendre qu'il n'y a pas de "criminalité directe" à Trois-Rivières Ouest à cause d'eux. Le pied à terre qu'ils ont ici vise la zone métropolitaine trifluvienne" explique-t-il avec minutie.

Maitres du crime
Les Hells sont uniquement dangereux pour les personnes qui côtoient le milieu du crime. Toute cette activité policière qu'il y a autour d'eux a pour but de les tenir à l'œil et à connaître leurs déplacements.

Au centre-ville, il y a plusieurs bars clandestins où se vend de la drogue. Jean Proulx ne cache pas cela. Mais dans son patelin, ce type d'endroits n'existent guère à sa connaissance.

De plus, il ne se fait pas d'illusions: les Hells Angels sont directement ou indirectement responsables de presque tous les crimes commis dans la région, dont la prostitution.

"On a des jeunes qui volent parce qu'ils veulent se procurer de la drogue. Et la drogue se sont eux les grossistes!", conclut le chef de police qui semble embêté par ce sujet.

Il est clair: La où il y a des activités illégales payantes, les Hells Angels sont là.

(L’Hebdo Journal, 29 septembre 1996, p.27)

En ce 20 juin 2025



Je fais une promenade au Bois de l'Équerre, a Laval, le 10 juin 2018

Un devoir de mémoire tellement important en ces années de cynisme politique


Un devoir de mémoire tellement important en ces années de cynisme politique

Par Benoit Voyer

20 juin 2025

Depuis l’an dernier, d’un mois à l’autre, je visite les lieux de sépultures des premiers ministres du Québec et du Canada.

Au moment d’écrire ces lignes, j’achève ma tournée de tous ceux qui ont dirigé le Québec depuis 1867. Il y en eu 32, incluant l’actuel premier ministre François Legault. De ce nombre, sept sont toujours en vie. Sur les 22 qui ne sont plus de ce monde, il ne me reste que trois d’entre eux a visiter, soit les lieux d’inhumations du libéral Lomer Gouin qui est Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal; le conservateur John Jones Ross qui est dans la crypte de l’église catholique de Sainte-Anne-de-la Pérade; et, le conservateur Charles Eugène Boucher de Boucherville qui est dans la crypte de l’église catholique Sainte-Famille, à Boucherville.

Ma liste des visites des lieux où reposent les premiers ministres du Canada depuis la Confédération ne fait que commencer. Il y en eu 24 jusqu’à maintenant, dont sept (incluant le premier ministre Mark Carney) sont toujours en vie. Jusqu’à maintenant j’en ai visité trois sur les 17 qui ont trépassé : le libéral Louis Saint-Laurent qui repose dans le Cimetière Saint-Thomas-d’Aquin, à Compton; le libéral Pierre Elliot-Trudeau qui est dans le cimetière de Saint-Rémi de Napierville; et, le progressiste-conservateur Brian Mulroney au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Visiter ces lieux permet un exercice de mémoire. A chaque fois, si je le connais peu, je relis le résumé de l’existence de ce que chacun a été. Pour les autres, depuis Jean Lesage et Pierre Elliot-Trudeau, il me suffit d’entrer dans mes neurones cervicales pour me souvenir d’eux. Même si je n’ai pas aimé les orientations politiques de plusieurs, ils demeurent tout de même des compatriotes qui ont dirigé notre destin démocratique et celui de ceux qui nous ont précédés. Ils ont permis au Canada de devenir une des plus grandes nations du monde. C’était d’ailleurs ce que souhaitait réaliser le premier ministre Wilfrid Laurier : « Ici [au Canada], je veux que le marbre demeure marbre, que le granit demeure granit, que le chêne demeure chêne, et avec tous ces éléments, je bâtirai une nation, grande parmi les nations du monde. »

Nous sommes chanceux d’habiter ce grand pays qui nous permet d’être ce que nous sommes sans contrainte. Je pourrais faire miens les propos du premier ministre John Diefenbaker. Le 25 avril 1958, dans un discours prononcé devant le Congrès du travail du Canada, il disait : « Je suis Canadien, un Canadien libre, libre de m’exprimer sans crainte, libre de servir Dieu comme je l’entends, libre d’appuyer les idées qui me semblent justes, libre de m’opposer à ce qui me semble injuste, libre de choisir les dirigeants de mon pays. Ce patrimoine de liberté, je m’engage à le sauvegarder pour moi-même et pour toute l’humanité. »

Au fil des prochains mois et possiblement deux ou trois ans, je poursuivrai mes visites de ces lieux méconnus et de plusieurs de ces leaders que nous avons souvent oubliés, mais dont le devoir de mémoire s’avère tellement important en ces années de cynisme politique.

Le traversier Oka - Hudson

Quel plaisir de me retrouver en ce 19 juin sur le traversier entre Oka et Hudson.

Messe a la mémoire de saint Josémaria Escriva

En ce 19 juin, a 19h30, dans l'église Saint-Ignace, au Coteau du Lac, en Montérégie, j'ai participé à une messe spéciale présidée par Mgr Alain Faubert, évêque de Valleyfield, a l'occasion du 50e anniversaire du décès de saint Josemaria Escriva. La commémoration liturgique du fondateur de l'Opus Dei aura lieu le 26 juin.

Le Plein a Bainsville, en Ontario

En ce 19 juin, de passage à Coteau du lac, j'en ai profité pour aller faire le plein a la station Canadian Tire du On Route de la 401, a Bainsville, en Ontario, mon détour m'a permis près de 20$. Il y a vraiment trop de taxes sur l'essence au Québec. Cette année, pour mes vacances estivales, j'irai assurément à l'extérieur du Québec.


Projection électorale pour la circonscription de Rousseau

Selon Québec 125, le PCQ est toujours en progression dans Rousseau. Qu'attendez vous pour prendre part au changement? Devenez membre www.conservateur.quebec

La différence Provigo


Votre nouveau supermarché de la rue Thibault vous fera vivre LA DIFFÉRENCE PROVIGO

Il suffit de pénétrer quelques secondes à l'intérieur du nouveau supermarché de la rue Thibault pour sentir la différence Provigo.

Les couleurs ensoleillées, le décor somptueux et l'appétissante section des fruits et légumes suffiront à vous convaincre que Provigo est complice de votre table.

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Publi-reportage de Benoit Voyer
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Ici, vous ne souffrirez pas des embouteillages. Les allées sont larges. Jusqu'à 3 rangées de paniers d'épicerie peuvent circuler en même temps. Chez Provigo, vous ne vivrez plus les frustrations des jours d'emplettes.

Les milliers de produits sont soigneusement classés sur les tablettes. Le choix ne manque pas. Vous ne trouvez pas ce que vous cherchez? Demandez à un commis... Avec gentillesse, il vous accompagnera jusqu'à ce que vous cherchez. Provigo est à votre service. Rapidement, vous vous sentirez chez vous. Les 54 employés sont courtois. Chez Provigo vous faites partie de la famille. Vous serez accueillis avec le sourire.

De plus, "C'est important pour nous d'avoir des produits du Québec, surtout de notre région", dit Jacques Lévesque, directeur du supermarché. Il dit vrai. La semaine dernière le maïs de St-Louis-de-France était délicieux.

Au rayon des viandes, la coupe gourmet ravira votre palais. Provigo vous propose même de l'agneau frais et se prépare à vous offrir des viandes de gibier.

Depuis le 3 septembre, la différence Provigo se fait sentir dans toute la région. Dès la première journée d'ouverture, plus de 2000 personnes sont venues vivre une expérience qui ne s'oubliera pas.

Enfin, un beau supermarché éclairé et accueillant où il fait bon se retrouver. Faites comme tant de gens, venez vivre et sentir la différence Provigo.

Fidèle à ses bonnes habitudes, votre nouveau Provigo de la rue Thibault est à votre service 7 jours sur 7 de 8h à 23h.

(L’Hebdo Journal, 29 septembre 1996, p. 9)

PENSÉE: Je ne suis pas l'homme pour engager une révolution

La psychodynamique intérieure de l’humain


La psychodynamique intérieure de l’humain

Par Benoit Voyer

19 juin 2025

A l’intérieur de soi, il y a des dimensions d’ombre et de lumière. Au fil des siècles, ces termes ont eu des noms différents ou des figures visuelles devenues étranges, mais en fait c’est toujours la même réalité dont on parle.

Jadis, pour parler de l’ombre, on parlait des démons ou du diable, et pour la lumière, Dieu. En fait, c’était l’image de la lutte en soi entre le mal et le bien. Comme disait un vieux slogan politique « Le ciel est bleu, l’enfer est rouge ».

Plus près de nous, Freud parlera du « ça » et du « Surmoi » toujours en lutte et le « moi », qui doit composer entre les deux.

Dans son livre « Nuena Vida »[1], Florence K. écrit que “Freud peut sembler un peu dépassé aux yeux de certains, mais sa triade “moi, ça, surmoi” reflète parfaitement les méandres de ce que nous sommes, les humains. »

Le « ça », c’est la partie sombre de l’intériorité de la personne. C’est le lieu ou bouillonnent de façon désorganisée les pulsions les plus pressantes, inconscientes ou non, au milieu des flammes de la passion et du plaisir. C’est le lieu des émotions refoulées. Le « ça », est en constante guerre avec le « surmoi », le lieu qui dicte la bonne conscience.

« Notre « ça », refuse la contradiction. D’ailleurs, il ne la connait pas. Il cherche à tout prix à cracher ce qui menace de déborder », explique Florence K.

Elle ajoute : « Les rêves font partie du royaume du « ça »; désorganisés, fous, ils ne connaissent aucune limite de temps, aucune frontière, aucun interdit, aucun gardien pour les remettre à l’ordre. Ils sont libres et nous permettent de laisser respirer le temps d’une nuit les pulsions étouffées ».

Lorsqu’on fait des mauvais rêves, on se réveille avec d’étranges sensations : « Dans nos rêves, on peut frapper, on peut tuer, on peut ressusciter, on peut faire l’amour a qui l’on veut, on peut être milliardaire, sauver le monde ou détruire des châteaux. On peut s’abreuver à la fontaine de Jouvence et se retrouver dans le passé, jouer à saute-mouton et visiter l’avenir, renouer avec nos ex, épouser nos fantasmes. On y fait tout ce que le « ça », rêverait d’exprimer […] et voir prendre vie consciemment, dans la réalité du moi », explique Florence K.

Elle dit encore : « Mais le moi, lorsqu’il est solide, ne cède pas à toutes les pressions du « ça » et arrive généralement à maintenir notre stabilité, notre homéostasie psychique, un équilibre entre plaisir et devoir, grâce entre autres au surmoi, la voix intériorisée des interdits parentaux, la voix de la morale, de la loi, de la culpabilité. Le moi est pris en sandwich entre le « ça » insistant qui veut voir ses fantasmes devenir plaisirs dans le monde externe et le surmoi moralisateur, qui, lui, tape sur les doigts dès qu’il est trop près de laisser passer une fantaisie qui n’aurait pas sa place dans le vrai monde. »

Le « ça », le « moi » et le « surmoi » font partie de la psychodynamique intérieure de l’humain. Celle-ci est normale, mais ils doivent être en équilibre. Comme on disait jadis dans un autre langage, il y a en soi une lutte entre le diable et Dieu ou encore « le diable est aux vaches ».

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[1] Florence K. «Nueva Vida», Libre Expresión, 2021, pp. 146 a 148 (BANQ 927.862165K111n 2021)

Le café jasette du Parti conservateur du Québec de Rousseau

Pauline Roy chemine avec le Renouveau charismatique depuis 21 ans…


"C'est mieux qu’un remède"…

Pauline Roy chemine avec le Renouveau charismatique depuis 21 ans…

Par Benoit Voyer

(Collaboration spéciale)

GRANBY - Depuis 1975, Pauline Roy de Ste-Cécile-de-Milton fréquente le groupe de prières qui se réunit à chaque lundi soir au Monastère des Trinitaires. Elle a rarement manqué ce rendez-vous hebdomadaire qui l'aide à vivre la routine de son quotidien de mère.

"C'est mieux qu'un remède... ça m'aide à embellir ma vie, lance-t-elle. C'est ma nourriture. Quand je n'y vais pas, il y a un vide en moi. C'est entendu qu'il y a des fois que je suis plus fatiguée, mais je dis: "Seigneur, j'y vais pour toi. "Je reviens toujours reposée. "

A l'approche du congrès charismatique du diocèse de Saint-Hyacinthe qui aura lieu, le week-end prochain, au monastère du boulevard Robert, elle ne peut s'empêcher de se souvenir du défunt père Jean-Paul Regimbal, initiateur de ce mouvement spirituel. Ce religieux occupe une place de choix dans son cœur.

"Ce qui m'a frappée chez lui, c'est sa simplicité. Il avait un véritable cœur d'enfant. Je suis sûre qu'il aide encore les gens au ciel. C'est un saint, j'en suis certaine. Dieu a passé et passe encore par lui", ajoute celle qui avait 29 ans au moment où elle découvrait le grand amour que Dieu lui porte.

Pauline Roy n'a pas connu intimement le Trinitaire, mais l'a côtoyé dans les rassemblements qu'il animait et du groupe de soutien du grand centre de ressourcement spirituel granbyen.

"En 1975, je peux dire que j'ai senti la présence de Dieu, insiste cette femme au début de la cinquantaine. C'était comme le jour d'une noce. Pour reprendre ce que disait le père Jean-Paul: des fois on voudrait bien se retrouver dans notre petit salon, les deux pieds bien allongés sur le divan et manger du "pop-corn" en écoutant la télévision, mais quand on a fait une rencontre personnelle avec Dieu, il parle plus fort que cela en disant: "Avance au large... J'ai tellement besoin de toi"." Mme Roy considère que sa foi était attiédie en ces années. Elle allait à la messe par habitude. Ce premier contact avec le groupe de prières qui se rassemblait, à l'époque, au Mont Sacré-Cœur, sous la direction du frère Jean-Jacques Cusson, lui a fait découvrir la richesse et la tendresse de Dieu.

"Dieu m'a fait goûter son amour. Un mois après cette rencontre, je me retrouvais dans une retraite où le Seigneur m'a comblée. L'eucharistie, la prière et la Parole de Dieu n'avaient plus la même saveur pour moi. J'ai compris que ce n'est pas Dieu qui m'avait laissée tomber, mais que c'était moi qui s'était éloignée de lui. Mais il ne faut pas regretter les manques d'amour qu'on a eu, mais découvrir qu'il existe. Son amour je ne peux plus m'en passer", témoigne Pauline Roy.

Sensiblerie? La dame s'en défend bien. Pour elle, Dieu a un plan d'amour pour chaque personne et il faut lui laisser de la place pour se manifester.

"Si je cours le merveilleux, je risque d'être bien déçue. Des merveilles, il s'en fait au quotidien. Ce qui est le plus important, c'est de découvrir que nous sommes habités par la présence du Seigneur", rétorque-t-elle.

(Fin du texte publié dans le journal. Dans le texte original s’ajoute ces quelques lignes)

A chaque jour, elle demande à Dieu de l'envahir de son Esprit d'ordre. C'est sa façon de laisser au Saint-Esprit l'opportunité de faire le ménage en elle.

"Ce sont mes derniers mots avant de m'endormir: "Esprit d'ordre, viens te manifester dans tous mes sens pendant mon sommeil." Je n'attends pas d'être accablée par des déceptions et des imprévus de la vie pour m'abandonner à lui", conclut Pauline Roy.

(Le Plus de La Voix de l’Est, 22 septembre 1996, p. 18)